Yves Omez naît en 1914. Il poursuit ses études à la faculté de médecine à Lille. En 1939, il publie une thèse pour le doctorat en médecine : une étude clinique sur le sarcome de l’intestin grêle. Il est chef de clinique à la faculté de Lille et en 1941, il devient chirurgien spécialisé en gynécologie et ouvre son cabinet de consultation au 75 rue de la Gare à Roubaix.

Yves Omez souhaite créer et construire sa propre clinique. Pour ce faire, il trouve un terrain au 16 boulevard de Cambrai à Roubaix. La surface est d’environ 2500 m2, le terrain est tout en longueur avec une façade large de 30m sur le boulevard. C’était autrefois le domicile de René Derville Dubar négociant.

En 1957, il dépose une demande de permis de construire pour une clinique chirurgicale sur son terrain récemment acquis. Il fait appel au cabinet de l’architecte Pierre Neveux, situé avenue Anatole France à Roubaix, pour établir son projet. Il est nécessaire de démolir le château en mauvais état, de garder les deux petits bâtiments latéraux : à droite, le logement du concierge et à gauche, le garage et dépendance qui deviendront deux logements pour le personnel.


La construction de la clinique démarre en 1958. Au rez de chaussée, se trouve l’entrée latérale côté droit du bâtiment, le hall, une salle d’opération très moderne, deux bureaux pour le chirurgien et l’anesthésiste, un escalier, un monte malades, plusieurs salles pour les infirmières et 9 chambres très spacieuses d’environ 20m2. A l’étage, sont situés les bureaux des infirmières, la lingerie, la réserve et des chambres identiques à celles du rez de chaussée.

Les travaux vont bon train, et se terminent au printemps 1960. L’inauguration a lieu en Juillet de cette même année, en présence de Victor Provo et de nombreuses personnalités. Lors de la visite, chacun apprécie alors ce bâtiment magnifique, tout blanc, ombragé par quelques beaux arbres, le tout entouré de pelouses vertes ornées de rosiers. 27 chambres confortables sont prêtes pour accueillir les malades, toutes sont dotées d’un confort inhabituel, avec téléphone, télévision, radio, colonne d’oxygène etc. Tout a été étudié rationnellement pour assurer le confort et le repos du malade. La salle d’opération est parfaite, et certainement la plus moderne d’Europe à ce jour.

La compétence professionnelle du docteur Yves Omez et du médecin anesthésiste André Senneville amènent un succès complet. La clinique ne désemplit pas, et ce, pendant plusieurs années. Le code de déontologie interdit aux médecins de faire de la publicité, mais ce sont surtout les patients ( tes ) qui communiquent entre eux par le bouche à oreille, sur le sérieux et la réputation de la clinique Omez.
Au milieu des années 1970, le succès est tel qu’il faut songer à agrandir l’établissement. Le docteur Yves Omez, qui habite désormais au 221 rue Verte à Croix, rachète un terrain voisin à l’arrière de sa clinique avec un accès secondaire donnant sur l’impasse Planquart située sur la commune de Croix. Il demande donc un permis de construire en 1977 pour l’extension de sa clinique sur les communes de Roubaix et Croix. Le terrain s’étale alors sur une surface totale de 4960 m2 ( 2660 sur Roubaix et 2300 sur Croix ).

Ce projet d’agrandissement comprend la création de 18 lits d’hospitalisation supplémentaires, ce qui porte la capacité de 27 à 45 lits, un nouveau bloc opératoire, une salle de stérilisation, une salle de radio et un parking avec 37 places de plus, soit un nombre total de 47 places de stationnement.

Une nouvelle extension de la clinique a lieu en 1984, par la création d’un petit bâtiment sur le devant et le côté gauche de la façade du boulevard de Cambrai. Cet agrandissement concerne la création d’un restaurant pour le personnel, d’une réserve, de deux pharmacies et d’une chaufferie. En 1998, le docteur Yves Omez a 84 ans. Il revend son établissement à la polyclinique du Bois à Lille. Une dernière extension a lieu en 1999 laquelle consiste à installer une nouvelle salle d’opération et des locaux attenants, au deuxième étage ( au troisième niveau ) des bâtiments existants.


à suivre . . .
Remerciements aux archives municipales








































































