Villa Eeckman

Au 94 rue de la gare à Roubaix, se trouve un imposant bâtiment construit à la fin du siècle dernier, et occupé par « La Flandre », grosse compagnie d’assurance, administrée par Mrs Eeckman et Tettelin.

Le 94 rue de la Gare ( document collection privée )
Publicité « La Flandre » ( document collection privée )

André Eeckman habite sur place dans l’un des étages. En 1927, il souhaite se faire construire une villa. Il négocie l’achat d’un terrain vierge de 1324 m2, situé au 33 bis boulevard de Beaurepaire, appartenant à la famille de son épouse : les frères Courouble, meuniers au 35 du boulevard de Beaurepaire. André fait appel à l’architecte Maillard à Tourcoing, pour établir les plans de sa future propriété.

cadastre
façade ( document archives municipales )

La propriété est immense, le rez de chaussée d’une surface de près de 300 m2 comprend, le hall d’entrée, un garage pour deux voitures, un salon, un vestiaire, un living-room, une salle à manger, une cuisine, un office et une terrasse.

Plan du rez de chaussée ( document archives municipales )

Le 1° étage est composé de 4 chambres dont une suite parentale, une salle de jeux, un vestibule, deux salles de bains, des toilettes et une lingerie. Le second étage a pratiquement la même surface.

Façade avant ( document archives municipales )
Vue du jardin ( document archives municipales )

André Eeckmann-Courouble et son épouse, habitent cette demeure, pendant de nombreuses années. Au décès d’André, au début des années 1950, sa veuve reste dans les locaux jusqu’au début des années 1970.

De nos jours, la villa Eeckmann est inoccupée et semble même à l’abandon.

Porte d’entrée ( Photo BT )

Remerciements aux archives municipales

Alfred Damez chroniqueur sportif

Alfred Damez est né à Audruicq dans le Pas de Calais le 18 décembre 1870. Après ses études, il entra dans l’administration des finances et vint s’installer comme percepteur à Roubaix en 1894. Son esprit d’organisation et sa vive intelligence l’incitent à développer son activité, ainsi devient-il secrétaire général fondateur de la Fédération Industrielle et commerciale de Roubaix Tourcoing. Puis il fonde le Comptoir Cotonnier Français, organisme collectif d’exportation en 1918. il en assure le secrétariat général ainsi que celui du Syndicat des fabricants de tissus de Roubaix-Tourcoing. Il prendra une part primordiale dans le fonctionnement des principaux groupements textiles tels que la Fédération lainière internationale, le Contentieux général des industries textiles, ou encore l’Association française des fabricants de tissus, l’Union française des filateurs de laines peignées, et le Comité central de la laine dont il sera le directeur.

Alfred Damez 1870-1956

Voilà un homme important et déjà fort occupé. Cependant il intéresse particulièrement le monde sportif, car il fut chargé de la rubrique sportive du Journal de Roubaix avant la première guerre. Grace à lui nous sommes informés sur l’évolution du sport en ce début de vingtième siècle. Il collabora aussi à d’autres hebdomadaires. Alfred Damez était un passionné de sport, et il ne se contenta pas d’écrire, il fut le premier animateur du Nord Touriste dont il fut le secrétaire général fondateur. Il apporta également son concours au développement de l’Automobile Club du Nord de la France. Il obtint les palmes académiques en 1906 et de nombreuses autres décorations, dont la rosette d’officier de la Légion d’Honneur en 1936. Il est décédé à Paris le vendredi 10 février 1956 après une vie bien remplie.

L’histoire de la musique à Hem – 10

Partie 8 Les chorales (suite)

Chorales Laïques

Cantar’Hem

C’est en 1979 que la chorale hémoise Cantar’Hem voit le jour ; composée d’une trentaine de personnes elle se présente au 2ème festival de Chant Choral avant de fonder une association présidée par Christian Lebrun. Dirigée par Jean-Jacques Delneste elle est aidée, pour ses débuts, par deux animateurs de l’Atelier Régional de Musique qui en deviennent membres d’honneur.

Fondation de l’association Cantar’Hem en 1979 (Document Nord-Eclair)

Très vite le succès est au rendez-vous et les 20 personnes qui la composent au début des années 1980 ne suffisent plus, notamment au niveau des voix masculines. C’est la raison pour laquelle, en 1985, pour pouvoir assurer ses concerts au meilleur niveau, la chorale lance un appel dans la presse locale en vue de recruter de nouveaux chanteurs. Cela n’empêche pas la chorale de se produire dans les rues pour la 1ère fête de la musique en juin 1983.

Le succès de Cantar’Hem au début des années 1980 (Documents Nord-Eclair)

Les répétitions ont alors lieu dans la cantine de l’école du Parc de la Mairie, avant d’être accueillies à l’école Notre Dame de Lourdes et ce jusqu’à la construction de la Cantoria. En 1988, c’est Luc Delva, professeur de musique et chef de choeur exigeant, qui prend la direction de Cantar’Hem. Renée Prévot est alors présidente de l’association dont elle laissera les rênes à Armelle Drouffe en 1999 alors que la chorale fête ses 20 ans.

Cantar’Hem fête ses 20 ans en chantant (Document Nord-Eclair)

Au début des années 2000, avec la chef de cœur Ariane Stelandre, la soixantaine de choristes se produit en public à plusieurs occasions alternant une première partie plutôt classique et une deuxième nettement plus contemporaine, quelques soient les lieux qui l’accueillent : églises dont l’acoustique n’a que peu de concurrents et salle Leplat pour la Sainte Cécile par exemple.

Cantar’Hem au début des années 2000 (Documents Nord-Eclair)

Par la suite la chorale se dote d’un piano numérique, grâce à une subvention exceptionnelle de 2000 euros attribuée par l’Etat. La présidente de l’époque, Thérése Noclain, explique que cet instrument doit permettre à la soixantaine de choristes hémois de se faire régulièrement accompagner par un musicien sur les morceaux qui le nécessitent sans entraîner de frais de location.

Le piano numérique acheté en 2009 (Document Tout’Hem)

Culture et Liberté

2 ans après la création de Cantar’Hem, une nouvelle chorale fait son apparition, en 1981. L’association, créée par Lucien Delvarre, se compose à la fois d’un groupe de réflexion apolitique et d’une chorale dont il est le chef de choeur, mais aussi guitariste et pianiste sur synthétiseur. Composée d’une vingtaine de choristes, la chorale a un répertoire varié et répète au Centre Social des Hauts-Champs, avenue Laennec.

Les logos de l’association et de la chorale et une idée de leur répertoire varié et leur participation à la fête de la musique en 1989 (Documents Historihem)

Pour son dixième anniversaire, en 1991, la chorale, qui compte alors une cinquantaine de personnes, se produit lors d’un concert où elle mélange tous les styles, toujours sous la direction de son chef de choeur historique : Lucien Delvarre. C’est au cours de cette même décennie que Culture et Liberté se produit sur la prestigieuse scène du Colisée à Roubaix, en 1994.

Dixième anniversaire en 1991 et le Colisée en 1994 (Documents Historihem)

Dans la seconde moitié de la décennie, Culture et Liberté participe au forum des associations et la chorale, qui répète toujours au Centre Social des Hauts-Champs, se produit à l’église Saint-André pour la Sainte-Cécile, après avoir dûment participé à la fête de la musique, mais elle entonne aussi l’hymne hémois en 1999 en accompagnement de l’orchestre dirigé par Patrick Salmon.

Forum des associations en 1995, Fête de la Musique et Sainte-Cécile en 1998, hymne hémois en 1999 et les répétitions au Centre Social (Documents Historihem et Nord-Eclair)

Les années 2000 ne font pas exception à la règle et la chorale, qui a fêté ses 20 ans, toujours menée par Lucien Delvarre, fête la Sainte-Cécile à l’église Saint-André, et participe à la fête de la musique hémoise.

Anniversaire des 20 ans, fête de Sainte-Cécile à Saint-André en 2002 et 2004, fête de la musique en 2006 (Documents Historihem)

La chorale intervient également régulièrement pour des animations musicales dans les écoles mais aussi dans les maisons de retraite, les résidences seniors et les foyers logement. Depuis janvier 2010, Culture et Liberté a déménagé à l’Espace Linné, 277 avenue Linné à Roubaix.

Interventions dans les écoles mais aussi dans les maisons de retraite (Documents Historihem)

Décibel

Créée en septembre 1990, c’est en 1991 que Décibel, l’association de jeunes chanteurs en mouvement, émanation de l’atelier musical de Toufflers, donne son 1er gala à la salle des fêtes de Hem avec l’aide de l’association Bien vivre à Hem à l’organisation. Moments forts : Pascale Selosse accompagnée par son frère à la guitare, l’apparition de la troupe hémoise avec masque et gants blancs dans une lumière noire. Citons aussi la participation de la troupe wattrelosienne « le temps de vivre ».

1er gala pour Décibel en 1991 (Documents Nord-Eclair et Tout Hem)

Le groupe hémois dispose de ses propres musiciens : Maïté Willem aux claviers, Stéphane Leriche à la batterie, et Florence Fotinar au saxophone, même si certaines des chansons sont interprétées sur bande orchestre. Son président Luc Brunin peut compter sur 37 talents, âgés de 14 à 25 ans, qu’il fait répéter à l’école Notre Dame de Lourdes, rue du Docteur Coubronne.

Les 3 musiciens et la troupe lors de la dernière répétition avant gala à l’école en 1991 (Document Nord-Eclair)

Durant l’été 1991, ils ont l’opportunité de rencontrer Michel Fugain à Tourcoing, et lui dédicacent un tee-shirt de Decibel. Leur but, dès lors, est de faire vivre une sorte de big bazar. Ils sont maintenant 47 : chanteurs-danseurs, techniciens, administrateurs, chorégraphes et musiciens. La moyenne d’âge du groupe a rajeuni : 17 ans, et quelques membres du groupe fabriquent eux-mêmes les costumes.

Decibel rêve du Big Bazar (Document Nord-Eclair)

Durant les années qui suivent Décibel, dont la troupe augmente régulièrement, poursuit ses spectacles colorés et en mouvement : à la salle des fêtes de Hem bien sûr mais également dans d’autres villes de la région, en Allemagne dans le cadre du jumelage avec Wiehl et au festival Nuits de Champagne à Troyes. Les répétitions ont à présent lieu à la salle des fêtes de Hem. Décibel devient « la vedette » du Festival de Musique et de chant de la ville.

Décibel à Hem, à Calais pour un défilé historique et répétitions en salle des fêtes en 1993, durant le festival de musique et de chant en 1994 (Documents Nord-Eclair)

Decibel fête ses 5 ans en 1995 avec un spectacle spécialement préparé pour l’occasion à la salle des fêtes de Hem. Durant la deuxième partie de la décennie, cette chorale pas comme les autres se produit non seulement à Hem, mais aussi à Mouvaux, Bousbecque et Wattrelos. En 1999, pour le printemps musical, Décibel reçoit le renfort d’Esser, un groupe d’amis composé en partie d’anciens de Décibel, qui se produit pour la 1ère fois sur la scène hémoise.

Décibel fête ses 5 ans en 1995, à Mouvaux en 1996, à Hem en 1997 et 1998, au printemps musical en 1999 (Documents Nord-Eclair)

L’entrée dans le 21ème siècle voit la troupe se renouveler avec des jeunes de 14 à 25 ans chantant à 4 voix et évoluant toujours sur des chorégraphies originales.

Week-end studieux à La Gorgue en 2000 et printemps musical hémois en 2003 (Documents Nord-Eclair)

Fabien Tartare, président de l’association, et ses décibélistes, âgés de 14 à 27 ans, enchainent toujours les représentations durant la décennie 2010. Avec une trentaine d’artistes, Décibel offre un spectacle à la fois musical et chorégraphique qui met en couleur la variété française et qui attire plusieurs centaines de spectateurs. Elle continue à chercher de nouvelles voix chaque année.

Une troupe haute en couleur en 2012, 3 jours sur les routes sentimentales en 2014, cherche de nouvelles voix en 2015 (Documents Voix du Nord)

En 2015, Décibel fête ses 25 ans. Chaque année un nouveau spectacle, présenté en avant première à Hem, tourne ensuite beaucoup : manifestations caritatives, fêtes de la musique ou festivités diverses dans les villes voisines comme pour des entreprises voire même des particuliers qui souhaitent leur présence pour des fêtes familiales.

Les 25 ans de Décibel (Document Tout Hem et Voix du Nord)

Autant en emporte le chant, c’est le nom du tout nouveau spectacle que présente Décibel en 2016, toujours dans l’héritage de Michel Fugain et de son Big Bazar, dans l’idée de proposer quelque chose de très varié dans des costumes très colorés. Puis ce sera Vivre à enchanter qui revisitera un répertoire musical toujours très varié 2 ans plus tard.

Décibel en 2016 (Documents You Tube et Voix du Nord)

Remerciements à l’association Historihem

La ligne 5

En 1894, la Compagnie Nouvelle des Tramways de Roubaix-Tourcoing se substitue à la première du nom. Sa naissance est impatiemment attendue par les roubaisiens qui réclamant à cor et à cris des lignes nouvelles pour compléter les existantes. La municipalité, de son côté, fait pression depuis le début des années 80 sur l’ancienne société, régie par un syndic de liquidation, pour obtenir ces lignes et achever le réseau.

En particulier, elle prévoit dans son cahier des charges une ligne numéro 5 dite de Roubaix à Tourcoing par les boulevards et qui, partant de la grand place de Roubaix et passant par la gare, emprunterait les rues de l’Alma, Saint Vincent de Paul, la rue d’Alsace et le boulevard de la République. Longue de près de 2000 mètres à Roubaix, elle se poursuivrait à Tourcoing par le boulevard Gambetta et la rue Faidherbe pour aboutir à la place principale.

Le tracé de la ligne sur un plan de 1919

Une communication du maire au conseil municipal établit qu’ en 1895, la ligne est construite et exploitée. La compagnie pose un second fil aérien par souci de sécuriser l’alimentation venue du dépôt du laboureur vers Roubaix et vers Tourcoing avec l’approbation de la ville. Il s’agit « d’alimenter les lignes du réseau de Tourcoing, en même temps qu’à secourir, en cas d’accident, le fil actuel ». Par ailleurs, la voie est doublée dans l’avenue de la Gare dans un premier temps, puis, progressivement, tout le long de son parcours.

Lors de la modification des appellations en 1905, la ligne prend l’indice E.

Partant du terminus situé devant l’église St Martin grand Place, la ligne emprunte, après une large courbe à droite, la toute nouvelle rue de la gare dont on voit l’entrée au premier plan sur la photo.

La grand place

La voie est toute droite ensuite jusqu’à la gare, suivant l’alignement de la rue.

La rue de la gare

Après avoir remonté cette prestigieuse avenue, et avant de parvenir à la gare, nous rencontrons une bretelle double permettant l’échange entre les voies dans les deux sens, installée là pour faciliter les manœuvres sur la place.

L’arrivée à la place de la gare

La ligne parvient alors à la place de la gare que nous voyons sur la photo suivante, prise vers la grand-place. Il faut à ce moment ignorer la raquette qui permet de faire demi-tour devant la gare, et se diriger à droite (à gauche sur la vue suivante) et emprunter la rue de l’Alma après être passé devant le kiosque central.

Nous allons suivre un instant la rue de l’Alma, partageant les rails avec la ligne 1bis, jusqu’au carrefour avec la rue St Vincent que nous prendrons à gauche pour traverser le pont sur le chemin de fer.

La courbe vers le pont

L’ouvrage traversé, nous nous trouvons sur la place de la Patrie, face à la rue d’Alsace que nous allons emprunter. Au coin sur la gauche, le débit de boissons, tenu en 1906 par monsieur Parsis, a conservé son état jusqu’à récemment, sous l’enseigne de « la Patrie ». Ici encore, la voie est double et en alignement. Les deux motrices qui se croisent sur la photo tractent chacune une remorque.

la place de la Patrie

Après une longue ligne droite, la voie parvient au croisement avec le boulevard d’Armentières et prend en face le boulevard de la république. L’estaminet qui fait le coin à gauche est avant la première guerre sous la férule de monsieur Baillon. C’est aujourd’hui une agence immobilière. Celui de droite, à l’enseigne « aux deux villes », sous celle de monsieur Vandenbroecke. Il abrite aujourd’hui une pharmacie.

La ligne suit le boulevard de la République, toujours en droite ligne vers Tourcoing. Les alignements d’arbres ont disparu de nos jours. Sur ce parcours, le métro a remplacé le tramway, ce qui prouve la pertinence des choix de tracé faits à l’époque.

La ligne poursuit son chemin, toujours en alignement, jusqu’au quai de Dunkerque et le canal, qu’elle franchit sur le pont de la République, construit en 1874, démoli par les allemands en 1918, et reconstruit en 1922. Il sera de nouveau reconstruit lors de la création de la voie rapide qui a profondément modifié les berges du canal.

Le pont de la République. A droite, Tourcoing

La ligne va maintenant pénétrer sur le territoire de Tourcoing.

A suivre…

Les documents proviennent des archives municipales et de la médiathèque de Roubaix.

Jean-Baptiste Glorieux, aéronaute

Jean-Baptiste Glorieux naît à Tournai le 13 Juin 1834. Ses parents, Jean-Baptiste et Angélique Glorieux arrivent à Roubaix dix années plus tard. Leur fils reçoit une instruction élémentaire classique. A 15 ans, il exerce la profession de tisserand puis tourneur et entreprend son Tour de France en qualité de compagnon. Il est très curieux par nature et s’intéresse à plein de choses, il emploie ses loisirs à étudier la mécanique, la physique, la chimie et acquiert un solide bagage scientifique, toujours à la recherche de la perfection. Jean Baptiste adore également le théâtre, il fait partie de la troupe Roïau de Joseph Couvreur.

Théâtre Roïau – Jean-Baptiste Glorieux marqué d’une croix noire ( document collection privée )

Depuis son enfance, Jean-Baptiste est passionné par les ballons et répète toujours : « Si j’avais de l’argent, je ferais un ballon, et je monterais ». Avec quelques camarades, il achète de la toile de calicot et construit son sphérique.

Jean-Baptiste Glorieux ( document Nord Eclair )

Le 15 Août 1861, dans la rue d’Inkermann, ils allument des bottes de paille pour remplacer le gaz, mais malheureusement le ballon ne veut pas décoller ! Jean-Baptiste ne se décourage pas, cet échec galvanise sa volonté. Il recommence alors, fabrique un ballon dans la salle de la Grande Harmonie, l’emmène dans les champs le 12 Septembre 1861, et enfin il décolle et atterrit un peu plus loin à la Broche de Fer. Jean Baptiste est fou de joie et ne pense qu’à repartir. Il réalise une deuxième ascension à Tourcoing avec son ballon « Le Vengeur » qu’il monte sans nacelle, assis sur une planche de bois, ce qui fait frémir les foules quand il se balance sous le ballon. Il rejoint le plancher des vaches à Wasquehal. Cette deuxième ascension marque le début de ses succès, il devient alors très connu et fait partie des aéronautes les plus remarquables de la région. Ses premiers succès le motive encore davantage. Dans sa maison de la rue Decrême, il produit d’innombrables ballons : l’Hercule, le Titan, l’Eclair, le Zephyr et le Jupiter.

document Bernard Thiebaut

Dans les années 1860, Jean Baptiste multiplie les ascensions toujours couronnées d’un plein succès. Il est acrobate et talentueux, avec son sang-froid habituel, il exécute régulièrement des exercices de gymnastique périlleux, sur un trapèze placé sous la nacelle.

document Bernard Thiebaut

Les ascensions sont nombreuses dans toutes les villes de la région et même en Belgique. En Septembre 1868, à Tournai, Jean Baptiste annonce un vol en ballon avec largage d’un parachutiste ! La foule se presse sur la place Verte, pour assister à cet événement. Jean Baptiste est accompagné, cette fois-ci de son frère qui occupe une place sous la nacelle. Lorsque le ballon arrive à la hauteur de 600 mètres, sur la plaine St Martin, Jean Baptiste coupe la corde qui relie son frère. Il tombe rapidement d’une vingtaine de mètres, et le parachute s’ouvre. Les deux frères sont ovationnés pour cette action unique et courageuse. Cette démonstration exceptionnelle permet à Jean-Baptiste d’être applaudi par le public à chaque prouesse.

Il pousse parfois l’audace jusqu’à tirer un feu d’artifice depuis son ballon. Il effectue aussi parfois des ascensions, monté à califourchon sur un baudet, ce qui lui permet d’inscrire sur son papier à lettres : « ascensions équestres » !

document Bernard Thiebaut

Les ascensions se multiplient de plus en plus, et les aventures aussi. Lors d’une démonstration à Nantes, à bord du « Zodiaque », il s’aperçoit tout à coup, que son ballon va se poser sur une voie ferrée, alors qu’un train arrive à grande vitesse. Il a juste le temps de lâcher du lest, pour reprendre un peu de hauteur et échapper à une catastrophe, mais le ballon va s’accrocher au sommet d’un arbre, d’où il faut aller le retirer de sa fâcheuse position. Quelques années plus tard, Jean-Baptiste Glorieux part de Lille avec son « Jupiter » qui jauge 500 mètres cube, et se retrouve à une heure du matin au dessus de la Manche. Il lutte pour essayer de maintenir l’altitude nécessaire, mais se retrouve en difficulté et amerrit au large. Fort heureusement, un navire « Le Brighton » qui assure la liaison Newheaven-Dieppe passe à proximité. Le capitaine du navire aperçoit le ballon qui se trouve à une distance de 4 miles et fait descendre une chaloupe pour lui porter secours. Les hommes arrivent juste à temps, car la nacelle est déjà submergée. Jean-Baptiste est sauvé.

document Journal de Roubaix

Mais la plupart des ascensions se passent bien, sans problème particulier, et les quelques incidents relatés ne ralentissent en rien la volonté de l’aéronaute de continuer d’exercer sa passion. Sa gloire grandit à la mesure de son audace.

JB Glorieux au dessus de la nacelle ( document bnr )

à suivre . . .

Remerciements à Bernard Thiebaut ainsi qu’aux archives municipales.

Les 3 fermes rue des Ecoles à Hem

Au début du vingtième siècle Hem est un village de moins de 5000 âmes à vocation essentiellement agricole et compte 33 fermes. Les travaux sont pénibles et les horaires démentiels : l’ouvrier agricole est aux champs de 4 heures à 20 heures. Dès l’âge de 7 ans les enfants sont employés de 7h à 19h pour démarier les betteraves, désherber le lin, garder les vaches ou ramasser les pommes de terre.

En 1933, trois fermes à cour carrée regroupées apparaissent déjà sur les photos aériennes de la rue des Ecoles, non loin du Château Olivier. En dehors du terrain du châtelain et des 3 fermes la rue n’est alors bordée que de champs. Hem a longtemps été renommée pour la qualité de ses endives.

Photo aérienne de 1933 de la rue des Ecoles et plan comparatif de la partie où se trouvaient les 3 fermes (Document IGN et Historihem)

Instantané de mémoire extrait du Recueil des petites et grandes Histoires des quartiers des 3 baudets et de la Lionderie, Denise en 1956 : « Je suis venue ici, j’avais 13 ans. C’était la campagne ici, des fermes, des champs, des vaches…A la fin des récoltes, on allait glaner les pommes de terre et les navets… ».

La 1ère ferme située sur la gauche en venant du château est la propriété de Georges Duthoit qui la tient de son père Jules. La famille Duthoit a exploité cette ferme depuis le dix-huitième siècle. Georges Duthoit est le 1er des 3 fermiers a être exproprié au début des années 1960.

Photo aérienne de la ferme Duthoit en 1962 et photo de la cour intérieure (Documents IGN et Historihem)

La deuxième ferme, située du même côté de la rue un peu plus loin, est celle de Louis Bayart dont la famille a exploité la ferme dès le dix-neuvième siècle. Louis Bayart est également exproprié à la même époque alors qu’il avait repris la ferme familiale au sortir de la seconde guerre mondiale.

Photo aérienne de la ferme Bayart en 1962 (Document IGN)

Enfin, de l’autre côté de la rue des Ecoles, en face de cette dernière, se trouve la ferme de Roger Crepel, exploitée par ses ancêtres depuis le dix-neuvième siècle. Roger Crepel est le dernier à être exproprié vers 1964.

Photo aérienne de la ferme Crepel en 1962 (Document IGN) et photos de sa cour intérieure (Document Historihem)

Photo de la ferme Crepel en 1964 prise depuis la cour avec vue sur les nouvelles constructions (Document Historihem)

En effet, dans les années 1960, est lancé le programme de construction de lotissements des Hauts-Champs et il n’y a plus de place pour les terrains agricoles. Il faut loger les habitants d’une ville qui grandit de manière anarchique à cette époque. Lorsque l’on compare les photos aériennes de 1962 et de 1971, la physionomie du quartier a totalement changé.

Photos aériennes de 1962 et 1971 (Documents IGN)

Après les 138 logements de la cité Jardins des 3 Baudets, réalisés dans les années 1950, c’est la première génération d’ HLM qui couvre en effet la plaine des Hauts-Champs dans les années 1960 puis à la fin de celles-ci un ensemble de 1146 logements voit le jour à Longchamp et 280 logements apparaissent avec la cité des 3 Fermes.

Plans reprenant chaque quartier : 3 Baudets en haut et 3 Fermes en bas (Documents Cityzia)

Doc 7 bis Plans reprenant chaque quartier : Hauts-Champs en haut et Longchamp en bas (Documents Cityzia)

Dès lors les quartiers nord deviennent surtout destinés aux logements populaires puisque près de 4000 logements HLM y sont installés au début des années 1980 et y représentent 90 % du patrimoine bâti. Quant aux maisons individuelles des Hauts-Champs, Trois Fermes et Trois Baudets elles accueillent 70 % de ménages ouvriers.

La construction grignote inlassablement la terre agraire et, si la commune de Hem a longtemps gardé un caractère rural très développé elle s’urbanise à grande vitesse à compter du milieu du vingtième siècle et rajeunit dans le même temps. La ville de Hem est alors appelée : cité dortoir, car la croissance des emplois n’a pas suivi la croissance démographique et les hémois vont travailler dans les grandes villes voisines : Roubaix, Tourcoing, Wattrelos, voire même Lille.

Avant guerre, il existait à Hem une quarantaine de fermes ; en 50 il en restait 33 et dans les années 60, ce nombre tombe à 24, puis à 17 dans les années 1980. Les fermes restantes s’adonnent surtout à la culture des céréales : blé, orge et avoine. La plupart possèdent des vaches et récoltent aussi du foin et des betteraves fourragères. Enfin leur grande spécialité est la pomme de terre. Il n’est pas rare alors de voir certains agriculteurs faire la tournée des quartiers dans leur camionnette pour les vendre à domicile.

La disparition de l’agriculture (Document Au Temps d’Hem)

A suivre…

Remerciements à la ville de Hem et à l’Association Historihem ainsi qu’à Jacquy Delaporte, Christian Teel et Chantal Guillaume  pour leur bande dessinée Au Temps d’Hem et au Théâtre de l’Aventure pour son ouvrage  Recueil des petites et grandes Histoires des quartiers des 3 baudets et de la Lionderie 

L’église de Beaulieu

Quelques arbres balancent leurs hautes cimes dans le lointain. Ils forment ce qu’on a appelé autrefois le bois de Beaulieu. Sur la même éminence de terrain, à gauche, on trouve le cœur de la nouvelle paroisse, le centre vivant qui réunira l’église en projet, le presbytère déjà commencé et la salle d’œuvres qui s’achève. C’est dans cette dernière servant d’église provisoire que sera installé dimanche prochain M. l’abbé Huart, le sympathique vicaire de Notre Dame de Roubaix, nommé curé de ce populeux quartier.

L’église provisoire de Beaulieu et le presbytère doc JdeRx

Cette construction assez vaste a 36 mètres de longueur sur 11 de largeur. Elle est rectangulaire et présente dans toute son étendue les mêmes dimensions. Qu’on ne s’attende pas à trouver des nefs et des autels latéraux. Cette salle n’est que provisoire et sera ramenée à son véritable rôle celui de patronage et de salle d’œuvres aussitôt la nouvelle église édifiée.

Un élégant autel a été dressé pour les besoins du culte et ses colonnettes légères et gracieusement sculptées ainsi que ses autres parties proviennent du reposoir que l’on dressait rue du Grand Chemin, lors des processions de Roubaix. Au dessus de la porte d’entrée s’élève un campanile ajouré qui contient la cloche d’un poids de 430 kilos. Elle épandra désormais dans l’immense plaine qui comprend les multiples hameaux groupés autour de l’humble clocher ses nouvelles rumeurs. À son appel, les habitants de Beaulieu, de la Houzarde, du Petit-Paris, du Malgré-Tout, du Nouveau-Monde, du Nouveau-Riche, de la Martelotte, du Plouys viendront en foule se grouper dans leur maison commune.

Car dans cette partie de Wattrelos, commente le journaliste conservateur, se trouve l’ancienne population restée fidèle à ses traditions religieuses. On y rencontre de jolies fermes, et d’antiques maisons tassées sur elles-mêmes, où l’on entend le murmure incessant des métiers à tisser. L’atelier est encore inconnu dans ces coins retirés où subsiste le travail familial (artisanal?). Aussi ne faut-il pas s’étonner que la foi y soit restée profonde et que les habitants aient conservé avec leurs pratiques religieuses, des âmes droites et foncièrement honnêtes. Les habitations sont éparpillées parmi les champs en groupes très divers, dont les noms ont ce parfum vieillot qui n’est pas sans charme. Mais la variété des hameaux ne sera pas un obstacle à l’unité de la paroisse. Ils auront d’ailleurs pour les réunir et les garder dans le même culte un prêtre au cœur dévoué et à l’expérience très sûre. Son départ de la paroisse de Notre-Dame où il était vicaire et dirigeait le cercle d’études laisse de grands regrets. Ses nombreux amis de Roubaix vont sûrement lui faire cortège dimanche prochain et visiter la nouvelle paroisse où s’exercera désormais son zèle sacerdotal. Nul doute que cette manifestation de sympathie n’obtienne un magnifique succès. Depuis deux mois déjà, les habitants préparent les décorations, les guirlandes qui se dérouleront sur tout le parcours. Des trois mille paroissiens, bien peu manqueront de suivre leur pasteur. Tous se feront un plaisir d’assister à l’éveil de la vie religieuse à l’éclosion de la nouvelle paroisse de Beaulieu dont le fonctionnement commencera dès lundi prochain.

L’abbé Huart doc JdeRx

Une société de musique comprenant soixante membres a été formée à l’occasion de l’installation de M. l’abbé Huart et prêtera son concours au cortège. Les cavaliers et les cyclistes sont convoqués pour deux heures précises dimanche rue d’Audenarde en face de la Perche. La commission les y attendra et elle fait par la même occasion un appel à tous les cavaliers et cyclistes désireux de participer. Le cortège démarre de l’église Saint Maclou à Wattrelos. Il partira à deux heures et demie de la première maison de la rue de la Baillerie, où commence la nouvelle paroisse. Participent à ce cortège outre les cavaliers et les cyclistes, les enfants de chœur, le suisse, la musique de Roubaix « La Fanfare de la Liberté », le patronage Saint Germain de Roubaix, les petites filles en blanc, les jeunes filles, les enfants de Marie de Wattrelos, les garçons, les jeunes gens, les gymnastes de Wattrelos, la musique de la paroisse, les hommes, le clergé. Quatre cavaliers fermeront la marche. Le cortège suit la rue de la Baillerie, et arrive à l’église par la ferme Leruste.

à suivre

d’après le Journal de Roubaix

Ballet du Nord ( 3 )

Après le départ de Carolyn Carlson, le chorégraphe Olivier Dubois est nommé par Aurélie Filippetti, ministre française de la Culture en 2014, pour être le nouveau directeur du Ballet du Nord / Centre Chorégraphique National de Roubaix. Olivier est danseur et chorégraphe, c’est une figure majeure de la danse. Précision, audace de l’écriture et engagement physique des danseurs sont sa signature. Olivier salue le bon bilan de Carolyn, et sait qu’il a une chance exceptionnelle de disposer d’un CCN aujourd’hui sain. Il arrive confiant, avec un projet optimiste et soucieux de défendre l’audace et le plaisir.

document Nord Eclair

En 2015, il crée deux nouvelles pièces: « Mon Elue noire Sacre #2 », un solo pour Germaine Acogny, et « Les Mémoires d’un seigneur », interprété par un danseur de la Compagnie et 40 danseurs amateurs masculins. Olivier Dubois partage en effet aussi ses créations, « Envers et face à tous », avec des danseurs amateurs de tous horizons et de tous âges sur Roubaix.

Envers et face à tous au Colisée ( document YouTube )

Mais des difficultés apparaissent cette première année : La Voix du Nord parle d’un déficit important et d’un audit qui établit la souffrance psychologique au sein du personnel, résultat d’un management défaillant. Olivier annonce son départ, à la fin de son contrat fin 2017.

Sylvain Groud est nommé à la direction du Ballet du Nord, CCN Roubaix Hauts-de-France, par la ministre de la Culture Françoise Nyssen. Il succède donc officiellement à Olivier Dubois au 1 Janvier 2018.

Sylvain Groud ( document Ballet du Nord )

Sylvain Groud est un chorégraphe d’origine normande, il a créé avec sa compagnie MAD, plus de 30 pièces depuis 1994. Il a la volonté ferme de placer le CCN dans une dynamique partenariale locale, régionale et transfrontalière, notamment grâce au déploiement d’un CCN mobile.

« Si je danse depuis si longtemps, c’est pour laisser exprimer le corps et tout ce qui se passe entre les corps, dans l’espace, explique Sylvain Groud, le processus de création dans la rencontre, c’est mon leitmotiv, je ne fais que tourner autour de cette question. »

Au printemps 2018, il présente des créations majeures : « Let’s move » spectacle participatif et « La déclaration » avec Naïssam Jalal.

document Ballet du Nord

« On va sortir la danse du CCN pour aller dans la ville, en lien avec les autres structures culturelles, précise son directeur adjoint Denis Lucas. On va faire en sorte que le CCN soit un lieu de pratique pour les gens de Roubaix en mettant en place les ateliers parents-enfants, les ateliers pour les différents types de population. »

En Novembre 2018, c’est la fête au Colisée. Le public a répondu présent à Sylvain Groud, quand il propose de faire monter sur scène, une centaine de spectateurs. L’objectif de cette création « Let’s move » est de faire danser et chanter qui veut. Pari réussi ! Des volontaires qui partagent la scène avec des danseurs professionnels, c’est ça, la réussite !

document Nord Eclair

La période Covid arrive en 2020. Le confinement saisit le monde, la situation est difficile pour tous les spectacles. En réaction à la crise sanitaire, Sylvain Groud crée la pièce « 4m² » pour essayer de réduire la distance que le spectacle met entre l’artiste et le spectateur. C’est une pièce qui questionne notre rapport à l’espace, aux relations humaines, à la liberté.

Doc 32 document Nord Eclair

Dans les années 2020, Sylvain Groud continue comme l’avaient fait certains ou certaines de ses illustres prédécesseurs, de multiplier les spectacles dans des lieux divers et surprenants. Ehpad pour les personnes âgées, Vélodrome de Roubaix pour les activités sportives, l’usine Stellantis pour les gestes d’ouvriers, bassin minier, collège, commerces etc

Vélodrome de Roubaix ( document Nord Eclair )

À l’automne 2021, il crée deux duos chorégraphiques : « L’autre » et « Lorsque l’enfant était enfant ». La première de sa nouvelle création, pièce pour 5 danseurs et 5 musiciens, intitulée « Le banquet des merveilles » a lieu le 13 novembre 2024 au Colisée de Roubaix.

Sylvain Groud ( document Ballet du Nord )

L’École du Ballet du Nord, dont les liens avec l’université de Lille et le partenariat avec l’ESMD, (Ecole Supérieure de Musique et de Danse de Lille) mis en place en 2012 ont favorisé la formation au diplôme de professeur de danse de plus d’une centaine de jeunes enseignants, finalise son rattachement au Conservatoire de Roubaix à la rentrée 2025/26. Elle est désormais détachée du Centre Chorégraphique National pour devenir pleinement le département des études chorégraphiques du CRD : Conservatoire à Rayonnement Départemental.

Le 19/21 ( document Ballet du Nord )

Depuis 43 années, le Ballet du Nord reste à l’écoute du grand public. Il organise chaque premier mardi du mois de 19h à 21h, des réunions gratuites pour les participants à la soirée 19 / 21 : expérience singulière faîte d’improvisation, de liberté et de rencontres, au Grand Studio du Colisée ( ancien dancing à l’étage ), espace toujours dédié à la danse.

Ballet du Nord ( document B. Vanalderwelt )

Remerciements à Bernard Vanalderwelt, Robert Pereira, Pascal Minam-Borier et Henri Mayet ainsi qu’aux archives municipales.

Juin 1906

Le journal des sports juin 1906

Course à pied. Le Challenge Dupont organisé par le Stade Roubaisien comprend les épreuves suivantes : 80 mètres, lancement du poids et saut en longueur, marche, lancement du disque, 200 mètres, sur deux jours. Un 500 mètres et un 1500 mètres par relais composent le Prix de la Commission.

Le Bonner Fussball Verein doc Wikipedia

Football. Le RCR en Allemagne va affronter le Bonner Fussball Verein (Bonn). Le lendemain les roubaisiens rencontreront une équipe de Cologne. La composition de l’équipe du RCR est la suivante : dans les buts Renaux, arrières Lavoignet, Jean Dubly, demis, Vandendriessche, Charles Renaux, Smeets, avants, Sartorius, Jénicot, François, Hargrave (cap), Perche.

Concours de véhicules industriels à Tourcoing. Organisé par l’Automobile Club du Nord de la France, ce concours s’est déroulé en sept étapes, la dernière étant complétée par une épreuve de consommation, tenant compte de la capacité de liquide (sic) nécessaire à chaque véhicule pour transporter 1000 kilos de charge utile sur un kilomètre. Dans la catégorie des transports en commun (12 à 24 personnes) c’est l’Auto Omnibus Delahaye qui l’emporte devant un véhicule Bayard Clément. Les autres catégories concernaient les véhicules de transport de marchandises, répartis en différentes sous catégories.

Le transporteur Bayard Clément [Collection Jules Beau. Année 1906 / [Concours International de véhicules industriels, Paris – Tourcoing, 

Tennis. Les engagements pour le prix Maurice Dubrulle Handicap Single sont reçus au Chalet de Beaumont jusqu’au vendredi 8 au soir. Les matchs commenceront le dimanche 10 juin à 9 heures. Parmi les compétiteurs, les frères Léon et Jean Dubly, Albert Jénicot, Hargrave, Sartorius.

Pub tennistique Vroman doc JdeRx

Aviron. Régates internationales du Blanc Seau. Le 10 juin, le Cercle Nautique de l’Aviron Roubaisien organise des régates auxquelles participeront les équipes de Boulogne, Calais, Dunkerque, Douai, Valenciennes, Abbeville, Gand, Bruxelles et Roubaix. Il y aura de la qualité, les champion de France et d’Europe 1906 sont également engagés. Un match de water-polo clôturera cette réunion sportive, qui opposera les équipes premières des Enfants de Neptune de Tourcoing et du Racing Club de Roubaix et qui sera arbitré par M. Treffel de Lille. Le temps ne favorisera pas le déroulement des épreuves. Pour la course des débutants, l’Éclair du Sport Nautique d’Abbeville remporte l’épreuve. La course des juniors voit la victoire de l’Union Nautique de Lille. La troisième courses, juniors seniors, est gagnée par la Fine Allure du Sport Nautique de Douai. La 4e course des seniors est remportée par l’Union Nautique de Lille. La 5e course des juniors a été gagnée par Aubépine de l’Émulation Nautique de Calais. La 6e courses seniors a vu la victoire de Papa Reuze du Sporting Dunkerquois. La malchance s’est acharnée sur les embarcations du Cercle Nautique de l’Aviron Roubaisien : divers incidents ou accidents tels que avirons brisés ont empêché le cercle de bien participer. Le match de water-polo a été remporté par les roubaisiens sur le score de 4-1.

Course à pied. Championnats du Nord à Calais. En finale du 100 mètres, Malfait du RCR gagne et s’attribue également le 400 mètres. Le 800 mètres revient au calaisien Dufourneau ainsi que le 1000 mètres. Le 110 mètres haies est remporté par Édouard Catteau du RCR. Vasseur du Stade Roubaisien remporte le concours de lancer du disque. Les roubaisiens auront donc remporté quatre titres de champion du Nord.

Cyclisme. Grande journée du demi-fond au vélodrome. Avec César Garin, Lepoutre, Dupuis, et une course de motocyclettes. César Garin remporte les trois manches. Chute de Lepoutre, commotion cérébrale et contusions sur tout le corps. La course des motocyclettes est remportée par Olieslagers devant Dupuis.

Tir. Le roubaisien Albert Courquin a été classé premier de l’équipe française et champion du monde de tir debout. Cela se passait à Milan dans le cadre du match des nations. M. Courquin est un membre de la société du Tir National de Roubaix.

L’histoire de la musique à Hem – 9

Partie 7 Les chorales (suite)

Les chorales du 20ème siècle

Le festival de chant choral

C’est à l’église Saint-André qu’a lieu le festival de chant choral organisé par le syndicat d’initiative de Hem lors de la 2ème édition, en 1979. Les petits chanteurs de Lomme Bourg, la Chorale de l’Europe, la chorale A cœur Joie se produisent devant un large public de connaisseurs venus de Hem et des environs.

Festival de chant choral en 1979 (Documents Nord-Eclair)

En 1981, la quatrième édition se déroule également dans la chapelle des Hauts Champs et rassemble, outre la chorale Cantar’Hem (voir ci après) qui ouvre le spectacle, celle de l’établissement médical La Sapinière, la Chorale de l’Europe, la chorale Gustave Nadaud mais aussi Vent du Nord, lesquelles font passer une grand moment aux quelques 200 auditeurs présents.

4ème édition du festival en 1981 (Document Nord-Eclair)

Fort de son succès, l’événement s’y renouvelle en 1982, toujours co-organisée par Cantar’Hem et le syndicat d’initiative hémois, avec « Les amis de la chanson » de Tourcoing, les chorales de Wattignies et Beuvry, « Le Tourdion » de Douai et la chorale du Pays de Pévèle de Cysoing.

la 5ème édition en 1982 (Document Nord-Eclair)

L’année suivante c’est l’église Saint-Joseph qui accueille le festival et il n’est pas exclu de changer à nouveau de paroisse pour la prochaine édition afin que chaque secteur de la ville puisse bénéficier de cette animation dont le succès va croissant avec le temps. Les 45 membres de la chorale La Pastourelle de Templeuve (Belgique) y participent aux côtés de plusieurs chorales de la métropole lilloise.

la 6ème édition en 1983 (Document Nord-Eclair)

La septième édition du festival, en 1984, a les honneurs de la presse locale et se déroule à l’église Saint-Corneille, avec un programme riche et multicolore, à l’initiative de Cantar’Hem avec l’appui de la municipalité et de l’association Bien vivre à Hem. L’assistance y est plus nombreuse que jamais, supérieure au nombre de billets vendus.

Festival choral en 1984 (Documents Nord-Eclair)

4 chorales variées sont au rendez-vous : la Chorale de l’Europe, fondée en 1970 à Roubaix, qui donne des concerts à travers la France, a reçu un premier prix lors d’un concours international et a fait presser un 33 tours, la chorale wattrelosienne le Temps de Vivre, crée depuis 12 ans et membre du mouvement Chansons Contemporaines, la chorale O’Musica d’Aniche, affiliée au mouvement A Coeur Joie depuis ses 10 ans d’existence et enfin la chorale Plein Chant des choeurs de la Vallée de la Marque avec ses 16 ans d’existence.

4 chorales des environs en 1984 (Documents Nord-Eclair)

Le 9ème festival rassemble, en 1986, six excellentes chorales régionales à l’église Saint-Corneille : celle du conservatoire de Wasquehal, « Collegium Musicum » des universités de Lille, Voix Si Voix La de la Madeleine, Cohors Generosa de Saint-Omer, la Cantarella d’Arras sans oublier bien sûr la chorale organisatrice à savoir Cantar’Hem.

Six chorales régionales en 1986 (Document Nord-Eclair)

Pour mettre le succès du festival au service d’une bonne cause, il est décidé, en 1989, pour sa 11ème édition qui se déroule à Saint-Corneille, de le dédier au profit d’une association qui s’occupe notamment d’enfants handicapés par suite d’autisme ou de psychoses infantiles. Le festival rassemble des chorales de Lille, Wattrelos, Toufflers et Baisieux autour de Cantar’Hem qui fête alors déjà son 10ème anniversaire.

Le 11ème festival au service d’une bonne cause (Document Nord-Eclair)

Enfin, en décembre 1990, a lieu la 12ème et avant dernière édition de chant choral (sous cette forme) avec 5 chorales régionales réunies devant un public nombreux et enthousiaste, dont des chorales de jeunes : les chorales Saint Paul de Hem et Saint Martin de Nieppe.

Le 12ème festival de Hem en décembre 1990 (Document Tout’Hem)

C’est le festival de Musique et de chant qui prend la suite du festival de chant choral à partir de 1992, et pour 7 années consécutives à l’issue desquelles ce nouveau festival sera remplacé en 1999 par le printemps musical.

Affiches du festival de musique et de chant (Documents Historihem)

Remerciements à l’association Historihem

à suivre…