Alfred Derly – la 357 Roubaisienne ( suite )

Après le décès d’Alfred Derly, un membre du club de tir, Didier Masquelier, reprend l’armurerie du 197 rue de Lannoy à Roubaix, continue l’activité et accède à la présidence du club de tir « la 357 Roubaisienne » .

Didier Masquelier aime les challenges. Il décide en début d’année 1987, de tenter de faire battre le record du monde de tir, par son club « La 357 Roubaisienne ». Le précédent record date de 1984, détenu par l’équipe de Somain dont Didier Masquelier figurait d’ailleurs parmi les compétiteurs.

Après de longues semaines de préparation, Didier est enfin prêt. Il choisit donc la date des 5 et 6 Septembre 1987 pour le déroulement de l’épreuve.

document TV FR3 régionale

Ce record du monde consiste à faire le maximum de points, en 24h non stop, avec un revolver 38 Spécial, en position « bras franc ouvert », c’est à dire bras tendu sans support. C’est donc particulièrement épuisant pour les trois hommes qui participent à cette tentative : Dominique Constant 31 ans, Patrice Fristot 33 ans et Michel Leclercq 27 ans.

André Diligent donne le coup d’envoi ( document Nord Eclair )

Didier Masquelier est un homme de communication et il invite André Diligent pour donner le coup d’envoi le samedi 5 Septembre à 11h. Par ailleurs, il fait venir la presse locale ( NE et VDN ) et même la télévision ( FR3 régionale ) pour relater cet événement exceptionnel. Les passants peuvent voir le déroulement des épreuves, sur des écrans vidéo installés dans le magasin.

document Nord Eclair

Le 6 Septembre à 11h, le record du monde est pulvérisé : 78.480 points alors que la performance précédente était de 66.150 points ! Près de 10.000 cartouches ont été tirées, à 25 mètres de distance, dans un cercle de 12 cm de diamètre.

document Nord Eclair

C’est l’explosion de joie, pour les 3 compétiteurs, mais également pour l’ensemble des 250 membres du club, sur fond de « Marseillaise » dans la rue de Lannoy.

Les 3 champions du monde devant l’armurerie ( document TV FR3 régionale )

Au début des années 1990, des problèmes financiers entraînent Didier Masquelier à fermer malheureusement son armurerie. Le local commercial reste vide. La 357 Roubaisienne, quant à elle, continue son activité de club sportif, mais avec quelques difficultés : Mme veuve Derly, propriétaire des locaux décide de vendre son immeuble du 197 rue de Lannoy en 2010 à un investisseur local qui demande bien sûr un loyer conséquent. Des présidents se succèdent alors, à la tête du club sportif dans les années 2000, avec des problèmes de gestion. Le nombre d’adhérents chute à 80 personnes en 2013. Le club est à deux doigts de la fermeture.

document D. Houte

En 2014, le vice-président Dominique Houte devient président de la 357 Roubaisienne. C’est également un communiquant : il crée une ambiance sympathique parmi les adhérents, redresse la barre de façon importante et fait construire dans la cour, un stand de tir supplémentaire de 10m pour la compétition mais également pour l’école de tir ( adolescents et jeunes adultes ).

le nouveau stand de tir à 10 mètres ( Photo BT )

De nos jours, la 357 Roubaisienne fonctionne de façon très satisfaisante : 400 personnes sont licenciées dans ce club de tir roubaisien qui devient le 4° de la région en nombre d’adhérents. Le bilan financier devient positif ; le club arrive même à financer l’acquisition de ses locaux en 2020.

la salle de détente ( document D. Houte )

A l’entrée du club, une plaque commémorative est apposée en mémoire d’Alfred Derly, fondateur et président de « La 357 Roubaisienne ».

Remerciements à Dominique Houte, ainsi qu’aux archives municipales.

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Alfred Derly – la 357 Roubaisienne

Alfred Derly est artisan électricien. En 1947, il installe sa petite entreprise au 334 rue de Lannoy à Roubaix, à deux pas du boulevard de Reims. Alfred est locataire ; son entreprise d’électricité générale s’appelle « Au Grand Cheval Blanc » du nom de la courée voisine qui se situe au N° 332.

document collection privée

En 1951, Alfred Derly effectue quelques travaux de rénovation ( maçonnerie menuiserie et peinture ). Les affaires fonctionnent correctement et dans les années 1960, Alfred n’hésite pas à communiquer régulièrement par de la publicité dans la presse locale.

Publicité Nord Eclair

Au début des années 1970, son fils qui porte le même prénom, Alfred, vient l’aider dans l’entreprise qui devient alors, Alfred Derly et fils.

Progressivement, Alfred étend l’activité en proposant une gamme d’appareils d’électro-ménager et du matériel de vidéo surveillance.

documents collection privée
Alfred Derly en 1972 ( document Nord Eclair )

Les affaires deviennent plus difficiles à la fin des années 1970, car la concurrence des grandes surfaces en appareils électro-ménagers, lustrerie et alarmes, devient féroce. Et puis, Alfred, passionné par les armes depuis son enfance, a une idée bien précise en tête, c’est d’ouvrir une armurerie à Roubaix.

L’occasion se présente en 1978, lorsqu’il achète à Lucien Lagache un local, au 197 de la rue de Lannoy, d’une surface de plus de 600 m2. Ce terrain était autrefois occupé par l’entreprise Divol, grossiste en fruits et légumes. Sa façade a été transformée par son propriétaire, Lucien Lagache, en 1973 ; une large vitrine remplace désormais les deux petites fenêtres, afin de donner à ce bâtiment un aspect plus commercial.

document archives municipales

Alfred Derly effectue ensuite quelques travaux, en 1981 à savoir : repousser la grille d’entrée située sous le porche, aménager l’intérieur de son magasin et surtout installer des systèmes de sécurité efficaces et indispensables pour une armurerie.

document archives municipales

Au fond du terrain, il aménage un stand de tir de 17m de long au sous sol, et crée le club de tir : La 357 roubaisienne.

document archives municipales

L’objectif d’Alfred est, bien sûr, de vendre des armes de tir à ses clients, mais également de leur proposer de les stocker dans ses coffres forts, en attente de leur autorisation de détention. Très bonne stratégie pour démarrer son activité, car le succès est au rendez vous. La 357 Roubaisienne est un club sportif privé, un stand de tir fédéral affilié à la FFT Fédération Française de Tir.

document collection privée

Soudain, le 2 Mars 1984, c’est l’effroi : Alfred Derly est assassiné dans son magasin, par un inconnu, d’une balle de 22 LR dans la nuque.

document Nord Eclair

Dans le quartier, les voisins sont consternés, et viennent aux nouvelles devant la façade du magasin. La police procède aux premières investigations. Alfred Derly était honorablement connu et très estimé dans le quartier. Il était également vice président de l’union des commerçants de la rue de Lannoy.

document Nord Eclair

L’enquête piétine. La police judiciaire diffuse alors, dans la presse locale un portrait robot pour tenter de retrouver l’auteur de ce crime, mais sans succès. L’assassin ne sera jamais retrouvé.

document Nord Eclair

Quelques temps après, un membre du club de tir, Didier Masquelier reprend l’armurerie, succède à la présidence de « La 357 Roubaisienne » et continue l’activité.

à suivre . . .

Remerciements à Dominique Houte, ainsi qu’aux archives municipales

Carré Saint Jean

Suite de l’article intitulé : Les Petites Soeurs des Pauvres,

Le couvent des « petites sœurs des pauvres » de Roubaix ferme définitivement ses portes en 1999. Le bâtiment reste inoccupé quelques temps. La ville se retrouve avec une friche immobilière de plus de 10.000 m2 qui semble bien difficile à réutiliser.

En 2007, l’imagination intarissable des architectes et promoteurs immobiliers voient là l’occasion de construire un programme mixte de logements à proximité du centre ville. Ce projet ambitieux est orchestré par le groupe « Pascal Boulanger Réalisations » à Lille. Le cabinet d’architecture Escudié-Fermaut à Tourcoing est choisi pour l’étude et la conception.

documents archives municipales

Le site est composé de plusieurs anciens bâtiments qui sont réhabilités. Un immeuble neuf vient compléter l’ensemble en reformant le front bâti de la rue Saint Jean.

80 logements réhabilités dans le bâtiment principal : Bat A ( Photo BT )

Les travaux s’étalent sur plusieurs années, par différentes étapes successives. Le chantier commence par le ravalement de toutes les façades : les briques sont nettoyées et rejointoyées avec un joint rouge. Les anciens châssis sont remplacés par des fenêtres bois de couleur noire. L’ensemble de la toiture est remplacé par des tuiles en terre cuite de couleur gris anthracite. 3 ascenseurs sont construits sur les façades arrières, et sont habillés d’un bardage en bois.

documents archives municipales et photo BT

Les anciennes écuries ( Bat D ) sont transformées en 9 petites maisonnettes fonctionnelles et coquettes.

documents archives municipales et photo BT

La chapelle invisible de la rue est conservée. Elle comporte deux lofts et un logement-atelier d’artiste ( Bat F ).

document Nord Eclair et photo BT

Un immeuble neuf complémentaire de 20 logements ( Bat E ) est construit en front à rue. Il s’agit d’appartements en location gérés par Logis Métropole (SA d’ HLM).

documents archives municipales

La large porte située rue du coq français est rénovée et la statue de Saint Joseph restaurée.

Photo BT

Les espaces verts ne sont pas oubliés. 3 parkings sont créés dont 1 sous- terrain. Ils sont bien séparés entre eux, de façon à limiter la surface dédiée aux voitures, pour libérer de véritables zones d’espaces verts piétonnes.

document Google Maps

L’objectif est atteint : conserver au mieux les anciens bâtiments en les adaptant aux nécessités des logements neufs. Cette superbe réalisation regroupe au total, plus d’une centaine de logements répartis en appartements, maisonnettes et lofts dans un environnement insolite, calme et paisible.

document Nord Eclair

Remerciements aux archives municipales

Les petites sœurs des pauvres

Un asile de vieillard (comme on l’appelle à l’époque) est fondé provisoirement à Roubaix, en 1860, rue de l’Embranchement (aujourd’hui, la rue de Lille). L’abbé Masse, doyen de Saint Martin et plusieurs industriels y font venir « les petites soeurs des pauvres ». Il s’agit d’une congrégation religieuse qui a pour mission la fraternité dédiée aux soins des personnes âgées, pauvres et malades.

En 1862, les bienfaiteurs de l’œuvre achètent un terrain de 10.234 m2 au 52 rue Saint Jean pour y installer le bâtiment définitif et participent au financement de sa construction grâce à des dons et des souscriptions particulières.

La façade de la rue Saint Jean ( document archives municipales )

La construction se termine en 1864. Le bâtiment peut recevoir 150 personnes. Une grande chapelle dans l’axe central, et qui n’est pas visible de la rue, sépare les deux ailes : les hommes à gauche et les femmes à droite. A cette époque, les chambres sont des dortoirs, les lits sont séparés par un simple rideau.

En 1882, la maison s’est encore agrandie de manière à pouvoir recevoir 235  »vieillards » et 22 petites sœurs, aidées par de nombreux bénévoles.

Plan ( document archives municipales )

A l’intérieur, les écuries se trouvent à gauche du bâtiment et l’entrée des chevaux se fait ainsi par la rue du coq Français. Au fond se trouve la buanderie. Une cour intérieure se trouve au centre du bâtiment principal, pour les jardins mais également pour la basse-cour où les animaux peuvent promener à leur aise en liberté : poules, coqs, canards et même moutons. Sur la droite, se trouve la salle des fêtes et le vestiaire. L’aumônerie quant à elle, se trouve juste à côté au 38 de la rue Saint Jean.

l’aumônerie au 38 qui existe toujours de nos jours ( photo BT )

De nombreux bénévoles reçoivent les dons des particuliers, des vêtements ainsi que des meubles pour remise en état en vue d’une future revente.

documents collection privée
document Nord Éclair

Les écuries deviennent des lieux d’expositions, en Novembre de chaque année. Les travaux manuels des pensionnaires y sont en effet mis en vente : vannerie, rotin, fer forgé, tricot, broderie, dentelle, tableaux, peluches. L’argent ainsi récolté est une aide pour les missions des « petites sœurs des pauvres » à l’étranger pour les pays en voie de développement sur les 5 continents.

document Nord Eclair

Au début des années 1960, la maison de retraite ( appelée autrefois : l’asile de vieillards ) change d’appellation et devient « Ma Maison ». La salle de restauration est refaite, l’accueil est plus sympathique et chaleureux, les jardins extérieurs sont soignés : tout est fait, pour que les personnes âgées se sentent chez eux, comme à la maison.

document collection privée

En 1962, on décide enfin d’élargir généreusement la porte cochère. En effet, l’étroite porte d’entrée ne permet plus aux camions de pouvoir accéder à la cour pour effectuer les livraisons.

document Nord Eclair et archives municipales

Un club du 3° âge est créé en 1973, pour les personnes âgées qui habitent le quartier. Leur local est aménagé dans les anciennes écuries, d’une façon remarquable : murs de briques nettoyées, cheminée rustique, meubles anciens restaurés par les pensionnaires ; l’atmosphère est chaude et sympathique.

Les personnes habitant le quartier peuvent venir au club, tous les jours de 14h à 18h, pour jouer aux cartes et à d’autres jeux de société.

document Nord Éclair

En 1999, le bâtiment a désormais 135 ans d’existence ! Des travaux très importants sont nécessaires : travaux d’aménagement et de modernisation car les locaux sont très vétustes, et travaux de sécurité, car le bâtiment est loin de répondre aux normes de sécurité obligatoires.

Compte tenu des sommes importantes que ces travaux représentent, les sœurs quittent les lieux. Elles vont se diriger vers d’autres centres des petites sœurs, et en particulier à La Madeleine. Le centre des « petites sœurs des pauvres » de Roubaix ferme donc définitivement ses portes, en cette même année 1999.

À suivre . . .

Remerciements aux Archives Municipales, à la SER, ainsi qu’à Manuela Screpel, Soeur Adelaïde et Monique Gheerolfs.

Au Décor

document B. Gabreau

A la fin des années 1930, Jean Raquet reprend un magasin de tissus pour ameublement au 98 rue de Lannoy à Roubaix, à l’angle de la rue Saint Jean. En 1943, il demande à son architecte M Spender, place de la Gare, d’établir un projet de rénovation de son magasin à l’enseigne « Au Décor ». Continuer la lecture de « Au Décor »

Les cycles Florin

Paul Florin tient un commerce de cycles au 10 rue Jeanne d’Arc, face aux halles de la ville, au début des années 1930.

Paul Florin devant son magasin ( document Jean-Marc Hurtebize )

Les cycles ont toujours été une affaire de famille chez les Florin. Paul et son fils, Gustave, tenaient déjà un commerce de vélocipèdes, rue Carnot à Wattrelos, depuis de nombreuses années. Continuer la lecture de « Les cycles Florin »

Camus Duhayon

Émile Camus naît à Roubaix en 1882. Il effectue son service militaire au début des années 1900, dans un atelier qui confectionne des uniformes militaires. Il se passionne pour cette activité très nouvelle pour lui : la confection, les tissus, la couture.

Emile Camus et Hélène Debodinance ( document A. Violette )

Continuer la lecture de « Camus Duhayon »

Les accordéons Waeterloos

En 1898, Victor Waeterloos répare quelques instruments de musique et en particulier des accordéons diatoniques, pour subvenir à ses besoins. Son fils, François Waeterloos, né en 1893 à Lille, aide son père dès l’âge de 12 ans en commençant à réparer également les accordéons.

En 1927, François vient s’installer à Roubaix, au 173 bis rue de Lannoy. C’est une petite échoppe, bien située, qui lui permet de se faire connaître très rapidement. Le succès est immédiat et il se trouve très rapidement à l’étroit dans sa petite boutique.

L’occasion se présente deux années plus tard, en 1929, puisqu’il déménage juste en face au 186 rue de Lannoy où se situait auparavant l’atelier d’un tailleur : F. Ponteville.

Papier en tête ( Document P. Waeterloos )

Le local est beaucoup plus vaste. François installe son atelier au fond de la maison. et peut y loger à l’étage avec son épouse Hélène, et leur fils Francis.

François est un homme passionné. Il signe un accord d’exclusivité pour vendre les accordéons Scandalli ( marque prestigieuse italienne ) après avoir bénéficié d’une formation chez le fabricant, car seule l’industrie italienne possède la technologie nécessaire.

Accordéon Scandalli distribué par F. Waeterloos et carte postale publicitaire avec quelques fautes d’orthographe ! ( Documents collection privée )

L’accordéon est un instrument de musique complexe, composé de 5000 pièces différentes. Sa réparation nécessite donc du matériel important, des machines outils de précision.

L’accordéon n’a plus de secrets pour François qui les répare très facilement. Il décide alors de fabriquer lui-même ses propres pianos à bretelles ! Il crée la marque Stella. Il s’agit d’un accordéon chromatique, ce qui permet à l’instrument de proposer une gamme de sons plus étendue et améliore de façon très sensible, la plage musicale. Son épouse Hélène s’occupe de la gestion du magasin.

François et son accordéon Stella ( Document P. Waeterloos )

Leur fils, Francis ( 3° génération ) apporte une aide précieuse à l’atelier pour la fabrication, et au commerce pour la vente. Il devient passionné, tout comme son père et son grand père. Il décide de développer l’activité en proposant à la clientèle des partitions, des cahiers de musique, des méthodes de solfèges.

Francis Waeterloos à l’atelier ( photo de gauche ) et au magasin devant les accordéons Stella ( photo de droite ) Documents P. Waeterloos.
Francis Waeterloos, à gauche son père François, à droite le fidèle employé Jean Pavlus ( Document NE 1955 )

Le conservatoire de musique de la rue de Soubise lui passe des commandes très importantes et régulières de matériel et de partitions. Francis prend conscience de l’importance des contacts avec la clientèle ; il entreprend alors une démarche commerciale auprès des professeurs de musique, des fanfares, des harmonies, des écoles de musique, et des accordéonistes célèbres comme Charles Verstraete ou Jean Prez.

Document collection privée

En plus de la gamme « Stella », fortement appréciée par les musiciens professionnels et virtuoses, Francis crée une nouvelle marque qu’il appelle« Pierfi » en l’honneur de la naissance de son fils, Pierre. C’est un accordéon, plus léger, plus compact, et donc mieux adapté pour les jeunes amateurs.

( Document P. Waeterloos )

Francis profite de ce lancement pour présenter sa gamme complète, à la foire commerciale de Lille, en 1956.

Stand à la foire commerciale de Lille ( Document P. Waeterloos )

Francis part dans les Vosges pour se former au métier de luthier, car il souhaite développer la vente et la réparation de tous les instruments de musique. Pendant cette période, son père François gère le magasin, aidé par sa belle fille Marguerite Tanghe, qui s’occupe également de l’éducation de leurs deux fils, Pierre et François. Une fois son diplôme obtenu, Francis propose alors à sa clientèle des instruments à corde, des instruments à vent, en bref une gamme complète, sauf peut-être, les pianos.

Le magasin au début des années 1960 ( Document P. Waeterloos )
Francis présente ses instruments de musique à la salle Watremez en 1966 ( Document P. Waeterloos )

Dans les années 1960-1970, la guitare électrique se développe de façon importante. De nombreux groupes viennent s’approvisionner chez Waeterloos, en particulier les frères Cogoni : « les Sunlights ».

Les orgues, synthétiseurs, amplis, micros, font partie aussi de la nouvelle gamme de produits demandés par les groupes de rock.

Document collection privée

A la fin des années 1960, Francis a l’opportunité de louer le commerce voisin au 188 rue de Lannoy. Cela lui permet d’étendre sa vitrine et de développer la gamme de produits proposés. La place disponible de l’arrière boutique lui permet de stocker les instruments et de créer un bureau.

le magasin à la fin des années 1970 ( Document P. Waeterloos )

Les deux fils de Francis ne souhaitent pas continuer l’activité : Pierre devient professeur d’éducation physique, et François s’oriente vers la pharmacie. Francis continue donc seul. En 1992, il a 65 ans et souhaite prendre une retraite bien méritée. Ne trouvant pas de repreneur à son affaire, il se voit malheureusement contraint de fermer le magasin de musique Waeterloos, en fin d’année 1992.

( Document P. Waeterloos )

Remerciements à Pierre et François Waeterloos pour leurs témoignages, documents et photos.