Eleuthère De Meyer est né en 1897. Il est ouvrier agricole à Blandain en Belgique. Ambitieux, il souhaite absolument ouvrir son commerce. Eleuthère et son épouse, Julia Desprets, décident alors de reprendre la boulangerie de L. Vandenberghe située au 312 de la rue de Lannoy à Roubaix. Ils n’ont que peu d’expérience dans le domaine de la boulangerie, ils apprennent donc sur le tas la fabrication des produits. Ils ouvrent leur commerce, la boulangerie « De Meyer.Desprets » en 1922.
Eleuthère De Meyer tient son cheval devant la façade de la boulangerie dans les années 1920 ( document famille De Meyer )
Leur local est très vaste. A gauche de la façade se trouve une porte cochère qui longe l’étroit magasin. Derrière celui-ci se trouve l’habitation, puis l’atelier boulangerie, le four à pain. Au fond se situent l’écurie et le jardin et de l’autre côté un local qui donne sur la rue Massillon.
plan du commerce ( documents archives municipales )
Eleuthère et Julia apprennent rapidement leur métier, fabriquent du pain d’excellente qualité, et proposent à la clientèle la livraison de leurs produits à domicile. Sur la photo ci-dessous, on distingue Eleuthère avec sa casquette, son épouse Julia en tablier blanc et leurs deux filles Andrée et Renée, et à gauche, une amie.
document famille De Meyer années 1930
Après la seconde Guerre Mondiale, à la demande des clients, Eleuthère et l’un de ses trois fils, Gérard né en 1930, commencent à produire un peu de pâtisserie et se spécialisent en desserts à base de crème chantilly.
Buvard publicitaire fin des années 1950 ( document collection privée )
Julia décède au milieu des années 1940. Eleuthère se remarie quelques temps après avec Jeanne Leclercq. La boulangerie devient ainsi « De Meyer Leclercq ».
Publicité De Meyer Leclercq ( document Nord Eclair )
Gérard travaille dans l’entreprise familiale en tant qu’apprenti boulanger. Afin de développer le rayon pâtisserie encore balbutiant, il part à Bruxelles dans les années 1950, pour parfaire sa formation et devenir chef pâtissier. A son retour, son diplôme en poche, il crée un rayon pâtisserie exceptionnel qui développe fortement l’activité du commerce. Gérard et son épouse Jacqueline créent également une activité de glacier et confiseur ainsi qu’un rayon dragées.
document famille De Meyerdocument famille De Meyer
Toujours à l’affût de bons coups publicitaires, le couple décide d’organiser, en 1965, une tombola : « Le quart d’heure de la Chance » afin de pouvoir offrir de nombreux cadeaux à la clientèle. Sur la photo ci-dessous, se trouve au centre, Jacqueline avec ses lunettes teintées, et devant elle, sa fille Julietta, entourées de nombreux clients.
Document Nord Eclair 1965
En 1965, Géry leur fils, vient aider ses parents à l’atelier. Les affaires continuent de se développer fortement. Gérard De Meyer est considéré comme un professionnel compétent par ses clients. La pâtisserie n’a plus de secrets pour lui. Il crée des pièces montées gigantesques pour les communions, des gâteaux appétissants comme son « Sourire de Mai » : une spécialité maison composée de génoise, fraises et sa superbe crème chantilly. Il produit des coquilles de Noël de grande qualité gustative mais également des petites coquilles en quantité importante pour les écoles primaires du quartier, sans oublier les délicieux chaussons aux pommes. La braderie de la rue de Lannoy au mois de Septembre est toujours un événement très attendu par les commerçants. Lors de cette journée, Julietta, la plus jeune des 3 enfants, se déguise en chef pâtissier et toque sur la tête, déambule dans la braderie face au magasin, avec son sachet de chaussons aux pommes, qu’elle propose à la vente aux « bradeux » avec un grand succès.
Gérard De Meyer ( document famille De Meyer )
Les affaires se développent, mais le magasin reste petit et étroit, le manque de place se fait alors cruellement sentir. Il faut songer à agrandir le point de vente. En 1977, Gérard et Jacqueline déposent un projet d’agrandissement du commerce en supprimant la porte cochère. Le projet est confié à l’entreprise Décora de Lambersart.
la façade avant travaux en 1973 ( document famille De Meyer )le projet ( document archives municipales )la façade en 1977 ( document famille De Meyer )
Le résultat est remarquable, l’espace est beaucoup plus grand, les produits sont bien mis en valeur dans des présentoirs vitrés, la lumière est agréable, c’est parfait. Un pot de l’amitié est offert à la clientèle en Octobre 1977.
document Nord Eclair
Au début des années 1990, Gérard a 60 ans ; il prend sa retraite et aucun des 3 enfants, Géry, Sabrina et Julietta ne reprend l’affaire. Le commerce est cédé à J.P Lalart qui continue l’activité durant quelques années.
Publicité 1993 ( document Nord Eclair )
Le commerce est ensuite repris par Magali Caron et Dimitri Guilbert en 2005 et ferme en 2011
Le commerce en 2008 ( document Google Maps )
Remerciements aux membres de la famille De Meyer ainsi qu’aux archives municipales.
C’est en 1910 que naît la chorale Saint Joseph. En 1933, le vingt cinquième anniversaire de l’église est fêté par le curé en exercice l’abbé Defossez, entouré de ses 2 prédécesseurs les abbés Billaud et Desmarecaux, en présence de Mgr Descamps, vicaire général. A cette occasion la chorale paroissiale interprète les chants liturgiques, soutenue par la Symphonie. Le chanoine Derville succède à l’abbé Defossez et pose, en 1950, avec les 20 membres de la chorale dont 3 membres reçoivent,5 ans plus tard, la croix du mérite diocésain.
Le chanoine Derville et les choristes en 1950 devant la porte de l’église , la remise de la croix diocésaine en 1955 et la chorale fête Sainte Cécile en 1956 (Documents Historihem et Nord-Eclair)
Durant la décennie suivante, la chorale reste très active autour de l’abbé Desreumaux qui a pris la suite du chanoine Derville. Selon une tradition bien établie se succèdent des moments conviviaux : apéritifs concerts, banquets sans oublier bien entendu la célébration annuelle de la Sainte-Cécile.
L’abbé Desreumaux et la chorale durant la décennie suivante : en 62, 64, 65 et 66 (Documents Historihem et Nord-Eclair)
Après un passage à vide de quelques années, la chorale Saint-Joseph est relancée en 1987 et participe à nouveau à toutes les messes de la ville et des environs, y compris des messes de mariage. Ainsi en 1994 elle participe à un concert choeur et orchestre et, l’année suivante, donne de la voix au Téléthon.
Les dernières décennies du 20ème siècle : relance en 1987, concert choeur et orchestre en 1994 et participation au téléthon en 1995 (Documents Historihem)
A l’aube du 21ème siècle, la chorale qui a survécu à la démolition de l’église Saint-Joseph et a continué ses auditions à la chapelle Saint-Joseph a toujours à cœur de fêter annuellement la Sainte-Cécile. (sur ce sujet voir un précédent article édité sur notre site, consacré à l’église Saint-Joseph)
La Sainte-Cécile en 2000, 2008 et 2009 (Documents Historihem)
La chorale Saint-Paul
A la fin du 20ème siècle, quatre élèves du Lycée Jean XXIII, à Roubaix, sont chargés de classer les disques et partitions afin d’élargir le répertoire des chants pour les célébrations. Très vite, tous les lundis, les « quatre » se retrouvent auprès de l’électrophone et de la cafetière électrique pour trier, classer et repérer les chants qui feraient « vibrer » l’assistance.
La chorale en 1977 et 1979 (Document site internet de la chorale Saint-Paul)
Rapidement, des copains se joignent au petit groupe pour chanter et les répétitions commencent ! Peu à peu, le groupe de préparation des messes s’étoffe, et lors des célébrations de Noël, attire d’autres musiciens et chanteurs. C’était en 1975 ! Comme certains d’entre eux fréquentent la paroisse Saint Paul de Hem l’idée de rendre les célébrations plus vivantes grâce au chant y est poursuivie.
Le 20ème anniversaire de la chorale en 1995 (Document Nord-Eclair)
C’est ainsi qu’en 1995 la chorale Saint-Paul fête son 20ème anniversaire. 65 membres de la chorale interprètent une vingtaine de chants, entrecoupés de morceaux de musique joués par un trio d’harmonicas et un petit orchestre de Wasquehal. Dès lors la chorale, avec son répertoire varié alliant chants religieux et variétés, organise de nombreux concerts soit par plaisir soit pour participer à des projets caritatifs.
La chorale en concert en 1997 (Document Nord-Eclair)
Avec les années, la chorale étoffe son répertoire qui demeure pourtant toujours fondé sur les mêmes bases : solidarité, amitié et amour…Des plus jeunes rejoignent les anciens du groupe qui se met à voyager en France dans les années 2000. Autrefois appelée la chorale des jeunes de Saint-Paul, ses membres sont, dans les années 2010, pour la plupart d’âge mûr, mais le groupe garde son envie de poursuivre l’aventure.
La chorale en concert à Lens en 2018 (Document site internet)
Le charbon était encore l’énergie la plus importante dans les foyers de l’après guerre. On se souvient encore de ces cuisinières qui chauffaient la pièce et la maison, et sur lesquelles mijotaient ragoûts et divers plats en sauce. Jusqu’au café qui frémissait encore, pas trop chaud n’est ce pas parce que café bouillu café foutu !
Campagne équipement au gaz printemps 1951 pub NE
Le gaz avait déjà fait son apparition pour l’éclairage public avec les fameux becs de gaz des réverbères. Mais son entrée dans les maisons fut progressive. Lors du salon des arts ménagers des années cinquante, l’EDF et du GDF créées en 1946, venaient informer la population sur les nouveaux équipements.
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En 1956 le salon des arts ménagers inaugure la journée du gaz et de l’électricité, entrepreneurs et commerçants viennent rencontrer les grands organismes autour des nouveautés conçues pour l’emploi du gaz et de l’électricité. En 1959 sont présentées salles de bains douches cuisines dans le stand du Gaz de France. On parle de prime d’équipement, et des démonstrations de cuisine au gaz sont organisées sur le même stand.
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Le gaz naturel nécessitera des aménagements particuliers de tout son réseau de distribution, appareils de chauffe et autres, méthode de stockage et de transport : canalisations, gazoducs, méthaniers et ports méthaniers.
Après le décès d’Alfonso Catà, Jean Paul Comelin prend alors la direction du Ballet du Nord. En 1991, il présente le « Requiem » ( la messe des morts ) sur la musique de Wolfgang Amadeus Mozart. Ce ballet se veut un hymne pour tous les artistes de la terre. Créée quatre ans auparavant aux Etats Unis, confirmée deux ans après à Roubaix à l’invitation d’Alfonso Catà, cette chorégraphie revient au Colisée en ce mois de Février 1991 avant d’être présentée sur les scènes du monde, de Leningrad, au Canada en passant par de nombreux pays européens. Ce requiem ne marque pas une fin, mais le début d’une nouvelle et riche aventure.
Jean Paul Comelin ( document collection privée )
Requiem de mozart ( document bnr et Nord Eclair )Jean-Paul Comelin au centre de la photo, entouré de son équipe de danseurs, techniciens et administratifs ( document B. Vanalderwelt )
En 1992, Jean-Paul Comelin, avec le peintre Mahdjoub Ben Bella et la costumière Yvonne Sassinot de Nesle, créent « Signatures », une pièce audacieuse, une œuvre tout simplement géniale. En effet, le talentueux Ben Bella réalise chaque soir en 47 minutes une toile de plus de dix mètres de long, en direct, le temps d’une chorégraphie sur scène, alors que les arabesques des danseurs semblent s’extraire de la toile.
Comelin et Ben Bella : « Signatures » ( document Nord Eclair )
Jean-Paul Comelin s’attaque ensuite à un monument de la danse, le ballet le plus représenté dans le monde : « Casse-Noisette ». Il quitte la direction artistique en 1993. La situation financière de la compagnie connaît des difficultés. Un collectif de plusieurs danseurs est alors mis en place pour assurer l’intérim en 1993-1994.
L’augmentation constante des effectifs de l’Ecole du Ballet du Nord et le développement de son projet pédagogique et artistique engendrent la création et l’installation de son activité en 1999, dans les anciennes usines textiles Roussel, situées au 139 rue des Arts, à proximité du Colisée. D’importants travaux de rénovation sont entrepris et financés par la ville de Roubaix.
Roussel ( document archives municipales )
Pascal Minam-Borier, danseur soliste, puis danseur principal du Ballet du Nord est nommé officiellement directeur de l’école. Ancien enseignant, Pascal cumule depuis 1985, les deux fonctions, danseur et responsable de la formation des élèves. Désormais, l’École bénéficie de 1600 m² d’équipements comprenant quatre vastes et lumineux studios, des vestiaires équipés, une salle d’échauffement, un espace de réunion et de ressources ainsi qu’une tisanerie. Les locaux permettent en plus, l’accueil d’actions pédagogiques à destination des classes de Roubaix, des activités danse des ALSH (centres de loisirs), l’accueil de compagnies en résidence et plus tard l’installation du département Pédagogie de la danse de l’Ecole Supérieure Musique et Danse Hauts-de-France – Lille.
Pascal Minam-Borier au centre de la photo ( document Nord Eclair )Pascal Minam-Borier, de nos jours ( document Ballet du Nord )
Claude Bartolone, ministre de la ville profite de son passage à Roubaix en 2001, pour visiter les locaux de l’école du Ballet du Nord, en compagnie de René Vandierendonck.
Claude Bartolone ( documents Nord Eclair )
Suite au départ de Jean-Paul Comelin, en 1994 la direction du Ballet du Nord est assurée en intérim pendant un an, par Françoise Adret, co-fondatrice du Ballet Théâtre Contemporain d’Amiens, ancienne directrice artistique du « Lyon Opéra Ballet ». En 1995, Maryse Delente prend le relais de la direction du Ballet du Nord. Arrivant de Vaulx-en-Velin où elle dirigeait sa propre compagnie, Maryse Delente construit à Roubaix, des pièces dramaturgiques et néo-classiques avec un talent artistique incontestable. Roméo et Juliette (1996) sur la musique d’Hector Berlioz, Nous n’irons plus au bois (1998)ou Barbe Bleue (2000) sont créées pour la troupe du Ballet du Nord. Elle signe également une pièce emblématique, Gisèle ou le mensonge romantique, relecture contemporaine de la célèbre œuvre classique du XIXe siècle. Elle soutient l’Ecole, offrant une de ses chorégraphies, Ninna Nanna interprétée de très nombreuses fois par les élèves les plus avancés. Elle accueille également dans la compagnie, des stagiaires issus de l’école qui rejoindront le corps de ballet et démarreront leur carrière professionnelle. Malheureusement sa gestion en ressources humaines est décriée par son équipe et elle quitte le Ballet en 2002.
Françoise Adret ( document Google )Maryse Delente ( document Google )Affiche Maryse Delente ( document bnr )
Jean Guizerix, un ancien danseur de l’Opéra de Paris, prend la direction du Ballet en 2002. Il présente le spectacle « Comme un souffle » et assure le redémarrage de l’activité des danseurs après une période tumultueuse et pour fêter dignement la double décennie du Ballet.
Jean Guizerix ( Documents Spike et B. Vanalderwelt )
Le Ballet du Nord fête en effet son 20° anniversaire en 2003. Quel chemin parcouru ! Le Ballet aura connu de nombreux épisodes et des coups de théâtre. Il suffit d’évoquer les directions très contrastées pour comprendre que ces 20 années n’ont pas été un long fleuve tranquille. Mais le Ballet s’est forgé une image de choix dans le monde de la danse.
Les 20 ans ( document Nord Eclair )
Pour fêter dignement son 20° anniversaire, du 9 au 30 Mars 2003, le Ballet du Nord propose d’exposer au musée de la Piscine, les plus beaux costumes de scène utilisés par les danseurs : des robes de soie, des costumes en velours, des tutus, des perruques, des tenues baroques etc. Le résultat est impressionnant, c’est en quelque sorte une deuxième vie, une deuxième mise en scène que cette exposition offre à ses costumes.
20 ans de costumes au musée de la Piscine en 2003 ( document B. Vanalderwelt et Nord Eclair
En décembre 2004, Carolyn Carlson est nommée à la direction du Ballet du Nord. D’origine franco-finlandaise et né, aux U.S.A, Carolyn Carlson, danseuse, chorégraphe ainsi que poète et calligraphe, est une grande figure de la Nouvelle Danse Française. Elle a joué un rôle central dans la promotion de la danse contemporaine en France avec le « GRTOP » Groupe de Recherches Chorégraphiques de l’Opéra de Paris, mais également en Italie où elle chorégraphie à La Fenice de Venise durant 11 ans puis en Finlande d’où sont originaires ses parents. Sa notoriété et ses œuvres génèrent un rayonnement de Roubaix sur le territoire et à l’international. Très impliquée sur le territoire, elle redonne couleur et légèreté, apporte de la poésie au CCN devenu incontournable.
Carolyn Carlson ( document Google )
La première apparition de la compagnie sous la direction de Carolyn Carlson se fait en juin 2005 au musée de la Piscine de Roubaix dans un mémorable happening, investissant ce lieu emblématique, jusqu’à danser dans la travée d’eau. L’adhésion du public est pleine et entière et ne se démentira pas durant chacune des neuf années de son mandat artistique. Elle signe la chorégraphie de plusieurs œuvres, citons entre autres : Inanna (2005), spectacle fondateur pour son installation au Colisée de Roubaix, cette pièce est une ode à la puissance créatrice instinctive et guerrière ainsi qu’à la sensibilité et aux mystères féminins, Hidden (2007), pièce d’inspiration chamanique, Eau (2008) chorégraphie écologique et contemporaine sur des images d’Alain Fleisher, directeur du Fresnoy à Tourcoing pour la partie scénographie, Mundus Imaginalis (2010) cycle chorégraphique pour musées et galeries d’art qui propose une immersion dans les visions picturales et plastiques qui animent la chorégraphe avec pour sources d’inspiration Schiele, Magritte, Kieffer, Van Gogh, Pollock, Warhol Zao Wou-Ki, Picasso…
document Pascal Minam-Borier
La compagnie constitue également pour la chorégraphe une pépinière de jeunes créateurs qu’elle soutient et encourage. Elle investit des lieux improbables pour ses présentations (musées, piscines, friches industrielles, … ). En parallèle, le projet du Colisée s’élargit, à partir de 2004, avec l’arrivée de Bertrand Millet qui y développe un théâtre pluridisciplinaire. Leur, collaboration sera fructueuse.
Carolyn Carlson
En 2006, l’œuvre de Carolyn Carlson est couronnée par le premier Lion d’Or jamais attribué à un chorégraphe par la Biennale de Venise. Elle est aussi commandeur des Arts et Lettres et dans l’ordre de la Légion d’honneur. En 2009, Carolyn Carlson accueille une compagnie dont l’équipe du CCN porte la charge administrative : la compagnie Zahrbat du danseur hip hop Brahim Bouchelaghem. Carolyn Carlson compose plusieurs poèmes pour sa création What did you sayvéritable source d’inspiration pour Brahim Bouchelaghem.
Document bnr
C’est également en 2009, que Carolyn crée « Le Roi Penché » une pièce pour jeune public, imaginée à partir d’un conte écrit par Marie Desplechin, célèbre autrice roubaisienne.
L’Ecole du Ballet du Nord de la rue des Arts est reconnue par le Ministère de la Culture et de la Communication en 2009. Elle devient le département des études chorégraphiques du Conservatoire à Rayonnement Départemental de Roubaix. Ce statut lui permet de former les élèves à partir de la classe éveil jusqu’au cycle 3, soit de l’âge de 5 à 20 ans. Ce parcours de formation initiale permet à chaque élève de choisir son niveau de pratique dans la discipline qui lui correspond (classique ou contemporaine), de l’activité de loisirs à la formation pré-profesionnelle. L’école se produit d’ailleurs chaque année sur la scène du Colisée dans des conditions professionnelles de représentation, faisant appel à des chorégraphes confirmés pour les élèves les plus avancés et présentant des spectacles à destination du jeune public. Elle crée une version du « Sacre du Printemps » avec l’ensemble des 150 élèves, dont la composition retient l’attention de Carolyn Carlson qui souhaitera la proposer au public de la compagnie, en ouverture de soirée lors des 30 ans du CCN.
Carolyn Carlson s’investit d’ailleurs beaucoup dans le programme pédagogique de l’Ecole encadrant des master-class et des ateliers. Elle signe deux pièces pour les élèves de l’Ecole. Plusieurs danseurs désormais dans la troupe, ont suivi l‘ensemble de leur formation à l’école. Carolyn Carlson et Bartabas, écuyer, scénographe, fondateur du Théâtre équestre Zingaro. et directeur de l’Académie du spectacle équestre de Versailles , créent un spectacle un peu fou en 2011 : « We were horses » durant lequel 16 danseurs, 12 écuyers et leurs magnifiques chevaux évoluent sur la piste de façon harmonieuse, avec grâce et élégance. Créée à Bruay la Buissière, la pièce est diffusée à Lyon-Fourvière, Monaco et Paris-La Villette. Elle sera présentée devant plus de 20.000 spectateurs.
Bartabas ( document Nord Eclair )
En 2014, Carolyn quitte Roubaix pour créer sa propre compagnie : la « Carolyn Carlson Company ». Au cours de ses dix années passées à la direction du Ballet du Nord, son influence et ses succès ont été considérables à Roubaix, sur le territoire français et dans de nombreux pays européens. Elle a joué un rôle clef dans l’éclosion des danses contemporaines.
document Nord Eclair
à suivre . . .
Remerciements à Bernard Vanalderwelt, Robert Pereira, Pascal Minam-Borier et Henri Mayet ainsi qu’aux archives municipales.
Dès 1973, Aljustrelense, club de foot est fondé à Hem. Rapidement des coupes ornent les murs, rappel des nombreuses participations de la communauté portugaise hémoise à différents tournois de foot, en France comme à l’étranger. En 1993, Mme Massart est invitée à fêter les 20 ans du club et, entourée de quelques élus, elle découvre le nouvel équipement des joueurs ainsi que le nouveau drapeau du club.
Anniversaire du club hémois Aljustrelense (Document Nord-Eclair)
Cinq ans plus tard Nord-Eclair titre : Hem et Aljustrel, bientôt jumelées. En effet, dans le cadre de la manifestation « Pays en choeur, pays de coeur », la ville met à l’honneur, après le Maroc et le Cap Vert, la communauté hémoise originaire du Portugal. C’est l’occasion de souligner le dynamisme des associations portugaises de la ville : les Roses du Portugal et le club de foot Aljustrelense notamment.
Photos d’Aljustrel au Portugal (Documents Hem 1000 ans d’histoire et Nord-Eclair et Bienvenue Aljustrel en octobre 1998)
C’est une étape vers le jumelage qui doit prochainement unir Hem à Aljustrel, cité minière du sud du Portugal. Après un tournoi de foot entre l’Olympic hémois et Aljustrelense, une soirée cabaret réunit les officiels hémois, le consul du Portugal à Lille et le maire d’Aljustrel. Le lendemain on assiste aux prestations de 6 groupes folkloriques vêtus de costumes traditionnels et permettant de retrouver l’ambiance chaleureuse du Portugal.
Hem et Aljustrel bientôt jumelées en novembre1998 (Document Nord-Eclair)
C’est en 2000 qu’est finalement officialisé le jumelage entre les deux villes. Cela commence par le voyage d’une délégation hémoise à Aljustrel en vue de découvrir les lieux. La ville ne se trouve qu’à 180 kms de Lisbonne, dans la région de l’Alentejo, longtemps appelé « le grenier du Portugal ». C’est l’occasion d’une visite dans la mine fermée en 1993.
La délégation hémoise à Aljustrel début 2000 (Documents Nord-Eclair)
Fin avril, Hem organise les cérémonies auxquelles assistent des délégations de Mossley et Wiehl. La cérémonie officielle a lieu à la salle des fêtes suivie d’une soirée dansante à la salle Leplat. Le lendemain, les maires des villes jumelées font le tour de la ville en tandem avant un spectacle de patinage artistique en rollers, une messe à l’église Saint Corneille avec la participation d’une chorale portugaise puis un concert apéritif à la salle Leplat.
Cérémonies du jumelage à Hem le dernier week-end d’avril 2000 (Documents Nord-Eclair)
L’année 2003 est l’occasion de retrouvailles chaleureuses à Aljustrel avec un programme chargé : soirée musicale et leçon de Fado, le lendemain visite des villages voisins suivie de la grande soirée du week-end, des interventions d’orchestres entre les discours dans le grand hall d’exposition : un séjour inoubliable immortalisé par une belle photo de famille.
Chaleureuses retrouvailles à Aljustrel en 2003 (Documents Nord-Eclair)
C’est en juin 2011 que sont fêtés les dix ans du jumelage. Les hémois se rendent au Portugal quelques mois après la venue des portugais à Hem. Pour l’occasion, sur la foire commerciale d’Aljustrel qui compte 200 exposants, les hémois de la délégation présentent leurs produits et visitent également un magasin social où ils trouvent des idées pour leur épicerie solidaire hémoise.
10 ans de jumelage avec Aljustrel (Documents Nord-Eclair)
Nelson Brito, le maire, veut rester positif malgré la crise économique qui touche son pays et n’épargne pas sa ville. Il a en projet la construction de 3 hôtels dont un 5 étoiles, pour faire venir les touristes, à qui il entend faire visiter le patrimoine minier de sa région, l’un des plus anciens d’Europe, et leur faire découvrir l’observation des oiseaux.
Le maire et les mineurs (Documents Nord-Eclair)
Pour fêter les 15 ans du jumelage, en 2015, la Ville et l’association Hem ville d’Europe, organisent un week-end de retrouvailles chaleureuses. Un groupe visite une entreprise hémoise tandis que les plus jeunes se rendent au studio Hemix en vue d’enregistrer un chant traditionnel. Le lendemain la délégation portugaise rejoint l’Hôtel de Ville pour y signer la charte de jumelage. Enfin, un arbre commémoratif est planté au Jardin des Perspectives, face à la Maison du Portugal dans l’esprit de faire grandir toujours plus le jumelage.
Les 15 ans du jumelage (Document Voix du Nord)
De même une délégation hémoise se rend au Portugal où elle alterne visites du Centre d’Art, de l’ancienne mine en passe de devenir un musée, de l’entreprise leersoise Pronal qui vient d’y ouvrir une succursale, ainsi que des propriétés viticoles, nombreuses dans la région. Sans oublier la foire culturelle et gastronomique et bien sûr le repas de gala et la traditionnelle ratification de la charte du jumelage.
L’anniversaire du jumelage au Portugal (Documents Ville de Hem)
10 ans plus tard, pour la célébration des 25 ans du jumelage, en 2025, la sculpture d’un coq en métal, d’une cinquantaine de centimètres de haut, est inaugurée, sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Hem, en présence de la délégation portugaise. Elle est réalisée par l’artiste hémois Bernard Vignoble en collaboration avec le fondeur Pascal Radar et symbolise le lien entre les deux villes jumelles.
Les 25 ans du jumelage en 2025 (Document Voix du Nord)
Il est à noter que l’une des nouvelles rues de Hem situées autour du Jardin des Perspectives, nouveau centre de la ville, est à présent nommée Avenue d’Aljustrel et relie la rue Jules Guesde à la Zone d’activité des 4 Vents, en traversant la rue du 06 juin 1944 et la rue de la Vallée.
La nouvelle avenue d’Aljustrel à Hem (Document Google Maps)
Remerciements à l’association Historihem, à la Ville de Hem, à Jacquy Delaporte pour les livres Hem d’Hier et d’Aujourd’hui et Hem 1000 ans d’Histoire
Henri Bailleul est né à Leers le 13 septembre 1899 d’un père et d’une mère tisserands. Ses parents habitaient hameau de Gibraltar. Il a été formé à l’École Normale. Il est affecté à l’école de Leers comme intérimaire de guerre du 18 septembre 1917 au 31 décembre 1918, Un instituteur intérimaire de guerre est un enseignant recruté en urgence par l’État pour remplacer les maîtres titulaires mobilisés au front. Ces remplaçants étaient souvent des jeunes de l’école normale, d’anciens instituteurs rappelés, ou des femmes.
Il quittera ce poste pour effectuer son service militaire. À sa rentrée du régiment, il est nommé instituteur adjoint à Steene, commune qui se trouve à proximité de Bergues et de Dunkerque le 4 avril 1921. Puis il assure le poste d’adjoint en octobre 1921 à Loon Plage, commune du Westhoek français au bord de la mer du Nord, entre Calais et Dunkerque. Il est ensuite en poste à à Hem aux Trois Baudets en avril 1923. Cette rue de Hem, longue de 1041 mètres, relie la rue Jean Jaurès à la rue Jules Guesde et figure sur les plans de la ville sous ce nom depuis les années 1920.
Le 19 avril 1924, il se marie à Leers avec Madeleine Prévot, hémoise d’origine, fille d’un cabaretier leersois de la rue de Roubaix. Le voici en poste à Wattrelos Crétinier en octobre 1925. A cette époque, le quartier du Crétinier à Wattrelos voit fleurir les lotissements, notamment sous la direction de M. Fastenackels. Avant la Première Guerre mondiale, ce secteur était encore en grande partie à l’état de sentier ou de zone peu construite.
Henri Bailleul, enseignant médaillé doc NM
En octobre 1927, Henri Bailleul est nommé directeur à Berthen, une commune en pleine période de reconstruction. Le village, situé au pied du Mont des Cats, reconstruit ses infrastructures agricoles et son habitat. En octobre 1934, il est en poste à Estaires, dont l’élan industriel a été brisé par la Première Guerre mondiale. En octobre 1937, il revient sur Lys-lez-Lannoy dans le canton de Lannoy, commune limitrophe d’ Hem, Lannoy, Leers, Roubaix et Toufflers. Enfin Henri Bailleul revient à Leers en octobre 1946. La commune entame sa reconstruction d’après-guerre.
Il se révèle un excellent pédagogue, et sa courtoisie lui vaut l’estime de la population de ses adjoints et le respect de ses élèves. Il est distingué en 1955 Officier de l’Instruction publique, après avoir été médaillé de bronze de l’enseignement (1945) Officier d’Académie (1946) médaille d’argent des instituteurs (1950). Henri Bailleul sera le directeur de l’école des garçons de Leers de 1946 à 1958.
Dès l’avènement du chemin de fer, les compagnies mettent en marche des « trains de plaisir » desservant les plages littorales le dimanche. A l’été 1953, la SNCF propose encore des billets spéciaux dits « un jour à la mer ». On peut également prendre le car, mais, c’est surtout le développement du parc automobile à partir des années 50 qui fait affluer des citadins vers le sable des plages françaises et belges à travers la campagne flamande.
Journal de Roubaix Août 1856
Quand on choisit l’autocar, on est nombreux à profiter de l’aubaine. On peut partager le plaisir, on chante tous en chœur « la mer, qu’on voit danser… », et on se retrouve, le soir à l’heure dite, pour le voyage de retour.
Photo Autocars baie des Anges
Pour les autres, vous en souvenez vous ? La malle de la voiture nouvellement acquise est remplie de paniers à pique-nique, de seaux et de pelles pour édifier les châteaux de sable, de chambres à air patiemment cherchées, pour faire office de bouées. Le Graal est la chambre de camion, ou mieux, mais inaccessible pour le citadin celle d’un tracteur, pour étendre le jeu à plusieurs participants. La galerie sur le toit est chargée de transats de bois et de toile qui pincent les doigts lors des manœuvres, mais où on est si bien allongé face à la mer.
Photo Alamy
Les plus aisés louent une cabine pour se changer, les plus prévoyants ont amené une tente de plage, abri imparable contre le vent. Les autres se débrouillent autrement et se cachent pudiquement à l’aide de serviettes de bain. Certains utilisent une vaste serviette cousue qu’on enfile par la tête, serrée autour du cou par un élastique.
On n’a pas oublié le parasol de couleurs vives, aux baleines duquel on accroche ses vêtements pour qu’ils ne traînent pas dans le sable.
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Le midi, on peut pique-niquer d’un simple sandwich ou d’un repas froid préparé à l’avance par la maîtresse de maison, tout ça défendu chèrement contre l’invasion du sable. On peut aussi aller au restaurant qu’on choisit soigneusement parmi ceux placés le long de la digue. A La Panne, le prix d’un poulet-frites était de cinq francs français !
La digue de La Panne Photo Facebook
L’après-midi se passe en jeux de toutes sortes sur la plage et dans l’eau, sans oublier les dunes sources infinies d’aventures.
Photo Marc Held
On sort les ballons, les raquettes, cet anneau en caoutchouc-mousse qu’on se renvoie l’un à l’autre des heures durant… Les jours fastes, on était parfois passé au préalable chez le marchand de jouets de plage tout proche !
Document collection particulière
Bien sûr, on va trouver des embouteillages, le soir, sur la route du retour, mais comment éviter l’inévitable ? On traverse à la queue leu-leu villes et villages le long de rues où les habitants ont sorti des chaises pour mieux regarder passer ces vacanciers d’un jour au retour de leur périple.
Aujourd’hui encore, certains nostalgiques essaient de revivre ces voyages avec des accessoires d’époque
Dès la fin du 19ème siècle la ville compte plusieurs chorales : la Chorale d’Hem, les Enfants du Nord, la Jeune Lyre, la Jeunesse d’Hem, la Sainte Cécile et les Intimes.
Enregistrement en préfecture et demandes de subsides des anciennes chorales et logo de la dernière d’entre elles (Documents Historihem)
Les chorales du 20ème siècle
Chorales paroissiales
La chorale Saint-Corneille
Née au tout début du vingtième siècle la chorale de l’église Saint-Corneille est indissociable de l’orgue installé dans cette église, bâtie au centre du village, et électrifié en 1933 (sur le sujet de l’église voir un précédent article édité précédemment sur notre site). A l’époque c’est Claire Boussemart qui est l’organiste de l’église.
La chorale Saint-Corneille en 1902 et facture relative à l’électrification de l’orgue en 1933 (Documents Historihem)
Dans les années 1950, c’est Madeleine Tricoit qui, en qualité d’organiste, accompagne la chorale pour la première audition de Sainte Cécile. En 1954, 3 membres de la chorale reçoivent la croix du mérite diocésain. Et c’est en 1959 que la chorale fête son cinquantenaire
1ère auditions de Sainte-Cécile en 1953 croix du mérite diocésain en 1954 et fête du cinquantenaire en 1959 (Documents Historihem et Nord-Eclair)
Durant les années 1960, la Sainte-Cécile est fêtée annuellement par la chorale, accompagnée à l’orgue par Madeleine Rusquart-Lallemand, également présente pour accompagner la chorale des jeunes, lors d’une messe célébrée en l’honneur de son père, résistant, mort en déportation. Durant cette même année 63, la chorale chante en l’honneur de Sainte-Thérése à la Chapelle d’Hempempont. L’année suivante c’est la Sainte-Cécile pour la chorale et celle des jeunes.
Sainte Cécile en 1961, messe en l’honneur du capitaine Lallemand en 1963, Sainte-Cécile en 1964 (Documents Historihem et Nord-Eclair)
Dans les années 70, Thérése Cousin, ancienne élève du conservatoire de Roubaix, accompagnatrice à l’harmonium de la manécanterie des petits chanteurs de l’église Saint Michel à Roubaix depuis la fin de la seconde guerre mondiale, devenue ensuite organiste dans cette même église, accepte de tenir l’orgue de Saint-Corneille pour dépanner, après son installation à Hem.
Après un passage à vide de quelques années pour la chorale qui disparait, elle répond présente lorsqu’en 1988, un groupe de paroissiens décide de recréer une nouvelle chorale dont Jean-François Leclercq, de retour de l’armée prend la direction tandis qu’elle-même reprend sa place à l’orgue.
La nouvelle chorale Saint-Corneille en 1989 et dans les années 1990 (Documents Historihem et Nord-Eclair)
Peu de changement pour l’entrée dans le 21ème siècle, avec la traditionnelle fête de Sainte-Cécile en 2002. C’est toutefois en 2007 que Thérése Cousin, après un dépannage de 35 ans, tient pour la dernière fois l’orgue à l’église Saint-Corneille, avant de goûter à une retraite bien méritée, vivement remerciée et félicitée par Jean-François Leclercq.
Le départ en retraite de Thérése Cousin en 2007 (Documents Historihem)
Depuis la chorale continue à fêter chaque année la Sainte-Cécile et à animer des messes. En 2009, elle en est à plus de 900 répétitions, dans la maison paroissiale, et quelques centaines de chants appris. 25 choristes la composent alors et c’est Jean-Paul Traoré qui est aux commandes du magnifique orgue de l’église Saint-Corneille.
La chorale dans les années 2000 (Documents Nord-Eclair Historihem et Voix du Nord)
Manécanterie des Petits Chanteurs d’Hem Saint Corneille
La chorale est créée, en 1953, à l’initiative de Messieurs Pierre Motte, Jean Loosfeld et l’abbé Rogeau, vicaire de la paroisse Saint Corneille.Jean Loosfeld en assure la direction musicale. Elleporte le nom de « Manécanterie des Petits Chanteurs d’Hem Saint Corneille» et les choristes, jeunes garçons, sont essentiellement issus de l’école Saint Corneille et de son foyer. Les répétitions se déroulent dans les locaux de l’école, rue Jules Ferry, le jeudi en fin d’après-midi.
Journée musicale à Hem en 1954 (Documents Historihem)
Dans les années 1960, la chorale compte 42 chanteurs, et, chaque saison, elle donne une audition dans les paroisses hémoises et aux alentours lors des différentes fêtes religieuses. Elle organise aussi des galas dont le bénéfice sert à financer des voyages. En 1962, elle est invitée au 10ème anniversaire de la manécanterie roubaisienne « les Rossignolets » et l’année suivante elle prend le nom de Petits Chanteurs de Dominique Savio (patron des Petits Chanteurs).
La Manécanterie en 1961 (Documents Historihem)La Manécanterie en 1963 (Documents Historihem)
Au début des années 1930, Suzanne Bossut reprend le commerce de ses parents. C’est une lingerie, située au 72 rue de Lannoy à Roubaix, une des deux plus grandes artères commerçantes de la ville. Suzanne est mariée depuis 1924, avec Albert Carette, négociant en tissus. Ils habitent ensemble au 294 de la rue de Lannoy.
Albert et Suzanne en 1926 ( document E. De Rycker )
Suzanne est douée pour la couture et la création de vêtements. Rapidement elle se spécialise, en fabriquant elle-même des tabliers. Son commerce prend alors l’enseigne « La Maison du Tablier ». Elle propose à la clientèle des tissus qu’elle négocie auprès des nombreux fournisseurs roubaisiens, et fabrique sur mesure toutes sortes de tabliers, pare-poussières, et même des peignoirs. Suzanne travaille seule dans son échoppe, coupe les tissus, les assemble et les coud sur sa machine à coudre.
La vitrine du 72 rue de Lannoy ( document E. De Rycker )
La clientèle féminine est ravie, car la proposition de Suzanne lui permet d’acquérir des vêtements personnalisés et uniques. Les affaires fonctionnent très correctement. Suzanne profite de quelques occasions, comme la braderie de la rue de Lannoy, pour communiquer par de la publicité dans la presse locale ou par la distribution de buvards publicitaires.
Publicité ( document Nord Eclair )Buvard ( document E. De Rycker )
Suzanne et Albert habitent sur place, au 72 de la rue de Lannoy. Le commerce n’est pas très grand, la machine à coudre est placée dans l’arrière boutique. Au fond se trouve une cuisine et à l’étage la salle principale et les chambres. Suzanne, lors de ses rares moments de détente, confectionne des tabliers pour les poupées de ses petits enfants
Tablier de poupée ( document E. De Rycker )
En 1960, Suzanne prend sa retraite et sa fille Suzette reprend le magasin mais ferme peu de temps après. Le commerce ne sera pas cédé, car le projet de la mairie, dans le cadre de la rénovation urbaine du quartier, prévoit de raser toute cette partie de la rue de Lannoy. René Violette la chemiserie voisine au 70 de la rue, loue alors la vitrine pour y présenter ses chemises durant quelques temps.
En Août 1907, le Journal de Roubaix annonce qu’une nouvelle église va être construite très prochainement au Touquet sur un terrain dépendant de la ferme de M. Castel-Mercier près de la rue de Boulogne et près du groupe scolaire municipal de ce quartier. La paroisse du Touquet comprendra le quartier lui-même et le hameau du Fleury ; le hameau de la Marlière ne lui sera pas rattaché, pas plus que le Sapin-Vert. Ses limites seront donc au Nord La Marlière, à l’est le Mont-à-Leux, ville de Mouscron, à l’ouest le territoire de Tourcoing, au sud le Sapin-Vert, la Martinoire et le Winhoute. Le nouveau curé est un prêtre dévoué, énergique et connu pour son zèle. M. l’abbé Maretz vicaire à Tourcoing à l’église de la Croix Rouge, est nommé curé de la nouvelle paroisse Saint Gérard à Wattrelos.
L’abbé Maretz curé du Touquet doc JdeRx
Les fonds nécessaires à la construction de l’église du Touquet ont été réunis par M. l’abbé Maretz en grande partie. Les plans sont dressés par un architecte spécialiste en églises qui habite Bergues. Déjà les entrepreneurs ont jalonné le terrain et pris leurs dispositions pour commencer les fouilles sans délai. L’installation du curé de la nouvelle paroisse Saint Gérard aura lieu le dimanche 20 octobre à 2 heures. Le comité d’organisation fait appel aux habitants pour assister à la fête, et ils sont invités à arborer drapeaux et bannières et décorer leurs maisons afin de recevoir dignement le premier pasteur de la paroisse. Un cortège formé de cavaliers et de sociétés diverses partira du Pont-Neuf et parcourra les rues du Mont-à-Leux, du Vieux Bureau, des Trois Pierres, carrière Florin, rues du Petit-Château et de Boulogne pour se rendre à l’église Saint Gérard. La composition du cortège : cavaliers, Cyclistes du Touquet, Chorale La Renaissance, Cyclistes de la Martinoire, La Jeune Garde de Saint Joseph, Chorale les amis réunis, Philharmonie du Crétinier, Groupe de Jeunes filles.Le doyen Bonnet de Saint-Maclou procède à cette cérémonie. Il y a une grande affluence dimanche après-midi pour l’installation de M. l’abbé Maretz au Touquet Wattrelos.
L’église Saint Gérard doc Wos Découvertes
Cette église dédiée à saint Gérard est une église de briques de style néo-gothique. Sa construction a avec les fonds et dons de simples paroissiens regroupés en une association Saint-Gérard. Elle a été achevée en 1912. Elle présente un haut clocher en façade flanqué de deux tourelles hexagonales et coiffé d’une haute flèche recouverte d’ardoises ; au-dessus du portail un tympan triangulaire sculpté montre saint Gérard flanqué de deux anges en bas-relief. Le tympan est surmonté d’une croix en son faîte. L’inscription « St Gérard protégez-nous » se lit sur le linteau. La façade possède une haute verrière en ogive. L’intérieur à trois nefs a conservé ses vitraux d’origine décrivant des épisodes de la vie de saints et de Jésus. On remarque aussi deux fresques dépeignant sainte Bernadette.
Le vendredi 7 mars 1914 à midi et demi, les ouvriers couvreurs ont procédé à la pose au sommet de la jolie flèche de l’église Saint Gérard haute de 67 mètres, d’un coq tout en cuivre. Avant ce travail dangereux, M. le curé avait fait sonner la grosse cloche pour inviter les paroissiens à prier pour la réussite de ce périlleux travail. Les travaux de l’église Saint Gérard touchent donc à leur fin. Le coq vient d’être posé au sommet du clocher et les derniers échafaudages extérieurs ont disparu. Seuls des travaux de plafonnage restent à accomplir à l’intérieur du clocher ainsi que la pose de quelques vitraux. La nouvelle église se distingue par ses proportions et son architecture élégante.
À l’intérieur de l’église, les trois voûtes sont d’un pur style gothique. Autour de l’église sont édifiés divers bâtiments abritant un patronage, une école. Voici qu’avec la création de la paroisse le hameau du Touquet présente l’ébauche d’un nouveau quartier car près de l’église, des rues et de belles habitations s’élèvent construites sous l’égide de la loi Ribot dans des conditions particulièrement avantageuses.