2 grands noms hémois de la boxe sur 2 siècles (3)

Partie 2 Daouda Sow au 21ème siècle (2)

Dans les années qui suivent, le vice champion olympique se met au service d’associations telles que ELA, association européenne contre les leucodystrophies, notamment à Hem où il lit, en 2010, la traditionnelle dictée pour les collégiens hémois ou « les enfants d’ici et d’ailleurs » association wattrelosienne qui récolte des jouets pour les enfants défavorisés. Il n’en néglige pas pour autant sa carrière de boxeur, et pour cela, il s’entraîne dans la région parisienne, cœur de la boxe professionnelle. Cette façon de se recentrer sur Paris est une préparation nécessaire pour briguer un titre national et, à terme, un titre de champion du monde.

En 2010, dictée ELA aux collégiens de Hem, participation à une collecte de jouets et préparation en région parisienne (Documents Nord-Eclair)

Champion de France des légers en 2008 et 2009, il passe professionnel mi 2009 et c’est en tant que tel qu’en juillet 2011 Daouda Sow devient champion de France des poids légers, titre qu’il remet en jeu en 2012. c’est durant cette même année qu’ il crée l’association Action Boxe, dont il est le président (il veut être acteur de la boxe, dans et hors du ring) et grâce à laquelle il entend apporter sa pierre à l’édifice qu’est la boxe et en défendre les valeurs.

Champion de France des poids légers en 2011, remise en jeu en 2012, association action Boxe et soirées Noble Art’s (Documents Voix du Nord)

C’est l’association qui organise les soirées Noble Art’s, dont la première doit se dérouler à Liévin. Malheureusement, la soirée prévue est annulée au dernier moment pour des motifs de sécurité et Daouda Sow se retrouve avec près de 10.000 euros de dettes à rembourser. Par ailleurs, sur le ring rien ne se déroule comme prévu et il peine à poursuivre une carrière qu’il espérait boostée par sa médaille d’argent aux jeux de Pékin. En 2013, il effectue un retour gagnant sur le ring et retourne au collège à Hem pour la dictée de l’association ELA.

Retour sur le ring et au collège en 2013 (Documents Voix du Nord)

En 2014, il devient conseiller au club de boxe d’Avesne-sur-Helpe en y aidant les dirigeants à mettre en place des ateliers techniques de la boxe pour promouvoir sa discipline. Il profite également de cette année pour mettre en place dans sa ville de Hem une soirée Noble Art’s à la salle Leplat et, devant une salle pleine à craquer, il fait le show en remontant sur le ring devant son public pour une victoire éclatante.

Revanche en 2014 à Avesne-sur-Helpe et à Hem (Documents Voix du Nord)

En 2015, Daouda Sow participe à un gala souvenir organisé à Pont-Audemer, au cours duquel les amis boxeurs d’Alexis Vastine montent sur le ring en mémoire du jeune boxeur, également médaillé à Pékin en 2008, et tragiquement décédé dans un accident d’hélicoptère. Il part ensuite s’entraîner durant 3 semaines en Floride, avant de participer brillamment à la soirée Noble Art’s organisé cette année à Wasquehal.

Gala souvenir, entraînement à Miami et soirée Noble Art’s à Wasquehal en 2015 (Documents Voix du Nord)

L’année suivante commence par Levallois-Perret où, dans la catégorie super légers, il subit sa première défaite chez les professionnels. Puis il donne un gala de solidarité à Lille en faveur de la petite Lyana : une partie de la billetterie alimentera la cagnotte constituée par ses parents pour adapter leur maison à son handicap. Passé 30 ans il songe à sa retraite du ring et prépare une reconversion en ouvrant un commerce de restauration rapide indienne « le Jaldi Jaldi » boulevard de Fourmies à Roubaix. Il reste toutefois dans le milieu de la boxe à travers sa présidence de l’association Action Boxe.

1ère défaite à Levallois-Perret en 2016, gala de solidarité pour Lyana, multiples projets après sa prochaine retraite du ring, dont la restauration à Roubaix (Documents Voix du Nord et Google Maps)

Pourtant, dès le début d’année suivante il est bien décidé à remonter sur le ring pour tenter d’obtenir une 3ème ceinture nationale en super léger cette fois, devant le public roubaisien, au Stab. Malheureusement il sort de son combat battu aux points. Daouda Sow, déçu, s’arrête à nouveau avant de revenir, cette fois licencié au club d’Hénin-Beaumont, sur un ring à Douai en 2019, et d’y gagner son combat contre un adversaire géorgien.

Retour sur le ring en 2017 et défaite au Stab devant le public roubaisien et nouveau retour gagnant en 2019 à Gayant Expo à Douai en 2019 (Documents Voix du Nord)

Toujours partant pour les actions solidaires il participe, en 2021, à la journée internationale des droits de l’enfant, à l’Hôpital Victor Provo à Roubaix. Pendant ce temps Abdel-Hakim Zehrir, son entraîneur historique, qui lui avait prédit une participation aux JO, continue à former, à Hem, dans la salle qui porte son nom, des nouvelles générations de jeunes boxeurs qui rêvent de suivre les traces de Daouda Sow.

Journée solidaire en 2021 et le BCH continue à former les jeunes générations (Documents Voix du Nord)

En 2022, Daouda Sow publie son autobiographie « La médaille du Coeur » où il raconte son parcours et livre ses conseils pour toucher du doigt la réussite. Il fonde également son propre club de boxe dans le Vieux Lille, au 30 rue Royale, lieu qui abritait déjà, dans les années 1920 une salle de boxe. L’« Apollo Sporting Club » est destiné à devenir le nouveau temple de la boxe loisir, dans une décoration soignée.

Une autobiographie et un club de boxe à Lille en 2022 (Documents Voix du Nord)

Remerciements à l’association Historihem

2 grands noms hémois de la boxe sur 2 siècles (2)

Partie 2 Daouda Sow au 21ème siècle (1)

Né le 19 janvier 1983 à Roubaix, il grandit dans le quartier des Hauts-Champs où, un peu par hasard, pendant la décennie suivante, il est repéré par le Boxing Club Hémois BCH), né en 1995 au sein du CASH (Centre d’Activités Sportives Hémois). Le BCH, présidé par Gilbert Lacroix et entraîné par Abdel-Hakim Zehrir, n’a, à l’époque pas de salle adaptée à son sport : les petits s’entrainent au Mail Dunant et les grands à la salle Leplat mais il leur manque le principal à savoir un Ring et de temps en temps l’entrainement a lieu sur Roubaix mais l’association veut rester hémoise.

Le boxing club hémois en 1995 et 1997 (Documents Nord-Eclair)

A 14 ans, Daouda y débute la boxe, en 1997, sous la houlette d’ Abdel-Hakim Zehrir. Deux ans plus tard il remporte le titre de champion de France dans la catégorie cadet, en poids mouche. L’année suivante il est champion de France junior en poids coq. En 2002, il intègre l’INSEP et dès l’année suivante, il obtient le 1er niveau du brevet d’état spécifique de boxe anglaise.

Champion de France catégorie cadet en 1999 (Document Nord-Eclair)

En 2004, il arrive finaliste du championnat de France amateur senior. Une victoire le qualifierait pour les championnats d’Europe et le propulserait favori pour la sélection des prochains jeux olympiques. Pour ça, il doit perdre du poids car, pour boxer dans la catégorie coq, il ne faut pas dépasser les 54 kgs et il est donc obligé de s’affamer. Finaliste également en 2005 il reste vice champion de France. Il ferme alors la parenthèse INSEP et acquiert le statut externe de l’équipe de France et commence à penser aux JO de Pékin de 2008.

Daouda en 2004 finaliste au championnat de France et en 2006 en route pour les JO de Pékin (Documents Nord-Eclair)

Pourtant, au printemps 2006, manquant de motivation, il lâche tout et se trouve un travail d’éducateur sportif à Marcq-en-Baroeul. Mais la boxe lui manque trop et il reprend l’entraînement dès la rentrée en vue du championnat de France au cours duquel il espère conquérir le titre et c’est avec la rage de vaincre à nouveau qu’il effectue un retour fracassant en 2007et devient champion de France senior. Pourtant aux mondiaux de la même année il est malheureusement éliminé dès le 1er tour.

Défi ardennais pour le Boxing Club et la rage de vaincre en 2007 et champion de France senior (Documents Nord-Eclair)

Enfin en août 2008, il vit son rêve : participer aux jeux olympiques. Il est à Pékin pour gagner, comme tous les athlètes engagés dans la compétition. Pour son 1er combat dans la catégorie des 60 kgs il affronte un adversaire de taille : Kim Song-Guk, nord-coréen, vice champion olympique à Athènes en 2004. A Hem, tout le monde est derrière lui et, pour le soutenir, deux associations retransmettent le combat devant une centaine de supporters.

Participation aux JO : le rêve et un 1er match retransmis devant une centaine de supporters hémois (Documents Nord-Eclair)

Malgré la réputation de son adversaire, il ne se laisse pas impressionner et signe une victoire aux points qui lui permet d’accéder aux 8èmes de finale où il rencontre le portoricain José Pedraza Gonzalez. Ses supporters, réunis pour l’occasion à la maison du foot où le match est retransmis, malgré la déception de ne voir que le dernier round retransmis par France 3, exultent de le voir à nouveau gagner aux points et se qualifier ainsi pour les quarts de finale.

Sow sort le grand jeu et accède aux 8èmes de finale avant d’atteindre les quarts devant des supporters hémois en délire (Documents Nord-Eclair)

Son adversaire, le chinois Qing Hu a bien évidemment toute une salle pour le porter mais, malgré les applaudissements de ses milliers de compatriotes et un match où les retournements de situation se succèdent, c’est bien Daouda Sow qui finit par l’emporter. Dans la salle de retransmission hémoise on hurle et on exulte : il est en demi-finale et ramènera pour le moins une médaille de bronze à la maison.

Daouda assure le show et ramènera au moins une médaille de bronze (Documents Nord-Eclair)

En demi-finale, il affronte le cubain Yordenis Ugas qu’il a déjà affronté à la Havane, lors d’un match de préparation et ce dernier, l’un des meilleurs techniciens du tournoi, avait alors pris le dessus. Pourtant, malgré un début de match compliqué, le boxeur hémois réussit à laminer son adversaire, se propulsant ainsi en finale devant un parterre de supporters hémois en liesse dans la salle Dunant.

Daouda Sow, du rêve à la réalité ? Sow must go on !

Le brillant sportif hémois savoure cette victoire même s’il sait qu’il sera opposé, en finale, au russe Alexey Tishchenko, champion olympique en titre, sacré à Athènes en 2004, champion du monde en 2005 et 3ème au championnat du monde de 2007. Plus de 500 personnes se réunissent au mail Dunant pour assister à cette finale de rêve. Hélas, Daouda Sow s’incline 11 touches à 9, face à son adversaire, et, si sa déception est visible sur la 2ème marche du podium, les hémois eux sont aux anges.

Incroyable arrivée en finale mais les jeux sont faits pour Daouda Sow sur la 2ème marche du podium (Documents Nord-Eclair)

La promesse de construire une salle de boxe à son nom, non loin du stade Hidalgo est déjà faite par le maire Francis Vercamer et la construction est déjà budgétisée. Amis, supporters, voisins, une centaine de supporters se précipitent à Roissy-Charles de Gaulle pour l’accueillir à sa descente d’avion et le porter en triomphe. Près de 500 personnes fêtent le retour des athlètes français sur les Champs-Elysées à Paris et Daouda Sow se retrouve avec les autres nordistes à l Elysée.

Hem l’accueille en héros à Roissy et il se prête à une séance de dédicace à Paris (Documents Nord-Eclair)

Le lendemain soir la ville d’Hem organise une réception pour son héros médaillé olympique dans son quartier Les Hauts-Champs: un véritable show avec podium, écran géant, feu d’artifice, jet de confettis et plus d’un millier d’Hémois sur l’esplanade du Mail Dunant. Il est interrogé en direct par France 3 devant une foule en délire puis se livre à une séance de dédicace pour le plus grand plaisir des enfants et la plus grande fierté de son entraîneur historique du Boxing Club Hémois.

Hem dit merci à Daouda Sow à l’issue des JO (Documents Nord-Eclair)

Le retour Triomphal de l’enfant du pays se termine par un tour d’honneur le jour d’Hem en Fête dans une voiture aux côtés de Francis Vercamer, maire de la ville. C’est durant cette même année, à l’issue des Jeux Olympiques que le Boxing Club Hémois obtient donc de la municipalité la décision de construire sur le site Hidalgo une salle de boxe de 260 mètres carrés, équipée de 2 rings à même le sol, de 2 vestiaires et d’un sauna. La salle est toute en bois, avec une façade revêtue d’un isolant couleur pistache que l’on apercevra encore à travers l’ossature bois qui la recouvrira, et une charpente en bois également. Cette salle, tant attendue par le BCH, est inaugurée en 2009 et porte bien sûr le nom de Daouda Sow.

La braderie en septembre lui permet de faire un tour d’honneur dans les rues de Hem aux côtés de Francis Vercamer (Documents collection privée)
Construction de la salle de boxe en 2008-2009, logo du BCH, le local rue des Trois Baudets et inauguration en 2009 (Documents Historihem, BCH, Ville de Hem et Voix du Nord)

à suivre…

Remerciements à l’association Historihem

2 grands noms hémois de la boxe sur 2 siècles

Partie 1 Jean Motte au 20ème siècle

Né le 3 mars 1914 à Hem, Jean s’inscrit dès l’adolescence à l’Académie des sports de Roubaix, forte de 60 adhérents, dont le siège se trouve au 41 rue du Chemin de Fer, où il s’entraine avec le « maître » Edouard Dubus, qui y tient un estaminet. Son 1er combat, mené à l’âge de 16 ans en Belgique, se solde par une défaite. Mais, dès la même année 1930, après un combat perdu à Tourcoing, il remporte sa 1ère victoire par KO à Lille et se voit octroyer une bourse.

L’académie des sports de Roubaix en 1923 et extrait du Ravet-Anceau de 1928 (Documents Réveil du Nord et Ravet-Anceau)

Suivent 3 combats perdus à Courrières, Menin et Roubaix, avant 3 combats gagnants à la salle Watremez à Roubaix en 1931. L’année suivante est également une année faste pour ce boxeur qu’Edouard Dubus décrit comme un garçon rangé et calme et un modèle de persévérance, et qui aligne 4 victoires d’affilée, en 1932, à Roubaix, Douai puis Lille, puis à nouveau 4 victoires de suite à Frevent, Roubaix (salle Watremez et à l’Hippodrome-Théâtre en enfin à Paris.

En 1933 et 34, il enchaine un nombre de victoires impressionnant à Lille comme à Paris. Son entraîneur dit de lui qu’il cogne dur (et ce rien qu’en bloquant ses coups à l’entraînement). A son retour du régiment, en 1936, âgé de 22 ans, c’est un athlète de 82 kilos qui reprend l’entraînement avec Edouard Dubus et qui continue à enchainer les victoires de façon impressionnante durant 2 années de suite.

Jean Motte à 22 ans en 1936 (Document Historihem)

C’est en 1938, lors de son 53ème combat, qu’il remporte, aux points, son titre de champion du Nord à Roubaix. Un an plus tard, son patron, Robert Page (sur le sujet de la tapisserie Page voir un précédent article édité sur notre site), l’autorise à cesser son métier de tisserand pour se préparer au championnat de France Poids Lourds. A 25 ans, 85 kgs, il est opposé au marseillais Di Meglio, 24 ans, 90 kgs. Le 12 février 39, dans l’enthousiasme général, à Lille, il devient champion de France par KO à la 2ème reprise.

Jean Motte, champion de France à 25 ans, en 1939 (Documents Ateliers Mémoire et Historihem)

Deux mois plus tard il remporte sa dernière victoire contre Verbeeren, champion de Belgique, à Bruxelles. Puis il est mobilisé en août 1939 et participe à la campagne de Belgique, d’Argonne et de la Somme. Cité à l’ordre du régiment le 17 juillet 1940, il est décoré de la Croix de Guerre avec étoile de Bronze.

Jean Motte lors d’une cérémonie officielle aux côtés du maire Jules Delesalle, en poste de 1935 à 1944 (Document Historihem)

En mauvaise condition physique après un an et demi de mobilisation, sans entrainement, il est battu à Bruxelles en avril 1941 par Gustave Roth, ex-champion du monde, sur arrêt de l’arbitre au 5ème round. Après cette défaite, il ne parvient pas à retrouver son niveau et, malgré deux derniers combats victorieux en 1943 à Hem et à Paris, se voit contraint de mettre un terme à sa carrière en 1944. Il a cependant l’occasion de donner des cours à nombre de jeunes fervents de préparation militaire.

La carrière de Jean Motte (Documents Box Rec)

Après la guerre, Jean, domicilié rue Gutenberg, reprend la café-tabac de la rue Jean Lebas à Lys-lez-Lannoy et devient moniteur d’éducation physique à la Stella de Lys dont il tient également le siège. Même lorsque son état de santé l’amène à céder son affaire, il tient à demeurer membre de la commission de la Stella.

Il décède en décembre 1969 à Roubaix et ses funérailles ont lieu à l’église Saint-Luc à Lys-lez-Lannoy, en présence d’un grand nombre de membres de la Stella. Jean Cholle, vice-président de la Stella prononce une courte allocution, à l’issue de la messe célébrée par l’abbé Lamblot, pour lui rendre hommage devant une assistance comprenant de nombreux sportifs et membres de l’équipe municipale.

Le décès de Jean Motte en décembre 1969 et ses funérailles (Documents Nord-Eclair)

Remerciements à l’association Historihem

à suivre…

Septembre 1906

Le journal des sports de septembre 1906

Football. Le 31 août à neuf heures, salle du Racing à l’Hôtel Ferraille, a eu lieu la réunion de section du RCR. Le calendrier de septembre a été remis aux membres de l’équipe première. Puis l’on a procédé à l’élection du capitaine, et c’est le sympathique Emile Sartorius qui a été choisi par ses camarades.

Émile Sartorius par Grégoire Delloye

Tir. La société Saint-Sébastien établie rue d’Hem organise pour le dimanche 2 septembre un tir de 250 francs. Au dessus de 50 tireurs il sera remis sur la perche un oiseau par tireur. Inscription et mise se feront chez Mme Veuve Dewispelaere en face de la perche.

Affiche expo Tourcoing Coll. Particulière

Football. Dans le cadre du tournoi de football de l’exposition de Tourcoing, l’Union Saint-Gilloise a battu l’Union Sportive Tourquennoise par 1-0. Malgré la chaleur tropicale, le match a été superbe d’un bout à l’autre. But de Vignaud pour l’Union Saint-Gilloise au cours de la seconde mi-temps. Les Belges sont donc qualifiés pour la demi-finale.

Course à pied. La course Roubaix Lille (sixième édition) a été remportée par le vétéran Robert Donat du Club des Sports. Son collègue de club Missant est parti trop vite et a été rejoint au contrôle de Lille, il a abandonné à Mons-en-Baroeul alors qu’il était second.

Football. La commission de football-association du Comité du Nord (U.S.F.S.A.) communique le calendrier et les engagés pour la saison 1906-1907. Les clubs engagés sont l’Union Sportive Tourquennoise, le Stade Roubaisien, le Racing Club de Roubaix, l’Olympique Lillois, l’Iris Stade Lillois. La compétition se déroulera du 4 novembre 1906 au 3 février 1907.

Louis Trousselier site Gallica

Cyclisme. Paris-Tourcoing le 23 septembre dans le cadre de l’exposition. Cette course de 270 kms réunit les plus grands noms, tel Maurice Garin qui fait son grand retour depuis deux ans. C’est Louis Trousselier qui l’emporte devant Passerieu qui bat au sprint Aloïs Catteau le régional de l’étape. Crupelant est sixième. Garin a abandonné à Saint Quentin démoralisé après plusieurs crevaisons.

Football. La finale du tournoi de l’exposition oppose l’Union Saint-Gilloise au Football Club de Bruges. Les premiers ont vaincu en demi finale l’Olympique lillois. Les Brugeois ont disposé de l’US Boulonnaise. C’est l’Union Saint-Gilloise qui remporte le match par 2-1.

Juillet 1906

Le journal des sports de juillet 1906

Cyclisme. Le Grand Prix de l’exposition de Tourcoing au Vélodrome de Roubaix. C’est un véritable championnat du monde auquel vont assister les amateurs de cyclisme. Les meilleurs champions des diverses nations européennes seront présents : Rutt (Allemagne) Schilling (Hollande) Gardelliu (Italie) Rettich (Suisse) Nédela (Russie) Heller (Autriche) Dupré, Comès, Marcelli, Henry, Boutellier (France). Les diverses épreuves se déroulent avec un temps magnifique. Le Grand Prix de l’Exposition est remporté par Rutt au sprint devant Schilling et Rettich. Des réclamations sont déposées, une altercation se produit entre Rettich et Schilling, mais on sépare les combattants. Pour la course des primes, Bouteillier remporte facilement les quatre premières manches. La course de tandems voit la victoire de Bouteillier Schilling devant Marcelli Rutt. La Grande Harmonie vient clore la séance en musique.

Athlétisme. Un roubaisien champion de France du lancement du disque. Louis Vasseur du Stade Roubaisien s’est classé premier en battant tous les spécialistes de la capitale.

Tour de France. C’est la 4e édition. Première étape Paris Lille (275 kms). L’événement fait l’objet d’un encart particulier dans le journal. Émile Georget gagne devant Passerieu et Trousselier. Le tourquennois Catteau est 8e, le roubaisien Crupelandt est 20e. La deuxième étape mène les coureurs de Douai à Nancy (400 kms). René Pottier gagne devant Petit-Breton et Deboeuf. Émile Georget est quatrième. Alois Catteau est 11e, Charles Crupelandt n’a pas pris le départ, il a abandonné.

Courses hippiques. L’été est le moment privilégié des courses hippiques. On retrouve des annonces des hippodromes de Maisons-Lafitte, d’Ostende, de Saint-Omer, de Compiègne, de Courtrai…

Alois Catteau Champion belge et tourquennois doc Gallica

Le Tour de France 1906, s’est déroulé du 4 au 29 juillet 1906 sur 13 étapes pour 4 545 km. Il s’agit du second Tour de France à utiliser un système de points (et non au temps) pour calculer le classement général. Les nouveautés de cette année sont des passages à l’étranger (Allemagne, Italie et Espagne) et la flamme rouge. René Pottier a pris une belle avance dans les premières étapes. Il va dominer toute la course.

Tour de France 1906. Initialement, 100 coureurs sont inscrits à la course, 78 signent la feuille de départ de la première étape, finalement seuls 76 d’entre eux prennent le départ. Seulement 49 cyclistes terminent la première étape, 37 la deuxième étape, 29 la suivante et 16 la huitième. À ce stade, les points donnés dans les huit premières étapes sont redistribués entre les coureurs restants en fonction de leurs positions dans ces étapes. À la fin du Tour de France, le nombre d’arrivants est de seulement 14. Alois Catteau, le coureur belge et tourquennois, à qui l’Auto a donné du roubaisien, termine finalement 6e du classement général. Il court sur Alcyon Dunlop, comme les frères Georget.

Souscription pour Alois Catteau doc JdeRx

À son retour Aloîs Catteau est accueilli par ses nombreux supporters qui ont lancé une souscription pour le remercier de ses efforts. Le tourquennois reprend ses activités de marchand de cycles à Tourcoing.

Pub Catteau doc JdeRx

Jean-Baptiste Glorieux, aéronaute ( suite )

Les ascensions se déroulent sur tout le territoire national. Une ascension aérostatique est toujours un événement exceptionnel pour le public, c’est un spectacle nouveau et attrayant qui voit accourir de toutes parts, une foule immense. En 1883, Jean Baptiste Glorieux a déjà effectué 320 ascensions, dont quelques unes ont été exécutées avec une hardiesse qui donne le vertige. Depuis son premier vol à Roubaix, on calcule alors qu’il a passé plus de deux mois de sa vie dans les nuages !

document Bernard Thiebaut

Le 22 Juin 1884, Jean-Baptiste Glorieux embarque à bord son ami Zéphirin Disdal et décolle de la place de la République à Lille. Arrivé à l’altitude de 4.000 mètres, Zéphirin saute dans le vide, le corps accroché à son parachute. Quelques minutes plus tard, une prairie lilloise accueille le premier parachutiste du Nord.

document Bernard Thiebaut

Le 14 Juillet 1898, pour notre fête nationale, alors qu’il prend place sur le trapèze, sous la nacelle, il est projeté sur la façade de la maison Rammaert-Jeu ( devenue ensuite la Bibliothèque Municipale ) sur la Grand Place de Roubaix. Le ballon arrive quand même à se dégager et termine son vol à Dottignies.

document archives municipales
document archives municipales

Jean-Baptiste est un homme de petite taille, mais vif, nerveux et intrépide, cachant sous des apparences modestes et simples, des connaissances variées et étendues sur sa passion. Dans la conversation, c’est un charmant et agréable conteur, sans prétention mais laissant toujours sentir le feu sacré de son art.

En 1900, il habite au 13 rue de l’Industrie à Roubaix. Il est père de 4 enfants : Sur la photo ci-dessous, de gauche à droite, Juliette Viane, son épouse, Jean-Baptiste Glorieux, puis les trois filles Rachel, Angèle et Berthe, et le fils George, coiffeur à Bruxelles.

Photo de famille ( document archives municipales )

Le 23 Mars 1905, Jean-Baptiste décède dans son lit, à son domicile, au 21 rue Vauban à Roubaix, à l’âge de 71 ans. Au total il a réalisé pendant ses 40 années d’activité, 635 ascensions toutes plus intrépides les unes que les autres dont certaines faillirent même lui coûter la vie.

Le Conseil municipal décide alors de donner le nom de Jean-Baptiste Glorieux, à une rue de la ville qui relie la rue Saint Antoine à la rue du Collège, aujourd’hui disparue lors de la création de l’avenue des Nations Unies.

JB Glorieux avait un cœur généreux et son concours bénévole était toujours acquis aux œuvres charitables et de bienfaisance. Il a participé à toutes les manifestations organisées par la ville de Roubaix. Il repose au cimetière de Roubaix sous une tombe originale et symbolique, ornée d’un ballon sphérique en miniature s’élançant sous la voûte céleste. Ce monument a pu être érigé le 29 octobre 1905, grâce à une souscription publique.

Cimetière de Roubaix ( document Nord Eclair )

En 1985, pour le 80° anniversaire du décès de Jean-Baptiste Glorieux, la municipalité décide de lui rendre un hommage aérostatique et ce, en deux parties. La première par un lâcher de trois ballons le 15 Septembre au parc de Barbieux, et la deuxième par une exposition en Décembre à la salle Watremez, avec de nombreux documents qui retracent la vie et les exploits de l’aéronaute, dans le contexte de son époque.

Exposition salle Watremez ( document Nord Eclair )
document Nord Eclair

Remerciements à Bernard Thiebaut ainsi qu’aux archives municipales

Alfred Damez chroniqueur sportif

Alfred Damez est né à Audruicq dans le Pas de Calais le 18 décembre 1870. Après ses études, il entra dans l’administration des finances et vint s’installer comme percepteur à Roubaix en 1894. Son esprit d’organisation et sa vive intelligence l’incitent à développer son activité, ainsi devient-il secrétaire général fondateur de la Fédération Industrielle et commerciale de Roubaix Tourcoing. Puis il fonde le Comptoir Cotonnier Français, organisme collectif d’exportation en 1918. il en assure le secrétariat général ainsi que celui du Syndicat des fabricants de tissus de Roubaix-Tourcoing. Il prendra une part primordiale dans le fonctionnement des principaux groupements textiles tels que la Fédération lainière internationale, le Contentieux général des industries textiles, ou encore l’Association française des fabricants de tissus, l’Union française des filateurs de laines peignées, et le Comité central de la laine dont il sera le directeur.

Alfred Damez 1870-1956

Voilà un homme important et déjà fort occupé. Cependant il intéresse particulièrement le monde sportif, car il fut chargé de la rubrique sportive du Journal de Roubaix avant la première guerre. Grace à lui nous sommes informés sur l’évolution du sport en ce début de vingtième siècle. Il collabora aussi à d’autres hebdomadaires. Alfred Damez était un passionné de sport, et il ne se contenta pas d’écrire, il fut le premier animateur du Nord Touriste dont il fut le secrétaire général fondateur. Il apporta également son concours au développement de l’Automobile Club du Nord de la France. Il obtint les palmes académiques en 1906 et de nombreuses autres décorations, dont la rosette d’officier de la Légion d’Honneur en 1936. Il est décédé à Paris le vendredi 10 février 1956 après une vie bien remplie.

Jean-Baptiste Glorieux, aéronaute

Jean-Baptiste Glorieux naît à Tournai le 13 Juin 1834. Ses parents, Jean-Baptiste et Angélique Glorieux arrivent à Roubaix dix années plus tard. Leur fils reçoit une instruction élémentaire classique. A 15 ans, il exerce la profession de tisserand puis tourneur et entreprend son Tour de France en qualité de compagnon. Il est très curieux par nature et s’intéresse à plein de choses, il emploie ses loisirs à étudier la mécanique, la physique, la chimie et acquiert un solide bagage scientifique, toujours à la recherche de la perfection. Jean Baptiste adore également le théâtre, il fait partie de la troupe Roïau de Joseph Couvreur.

Théâtre Roïau – Jean-Baptiste Glorieux marqué d’une croix noire ( document collection privée )

Depuis son enfance, Jean-Baptiste est passionné par les ballons et répète toujours : « Si j’avais de l’argent, je ferais un ballon, et je monterais ». Avec quelques camarades, il achète de la toile de calicot et construit son sphérique.

Jean-Baptiste Glorieux ( document Nord Eclair )

Le 15 Août 1861, dans la rue d’Inkermann, ils allument des bottes de paille pour remplacer le gaz, mais malheureusement le ballon ne veut pas décoller ! Jean-Baptiste ne se décourage pas, cet échec galvanise sa volonté. Il recommence alors, fabrique un ballon dans la salle de la Grande Harmonie, l’emmène dans les champs le 12 Septembre 1861, et enfin il décolle et atterrit un peu plus loin à la Broche de Fer. Jean Baptiste est fou de joie et ne pense qu’à repartir. Il réalise une deuxième ascension à Tourcoing avec son ballon « Le Vengeur » qu’il monte sans nacelle, assis sur une planche de bois, ce qui fait frémir les foules quand il se balance sous le ballon. Il rejoint le plancher des vaches à Wasquehal. Cette deuxième ascension marque le début de ses succès, il devient alors très connu et fait partie des aéronautes les plus remarquables de la région. Ses premiers succès le motive encore davantage. Dans sa maison de la rue Decrême, il produit d’innombrables ballons : l’Hercule, le Titan, l’Eclair, le Zephyr et le Jupiter.

document Bernard Thiebaut

Dans les années 1860, Jean Baptiste multiplie les ascensions toujours couronnées d’un plein succès. Il est acrobate et talentueux, avec son sang-froid habituel, il exécute régulièrement des exercices de gymnastique périlleux, sur un trapèze placé sous la nacelle.

document Bernard Thiebaut

Les ascensions sont nombreuses dans toutes les villes de la région et même en Belgique. En Septembre 1868, à Tournai, Jean Baptiste annonce un vol en ballon avec largage d’un parachutiste ! La foule se presse sur la place Verte, pour assister à cet événement. Jean Baptiste est accompagné, cette fois-ci de son frère qui occupe une place sous la nacelle. Lorsque le ballon arrive à la hauteur de 600 mètres, sur la plaine St Martin, Jean Baptiste coupe la corde qui relie son frère. Il tombe rapidement d’une vingtaine de mètres, et le parachute s’ouvre. Les deux frères sont ovationnés pour cette action unique et courageuse. Cette démonstration exceptionnelle permet à Jean-Baptiste d’être applaudi par le public à chaque prouesse.

Il pousse parfois l’audace jusqu’à tirer un feu d’artifice depuis son ballon. Il effectue aussi parfois des ascensions, monté à califourchon sur un baudet, ce qui lui permet d’inscrire sur son papier à lettres : « ascensions équestres » !

document Bernard Thiebaut

Les ascensions se multiplient de plus en plus, et les aventures aussi. Lors d’une démonstration à Nantes, à bord du « Zodiaque », il s’aperçoit tout à coup, que son ballon va se poser sur une voie ferrée, alors qu’un train arrive à grande vitesse. Il a juste le temps de lâcher du lest, pour reprendre un peu de hauteur et échapper à une catastrophe, mais le ballon va s’accrocher au sommet d’un arbre, d’où il faut aller le retirer de sa fâcheuse position. Quelques années plus tard, Jean-Baptiste Glorieux part de Lille avec son « Jupiter » qui jauge 500 mètres cube, et se retrouve à une heure du matin au dessus de la Manche. Il lutte pour essayer de maintenir l’altitude nécessaire, mais se retrouve en difficulté et amerrit au large. Fort heureusement, un navire « Le Brighton » qui assure la liaison Newheaven-Dieppe passe à proximité. Le capitaine du navire aperçoit le ballon qui se trouve à une distance de 4 miles et fait descendre une chaloupe pour lui porter secours. Les hommes arrivent juste à temps, car la nacelle est déjà submergée. Jean-Baptiste est sauvé.

document Journal de Roubaix

Mais la plupart des ascensions se passent bien, sans problème particulier, et les quelques incidents relatés ne ralentissent en rien la volonté de l’aéronaute de continuer d’exercer sa passion. Sa gloire grandit à la mesure de son audace.

JB Glorieux au dessus de la nacelle ( document bnr )

à suivre . . .

Remerciements à Bernard Thiebaut ainsi qu’aux archives municipales.

Juin 1906

Le journal des sports juin 1906

Course à pied. Le Challenge Dupont organisé par le Stade Roubaisien comprend les épreuves suivantes : 80 mètres, lancement du poids et saut en longueur, marche, lancement du disque, 200 mètres, sur deux jours. Un 500 mètres et un 1500 mètres par relais composent le Prix de la Commission.

Le Bonner Fussball Verein doc Wikipedia

Football. Le RCR en Allemagne va affronter le Bonner Fussball Verein (Bonn). Le lendemain les roubaisiens rencontreront une équipe de Cologne. La composition de l’équipe du RCR est la suivante : dans les buts Renaux, arrières Lavoignet, Jean Dubly, demis, Vandendriessche, Charles Renaux, Smeets, avants, Sartorius, Jénicot, François, Hargrave (cap), Perche.

Concours de véhicules industriels à Tourcoing. Organisé par l’Automobile Club du Nord de la France, ce concours s’est déroulé en sept étapes, la dernière étant complétée par une épreuve de consommation, tenant compte de la capacité de liquide (sic) nécessaire à chaque véhicule pour transporter 1000 kilos de charge utile sur un kilomètre. Dans la catégorie des transports en commun (12 à 24 personnes) c’est l’Auto Omnibus Delahaye qui l’emporte devant un véhicule Bayard Clément. Les autres catégories concernaient les véhicules de transport de marchandises, répartis en différentes sous catégories.

Le transporteur Bayard Clément [Collection Jules Beau. Année 1906 / [Concours International de véhicules industriels, Paris – Tourcoing, 

Tennis. Les engagements pour le prix Maurice Dubrulle Handicap Single sont reçus au Chalet de Beaumont jusqu’au vendredi 8 au soir. Les matchs commenceront le dimanche 10 juin à 9 heures. Parmi les compétiteurs, les frères Léon et Jean Dubly, Albert Jénicot, Hargrave, Sartorius.

Pub tennistique Vroman doc JdeRx

Aviron. Régates internationales du Blanc Seau. Le 10 juin, le Cercle Nautique de l’Aviron Roubaisien organise des régates auxquelles participeront les équipes de Boulogne, Calais, Dunkerque, Douai, Valenciennes, Abbeville, Gand, Bruxelles et Roubaix. Il y aura de la qualité, les champion de France et d’Europe 1906 sont également engagés. Un match de water-polo clôturera cette réunion sportive, qui opposera les équipes premières des Enfants de Neptune de Tourcoing et du Racing Club de Roubaix et qui sera arbitré par M. Treffel de Lille. Le temps ne favorisera pas le déroulement des épreuves. Pour la course des débutants, l’Éclair du Sport Nautique d’Abbeville remporte l’épreuve. La course des juniors voit la victoire de l’Union Nautique de Lille. La troisième courses, juniors seniors, est gagnée par la Fine Allure du Sport Nautique de Douai. La 4e course des seniors est remportée par l’Union Nautique de Lille. La 5e course des juniors a été gagnée par Aubépine de l’Émulation Nautique de Calais. La 6e courses seniors a vu la victoire de Papa Reuze du Sporting Dunkerquois. La malchance s’est acharnée sur les embarcations du Cercle Nautique de l’Aviron Roubaisien : divers incidents ou accidents tels que avirons brisés ont empêché le cercle de bien participer. Le match de water-polo a été remporté par les roubaisiens sur le score de 4-1.

Course à pied. Championnats du Nord à Calais. En finale du 100 mètres, Malfait du RCR gagne et s’attribue également le 400 mètres. Le 800 mètres revient au calaisien Dufourneau ainsi que le 1000 mètres. Le 110 mètres haies est remporté par Édouard Catteau du RCR. Vasseur du Stade Roubaisien remporte le concours de lancer du disque. Les roubaisiens auront donc remporté quatre titres de champion du Nord.

Cyclisme. Grande journée du demi-fond au vélodrome. Avec César Garin, Lepoutre, Dupuis, et une course de motocyclettes. César Garin remporte les trois manches. Chute de Lepoutre, commotion cérébrale et contusions sur tout le corps. La course des motocyclettes est remportée par Olieslagers devant Dupuis.

Tir. Le roubaisien Albert Courquin a été classé premier de l’équipe française et champion du monde de tir debout. Cela se passait à Milan dans le cadre du match des nations. M. Courquin est un membre de la société du Tir National de Roubaix.

Mai 1906

Le journal des sports mai 1906

Football. La Coupe Nationale qui constitue le championnat de France pour les équipes secondes a mis en présence à Suresnes le Racing Club de France et le Racing Club de Roubaix. À la fin du temps réglementaire, les deux équipes étaient à égalité 1-1. Pendant les prolongations, les roubaisiens marquent un second but et remportent le titre.

Hockey sur gazon. La finale du championnat de France est disputée le 6 mai sur le terrain du Racing Club de Roubaix. Elle oppose le Club Athlétique International (champion de Paris) à l’Iris Stade Lillois (champion du Nord). C’est la troisième finale pour les lillois qui ont perdu la première contre ce même adversaire par 3-1. L’année dernière, ils affrontaient le Stade Français et perdaient 2-1. Cette année ils ont disposé des roubaisiens en demi-finale et présentent une équipe homogène face aux internationaux parisiens.

Cyclisme. Vanderstuyft, Lepoutre, Bouhours au vélodrome. Le lillois Lepoutre est champion du Nord de demi fond et son palmarès est important. Il est imbattable sur les pistes lilloises et roubaisiennes où il s’entraîne régulièrement. Très en forme et doué d’un courage à toute épreuve, il compte bien remporter la confrontation avec les rois du demi-fond Vanderstuyft et Bouhours qui aura lieu le 13 mai. Arthur Vanderstuyft est le champion du monde des longues distances. Il a brillé dans les Six Jours de New York et dans l’épreuve du Bol d’or. Un sérieux candidat ! Bouhours quant à lui, a été quatre fois champion de France et sept fois recordman du monde de l’heure. À son palmarès le Paris Roubaix de 1900 et plus récemment la course des 24 heures au vélodrome d’hiver de Paris. Par un temps menaçant et un vent glacial, Lepoutre sort vainqueur de l’épreuve.

Course à pied. La première réunion interclubs U.S.F.S.A se déroule sur le terrain de l’Iris Stade lillois avenue de Dunkerque à Lille. Le Racing Club de Roubaix y est représenté par ses champions : Malfait, Dupuis, Catteau, Millez. Il y a aussi Vasseur et Noël du Stade Roubaisien, Ledieu du Racing Club d’Arras, et des athlètes du Racing Club de Bruxelles. Malgré le mauvais temps, les épreuves ont présenté un intérêt soutenu. Au 200 mètres, Petrowski de Bruxelles est premier devant Malfait et Gloves de Roubaix. Pour le lancement du disque, Vasseur du Stade Roubaisien remporte l’épreuve devant Catteau du RCR.

Le Racing Club de Roubaix a organisé mercredi 23 mai à huit heures et demie dans un des salons de l’hôtel Ferraille un « smoking concert » suivi d’un punch en l’honneur des champions de France. Le programme de la soirée est des mieux composés et promet quelques moments de douce hilarité qui reposeront les Racingmen d’une saison aussi chargée. (sic le Journal de Roubaix).

Course à pied. Les membres du Racing Club de Roubaix viennent de créer un Challenge International de Sports Athlétiques, sur l’initiative de la commission de course à pied. Ce challenge est constitué d’un superbe objet d’art en bronze Pro Patria avec socle de marbre d’une valeur de 1200 francs. Ce challenge est ouvert aux sociétés de l’U.S.F.S.A et comprend les épreuves traditionnelles d’athlétisme. Les équipes seront composées de deux concurrents par épreuve, et le club vainqueur aura la garde du challenge pour un an. Le challenge se disputera sur le terrain du Racing Club de Roubaix dans le courant du mois de juin.

Cyclisme. Lorgeou, récent vainqueur de Vanderstuyft à Anvers, sera présent au vélodrome roubaisien face à Lepoutre et Bouhours. Le programme comporte également des courses de vitesse et une course de motocyclettes qui feront de cette réunion un  « event » sans précédent.

Football. La finale du Challenge International du Nord opposait l’Antwerp football Club à l’Union Sportive Tourquennoise sur le terrain du Sporting Club Tourquennois. L’équipe belge l’emporte sur le score de 3-2 après prolongations.

Courses à pied. En compétition à Bruxelles, les athlètes du Racing Club de Roubaix ont brillé : Malfait remporte le 100 mètres, Dupuis le 1500 mètres, Malfait à nouveau le 400 mètres. Les épreuves de saut n’ont pas été favorables aux roubaisiens.