En face, au n°10, durant les décennies 50 et 60 est installé le marchand de chaussures et cordonnier D.Braem. Dans la maison voisine, au n°12, au coin de la rue de l’Industrie, c’est alors le commerce de confection pour femmes et enfants Van Hoosthuyse-Catteau qui perdure jusqu’à la fin des années 1970.

Enfin, au n°14, à l’autre coin de l’impasse, on trouve tout d’abord le café d’Adolphe Manche qui propose la dégustation de bières bien sûr mais aussi des leçons gratuites de 421 et une salle de ping-pong. Lui succèdent les alimentations générales de Mmes Devreese et Monties puis la Coop de Mme Vincent. Par la suite, dans les années 1980 c’est une agence immobilière A.I.C.H qui occupera les lieux.

L’immeuble voisin, au n°16, abrite d’abord le tissage toile de G. Vamour et le commerce de lingerie du même nom avant que le commerce se transforme en alimentation générale avec la coop Vamour puis Vincent qui déménagera ensuite au n°14. Dans les années 1970, c’est l’entreprise de Jean Trial, commerçant en électro-ménager, dépositaire de l’enseigne Cart qui s’y installera pour quelques temps.

Ajoutons sur le côté pair de la rue, un imprimeur, ou son représentant au n°18 bis. En effet, J. Leclercq-Delplanque, qui gère Le Lannoyen, installé à Lys-lez-Lannoy, et imprime toutes factures, mortuaires, cartes de commerces… fait adresser les commandes à G. Leclercq-Briffaut, sis à Hem. Un peu plus loin, au n°22, se situe le tissage mécanique de Gustave Delreux Fils, spécialisé dans les tapis de table, moustiquaires et couvre-lits.

C’est dans les années 1950 qu’ouvre la poissonnerie-primeurs Hem Marée au n°19. Ce commerce laissera place, dans les années 1970, à un salon de coiffure, tout d’abord tenu par A. Lesage, puis par Mlle Van Wambeke Andrée, puis par Mme Doyenette, toujours sous l’enseigne salon André, avant de devenir le salon Origin’hair au début des années 2000. C’est aujourd’hui le salon Ludovic Canonne.

A la même époque P.Leclercq ouvre une boucherie charcuterie au n°25, laquelle reste en activité jusqu’à la fin des années 1960. Remplacée par une agence bancaire du Crédit Agricole qui déménage ensuite en face, c’est ensuite une agence d’assurances Concorde, tenue par Michel Derache qui occupe les lieux dans les année 1990-2000 et absorbe également le n°27 qui abritait auparavant la coiffeuse pour dames Laurence. Depuis 2018 c’est un office notarial « Notaires de France » qui occupe les lieux.


Au n°23, peu de traces d’une activité professionnelle, si ce n’est celle du Magicien Darkos, prestidigitateur illusionniste, spécialiste des spectacles mystérieux modernes, qui opère dans toute la région du Nord. Côté pair, au n°28, durant la décennie 60 c’est l’entreprise de transports de marchandises de Ch. Delecroix puis d’Edmond Delecroix qui est installée. Elle y a remplacé la quincaillerie poêlerie de Jules Roger et l’usine Nord-Vélos.

Puis dans les années 1930, apparaît au n° 30 un garage à l’enseigne « Bifur-Garage » comme en témoigne une photo de 1936. Son nom commercial est dû à la proximité du carrefour d’ Hem Bifur reliant la rue de Lille et la rue de Lannoy (actuelle rue Jules Guesde). Il fait également station service Antar pour les motocyclettes. (sur ce sujet voir un précédent article publié sur notre site). Le garage est toujours en activité de nos jours.

En face, le n°31 est occupé par la pharmacie d’Edouard Cauty, lequel a remplacé E.D Cauty, installé dans les années 1920. Héléne Cauty-Balquet lui succède, à la tête de la Pharmacie Principale, à la fin des années 1970 et jusqu’à sa retraite. Elle est remplacée à son tour par Fabien Caron jusqu’à son départ dans une autre région en 2018. La Pharmacie de l’Hôtel de Ville reprise à l’époque par Marie Tizon est toujours en activité dans les années 2020.
Publicités de la pharmacie au fil des décennies (Documents Historihem, collection privée et Tout Hem)

En face, au n°34, on trouve les Docks du Nord de la seconde guerre aux années 1980. Le commerce passe sous l’enseigne Corso durant les années 1970 puis devient le panier hémois durant la décennie suivante avant que toute activité commerciale ne cesse à cette adresse.

Juste à côté, à l’angle de la rue Victor Hugo, au n°34 bis, c’est la quincaillerie de JP Dubus qui est installée durant à peu près la même période. D’abord dépositaire exclusif pour Hem des meubles de cuisine « Art Flandre » et spécialisé en appareils toutes marques de chauffage et de cuisine, il étend ses activités au ménager, à l’outillage et même aux cadeaux avant de cesser son activité pour cause de retraite et de céder la place à l’agence du Crédit Agricole (à l’étroit dans le n°25), laquelle fera l’objet en 2000 d’une attaque à la voiture bélier.

Pour le côté pair de cette partie de la rue les activités professionnelles s’arrêtent là et laissent la place, dans la première partie du 20ème siècle aux châteaux, domaines et maisons de maitre. Une exception : fin 1927, la municipalité vote un emprunt pour faire construire par l’architecte Albert Rouzé une salle des fêtes sur un ancien terrain du Bureau de Bienfaisance racheté par la ville au n°36.

Seule la Caisse d’Epargne d’Hem Centre, laquelle fonctionne depuis 1937 à la mairie, ouvre une agence, en 1980, entre le centre socio-éducatif installé dans l’annexe de la mairie et la salle des fêtes. L’agence comprend une chambre forte et les particuliers peuvent y louer des coffres. Elle devrait accueillir environ 2500 clients et son inauguration a lieu en juin 1980.

Durant la seconde moitié du siècle, le château Catrice devient la nouvelle mairie de la ville (celle de la place de la République étant vétuste et trop peu spacieuse), le château Meillassoux de vient la mairie annexe et le Centre d’Action Sociale. Enfin, l’ancien domaine de la Marquise fait place au lotissement haut de gamme de la Tribonnerie.

Côté impair citons l’entreprise de charpente et menuiserie de Jules Dupriez aux n°57-57 bis, l’entreprise de Gustave Roussel au n°65, spécialisée dans les monuments et plaques funéraires, mais aussi dans les articles en ciment de manière plus générale, dans les années 1920-30, et la bonneterie lingerie de Mme Jourdain au n°67.

Et, bien plus tard, on trouve l’automate Vdéo Futur au n°37 qui permettait dans les années 90 la location de vidéos à toute heure et était encore installé en 2008, là ou, aujourd’hui se trouvent les 2 garages du n°37. Au n°47 était alors installé Techni TV qui assurait des dépannages toutes marques de radio-TV-Hi Fi-Vidéo.

Venaient ensuite les teintureries Gabert puis Meillassoux et Mulaton puis, des décennies plus tard, le supermarché actuellement Carrefour (à retrouver dans 3 précédents articles édités sur notre site). Enfin, au n°85, à l’angle de l’allée menant à la teinturerie Meillassoux, au 41 de cette allée, le café Au chien de défense, tenu par les Willoqueaux jusqu’au début des années 1970. Renommé un temps l’Embuscade, le café est ensuite géré par les Robineau sous l’enseigne Les Schaddocks.

Au fil des décennies cette portion de l’ancienne rue Poivrée a perdu ses somptueuses propriétés mais aussi ses 2 teintureries au profit de services publics et également de nombreux commerces. Elle est toujours un axe de communication important même si la construction de l’Antenne Sud (sur ce sujet voir un précédent article édité sur notre site) a fort heureusement réduit la circulation et supprimé celle des poids lourds dans la ville.

Remerciements à l’association Historihem












































































































