2 grands noms hémois de la boxe sur 2 siècles (2)

Partie 2 Daouda Sow au 21ème siècle (1)

Né le 19 janvier 1983 à Roubaix, il grandit dans le quartier des Hauts-Champs où, un peu par hasard, pendant la décennie suivante, il est repéré par le Boxing Club Hémois BCH), né en 1995 au sein du CASH (Centre d’Activités Sportives Hémois). Le BCH, présidé par Gilbert Lacroix et entraîné par Abdel-Hakim Zehrir, n’a, à l’époque pas de salle adaptée à son sport : les petits s’entrainent au Mail Dunant et les grands à la salle Leplat mais il leur manque le principal à savoir un Ring et de temps en temps l’entrainement a lieu sur Roubaix mais l’association veut rester hémoise.

Le boxing club hémois en 1995 et 1997 (Documents Nord-Eclair)

A 14 ans, Daouda y débute la boxe, en 1997, sous la houlette d’ Abdel-Hakim Zehrir. Deux ans plus tard il remporte le titre de champion de France dans la catégorie cadet, en poids mouche. L’année suivante il est champion de France junior en poids coq. En 2002, il intègre l’INSEP et dès l’année suivante, il obtient le 1er niveau du brevet d’état spécifique de boxe anglaise.

Champion de France catégorie cadet en 1999 (Document Nord-Eclair)

En 2004, il arrive finaliste du championnat de France amateur senior. Une victoire le qualifierait pour les championnats d’Europe et le propulserait favori pour la sélection des prochains jeux olympiques. Pour ça, il doit perdre du poids car, pour boxer dans la catégorie coq, il ne faut pas dépasser les 54 kgs et il est donc obligé de s’affamer. Finaliste également en 2005 il reste vice champion de France. Il ferme alors la parenthèse INSEP et acquiert le statut externe de l’équipe de France et commence à penser aux JO de Pékin de 2008.

Daouda en 2004 finaliste au championnat de France et en 2006 en route pour les JO de Pékin (Documents Nord-Eclair)

Pourtant, au printemps 2006, manquant de motivation, il lâche tout et se trouve un travail d’éducateur sportif à Marcq-en-Baroeul. Mais la boxe lui manque trop et il reprend l’entraînement dès la rentrée en vue du championnat de France au cours duquel il espère conquérir le titre et c’est avec la rage de vaincre à nouveau qu’il effectue un retour fracassant en 2007et devient champion de France senior. Pourtant aux mondiaux de la même année il est malheureusement éliminé dès le 1er tour.

Défi ardennais pour le Boxing Club et la rage de vaincre en 2007 et champion de France senior (Documents Nord-Eclair)

Enfin en août 2008, il vit son rêve : participer aux jeux olympiques. Il est à Pékin pour gagner, comme tous les athlètes engagés dans la compétition. Pour son 1er combat dans la catégorie des 60 kgs il affronte un adversaire de taille : Kim Song-Guk, nord-coréen, vice champion olympique à Athènes en 2004. A Hem, tout le monde est derrière lui et, pour le soutenir, deux associations retransmettent le combat devant une centaine de supporters.

Participation aux JO : le rêve et un 1er match retransmis devant une centaine de supporters hémois (Documents Nord-Eclair)

Malgré la réputation de son adversaire, il ne se laisse pas impressionner et signe une victoire aux points qui lui permet d’accéder aux 8èmes de finale où il rencontre le portoricain José Pedraza Gonzalez. Ses supporters, réunis pour l’occasion à la maison du foot où le match est retransmis, malgré la déception de ne voir que le dernier round retransmis par France 3, exultent de le voir à nouveau gagner aux points et se qualifier ainsi pour les quarts de finale.

Sow sort le grand jeu et accède aux 8èmes de finale avant d’atteindre les quarts devant des supporters hémois en délire (Documents Nord-Eclair)

Son adversaire, le chinois Qing Hu a bien évidemment toute une salle pour le porter mais, malgré les applaudissements de ses milliers de compatriotes et un match où les retournements de situation se succèdent, c’est bien Daouda Sow qui finit par l’emporter. Dans la salle de retransmission hémoise on hurle et on exulte : il est en demi-finale et ramènera pour le moins une médaille de bronze à la maison.

Daouda assure le show et ramènera au moins une médaille de bronze (Documents Nord-Eclair)

En demi-finale, il affronte le cubain Yordenis Ugas qu’il a déjà affronté à la Havane, lors d’un match de préparation et ce dernier, l’un des meilleurs techniciens du tournoi, avait alors pris le dessus. Pourtant, malgré un début de match compliqué, le boxeur hémois réussit à laminer son adversaire, se propulsant ainsi en finale devant un parterre de supporters hémois en liesse dans la salle Dunant.

Daouda Sow, du rêve à la réalité ? Sow must go on !

Le brillant sportif hémois savoure cette victoire même s’il sait qu’il sera opposé, en finale, au russe Alexey Tishchenko, champion olympique en titre, sacré à Athènes en 2004, champion du monde en 2005 et 3ème au championnat du monde de 2007. Plus de 500 personnes se réunissent au mail Dunant pour assister à cette finale de rêve. Hélas, Daouda Sow s’incline 11 touches à 9, face à son adversaire, et, si sa déception est visible sur la 2ème marche du podium, les hémois eux sont aux anges.

Incroyable arrivée en finale mais les jeux sont faits pour Daouda Sow sur la 2ème marche du podium (Documents Nord-Eclair)

La promesse de construire une salle de boxe à son nom, non loin du stade Hidalgo est déjà faite par le maire Francis Vercamer et la construction est déjà budgétisée. Amis, supporters, voisins, une centaine de supporters se précipitent à Roissy-Charles de Gaulle pour l’accueillir à sa descente d’avion et le porter en triomphe. Près de 500 personnes fêtent le retour des athlètes français sur les Champs-Elysées à Paris et Daouda Sow se retrouve avec les autres nordistes à l Elysée.

Hem l’accueille en héros à Roissy et il se prête à une séance de dédicace à Paris (Documents Nord-Eclair)

Le lendemain soir la ville d’Hem organise une réception pour son héros médaillé olympique dans son quartier Les Hauts-Champs: un véritable show avec podium, écran géant, feu d’artifice, jet de confettis et plus d’un millier d’Hémois sur l’esplanade du Mail Dunant. Il est interrogé en direct par France 3 devant une foule en délire puis se livre à une séance de dédicace pour le plus grand plaisir des enfants et la plus grande fierté de son entraîneur historique du Boxing Club Hémois.

Hem dit merci à Daouda Sow à l’issue des JO (Documents Nord-Eclair)

Le retour Triomphal de l’enfant du pays se termine par un tour d’honneur le jour d’Hem en Fête dans une voiture aux côtés de Francis Vercamer, maire de la ville. C’est durant cette même année, à l’issue des Jeux Olympiques que le Boxing Club Hémois obtient donc de la municipalité la décision de construire sur le site Hidalgo une salle de boxe de 260 mètres carrés, équipée de 2 rings à même le sol, de 2 vestiaires et d’un sauna. La salle est toute en bois, avec une façade revêtue d’un isolant couleur pistache que l’on apercevra encore à travers l’ossature bois qui la recouvrira, et une charpente en bois également. Cette salle, tant attendue par le BCH, est inaugurée en 2009 et porte bien sûr le nom de Daouda Sow.

La braderie en septembre lui permet de faire un tour d’honneur dans les rues de Hem aux côtés de Francis Vercamer (Documents collection privée)
Construction de la salle de boxe en 2008-2009, logo du BCH, le local rue des Trois Baudets et inauguration en 2009 (Documents Historihem, BCH, Ville de Hem et Voix du Nord)

à suivre…

Remerciements à l’association Historihem

2 grands noms hémois de la boxe sur 2 siècles

Partie 1 Jean Motte au 20ème siècle

Né le 3 mars 1914 à Hem, Jean s’inscrit dès l’adolescence à l’Académie des sports de Roubaix, forte de 60 adhérents, dont le siège se trouve au 41 rue du Chemin de Fer, où il s’entraine avec le « maître » Edouard Dubus, qui y tient un estaminet. Son 1er combat, mené à l’âge de 16 ans en Belgique, se solde par une défaite. Mais, dès la même année 1930, après un combat perdu à Tourcoing, il remporte sa 1ère victoire par KO à Lille et se voit octroyer une bourse.

L’académie des sports de Roubaix en 1923 et extrait du Ravet-Anceau de 1928 (Documents Réveil du Nord et Ravet-Anceau)

Suivent 3 combats perdus à Courrières, Menin et Roubaix, avant 3 combats gagnants à la salle Watremez à Roubaix en 1931. L’année suivante est également une année faste pour ce boxeur qu’Edouard Dubus décrit comme un garçon rangé et calme et un modèle de persévérance, et qui aligne 4 victoires d’affilée, en 1932, à Roubaix, Douai puis Lille, puis à nouveau 4 victoires de suite à Frevent, Roubaix (salle Watremez et à l’Hippodrome-Théâtre en enfin à Paris.

En 1933 et 34, il enchaine un nombre de victoires impressionnant à Lille comme à Paris. Son entraîneur dit de lui qu’il cogne dur (et ce rien qu’en bloquant ses coups à l’entraînement). A son retour du régiment, en 1936, âgé de 22 ans, c’est un athlète de 82 kilos qui reprend l’entraînement avec Edouard Dubus et qui continue à enchainer les victoires de façon impressionnante durant 2 années de suite.

Jean Motte à 22 ans en 1936 (Document Historihem)

C’est en 1938, lors de son 53ème combat, qu’il remporte, aux points, son titre de champion du Nord à Roubaix. Un an plus tard, son patron, Robert Page (sur le sujet de la tapisserie Page voir un précédent article édité sur notre site), l’autorise à cesser son métier de tisserand pour se préparer au championnat de France Poids Lourds. A 25 ans, 85 kgs, il est opposé au marseillais Di Meglio, 24 ans, 90 kgs. Le 12 février 39, dans l’enthousiasme général, à Lille, il devient champion de France par KO à la 2ème reprise.

Jean Motte, champion de France à 25 ans, en 1939 (Documents Ateliers Mémoire et Historihem)

Deux mois plus tard il remporte sa dernière victoire contre Verbeeren, champion de Belgique, à Bruxelles. Puis il est mobilisé en août 1939 et participe à la campagne de Belgique, d’Argonne et de la Somme. Cité à l’ordre du régiment le 17 juillet 1940, il est décoré de la Croix de Guerre avec étoile de Bronze.

Jean Motte lors d’une cérémonie officielle aux côtés du maire Jules Delesalle, en poste de 1935 à 1944 (Document Historihem)

En mauvaise condition physique après un an et demi de mobilisation, sans entrainement, il est battu à Bruxelles en avril 1941 par Gustave Roth, ex-champion du monde, sur arrêt de l’arbitre au 5ème round. Après cette défaite, il ne parvient pas à retrouver son niveau et, malgré deux derniers combats victorieux en 1943 à Hem et à Paris, se voit contraint de mettre un terme à sa carrière en 1944. Il a cependant l’occasion de donner des cours à nombre de jeunes fervents de préparation militaire.

La carrière de Jean Motte (Documents Box Rec)

Après la guerre, Jean, domicilié rue Gutenberg, reprend la café-tabac de la rue Jean Lebas à Lys-lez-Lannoy et devient moniteur d’éducation physique à la Stella de Lys dont il tient également le siège. Même lorsque son état de santé l’amène à céder son affaire, il tient à demeurer membre de la commission de la Stella.

Il décède en décembre 1969 à Roubaix et ses funérailles ont lieu à l’église Saint-Luc à Lys-lez-Lannoy, en présence d’un grand nombre de membres de la Stella. Jean Cholle, vice-président de la Stella prononce une courte allocution, à l’issue de la messe célébrée par l’abbé Lamblot, pour lui rendre hommage devant une assistance comprenant de nombreux sportifs et membres de l’équipe municipale.

Le décès de Jean Motte en décembre 1969 et ses funérailles (Documents Nord-Eclair)

Remerciements à l’association Historihem

à suivre…

Le décès de Victor Bailleul

Triste nouvelle en ce mois de novembre 1958, le décès de Victor Bailleul, le dévoué professeur manager du Boxing Club de Roubaix Wattrelos, après une longue maladie.

Victor Bailleul photo NE

Victor Bailleul né en 1906 à Herseaux débute très jeune la boxe, dès l’âge de 15 ans. Après quelques intéressants succès, il doit interrompre sa carrière. Mais cet ancien de l’école de Joinville, professeur-manager diplômé, se consacre alors à la formation des jeunes. Il participe à la création du Boxing Club de Wattrelos au début des années trente. Parmi ses élèves, on trouve Pujo, Mamadou, Marcel Jooris, Batiss, Cyrille et Pierre Duponchel, Noël Charles. Ses deux fils Roland et Arthur seront également de la partie, le second devenant même président du Boxing Club Roubaix-Wattrelos, après la migration vers Roubaix..

Victor Bailleul était un homme engagé. Au cours de l’occupation, il fut déporté politique pendant près d’une année à la citadelle de Huy en Belgique. Après la guerre, il fut élu au Conseil municipal de Wattrelos, dans l’équipe de François Mériaux, mais ce fut surtout la boxe qui occupa tout le temps que lui laissait libre le travail qu’il effectuait à la Grande Brasserie Moderne.

Complexe Michel Hidalgo (Suite)

L’année suivante quatre courts de tennis supplémentaires rejoignent les 3 premiers, deux courts couverts en terre battue dans le prolongement du bâtiment existant ainsi que 2 courts extérieurs en béton poreux. S’ajoutent à la nouvelle construction un club-house agrandi, un local à matériel et un large couloir permettant au public de suivre ce qui se passe sur les courts à travers des vitres et aux joueurs revenant des terrains en terre battue de ne pas traverser et donc salir les terrains synthétiques. Un an plus tard le tennis club reçoit la visite de Philippe Chatrier, président de la Fédération Française et de la Fédération Internationale de Tennis.

Inauguration des 4 nouveaux courts par Mme Massart (Document Nord-Eclair)
Visite de Philippe Chatrier en 1991 (Documents Historihem)

Dix ans plus tard, la refonte du site Hidalgo-Lionderie fait partie du Grand Projet Hémois : au programme la maison du foot et également l’aménagement des terrains et d’espaces de jeux avec accès réglementé. Pourquoi une maison du foot ? Parce que la ville compte 7 clubs pour 594 licenciés répartis en 31 équipes. L’objectif est donc de les fédérer en y rassemblant leurs sièges.

Le bâtiment en lui même ouvre sur la rue de la Lionderie. Il est simple, avec un socle en briques et un étage en bois. La partie gauche du bâtiment accueille les vestiaires et la droite une salle polyvalente. L’étage abrite les bureaux et les locaux annexes, un espace détente, une bibliothèque et un centre de documentation.

La plaine de jeu actuelle côté Lionderie et la future maison du foot (Documents Nord-Eclair)

Ainsi les photos aériennes du site Hidalgo-Lionderie montrent en 1995 un aspect qui reste champêtre surtout côté Lionderie pour faire place, 10 ans plus tard à un site beaucoup plus structuré avec l’apparition de la maison du football rue de la Lionderie.

En 2005, lors d’une journée portes ouvertes, les visiteurs découvrent la magnifique bâtisse dédiée au foot et à la convivialité et les clefs sont remises aux dirigeants des clubs qui vont occuper le lieu. Et quel lieu : auprès du terrain synthétique en fonction depuis un an, une aire de jeux accessible aux tout-petits, des vestiaires, un club-house, des bureaux pour les 4 clubs hémois (Olympic Hémois, AJTF Foot, Union Saint-Louis et Femina Omni Sport), une salle de convivialité à réserver auprès du service des Actions Culturelles, prouvent qu’il s’agit bien d’un espace dédié tant au sport qu’à la convivialité. Les deux agents en charge de la structure sont présents : Mohamed Benakouche, concierge et Saïd Demdoum qui va coordonner l’école de foot. Le nom est choisi, après consultation des habitants, à savoir : Aimé Jacquet.

Photos aériennes du site Hidalgo-Lionderie de 1995 et 2004 (Documents IGN)
Photo du maire et de son adjoint aux sports et de la maison du foot intérieur en 2005 et extérieur rue de la Lionderie en 2005 et 2008 (Documents Tout Hem, Ville de Hem et Google Maps)

Un skate park voit le jour la même année au stade Hidalgo. Mais ce n’est qu’en 2014 au moment de la sécurisation du stade, avec le remplacement du vieux grillage par une grille destinée à empêcher les intrusions, que le skate park obtiendra une entrée indépendante donnant directement sur la rue. Un an plus tard, pour ses dix ans, de nouveaux modules seront installés pour accueillir, en plus des skateurs, les amateurs de trottinette acrobatique.

Photos du skate park (Documents Facebook et Voix du Nord)

Pendant ce temps la tribune du stade Hidalgo présente des signes certains de vieillissement : son toit fuit, ce qui provoque d’une part la grogne des supporters les jours de pluie et d’autre part la détérioration du revêtement qui couvre le sol de la tribune. Il faut donc réparer la charpente et procéder à des travaux de peinture et d’étanchéité afin de redonner belle allure à cet équipement qui se voulait « de standing ».

Parallèlement les installations du Hem Tennis Club bénéficient elles aussi d’améliorations au niveau de l’éclairage. Une réfection totale du réseau s’accompagne de l’installation d’un double niveau : intensité moyenne pour les entrainements et plus forte pour les compétitions, afin de parvenir à réduire la facture électrique du club.

Réfection de la tribune (Documents Tout Hem)

Et, deux ans plus tard une superbe piste d’athlétisme en résine synthétique est construite, longue de 400 mètres, composée de 6 couloirs en anneaux ainsi que 6 couloirs en ligne droite, installée sur la piste pré dessinée lors de l’ouverture du stade en 1989. La piste est de suite investie par les jeunes adhérents d’Atlemouv (ou Athl’Hemouv), association d’initiation à l’athlétisme, pour les garçons et filles de 8 à 12 ans, créée quelques mois plus tôt et qui s’ouvrira aux adultes 2 ans plus tard en 2009.

Athlemouv et la nouvelle piste d’athlétisme en 2007 (Documents Tout Hem)

En 2008, Daouda Sow, boxeur hémois devient vice champion olympique aux jeux de Pekin et tout naturellement le nouvel engouement pour ce sport amène la construction sur le site Hidalgo d’une nouvelle salle dédiée de 260 mètres carrés, équipée de deux rings à même le sol, de deux vestiaires et d’un sauna, toute en bois, ossature et charpente, avec un revêtement extérieur en mélèze.

Daouda Sow, vice champion olympique hémois en 2008 et la nouvelle salle de boxe en construction en 2008-2009 et terminée en 2009 (Documents Tout Hem)

Depuis le stade Hidalgo, outre les matchs de foot, le tennis, la boxe et le skate, accueille de multiples événements sportifs, caritatifs ou de simples loisirs pour les quartiers alentour. On peut citer entre autres : la première journée de prévention routière ou l’immersion des jeunes du centre social dans le métier de footballeur professionnel et l’athlétisme dans les quartiers, la course des enfants des écoles hémoises avec Oxyg’Hem, des animations pour ouvrir le complexe Hidalgo sur tous les quartiers à l’initiative de l’Olympic Hémois et du Boxing Club, la course au profit de l’association ELA qui soutient la recherche contre les leucodystrophies ou enfin « Sea Hem and Sun » avec une dizaine de jeux gonflables en tous genres dispersés sur la pelouse.

Si l’on ajoute à tout ce qui a été cité les 2 équipements sportifs de la rue Jean Jaurés, à savoir la salle Emile Delcourt où se pratique le basket ball et la salle Cruyppeninck qui accueille le tennis de table, toutes deux reliées au stade Hidalgo situé dans une rue perpendiculaire, on obtient un complexe sportif impressionnant qui révèle les ambitions de la ville en matière de sport et la vitalité des différents clubs hémois.

Photo aérienne de 2023 (Document Google Maps)

Remerciements à l’association Historihem et à la Ville de Hem

Complexe Michel Hidalgo

En 1985, rue des Trois-Baudets, est édifié le bâtiment comprenant les 3 courts couverts du tennis club hémois. D’une surface de 36 mètres sur 18, il est ceinturé de murs entièrement briquetés, à l’exception de quelques fenêtres, au sol habillé d’un revêtement spécifique synthétique, et comprend également un club-house avec douches et une salle de réunion. C’est sous la pluie qu’est inauguré ce complexe, alors présenté comme le premier maillon d’un parc urbain, délimité par les rues de la Lionderie, des Trois-Baudets et Jules Guesde et qui doit se voir adjoindre un terrain de foot dans les années à venir.

Le squelette métallique du tennis club des trois baudets et la visite de chantier en 1984-85 et l’inauguration en 1985 par Mme Massart et une vue du club-house (Documents Historihem)
Photo aérienne de la rue des Trois Baudets en 1971, avant la construction du stade, et en 1995, après celle-ci (Documents IGN)

Puis, en 1988, rue des Trois Baudets, là où ne se trouvaient jusqu’alors que des champs puis les trois courts de tennis couverts, la première pierre du futur stade d’honneur de la ville de Hem est posée puis un parchemin est inséré dans le mini mur élevé à leur intention, par Mme Massart, maire de la ville, et ses 2 adjoints, aux travaux et aux sports, Mrs Decourcelle et Naert, qui scellent ensuite la cachette. Ce parchemin contient tous les renseignements susceptibles d’intéresser les futurs archéologues qui le mettront à jour dans un avenir lointain et représente un témoignage de ce futur vestige de la fin du vingtième siècle.

Plan du stade et scellement de la pierre renfermant le parchemin (Document Nord-Eclair)

L’installation d’une plaine de sports et de loisirs entre la rue de la Lionderie et celle des Trois Baudets figurait en effet dans le programme de l’union Municipale Hémoise en 1982 et le terrain de football en herbe de 105m sur 68 et les tribunes dont la première pierre vient d’être posée entrent dans ce programme d’aménagement. Un anneau d’athlétisme de 400 mètres comprenant 6 couloirs et 7 lignes droites devrait ensuite être aménagé autour du terrain de football.

Le bloc tribune vestiaires sera construit en briques rouges et béton beige sur une surface au sol de 28 mètres sur 10 et pourra accueillir 270 spectateurs assis et 80 debout. Sous les tribunes seront aménagés quatre vestiaires douches, deux loges équipées de sanitaires pour les arbitres, un local de rangement et un bureau infirmerie. Enfin une buvette sera incorporée au bâtiment pour permettre aux spectateurs de se désaltérer et les futurs visiteurs disposeront d’un parking de 140 places à proximité pour stationner leurs véhicules.

La tribune en briques rouges (Document Historihem)

Pour le nom du stade d’honneur deux grands footballeurs français sont pressentis à savoir Michel Platini et Michel Hidalgo. Tous deux sont d’accord sur le principe mais seul le deuxième confirme d’ores et déjà sa présence pour l’inauguration en février 1989. En Janvier la décision est donc arrêtée, ce sera le stade Michel Hidalgo. Le 22 février ce sera donc celui-ci qui coupera le ruban lors de l’inauguration officielle du site.

Le nom du célèbre footballeur apposé sur le stade (Document Nord-Eclair)

Michel Hidalgo est un célèbre footballeur natif du Nord. Il est en effet né à Leffrinckoucke en 1933. Durant les années 1950-1960 il a évolué au poste d’ailier droit puis de milieu récupérateur en commençant sa carrière au sein de l’US Normande pour la terminer en 1966 à l’AS Monaco. Puis il est devenu entraîneur au RC Menton avant de devenir sélectionneur de l’équipe de France de 1976 à 1984. Enfin il est devenu directeur technique national de la Fédération Française de Football avant de rejoindre Bernard Tapie à l’Olympic de Marseille pour en devenir directeur général jusqu’en 1991.

Michel Hidalgo en 1981

Sa célébrité explique sans aucun doute que plusieurs centaines de personnes se pressent à l’inauguration du nouveau stade en février 1989. Alors, même si les travaux ne sont pas tout à fait terminés, et s’il reste quelques tuyaux à raccorder et quelques faux plafonds à poser dans les vestiaires, les visiteurs sont là pour pouvoir approcher celui qui a mené le football français au sommet de la hiérarchie européenne.

La foule au stade Hidalgo (Document Nord-Eclair)

Mme Massart coupe donc le ruban sous les yeux de son prestigieux invité mais aussi de son adjoint aux sports et de ceux de Roubaix et Croix, des responsables des différents clubs de football hémois et de nombreux dirigeants de clubs des environs, de quelques 200 amateurs de foot et d’une centaine de joueurs en herbe et en tenue. Les quelques policiers dépêchés sur place ne sont pas de trop pour canaliser le flot des supporters inconditionnels désireux de repartir avec une photo et un autographe de Michel Hidalgo, très souriant et disponible.

Mme Massart coupe le ruban (Document Nord-Eclair)
Le nouveau stade avec sa tribune et une photo du héros du jour et celui-ci entouré de supporters (Documents Voix du Nord et Historihem)

Puis, après que la plaque inaugurale apposée sur la tribune toute neuve ait été dévoilée, l’adjoint aux sports, prononce un discours en forme de remerciement pour Michel Hidalgo, « un grand monsieur du football français et mondial, dont les qualités humaines, la gentillesse et le dévouement pour la jeunesse ne sont plus à décrire ». Puis Mme Massart rappelle que la ville est très sportive et compte pas moins de 3150 licenciés.

La plaque est dévoilée (Document Nord-Eclair, Voix du Nord et Tout Hem)

Le héros du jour, quant à lui, parle de son émotion face à tant de chaude amitié, de sa fierté de voir son nom lié à une telle réalisation et de son espoir de voir le sport continuer à se développer car « il s’agit du moyen de prévention le plus efficace qu’on ait trouvé contre la drogue, l’alcoolisme et la délinquance » concluant par ces mots « au calendrier du cœur, Hem sera toujours présente».

Puis en Août, la même année, c’est l’inauguration du terrain qui a lieu, le terrain en herbe étant à présent prêt à supporter 22 joueurs, un ballon et un arbitre. C’est l’Union Sportive Hémoise qui organise le spectacle : une rencontre amicale entre l’équipe de Roubaix Foot (Division IV) et celle du Lille OSC (Division III). Puis, à la reprise de la saison sportive le terrain accueille en alternance les matchs à domicile de l’Union Sportive Hémoise et de l’Olympic Hémois. En revanche, pour ménager le terrain, les entraînements des 2 équipes continueront à avoir lieu rue de Beaumont, au stade Dubus, où se déroulaient les matchs jusqu’alors.

La tribune pleine de spectateurs en août 1989 (Document Nord-Eclair)

Remerciements à l’association Historihem et à la Ville de Hem

A suivre…

Décembre 1904

Le journal des sports de décembre 1904

Boxe. La fête de l’Académie de boxe française de Roubaix. Elle s’est déroulée dans la salle brillamment éclairée du 47 rue Saint Georges, en soirée. Les diverses rencontres qui en boxe française ont mis en présence MM. Delescluse et Lacquement, Auguste et Hubert Desruelles, Jean Desruelles et Coene, L. Grau et Hubert Desruelles ont été suivies avec intérêt et fortement applaudies. Professeurs et élèves ont rivalisé de science et d’ardeur, mettant en relief les progrès accomplis dans les salles Desruelles. Mention spéciale à la superbe série de massues exécutée par Hubert Desruelles, ainsi qu’à la démonstration de la boxe française par MM. Jean Desruelles et Coene, et à la non moins brillante démonstration de la canne par M. Hubert Desruelles et le jeune Delescluse, un athlète d’avenir. La fête a pris fin sur l’étourdissant assaut des frères Desruelles et le public, après une intéressante visite de la salle de gymnastique suédoise, a quitté le vaste établissement de la rue Saint Georges, agréablement impressionné par cette belle soirée.

Affiche salle Desruelles Coll Particulière

Cyclisme. Tour de France 1904. Après une longue et minutieuse enquête, la commission sportive de l’UVF a pris les décisions suivantes relatives au dernier Tour de France. Pour infraction au règlement sont mis hors course les coureurs ci-après : Aucouturier, César Garin, Maurice Garin, Pothier. Un avertissement est adressé et un blâme est infligé au coureur ci-après : Aucouturier. Les coureurs suivants sont suspendus Chaput (à vie) Chevallier (à vie) Pothier (à vie) Maurice Garin (deux ans).

Cyclisme. La réponse de César Garin. Le coureur wattrelosien écrit au Journal de Roubaix et reprend les différentes réclamations qui ont été portées contre lui par le coureur Beaugendre et qui lui ont valu, selon lui, la mise hors course. Les réclamations étaient infondées et même pour l’une d’elles rejetée par Géo Lefevre du journal l’Auto et les commissaires de la course. Il déclare avoir fait la course loyalement ce que Géo Lefevre, qui l’a suivie, a reconnu.

Cross Country. Le premier cross d’entraînement organisé par le Comité de l’USFSA a eu lieu et a obtenu un vif succès. Les coureurs s’affrontaient sur un parcours de 8 kilomètres. 1er René Duforest (Iris Olympique Roubaisien) 2e Désiré Verhaeghe (Stade Roubaisien) à 200 mètres, 3e Dejaegere (Racing Club Roubaisien).

Football. Quelques résultats du championnat du nord. En série A des équipes premières, l’UST bat le SR par 3 buts à 1. Les roubaisiens ont joué à neuf mais ils ont ouvert le score avant d’être dépassés par les tourquennois. Le RCR bat l’I S L par 7 buts à 4. Match joué à Lille, les roubaisiens affirment nettement leur supériorité en deuxième mi-temps. Équipes premières série B. Le SCT bat le RC Arras. Comme à leur habitude les tourquennois ont joué à dix. L’Institut Industriel du Nord a battu l’Iris Olympique Roubaisien par 4 buts à 1.

Football. Le Racing Club de France vient matcher le Racing Club Roubaisien à domicile. Les parisiens vont l’emporter par 3 buts à 0. Le gardien roubaisien Renaux a bloqué un penalty. Dans la soirée un banquet amical a réuni Parisiens et Roubaisiens à l’hôtel Ferraille.

Hockey. Le Racing Club de Roubaix est allé à Paris au vélodrome Buffalo et ils ont été battus par le Racing Club de France par 3 buts à 1.

Football. Le Racing Club de France va matcher le Sporting Club Tourquennois sur le superbe terrain de la rue de Varsovie. Les parisiens l’ont emporté par 8 buts à 2.

Frank Kramer champion des États Unis de vitesse Coll Particulière

Cyclisme. La nouvelle direction du Vélodrome roubaisien dévoile le programme de l’année 1905. Le 23 avril Paris Roubaix. Le 7 ou 8 mai, courses de vitesse dites Prix d’Ouverture avec la participation de Kramer. Le 21 mai course de demi-fond et une régionale. Le 4 juin course Bruxelles Roubaix et courses vitesse. Le 11 juin Championnat de France de vitesse. Le 2 juillet Grand Prix de Roubaix. Le 30 juillet, douze heures avec entraîneurs humains, Tour de France et courses de vitesse. Le 20 août, course Dunkerque Roubaix, et championnat du Nord (vitesse et fond). Le 12 septembre, match de demi-fond et une régionale. Le 1er octobre, Critérium d’Automne (vitesse).

Août 1904

Journal des Sports août 1904

Fête de nuit au vélodrome roubaisien. L’aspect de la vaste enceinte éclairée par de nombreuses lampes électriques et des cordons de lanternes vénitiennes gracieusement disposés au dessus de la pelouse était réellement féerique. La porte d’entrée était surmontée d’un moulin lumineux, ingénieuse installation électrique dont les ailes aux couleurs variantes tournaient sans relâche, pendant que dans le ciel superbement étoilé , l’astre des nuits complétait le décor. La soirée a débuté par un concert de l’Harmonie municipale de Croix et la Coecilia roubaisienne. Pendant le concert quelques petits ballons lumineux s’élèvent de la pelouse. Sur la piste, quelques machines illuminées et décorées avec beaucoup de goût sont présentées pour le concours spécial. Après le concert, les première fusées du feu d’artifice sont lancées puis le bal commence aux sons entraînants des deux orchestres placés sur la pelouse. Le bal a été très animé et s’est prolongé assez tard dans la soirée.

Hippisme. Les courses de Wattrelos. Le Ministère a approuvé le programme des courses de Wattrelos. Outre que les courses de cette année offriront un attrait spécial au point de vue des paris, en raison de la valeur exceptionnelle des chevaux engagés, qui sont nombreux et de premier classement dans les champs de courses, il y a un élément nouveau : un grand steeple-galop avec obstacles organisé par la société des courses de Wattrelos, qui a obtenu une subvention extraordinaire de la Société Sportive d’Encouragement pour les chevaux de galop. Les courses auront lieu dimanche prochain, 7 août à deux heures et demie.

Courses à pied. Le RCR a envoyé une équipe à Malo les bains pour y disputer les épreuves de la Coupe de l’Union Sportive. Les roubaisiens ont remporté pour la troisième fois la coupe fondée par M. Gondrand, ce challenge devient donc la propriété définitive du Racing-Club de Roubaix. Dans les courses et concours, les Racingmen se sont illustrés : J Catteau remporte ainsi le saut en longueur et le 250 mètres haies, et fait deuxième au lancement du poids. Nys est deuxième du lancement du disque, Crombé deuxième dans le 250 mètres haies et troisième pour le saut à la perche. Le 200 mètres plat est revenu au jeune et vaillant coureur André Catteau.

Géo Malfait site Olympedia

Géo Malfait. Le RCR a remporté dimanche à Bruxelles un magnifique succès. Géo Malfait, l’extraordinaire sprinter du Racing, non content de s’adjuger toutes les premières places dans les courses de vitesse, s’est payé le luxe de gagner le Challenge du Roi, prix offert par sa Majesté le Roi des Belges pour être couru sur une distance de 800 mètres plat. Après avoir soutenu le train des meilleurs spécialistes belges, anglais et français, Malfait partit à fond dans la ligne droite en un emballage irrésistible et laissa sur place tous ses concurrents.

Natation. Les championnats du Nord de natation et de water-polo auront lieu lundi prochain à Calais. L’équipe du RCR y sera représentée comme suit : But Dubeaurepaire, Arrières Léon Dubly, Picavet, Demi Hargrave (capitaine) Avants Smeets, Vandendriche, Dansette. MM. Picavet, Dansette et Hargrave se sont inscrits dans la course de 50 mètres.

la digue de Bray Dunes coll particulière

Boxe. Un grand assaut de boxe aura lieu lundi 15 août à trois heures et demie sur la digue de Bray-Dunes. Parmi les tireurs inscrits, nous relevons les noms de MM. Huvenne,Jacques, André et Pierre Barbotin, Henri Decraene, Dujardin, amateurs roubaisiens et MM. Jean, Auguste, Paul et Hubert Desruelles, les professeurs bien connus.

Cyclisme. La course Roubaix Quesnoy au siège du Nord Cycliste chez M. Dacmine rue Archimède a attiré beaucoup de monde. 28 partants départ donné au pont Saint-Vincent. 1er Victor Dissart 2e Etienne Leignel 3e Sébastopol. La course Wattrelos Armentières organisée par les Vrais Pédaleurs de Wattrelos a obtenu un succès exceptionnel. La foule était nombreuse devant le siège de la société chez M. Rémy Walkens rue Jeanne d’arc à Wattrelos. Classement 1er Léturgie 2e J Prévost (Vrais Pédaleurs) 3e Niedergang. Un peu plus loin dans le classement on trouve Vincent et Léon Dhulst des Vrais Pédaleurs.

Maurice Léturgie Coll particulière

Course à pied. La course Roubaix Lille et retour organisée par le Club des Sports de Roubaix aura lieu le lundi 5 septembre, jour de la braderie de l’épeule.

Football-Association. Dimanche 28 août sur le terrain du Club moderne de Roubaix, maison de campagne de M. E Motte, aura lieu la réunion générale de tous les membres. Ordre du jour, formation des équipes de football pour la saison 1904-1905.

Mai 1904

Le Journal des sports de mai 1904

Boxe. Contre de sixte de Roubaix. Plusieurs adhésions sont déjà parvenues au local pour la section de boxe française dirigée par l’excellent professeur roubaisien M. Henri Lorthiois. Les jeunes gens désirant y être inscrits peuvent se présenter au local de la société 109 rue d’Inkermann.

Hockey. Championnat du nord (2e série). L’équipe seconde du Racing Club de Roubaix a battu l’équipe seconde de l’Iris Stade Lillois sur le terrain de l’Union Sportive Tourquennoise. C’était le quatrième match que ces deux équipes jouaient pour le titre de champion du nord. L’équipe roubaisienne est composée de : But R. Vallet, arrières Gobinet (cap), Duthoy ; demis A. Renaux, Froidure, Machoulas ; avants Colette, M. Vandendriessche, Bossut, Perche, Rys.

Football. Challenge international du Nord. La finale s’est déroulée par un temps épouvantable sur le nouveau et superbe terrain du sporting club Tourquennois rue de Varsovie à Tourcoing. Malgré la pluie, un public aussi nombreux qu’élégant est présent. La finale oppose l’Union Saint Gilloise (Bruxelles) à l’United Sports de Paris. Les belges l’ont emporté par 5 buts à 0.

L’Union Saint Gilloise 1904 ext Wikipedia

Cyclisme. La course Paris Roubaix au vélodrome roubaisien va réunir un certain nombre de champions parmi lesquels Emile Pagie, Léon Gorget, le tourquennois Catteau, Paul Trippier, Henri Cornet et le petit roubaisien Cruppelandt, Proy et Colsaet, le belge Samson, Beaugendre. Les redoutables pistards que sont Petit Breton, Oscar Lepoutre et le belge Vanderstuypft se mettront sur les rangs pour remporter cette épreuve de 265 kms. De nombreux outsiders seront présents. Les portes du vélodrome ouvriront à neuf heures et il ne sera pas délivré de carte de sortie. Un buffet restaurant chaud et froid sera ouvert toute la journée du 15 mai.

Course à pied. La course pédestre Roubaix Forest et retour a réuni cinquante partants et a obtenu un grand succès. Le départ a été donné à trois heures chez Mme Houckenooghe 25 rue Jouffroy à Roubaix au milieu d’une foule nombreuse. Voici le classement : 1er Rohart Donat, 2e Léopold Bouquet, 3e Jules Dubar, 4e Adolphe Petit. Pour les moins de 18 ans, 1er Louis Desbarbieux, 2e Victorien Craye, 3e Ducarin.

Publicité parue dans le JdeRx

Cyclisme. La course Paris Roubaix sur piste a vu la victoire de Petit Breton. Cette épreuve sans entraîneurs a été favorisée par le beau temps. La vitesse moyenne fut de 34 km/h. Classés ensuite Vanderstuyft et le jeune Cruppelandt (il a 17 ans). À noter qu’Emile Pagie s’est marié la veille et est arrivé au vélodrome en redingote, chapeau haut de forme et cravate blanche. Il a bien vite enfilé le maillot de course. Il y avait 22 partants.

Course à pied. Au cours de la réunion cycliste du vélodrome roubaisien a eu lieu un match pédestre entre Missant le champion roubaisien et Rohart Donat remplaçant Prévost le coureur parisien blessé. Deux manches sont courues sur 1000 et 5.000 mètres, remportées par Missant.

Cyclisme. Course Roubaix Armentières. Le départ a été donné au Pont Saint Vincent de Paul à Roubaix. Cinquante cinq partants ont pris part à la course de 55 kilomètres. Voici l’ordre des arrivées : 1er Paul Semet, 2e Eugène Plateaux 3e Jean Abry.

Nouveau club, nouvelle salle

Depuis des années, le Boxing Club de Wattrelos était synonyme de l’Innovation, le grand café de la Grand Place où avaient lieu les entrainements et les combats.

Le groupe des boxeurs du BC Rx-Wos doc NE

En ce début d’année 1956, le Boxing Club de Wattrelos est dirigé par un comité comprenant MM. Auguste Hocedez et Arthur Bailleul présidents, Marcel Péot et Marcel Willoqueaux vice-présidents, Roger Duquesne secrétaire, Vandekerkhove trésorier, et professeur Victor Bailleul. Le Boxing Club de Wattrelos occupe toujours une salle de l’Innovation à Wattrelos mais le nombre accru de nouveaux sociétaires, notamment roubaisiens, aura deux conséquences.

Cyril Duponchel et Victor Bailleul le coach en 1956 doc NE

Le club change de nom et devient le Boxing Club de Roubaix Wattrelos. Puis il va s’installer dans une nouvelle salle d’entrainement située à Roubaix 75 rue de la fosse aux chênes. Cette salle a été équipée grâce à l’apport financier d’un important groupe de supporters, qui a permis l’achat des équipements indispensables que sont les sacs de sable, les punching ball, les tapis de mousse, les ballons…

Roland Bailleul doc NE

Beaucoup de nouveaux élèves n’ayant jamais évolué sur un ring ont ainsi rejoint les champions du club que sont Cyrille Duponchel, René Libeer, et Roland Bailleul. L’inauguration de la nouvelle salle a lieu en février 1956. L’Innovation reste pour un temps la salle des combats. Mais on parle déjà d’agrandir la salle de la rue de la fosse aux chênes.

Quand Georges Carpentier mettait KO les mercantis

Georges Carpentier (1894-1975) reste dans la mémoire du sport français comme l’un de nos plus beaux champions de boxe. Champion de France professionnel à de multiples reprises, il s’impose avant la Première Guerre mondiale comme le champion d’Europe des poids lourds. De retour sur les rings en 1919, il va marquer l’histoire du sport français en rayonnant hors des frontières, il est alors le symbole d’une France sportivement puissante. Sa victoire par KO contre Battling Levinsky le 12 octobre 1920 à Jersey City aux États-Unis lui permet de conquérir le titre de champion du monde. Son combat perdu au courage contre Jack Dempsey l’année suivante renforce sa légende et lui offre une notoriété mondiale. Il demeure un des meilleurs boxeurs français avec Marcel Cerdan.

Georges Carpentier en 1920 doc AFP

Sans doute sa carrière de professionnel entraina de nombreux frais et les contrats de publicité contribuèrent vraisemblablement à ses faux frais. En voici une qui montre bien comment on pouvait associer l’image d’un tel champion à un slogan publicitaire.

La publicité du Journal de Roubaix

Parue dans le Journal de Roubaix au cours du mois de décembre, cette publicité vante les qualités des productions de la société France Aluminium basée à Paris 8 boulevard du Temple. La renommée du grand boxeur « sûr de son droit » sert à cautionner les produits proposés, en l’occurrence une batterie de cuisine de 23 pièces en aluminium. C’est un slogan qui a du punch et qui joue sur l’ambiguïté entre le droit ou plutôt la droite de Georges Carpentier et son bon droit d’homme courageux et généreux.

Une autre publicité du Journal de Roubaix

Il terrasse donc les mercantis, entendre la concurrence, avec une offre de crédit imbattable comme le boxeur l’est encore à l’époque, puisque à la date de la publicité il est encore champion du monde, entre sa victoire de 1920 et sa défaite de 1921. Voilà un exemple des contrats publicitaires un peu curieux de l’époque. Jusqu’ici les champions promotionnaient des marques liées à leur sport, comme par exemple Maurice Garin et la société cycliste Française, ou encore les publicités Sandow. On ne peut pas vraiment dire que Georges Carpentier cassait la vaisselle, ce n’était pas son style, et il venait de se marier en mars 1920. Non il a plutôt été choisi pour son image d’exemplarité et de défense du consommateur. Sans doute en profita-t-il pour monter son ménage ?