Clinique du docteur Omez ( 1 )

Yves Omez naît en 1914. Il poursuit ses études à la faculté de médecine à Lille. En 1939, il publie une thèse pour le doctorat en médecine : une étude clinique sur le sarcome de l’intestin grêle. Il est chef de clinique à la faculté de Lille et en 1941, il devient chirurgien spécialisé en gynécologie et ouvre son cabinet de consultation au 75 rue de la Gare à Roubaix.

Document Retro News

Yves Omez souhaite créer et construire sa propre clinique. Pour ce faire, il trouve un terrain au 16 boulevard de Cambrai à Roubaix. La surface est d’environ 2500 m2, le terrain est tout en longueur avec une façade large de 30m sur le boulevard. C’était autrefois le domicile de René Derville Dubar négociant.

Vue aérienne du château Derville Dubar au début des années 1950 au 16 boulevard de Cambrai ( document IGN )

En 1957, il dépose une demande de permis de construire pour une clinique chirurgicale sur son terrain récemment acquis. Il fait appel au cabinet de l’architecte Pierre Neveux, situé avenue Anatole France à Roubaix, pour établir son projet. Il est nécessaire de démolir le château en mauvais état, de garder les deux petits bâtiments latéraux : à droite, le logement du concierge et à gauche, le garage et dépendance qui deviendront deux logements pour le personnel.

 
documents archives municipales

La construction de la clinique démarre en 1958. Au rez de chaussée, se trouve l’entrée latérale côté droit du bâtiment, le hall, une salle d’opération très moderne, deux bureaux pour le chirurgien et l’anesthésiste, un escalier, un monte malades, plusieurs salles pour les infirmières et 9 chambres très spacieuses d’environ 20m2. A l’étage, sont situés les bureaux des infirmières, la lingerie, la réserve et des chambres identiques à celles du rez de chaussée.

plan du rez de chaussée de la clinique ( document archives municipales )

Les travaux vont bon train, et se terminent au printemps 1960. L’inauguration a lieu en Juillet de cette même année, en présence de Victor Provo et de nombreuses personnalités. Lors de la visite, chacun apprécie alors ce bâtiment magnifique, tout blanc, ombragé par quelques beaux arbres, le tout entouré de pelouses vertes ornées de rosiers. 27 chambres confortables sont prêtes pour accueillir les malades, toutes sont dotées d’un confort inhabituel, avec téléphone, télévision, radio, colonne d’oxygène etc. Tout a été étudié rationnellement pour assurer le confort et le repos du malade. La salle d’opération est parfaite, et certainement la plus moderne d’Europe à ce jour.

Inauguration de la clinique ( document Nord Eclair Juillet 1960 )

La compétence professionnelle du docteur Yves Omez et du médecin anesthésiste André Senneville amènent un succès complet. La clinique ne désemplit pas, et ce, pendant plusieurs années. Le code de déontologie interdit aux médecins de faire de la publicité, mais ce sont surtout les patients ( tes ) qui communiquent entre eux par le bouche à oreille, sur le sérieux et la réputation de la clinique Omez.

Au milieu des années 1970, le succès est tel qu’il faut songer à agrandir l’établissement. Le docteur Yves Omez, qui habite désormais au 221 rue Verte à Croix, rachète un terrain voisin à l’arrière de sa clinique avec un accès secondaire donnant sur l’impasse Planquart située sur la commune de Croix. Il demande donc un permis de construire en 1977 pour l’extension de sa clinique sur les communes de Roubaix et Croix. Le terrain s’étale alors sur une surface totale de 4960 m2 ( 2660 sur Roubaix et 2300 sur Croix ).

document archives municipales

Ce projet d’agrandissement comprend la création de 18 lits d’hospitalisation supplémentaires, ce qui porte la capacité de 27 à 45 lits, un nouveau bloc opératoire, une salle de stérilisation, une salle de radio et un parking avec 37 places de plus, soit un nombre total de 47 places de stationnement.

document archives municipales

Une nouvelle extension de la clinique a lieu en 1984, par la création d’un petit bâtiment sur le devant et le côté gauche de la façade du boulevard de Cambrai. Cet agrandissement concerne la création d’un restaurant pour le personnel, d’une réserve, de deux pharmacies et d’une chaufferie. En 1998, le docteur Yves Omez a 84 ans. Il revend son établissement à la polyclinique du Bois à Lille. Une dernière extension a lieu en 1999 laquelle consiste à installer une nouvelle salle d’opération et des locaux attenants, au deuxième étage ( au troisième niveau ) des bâtiments existants.

documents archives municipales

à suivre . . .

Remerciements aux archives municipales

Zone d’activité des 4 Vents (suite 2)

Au cours de cette même période, l’avenue Pinay accueille plusieurs sociétés au n°9 à savoir : Centradel, centrale d’achat non alimentaire, fermée en 2010, Fermière de Gally, mais aussi ID Claye, ID Gometz et IDT, commerces de détail de fleurs, fermés en 2007.

le n°9 en 2023 (Documents Google Maps)

Au n°1, dans une partie de l’immense bâtiment construit à l’emplacement de la briqueterie, lequel abrite aussi les n°2 et 8, s’installe Ensovo, entreprise d’entreposage et stockage non frigorifique, toujours active. Au 2 bis, on trouve : LTGR, activité de conseil, Scalair, traitement de données, hébergement et activités connexes, et Vade France, société d’édition de logiciels applicatifs, rejoint en 2013 par Vade Group, toujours actives.

Société Ensovo au n°1 de l’avenue Pinay (Documents Google Maps et site internet)
Le 2 bis avenue Pinay en 2020 et 2023 et Vade en 2017 (Documents Google Maps et site internet)

Le n°12 accueille durant cette même période : la centrale d’achats non alimentaire d’Auchan, OIA (Organisation Intragroupe des Achats) dont le siège se situe à Croix, laquelle abrite depuis le showroom d’Audacity Auchan, dont l’activité est la vente à distance sur catalogue. Le bâtiment abrite également les sociétés Lacoste (toujours active) et Dactyl Buro Office (fermée en 2021), commerce de gros, ainsi qu’Outillage du Nord, réparation d’ouvrages en métaux (fermée fin 2023).

Audacity Auchan en 2019 (Documents Google Maps et site internet)
Le n°12 abritant Lacoste (Documents Google Maps)

La zone des Vents abrite également dans l’avenue Pinay, durant la décennie 2000 : la société de transports Vercaigne et fils, dont le siège est à Neuville en Ferrain (fermée fin 2023), E&C Energy, ingénierie et études techniques (fermée en 2008), Go Media, édition de revues et périodiques (toujours active).

Photos de Vercaigne en 2023 (Documents Google Maps)

Par ailleurs elle accueille dans la rue du Calvaire au n°98 la société Dati Sécurité, laquelle s’installe dans une ancienne habitation vendue en 2008. L’entreprise spécialisée dans les travaux d’installation électrique dans tous locaux y est toujours active à ce jour. Au 187, c’est Vermeulen Matériaux, établissement secondaire d’une entreprise parisienne, qui s’installe à la fin des années 2000 (toujours active).

La maison du 98 vendue en 2008 et Dati Sécurité en 2023 ainsi que le 187 rue du Calvaire en 2023 (Documents Google Maps)

La décennie 2010 ne voit que peu de changements intervenir sur la physionomie de la zone d’activité. Ainsi la rue du Calvaire s’enrichit de la société Publidispatch, du groupe Staci PB3, entreprise d’affrêtement et organisation de transports (toujours actif).

Publidispatch Staci PB3 rue du Calvaire (Documents site internet)

L’avenue Pinay quant à elle accueille au n°2 bis Okto Campus qui réunit trois sociétés sur son site : Vade Secure, spécialisée dans la sécurisation des e-mails, Scalair, opérateur d’infrastructures cloud, et Open10 qui crée des plates-formes de stockage de données.

Inauguration d’Okto Campus en 2017 et photo de son sigle (Document Tout Hem et site internet)

Au n°3 c’est Change your Life, intermédiaire de commerce, qui s’installe (toujours active), Datananas, édition de logiciels applicatifs (toujours active), Primotexto, même activité (fermée en 2017) et la société Signitic, entreprise de programmation informatique, rachetée par le groupe Positive (ex-Sarbacane), dirigé par Mathieu Tarnus. Au n°8, la société Promod crée en 2013 un établissement secondaire pour entreposage et stockage, lequel ferme ses portes en 2020.

Sigles des 3 sociétés précitées au n°3 et photo de Mathieu Tarnus en 2023 (Documents sites internet et gazette du Nord Pas-de-Calais)

Le n°12 accueille durant cette période : Nord Sécurité , commerce de gros de fournitures et équipements industriels divers, établissement de la société Noyer Safia Dexis (fermé en 2022), ECP, entreprise de construction de maisons individuelles (société en cours de clôture), GCNV, entreprise de travaux (fermée en 2015) et enfin Tramac France, commerce de gros de machines pour l’extraction, la construction et le génie civil (fermé en 2020).

Nord Sécurité Dexis (Documents Google Maps) et Tramac France (Document site internet)

Des champs qui il y a presqu’un siècle entouraient la seule entreprise du secteur, il ne reste donc plus rien pas plus que de la briqueterie installée en 1930. En revanche une énorme zone d’activité, faisant la part belle aux nouvelles technologies, y a émergé peu à peu durant les 30 dernières années.

Plan général et photo aérienne de la zone des 4 Vents en 2023 (Documents Google Maps)

Remerciements à l’association Historihem

Avril 1906

Le journal des sports d’avril 1906

Tir. Société de gymnastique l’Ancienne. Dimanche 1er avril, c’est la dernière journée du concours de tir au fusil gras Jouvet à 20 mètres, organisé au 47 rue du Moulin. En international, le premier classé à ce jour a fait 38 points sur 40. La plus belle série d’honneur est de 168 points. Le stand est ouvert dimanche de neuf heures du matin à une heure et de trois heures à sept heures.

Football. Championnat de France. L’équipe première du RCR champion du Nord a battu l’équipe première du club de Reims, champion de l’Est par 7 buts à 0. Les portes de la finale sont donc ouvertes.

Géo Malfait doc Wikipedia

Course à pied. L’excellent sprinter Géo Malfait du RCR, champion de France des 100 et 400 mètres, a été choisi par l’U.S.F.S.A pour représenter la France aux Jeux Olympiques qui auront lieu prochainement à Athènes. Ces jeux olympiques auxquels prennent part les meilleurs athlètes du monde entier, constituent les véritables championnats du monde. Notre concitoyen quittera Roubaix aujourd’hui. On lui souhaite bonne chance.

Football. Grand match international à Roubaix qui accueille le Plumstead Football club de Londres. Le match retour est prévu huit jour plus tard avec une mini-tournée londonnienne. Après quoi, le 29 avril le RCR rencontrera le Club Athlétique de Paris pour la finale du championnat de France.

Football. Le Grand match international entre le RCR et le Plumstead Football club de Londres s’est terminé par une victoire anglaise (5-0). Le score était de 2-0 à la mi-temps, les roubaisiens se sont heurtés à une défense très solide et ont encaissé trois autres buts en seconde mi-temps.

Football. Match retour à Londres entre le Plumstead Football Club et le RCR. Les anglais gagnent à domicile par 3-1. Les roubaisiens ont manqué de sang froid et de précision mais il y a du mieux. François marque le but roubaisien un peu avant la fin du match. Le lendemain, un second match oppose le RCR à l’équipe de Redhill Wernembry, les anglais l’emportent par 6-2. La presse anglaise écrit que les roubaisiens ont été les meilleurs en première mi-temps, mais ont manqué de réussite en seconde. Cette tournée anglaise de préparation avant la finale du championnat de France n’aura pas été inutile pour les derniers réglages de l’équipe.

Le RCR champion de France 1906 doc l’Auto

Football. La finale du championnat de France se joue à Tourcoing. L’équipe du RCR est composée comme suit : but André Renaux, arrières Jean Dubly, Scott, demis Smeets, Charles Renaux, Vandendriessche, avants Sartorius, Hargraeve (cap), François, Jénicot et Perche. L’équipe parisienne et l’équipe roubaisienne sont conduites aux prolongations le score étant de 1-1 à la fin du match. Le RCR va marquer deux fois par François et remporte ainsi le titre pour la quatrième fois.

Tissus Delgrange

Pendant près d’un siècle, plusieurs générations de la famille Delgrange ont été commerçants en tissus à Roubaix, dans le quartier des rues de la Gare, de Blanchemaille et de l’Alma. Léonard Delgrange, né en 1849, est ouvrier dans une grande entreprise textile roubaisienne. Il décide de s’installer négociant en tissus dans une petite échoppe, au 3 rue de l’Hospice, en 1893, puis dans un commerce plus spacieux, au 35 rue de Blanchemaille. A son décès, en 1921, Alexandre, son fils, lui succède. Son deuxième fils, Eugène ouvre un magasin de tissus au 32 rue Blanchemaille. Un autre de ses fils, Léonard, s’installe commerçant en tissus à Lens. Son dernier fils Etienne-Paul tient le commerce de tissus situé au 54 56 rue de l’Alma. Ce dernier est capturé dans les rues de Roubaix par l’armée allemande, avec son fils Paul. Fort heureusement, Ils reviendront tous deux de captivité en 1915. Sa fille, Marie Delgrange, épousera Georges Dufermont et seront également commerçant en tissu au 106 de la rue de la Gare, commerce qui sera ensuite revendu pour devenir Bohin.

Ravet Anceau de 1914
Le 54 56 rue de l’Alma de nos jours ( Photo BT )
le 35 rue de Blanchemaille ( document archives municipales )

Etienne-Paul Delgrange décède en 1927. Sa veuve, Philomène Vanhautère – Delgrange, ouvre son commerce au 67 rue Nain. Lors de son décès, sa fille Elise Delgrange, épouse Ghesquières, reprend le commerce en 1947.

Publicité du 67 rue Nain ( document collection privée )

Paul Delgrange, le fils d’Etienne-Paul, né en 1895, décide à son tour de créer son commerce. Il trouve un local vide au 108 – 110 rue de la Gare, au début des années 1930. C’est un endroit idéal, à l’angle de la rue de Blanchemaille, dans un quartier où sont déjà implantés de nombreux négociants en tissus. Paul effectue quelques travaux de rénovation intérieure et commence son activité.

La façade du 108 rue de la gare ( document archives municipales )
Le plan du magasin ( document archives municipales )

En Septembre 1944, à l’issue de la seconde guerre mondiale, la liberté revient peu à peu sur la ville. Paul décide de rénover sa façade extérieure et de la transformer agréablement pour attirer l’œil des passants.

Façade ( document archives municipales )

Paul propose une gamme de tissus assez complète à sa clientèle, des draperies bien sûr, mais également des soieries, lainages, doublures etc Paul reprend ensuite le commerce voisin au 110 pour agrandir son point de vente.

Paul Delgrange ( document I. Delgrange )

Paul décède en 1961. Sa veuve cède alors l’affaire du 108-110 avenue Jean Lebas ( ancienne rue de la Gare ) à l’entreprise Fournier.

Ets Fournier ( document bnr D. Labbé )
Ets Fournier ( document collection privée )

Pierre Delgrange, le fils de Paul, devient ingénieur diplômé de l’ENSAIT en se spécialisant dans les teintures. Il sera d’abord ingénieur au secrétariat de la laine, puis sera directeur de production d’une usine de résines synthétiques à Béthune pour ensuite rejoindre le sud ouest de la France

Remerciements à Isabelle Delgrange ainsi qu’aux archives municipales

L’histoire de la musique à Hem 4

Partie 4 Les groupes de la Cantoria

L’ensemble orchestral et l’orchestre junior

En juin 1993, après une année de fonctionnement de l’école de musique hémoise « La Cantoria » (sur ce sujet voir un précédent article publié sur notre site), son directeur Patrick Salmon, qui en avait lancé le pari dès la rentrée de septembre 1992, a mis sur pied une classe d’orchestre. Sa première audition publique étant prévue pour le 1er juillet, à l’occasion de la fête de l’école, une première répétition a lieu.

ère répétition de la classe d’orchestre en juin 1993 (Document Nord-Eclair)

C’est en janvier 1994 que l’orchestre de l’école municipale se produit à la Résidence de la Marque. Sous la direction de Patrick Salmon, 25 jeunes musiciens, âgés d’une dizaine d’années, interprètent les traditionnelles mélodies de Noël sous les applaudissements fournis d’un public ravi. Le but avoué est de redonner vie à une harmonie municipale pour la ville qui en a été privée durant 30 ans.

Un concert à la Résidence de la Marque en janvier 1994 (Document Nord-Eclair)

Dès la fin de la même année, il n’est plus question de classe d’orchestre, ni même d’orchestre de l’école de musique mais de l’Ensemble Orchestral de Hem, lequel célèbre la Sainte-Cécile, à la salle Leplat, le 29 novembre. Avec la participation de la fanfare « La Gauloise », de l’orchestre junior de l’école municipale de musique nouvellement créé et de 120 choristes issus des ensembles vocaux hémois : Cantar’Hem, Cascade, Saint-Corneille, Saint-Paul ainsi que de Jeanne d’Arc (de Villeneuve d’Ascq), l’ensemble orchestral, fort de 70 musiciens, interprète un medley de musiques de films.

La Sainte-Cécile 1994 à la salle Leplat (Document Historihem)

Le répertoire de la nouvelle formation hémoise est composé de transcriptions d’oeuvres classiques et modernes (jazz, variétés, musiques de films) mais également de pièces spécialement écrites pour orchestres d’harmonies. Les musiciens qui le composent sont : des élèves de 2ème cycle de l’école municipale de musique (formés en 1er cycle à l’orchestre junior) et des musiciens adultes amateurs habitant Hem ou ses environs. A chaque prestation, l’encadrement de tous les pupitres est assuré par les professeurs de l’école de musique.

Logo de l’ensemble orchestral et vue de l’ensemble en concert avec la chorale à la Sainte-Cécile en 1994 (Document Historihem)

Pour la fête de la Cantoria et la remise de diplômes de fin d’année, en 1995, l’ensemble orchestral choisit d’interpréter un medley des musiques des succès de Disney. Ensuite, à l’occasion de la Sainte-Cécile, le concert apéritif a lieu à la salle des fêtes puis Mme Massart, Maire de Hem, et les musiciens posent devant l’ancienne fontaine de la résidence de la Marque.

Fête de l’école en juin 95 et Sainte-Cécile en novembre 1996 (Documents Historihem)

Pour fêter ses 5 ans d’existence, en novembre 1997, l’ensemble réunissant une cinquantaine d’élèves de l’école, une dizaine de professeurs et des musiciens amateurs de la commune, le plus jeune ayant 10 ans et le plus ancien 75, décide d’interpréter un programme allant des Beatles au jazz, en passant par des morceaux plus graves tels que la musique de la Liste de Schindler.

La Sainte-Cécile 1997 soit le 5ème anniversaire de la formation (Document Nord-Eclair)

La fin des années 1990 voit se succéder des fêtes de Sainte Cécile toujours plus brillantes avec le renfort de l’orchestre junior, de la fanfare La Gauloise et de nombreux choristes des environs. C’est à l’été 1999 que l’ensemble orchestral se confronte à 35 autres sociétés musicales et obtient un premier prix au concours national, revenant de Saint-Omer avec une coupe, un diplôme et du matériel musical offert par le conseil général.

Sainte-Cécile 1998 avec les 2 orchestres et plus de 200 choristes, le premier prix au concours national de 1999 et la Sainte-Cécile en 1999 (Documents Voix du Nord et Nord-Eclair)

L’orchestre propose dès lors généralement trois concerts par saison au public hémois (un concert de Ste Cécile, un concert de printemps, et un concert d’été pour la fête de la musique). Il lui arrive également de se produire dans d’autres pays comme dans les villes jumelées de Wiehl ou Aljustrel (sur le sujet du jumelage voir un précédent article édité sur notre site), mais aussi en Belgique.

Concert de printemps à Hem, à Aljustrel et à Kain en 2000 (Documents Nord-Eclair et Historihem)

Remerciements à l’association Historihem

à suivre…

Apéritif

Un apéritif, ou familièrement un apéro, est une boisson, généralement alcoolisée, servie avant le repas afin d’ouvrir l’appétit. L’apéritif est souvent bu après avoir trinqué, selon la tradition. Sont choisies en général des boissons à base de plantes connues pour leurs vertus apéritives, comme l’anis ou la gentiane.

L’apéritif pour la troupe mars 1912 JdeRx

Par extension, l’apéritif désigne en français le moment de convivialité pendant lequel des personnes se retrouvent pour consommer ces boissons en discutant, sans même qu’il soit prévu de prendre un repas en commun ensuite.

Le lunch Dubonnet 1912 JdeRx

À ce titre, l’apéritif est aussi un repas léger, où peuvent également être consommés des cocktails, on le qualifie souvent dans ce cas d’« apéritif dînatoire ». Cela englobe alors les amuse-gueules ou les amuse-bouches, parmi lesquels les plus classiques sont les pistaches, les chips ou les cacahuètes. Par extension, l’apéritif s’applique à tous les aliments qui accompagnent le verre, fruits découpés, olives, charcuteries, tapas, fromages et autres assortiments variés. Ce qui correspond au concept de tapas (apéritif espagnol) et à celui des zakouski russes.

La rentrée des classes 1913 JdeRx

En France l’apéritif moderne a été popularisé en 1846, par Joseph Dubonnet, chimiste français, qui élabora une boisson à base de vin et de quinine pour lutter contre le paludisme. Ce médicament ayant un goût amer, il le masqua avec une décoction d’herbes et d’épices à la saveur forte. Les soldats de la Légion étrangère l’utilisèrent dans un premier temps dans les marécages infestés de moustiques en Afrique du Nord. Puis l’épouse de Joseph servit la première la potion en apéritif auprès de ses amis, et le bouche à oreille, puis la publicité développèrent la popularité du Dubonnet.

Les magasins L. Lagache ( suite )

En 1972, l’entreprise Lagache continue son expansion. Elle reprend les n° 226 et 228 de la même rue. Des travaux d’aménagement de façade sont réalisés de façon à ce que les 226 et 226 soient réunis en un seul magasin de 210 m2.

Le 226 228 rue de Lannoy ( document archives municipales )

Les meubles  »contemporains » haut de gamme sont présentés dans ce point de vente du 226-228. Le 1° étage est également aménagé», ce qui permet de doubler la surface de vente. L’entreprise Lagache est alors adhérent à « Europe Meubles » en 1973.

Publicité 1973 ( document Nord Eclair )

Cette même année 1973, L. Lagache ouvre un point de vente supplémentaire au 197 de la rue de Lannoy. Tous les articles d’électro ménager y sont présentés , de façon à libérer de la place pour l’exposition de meubles  »traditionnels » au 183-185.

En 1974, ce sont donc 5 magasins de meubles et d’électroménager qui font partie de l’entreprise L. Lagache. Ils sont tous situés dans la rue de Lannoy : au 183, 185, 226, 228 et 197.

Publicité 1974 ( document Nord Eclair )

Lucette recrute sa petite fille, Cécile ( 4° génération Lagache ) et fille de Jean-Luc, pour des tâches administratives au départ, puis lui confie des responsabilités commerciales. L’entreprise fonctionne alors à plein régime. La réussite a toujours été au rendez vous depuis une vingtaine d’années. Lucien et Lucette songent sérieusement à regrouper tous ces points de vente de la rue de Lannoy. Ils sont ambitieux et confiants. Pourquoi, par exemple, ne pas ouvrir un supermarché de meubles et d’électro-ménager d’environ 2.000 m2 dans une zone commerciale, en périphérie de la ville ? En 1978, le couple est informé que la clinique Descarpentries de 2.500 m2, située au 75 boulevard de la République, est à vendre.

document collection privée

Lucien et Lucette visitent l’ancienne clinique et tombent sous le charme de cet immense bâtiment. La vente est signée. Le coût de l’opération est assez vertigineux : les magasins Lagache ( fonds de commerce et stocks ) seront vendus pour financer l’acquisition.

Lucien et Lucette Lagache devant la clinique Descarpentries ( document Nord Eclair )

D’importants travaux d’aménagement sont évidemment nécessaires, ils seront réalisés en grande partie par le personnel des magasins. Le concept est intéressant et original. L’idée est de proposer des meubles de très haut de gamme, de grande qualité et de finition parfaite à la clientèle, en conservant l’architecture et l’agencement intérieur. Lucette Lagache passionnée de décoration, veut que chaque meuble soit présenté un peu « comme chez soi ». Les chambres de la clinique deviennent des salons, des salles de séjour ou des cuisines. Il est nécessaire que le meuble soit présenté dans une ambiance adéquate, comme par exemple un meuble Louis XV dans une pièce de couleur vieux rose, un style Empire dans un décor vert. Le nom choisi est « La Châtellenie ».

document Nord Eclair

Lucien dirige les travaux sont réalisés en 1981 : rénovation de la façade et peintures intérieures. L’emplacement des deux maisons situées au 71 et 73 du Boulevard, qui avaient été rasées, devient le parking clients pour le magasin. Une mini cafétéria sera créée prochainement.

Publicité 1981 ( document Nord Eclair )

Le démarrage est difficile : retard dans les travaux, manque de trésorerie, peu de rotation des stocks, tracasseries administratives etc Lucien perd peu à peu tous ses anciens clients de la rue de Lannoy, car la gamme de produits haut de gamme ne leur convient pas. Lucien se démène pour s’en sortir. Il trouve un accord avec son ami Henri Deconinck, directeur du Fresnoy tout proche, pour exposer et solder les meubles provenant des anciens magasins et depôts L. Lagache. Mais cette vente qui devait durer deux semaines, ne peut malheureusement pas se réaliser pour des raisons administratives.

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Deux ans plus tard «La Châtellenie» dépose le bilan. En 1986, celui-ci est assorti d’un concordat en vue de l’apurement des dettes. En 2001, le bâtiment est vendu aux enchères. S’en suit alors un imbroglio juridique sur les actes de propriété du bâtiment, qui va durer quelques années, Lucien et Lucette continuent à se battre. Ils ouvrent alors une agence immobilière pour essayer d’éponger les dettes, puis quittent la région pour le Lubéron.

Agence immobilière ( document JL Lagache )

A leur retour à Roubaix, Lucette transforme le bâtiment vide en location de bureaux, avec succès. Jean Luc, le fils, continue seul à gérer l’agence, il devient un peu plus tard agent immobilier à Lannoy.

Les magasins Lagache de la rue de Lannoy ont tous été cédés entre 1978 et 1980 ; les 183-185 aux Ets Caron ( cheminées Philippe ), le 176 à la quincaillerie Gamin, le 226 228 à « Sud-Ouest à Roubaix », le 197 à l’armurier Derly. Il ne reste rien des anciens points de vente.

Le magasin du 183-185 fermé en 1978 ( document JL. Lagache )

Lucien bouleversé par les tracasseries, les constats d’huissier, les saisies, fait plusieurs infarctus, et décède en 2015. Lucette continue à se battre seule, fait appel à de nombreux avocats pour défendre sa cause mais sans succès. Elle décède en 2021.

Leur fils, Jean-Luc Lagache se souvient : Mon père était un homme simple, il a fait un métier qu’il adorait ; la vente bien sûr, mais surtout le contact humain, il considérait ses clients comme des amis, des gens qu’il respectait.

Remerciements à Jean-Luc Lagache, ainsi qu’aux archives municipales

Harmonie municipale de Leers

Quatre musiciens leersois sont à l’origine de la création d’une phalange musicale qui allait devenir l’Harmonie municipale de Leers. Le 19 mai 1804, ces quatre musiciens, clairons et tambours, fêtent la nomination de Napoléon Bonaparte comme Empereur des français survenue la veille. On défile dans les rues en exécutant des marches et des pas redoublés. Le pas redoublé est un pas cadencé qui correspond au pas de charge et au pas de marche des armées de Napoléon Ier. Son rythme est le double de celui du « pas ordinaire ». D’autres musiciens rejoignent le mouvement et forment ainsi la mouture initiale de l’harmonie leersoise. Les aïeux fondateurs de la société sont issus des vieilles familles leersoises et musiciennes : Quique, Delbroucq, Broux, Delbecq.

Les leersois participent à leur premier concours à Tourcoing le 27 août 1820 où ils obtiennent le second prix, ayant disputé les places d’honneur avec les musiques de Courtrai et de Comines. Parmi les dirigeants de la société, il y a Narcisse Quique, décédé en 1855, son fils Auguste Quique, Jules Moulart, Henri Salembier (1886-1891). Narcisse Quique était cabaretier à la Place de Leers et il fut musicien dans un régiment d’Afrique avant de diriger la société leersoise. Son fils Auguste Quique entre à l’âge de 10 ans comme piston dans la société leersoise. Étant soldat, il fut caporal clairon. Musicien et compositeur, il dirigea la société leersoise dès l’âge de 30 ans ainsi que diverses sociétés de musique des alentours, comme Lys, Ascq, Sailly, Templeuve, l’Harmonie Franco-Belge de Néchin. Auguste Quique fut honoré par l’Institut Populaire de France et reçut huit médailles dans différents concours. Il décède le 27 octobre 1933.

Le siège de la société était alors au café Louis Leclercq au lieu dit l’Estocoi, à l’angle de la rue de Néchin et de la rue de la Marne. Le 17 juin 1850, la société de musique forte de 22 membres participe à la cérémonie de la pose du premier pavé de la nouvelle route, portant ainsi pour la première fois le drapeau municipal. Cette nouvelle route pavée permettra de joindre Leers à Lannoy.

Festival 1857 doc Leers Historique

Le 19 juillet 1857, la société leersoise organise un festival de musique dont elle fera l’ouverture, avec la participation de nombreuses sociétés de musique. Le 13 août 1867, elle participe aux fêtes d’inauguration des Eaux de la Lys à Roubaix.

Médaille des fêtes d’inauguration des Eaux de la Lys

Le 13 février 1875 la société prend officiellement le nom de société philharmonique de la commune de Leers. Le 14 juillet 1878, la commune de Leers organise un festival de musique et un carrousel. Le député Georges Brame offre un objet d’art.

Le 14 septembre 1880 intervient une scission qui entraîne la création d’une société dite l’Union musicale, établie chez Madame Veuve Quique avec les 16 musiciens dissidents. Le Président de la société est le brasseur Oscar Brame. Pendant la décennie, deux autres sociétés sont créées, ce qui montre l’importance de la pratique musicale à Leers : le 28 mai 1893, l’Union des Trompettes est installée chez Henri Englebert, Estaminet du Clairon à Leers. Le 18 mars 1897, naissait la Leersoise Philharmonique établie chez Jules Leruste.

L’Harmonie en 1898 doc Leers Historique

En 1886, la société philharmonique de la commune de Leers était dirigée par Henri Salembier, avec comme sous directeur Joseph Leroy et comme Président Monsieur Salembier Dhalluin. Le 23 septembre 1894 se déroule la fête du Hameau de la Royère à Néchin. Puis le 13 juin 1897, un grand concert de fanfares d’harmonies et d’orphéons est organisé à Leers par la musique municipale.

Le festival de 1904 doc Leers Historique

Pour son centenaire en 1904, la société municipale organise un grand festival international de musique le 14 août. Cinquante six sociétés sont affectées aux différents quartiers de Leers. La musique municipale ouvre les festivités avec la Marseillaise et une composition pour l’occasion intitulée le Centenaire. Elle comptait alors 45 exécutants et son directeur était M. Drieu.

À suivre

Sources :

Leers mon village, A.L.E.H.P

1804-2004, 200 ans de musique à Leers avec l’Harmonie Municipal par Michel Bourgois

Leers et les leersois sous la seconde République (1848-1852) par Lucien Demonchaux Association Leers Historique

Journal de Roubaix

Zone d’activité des 4 Vents (suite 1)

Durant la décennie 1990, s’installent également dans la nouvelle zone des entreprises de programmation informatique comme Delssi ou d’impression d’étiquettes adhésives comme Stratus Etinord. Par ailleurs Stim-Climelec qui travaille dans le domaine de l’électricité et de la climatisation rejoint dans la zone son plus gros client : Saint Maclou.

La ZAC des 4 Vents en 1997 (Document Nord-Eclair)

Delssi et Etinord en 2023 (Documents Google Maps)

Etinord, c’est une petite entreprise, fondée par Philippe Ferez, dans les années 1980, dans un garage à Roubaix, arrivée quelques années plus tard dans la zone artisanale Marcel Lecoeur à Hem (sur ce sujet voir un précédent article édité sur notre site). Elle ne possédait à l’époque que 2 machines pour imprimer ses étiquettes adhésives. Mais le local de 650 mètres carrés s’est rempli. La société compte à présent 35 salariés et a besoin d’espace d’où l’achat de 11.500 mètres carrés de terrain dans la zone d’activité pour y construire 1.400 mètres carrés d’atelier et 400 mètres carrés de bureaux.

Déménagement d’Etinord dans la zone des 4 Vents (Document Nord-Eclair)

L’inauguration des nouveaux locaux a lieu en janvier 1999, et les 15 ans d’Etinord sont donc fêtés dans une toute nouvelle usine. Celle-ci est claire, pratique et climatisée ; les murs sont jaune pâle et les volumes confortables, et des portes coupe-feu ont été installées partout. La direction a pour projet de compléter le parc de machines existant et une certification Iso est dans l’air.

Inauguration des nouveaux locaux en janvier 1999 (Document Nord-Eclair)

En 2014, l’usine s’étend, grâce à une expansion de 1.000 mètres carrés, sur 2.500 mètres carrés dans la zone des 4 Vents, avenue Antoine Pinay. Désormais le groupe Stratus Packaging, spécialiste Belge, qui dispose de 3 entreprises en France, compte 220 collaborateurs dont 45 à Hem. 200 mètres carrés y sont destinés à la production, le reste à la logistique : stockage des matières premières et produits finis pour les clients. L’entreprise dispose de 5 presses rotatives et se prépare à l’obtention de la certification BRC-IoP qui garantit la sécurité et l’hygiène de la production des étiquettes et emballages et va apporter une reconnaissance supplémentaire au site hémois.

Etinord s’étend en 2014 (Documents Voix du Nord et Nouvelles Graphiques)

On peut ajouter à cette liste les entreprises : Acofluid, spécialisée dans la réparation de machines et équipements mécaniques, toujours active, Climelec, spécialisée dans les travaux électriques, entreprise qui ferme ses portes à l’aube des années 2000 et Decoservice, spécialisée en manutention , toujours active au n°14 de l’avenue Pinay.

Photos Acofluid, (Documents site internet)
Publicité Climelec de 2000 et photos Decoservice (Documents Nord-Eclair et site internet)

Quant à Leclercq-Leroux, entreprise de tissage, il s’agit d’une très ancienne entreprise à l’origine tourquennoise, fondée par JL Leclercq, spécialisée dans le tissu d’ameublement. Elle a pris ce nom de société en 1971, après une fusion avec l’entreprise Leroux Frères de Roubaix, alors qu’elle était encore à Tourcoing et fabrique des tissus et velours jacquard pour l’ameublement. Ses locaux étant devenus trop exigus, elle emménage à Hem à la toute fin des années 1990 dans une usine de 12.000 mètres carrés pouvant abriter sans problèmes les 50 métiers à tisser informatisés.

L’entreprise présente son savoir-faire à Mme Massart maire de Hem en 1998 (Document Voix du Nord)

L’inauguration a lieu en 2000, en présence de Francis Vercamer, nouveau maire de la ville. L’accent est mis sur le tissu d’ameublement haut de gamme produit dans l’établissement à destination du monde entier (Maison Blanche, Orient-Express), au moyen des techniques les plus modernes. 90 personnes travaillent alors dans l’usine hémoise et le recrutement d’autres ouvriers est encore en cours avec formation assurée par l’entreprise.

Inauguration de la société en 2000 (Documents Nord-Eclair)

Pourtant malgré son modernisme et sa volonté d’aller de l’avant cette entreprise centenaire ferme les portes de son usine hémoise 10 ans plus tard, plus exactement en 2011. Quant à Bayart Tissage, l’établissement secondaire créé à Hem en 2000, ferme ses portes en 2016 tandis que le siège social de Marcq-en-Barœul reste actif.

Photos du tissage Leclercq-Leroux (Documents Historihem)

En 2000 également, c’est le n°9 de l’avenue Pinay qui est construit puis les n°11 et 12 ainsi que le 3 dans les années qui suivent. Les n° 1 puis 5 apparaissent en 2009 et 2012.

Photos aériennes de 2000, 2004, 2009 et 2012 (Documents IGN)

Les années 2000 voient l’avenue Antoine Pinay accueillir de nombreuses entreprises dont un groupe informatique bien connu à savoir : Goto International, lequel quitte le château de la Bonnerie (sur le château voir un article précédemment édité sur notre site intitulé Château de la Bonnerie) pour un siège tout neuf au sommet d’une butte des 4 Vents.

Installation de Goto International (Documents Nord-Eclair)

Le bâtiment de 1850 mètres carrés construit sur 3 hectares abrite, au n°3 de l’avenue Pinay : Goto Software (créateur de logiciels de communication Internet et Minitel), Goto Games (créateur de logiciels de jeux on-line et off line) et Point Soft (premier distributeur européen de CD-roms multimedia à petit prix).

Sarbacane Software en 2019 (Documents Voix du Nord)

Le Goto Campus est rejoint, quelques années plus tard par Sarbacane Software, éditeur de logiciels, qui, dès 2019 bénéficiera de locaux rénovés. Et en 2012 est inaugurée sur le campus la micro crèche d’entreprise « Les Zigotos », pour les enfants de 2 mois à 3 ans. Malheureusement l’année suivante intervient le décès du fondateur et PDG du groupe Thierry Tarnus.

Inauguration de la crèche les Zigotos en présence de Thierry Tarnus et de Francis Vercamer maire de Hem (Document Voix du Nord)

Par ailleurs, durant la décennie 2000, le n°3 avenue Pinay abrite : 2A Concept, et You don’t need a crm, entreprises de programmation informatique, toujours actives, Avianor ULM, spécialisée en enseignement de la conduite, toujours active, Lasius Productions, entreprise de design, fermée en 2011.

Sigle de 2A Concept, you don’t need a crm et illustration d’Avianor ULM (Documents sites internet)

A suivre…

Remerciements à l’association Historihem

Les Yéyés

Vous souvenez-vous des chanteurs de votre jeunesse ? On les appelait les Yéyés…

Après la deuxième guerre, les jeunes français fredonnent les succès américains . Alors que dans les années 50 émerge aux états unis le Rock and Roll, toute une série de chanteurs apparaissent au tout début des années 60, qui reprennent ces chansons traduites dans notre langue et les font découvrir en France.

Elvis Presley, Little Richard, Jerry Lee Lewis – photos George Vreeland Hill, et Wikipedia

L’un des premiers, Johnny Hallyday commence une longue carrière au golf Drouot en 1958, signe en 1960 un contrat chez Vogue et produit son premier succès. C’est un choc pour la population jeune, et le tollé chez les plus âgés. Il est très vite rejoint par d’autres qui tentent leur chance en tant que chanteurs : Eddy Mitchell et son groupe « Les Chaussettes Noires », Dick Rivers et les « Chats Sauvages », Richard Anthony connaissent le succès dès 1961. Claude François connaît son premier « tube » avec « Belles, belles, belles » en 1962.

Johnny Hallyday, Les chaussettes noires, Les chats sauvages – documents Wikipedia et Nostalgie

Les filles ne sont pas en reste. Sylvie Vartan commence sa carrière en 1961 par un duo avec Franckie Jordan, « Panne d’essence », Françoise Hardy prépare sa carrière au Petit conservatoire de Mireille diffusé à la télévision en 1962, Sheila, dont le premier succès « L’école est finie » date de 1963, France Gall connaît également son premier succès en 1963 avec « Ne sois pas si bête ».

Dans les années qui suivent de nouveaux artistes vont venir grossir le nombre de ces quelques précurseurs et finir par offrir un choix pléthorique.

Sylvie Vartan, Françoise Hardy, France Gall, Sheila – documents Sites Sylvie Vartan, Flashback, Pinterest, rocknrollfans67

Le succès des ces musiques est favorisé par leur diffusion par les radios dites « périphériques », et notamment la jeune Europe numéro 1 créée en 1955 et l’émission fétiche « Salut les copains », présentée par Franck Ténot et Daniel Filipacchi à partir de 1959, épaulés par Albert Raisner, qui produit « Age tendre et tête de bois » à la télévision. Des revues dont « Salut les Copains » aident à les faire connaître.

Le hit parade officiel date de 1968 ; il reprend le classement des meilleures ventes de disques en France. On ne distingue les variétés françaises et étrangères qu’à partir de 1973. Repris par les journaux, il devient l’indicateur principal de la cote des vedettes.

Mais les radios diffusent leur palmarès bien avant cette année. (hit parade de Salut les Copains)

documents Pinterest et cicatrice Hautefort

Les maisons de disques souhaitent lancer de jeunes chanteurs ; ils auditionnent les prétendants et les portes des studios s’ouvrent largement aux nouveaux talents. Les bénéfices produits augmentent considérablement. L’industrie du disque s’étend et fait des affaires grâce à ceux qui veulent faire une carrière dans la chanson.

Mais c’est l’arrivée sur le marché des transistors et les électrophones à piles, ainsi que les Juke Box installés dans les cafés, qui contribuent à baigner le jeune public dans une ambiance musicale permanente, les rendent de plus en plus dépendants et les poussent à acheter en nombre les 45 tours. Les tournées tournées d’été, gratuites, sur les lieux de vacances amplifient encore le phénomène.

Le podium et la coulisse, documents lalettre-pro et charge utile

La photo du siècle en avril 1966, réalisée par Jean Marie Perrier, le photographe des idoles nécessitera trois semaines de préparatifs. Pour cette photo, 46 vedettes sont réunies devant l’objectif au studio Mac Mahon rue des Acacias. Elle paraît en page centrale de Salut les Copains numéro 47 pour fêter le quatrième anniversaire du magazine.

Photo Jean Marie Perrier – document Historia-Les Echos

L’arrivée de ce qu’on appelait à l’époque les « Idoles des jeunes » provoque un bouleversement dans la société et, en particulier, chez les adolescents qui s’identifient à elles et dont l’énergie est canalisée par ces musiques qui apparaissent brusquement dans une société restée très conformiste. Cela provoque un engouement extraordinaire auprès de la jeunesse. Le mouvement provoque la disparition d’une part non négligeable des chanteurs qu’on qualifie de « plus dans le coup ». D’autres essaient d’attraper le train en marche et de s’adapter aux nouveaux rythmes : Maurice Chevalier enregistre un twist en duo avec Eddy Mitchell, alors militaire.

Maurice Chevalier et les Chaussettes noires – Document Zupimage

Le reste de la population finira par accepter cette musique, qui devient de plus en plus consensuelle avec le temps et les jeunes vedettes seront progressivement intégrées dans les émissions de variétés « grand public ». Le mouvement y perdra son originalité et se diluera dans la société pour disparaître à la fin des années 60, avec la jeunesse des « baby boomers ».

Cette musique, c’est une part de notre jeunesse …

L’électrophone Teppaz – document Pinterest