Groupe scolaire de Longchamp (suite)

En 1986, c’est une délégation de parents d’élèves qui est reçue en mairie par Mme Massart, maire de la ville, et ses adjoints à la sécurité et à l’enseignement, Mrs Grabovski et Nys, cette fois pour tenter de remédier aux cambriolages de matériel pédagogique et au saccages des locaux répétitifs. Une étude est demandée aux services techniques de la mairie pour la mise en place d’alarmes et de radars.

Réunion avec les élus sur les problèmes de sécurité en 1986 (Document Nord-Eclair)

Pourtant 3 ans plus tard l’école Lamartine subit à nouveau, comme tant d’autres malheureusement, un acte de vandalisme, relaté par la presse locale, en 1989.Trois jeunes adolescents pénètrent dans l’établissement en brisant un carreau et mettent à sac une classe de CP : bacs de fleurs renversés, bancs sans dessus dessous, tableaux arrachés, armoires défoncées, livres cahiers et matériel scolaire répandus sur le sol, sachets de plâtre éventrés, bouteilles de solvant et de diluant brisées…

Vandalisme à l’école élémentaire Lamartine, rue Charcot, en 1989 (Document Nord-Eclair)

Durant la décennie suivante l’école fait plus heureusement parler d’elle à l’occasion de l’installation du site informatique en lieu et place d’une bibliothèque déplacée à l’étage pour l’occasion, dans une salle spécialement aménagée et protégée par la municipalité. Le matériel à savoir 8 micro-ordinateurs, reste propriété de l’Education Nationale durant 3 ans avant de revenir à la ville. Chaque élève passera environ 1 heure et demi par semaine devant un écran pour s’initier aux mathématiques et au français.

Installation du site informatique à l’école Lamartine dans les années 1990 (Documents Historihem)

Ce n’est qu’en 1995 que les travaux nécessaires à la rénovation du groupe scolaire déjà vieillissant commencent. En 1998, c’est la maternelle Georges Sand qui se refait une beauté : changement de l’installation électrique (des fusibles aux prises et interrupteurs en passant par les câbles), changement des vieux plafonniers au profit de rampes lumineuses encastrés et de spots orientables.

Par ailleurs, 560 mètres carrés de vieux plafonds ondulés sont remplacés par des plafonds suspendus ce qui permet de mieux chauffer les locaux. Enfin, sur un plan esthétique, la municipalité pousse le soin jusqu’à mettre des dalles de couleur (bleue, jaune et saumon) pour égayer les pensées des bambins rêveurs. La sécurité n’est pas oubliée : alarme incendie près du tableau électrique, issue de secours ouvrant les dortoirs sur l’extérieur et porte, cloisons et plafond coupe-feu pour le local des fournitures.

Rénovation de l’école Georges Sand en 1998 (Document Nord-Eclair)

A l’été 1999, en raison du coût excessif des devis demandés aux entreprises, ce sont les employés municipaux qui réalisent électricité, isolation, faux plafonds et refont les issues de secours pour remettre le reste du groupe scolaire aux normes. Les classes, une fois terminées bénéficient d’un nettoyage de fond en comble, murs compris. En revanche, les peintures attendront, faute de financement.

Remise aux normes du groupe scolaire à l’été 1999 (Documents Nord-Eclair)

Au début du 21ème siècle, les différents corps de métier s’activent toujours aux 4 coins de l’établissement. Des entreprises extérieures y assurent : la rénovation du restaurant scolaire, la réfection des 2 cours d’écoles maternelles, l’achat de quelques jeux et bancs et le remplacement des bandeaux en haut des façades. Les services techniques municipaux réalisent quant à eux les peintures des écoles élémentaires.

Photos de l’école en chantier en 2001 et photo de l’école avant sa démolition (Documents Nord-Eclair et Un temps de passage)

Pourtant en 2006, les écoliers désertent le groupe scolaire rénové 10 ans plus tôt et les locaux sont vidés, déshabillés et nettoyés pendant de longs mois. Les anciens locaux sont enfin grignotés par 2 pelleteuses et la démolition dure moins de 2 semaines : les 4 bâtiments composant cet ensemble scolaire disparaissent. En 2007, c’est le réaménagement de l’assainissement et des réseaux qui commence afin de permettre la construction, sur le terrain, de 74 logements individuels et semi-collectifs dont la livraison est prévue pour 2009.

Photos aériennes de 2007 avant démolition et 2009 après construction des logements (Documents IGN)

Il faut dire qu’en 2005, au n°100 de l’avenue Schweitzer, a commencé la construction d’un tout nouvel établissement scolaire dont l’arrière donne sur la rue Denis Cordonnier, sur le terrain laissé libre par la destruction un an plus tôt de l’école Denis Cordonnier (évoquée plus haut). Ce nouvel ensemble se compose d’une école maternelle et d’une école élémentaire.

Ville de Hem – Construction du groupe scolaire Longchamp (2005)

Le groupe scolaire Antoine de Saint-Exupery est un établissement moderne, spacieux et lumineux, qui accueille 180 élèves en élémentaire et 130 en maternelle. Il est composé de 17 salles de classe, 2 bibliothèques, 2 salles d’art plastique, un site informatique, 2 salles d’évolution, un restaurant scolaire, 2 cours de récréation et un jardin pédagogique.

Le groupe scolaire Antoine de Saint-Exupery (Documents Google Maps 2023(côté Schweitzer et 2008 côté Cordonnier et site internet)
Vue aérienne du terrain entre 2000 et 2004 et le terrain après la construction du nouveau groupe scolaire entre 2005 et 2010)

Le tout nouveau quartier de Longchamp disposait donc d’un groupe scolaire regroupé rue Charcot en 1974, constitué de 2 écoles primaires (Lamartine et Saint-Exupéry) et de 2 écoles maternelles (Mme de Sévigné et Georges Sand) à savoir les groupes Lonchamp 1 et 2. A cette époque, il y avait également le groupe Lonchamp 3 constitué de l’école Denis Cordonnier (maternelle et élémentaire) ouverte sur la commune de Lys-lez-Lannoy. 50 ans plus tard, en 2024, l’offre scolaire du quartier se résume à la nouvelle école Antoine de Saint-Exupery (maternelle et élémentaire) qui donne sur les rues Schweitzer et Denis Cordonnier.

Photo aérienne des 2 groupes scolaires en 1976 et offre scolaire par quartier en 2024 (Document IGN et Ville de Hem)

Remerciements à l’association Historihem

Groupe scolaire de Longchamp

En 1964, le C.I.L. programme la construction de 1.146 logements dans le quartier Longchamp. En octobre 1965, le conseil municipal de la ville de Lys-lez-Lannoy désigne un architecte chargé d’étudier l’avant-projet de la construction d’un groupe scolaire dans le quartier Longchamp. Il est question de subventionner, en 1967, les travaux de construction d’un groupe scolaire de 16 classes sur un terrain situé rue Cavrois (rue parallèle à l’avenue Schweitzer de Hem, les 2 rues étant reliées par une perpendiculaire : la rue Denis Cordonnier à Lys-lez-Lannoy). L’ouverture est programmée pour la rentrée scolaire de 1968.

Le quartier Longchamp avant construction entre 1950 et 1965 avec pour points de repère la fin de la rue Briet sur la future avenue Calmette et les 3 fermes de la rue des Ecoles (Document IGN)

Pour faire face à l’accroissement brutal de la population dans ce quartier autrefois occupé par des surfaces agricoles, la municipalité hémoise adopte quant à elle, dès le 30 juin 1965, le programme de construction d’un groupe scolaire comprenant une école primaire de garçons et une de filles de 10 classes chacune, une école maternelle de 6 classes avec logements, annexes et cantines. A cet effet, le 6 juillet 1965, le Conseil Municipal décide l’acquisition de deux parcelles de terrain d’une superficie totale de 1 hectare 41 ares 17 centiares.

La première tranche du groupe scolaire Longchamp peut finalement être financée par l’État en 1967 et comprendra une école primaire mixte avec 10 classes mixtes, une salle polyvalente de 72 m2, un bureau de direction, une cour de récréation de 1.100 m2, un local de détente de 220 m2, un groupe sanitaire pour garçons et un pour filles, un dépôt de 6 m2, un logement de direction et un logement d’adjoint .

L’ école maternelle comprendra quatre salles de classe, une cour de 600 m2, une salle de jeux de 120 m2, une salle de repas de 36 m2, une salle de propreté de 36 m2, un hall d’entrée formant salle d’attente, un logement de direction . Aux deux écoles s’ajouteront une cantine de 280 rationnaires et un logement de concierge. Le projet estimé à 2.317.446 Frs est confié à Monsieur André GAILLARD, architecte à CAMBRAI .

Plan de la zone en 1969 et photo de l’école maternelle déjà terminée (Documents Nord-Eclair)

Le 28 Novembre 1967, la deuxième tranche du groupe scolaire du quartier Longchamp est adopté suivant le programme pédagogique établi le 16 février 1967 par Monsieur l’Inspecteur d’Académie et comprenant 10 classes primaires, deux classes de perfectionnement, 4 classes maternelles, une cantine pour 300 rationnaires, 3 logements, les bureaux, les groupes sanitaires, cours et annexes.

En juin et juillet 1968, la communauté urbaine entreprend une première partie de travaux, en bordure de la rue Claude Bernard. Cette tranche comprend une école maternelle de plain pied de 4 classes qui doit être livrée dès le printemps 1969 et dont le mobilier sera fourni dans la foulée en vue d’une ouverture à la rentrée 69-70.

Une école primaire mixte abritera 10 classes réparties au rez-de-chaussée et sur un étage. La construction des 2 logements de fonction des directeur et directrice est en cours en début d’année 1969. Face à l’école maternelle des bâtiments de plain-pied également sont destinés à abriter des cuisines et un restaurant scolaire. L’adresse du groupe scolaire est la rue du Docteur Charcot.

Le groupe scolaire derrière la grande barre au début des années 1970 et photo de la cantine en 1971 (Documents Nord-Eclair et Historihem)

Une seconde tranche de travaux s’engage ensuite, sur le même terrain, en 1970, pour la construction d’une seconde école maternelle de 4 classes, ouverte en fin d’année, puis d’une école primaire mixte de 10 classes plus 2 classes de perfectionnement, dont l’ouverture est prévue pour le printemps 1971, ainsi que 2 logements de fonction pour un directeur et une directrice. Il y a également un plateau d’évolution mais pas de salle des sports, une telle salle existant déjà dans l’école Marie Curie des Hauts-Champs (sur le sujet voir un précédent article édité sur notre site). Au total 1000 élèves peuvent être accueillis dans le groupe scolaire.

La deuxième école du groupe scolaire en 1971 (Longchamp 2) et photo d’élèves de maternelle devant l’école (Documents Nord-Eclair et collection privée)

Toutefois, si le premier groupe avait été construit par la Communauté urbaine, le quartier Longchamp n’étant plus considéré comme une zone d’aménagement concerté, et c’est à la ville d’assurer la construction du groupe n° 2. Le 28 avril 1970, Monsieur le Maire est autorisé à passer les marchés pour un montant de 2.143.181 Frs auxquels devront s’ajouter 86.720 Frs d’honoraires à Monsieur GAILLARD, architecte à Cambrai et 85.000 Frs de mobilier.

Photo panoramique du groupe scolaire en 1976 derrière la grande barre et en 1989 après démolition de celle-ci (Documents IGN)

Le 10 juillet 1970, sur proposition de la Commission des écoles, le Conseil décide de dénommer l’école primaire mixte du 1er groupe Longchamp : école Lamartine et l’école maternelle école Mme de Sévigné. La population scolaire continuant d’augmenter, le 26 octobre 1970, une classe supplémentaire est ouverte à l’école mixte Lamartine. En 1972, une classe est à nouveau ouverte à l’école Lamartine et une à Mme de Sévigné. Le 28 février 1974, l’école primaire mixte Longchamp II prend la dénomination : école Saint Exupéry et l’école maternelle celle de Georges Sand.

vues du groupe scolaire au début des années 1970 avec la grande barre en arrière plan (Document Mémento Public de Hem et Hem d’hier et d’aujourd’hui)

Les Associations de Parents d’Elèves ayant pris conscience dès 1974 des difficultés rencontrées par un certain nombre d’enfants, ont entrepris des actions répétées et ont cru leurs efforts récompensés lors de la création, en 1976, d’une amorce de Groupe d’Aide Psychopédagogique (G.A.P.P.) comprenant un psychologue et une rééducatrice en psychomotricité travaillant à mi-temps. Le groupe est installé à l’école Saint Exupéry et s’occupe des élèves des Groupe Longchamp et de Marie Curie.

Plan du quartier Longchamp en 1968 reprenant en n°6 une école publique située à la limite des 2 villes (Document Nord-Eclair)

Pressenti depuis plus de 5 ans, ce n’est finalement qu’en 1974 que le groupe scolaire « Longchamp 3 » sort de terre sur la commune de Lys-lez-Lannoy, rue Denis Cordonnier, avec tout d’abord les logements de fonction puis les bâtiments scolaires comprenant quatorze classes de la maternelle à la septième avec un réfectoire pour 180 rationnaires. L’école Denis Cordonnier est inaugurée en octobre 1975. Ce groupe scolaire ne vivra que 30 ans, ayant été démoli en novembre 2004.

Construction et inauguration de l’école Denis Cordonnier en 1974 et 1975 (Documents Nord-Eclair)
Ville de Hem – Ecole Denis Cordonnier – Démolie en novembre 2004

Dès la décennie 1980 des problèmes se posent au groupe scolaire et l’APE (Association de Parents d’Elèves) cherche des solutions. Pour la température dans les classes oscillant en hiver de 13 à 16 degrés, elle préconise l’installation d’un système d’isolation peu couteux, à mettre en place pendant les vacances scolaires. Rue Charcot à l’entrée et la sortie des écoles un trou énorme dans la chaussée oblige les automobilistes à faire un écart dangereux pour les enfants tandis que l’éclairage déficient du quartier fait courir des risques aux élèves mal vus par les automobilistes. Au pied d’un pylône électrique des fils vecteurs de 380 volts sont accessibles et simplement recouverts de plastique par EDF. Enfin le trottoir boueux menant à la piscine oblige les enfants qui s’y rendent à descendre sur la chaussée pour le contourner. Les travaux recensés par les services techniques de la mairie sont toujours en attente à fin novembre 1980.

L’APE du groupe Longchamp en 1980 (Document Nord-Eclair)

Remerciements à l’association Historihem

A suivre…

Ecole Marcel Pagnol (suite)

Dans les années 1990, l’école développe des activités diverses à côté de la scolarité classique des enfants. Ainsi, les élèves de CM2 écrivent, en 1990, un article dans la presse locale sur les structures existant au niveau de leur ville pour venir en aide aux personnes du 3ème âge. En 1993, la Metro Goldwing Beaumont installe son siège dans la cour de l’école à la recherche d’acteurs pour son prochain film : les Aventuriers de l’Elixir Perdu. Puis les enfants participent, plus classiquement au carnaval.

Chronique « le petit écolier roubaisien » en 1990, ils en font un cinéma et le carnaval en 1993(Documents Nord-Eclair)

C’est en 1994 que « la cantine » devient un self-service tout ce qu’il y a de plus moderne. C’est une première à Hem quand Marcel Pagnol bénéficie d’un réaménagement des cuisines et de cette nouvelle formule de restauration proposée par Lys Restauration. Désormais les enfants choisissent leur menu tout en équilibrant leur repas au moyen d’un jeu d’assiettes de couleurs dont chacune correspond à un groupe d’aliments. Ce sont eux qui débarrassent ensuite leur place, vident leurs assiettes et rangent leurs plateaux.

Un self pour choisir seul et manger sain (Documents Nord-Eclair)

En mars 1999, c’est un incendie à l’origine mystérieuse qui se déclare dans l’école dans la soirée. S’il ne fait pas beaucoup de dégâts, seul un meuble servant de bibliothèque ayant été détruit, l’incident aurait pu être dramatique, une femme, agent d’entretien, qui se trouvait seule dans l’établissement y ayant été retrouvée inanimée, en état de choc et intoxiquée par la fumée.

Incendie en 1999 (Documents Nord-Eclair)

L’odeur de plastique brûlé prononcée persiste le lendemain et la salle de classe adjacente, bien que n’ayant subi aucun dégât est fermée pour quelques jours jusqu’à ce que l’air y redevienne respirable. Fort heureusement la dame de service est sortie de l’hôpital mais les parents d’élèves s’inquiètent de cet incident qui intervient après une série de 4 cambriolages survenue sur quelques semaines. Fort heureusement le suspect interpellé, qui reconnaît les faits, est une personne dépressive ayant agi dans un moment d’égarement et il ne s’agit pas de violence urbaine susceptible d’avoir une suite.

Inquiétude des parents (Documents Nord-Eclair)

Durant cette même année, des portes sont remplacées et on passe du bois au PVC. Puis les toitures des bâtiments sont refaites et l’éclairage est installé dans la cour de récréation. A l’été, ce sont les peintures qui sont refaites avec une entrée couleur vanille-fraise du plus bel effet ; par ailleurs le vert pâle et le jaune sont plébiscités par les enseignants. Le remplacement des châssis de fenêtres est programmé pour l’année suivante.

La réfection des peintures en 1999 (Document Nord-Eclair)

A la rentrée scolaire 2002-03, le député maire vient découvrir les nouveaux sanitaires du bâtiment B de l’école primaire, refaits durant les vacances. Restent à rénover ceux du bâtiment A, dans un piteux état. Un local pour les archives, sécurisé anti-feu a également été installé. La directrice, Danièle Delannoy, accueille pour cette année scolaire 6 classes et environ 140 élèves en primaire.

Le député maire est de la rentrée (Document Nord-Eclair)

Durant cette même année scolaire, les élèves profitent de la prestation d’une artiste, venue présenter ses contes pour enfants : silhouettes d’animaux au bout de bâtons et décors tout simples mais l’imagination des enfants fait le reste. Ce sont également qui travaillent sur l’affiche du spectacle ; puis une bande dessinée retraçant les histoires contées est exécutée par les élèves du CP.

Pagnol à l’heure du conte (Document Nord-Eclair)

Au début des années 2010, l’établissement fait l’objet de l’attention de la municipalité qui profite des vacances scolaires estivales pour rénover les bâtiments dans le cadre de son plan pluriannuel d’investissement. Cela commence avec une réfection des sanitaires et de la cour de récréation, suivie d’une remise en état des menuiseries et des peintures. Ensuite vient la réfection de la toiture de l’école maternelle, les châssis de fenêtre et l’étage de l’école élémentaire.

Enfin, l’école est dotée d’un nouveau restaurant scolaire à la rentrée des vacances de Pâques 2013, tandis que l’école maternelle est dotée d’un dortoir et que l’école primaire voit ses menuiseries remplacées. L’année suivante l’école doit être remise en conformité aux nouvelles normes d’accessibilité.

L’école en 2012 avec l’ancien restaurant scolaire (Document Google Maps)

L’ancien restaurant scolaire est démoli pendant les grandes vacances de 2014 et un parvis pavé engazonné est aménagé sur l’espace gagné et un parking de 22 places est créé pour les parents et enseignants. La première cour est également refaite avec de l’enrobé drainant laissant passer les eaux de pluie, pour éviter d’engorger les égouts. Grâce à la place récupérée les trottoirs sont reculés et des places de stationnement matérialisées tout au long. Une nouvelle clôture et des potelets de sécurité sont posés. Quant à la seconde cour, elle va être refaite et un terrain multisports devrait être créé aux vacances de Toussaint.

Le parvis refait à neuf en 2014 (Documents Google Maps et Ville d’Hem)

Le rez-de-chaussée de l’école élémentaire fait quant à lui l’objet d’une rénovation en 2016, avec suppression des baies vitrées donnant sur le couloir, peu propices à la concentration des élèves, réfection de certains bâtis de porte et de certaines peintures, ainsi que de l’ensemble du réseau électrique. Ce devrait être le dernier chantier d’ampleur dans cet établissement.

Le dernier chantier d’ampleur en 2016 (Document Voix du Nord)

En 2021, pour accroitre la sécurité routière aux abord de l’école, la ville décide de placer des petites silhouettes colorées au niveau des passages piétons jouxtant l’école pour sensibiliser la population aux excès de vitesse en ville et mieux identifier les zones où la vigilance doit être renforcée. Il s’agit de personnages sans visage de couleur jaune ou rouge aux bandes réfléchissantes tout le long du corps, sur le point de traverser à un passage piéton.

Les silhouettes au passage piéton de part et d’autre de l’ avenue de la Marne devant l’école (Documents Google Maps)

Depuis plus de soixante ans, au cœur du quartier de Beaumont, l’école Marcel Pagnol accueille donc les enfants en maternelle et en élémentaire dans des locaux spacieux et entièrement rénovés au fil des décennies. Elle dispose d’une garderie et d’un restaurant scolaire mais aussi d’un potager en son cœur permettant aux enfants de découvrir le travail de la terre et aux parents de goûter les légumes qui en sont issus.

Extraits du guide de l’école édité dans les années 2010 (Document Ville de Hem)
Photo panoramique de l’école en 2023 au cœur du quartier de Beaumont (Document Google Maps)

Remerciements à l’association Historihem

Ecole Marcel Pagnol

Au début des années 1950, on compte 200 nouvelles habitations implantées dans le quartier de Beaumont et d’autres cités HLM sont prévues. Le 21 décembre 1954, le conseil municipal adopte le programme établi par l’ Inspecteur Primaire et approuvé pas Mr l’Inspecteur d’Académie afférent au projet de construction d’un groupe scolaire pour la rentrée 1955 dans le quartier.

Photo panoramique du quartier en 1950 (Document IGN)

Le projet est confié à l’architecte de Hem, Joseph Delplanque et la municipalité acquiert un terrain d’1,50 hectare afin de permettre sa réalisation. Il est prévu que le groupe comprenne : une école de garçons de 4 classes, une école de filles de 4 classes, une école maternelle de 3 classes et leurs annexes ainsi qu’un logement de direction pour chaque école.

Ce n’est finalement qu’en janvier 1958 que les membres de l’administration municipale visitent le nouveau chantier du futur groupe scolaire de Beaumont. Il a fallu en effet attendre que soit écartée la possibilité d’implantation du cimetière de Beaumont pour pouvoir commencer les travaux (sur ce sujet voir un précédent article, intitulé le cimetière de Hem, précédemment édité sur notre site).

Inauguration des travaux de construction du groupe scolaire en janvier 1958 (Document Nord-Eclair)

Pourtant courant 1958, la presse locale annonce un chantier toujours en cours avec une probabilité d’ouverture à la rentrée de Pâques 1959. Elle présente le futur groupe, situé à l’extrémité de la rue Mozart, comme : «  édifié sur un emplacement idéal, vaste et aéré, où les jeunes écoliers pourront profiter du soleil et de l’air si salubre en cet endroit surélevé. »

Le groupe solaire en chantier en 1958 (Document Nord-Eclair)

Une nouvelle artère a déjà été tracée et créée, partant du boulevard Clémenceau pour accéder rapidement aux abords du nouveau groupe scolaire. La construction, de chaque côté de cette nouvelle rue, de maisons d’habitation est prévue très prochainement et le nom qui devrait lui être donné est celui d’avenue de la Résistance . Elle se nommera finalement avenue de la Marne.

Toutefois, en mars 1959, force est de constater que seule l’école maternelle est en voie d’achèvement. L’inauguration du groupe est donc retardée et devrait avoir lieu à la rentrée de septembre 1959. Ce sont alors 3 écoles, dont le gros œuvre est d’ores et déjà achevé qui seront mises à disposition des garçons et filles du quartier.

Prochaine inauguration du groupe scolaire de Beaumont (Document Nord-Eclair)

A l’été 1959, la municipalité procède à la réception provisoire de l’établissement et visite toutes les salles et les préaux. Les 3 grands bâtiments sont séparés par des cours : celui de la maternelle contient 3 classes, et les 2 autres, munis d’un étage, l’un destiné aux filles et l’autre aux garçons, possèdent une classe et une salle de travaux pratiques au rez de chaussée et 3 classes à l’étage.

Les murs sont recouverts d’une peinture dite fonctionnelle et les sanitaires ont été particulièrement soignés de même que les installations de carrelage pour effectuer des expérience de physique et chimie. Quant aux fenêtres, elles sont très nombreuses et très grandes ce qui procure à la fois une luminosité et une aération remarquable. C’est aussi au mois d’août que le mobilier fait son apparition dans toutes les classes et que l’on apprête les chemins à l’extérieur.

Réception provisoire par la municipalité et une vue extérieure de l’un des bâtiments ; la nouvelle école en hiver (Documents Nord-Eclair et Historihem))

Ce n’est donc qu’en septembre 1959 que le groupe scolaire comprenant 7 classes (et non 9), clôturé et pourvu de radiateurs de chauffage central, accueille enfin 400 enfants avec 4 ans de retard. L’inauguration officielle est quant à elle fixée au 4 octobre.

Vue d’un bâtiment avec préau et d’un logement de direction situé non loin de l’entrée de l’école (Document Nord-Eclair)

L’inauguration a lieu en présence de 3 députés et de 3 sénateurs ainsi que de Mr l’Inspecteur d’Académie. La maire d’Hem et des membres du conseil municipal sont bien évidemment présents ainsi que des maires et des représentants de la plupart des communes du canton. Après une réception à la mairie, un cortège se dirige vers l’établissement scolaire , emmené par les cavaliers de la vallée de la Marque, rassemblant les sociétés locales et les enfants des écoles encadrés par leurs enseignants. Puis vient l’heure de couper le ruban symbolique et d’écouter les discours.

Inauguration du groupe scolaire de Beaumont en octobre 1959 (Documents Nord-Eclair et Historihem)

A la fin de l’année scolaire, 2 événements ont lieu : une belle fête enfantine, en mai, en présence de personnalités, donnée par les enfants de maternelle déguisés, dans un mini spectacle de danse et une exposition des travaux des tout-petits à l’école maternelle, visitée par de nombreuses personnalités locales, en juin.

Fête enfantine en mai 1960 et exposition à la maternelle en juin 1960 ; une photo en maternelle (Documents Nord-Eclair et Historihem)

Presque un an plus tard, à l’été 1960, est inauguré le jardin d’enfants de Beaumont. Réservé aux familles du quartier, il est installé provisoirement sur le plateau d’évolution du groupe scolaire de l’avenue de la Marne et accueille 250 enfants. Il est pourvu de jeux multiples : cages à poules, tobogans, tourniquets, balançoires tournantes…

Inauguration du jardin d’enfants de Beaumont en juillet 1960 (Document Nord-Eclair)

C’est également à cette époque qu’est décidée la construction de trois restaurants scolaires, l’un au Parc, l’autre à Beaumont, le troisième à l’école La Fontaine pour un coût total de 750.000 Frs qui sera financé par un prêt de somme égale d’une durée de 20 ans auprès de la Caisse d’Epargne de Roubaix.

Cantine du groupe scolaire (Document Historihem)

Enfin, c’est en 1976 que le groupe scolaire reçoit le nom de Marcel Pagnol par le conseil municipal sur proposition de la directrice. L’année suivante, une association de parents d’élèves est créée avec pour objectif : la plus grande compréhension possible entre les enseignants, l’administration et les parents au bénéfice des enfants fréquentant l’établissement.

Une vue d’un bâtiment de Marcel Pagnol dans les années 1970 et l’élection d’un nouveau président de l’APE en 1978 (Documents Historihem et Nord-Eclair)

Remerciements à l’association Historihem

A suivre…

Ecole Ernest Renan, rue de Beaurewaert

La première école de la rue de Beaurewaert à Roubaix a été construite en 1856. Elle était divisée en deux parties : l’école de filles et l’asile ( école du premier âge, appelée aujourd’hui : école maternelle ). A la fin des années 1890, l’école prend le nom d’Ernest Renan, célèbre écrivain décédé en 1892.

Plan cadastral 1884

Au début des années 1930, l’école s’est fortement dégradée. L’administration municipale songe sérieusement à construire un nouveau groupe scolaire pour obtenir le maximum de confort et d’hygiène pour les élèves.

La décision est prise en 1934. Le projet est confié à Jean Selle, architecte agréé, situé au 35 rue Richard Lenoir à Roubaix, et Marcel Spender architecte DPLG ( diplômé par le gouvernement ).

Marcel Spender ( document Nord Eclair )

Pour pouvoir offrir aux enfants une cour de récréation assez vaste, la municipalité décide d’annexer le terrain voisin, celui du presbytère appartenant à la ville et le terrain rectangulaire a désormais une superficie de 3.200m2. Le groupe scolaire est divisé en 2 sections : la maternelle composée de 4 classes et l’élémentaire de 6 classes. C’est une école de filles.

Projet ( document archives municipales )

Ce projet, tel qu’il est présenté, est très judicieux, car il n’apporte aucune gêne au fonctionnement de l’ancienne école. En effet, les vieux bâtiments seront rasés pendant les grandes vacances, pour permettre l’ouverture de la nouvelle école à la rentrée des classes.

Construction 1937 ( document archives municipales )

La façade, longue de 48,87m avec deux entrées latérales séparées, se situe sur la rue de Beaurewaert,. Cette façade moderne de style paquebot, est composée de briques de couleur chaude, le soubassement est en pierre de Soignies, une corniche en pierre couronne l’édifice. De grandes baies vitrées apportent dans les locaux l’air et la lumière à profusion. A chaque extrémité, les escaliers occupent la partie avancée : deux oriels en demi-cylindres en verre futuriste.

Façade rue de Beaurewaert ( document collection privée )
Façade arrière rue Ste Elisabeth ( document collection privée )

Sur la façade arrière ( rue Ste Elisabeth, aujourd’hui renommée rue Henri Lefebvre ), se situent deux maisons individuelles latérales pour le logement des deux directrices.

maison de la directrice ( document archives municipales )
maison de la directrice ( document archives municipales )

Le grand bâtiment sur la rue de Beaurewaert, comprend en demi sous sol, une immense salle de réfectoire qui peut également être utilisé en tant que salle des fêtes ou cinéma. Dans les années 1960, les élèves de l’école de garçons Pierre de Roubaix fréquentent cette salle pour des films projetés par Alain Sailly ( fils de l’instituteur Gilbert Sailly ).

salle de réfectoire ( document archives municipales )

Aux étages se trouvent les salles de classe : les maternelles au 1° étage, les élémentaires au second.

plan du rez de chaussée ( document archives municipales )
perspective ( document archives municipales )

Marcel Spender construit cette école pour le bien-être des enfants, l’hygiène, le confort et la lumière sont au programme. Belle reconnaissance, l’école est distinguée en 1938 par la revue l’Architecte d’Aujourd’hui comme l’une des plus belles réalisations scolaires françaises.

L’école va se développer très fortement après la seconde guerre mondiale, avec le baby-boom des années 1960. Les crises économiques des années 1970 vont amener la municipalité à moderniser l’établissement en installant, en 1982, des nouveaux châssis de fenêtres extérieures en aluminium, pour une meilleure isolation thermique mais également phonique.

document Nord Eclair

En 1991, des lézardes apparaissent dans les murs de l’école. Certes le bâtiment n’est pas prêt de tomber sur la tête des élèves, mais le plâtras qui commence à dégringoler des fissures a de quoi inquiéter. Il est donc urgent d’effectuer quelques travaux de rénovation sur les cloisons intérieures à partir des vacances de Février.

document Nord Eclair

Mais deux semaines de fermeture paraissent un délai très court pour accomplir les travaux, et une école en chantier à la rentrée, entraînerait forcément des perturbations. On a donc décidé de fermer complètement l’établissement pendant 6 semaines et d’y revenir dès que tout sera terminé. Les deux directrices Mesdames Pavy et Maes, avec le service technique, programment le déménagement du matériel dans d’autres écoles : PaulBert/EdgarQuinet mais également Chanzy et Gambetta pour recevoir les enfants. Il faut songer aussi à préparer les services de car pour les déplacements chaque jour, la restauration à renforcer etc. Dans un cadre agréable et confortable, les 317 élèves reprennent possession de leurs classes, début Avril 1991.

document Nord Eclair

L’inauguration des locaux rénovés a lieu en Octobre 1991, en présence de André Diligent, sénateur-maire de Roubaix.

document archives municipales

L’école Ernest Renan, ouverte depuis 90 années, accueille toujours les élèves du quartier Ste Elisabeth.

document archives municipales
document archives municipales

Remerciements aux archives municipales.

Les 3 fermes rue des Ecoles à Hem (Suite)

Sur les terres de la ferme Duthoit se construit une rangée de maisons individuelles le long de la rue du Docteur Yersin et des dominos pour les anciens, entourés d’espaces verts entre celle-ci et la rue des Ecoles.

Vue des maisons individuelles et des dominos et vue aérienne de l’ensemble (Documents Google Maps)

En janvier 1974, s’ouvre l’école primaire privée Saint-André, au 124 rue des Ecoles, face à l’emplacement de l’ancienne ferme Duthoit. Cette petite école de quartier n’est ouverte que durant 20 ans puisqu’elle ferme ses portes au 31 Août 1995. Il en subsiste peu de traces si ce n’est des photos de presse des fêtes annuelles notamment en 1974 et 1975. En revanche elle apparaît distinctement sur les photos aériennes de 1976 et de 1995.

Fêtes d’école en 1974 et 1975 (Documents Nord-Eclair)
Photo aérienne de 1976 et de 1995 (Documents IGN)

Il faut dire que cette école a malheureusement fait l’objet de vandalisme notamment en 1982 où une douzaine de fenêtres sont brisées en mai à coup de pierres lancées depuis la rue par des adolescents du quartier qui fait face à une petite délinquance en augmentation en raison de l’oisiveté des jeunes habitants.

Ce vandalisme se répète une douzaine de fois sur le reste de l’année 1982. C’est ainsi qu’en juin un spectacle de désolation s’offre à nouveau aux enseignants et aux élèves dans les salles de classe : vitres brisées, papiers déchirés, chaises renversées, matériel jeté par terre…

Docs vandalisme en 1982 (Documents Nord-Eclair)

C’est la raison pour laquelle un groupe de parents accompagne en fin d’année scolaire voir le maire Jean-Claude Provo à l’hôtel de ville, avec le directeur Bernard Florte, pour lui signifier leur ras le bol face à la situation. Le maire s’est alors rendu sur place pour prendre la mesure du problème et chercher une solution.

Pourtant à cette époque, ni le directeur de l’école ni le diocèse n’envisagent la fermeture de cet établissement en raison des problèmes d’insécurité qu’il rencontre. Ils attendent une réponse adaptée des pouvoirs publics et l’assurance d’une sécurisation du lieu ainsi que des enfants qui y sont accueillis. C’est donc certainement pour une autre raison que l’école ferme ses portes un peu plus de 10 ans plus tard.

Docs délégation en mairie (Documents Nord-Eclair)

Suite à la fermeture de l’école et sa destruction, le site reste en friche plusieurs années et des dépôts sauvages d’ordures y sont effectués. Ce n’est qu’en 2000 que le journal Nord-Eclair se fait l’écho d’un projet de nettoyage du site. Logicil, propriétaire du terrain va enfin y enlever les immondices qui se sont accumulés au fil des ans et la municipalité quant à elle va débarrasser le site des fondations en béton et vestiges de l’ancienne école.

Réunion sur le site à l’abandon : le discours de Francis Vercamer, les habitants à l’écoute et le cadavre de rat brandi par une participante excédée (Documents Nord-Eclair)

Francis Vercamer, maire de Hem, organise une réunion sur le site pour y expliquer aux riverains que les remblais inutiles vont être évacués, que le terrain nettoyé recevra un apport de terre végétale puis qu’un gazon sera planté sur le terrain clôturé et que quelques arbres y seront également implantés pour y apporter un peu d’ombre.

Le site débarrassé et clôturé en attente d’être engazonné (Document Nord-Eclair)

En Octobre 2003, c’est la Maison de la Petite Enfance qui est inaugurée à l’emplacement de l’ancienne école, en présence de Jean-Louis Borloo, Ministre délégué à la Ville et à la Rénovation Urbaine. Elle est créée en vue de fédérer toutes les structures d’accueil petite enfance déjà existantes mais disséminées à travers la ville et de proposer de nouveaux services aux familles.

La maison de la Petite Enfance vue de face et vue aérienne (Documents Google Maps)

Les projets y sont nombreux : accueil et éveil des enfants bien sûr, mais aussi mise en place de nouvelles activités, rencontres et sorties, nouveaux partenariats avec la résidence des seniors de la ville et avec les écoles maternelles pour permettre aux petits de s’enrichir culturellement et socialement.

En 2013, la MPE fête ses dix ans d’existence en grande pompe en présence de Francis Vercamer, maire de la ville, avec les membres du Conseil Municipal. Sont également présents une représentante du Conseil Géneral, une déléguée du préfet et le médecin chef de la PMI.

Anniversaire de la MPE (Document La Voix du Nord)

De l’emplacement de la MPE jusqu’à la rue des 3 Fermes, laquelle traverse la rue des écoles là où se situaient auparavant les 2 autres fermes, Bayart et Crepel, on retrouve plusieurs rangées de maisons individuelles Logicil, et ce jusqu’aux anciennes terres de la ferme Crepel.

Les maisons Logicil à l’ancien emplacement de la ferme Crepel de face et en vue aérienne (Documents Google Maps)

En face, à l’ancien emplacement de la Ferme Bayart, se trouve le square Berthelot, un triangle entre la rue Henri Dunant et l’avenue Laennec, la rue des 3 Fermes et la rue des Ecoles. En juin 2007, les bâtiments s’y trouvant sont démolis et l’espace dégagé par ces démolitions est laissé libre quelques mois avant que ne débute, à la fin de l’année, les travaux de construction, sur 1825 mètres carrés, de l’actuelle Maison de l’Emploi et des Services Publics, abritant le Pôle Emploi de Hem, qui voit le jour en 2009.

Photo aérienne de la zone en 1969 et 1995 avec le Square Berthelot (Documents IGN)

Une structure du Conseil Général : l’Union Territoriale de Prévention et d’Action sociale, anciennement installée avenue Dunant, reconstruit quant à elle un nouveau bâtiment en vis-à-vis de la future Maison de l’Emploi, qui ouvre en 2010. Le but de l’ UTPAS est de fournir un service de proximité et surtout de permettre à tous d’accéder à des droits fondamentaux, de bénéficier de prestations sociales, médico-sociales et individuelles adaptées aux difficultés de chacun, d’être accompagné dans son parcours personnel (insertion logement, santé), d’être soutenu dans son rôle de parent.

La Maison de l’Emploi et des Services Publics en travaux en 2009 et vue aérienne des 2 bâtiment en 2020 (Documents Google Maps)
L’UTPAS côté rue des Ecoles et la Maison de l’emploi côté rue des 3 Fermes (Documents Google Maps)

Ce secteur essentiellement rural du village d’antan aura donc cédé la place dans un premier temps à des immeubles à usage d’habitation collectifs et à de nombreuses maisons individuelles à la fin des années 60 alors que le village devenait une petite ville, essentiellement cité dortoir, avant qu’à leur tour ces habitations ne cèdent pour une partie d’entre elles, la place dans les années 2000 à des services publics devenus incontournables avec la croissance du nombre d’habitants de la ville.

Le plan actuel du quartier (Document IGN) reprenant les emplacements des 3 fermes

Des 3 fermes du début du siècle ne subsiste donc plus que le nom d’une rue bordée d’habitations, celui du quartier entourant cette rue ainsi que d’un béguinage installé dans ledit quartier. La transformation de celui-ci en moins d’un siècle est à l’image de celle subie par la commune de Hem tout entière (et bien d’autres) du petit village à vocation essentiellement agricole à la ville.

Remerciements à la ville de Hem et à l’Association Historihem ainsi qu’à Jacquy Delaporte pour son ouvrage Hem 1000 ans d’histoire

Henri Bailleul directeur d’école

Henri Bailleul est né à Leers le 13 septembre 1899 d’un père et d’une mère tisserands. Ses parents habitaient hameau de Gibraltar. Il a été formé à l’École Normale. Il est affecté à l’école de Leers comme intérimaire de guerre du 18 septembre 1917 au 31 décembre 1918, Un instituteur intérimaire de guerre est un enseignant recruté en urgence par l’État pour remplacer les maîtres titulaires mobilisés au front. Ces remplaçants étaient souvent des jeunes de l’école normale, d’anciens instituteurs rappelés, ou des femmes.

Il quittera ce poste pour effectuer son service militaire. À sa rentrée du régiment, il est nommé instituteur adjoint à Steene, commune qui se trouve à proximité de Bergues et de Dunkerque le 4 avril 1921. Puis il assure le poste d’adjoint en octobre 1921 à Loon Plage, commune du Westhoek français au bord de la mer du Nord, entre Calais et Dunkerque. Il est ensuite en poste à à Hem aux Trois Baudets en avril 1923. Cette rue de Hem, longue de 1041 mètres, relie la rue Jean Jaurès à la rue Jules Guesde et figure sur les plans de la ville sous ce nom depuis les années 1920.

Le 19 avril 1924, il se marie à Leers avec Madeleine Prévot, hémoise d’origine, fille d’un cabaretier leersois de la rue de Roubaix. Le voici en poste à Wattrelos Crétinier en octobre 1925. A cette époque, le quartier du Crétinier à Wattrelos voit fleurir les lotissements, notamment sous la direction de M. Fastenackels. Avant la Première Guerre mondiale, ce secteur était encore en grande partie à l’état de sentier ou de zone peu construite.

Henri Bailleul, enseignant médaillé doc NM

En octobre 1927, Henri Bailleul est nommé directeur à Berthen, une commune en pleine période de reconstruction. Le village, situé au pied du Mont des Cats, reconstruit ses infrastructures agricoles et son habitat. En octobre 1934, il est en poste à Estaires, dont l’élan industriel a été brisé par la Première Guerre mondiale. En octobre 1937, il revient sur Lys-lez-Lannoy dans le canton de Lannoy, commune limitrophe d’ Hem, Lannoy, Leers, Roubaix et Toufflers. Enfin Henri Bailleul revient à Leers en octobre 1946. La commune entame sa reconstruction d’après-guerre.

Il se révèle un excellent pédagogue, et sa courtoisie lui vaut l’estime de la population de ses adjoints et le respect de ses élèves. Il est distingué en 1955 Officier de l’Instruction publique, après avoir été médaillé de bronze de l’enseignement (1945) Officier d’Académie (1946) médaille d’argent des instituteurs (1950). Henri Bailleul sera le directeur de l’école des garçons de Leers de 1946 à 1958.

Ecole Saint Benoît

Le bâtiment, situé au 116 boulevard d’Armentières, a été construit dans les années 1880 par Henri Dubar, industriel roubaisien. Cet hôtel particulier est vendu en 1894 à Achille Bayart, puis dans les années 1920 à la famille Lefebvre. Le parc a toujours été superbement entretenu par un jardinier résidant sur place. De nombreux témoignages évoquent un jardin merveilleux, avec une serre remplie de plantes vertes, palmiers, plan d’eau avec plantes aquatiques. Dans ce parc un pont en bois se situe à proximité d’un pavillon style colonial, d’un poulailler et du hangar du jardinier.

Document A. d’Orgeville

Florentin Lefebvre, industriel dans le textile, épouse Rose-Marie Ducatteau, la fille des agriculteurs de la grande ferme Ducatteau, qui s’étend du pont Vanoutryve au conditionnement et au pont Saint Vincent de Paul à Roubaix. Le couple s’installe donc au 116 boulevard d’Armentières, une vaste propriété de plus de 6.500 m2 sur lequel est construit l’hôtel particulier de 630 m2 habitables sur 4 niveaux, qui appartient à la famille.

plan cadastral

Les époux fondent ensemble la société Lefebvre-Ducatteau, une des plus grandes maisons de fabrique de Roubaix. Plus tard, en 1852, Amédée Prouvost s’associe avec les frères Lefebvre-Ducatteau pour créer dans le centre ville de Roubaix, un des premiers peignages mécaniques : la société « Amédée Prouvost et cie ». Au décès prématuré de son mari, Rose-Marie Lefebvre-Ducatteau prend la direction de la filature Lefebvre-Bastin du boulevard d’Halluin. Après la guerre 14-18, la famille possède deux usines, une grosse filature boulevard d’Armentières et une petite filature de cardée à Wattrelos. 500 ouvriers travaillent alors dans l’entreprise qui ferme en 1924.

Trente ans plus tard, en 1954, l’hôtel particulier du 116 boulevard d’Armentières est loué à l’association des parents d’élèves de Saint Benoît. L’institution Saint Benoît est un collège privé, spécialisé dans l’accueil des élèves en rupture avec le système scolaire classique. La direction est assurée par Maurice Dierickx, qui a pour principal objectif, de recevoir des jeunes dont l’échec scolaire relève d’un manque de discipline ou de paresse affichée, et de les remettre dans le droit chemin. « Ora, Labora Pax » L’exactitude, le travail et la Paix, telle est la devise de Maurice Dierickx.

document collection privée

En 1966, l’association des parents d’élèves de Saint Benoît disposant de moyens financiers importants rachète l’hôtel particulier, et en 1968, elle demande l’autorisation de construire une salle de jeux d’environ 30 m2, située au fond du parc à la limite de la propriété du 114 appartenant à la société CARTEX.

document archives municipales
document archives municipales

Dès que l’on entre dans la vieille maison de maître, chacun peut sentir le bois patiné par les ans et l’encaustique.

document Nord Eclair
document Nord Eclair

Le système d’éducation de Saint Benoît est aux antipodes de la conception pédagogique des autres établissements scolaires ! L’enseignant a pour fonction de s’assurer que l’enfant assimile, qu’il progresse, qu’il travaille dur, en un mot qu’il se dépasse. Avec une interro à chaque cours, il convient de transpirer. L’école est complètement à part. C’est le seul établissement hors contrat, constitué en association, au nord de Paris. Une singularité qui lui permet d’affirmer son indépendance, mais qui le contraint à demander des frais de scolarité nettement plus élevés.

salle de classe ( document Nord Eclair )

En 1989, c’est la fête des anciens de St Benoît. Depuis la création en 1954 l’institution a accueilli plus de 3000 élèves. Tous avouent aisément qu’il avaient une expérience difficile avec l’éducation, mais grâce à l’équipe d’enseignants de choc de St Benoît, ils ont pu retrouver le chemin du diplôme et de la réussite.

document Nord Eclair 1989

En 1994, Saint Benoît fête ses 40 ans. L’établissement garde le même cap à savoir : venir en aide aux élèves en difficulté. C’est toujours la même philosophie. Christian Descamps, le directeur, et l’ensemble des professeurs veillent au grain et tentent de rendre aux enfants le goût de l’effort et celui de la scolarité.

document Nord Eclair 1994

En 2001, l’établissement compte 125 élèves, de la 6° à la seconde, dont une trentaine d’internes. Le directeur Denis Courdent dirige son établissement et motive ses 11 enseignants dont 5 permanents.

document Nord Eclair

En 2004, l’école Saint Benoît fête ses 50 ans. Le directeur, Bernard Declercq rappelle que la méthode pédagogique est toujours la même et qu’elle n’a pas changé depuis un demi siècle. Une structure de remise en forme qui permet à l’élève de se remotiver et de réintégrer un collège ou un lycée traditionnel. En cette année 2004, 120 élèves sont scolarisés. Les classes sont petites et le nombre d’élèves également ( 15 élèves en 6° et en 5° ).

Cinquante ans ( document Nord Eclair 2004 )

En 2008, la situation se complique, le nombre d’élèves est en baisse constante depuis 3 ou 4 années. L’effectif est passé de 120 élèves à 55. Avec la crise, les frais de scolarité s’élèvent désormais à 4000 € annuels, et sont donc impossibles à financer pour la plupart des familles. Thierry Pick, président de l’association, et Mme Dubar directrice, annoncent, en Avril 2010, que Saint Benoit ne rouvrira pas à la rentrée prochaine. 4000 élèves ont pu se réconcilier avec l’école pendant ces cinquante années. Les 14 enseignants et les 3 salariés assurant l’entretien sont licenciés et reclassés par le diocèse. Le bâtiment, quant à lui est magnifique et devrait pouvoir trouver un repreneur sans trop de difficultés.

Fermeture ( document Nord Eclair 2020 )
document Xavier Lepoutre

Deux ans plus tard, en 2012, la ville de Roubaix achète le bâtiment de 630 m2 habitables et le terrain et, en 2017, la municipalité met en vente le château et une partie du terrain. Le 8 Juillet 2021, la société Ankama, spécialisée dans la création numérique et artistique, installée à Roubaix au 75 boulevard d’Armentières, propose de reprendre le prestigieux immeuble, pour fêter ses 20 ans d’existence et y installer des bureaux.

document Nord Eclair 2021

Malheureusement, la négociation avec Ankama n’aboutit pas et se termine en queue de poisson. En Novembre 2025, la presse locale annonce la vente aux enchères de l’ancienne école Saint Benoît. C’est un investisseur qui souhaite y aménager des appartements de luxe, et des constructions à l’arrière du parc pour rentabiliser l’investissement. Espérons que la négociation aboutisse enfin !

document Nord Eclair

Remerciements à Alain d’Orgeville ainsi qu’aux archives municipales

Ecole Sainte Geneviève (suite)

Dans les années 2010, la directrice de l’école est Nathalie Dubus. En 2012 les 95 enfants présentent le spectacle Ca coule de source, en lien avec leur thème de l’année : l’eau est précieuse ; il faut la préserver. Une belle histoire est contée dans des décors superbes et avec de beaux costumes à l’issue de laquelle 2 chansons sont interprétées dont l’une s’intitule : l’eau c’est la vie.

Le soleil est de la partie pour la kermesse de 2012 et Nathalie ne fait pas du spectacle une priorité ; elle préfère mettre à l’honneur le résultat de toute une année de travail. En l’occurrence elle met en avant l’initiation à la musique dispensée par la Cantoria avec des instruments hors du commun : le corps de chacun avec lequel on claque des mains et des tuyaux de PVC qu’il faut taper les uns contre les autres et dans lesquels il faut souffler. Puis repas et soirée dansante clôturent la fête.

Kermesse annuelle 2012 (Document Voix du Nord)

Par la suite la kermesse annuelle a lieu à la salle des fête de Hem, notamment celle de 2016 qui enthousiasme la presse locale, à laquelle assiste près de 300 personnes. La voix du Nord titre : le Show formi’dable des maternelles de Sainte-Geneviève. Les enfants font le show pendant 3 heures sur le thème de la découverte du monde de la science : décor de pyramides fait main, vaisseau spatial grandeur nature et multitude de costumes, ravissent l’assistance.

Découverte du monde de la science en 2016 (Document Voix du Nord)

Un agrandissement de l’établissement a lieu en 2016 avec la construction d’un bâtiment annexe pour accueillir des sanitaires et un dortoir. En décembre, les trois nouvelles pièces sont cloisonnées : les fenêtres et les portes ont été posées et les travaux démarrent dans la cour.

Une classe à la rentrée 2016 et la construction de l’extension où seront installés dortoir et sanitaires, le dortoir en 2019 (Documents site internet)

Puis l’école installe une bibliothèque en 2017 avec un coin écoute, un coin lecture et un coin informatique. Une garderie est également aménagée de façon à accueillir confortablement les enfants en dehors des heures de classe. Les parents bricoleurs se chargent d’installer des étagères de rangement. Par ailleurs l’extérieur n’est pas oublié et la cour voit se réaliser des marquages pour aider les enfants à se ranger.

Bibliothèque avec coin écoute, garderie, étagères de rangement et marquages dans la cour en 2017 (Documents site internet)

Les activités physiques sont également mises en avant en intérieur (gymnastique et judo), comme en extérieur (vélos). La nouvelle cour est aménagée avec des jeux d’extérieur dans l’attente de la future pelouse. Une chasse aux œufs est organisée pour Pâques et Saint Nicolas et Noël sont dûment célébrés chaque année.

Activités physiques dans les années 2010 et découverte des géants de Hem en 2019 (Documents site internet)
Nouvel aménagement de la cour en 2017 (Documents sites internet)

Ce sont les années 2020 qui voient la végétalisation de l’école se poursuivre avec la plantation de quatre arbres et d’une haie même si les travaux de jardinage font déjà partie des activités extra scolaires et si la plantation de la pelouse a déjà permis de faire des exercices de motricité à l’extérieur.

Motricité extérieure en 2021, jardinage en 2019 et végétalisation en 2022 (Documents site internet)

A l’intérieur de l’école les parents bricoleurs continuent à faire des merveilles. C’est la décennie de la réfection des toilettes, de l’installation de leds et de faux plafonds. Les enfants sont mis à contribution pour la décoration des couloirs. A l’extérieur, un nouvel interphone et installé ainsi qu’un crochet pour le portail. Les parents s’attaquent aussi à la réparation des vélos qui trouveront ensuite leur place dans un chalet de rangement.

Réfection des toilettes, installation de leds et faux plafonds, mais aussi décoration des couloirs et multiples activités allant de la réparation des vélos à la décoration pour les fêtes, chalet de rangement des vélos (Documents site internet)

L’équipe éducative de l’école s’investit aussi dans divers projets ludiques pour les enfants. C’est ainsi que, sous un chapiteau, les enfants découvrent les arts du cirque qu’ils reproduisent ensuite en ateliers. Par ailleurs les repas partages organisés chaque année permettent aux enfants d’apporter leur contribution à diverses associations et de mettre en pratique les valeurs de solidarité qui leur sont enseignées.

Les arts du cirque sous chapiteau et en atelier (Documents site internet)
Divers exemples de remises de chèque à l’issue de repas partage (Documents site internet)

Enfin Sainte Geneviève a l’idée d’orner sa façade de quelques panneaux décoratifs, une manière d’égayer le quartier qui plait à la mairie de Hem, laquelle lance alors un projet consistant à apposer une fresque à l’entrée des 6 groupes scolaires de la ville. Dans ce cadre, la municipalité apporte sa touche décorative aux potelets installés devant l’école Sainte Geneviève.

La façade de l’école et les potelets décorés par la municipalité (Document Google Maps et site internet)

La petite école maternelle privée située face à l’école maternelle et élémentaire publique et ouverte durant la même année va fêter cette année son cinquantenaire. Son dynamisme toujours intact tient tant à l’activité de son équipe éducative qu’à celle des parents d’élèves qui se sont succédés depuis son ouverture et ont toujours collaboré avec la direction et les enseignants dans tous les projets entrepris.

Vue aérienne de 2011 avant l’agrandissement de 2023 (Documents IGN et Google Maps)

Ecole Sainte Geneviève

En 1974, dans le nouveau quartier d’Hem la vallée, deux nouvelles écoles voient le jour pendant les vacances ; l’école publique Delattre de Tassigny (sur ce sujet voir un précédent article édité sur notre site) et une école maternelle privée l’école Sainte Geneviève. Les travaux de construction de celle-ci sont les premiers à débuter à proximité d’un champs de pommes de terres sur lequel s’étend la cour de récréation.

Photo aérienne en 1962, avant l’arrivée des 2 écoles (Document IGN)

Pourtant la rentrée doit être reportée, l’entreprise chargée de les effectuer au début n’ayant pu respecter les délais fixés par l’administration des écoles privées. Si le personnel chargé d’encadrer les futurs 150 à 200 élèves est désigné, l’aménagement intérieur n’est pas achevé et les sanitaires restent à installer dans la petite école sise 229 rue de la Vallée.

La rentrée de 1974 est retardée (Document Nord-Eclair)

Mme Lemaître, la directrice, propose deux solutions de remplacement aux parents, dans l’attente de la rentrée, différée d’une semaine, dans ce nouvel établissement qui comprend 4 classes, 2 salles de repos, une de matériel et une de sports, à savoir patienter et garder leurs enfants à la maison ou leur faire effectuer leur rentrée à l’école Notre Dame de Lourdes rue Coubronne (sur ce sujet voir un précédent article édité sur notre site). Après la rentrée un appel paraît dans la presse locale car il reste des places disponibles.

Places disponibles pour inscription à la nouvelle maternelle (Document Nord-Eclair)
Photo aérienne en 1976, après la construction des 2 écoles (Document IGN)

Comme dans toute école, chaque année les petits élèves posent pour la photo de classe devant leur établissement. En 1978 et 1979, la presse locale se fait l’écho des voyage de classe des enfants de l’école, sous le soleil, à Verlinghem pour voir des animaux en quasi liberté puis, l’année suivante, l’école d’agriculture et d’horticulture de Genech, des activités scolaires axées sur le respect de la nature, le travail des hommes et l’éveil à la beauté.

Une photo de classe en 1977 (Document copains d’avant)
Sorties à Verlinghem en 1978 et Genech en 1979 (Documents Nord-Eclair)

Outre les sorties éducatives les petits fêtent, comme les plus grands, le carnaval, comme en 1986 avec Marie-Hélène Lebrun, la directrice. Pour l’occasion les chapeaux de fée sont posés sur les passe- montagne en raison du froid très vif qui règne à l’extérieur. Les 65 enfants mettent leurs nez rouges pour faire une promenade d’une demi-heure à l’extérieur sous la surveillance d’un groupe de 4 policiers pour prévenir tout risque d’accident.

Le carnaval en 1986 (Document Nord-Eclair)

L’année suivante, un grand spectacle est organisé, sur le thème du cirque pour l’occasion. Les enfants ont tout préparé, depuis les décors et les costumes, jusqu’aux numéros présentés : clowns, jongleurs, acrobates mais aussi ours, lions et éléphants…Puis parents et enfants refont le plein d’énergie en dégustant crêpes gaufres et pâtisseries vendues sur place en vue de financer le prochain voyage scolaire.

Le cirque à Sainte Geneviève (Document Nord-Eclair)

Au cours de cette même année 1987, les 65 enfants de l’école sont mis à contribution pour s’attaquer à la rénovation de leur cantine. Pendant 6 semaines, aidés par leurs 3 enseignantes et approvisionnés en pinceaux et en couleurs par le comité de gestion de l’école, les enfants imaginent et réalisent fresque murale, nappes, mobiles et vases de fleurs en ateliers. L’inauguration leur permet de profiter de la venue d’un magicien puis d’un goûter qui se termine par des danses.

Dessine moi une cantine (Document Nord-Eclair)

Bien sûr, à Sainte Geneviève comme dans toutes les autres école l’incontournable reste la traditionnelle fête de fin d’année. Ainsi, en 1988, après la remise des prix aux 70 élèves de l’établissement, différents stands permettent à tous de s’essayer à la roue, la main-courante, le chamboule-tout… Puis un repas réunit une cinquantaine de parents le midi avant de consacrer l’après-midi à la danse, du far-west à la Yougoslavie, en passant par l’Europe du Nord. Enfin la fête se termine par une grande tombola et plusieurs familles repartent chargés de cadeaux.

La fête de fin d’année en 1988 (Document Nord-Eclair)

La fin de la décennie 1980 et les années 1990 ne dérogent pas à la règle du carnaval. La traditionnelle dégustation de crêpes est suivie en 1989 d’un spectacle de marionnettes du théâtre de la Guignotte avant de laisser la place aux chansons et aux danses. L’année suivante ce sont 80 enfants qui se déguisent, car les effectifs sont en hausse, et profitent d’un spectacle de magie.

Carnaval en 1987, 1989, en 1990 (Documents Nord-Eclair)

Le spectacle de fin d’année en 1993 est particulièrement grandiose. La fête se déroule à la salle des fêtes : l’APEL se charge de l’intendance (friterie, buffet froid) mais aussi des jeux ; 300 personnes assistent au spectacle. En 1ère partie un groupe régale l’assistance de chansons des années 1970, puis les enfants interprètent la grande aventure de Gigi l’Hirondelle. Et en 95, ce sont 95 enfants qui font la fête, pour le carnaval, dans la salle Dunant prêtée par la mairie, devant un public de près de 400 personnes.

Spectacle de fin d’année en 1993 et carnaval en 1995 (Documents Nord-Eclair)

Durant ces 2 décennies l’école n’a pas subi de modification notable en dépit de variations d’effectifs. La presse, en 1974 parlait de 150 à 200 élèves qui pouvaient y être accueillis mais le nombre d’élèves n’a en fin de compte jamais atteint la centaine, variant entre 65 à ses débuts, avec 3 enseignantes, et 95 élèves à la fin du 20ème siècle.

Photos aériennes de 1981 et 1992 (Documents IGN)

En 1999, l’école qui compte 3 classes de maternelle et accueille 87 enfants, se voit affecter une toute nouvelle équipe : Mme Vanhoutte, la nouvelle directrice, et Mme Férez, la nouvelle enseignante, se joignent à Muriel Grimbele pour les encadrer. Cette dernière s’occupe des petits et Mme Ferez des moyens tandis que la directrice prend les grands en charge.

La nouvelle équipe enseignante en 1999 (Document Nord-Eclair)

A suivre…