L’îlot de la Halle

Depuis des décennies, les emplacements de la rue de la Halle ont toujours été occupés par des estaminets ou des grossistes en fruits et légumes. En 1968, sur 14 maisons, on dénombre 11 grossistes et semi-grossistes en fruits légumes et 3 cafés.

Citons entre autres, quelques entreprises de l’époque : Seynave, Mathis, Divol, Florin, VandenBroeke, Valcke, VanMoer, Prevost, Tack-Boutten-Kuhn, Ferreira.

la rue de la Halle ( documents archives municipales )

Les conditions de travail sont de plus en plus difficiles pour cette activité de gros, en plein centre ville :

– La rue de la Halle est toujours très animée aux premières heures du jour et donc très bruyante

– Les problèmes de stationnement sont récurrents

– Le manque de place se fait cruellement sentir pour le stockage

– Les chariots élévateurs ont beaucoup de difficultés à manoeuvrer pour charger et décharger les camions

De ce fait, la concurrence du nouveau marché de gros de Lomme est d’autant plus vive, car certes, il est plus éloigné mais beaucoup plus facile d’accès et donc plus pratique pour les commerçants.

La ville souhaite effectuer une opération d’aménagement et de restructuration de cette partie du centre ville en Mars 1980 : rajeunir le triangle se trouvant en face de la Poste, et délimité par les rues de la Halle, Pierre Motte et par le boulevard Leclerc à savoir « l’Ilot de la Halle ».

le café de la Poste et la rue de la Halle ( document archives municipales )

Du côté du boulevard Leclerc, la Banque Populaire du Nord s’est déjà implantée à la place du café « La Rotonde ». Des bureaux sont programmés pour remplacer l’ancienne carrosserie « Van Den Hende ».

Pour la rue de la Halle, ce n’est pas une réhabilitation qui est envisagée mais un véritable curetage pour faire oublier les dents creuses correspondant aux anciens magasins de grossistes en fruits légumes, primeurs, beurre, œufs et fromages.

En 1982, les grossistes quittent la rue pour le Marché d’intérêt local du Pile rue de Valenciennes ( voir sur notre site un précédent article intitulé « Le Marché des Halles s’en va au Pile »)

document Nord Eclair 1982

Le projet initial prévoit la démolition de 22 immeubles sur les 3 rues, soit au total une superficie de 4983 m2. Sont concernés : les n° 5 au 29 rue de la Halle, les n° 10 et 12 rue Pierre Motte, et les n° 35 à 43 du boulevard Leclerc

document archives municipales

Finalement, la démolition ne concernera que la rue de la Halle et le n° 41 du boulevard Leclerc ainsi que le café de la Poste. Sur les plans ci-dessous on peut constater en effet que les 2 immeubles de gauche (grisés sur le 1er plan) ont été conservés.

document archives municipales

65 logements, bureaux et commerces sont construits par la Société d’HLM : « Le nouveau logis », pour un budget de 48 millions de francs. L’hôtel Ibis est construit à l’emplacement du café de la Poste. Les travaux s’étalent sur une durée de deux ans en 1987 et 1988.

Les travaux pendant la construction ( documents b.n.r Daniel Labbé )

 

Après l’achèvement des travaux en 1989 ( documents b.n.r Daniel Labbé )

Remerciements aux archives municipales.

Le blockhaus de la rue de Cartigny

Un blockhaus se trouve à hauteur du N° 130 de la rue de Cartigny à Roubaix , entre le cimetière et la rue d’Alger, curieusement posé, comme en équilibre sur le mur.

le blockhaus rue de Cartigny ( document BNR Daniel Labbé 1982 )

Il a été construit par les allemands au début de la seconde guerre mondiale. Les sentinelles étaient chargées de surveiller la rue, les soldats étaient équipés de mitrailleuses. Nul doute que cette casemate protégeait un lieu sensible derrière le mur, certainement un dépôt de munitions, ou le garage de véhicules militaires ou bien un atelier de réparation du matériel de défense anti-aérienne de la Luftwaffe. C’est l’une des rares constructions de la guerre 39-45 à Roubaix.

document archives municipales

En 2001, l’état du mur qui supporte le blockhaus n’est pas brillant, il y a des risques pour les piétons, et la mairie envisage de le détruire purement et simplement.

Une association est créée dont le but est de sauvegarder le blockhaus, vestige de la guerre et qui, de plus, fait partie du paysage du cimetière.

document Nord Eclair 2001

Au mois de Juin 2001, Thierry Delattre, conservateur du patrimoine de la ville, Jean-Louis Denis, membre de l’association Espace du Souvenir, Evelyne Delannay, conservateur du cimetière, Pierre Leman, membre de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) se réunissent sur place avec le propriétaire des lieux José Baptista.

document Nord Eclair 2001

L’accès au blockhaus se fait par un bâtiment industriel désaffecté. Une échelle de fer rustique et vacillante mène à la plate-forme de l’ouvrage. La construction est faite de plaques de béton. Des meurtrières offrent une vision rare des deux côtés de la rue et du cimetière.

document Nord Eclair 2001

Il faut absolument que le site soit classé au titre du patrimoine. On envisage même de le faire visiter par les roubaisiens, pour les prochaines journées du patrimoine du mois de Septembre. Certes, quelques travaux sont nécessaires : remplacer l’échelle, nettoyer l’accès, poser une porte et surtout consolider le mur du soutien…

Malheureusement deux années plus tard, la mairie décide de raser le blockhaus ! La demande de permis de démolir signée par J.F. Boudailliez le 30 Août 2003, est acceptée en Septembre pour risque de « péril ». On imagine donc que les commissions de sécurité ont estimé que le mur de soutien sur lequel est posée la casemate est trop fragile, et qu’il y a donc un risque grave d’effondrement sur le trottoir et la chaussée. Le blockhaus est démoli en fin d’année 2003.

la flèche rouge indique l’endroit où se trouvait le blockhaus ( Photo BT )

Remerciements aux archives municipales

Les caravanes Soëte

En 1958, s’installe au 105-107 de la rue de Lannoy un magasin de motos, au nom des établissements Georges Soete, né en Août 1922. L’immeuble alors inhabitée depuis le début des années 50.

Avant guerre, la veuve Picard avait fait, à cette adresse, commerce de meubles avec son mari avant 1900, puis de vente à crédit depuis avant la guerre de 14, et enfin de nouveautés à partir de 1928.

Document collection particulière

Jules, le père de Georges, né en 1886 à Roubaix, est charretier. Sa mère Rosalie Dujardin est née à Tournai en 1892. Georges a 6 frères et 2 sœurs. La famille habite en 1936 40 rue du Parc.

En 1958, il possède également, à l’enseigne Central Sport, un autre point de vente situé au 16 rue de Calvaire à Tourcoing. Au fil du temps, il abandonne les motocyclettes, désormais moins prisées du public pour se tourner vers les articles de sport, sports d’hiver et camping, beaucoup plus au goût du jour. L’enseigne devient alors les établissements Soete.

Au milieu des années 60, la partie Camping commence à prendre le pas sur les articles de sport : les publicités citent notamment la marque Trigano. On y note également l’apparition d’une nouvelle marque de caravanes : Caravelair, créée en 1962 par Sud-Aviation, le constructeur de la Caravelle. Cette marque est justement promue par Trigano, qu’on retrouve sur la publicité suivante. Ici, le nom de la marque est mal orthographié.

Georges Soete, qui habite seul le 105 rue de Lannoy, continue néanmoins, à côté de la vente de caravanes, année après année, ses publicités pour les articles de sport et de camping.

Publicités de 1970 à 1972

Mais les locaux, suffisants pour vendre du matériel de sport et de camping, sont désormais trop exigus pour exposer des caravanes. Il faut à Georges Soete un cadre plus large. Ce cadre, il va le trouver en 1970 au 201 du boulevard de Beaurepaire, où il voisinera avec le garage Lallemand, nouvelle station service Total, et la société Isomat, matériaux de construction.

Sur ce site, juste avant la première guerre mondiale, on a vu apparaître entre la filature Debuigne et le peignage Lepoutre, les magasins de MM. Motte et Cie, Laines, entrepôts permettant à cette société de stocker sa marchandise. Après fermeture de ces magasins, s’installe en 1955 la société Bourgois et Duval, qui stocke là des déchets textiles. Plusieurs entreprises se partagent alors le terrain : en 1961, on trouve au 201 les magasins Motte, mais aussi un fabricant de charnières, Gaillard et Mignot, et la société Stratimo, qui s’occupe de la transformation de plastiques.

Photo IGN 1965

Dès 1968, les bâtiments sont en bonne partie démolis, à l’exception de celui qui abritera, après transformation complète, le commerce de Georges Soete.

En 1972, en effet, celui-ci quitte définitivement les locaux de la rue de Lannoy, où s’installe un marchand de meubles, et recentre son activité sur le boulevard Beaurepaire.

Nord Eclair 1973

Au fil du temps, le105 voit différents commerces de meubles se succéder. Aujourd’hui, c’est un commerce de vêtements qui tient le rez de chaussée.

Publicités la Voix du Nord – photo Jpm 2022

Boulevard Beaurepaire, l’espace est suffisant pour une exposition de caravanes, placées soit à l’intérieur du bâtiment, baptisé « hall d’exposition », soit à l’extérieur, sur le terrain qui l’entoure, comme on le voit sur la photo suivante.

Document la Voix du Nord 1973 – Photo IGN 1975

Georges Soete commercialise quelques années la marque Elnagh, constructeur italien, mais aussi les marques Messager et Le Cardinal, et se tourne également vers un nouveau marché, celui des mobil-homes, en pleine expansion.

La Voix du Nord 1976

Il se spécialise ensuite dans la marque yougoslave Adria, caravanes reconnues pour leur prix bon marché et leur poids réduit, dont il devient le seul concessionnaire dans les environs.

Photo 1990

Mais Georges abandonne son commerce au début des années 90. Le siège de l’entreprise passe à partir de 1987 au 135 boulevard du général Leclerc à Lys Lez Lannoy. Il se spécialise ensuite avec sa sœur, Josianne Martin, dans le commerce de biens immobiliers jusqu’en 2009. Celle-ci poursuivra cette activité jusqu’en 2013.

Le 135 rue du général Leclerc – photo actuelle Google

En 1992 s’installe boulevard Beaurepaire supermarché Aldi. Le terrain autour du bâtiment est reconverti en parkings tracés pour les clients.

Le magasin – Photo Google

Le magasin ferme au début des années 2010. Le terrain semble aujourd’hui ne pas avoir une vocation très déterminée.

Photo Google

 

Les documents d’illustration proviennent des archives municipales, ainsi que du site de la médiathèque de Roubaix.

Une grande couturière

Hélène Lobel naît à la fin des années 1890 à Roubaix. C’est une artiste qui se passionne pour les arts, chante et fait du théâtre. C’est également une artiste sur un plan professionnel puisqu’elle est une couturière talentueuse.

le 127 rue de Charleroi de nos jours ( photo BT )

Hélène et son mari Christian font l’acquisition d’une maison spacieuse au 127 rue de Charleroi. Elle y installe son atelier de couture à l’étage côté jardin, la chambre d’Hélène et de Christian se trouve côté rue et celles des deux enfants Jacques et Claudie, sont au 2° étage.

L’atelier de couture est une grande salle, ce qui lui permet de créer 4 à 5 postes de travail pour ses couturières. On y trouve 2 machines à coudre, une table de travail pour la couture, une pour le repassage, et une pour les fournitures avec d’innombrables bobines de fil. Les essayages des clientes se fait dans le salon, au rez de chaussée.

L’expérience et le talent d’Hélène, lui ont permis d’acquérir une solide clientèle bourgeoise, et en particulier les épouses des grands industriels textiles roubaisiens. La meilleure publicité étant le bouche à oreille, toutes ces femmes élégantes et distinguées se pressent pour se faire confectionner de magnifiques robes et de somptueux manteaux.

Hélène Lobel porte une robe qu’elle a confectionnée pour le mariage de sa fille ( document L. Vandergut )

Lucienne Vandergut se fait recruter par Hélène Lobel, en 1942, à l’âge de 15 ans. Elle est apprentie et particulièrement douée pour la couture. Elle devient rapidement ouvrière, puis première ouvrière de l’atelier. La création de robes, de bustiers ou de manteaux n’a pas de secret pour elle.

C’est d’ailleurs toujours Lucienne que le chauffeur personnel de Mme Lepoutre, en livrée et gants blancs, vient chercher à l’atelier pour la livraison d’une tenue, à leur domicile de la place de la Fosse aux Chênes, en vue d’une soirée mondaine roubaisienne.

Les affaires d’Hélène fonctionnent très bien. Son mari Christian est ouvrier mécanicien chez Stein et Roubaix à Lys-lez-Lannoy. Le soir, il est régulièrement mis à contribution, pour les livraisons, ou pour les achats de mercerie, chez Ducroquet.

L’atelier d’Hélène continue à fonctionner jusqu’au début des années 1970, quand elle prendra une retraite bien méritée.

Remerciements à Lucienne Vandergut

Le Vert Pré

En 1975, on prévoit la construction d’un centre médical pour personnes âgées dans le quartier du Carihem, à Roubaix.

document Nord Eclair

Le terrain est d’une superficie de 2,5 ha dont 13.000 m2 sur Roubaix et 11.000 m2 sur Lys-lez-Lannoy. Il est délimité par l’avenue du Parc des Sports, la rue Pierre de Coubertin et l’Ecole nationale de Perfectionnement rue Gambetta à Lys (aujourd’hui Établissement Régional Enseignement Adapté Colette Magny).

Le terrain a été cédé par la municipalité, car le Centre Hospitalier de Roubaix ne possède pas de place, hormis l’immense parcelle du boulevard Lacordaire qui est réservé au projet du nouvel hôpital de Roubaix, de 600 lits, programmé pour la fin des années 1970, voire début des années 1980.

document Nord Eclair
document archives municipales

Ce nouveau bâtiment est un centre de soins et d’hospitalisation pour personnes âgées : une maison de santé ou de cure médicale destinée à l’accueil et aux soins de personnes âgées, qui ont perdu leur autonomie de vie, par suite de maladie ou d’accidents et dont l’état nécessite une hospitalisation de plus ou moins longue durée. Le nom choisi pour ce centre médical est : « Le Vert Pré », car il se situe dans un quartier à la campagne à l’extérieur du centre ville.

document archives municipales

Le nom de code choisi pour le permis de construire est  : V 360, car 360 lits au total sont prévus pour l’établissement. Une première tranche de 120 lits est attribuée en Juin 1975 par le premier ministre Jacques Chirac lors de sa venue dans le Nord. Ces 120 lits sont surtout destinés à libérer une partie de l’hospice Blanchemaille.

L’humanisation d’un hospice signifie la suppression des grandes salles communes, et quand on aménage des petites chambres, on perd de la place d’où la deuxième tranche de 240 lits, qui sera ensuite nécessaire.

Les travaux commencent en 1976. Le centre médical est construit dans un délai de 14 mois. Il est basé sur un modèle agréé par le Ministère de la Santé qui est d’ailleurs le maître d’oeuvre de la réalisation.

document archives municipales
document archives municipales

L’immeuble est construit sur 2, 3 ou 4 niveaux,en fonction des différentes ailes. Trois services de médecine générale à orientation gériatrie sont créés : la convalescence, le moyen séjour et le service chronique ( aujourd’hui les soins palliatifs ).

Les chambres sont confortables avec un ou deux lits ( 3 lits au maximum ).

Le parking pour le personnel de 126 places est placé à l’arrière et une deuxième aire de stationnement pour une vingtaine de véhicules se trouve à l’extérieur pour les visiteurs. Les espaces verts ne sont pas oubliés.

document archives municipales

En attendant l’ouverture programmée le 10 Novembre 1977, le Vert pré organise une opération Portes Ouvertes en Octobre de façon à présenter au grand public l’établissement. Les visiteurs peuvent ainsi voir fonctionner une unité de soins de quarante lits, ainsi qu’une partie des installations de rééducation fonctionnelle et d’examens, les cuisines, le restaurant et les salles de détente.

Opération portes ouvertes ( document Nord Eclair )
document collection privée

En 1978. Mr Watteau directeur du Vert-pré accueille Mrs Pierre Prouvost, maire de Roubaix, Jean-Claude Provo, maire de Hem, Gérard Vignoble, maire de Wasquehal, pour visiter l’établissement de 360 lits flambant neuf. C’est l’occasion de découvrir cet ensemble à caractère résidentiel favorable au repos physique et psychique des pensionnaires arrivés de Blanchemaille, en Novembre. Les visiteurs découvrent les 3 bâtiments du centre du Vert-Pré qui comprend 120 lits de convalescents et 240 lits pour invalides nécessitant une surveillance médicale.

document Nord Eclair

En Septembre 1997, le Vert-Pré fête son 20° anniversaire. Les familles des résidents sont invitées à prendre part aux festivités et à découvrir en même temps la nouvelle salle commune : Le Jardin d’hiver. Mr le maire René Vandierendonck est bien sûr présent et profite de la visite guidée des lieux faite par Mr Tubiana directeur du Centre Hospitalier.

Le jardin d’hiver d’une surface de 179 m2 est orienté plein sud. C’est la nouvelle salle de vie agrémentée de larges baies vitrées et de plantes vertes. Elle offre une ouverture sur l’extérieur et sur les espaces verts. Pour fêter l’événement, le personnel soignant a préparé un spectacle rétrospectif. Au programme, des sketches, des chansons, des comptines et des fables.

20 ans après, le Vert-Pré ponctue la vie des aînés, comme au premier jour, et la leur rend plus belle.

document Nord Eclair

En 2005, la direction décide de supprimer les chambres à 2 et 3 lits, pour les remplacer par des chambres individuelles. Une rénovation et une mise aux normes sont nécessaires en 2015, La façade est entièrement ravalée et repeinte, les 2 premiers étages du bâtiment A sont rénovés pour installer le service des SSR ( Soins de Suite et de Réadaptation ). Le chantier démarre en Octobre 2016, sous la responsabilité du maître d’ouvrage : Marie-Christine Paul, directrice.

document archives municipales

Aujourd’hui, le « Vert Pré » est rebaptisé désormais « les Jardins du Vélodrome ». Une nouvelle histoire commence.

Le centre médical est composé de :

– L’EHPAD ( Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes ) qui propose 144 places. Quelques chambres doubles sont disponibles pour les couples.

– Le SSR ( Soins de Suite et de Réadaptation ), composé de 48 chambres pour 52 patients

– Le Service de médecine physique ( kinésithérapeute, ergothérapeute, orthophoniste . . . )

Pour l’ensemble des 196 résidents, une permanence infirmière et une couverture médicale 24/24 sont disponibles. La résidence comprend : une salle polyvalente climatisée, un jardin extérieur dans un cadre verdoyant et reposant, un espace rééducation, un salon de coiffure, un estaminet géré par des bénévoles, une borne musicale. Elle est dotée d’un pôle d’activité et de soins adaptés ( PASA ) dans la journée.

document les Jardins du Vélodrome

A noter que deux associations ont leurs locaux dans l’établissement des Jardins du Vélodrome : Ludopital qui œuvre pour améliorer le séjour des enfants hospitalisés ( ludopital.fr ) et Méotis qui a un objectif de soins pour la maladie d’Alzheimer ( meotis.fr )

document collection privée

Remerciements à Marie Passavant, directrice, et Danièle Multari, bénévole, ainsi qu’aux archives municipales.

Le Groupe « Chocolat’s »

Roubaix connaîtra différents groupes de chanteurs italiens dont « les Sunligths », les « Carré d’as »et les « Chocolat’s ». A noter : Alain Delorme et son groupe Crazy horse est également natif de Roubaix où il résidera rue de Lille. Il fera l’objet d’un prochain article.

Le groupe appelé au départ Variance, puis Chocolat’s boys, est composé de trois roubaisiens Salvatore Acquaviva rue Daubenton, Christian Zeroual et Lucciano Cilli tous deux du quartier de l’Hommelet. Ces deux derniers ne continueront pas longtemps le groupe préférant retourner dans leur vie professionnelle et familiale. Le groupe est repéré par le producteur Jean Vanloo de l’agence artistique Unidans à Mouscron (qui mettra en piste Patrick Hernandez. «  born te be a live ») qui leur proposera l’enregistrement du titre «  bimbo » sous le nom de chocolat’s boys.

Fin 1975, Gino, le frère de Salvatore Acquaviva le remplace, car ce dernier rejoint le service militaire. Le groupe s’appelera les « Chocolat’s » et sera composé de 5 musiciens et de cinq danseuses. Les danseuses seront intégrées suite à une volonté de l’animateur Guy Lux qui n’accepte leur passage télévisé qu’à ce prix. (émission Ring Parade)

Brasilia Carnaval par les Chocolate boys Coll particulière

Le groupe deviendra populaire grâce aux chansons «  El bimbo » puis «  Brasilia carnaval » »Rythmo Tropical. Marcel De Keleulaire de la maison Elver éditera les tubes des Chocolat’s, il est également le producteur et l’éditeur d’un tube très connu (la danse des canards). Ils réalisent une tournée en Italie. Puis ils se produisent à Bruxelles, c’est alors que Jean Vanloo (le producteur) imagine un nouveau concept pour le groupe. Il décide que seuls les deux frères Gino et Salvatore et les 5 danseuses recomposent le groupe. S’en suivront des cours de danse avec Amédéo, chorégraphe de renommée mondiale et acteur principal de la comédie musicale West Side Story.

Au festival de San Remo Coll Particulière

Le groupe tournera à l’international (festival de St Remo, invités d’honneur en compagnie de Barry White, tour d’Europe, Italie, Espagne, Hollande). Ils enchaîneront les émissions de télévisions avec leurs tubes « Rythmo Tropical » et «  Brasilia carnaval ». En 1978, le groupe connaît un grand succès. Ils s’orienteront même sur une musique disco « the kings of clubs », tube qui deviendra l’hymne du Giro d’Italia, (en français, le tour d’Italie).

Après une période en stand by, ils reviennent en 1986 avec un chanteur et musicien italien supplémentaire, Bruno Del Vento. En 2010, les frères décident de se séparer mais les concerts se poursuivent suite à une nouvelle organisation et réorchestration de leurs tubes. Gino créera son groupe sous le nom de Gino et Nono (Bruno) des Chocolat’s. En 2019, ils sont les invités de l’émission de Michel Pruvot «  envoyez la musique »

Visite d’une journée à « La Lainière »

document collection privée

En 1956, la direction de l’entreprise de « La Lainière de Roubaix » souhaite faire visiter son impressionnante usine à sa clientèle. Elle affrète alors plusieurs trains à plusieurs reprises, pour faire venir ses clients dépositaires des marques Pingouin et Stemm, directement sur les quais de l’usine au sein même de l’entreprise.

La  »gare » du Crétinier ( document collection privée )

Il faut préciser que la gare SNCF du Crétinier à Roubaix-Wattrelos n’existe pas ! En effet, ce n’est pas une gare SNCF : c’est la gare privée du peignage Amédée Prouvost.

La ligne de chemin de fer Menin-Somain passe entre les bâtiments de l’usine de la Lainière. Un embranchement particulier permet la réception des matières premières et l’expédition des produits finis. La direction a donc profité de cet embranchement pour en faire « la halte du Crétinier ».

document Nord Eclair 1956

A chaque fois, cinq à six cent visiteurs descendent des trains. Ils arrivent de toute la France, via Paris, et sont accueillis par les cadres de l’usine. Vingt groupes de 25 personnes sont alors formés et la visite peut commencer. Chaque groupe démarre une longue expédition de plus de 3 heures, à travers le dédale des ateliers.

document collection privée

Le peignage Amédée Prouvost, en cette année 1956, est une usine plus que centenaire. 4500 employés dont 3000 femmes y travaillent. L’usine a une superficie de 15 hectares.

20 millions de moutons sont tondus chaque année pour les laines du Pingouin. Les toisons laineuses proviennent d’Australie et de Nouvelle Zélande. La laine brute subit de multiples opérations de triage, lavage et cardage.

Le triage de la laine ( document collection privée )

Poursuivis de salle en salle par l’odeur spécifique du mouton, les visiteurs arrivent dans l’immense centrale électrique grande comme une église, où on leur communique des chiffres records annuels : 48.000 tonnes de charbon, 300 millions de litres d’eau chaude, 37 millions de Kwh etc

La production est également impressionnante  car l’entreprise possède 90.000 broches de filature. Parmi les 3000 ouvrières beaucoup viennent quotidiennement du Pas de Calais. La production se fait 6 jours sur 7 en 3 équipes donc 24h / 24h.

La filature ( document La Lainière )

Les clients continuent ensuite leur visite par la teinturerie en écheveaux, puis la salle des « pelotonneuses » qui produisent une pelote à la seconde et enfin la salle des « remailleuses » qui fabriquent les chaussettes Stemm.

Les dépositaires Pingouin et Stemm sont enchantés de leur venue. Ils sont surpris par ces couloirs interminables ( parfois de 400m de long ) mais également par la propreté des locaux y compris ceux de la teinturerie. Ils ont pu, lors de cette visite, comprendre parfaitement la transformation très complexe du ruban de laine en fil, et du fil en pelote.

document collection privée
document collection privée

La visite se termine, un apéritif est servi au Pavillon du stade Amédée Prouvost où débuta l’époque héroïque du C.O.R.T.( célèbre équipe de football de Roubaix-Tourcoing ). Un repas est ensuite servi au restaurant de l’usine dans un cadre plaisant et aéré. Jacques Prouvost, administrateur délégué, Philippe Bourguignon, directeur général et Jacques Thomassin, directeur de la publicité assistent bien évidemment au repas.

document collection privée

Les concessionnaires des laines du Pingouin peuvent à la fin de leur visite, expédier une carte postale datée du 18 Juin 1956.

document collection privée

L’objectif de ces visites très bien organisées est bien-sûr de créer un véritable esprit de famille entre le producteur et son client.

Au cours des années suivantes, ce sont 2 illustres visiteurs qui vont honorer l’entreprise de leur présence : en 1957, Elizabeth II d’Angleterre et en 1960, Nikita Kroutchtchev.

A Mac Mahon

A la fin du 19ème siècle, le numéro 29, au coin du boulevard de Paris et de la rue Chanzy est occupé par le Café Mac Mahon, ainsi nommé en hommage au Marechal Patrice de Mac Mahon, président république de 1873 à 1879. Ce débit de boissons est tenu par Em. Dendievel en 1885, puis J.Lienard. Dans les premières années du 20ème siècle, il est tenu successivement par un dénommé Henneuse, puis par F.Schelstraete et finalement F. Vermant en 1910.

Le propriétaire y fait établir en 1902 une grande vitrine en remplacement de quatre fenêtres étroites.

La vitrine de 1902

Le 30 mai 1914, Louis Etienne Delescluse, né 1888, épouse Léontine Peteaux née à Pottes, Belgique, en 1893. Louis habite 109 Grande rue avec sa mère ; il est électricien. Son père, Louis Joseph Delescluse est décédé, sa mère a pour nom Adèle Camberlyn. Léontine, la femme de Louis, était la demoiselle de magasin du 109 Grande rue. L’immeuble, après avoir abrité un estaminet en 1908, comportera en 1920 un magasin d’électricité.

Le 109 grand rue – photo Google

Adèle quittera, après le mariage de son fils, le magasin de la grand rue pour aller habiter 85 rue du Moulin où on la retrouve en 1920 lors du mariage de son deuxième fils Hector avec Adrienne Vancoppenolle.

Le 85 rue Jean Moulin au premier plan à droite

Hector est alors marchand de meubles car les deux frères ont ouvert un magasin de meubles à l’enseigne « Delecluse frères » au 27-29 boulevard de Paris. Il s’installera en 1922 au 179 rue de Lannoy avec son épouse Adrienne pour y exercer la profession de fripier, avant de revenir à son métier précédent et ouvrir lui aussi un magasin de meubles, les « meubles Hector Delescluse » qui deviendra ensuite les « meubles maman Louise », enseigne qui a fait l’objet d’un précédent article sur notre Blog.

Louis conserve le magasin boulevard de Paris. Dès lors, ce magasin prendra pour raison sociale « L. Delecluse, meubles » en 1925, puis « A Mac Mahon », reprenant le nom du café d’origine. Louis possède alors un atelier de fabrication à Croix.

Les affaires prospèrent et le commerce est rapidement doté d’une fabrique de meubles, installée au 20 rue Chanzy, à quelques pas du magasin. Le document suivant y montre un personnel nombreux.

C’est devenu aujourd’hui une habitation particulière.

Le 20 rue Chanzy – photo Google

Le commerce continue à s’étendre et Louis ouvre une succursale, située d’abord au 27 de la grand-place, non loin de l’entrée de la grand-rue.

Le 27 grand place

Pourtant, la succursale se déplacera ensuite d’une vingtaine de mètres pour prendre place dans la grande rue où on la retrouvera au numéro 3 en 1939. A cette dernière adresse, Mac Mahon succède à un magasin chaussures en 1908, remplacé par un marchand de pianos en 1920.

Ce déplacement est peut être dû à des soucis financiers consécutifs à la crise qui a sûrement incité la clientèle à hiérarchiser ses dépenses, ce qui entraîne la fermeture de l’usine de fabrication. Sur la publicité, on mentionne une maison à vendre, à usage de café. Il s’agit sans doute du 27 grand place, puisqu’à cette adresse sera situé le Palais de la Bière en 1939. On y parle également d’une usine à vendre, sans doute l’atelier de fabrication des meubles. Cette usine semble se situer à la Croix Blanche, au bout de la rue de Lille et correspondre à la fabrique de Croix dont il a été question plus haut.

Au 3 grande rue, Delescluse est toujours cité en 1939, mais on trouve une agence de voyages en 1953. La succursale est définitivement fermée. Par contre, en ce qui concerne le magasin principal boulevard de Paris, le bâtiment bas sur la gauche a été ajouté à l’ensemble et constitue désormais une annexe.

Le magasin boulevard de Paris

En 1965, la publicité ne fait plus mention non plus de l’atelier de fabrication, ce qui semble indiquer qu’à la belle époque du formica, Louis s’est recentré sur la vente de meubles. Par contre, on voit que le point de vente offre quatre niveaux, ce qui semble inclure le sous-sol.

Le commerce de meubles est toujours attesté en 1973, alors qu’en 1988 on trouve à cette adresse un restaurant Mac Mahon, qui garde l’appellation originelle. Aujourd’hui c’est toujours un restaurant, mais la raison sociale est maintenant « la Palmeraie ».

Les documents proviennent des archives municipales et de la médiathèque de Roubaix.

La Pouponnière

La maison située au 1 boulevard de Reims à Roubaix, à l’angle de la rue de Lannoy, a longtemps été occupée par des particuliers : H Verbauwhede dans les années 1940, puis E Jhys, représentant, dans les années 1950.

Plan cadastral

Au début des années 1960, Guy Duhin y installe son cabinet de masseur-kinésithérapeute. En plus de son activité, il propose également à sa clientèle un luxueux sauna scandinave avec douche mitigée, douche thérapeutique et salle de relaxation. Quelques temps plus tard, il investit dans du matériel pour le traitement de la cellulite. Son cabinet reste actif à cette adresse jusqu’en 1972.

documents collection privée 1967 et 1972

Jean-Marie Tirsel est commerçant-artisan en 1973. Il gère son entreprise «Technibois» au 155 rue Jouffroy. Avec son épouse, il reprend l’ancien cabinet du kinésithérapeute en 1973 et le transforme en commerce. La façade est complètement modifiée. De grandes vitrines remplacent les fenêtres pour la création d’un magasin d’articles pour enfants. C’est un endroit idéalement bien placé au carrefour de deux grandes artères importantes de la ville. La superficie du point de vente est de 131 m2.

documents archives municipales
documents archives municipales

A l’approche de la fin des travaux, une certaine effervescence se fait sentir dans le quartier. Les voisins se posent la question : mais qu’est-ce donc, ce magasin aux murs peints en rose bonbon comme une maison de poupées, avec l’enseigne « La pouponnière ».

Le commerce ouvre rapidement à l’automne 1973. On y découvre des landaus, meubles, layettes, du matériel de puériculture et des jouets premier âge.

document Nord Eclair 1973

M et Mme Tirsel accueillent chaleureusement et conseillent utilement. Ils font partie du Groupement « MamanBébé » qui garantit une haute qualité des articles proposés et qui ne peut laisser indifférents des acheteurs avertis, soucieux de préserver tout ce qui touche à l’enfance et à nos chères têtes blondes.

L’ouverture est un succès, les majorettes du Sport Ouvrier Roubaisien sont présentes et assurent une parade américaine. L’intérieur du magasin est gai et pimpant. Un immense choix d’articles est proposé pour les futures mamans et les jeunes enfants.

Ce succès de l’ouverture conforte et motive le couple Tirsel. Ils ont bien l’intention de développer leur gamme de produits en y ajoutant une gamme complète de peluches : des centaines et des centaines de peluches adorables et, bien sûr, celles de Walt Disney.

document collection privée 1975

Mr et Mme Tirsel proposent régulièrement des animations pour dynamiser leur commerce : des portraits gratuits par un photographe, pour les enfants accompagnés, la semaine de Noël, des promotions sur les meubles, les vêtements pour futures mamans, la layette ou la puériculture tout au long de l’année.

documents collection privée 1976 et 1982

Au début des années 1990, M et Mme Tirsel prennent une retraite bien méritée. Le commerce est alors repris par Dominique Cholet qui transforme le magasin lequel devient « La Boutique des Loisirs » en 2000. L’établissement propose des loisirs créatifs, travaux manuels, beaux arts, arts graphiques, papeterie créative, broderies fils et taffetas, encadrement, livres, etc

Photo Google Maps 2008

Le magasin ferme en 2010. Il sera repris en 2014, et devient alors une boucherie-épicerie Zino en 2014, gérée par la famille Tellache qui décide que l’ouverture du magasin se fera par le 338 rue de Lannoy. La boucherie est encore présente de nos jours.

Photo BT 2020

Remerciements aux archives municipales

L’inauguration du monument Jean Lebas

Jean Lebas est né en 1878 à Roubaix. Socialiste membre du SFIO, il est élu maire de Roubaix en 1912. Il devient conseiller général, député du Nord, président du conseil général du Nord, ministre du travail, ministre des PTT. Héros et martyr de la résistance, il décède en déportation en 1944.

Jean Lebas ( document collection privée )

En début d’année 1949, la municipalité décide d’ériger un monument financé par souscription publique, à la mémoire de Jean Lebas. Le monument est situé sur le terre-plein central du boulevard Gambetta, avec d’un côté, la place de la Liberté et de l’autre, la rue de Lannoy. Ce mémorial frappe le regard de tous ceux qui entrent dans notre ville. Ceux-ci ne manquent pas de remarquer l’importance de cette colonne et se rendent compte immédiatement de l’hommage rendu à Jean Lebas par la ville et la France.

le monument boulevard Gambetta ( document collection privée )

L’auteur du monument est bien connu. Il s’agit de Mr Dejaegere, qui a obtenu le grand prix de Rome. C’est un mémorial imposant. Son symbolisme est éloquent : un pilier haut et lourd qui représente l’oeuvre écrasante du maire défunt. Le monument est à la fois important et léger d’aspect. Deux statues latérales flanquent la colonne et le buste de Jean Lebas.

document collection privée

A l’arrière, une troisième statue représente un ouvrier qui, muni de ses outils, symbolise véritablement le travail et la reconnaissance de la population à celui qui fut Ministre du Travail, ardent défenseur des travailleurs.

document collection privée

L’inauguration du monument Jean Lebas a lieu un dimanche, le 23 Octobre 1949, en présence d’une foule immense, de Mme Jean Lebas et sa fille Marcelle et de très nombreuses personnalités politiques. Victor Provo successeur et disciple du grand disparu décide de se recueillir le matin même, au monument des martyrs de la résistance et au monument aux morts avant d’assister à la cérémonie en début d’après midi.

L’inauguration ( document Nord Eclair et archives municipales )

La foule est immense, le boulevard Gambetta et la place de la Liberté se noircissent de monde. Environ 8000 personnes sont présentes. Les emblèmes d’une cinquantaine de sociétés locales entourent le monument.

Après l’impressionnante « sonnerie aux morts » de la clique dans un silence très respectueux, le voile symbolique tombe et on découvre le monument. Victor Provo s’avance alors, pour fleurir la stèle.

Victor Provo à la tribune devant Mrs Mayer, Pluquet, Sory, Laurent et Bondt ( document archives municipales )
Victor Provo ( document archives municipales )

A la fin de la cérémonie, trois personnes prennent la parole : Victor Provo maire, fortement ému, puis Augustin Laurent, président du Conseil Général du Nord, suivi de Mr Daniel Mayer, ministre du travail. Tous sont unanimes, ils saluent l’oeuvre et l’esprit du défunt, sa personnalité forte, robuste, courageuse et tenace. Une carrière qui atteignit les plus hauts sommets de l’héroïsme, de la gloire, du martyr.

( document collection privée )

En 1990, le métro arrive à Roubaix. L’interconnexion bus-mongy-métro doit être installée à l’emplacement précis du monument. Il va donc devoir être déplacé. (voir sur notre site, un précédent article édité et intitulé : le déplacement du monument )

Remerciements aux archives municipales