De la machine à laver au cinéma

Il y a des personnes dont le parcours de vie a pu marquer la mémoire d’une ville. C’est le cas de Paul Jacobs. Né en 1873 à Château l’abbaye, une petite commune du valenciennois, Paul Jacobs vient s’installer à Roubaix où il exerce la profession de menuisier. Il se marie le 6 février 1907 avec Alphonsine Poulin et il est alors à la tête d’une fabrique de machines à lessiver et tonneaux mécaniques qui se trouve basée au n°298 du boulevard Beaurepaire.

Paul Jacobs à Roubaix, puis à Wattrelos pubs JdeRx

Il vient ensuite s’installer à Wattrelos et poursuit la fabrication de ses machines à laver. Il sera l’inventeur de la lessiveuse La Merveilleuse. À la naissance de son fils Paul le 9 septembre 1910 il est encore menuisier et domicilié 236 rue Carnot, de même à la naissance de son deuxième fils Georges le 13 août 1912, et à la naissance de sa fille Lucienne en 1913.

Après la première guerre mondiale, il est démobilisé en 1919. Le 22 décembre, le Journal de Roubaix annonce par une simple ligne la réouverture du Cinéma du Laboureur, matinée dimanche à 2 heures et soirée à six heures. Programme nouveau. Cette salle a donc été créée par Paul Jacobs avant la guerre, au n°236 de la rue Carnot. Le programme du cinéma du Laboureur de l’époque alterne des films patriotiques, des images d’actualité et des programmes plus divertissants. Cinéma du Laboureur, Wattrelos. Mercredi et jeudi matinée à 2 heures, soirée mercredi à 6 h. Programme français : Le héros de 1918, Ne touchez pas au drapeau. Et d’autres vues nouvelles.

Le cinéma du Laboureur en 1924 pub JdeRx

Le succès rencontré l’amène à augmenter le nombre de ses séances. Matinée dimanche, lundi, jeudi à 2 heures, soirée dimanche à 6 h. Programme français : Kit ou l’homme qui est resté chez lui, grand drame d’espionnage Mourir pour la Patrie et d’autres vues très intéressantes. Le 12 janvier : grandes séances de cinéma : Guerre de 1870-1871 ; Jacques l’honneur ; l’Entrée de MM. Clemenceau et Poincaré à Strasbourg et d’autres films nouveaux. Matinée à 2 h les dimanche, lundi, jeudi. En soirée le dimanche à 6 h. Programme français. Toutes les soirées de la semaine magnifique programme anglais.

Le cinéma bal en 1926 pub JdeRx

En 1926, il ne s’agit plus simplement de cinéma. La publicité dans le journal indique : Cinéma-Bal. Il y a donc toujours des séances de cinéma mais également un grand bal animé par deux orchestres. Car Paul Jacobs aimait le cinéma, le chant et le théâtre. Il a d’ailleurs longtemps fait partie du faisait partie du Choral Nadaud dont il fut un premier baryton1. C’est l’époque où l’on développe de véritables lieux de loisirs, les plus célèbres étant le Fresnoy de le Colisée de M. Deconninck et le Casino de M. Gheldorf. Paul Jacobs fit ainsi de son établissement un endroit très couru à Wattrelos, il fut le premier avant que d’autres suivent son exemple le Pax rue St Joseph, la salle de la Concorde rue de Lisieux.

Le ciné bal Jacobs en 1927 pub JdeRx

Le Ciné Bal Jacobs fit donc les beaux jours du Laboureur par l’organisation de fêtes et d’un grand bal permanent avec des séances de cinéma toujours variées. Il suivit la tendance au moment de l’arrivée du cinéma parlant en s’équipant pour l’occasion.

Le cinéma parlant en 1931 pub JdeRx

Dans les années trente, on parle du Dancing Jacobs avec bal le dimanche et séances de cinéma dans une salle bien chauffée. Le Bal Jacobs à Wattrelos vantait sa piste, son ciné et son orchestre !

Le nouveau nom du cinéma en 1940 pub JdeRx

En 1940, signe des temps, le ciné bal Jacobs devient le Dancing Ciné Métro, avec les mêmes ingrédients de spectacle. La guerre interrompra les séances et sonnera le glas du cinéma. Un supermarché prendra la suite. Paul Jacobs nous a quittés en mars 1955.

On lira la suite de l’histoire avec l’article intitulé le Supermarché du Laboureur

1D’après Nord Éclair

La Salle de la Concorde

Le dimanche 5 février 1933, le vicaire général Dewailly chancelier de l’évêché, vient bénir solennellement la nouvelle construction bâtie à proximité de l’église Sainte Thérèse à Wattrelos, qu’on désignera sous le nom symbolique de La Concorde. Le syndicat de formation et d’instruction professionnelle qui l’a fait construire souhaite que tout se passe dans ce nouvel établissement au milieu de l’amitié et de la paix. Il s’agit de la salle des œuvres paroissiales de l’église Ste Thérèse dont le besoin s’est rapidement fait sentir avec le développement de la paroisse.

L’église Sainte Thérèse de Wattrelos Coll. Particulière

Le rez-de-chaussée est occupé aux trois quarts par une salle de spectacle spacieuse garnie de fauteuils basculants qui pourra contenir 600 personnes sans parler des nombreuses places comprises dans la tribune en arrière de la salle. Dans le fond de cette salle de spectacle qui à l’avenir pourra recevoir l’appoint d’un second étage, est aménagé un café et tout à côté, près de l’entrée, une pièce plus petite qui sera destinée au secrétariat social et à la location des places. Au premier étage, au dessus du café, une salle ayant les mêmes proportions que celles du café servira de lieu de réunion des groupes de la Fédération Nationale Catholique, de la Ligue Patriotique, du cercle d’études sociales, des scouts, des œuvres de la couture. Deux cours plantées d’arbres donnent accès à l’immeuble, l’une par la rue de Lisieux, et l’autre par la rue du Commandant Bossut.

La salle de la Concorde en 1933 doc JdeRx

Tous ces travaux, excepté le chauffage, ont été réalisés par des maisons wattrelosiennes. M. Herbaut l’architecte 85 rue Carnot, a dirigé l’exécution de tous ces travaux. Le terrassement, la maçonnerie et le ciment age ont été l’œuvre de M. Henri Puttman 118 rue Jean-Jaurés. Les travaux de charpente et de menuiserie furent menés à bien par MM. Matthys et Martin, 1 rue sainte Thérèse. Le plafonnage a été confié à M. François Vankinkelen 4 rue du Moulin. Les pierres de taille furent installées par MM. Hanot frères, rue de Leers,. M. Georges Joveneaux rue Faidherbe installa la ferronnerie et la plomberie ainsi que la pompe à bière. Il livra également une grande cuisinière pour banquets. L’installation du chauffage a été confiée à la maison Le Morvan et Stiernet les spécialistes bien connus du 18 rue Pellart à Roubaix.

La bénédiction de la nouvelle salle La Concorde eut lieu le dimanche matin en présence du vicaire général. Une messe fut célébrée à 10 heures et la Chorale Paroissiale interpréta la messe de Guignard sous la direction de M. Vercruysse avec à l’orgue Mme Gourmez. Puis M. le curé prononça le sermon du jour. À l’issue de la cérémonie religieuse, le vicaire général, le curé plusieurs ecclésiastiques et les membres du conseil paroissial montèrent sur la scène. M. Tiers président du conseil paroissial dit la nécessité de la construction de cet immeuble pour abriter les différentes œuvres paroissiales. Il remercia les souscripteurs, les paroissiens et tous ceux qui concoururent à son érection. Monsieur le vicaire général exprima son admiration pour l’œuvre accomplie et forma des vœux pour sa prospérité. Il procéda ensuite à la bénédiction des différents locaux.

Concert d’inauguration doc JdeRx

Pour l’inauguration de la salle La Concorde le dimanche 12 février, un concert de gala est organisé. Les Wattrelosiens auront la primeur de la représentation de l’opérette « Un mariage au studio », dont le livret a été écrit par le poète-chansonnier bien connu, M. Bodart-Timal. Le compositeur wattrelosien Albert Doyen a écrit l’orchestration de cette œuvre. La musique est plaisante et bien appropriée au texte. Beaucoup d’airs entendus au cours de la représentation de cette œuvre resteront au répertoire. L’exécution de cette pièce a été confiée à la Troupe Henri Portier, à la Chorale Ste Thérèse et à la Symphonie Wattrelosienne. Un groupe d’enfants viendra agrémenter le spectacle, ce qui fera environ 80 personnes en scène et à l’orchestre. Le compositeur dirigera lui-même l’exécution. Un grand moment pour les annales artistiques wattrelosiennes. Une deuxième représentation eut lieu le dimanche 19 février 1933. Le 12 mars, la Salle de la Concorde inaugure sa fonction cinéma, avec la projection du film « La Grande Amie » en huit parties d’après le roman de Pierre l’Ermite. Les 4 et 5 juin c’est une foire aux plaisirs qui est organisée à la Concorde, café concert, restauration, de quoi satisfaire tous les goûts. La salle de la Concorde bientôt appelée Théâtre de la Concorde au n°2 rue de Lisieux devient donc un endroit culturel important du quartier du Laboureur et de de Wattrelos avec notamment sa programmation régulière de pièces de théâtre.

Le Théâtre de la Concorde doc JdeRx

Le recouvrement de l’Espierre au Laboureur

On peut distinguer sur le cadastre de brumaire an II le grand chemin de Roubaix qui tourne à angle droit et traverse l’Espierre. Il s’agit là de la future rue des trois bouteilles, qui rejoint le chemin du Sartel et la voie principale du moment vers le centre de Wattrelos (future rue de l’industrie, puis Stalingrad). Pas de rue Carnot, ni de rue Faidherbe à cette époque, mais déjà un pont qui permettait d’accéder à la ferme de Beaumetz.

Les travaux de recouvrement en 1947 Photo NE

La rue Carnot passera à cet endroit au dessus de l’Espierre et subira les variations du cours d’eau lors des fortes pluies orageuses qui provoquaient des inondations. Cet endroit était dangereux et on a pu dénombrer beaucoup d’accidents souvent dus à l’imprudence d’enfants qui tombant dans l’Espierre étaient emportés par le courant et se noyaient. Une association des victimes wattrelosiennes de l’Espierre et de ses affluents fut même créée en février 1930 qui portait les réclamations légitimes des habitants de Wattrelos, dont le siège se trouvait au n°256 rue des Ballons.

Vue aérienne des travaux IGN 1947

On peut distinguer sur la vue aérienne ci-dessus le parcours de l’Espierre qui va être recouvert. On conçoit que cet endroit ait pu être dangereux car il n’était pas suffisamment protégé. C’est au milieu de l’année 1947 que commencent les travaux de recouvrement de l’Espierre à hauteur du pont du quartier du Laboureur, situé à l’angle de la rue des 3 Bouteilles et de la rue Carnot. Un an plus tard, en août 1948, le chantier se termine. Ces travaux vont contribuer à établir l’heureuse perspective de la Place de la République, laquelle a été dénommée en 1937.

La place de la République doc Coll Part

Mais les wattrelosiens n’en ont pas fini pour autant avec l’Espierre qui continue à faire des siennes, en amont de la place, et en aval. En 1953, le conseil municipal vote le principe de l’établissement de pont sur la rue de l’Espierre et la rue de Beaurepaire. Puis démarreront les travaux pour la Mousserie que nous avons déjà évoqué. (voir l’article Espierre et Mousserie).

Le doublement de la voie des tramways

Le doublement de la voie des tramways de la rue Carnot n’est encore qu’à l’état d’étude qu’il provoque déjà une protestation énergique et motivée des principaux habitants du quartier populeux et commerçant du Laboureur. On trouve parmi les signataires de cette protestation, l’industriel et conseiller municipal Henri Labbe, le brasseur Tiers-Lézy, le commerçant Jules Rives et de nombreux autres commerçants et habitants du quartier. La pétition a pour objet de maintenir le garage (l’arrêt) du Laboureur et d’en établir un nouveau au pont de l’Espierre. Rappelons qu’il y a encore un pont au dessus de l’Espierre à l’angle de ce qui deviendra la place de la République, au croisement de la rue des Trois Bouteilles et de la rue Carnot. Une combinaison serait susceptible de rallier des partisans qui consisterait en l’établissement d’une voie de garage (un arrêt) le long de la rue des Trois Bouteilles et de la rue Faidherbe, du pont de l’Espierre à la place Carnot. Elle aurait pour résultat d’obtenir un service ininterrompu.

au Laboureur, avant les deux voies Doc Coll Part

La question est inscrite à l’ordre du jour de la réunion du Conseil municipal, pendant laquelle on lira la protestation signée par les riverains de la rue Carnot. Elle se base principalement sur le fait qu’il y a du côté droit de la rue trente maisons de commerce sur quarante et une habitations. Les voitures de gros ne pourront plus stationner en face des étalages de leurs clients : brasseurs, épiciers, bouchers, vidangeurs ne pourront plus arrêter leurs attelages en face des maisons de commerce. D’où la demande d’établir un arrêt place Carnot et un autre au pont de l’Espierre. De son côté, la Compagnie répond qu’elle veut accélérer le service et favoriser plusieurs milliers de voyageurs tous les jours. Elle argumente ensuite sur le garage (l’arrêt), qui fait perdre trois minutes à une voiture de tramways : freinage, ralentissement, attente, remise en marche, tout cela retarde la circulation et c’est pourquoi la Compagnie n’hésite pas à dépenser et ce n’est certes pas pour son plaisir, de 25 à 30.000 francs pour doubler la voie de la rue Carnot. Dans tous les cas, en admettant que la double voie ne soit pas acceptée par l’autorité supérieure, la Compagnie exigerait que le garage du pont de l’Espierre soit en vue du garage du Laboureur, auquel cas ce dernier serait prolongé dans l’axe de la partie principale de la rue Carnot.

Deux voies rue Carnot Coll Part

En conseil municipal, M. Clément Dubus s’élève contre l’envahissement de Wattrelos par les tramways, au plus grand profit de Roubaix. Ce à quoi répond Henri Briffaut, en disant que les tramways n’y sont pour rien, car il y a contrat approuvé et malgré la réclamation qu’il a porté au Conseil Général de la participation de Wattrelos, cela n’a pas abouti. La question du doublement de la voie est exposée par M. Leuridan qui avec M. Charles Leman se demande si l’intérêt général des ouvriers abonnés aux tramways et des employés ne s’accommodera pas mieux d’un doublement de la ligne que d’un arrêt supplémentaire au pont de l’Espierre. Il est certain qu’un arrêt fait perdre du temps. Mais il y a l’intérêt du Laboureur et quand la question est mise aux voix, le conseil est d’accord pour demander que l’arrêt de la Place Carnot soit prolongé pour être mis dans l’axe de la rue de ce nom et que soit établi un arrêt au Pont de l’Espierre.

Vue contemporaine des deux voies à la grand place Coll Part

À la demande de participation aux bénéfices de l’exploitation de Roubaix, l’administration municipale de Roubaix répond qu’elle n’a pas à apporter de modifications dans les conventions entre cette ville et la compagnie. Cette dernière déclare qu’étant seulement rétro cessionnaire de la ville de Roubaix elle ne peut rien décider à ce sujet. La commission nommée par le Préfet donne son avis pour le doublement de la voie de tramways du pont de chemin de fer du Laboureur jusqu’au Pont de l’Espierre, en présence de MM. Chatteleyn adjoint au maire de Roubaix, Briffaut conseiller général, Leblanc et Thérin conseillers d’arrondissement et Grimbert ingénieur du contrôle. Il appert qu’il y aura moyen de doubler la voie sans pour cela supprimer le stationnement. Dans ce but la largeur du trottoir devra être diminuée. La question est donc tranchée. Les travaux commenceront en octobre 1908 et la mise en exploitation démarrera dans les quinze jours. Ces travaux entraineront des problèmes quant au démontage des trottoirs et leur rétrécissement notable de 50 centimètres à près de deux mètres ! Pour sa défense, la compagnie rappelle que ce sont les wattrelosiens qui ont évoqué le problème du stationnement qui a entrainé le rétrécissement des trottoirs. Le Conseil municipal exige la remise en état des lieux aux frais de la compagnie, le doublement des voies se faisant au milieu de la rue.

Travaux pour le tramway

Janvier 1893

Les conseils municipaux de Roubaix et Tourcoing se sont occupés récemment de l’importante question des tramways. Une société nouvelle reprend l’affaire : un accord est intervenu entre le syndic de la faillite de la compagnie ancienne et M. E Francq, administrateur de la compagnie nouvelle. Un projet de convention va être passé entre la ville de Roubaix et la compagnie nouvelle, laquelle est une société anonyme au capital de deux millions de francs1. Elle va se substituer à l’ancienne et elle s’engage à achever le réseau entier des tramways. Les lignes exploitées sont : ligne de la Grand Place de Roubaix à la Grand Place de Tourcoing par la rue de la gare et les nouveaux boulevards, ligne de Mouvaux à Wattrelos, ligne de la Grand Place de Roubaix à la gare de Roubaix-Wattrelos, ligne de la gare de Roubaix à la Fosse aux Chênes.

Action de la société de tramways doc Printerest

Les horaires sont arrêtés en commun accord avec la ville de Roubaix. Le tarif actuel reste en vigueur et sera considéré comme le tarif maximum. Il y a des billets aller et retour permettant de parcourir deux fois dans la même journée une ligne entière du réseau. On peut prendre des abonnements mensuels, réseau entier ou par ligne. Matin, midi et soir, sauf dimanches et jours fériés, il y aura des trains spéciaux dits trains ouvriers 0,10 franc pour toutes les distances. Billets aller et retour, 15 centimes.

Une demande de déclaration d’utilité publique est formulée pour les modifications suivantes : ligne 1bis départ Fosse aux Chênes, rue de la Chapelle Carette rue de l’Alma, gare de Roubaix, ligne n°2 abandon de l’ancien CGC n°9 pour en suivre la rectification depuis le pont du calvaire jusqu’à la Place de Wattrelos, voie prolongée à la demande de la compagnie jusqu’à la limite de l’agglomération de Wattrelos. La ligne n°2 suivra donc le parcours suivant : rue de Mouvaux, rue du Grand Chemin, rue Saint Georges, Grand Place, Grand Rue, la toute nouvelle rue Carnot, Grand Place de Wattrelos, sur un total de 6,270 kms et extension vers la frontière.

Octobre 1894

Les travaux de pose des rails de la nouvelle voie de tramways de Roubaix à la grand place de Wattrelos touchent à leur fin en ce début de mois d’octobre 1894. On évoque déjà la possibilité de faire fonctionner le service avant la fin du mois avec des chevaux. On attend l’arrivée des voitures au dépôt. Aussitôt cette ligne terminée, on commencera les travaux pour celle de Roubaix à Lannoy, tout en continuant ceux de Roubaix à Mouvaux déjà bien avancés.

Le dépôt des tramways du Laboureur doc BNRx

On procède aussi à Wattrelos à la pose des dynamos, mais on ne peut prévoir à quelle date pourra fonctionner la traction électrique. La cheminée du dépôt est aujourd’hui terminée, elle mesure trente cinq mètres de hauteur. La pose des poteaux pour l’installation des fils destinés au fonctionnement des tramways électriques a donné lieu mardi à quatre heures de l’après midi à un accident assez important. Le fil télégraphique de Wattrelos s’est rompu sous le poids d’un des poteaux. Mme Canonne receveuse des postes à Wattrelos a immédiatement informé de ce fait le bureau central de Roubaix qui a pris les mesures nécessaires.

D’après Wattrelos fin de siècle Atemem éditions

1Le réseau urbain de Roubaix et Tourcoing est mis en service à partir de 1874 par la compagnie des Tramways de Roubaix et de Tourcoing (TRT) repris en 1894 par la compagnie nouvelle des Tramways de Roubaix et de Tourcoing (TRT) l’ancienne compagnie étant en faillite.

Les tramways à l’entrée de Wattrelos

La société des tramways dite Compagnie anonyme des tramways de Roubaix et de Tourcoing a été déclarée en faillite dès 1882, avant d’avoir exécuté toutes les lignes de son réseau. Rappelons que ce sont alors des tramways tirés par des chevaux, dont trois lignes sur les cinq prévues étaient exploitées. Seule la ligne Lille Roubaix est desservie par un car à vapeur.

Les tramways tirés par des chevaux à Lille doc VDN

La ligne n°1 d’une longueur totale de 3800 mètres empruntait à Roubaix, les rues de Lille, Neuve, Grand Place, Grande Rue, rue du Collège et rue de Tourcoing. La ligne n°2 dite de Mouvaux à Wattrelos, passait par les rues de Mouvaux, du Grand Chemin, rue Saint Georges, Grande Place, Grande rue sur une distance de 6935 mètres. La ligne n°3 dite de Roubaix à Lannoy empruntait la grand place, la grand rue, la place de la liberté, la rue de Lannoy sur une longueur de 4115 mètres.

Étaient prévues les lignes n°4, de la Gare de Roubaix-Wattrelos, par la Grand rue, rue Pierre de Roubaix, et boulevard Beaurepaire sur une longueur de 2385 mètres. La ligne n°5 de Roubaix à Tourcoing, par la rue St Vincent de Paul, la rue d’Alsace et le boulevard de la République.

Le pont de Wattrelos doc BNRx

On le voit, la commune de Wattrelos est peu desservie par ce mode de transport. La ligne n°2 s’arrête au canal de Roubaix, arguant de la difficulté technique de traverser le pont. Mais les choses vont bientôt changer suite à la rectification du chemin de grande communication N°9 à Roubaix mais surtout à Wattrelos où l’ouverture de la rue Carnot va donner une nouvelle perspective pour le tramway et une nouvelle destination via la traversée de la commune, à savoir la frontière et la Belgique.

Rue Carnot doc VDN

Ce n’est qu’en 1893 qu’un avant projet suivi d’une enquête d’utilité publique concernera l’établissement d’une voie de tramways de Mouvaux à Wattrelos dans la partie rectifiée du chemin de grande communication n°9 sur le territoire de Wattrelos. Il ne s’agira alors plus de chevaux ni de car à vapeur mais bien de tramways électriques. Entre-temps, une nouvelle société de tramways sera constituée par les villes de Roubaix et Tourcoing qui poursuivra le développement de ce moyen de transport.

à suivre

Extrait de Wattrelos fin de siècle éditions Atemem

La création de l’office du tourisme

En juillet 1991, intervient l’ouverture de l’office du tourisme de Wattrelos. L’office de tourisme ou office du tourisme est un centre d’information dont la mission est « l’accueil, l’information et la promotion du tourisme » sur le territoire concerné à destination du public ou des visiteurs, allant des simples habitants locaux aux excursionnistes en passant par les touristes.

La création officielle des offices de tourisme date de la promulgation de la loi du 10 juillet 1964. Le gouvernement, ayant pris conscience des enjeux économiques liés au tourisme, décide d’autoriser les conseils municipaux des stations classées de tourisme, à créer des offices si elles le désirent. L’accueil et la promotion touristique commencent à être perçus comme un service public. La création de ces structures doit être entérinée par le préfet. Il s’agit alors d’établissements publics à caractère industriel et commercial ayant vocation de promouvoir le tourisme dans la station […], assur[er] la coordination des divers organismes et entreprises intéressés au développement de celle-ci. »

L’office du tourisme en 1991 doc Journal Mun Wos

C’est donc pour se faire mieux connaître que Wattrelos se dote d’un office du tourisme. En 1991, la ville présente de nombreux arguments : le sens de la fête et de la convivialité qui s’expriment lors du carnaval, des Berlouffes, de la fête des écoles ou des ducasses de quartier. Un parc urbain de 35 hectares, deuxième espace vert de l’agglomération lilloise. Une ferme pédagogique, un étang de pêche et le musée des arts et des traditions populaires. Une vie culturelle et associative particulièrement riche avec des manifestations régulières : saison musicale, grand cabaret wattrelosien, festival international du cinéma et de la vidéo. Wattrelos envisage la mise en place du tourisme industriel dont le but est d’être la vitrine des activités de la ville en montrant le savoir faire des entreprises locales. Ainsi la GBM et la Redoute participent. C’est aussi un outil au service des wattrelosiennes et wattrelosiens qui disposeront d’un centre d’information pour leurs vacances et leurs distractions.

Ses prestations et activités diverses se sont largement étoffées depuis 1991.

Adresse: Office de Tourisme de Wattrelos

189 rue Carnot – 59150 WATTRELOS

+33(0)3 20 75 85 86

Bureaux sont ouverts du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h (fermeture à 17h du 15 juillet au 31 août), de 10h à 12h le dimanche. Fermé les lundis et les jours fériés.

E mail : contact@wattrelos-tourisme.com

le site https://www.wattrelos-tourisme.com

Sources : Wikipédia, Le Journal Municipal de Wattrelos

La nouvelle école Jean Macé

En 1990, le groupe scolaire Jean Macé va être réhabilité. Mais avant de l’aménager, quelques élagages s’avèrent nécessaires, ainsi le mur de la rue de Londres, qualifié de mur de caserne par la presse, va être démoli afin de permettre une entrée plus moderne et lumineuse. Quant aux élèves ils sont hébergés pour la durée des travaux rue du Rivage, à quelques centaines de mètres de l’ancienne école.

La maquette de la nouvelle école Jean Macé doc Jnal Mun Wos

La nouvelle école Jean Macé fera son ouverture en septembre 1991, après quatorze mois de chantier. Pendant un an les enfants ont patienté dans les préfabriqués de la rue du Rivage. Leur école est à présent toute transformée.

Nouvelle entrée rue de Londres Jnal Mun Wos

Sur les murs de la vieille école sont venus se greffer des bâtiments ultra modernes. Les équipes éducatives et les écoliers ont mis la main à la pâte et ils ont l’impression de prendre possession de leur école. L’architecte M. Boyeldieu et sa femme, coloriste de métier, ont ainsi réalisé un superbe équipement scolaire dot chaque classe est personnalisée par des couleurs vives.

L’inauguration de septembre doc NE

Sont présents pour l’inauguration, M. Bernard Helm inspecteur, Mme Willems et M. Maillot, conseillers pédagogiques de la circonscription et M. Faugaret Maire de Wattrelos, qui a déjà d’autres projets en tête, notamment l’école du Touquet. La directrice, Mme Quenon a accueilli près de 100 enfants en maternelle. En primaire, Mme Marie Dominique Debaudringhien attendait ce matin 320 enfants. Tous découvrent les couleurs et le mobilier neuf, la passerelle servant de bibliothèque et de centre de documentation au dessus de la zone tampon prévue pour le réfectoire. L’ensemble des bâtiments accueillera aussi l’Office de Tourisme et la maison de l’amicale du quartier. Une salle de spectacle de 400 places a été construite au cœur même des bâtiments avec des entrées indépendantes pour servir à d’autres manifestations. L’école Jean Macé, insérée dans la vie du quartier du Laboureur !

Après trente ans d’attente

Le dimanche 14 octobre 1923, on va enfin procéder à l’inauguration du groupe scolaire du Laboureur, sous la présidence de M. Proot inspecteur primaire. Le programme de la journée est le suivant : à 10 heures, réception en mairie de l’inspecteur par la municipalité et le corps enseignant de Wattrelos. Le champagne est sablé dans la salle des délibérations et M. Briffaut porte un toast aux nouvelles écoles. Puis départ de la mairie par la rue Carnot pour le Laboureur. La Musique Municipale prend la tête du cortège composé des membres du Conseil Municipal, des délégués cantonaux, des membres du corps enseignant et des commissions administratives de l’Hospice et du Bureau de Bienfaisance. L’inauguration aura lieu à 11 heures et sera suivie d’une visite du groupe scolaire.

Vue d’une cour du groupe scolaire Collection Particulière

Henri Briffaut prononce alors un discours dans la cour principale, dans lequel il retrace l’histoire de la formation de l’école, et se montre heureux d’inaugurer les nouvelles classes.

Inaugurer un groupe scolaire, c’est à dire une maison où les enfants viendront travailler de bon cœur à leur éducation sous la direction de maîtres dévoués, est un acte solennel et de joie. Il faut bien le retenir : c’est par l’instruction que le progrès se développant de plus en plus ouvrira la voie à une société meilleure et fraternelle. Aussi l’enseignement du Peuple reste toujours au premier rang de mes préoccupations et nous pouvons vous assurer que la Municipalité wattrelosienne ne négligera rien pour la défense et le développement de l’école laïque. Dès son installation à la mairie en 1912, elle prenait en mains avec la ferme résolution d’aboutir la question de la construction d’un groupe scolaire au Laboureur, dont la création avait été demandée à nos prédécesseurs par l’autorité supérieure depuis plusieurs années. (.) Notre groupe scolaire est ouvert seulement avec l’école des garçons et l’école des filles. Aux maîtres de ces classes nous souhaitons la bienvenue en les assurant qu’ils trouveront toujours le meilleur accueil tant à l’Administration Municipale qu’à la Caisse des écoles. Mais il nous reste à souhaiter l’ouverture de l’école maternelle et je me permets Monsieur l’Inspecteur de vous demander de bien vouloir solliciter la nomination au plus vite du personnel nécessaire. Les locaux et les élèves attendent l’arrivée d’une maîtresse. Aujourd’hui Monsieur l’Inspecteur, sous votre présidence et votre autorité nous remettons ce groupe scolaire aux maîtres et aux maîtresses chargés d’enseigner dans ces classes bien aérées et bien aménagées. Ils s’appliqueront à préparer l’enfant à la vie, à cultiver son esprit, à former son caractère. Et devenu citoyen, l’enfant sera armé dans la lutte pour la vie. Aussi je crie:vive l’École Laïque ! Vive l’émancipation humaine ! Vive la République démocratique et sociale !

Entrée du groupe scolaire rue de Londres Collection Particulière

M. Proot répond en félicitant l’Administration et il s’étend sur les bienfaits de l’enseignement dans la classe ouvrière. Il encourage les parents pour seconder les maîtres et pour que les enfants soient assidus en classe.

Entrée de l’école maternelle Collection Particulière

De 14 heures 15 à 17 heures 30, dans les cours des écoles, grand concert et exercices de gymnastique par les sociétés de la ville. Puis concerts par les sociétés suivantes : la Philharmonie du Crétinier, la chorale la Caecilia, les Accordéonistes du Laboureur, La Renaissance Chorale, les Accordéonistes l’Avenir, l’Union Chorale, les Enfants de la Lyre. La Patriote et la Gauloise assureront les exercices de gymnastique. Le public est admis à visiter les locaux scolaires de 11 h à 17 h 30. Le soir, le groupe scolaire sera illuminé, les habitants du quartier sont invités à pavoiser et à illuminer.

Vue d’une cour Collection Particulière

Le 16 août 1934 agrandissement de l’école du Laboureur le conseil municipal a décidé d’agrandir l’école du Laboureur et a voté 500.000 francs pour la surélévation d’une partie du bâtiment ne comportant pas d’étage. Tout devrait être terminé pour la fin des vacances et le groupe scolaire comportera trois classes maternelles, huit classes de filles, huit classes de garçons, des cantines et une salle de spectacle. C’est le plus grand groupe scolaire de Wattrelos. Situé dans un quartier très populeux, il accueille plus de huit cents enfants.

L’école du Laboureur, terrains et projets

Depuis l’ouverture de la rue Carnot et l’implantation de nouvelles entreprises dans le quartier, le Laboureur s’est développé et la population a augmenté. Mais avant qu’on parle d’y implanter une école, on aura favorisé l’arrivée du tramway et construit un vélodrome. Dès 1898, des réclamations sont faites quant à la salubrité des rues et on aborde régulièrement la question de la construction d’une école. Ainsi en Mars 1902 le projet d’une école au Laboureur est à nouveau formulé par M. Labbé. Il lui est répondu que la commission scolaire sera convoquée d’urgence.

La place Carnot Collection Particulière

En Février 1905, on sait qu’il est question depuis très longtemps de la réalisation d’un groupe scolaire au Laboureur. Ce quartier a pris un grand développement et les familles très nombreuses qui l’habitent doivent emmener leurs enfants dans diverses écoles assez éloignées. L’administration de M. Pollet avait bien fait dresser des plans mais il ne fut jamais question d’achat de terrain. La difficulté d’aboutir sur ce point c’est le manque d’argent car la construction d’un groupe scolaire coûte cher. Il paraît néanmoins que l’on envisage une solution et que le choix du terrain nécessaire serait prochainement arrêté.

En Janvier 1911, une lettre signée par un habitant du Laboureur est parvenue au Journal de Roubaix que celui-ci titre l’utile avant l’agréable, la nouvelle mairie de Wattrelos. Voici son contenu. Le Conseil municipal de Wattrelos a voté une surtaxe sur les charbons et les alcools dans le but d’ériger une nouvelle mairie. Il semble que la mairie actuelle est encore en état de servir pendant nombre d’années et qu’il serait préférable de faire construire avec cet argent une école mixte au Laboureur, car nos enfants sont obligés si nous voulons leur donner un peu d’instruction, de faire une route de trois quarts d’heure pour aller en classe, et cela à travers la pluie et le froid.

En avril 1912, les pourparlers pour l’achat du terrain sont en cours. Plusieurs propositions sont à l’étude, qui tournent autour de la rue Faidherbe, de la rue des trois bouteilles et de la carrière Dhalluin. Entre-temps le Préfet du Nord M. Trépont a validé le projet de construction aux conditions suivantes : que le terrain destiné à la construction du groupe scolaire du Laboureur soit suffisamment spacieux pour permettre la construction d’une école de garçons à cinq classes dont trois seraient bâties immédiatement, d’une école de filles de cinq classes dont trois seraient bâties immédiatement, et d’une école maternelle à trois classes. Le Préfet demande de hâter les démarches pour le choix du terrain afin d’établir au plus tôt les plans et devis des écoles projetées, pour qu’ils soient soumis au conseil général. À la réception de cette lettre, Joseph Thérin maire de Wattrelos charge M. Louis Barbotin architecte, 34 rue de Lille à Roubaix de donner son avis sur le choix du terrain. Celui-ci s’exécute et délivre ses observations par écrit. Tous les projets tournant autour de l’emplacement de la future place de la République qui n’est alors qu’un terrain cultivé en partie et encadré par des rues ou des sentiers.

Vue aérienne 1932 IGN Vue de la place de la république

Un premier projet front à la rue Faidherbe près du groupe d’habitations des Trois Bouteilles serait englobé par les constructions sur les trois faces. À rejeter. Un deuxième projet front à la carrière Dhalluin, près de la ferme de Tombequines est jugé un peu étroit. Les rues sont projetées et sans égouts. Orientation passable, aléas à prévoir du côté de la ferme. À rejeter. Un troisième projet situé à l’angle de la rue Faidherbe et de la carrière Dhalluin semblerait convenir. Maximum d’air et de lumière, de soleil, bonne orientation. Aqueducs existant carrière Dhalluin et à exécuter rue Faidherbe. La meilleure proposition qui nécessitera toutefois un drainage. Facile d’accès. Un quatrième projet angle de la rue Faidherbe et de la carrière Dhalluin, orienté différemment. Avantages du précédent, sauf qu’il sera enclavé sur le grand côté, à classer en second choix. Enfin une cinquième proposition sur la Carrière Dhalluin et la rue à ouvrir parallèlement à la rue Faidherbe, le terrain n’est aqueduqué que sur la carrière Dhallluin. Que deviendront les terrains contigus ? Le terrain est irrégulier avec difficulté d’accès, de surveillance de l’école, avec de grands frais de clôture. À rejeter. Les meilleurs projets sont donc les 3 et 4e. Mais les propriétaires MM. Carissimo, en exigent toujours 11 francs le m² utile. On décide d’envoyer des habitants du Laboureur, M. Labbé notamment, pour négocier et faire baisser les prix. Entre-temps interviennent les élections et la nouvelle municipalité dirigée par Henri Briffaut reprend le dossier.

Les propositions 3 et 4, à l’angle des rues Faidherbe et Lafayette (ex carrière Dhalluin) sont toujours les meilleures, mais le prix est inchangé. On argumente alors sur l’emplacement qui serait assez éloigné du noyau de construction formant le faubourg du Laboureur. Il faudrait l’installer au centre même du faubourg et justement un terrain se prête avantageusement au projet. L’inspecteur a donné son aval. Le nouvel emplacement se trouve facilement accessible par les rues des Arts , des Trois Bouteilles et de Roubaix et sans le danger des tramways et éloigné de toute industrie insalubre ou incommode. La parcelle appartient à MM. Salembier de Lys lez Lannoy et forme un trapèze de 3687 m2 et il est proposé à 10 francs du m². Le 24 septembre, c’est d’accord pour le conducteur des travaux et dans la foulée pour le conseil municipal. Les plans seront confiés à M. Albert Buhrer architecte.

En juin 1914, on en est aux adjudications pour la construction de ce groupe scolaire du Laboureur. Une répartition en sept lots : premier lot, terrassements, maçonnerie, malgré une proposition remportée par M. Planckaert de Roubaix, celle-ci n’est pas déclarée valable. Pas d’adjudicataire. Deuxième lot : carrelage et parquets. MM Raingaut de Roubaix et Duhamel de Wattrelos restent en concurrence mais le premier se retire. Troisième lot : plafonnage, entreprise Decock à Roubaix. Quatrième lot : charpente, menuiserie, quincaillerie, mobilier : Mme veuve Katanens à Roubaix. Cinquième lot : serrurerie, Pauwels Lemaire adjudicataire. Sixième lot : couverture, plomberie, installation sanitaire, gaz : Emile Henri. Septième lot : peinture, vitrerie, tapisserie, Alexandre Hautefeuille de Roubaix.

On s’apprête donc à construire dès que la liste des adjudicataires sera complète. Mais le 1er août 1914, c’est la déclaration de guerre et la mobilisation générale.