Ballet du Nord ( 1 )

L’Opéra du Nord est créé le 20 février 1979, composé du théâtre lyrique de Lille, du Ballet du Nord de Roubaix et de l’atelier Lyrique de Tourcoing. Pierre Mauroy maire de Lille, Pierre Prouvost maire de Roubaix, et Guy Chatiliez maire de Tourcoing, signent un accord qui permet le lancement de cette structure pour une renaissance de l’Art Lyrique sur les deux départements du Nord et du Pas de Calais. La direction de l’Opéra du Nord est assurée par Elie Delfosse. En 1980, la ville de Roubaix rachète le Colisée de Roubaix ( voir sur notre site, un article précédemment édité et intitulé : Le Colisée 3 ). Après de gigantesques travaux, le Ballet du Nord s’y installe, en 1983, sous la direction de Alfonso Catà, chorégraphe d’origine cubaine, dont le travail de style néoclassique, s’inscrit dans la lignée de George Balanchine. Le 28 Janvier 1983, c’est l’ inauguration du Colisée-Opéra, en présence de Pierre Mauroy, premier ministre de l’époque, Pierre Prouvost député-maire de Roubaix, Monique Bouchez présidente de l’Opéra du Nord, Noël Josèphe président du Conseil Régional et Alfonso Catà bien sûr chorégraphe du Ballet du Nord. À l’invitation de ce dernier, c’est Roland Petit et le Ballet de Marseille qui prêtent leur concours avec la pièce les « Hauts de Hurlevent » pour cette soirée d’inauguration. Le Ballet du Nord alors en répétition donne à son tour sa grande première au Colisée le 11 mars qui suit.

Inauguration ( document B. Vanalderwelt )
Ballet du Nord 1983 ( document bnr )

Lors de la première production, le programme de la soirée est exclusivement composé de pièces de George Balanchine. Alfonso Catà se fait seconder par Brigitte Thom, maîtresse de ballet à l’Opéra de Paris, qui a repris ces dernières années la plupart des créations du directeur artistique du « New-York City Ballet ». Cette même année 1983, le Ballet du Nord devient Centre Chorégraphique National, labellisé par ce nouveau dispositif du Ministère de la Culture dans le cadre de la décentralisation. Ce dispositif a pour but de favoriser l’essor de la danse classique et moderne sur le territoire, permettant de structurer et de soutenir la création, la diffusion et la sensibilisation. Roubaix est un des premiers centres labellisés. Le Ballet du Nord se détache ensuite de l’Opéra, en 1985 et devient porteur de ces nouvelles missions en premier lieu sur le Nord Pas-de-Calais: création de nouvelles productions, diffusion d’œuvres d’artistes locaux, formation des danseurs etc.

Alfonso Catà ( document Pascal Minam-Borier )
Alfonso Catà ( document Pascal Minam-Borier )

Alfonso Catà construit le répertoire de la compagnie sur quatorze ballets de Balanchine, dont il a été un proche collaborateur, ainsi que de nombreuses œuvres de chorégraphes internationaux réputés mais également certaines de sa propre conception. Alfonso entame parallèlement la sensibilisation avancée de ses danseurs au style néoclassique propre au travail de son mentor George Balanchine avec pour objectif d’assurer rapidement cette cohésion de style, développant pour l’ensemble de la troupe une fiabilité de haut niveau quelle que soit la position hiérarchique au sein de la troupe.

Répétitions de la troupe dans le studio encore en travaux ( document Nord Eclair 1983 )

.En 1984, Alfonso Catà propose au public une version du célèbre ballet classique Coppélia. La pièce avec une orientation jeune public, est donnée avec succès près d’une centaine de fois, partout dans le monde entier. Dans la région, la version est d’ailleurs présentée au Colisée avec la participation d’un groupe de jeunes danseurs issus de l’Ecole et en compagnie d’un orchestre situé dans la fosse devant la scène.

Alfonso Catà dans un souci d’implantation locale solide, dès le début de la création du Ballet du Nord, fait se produire la compagnie partout sur le territoire régional. Il ambitionne également bien sûr que la compagnie puisse rayonner en France mais également à l’étranger. (Biennale de la danse de Lyon – Festival de Kuopio – Eté de la Danse de Paris – Festival de Montpellier – Biennale de la danse du Val de Marne – Festival de Tunisie – Festival international de la danse de Paris au Théâtre des Champs Elysées, Festival de Brighton …)

Coppelia 1984 ( document bnr )

En 1987, il propose au public de la métropole Lilloise une soirée « américaine » qu’il présente en octobre de cette même année, au Colisée et à l’Opéra de Lille, en avant-première d’une tournée de la compagnie aux USA.

New York 1987 ( document bnr )

Alfonso Catà emmène sa troupe aux Etats Unis, à New York pour une série de représentations dont celles au « Brooklyn Center », devant 2500 spectateurs américains. La célèbre critique de danse new-yorkaise Anna Kisselgoff conclut son article « Le ballet du Nord offre une image convaincante de la vitalité et de la diversité de la danse française en région, loin de Paris ». D’autres représentations de la troupe suivent dans une tournée des universités américaines, se produisant au Texas, en Arkansas, dans le Vermont, l’Illinois et l’Ohio. C’est un immense succès, une tournée triomphale. C’est en quelque sorte, un retour aux sources, pour Alfonso, de nationalité américano-cubaine.

New York ( document Nord Eclair )

Parallèlement à ces missions de diffusion et de création, Alfonso Catà choisit de mettre en place une école de formation initiale à l’image de ce qui se pratique dans les grandes compagnies américaines. L’école de danse du ballet du Nord a été créée en 1985. Les danseurs de la compagnie en assurent les cours hebdomadaires. L’objectif de cette école est de pouvoir constituer un corps de ballet d’enfants propres à intégrer des prestations professionnelles dans des rôles leur correspondant, comme c’est le cas dans la production de Coppélia, mais également d’envisager la mise en place d’un lieu de formation pour de futurs danseurs professionnels rompus au style de la compagnie. Les jeunes danseurs profitent de l’exemple de leurs aînés, suivant leurs cours de danse dans les mêmes studios du Colisée à l’issue des répétitions. De nombreux danseurs professionnels seront issus de cette école. Forte de son succès aux Etats-Unis, la compagnie est appelée à se produire encore plus et à multiplier ses représentations à l’étranger, dans le monde entier. Du milieu des années 1980 au début 1990, il déplace sa troupe en Yougoslavie, Turquie, Jordanie, Finlande, Suisse, Côte d’Ivoire, Espagne, Italie, Angleterre, Belgique, Amérique du Sud, Chine, Canada, Thaïlande, Corée, Taïwan, Singapour, Russie sans oublier les Antilles et la Guyane, la Réunion, … Partout les spectacles sont fort bien accueillis. Les tournées sont longues et éprouvantes, bien souvent prolongées par des semaines de production à l’Opéra de Lille ou au Colisée, ce qui nécessite de rentrer à Roubaix après des déplacements de plusieurs semaines d’affilée.

Les représentations à l’étranger ( documents B. Vanalderwelt )

En 1989, pour fêter le bicentenaire de la Révolution Française, Alfonso Catà propose un spectacle inédit : « Marie Antoinette ». C’est la création d’une grande fresque historique sur la scène du Colisée. La chorégraphie d’Alfonso Catà met en scène l’histoire de cette femme qui est allée des sommets de la gloire à la déchéance la plus humiliante, et ce, en très peu de temps.

Marie Antoinette 1989 ( documents bnr et B. Vanalderwelt )

Auteur de nombreux autres succès qui font la renommée du Ballet du Nord tels que Coppélia (1984), Tango Féline (1989), La Mer (1986) sur la musique de Claude Debussy, sans oublier Les Mots d’amour (1988) sur les célèbres chansons de Piaf, Alfonso Catà décède en 1990. L’intérim est assuré pendant quelques mois, par Pascal Minam-Borier, Yanis Pikieris, Boudewijn Pleines.

À suivre . . .

Remerciements à Bernard Vanalderwelt, Robert Pereira, Pascal Minam-Borier et Henri Mayet ainsi qu’aux archives municipales.

Cinéma Florimond – Roxy

Au début des années 1900, Florimond Verleyen tient un estaminet situé au 58-60 rue Bernard à Roubaix, à l’angle de la rue Magenta, dans le quartier des Longues Haies.

Plan du quartier
Document Nord Eclair

Son établissement est assez vaste, ce qui lui permet de le transformer en salle de danse. Il songe sérieusement à développer son commerce, et demande alors l’autorisation d’exploiter un cinématographe. Son estaminet-dancing prend l’enseigne « Cinéma Florimond » vers 1911. Autour de la grande salle, sur trois côtés, un large balcon sert de promenoir et permet aux clients de regarder les danseurs ou les séances de cinéma.

Document Nord Eclair

Au fond de la salle, se situe un orgue accompagnateur qui diffuse de la musique lors des projections de films muets.

Document Nord Eclair

Florimond Verleyen modifie les lieux et crée deux salles :la salle Numéro 1 pour la clientèle populaire de la rue des Longues Haies et la salle Numéro 2 fréquentée par les commerçants de la rue de Lannoy.

Document Les Cinémas de Roubaix

Après la guerre 1914-18, Charles Pacome, un Lillois, rachète l’établissement en 1919, et redémarre l’activité du cinéma en organisant des projections au profit des orphelins de guerre. Charles est un ancien champion en haltérophilie, il transforme une des salles en dancing et en salle de boxe. Pour faire face parfois, à des bagarres entre les durs du quartier, il est obligé de recruter un « gros bras » comme gardien de salle pour régler parfois les différents. Le célèbre boxeur roubaisien Mamadou et son « Boxing club colonial » viennent s’entraîner régulièrement et organisent des combats. En 1922, l’entreprise est cédée à Mr Duthoit, propriétaire du Liliana et en 1931 à la société Roxy qui effectue des travaux pour ravalement de façade. L’établissement change d’enseigne et devient le cinéma Roxy. En 1943, l’autorisation d’exploitation est de nouveau accordée et à la libération l’établissement peut reprendre son activité. La salle Numéro 1 est réservée au cinéma et peut accueillir jusqu’à 750 spectateurs, la salle Numéro 2 sert pour les bals, les jeux et la boxe. En 1957, le Boxing Club de Wattrelos y organise encore des matchs. Mais en 1960, la municipalité décide de la réorganisation du quartier des Longues Haies. Tout le quartier est rasé, et le dernier film projeté au Roxy est un western : « La Reine de la prairie ».

Document Nord Eclair et Les Cinémas de Roubaix

La démolition débute en Octobre 1962 par les Ets Maillet 95 rue du Hutin. La rénovation et reconstruction complète de cet ancien quartier des Longues Haies démarre et va durer quelques années.

Remerciements aux archives municipales, ainsi qu’à P.Waret et A.Chopin pour leur livre « Les Cinémas de Roubaix ».

Buffalo Bill à Roubaix

William Frederick Cody naît en 1846 dans l’Iowa. Il est initialement chasseur de bisons, et se fait appeler Buffalo Bill car il vend de la viande de bison ( Buffalo : bison en anglais ).

Buffalo Bill, jeune

Après la guerre de sécession, Buffalo Bill décide d’organiser un spectacle populaire, le « Buffalo Bill’s Wild West ». En 1889, il est de passage à Paris pour l’Exposition Universelle et transforme la Ville lumière en un décor de western grandeur nature, avec des cavalcades endiablées, des bisons en cavale, des indiens à cheval et des coups de feu en ville.

Publicité américaine

Avec son spectacle itinérant, Buffalo Bill recrée les scènes mythiques de la conquête de l’Ouest avec un réalisme à couper le souffle. Il installe alors son show au Champ de Mars, au pied de la Tour Eiffel fraîchement inaugurée.

Buffalo Bill lors de son passage à Paris en 1889

C’est lors de son passage à Paris, que la peintre Rosa Bonheur fait son portrait. Il fera de ce tableau sa publicité par la suite.

Portrait de Buffalo Bill, par Rosa Bonheur

Quelque seize années plus tard, en 1905, le héros de la conquête de l’Ouest est de retour à Paris dans le cadre du Carnaval. Mais, cette fois-ci, il a prévu d’entamer une grande tournée à travers toute la France, dans 110 villes, dont Arras, Douai, Roubaix et Lille, dans la région. La mairie de Roubaix est informée par courrier début Janvier 1905, de l’arrivée de Buffalo Bill. La lettre précise des informations sur le type de spectacle proposé : exercices d’équitations, défilés militaires etc.

En-tête du courrier de Buffalo Bill adressé à la mairie de Roubaix ( document archives municipales )

Les administrateurs du spectacle s’occupent de toute la logistique, il faut juste prévoir un emplacement. Un terrain de 4 ha est nécessaire pour installer le campement, les tribunes et l’arène pour le spectacle. L’emplacement devra faire 400 mètres de long sur 100 mètres de large. Il est nécessaire de répondre immédiatement et la municipalité accepte évidemment la proposition car le spectacle de Buffalo Bill tourne dans le monde entier. Accueillir ce spectacle gigantesque, c’est aussi une reconnaissance pour la ville qui n’a jamais présenté une telle exhibition.

La ferme de Maufait en 1899 ( document JP Maerten )

L’endroit choisi par la municipalité est la plaine de Maufait à Roubaix, un terrain privé où se trouvait la ferme du même nom, au « Pont Rouge », au bout de la rue de Lannoy. Le show est programmé pour les jeudi 29 et vendredi 30 Mai 1905.

le déchargement à Dunkerque

La promotion du spectacle se fait par voie de presse, par encarts publicitaires, et par affichage sur les murs de la ville : une campagne de publicité à l’américaine qui annonce un formidable divertissement.

l’arrivée à Roubaix ( Journal « Echo du Nord » 30 Juin 1905 )
document « Journal de Roubaix »

L’arrivée à Roubaix est spectaculaire : 4 trains de 20 wagons arrivent en gare de Croix ; ils transportent 1000 figurants et 500 chevaux, du matériel dont des tentes immenses, des gradins, l’arène etc. Le convoi arrive à Roubaix par la rue de Lille, la Grand Place, la rue Pierre Motte puis la rue de Lannoy jusque la plaine de Maufait qui se trouve derrière l’hôpital de la Fraternité. Tout est prévu par les administrateurs du spectacle : et en particulier la logistique pour leur déplacement et leur campement ; chaque jour il faut prévoir d’acheter sur place, 600 kgs de viande 400 kgs de pommes de terre et 300 kgs de pain, 300 litres de lait, 75 kgs de café. Les vins et alcools sont prohibés.

Le campement ( document collection privée )

L’ arrivée ébouriffante de l’équipe crée l’événement et l’excitation des roubaisiens est à son comble. Ils sont nombreux à accourir pour voir de leurs propres yeux et acclamer :« l’élégant cavalier, aux yeux d’acier, aux cheveux magnifiques, ce champion des tueurs de buffles sauvages, cet intrépide héros ».

document collection privée
document collection privée

Quatre spectacles sont programmés pour les 29 et 30 Juin, à 14h et 20h chaque jour. Le ticket d’entrée varie de 1,5 à 8 Francs, un peu cher peut-être, compte tenu du prix de 5 centimes, du journal de l’époque ! Mais les spectateurs arrivent en masse car le show promet d’être exceptionnel : deux heures de représentation, des scènes pittoresques représentant l’Ouest américain, des combats, des rodéos, des attaques de diligence par des bandits, des indiens ( des vrais ). On raconte aux spectateurs la vie des pionniers, la chasse au bison, l’histoire du Pony Express. Le spectacle est fabuleux, les roubaisiens sont ravis. C’est rythmé, ça tire à la Winchester, les indiens crient, les cow-boys font des acrobaties à cheval. C’est du jamais vu ! Surtout à cette époque alors que le cinéma n’en est encore qu’à ses débuts.

document bnr

Le public vient nombreux, les communes voisines ont fourni de forts contingents de spectateurs. Le public abrité sous les tribunes, suit avec intérêt les exercices des cavaliers intrépides. Les spectateurs sont ravis, malgré l’orage subi lors de la quatrième représentation du vendredi soir.

document collection privée
document collection privée

Le vendredi soir à 22h, le spectacle est fini. La troupe remballe et le démontage commence aussitôt. A minuit, en deux heures de temps, c’est terminé ! Plus aucune trace de l’exhibition sur la plaine de Maufait. Buffalo Bill et son équipe, partent immédiatement à Lille pour 4 représentations du 1 au 4 Juillet.

Une seule ombre au tableau. Le Journal de Roubaix du 5 Juillet, titre : « Une épidémie dans la cavalerie de Buffalo Bill. En effet, quatre chevaux ont été abattus car porteurs de la « Morve » maladie équine fortement contagieuse.

Cependant, William Frederick Cody laisse aux roubaisiens un souvenir exceptionnel. Comme dans toutes les villes traversées, le Buffalo Bill’s show s’est acquis une réputation unique, non seulement par son énormité, par l’extraordinaire curiosité qu’il soulève, mais encore par l’indiscutable réalisme des tableaux de la vie des plaines du Far-West américain.

Buffalo Bill ( document collection privée )

Après deux tournées mondiales, Buffalo Bill se retire dans son ranch pour s’occuper de ses 5.000 chevaux et de ses 15.000 têtes de bétail.

Le ranch de William Frederic Cody en 1913 ( document collection privée )

Remerciements à Philippe Waret pour son livre « Les Apaches du Pont Rouge » ainsi qu’aux archives municipales.

Le Colisée ( 2 ) 1951 – 1980

Après la seconde guerre mondiale, Henri Deconinck, ressentant le frétillement de la reprise, reste très optimiste sur l’avenir du cinéma. Il décide donc d’entreprendre d’importants travaux de rénovation pour le Colisée de la rue de l’Epeule à Roubaix. L’objectif, très ambitieux, est de proposer à la clientèle le confort dans un cadre agréable et les améliorations techniques les plus modernes. Il fait appel à l’architecte parisien Edouard Lardillier pour ce projet très important. Le Colisée annonce fin Juin 1951 sa fermeture annuelle, mais, en fait, de très gros travaux pharaoniques démarrent début Juillet pour de nombreuses semaines

document Nord Eclair
document Nord Eclair

L’art moderne, sobre et impressionnant à la fois, offre ici le maximum d’un mariage harmonieux des lignes courbes et droites, pour créer un cadre agréable :un écran de 7 mètres de long, des installations sonores stéréophoniques, des nouveaux fauteuils en velours pourpre, des lumières tamisées, des peintures de couleur beige, des murs recouvert de tapis isolants, un sol et un plafond insonorisés et anti vibrations, un chauffage à air pulsé, une sécurité absolue contre les risques d’incendie etc. Seule la charpente métallique est conservée.

document collection privée

La salle compte 2400 places confortables : des fauteuils fabriqués spécialement, car inspirés des sièges automobiles. La scène a été agrandie. La galerie de droite qui borde la salle est une exposition d’oeuvres des artistes roubaisiens. Dans la galerie de gauche, un bar spacieux accueille les clients pendant l’entracte. La façade sur la rue de l’Epeule est également refaite : un large escalier donne accès au dancing, une fresque occupe toute la largeur. Sur le thème des Muses de la mythologie, elle a été réalisée par Mr Ponsard un artiste parisien. 

document archives municipale
document collection privée
document Colisée

Le mur latéral droit de l’entrée est recouvert de miroirs, ce qui donne un aspect encore plus grandiose à l’ensemble.

document P. Bullens

Le dancing à l’étage est refait également : la trémie donnant sur le hall est comblée et sur des gradins sont installées des tables qui dominent désormais la piste de danse. Malgré toutes ces investissements coûteux, le prix du billet d’une place de cinéma ne devrait pas augmenter fortement et doit se situer autour de 160 Frs. Le Colisée devient la plus grande et la plus belle salle de cinéma de province : une salle polyvalente dédiée au 7° art, mais aussi aux spectacles de variétés.

document collection privée
document Nord Eclair

Les travaux ont duré 5 mois, de Juillet à Novembre 1951. Pendant ces 160 journées de travail, 500 ouvriers ont oeuvré à la transformation du Colisée. On imagine sans peine les difficultés rencontrées sur le chantier, par l’architecte, les entreprises et leurs salariés. Il faut rendre hommage à tous ces artisans du succès, du plus humble ouvrier au grand architecte. C’est un bel exemple de réussite de ce que peut réaliser une coopération étroite entre gens compétents et motivés.

document Nord Eclair

La réouverture du Colisée a lieu le lundi 26 Novembre 1951. Pour fêter cet événement, qui coïncide avec le 25° anniversaire de la création, Henri Deconinck organise une soirée de gala : la projection d’un film « Paris chante toujours » qui réunit les 10 plus grandes vedettes de la chanson française : André Dassary, Georges Guétary, Luis Mariano, Yves Montand, Edith Piaf, Line Renaud, Jean Sablon, Georges Ulmer et Tino Rossi. Cette soirée exceptionnelle est organisée au profit d’oeuvres sociales de la ville.

document collection privée
( document collection privée )

Un film muet en noir et blanc est tourné pendant cette soirée d’inauguration ou l’on note la présence de Pierre Dac, Charles Verstraete etc. Cette date du 26 Novembre 1951, c’est la première étape dans la carrière du Nouveau Colisée ! ( document B. Vanalderwelt )

Deux ans après son ouverture, Henri investit à nouveau ! Il fait casser la scène pour l’agrandir en hauteur et en largeur et l’adapter à une technologie naissante : le cinémascope qui nécessite un écran incurvé de 17m de large et 7m de haut. Le Colisée accueille en exclusivité sur Roubaix, le premier film en cinémascope : « La Tunique » en 1953. Il dame ainsi le pion à son confrère le Casino de la place de la Liberté.

document collection privée
document collection privée
document collection privée

Dans les années 1950 et 1960, le Colisée remporte un succès colossal, aussi bien au cinéma qu’au dancing. Le rythme bat son plein dans cette salle atypique, où l’on peut découvrir des films, des spectacles variés, et danser. Des grandes vedettes de variété passent sur la scène, et leurs noms s’inscrivent en lettres rouges sur la façade de la rue de l’Epeule. Le Colisée est d’ailleurs souvent surnommé : « l’Olympia du Nord ».

Façade ( document collection privée )
Compilation vedettes variété scène 1950 1960 ( documents Nord Eclair )

En Octobre 1961, Henri Deconinck investit à nouveau dans du matériel : un projecteur 70/35 est installé pour la sortie du film Ben-Hur. Cet appareil permet d’utiliser deux types de film : soit 700 m de pellicule en 70 mm, soit 1100 m en 35 mm. A la sortie de la séance, les spectateurs sont émerveillés par la netteté de l’image pourtant monumentale sur l’écran de 17m et également par la qualité du son stéréophonique.

Ben Hur ( document Nord Eclair )

Le dancing à l’étage connaît aussi un grand succès dans ces années 1950 1960, les bals se succèdent surtout les fins de semaine. Henri Deconinck est présent tous les week-end, les samedi et dimanche après midi, où il alterne ses passages entre Le Fresnoy et le Colisée, au volant de sa jaguar Type E, pour vérifier que tout se passe bien et qu’il n’y a pas d’incident. Henri est très « à cheval » sur la tenue de ses clients : « Tenue correcte exigée » et donc pour les jeunes gens sans cravate, le responsable à l’entrée du dancing leur en prête une ! Il est souvent fier de rappeler que la plupart des couples roubaisiens se sont formés dans un des deux établissements qu’il dirige.

Compilation soirées organisées au dancing à l’étage 1950 1960 ( documents Nord Eclair )
Henri Deconinck ( document Nord Eclair )

La télévision, apparue dans les années 1950, se développe fortement dans les années 1960 et 1970, surtout avec l’avènement de la télé couleur en 1967. La conséquence inévitable de ce développement du petit écran dans les foyers, est la baisse de fréquentation dans les cinémas dans les années 1970. Tous les cinémas sont concernés. Certains vont se subdiviser en salles de poche, d’autres vont fermer complètement. Le Colisée n’est pas épargné par la crise des grandes salles obscures, alors qu’il a atteint l’apogée de sa renommée, Henri Deconinck arrête les projections de films à la fin de l’année 1978, continue les spectacles de variété et cherche des solutions qui permettraient de conserver la salle en l’état en réorganisant le projet artistique. Le 18 Mars 1981, l’Orchestre Philharmonique de Lille donne un dernier concert au Colisée avant sa fermeture.

Le Colisée à la fin des années 1970 ( document archives municipales )

à suivre . . .

Remerciements à Bertrand Millet, Bernard Vanalderwelt ainsi qu’aux archives municipales.

Le Colisée ( 1) 1927 – 1950

Jean Deconinck naît en 1876 à Roubaix. En 1901, il rachète les écuries du château Descat à Tourcoing qui a été démoli pour construire le boulevard Descat.

Jean Deconinck ( document D Najberg )

Sur les 10.000 m2 du terrain, il crée un cinéma en plein air, en 1905, et construit ensuite « Le Fresnoy » qui devient un haut lieu de divertissement au début du 20° siècle. Après la première guerre mondiale, c’est l’essor du cinéma. Au début des années 1920, Jean demande alors un permis de construire pour une salle de cinéma, au 41 rue de l’Epeule à Roubaix : « Le Coliseum ». Le projet est de rénover l’hôtel particulier de Paul Descat qui se trouve à cet emplacement, et de le transformer en salle de cinéma. L’architecte choisi est le cabinet : Jacques Barbotin situé au 34 rue de Lille à Roubaix. Sur la façade, on remarque l’inscription : « Instruire en Récréant »

Projet Coliseum ( document archives municipales )

Finalement, l’option n’est pas retenue : la maison est détruite et Jean Deconinck construit le cinéma « Colisée » avec une façade plus moderne, dans le style Art-déco. Il s’investit pleinement dans son projet avec les mêmes architectes Barbotin père et fils, réalise des croquis sur sa planche à dessin, réfléchit aux moindres détails sur la qualité de construction, la technicité des appareils de projection, l’esthétique de la décoration etc. L’inauguration et l’ouverture du cinéma est programmée pour 1926.

Jean Deconinck devant sa table à dessin ( document C. Desrousseaux )
Projet Colisée accepté et signé ( document archives municipales )

Les travaux démarrent par la construction de la charpente métallique. C’est une ossature type Eiffel. Jean Deconinck exige que le Colisée soit bâti sur des bases solides. Il suit de près toute évolution technologique du moment.

Charpente métallique ( documents Daniel Najberg )

Avec plus de 2000 places, c’est le plus grand cinéma au nord de Paris. Le projet est impressionnant. La salle de cinéma mesure 45m de long sur 21m de large. Aucun pilier ne vient gêner la vue des spectateurs, qu’ils soient assis aux places les plus chères ou aux dernières. Dans le hall d’entrée, se trouve un bassin et un jet d’eau qui monte à vingt mètres de hauteur et qui traverse le foyer à l’étage par une trémie, jusqu’au sommet de l’édifice.

La trémie à l’étage ( document Le Colisée )

Dans le hall, des colonnes impsantes soutiennent le plafond de couleur ocre et rouge, de style orientaliste et moderne.

Le plafond d’origine ( document Bernard Vanalderwelt )

La salle de cinéma est dotée d’un parterre et de balcons, des bars permettent au public de boire une consommation pendant l’entracte. Jean dirige les deux établissements : le Fresnoy qui est un lieu de distraction populaire, et le Colisée qui s’adresse à la bonne société de Roubaix-Tourcoing

Publicité ( document collection privée )
la rue de l’Epeule 1932 ( document collection privée )

Les travaux de grande ampleur ont pris un peu de retard, et c’est en Mai 1927 que Jean Deconinck peut enfin ouvrir son établissement. Il a décidé de frapper fort en publicité, en réservant une page complète sur « Le Journal de Roubaix » sur les 6 pages habituelles du quotidien.

publicité pleine page ( document Le Journal de Roubaix 19 Mai 1927 )

Pour cet événement, le cinéma propose un programme cinématographique hors-pair avec 4 films muets exceptionnels tels que « Michel Strogoff » avec Ivan Mosjoukine.

Michel Strogoff ( documents collection privée )

Jusqu’à l’achèvement définitif des travaux, la direction de l’établissement ne projette que des films dans la salle. Au mois de Septembre 1927, les locaux réservés aux artistes sont achevés et complètement aménagés. Les séances de music-hall alternent alors avec celles du cinéma.

Jean Deconinck suit l’évolution des techniques et procédés cinématographiques. Il adapte son équipement et le Colisée est le premier cinéma à Roubaix à proposer des séances de cinéma parlant. Le premier film français sonorisé : Les Trois Masques sort en 1929 à Paris et est projeté, très peu de temps après, au Colisée.

Programme de 1929 ( document collection privée )
Pièce de théâtre en 1929 ( document collection privée )

Le Colisée est certes une salle de cinéma, mais c’est aussi une salle de spectacle pour le music-hall ou des pièces de théâtre. De très nombreux chansonniers s’y succèdent : Tino Rossi, Maurice Chevalier, Fernandel et bien d’autres. Jean Deconinck peut ainsi approcher de près d’immenses vedettes talentueuses comme Joséphine Baker ou Arletty. Le succès du Colisée est colossal dans ce fourmillant quartier de l’Epeule

Fernandel entouré de la famille Deconinck, lors de l’un de ses passages au Colisée ( document C. Desrousseaux )

Pendant la deuxième guerre mondiale, le Colisée reste ouvert mais l’activité est très réduite : quelques pièces de théâtre y sont jouées. Le cinéma quant à lui, redémarre en Septembre 1944.

document collection privée
Publicité 1942 ( document collection privée )
Redémarrage du cinéma Septembre 1944 ( document Nord Eclair )

Puis, le Colisée redémarre peu à peu son activité complète.

1944 ( document collection privée )
1945 ( document collection privée

A la fin des années 1940 les dessins animés de Walt Disney ( Cendrillon ) arrivent sur ses écrans pour le plus grand bonheur des jeunes spectateurs

Cendrillon 1950 ( document collection privée )

Jean Deconinck décède en 1943. Il laisse le Fresnoy et le Colisée à ses enfants, dont Henri qui devient directeur et ensuite à son petit fils Hubert Desrousseaux.

Jean Deconinck ( document collection privée )

À suivre . . .

Remerciements à Bertrand Millet, Bernard Vanalderwelt ainsi qu’aux archives municipales.

Du Syndicat d’Initiative à l’Office du Tourisme – 3 –

« Roubaix, ville touristique », c’est de plus en plus vrai ! En Janvier 2003, on peut maintenant s’offrir la visite guidée de la ville, par téléphone portable. Ce système « Allo Visit » assez révolutionnaire est créé à l’initiative de Sophie Wilhem, directrice, et de Chantal Lecocq, présidente. Sept lieux de visite importants de la ville ont été sélectionnés. Le coût est de 0,34 € par minute. L’intérêt pour le visiteur est qu’il peut alors visiter la ville, à son rythme, pour 7 €.

Allo Visite ( document Nord Eclair 2003 )

En Juillet de cette même année 2003, l’Office de tourisme propose une ballade patoisante et musicale. Christine Prez, célèbre accordéoniste et Nelly Masquelier, surnommée Manou, patoisante roubaisienne sont les deux guides de cette balade, qui permet aux visiteurs de faire rejaillir des mémoires des flots de souvenirs du temps pas si lointain où Roubaix était la ville de la laine.

Ville Patoisante ( document Nord Eclair 2003 )

La ville continue à attirer les regards à susciter l’intérêt. En Décembre 2003, Yves Lacomblez, président de l’Office du Tourisme, Sophie Wilhelm, directrice et Jean-François Boudailliez conseiller municipal, décident d’établir un véritable plan stratégique de conquête touristique et redéfinir la politique de communication. Une trentaine de roubaisiens volontaires sont nommés « ambassadeurs de la ville » c’est à dire des relais pour le développement touristique de Roubaix.

Les 30 ambassadeurs de la ville ( document Nord Eclair 2003 )

L’année suivante, l’Office du Tourisme décide d’installer une borne de renseignements dans le hall du musée de la Piscine. Rebecca Célestins Avina y accueille les visiteurs avec son grand sourire, le week-end et jours fériés.

Musée de la Piscine ( document Nord Eclair 2004 )

L’emplacement de l’Office du Tourisme au 10 rue de la Tuilerie n’est peut-être pas le meilleur emplacement, surtout caché derrière l’ancienne et gigantesque usine Motte-Bossut. De nombreux roubaisiens ignorent même son existence à cet endroit.

En 2004 la ville de Roubaix décide de loger l’Office de tourisme place de la Liberté, à l’emplacement de l’ancien cinéma Casino. Le bâtiment correspond à l’emplacement de l’entrée de l’ancien cinéma. La salle de projection sera démolie par la suite, pour y construire des logements.

Casino Place de la Liberté ( document Nord Eclair 2004 )

L’Office est aménagé au rez de chaussée sur environ 250 m2, dans une ambiance accueillante et conviviale. Le principe est d’établir un lieu d’échanges, de rencontres et d’information qui s’inspire du thème proposé par la ville ; « Ici vous êtes ailleurs ». Le 1° étage est constitué d’une salle de réunion de 30 m2 et d’une salle de restauration pour le personnel. Au deuxième étage, deux bureaux sont installés. Cette relocalisation est judicieuse, puisqu’elle va permettre à l’office roubaisien de poursuivre son expansion, car la ville souhaite ratifier une convention de ville touristique dans le cadre du plan état-région.

Casino Place de la Liberté 2004 ( document archives municipales )

En Août 2017, l’Office du Tourisme désireux de se rapprocher du Musée de la Piscine, change d’emplacement et s’installe au n° 7 de la rue du Chemin de Fer, la direction et le personnel jugeant l’ancien emplacement de la place de la Liberté trop vétuste, trop petit et peu confortable. Loïc Trinel le directeur est heureux de ce choix, cela permet en effet, de capter un public plus nombreux. On entre dans l’Office par une porte vitrée, le bureau d’accueil se trouve au fond. Sur les deux étages d’une surface de 150 m2 chacun, se trouvent répartis les bureaux.

7 rue du chemin de fer ( document Nord Eclair 2017 )

En Novembre 2017, l’Office ouvre un nouvel espace dédié au public, à l’arrière du bâtiment. Ce lieu baptisé « La Bobine » propose une boutique de souvenirs, des ateliers créatifs, une cafétéria, un espace wi-fi et un point d’information.

7 rue du chemin de fer ( document Nord Eclair 2017 )

Installé depuis deux ans, au 7 rue du Chemin de Fer, l’Office du Tourisme prévoit de déménager ses locaux au 5 de la même rue en début d’année 2019. Et cette fois-ci il n’y aura pas besoin de camion de déménagement, car c’est vraiment la maison d’à côté.

Frédérique Westeel, adjointe au maire en charge du tourisme et Loïc Trinel directeur de l’Office annoncent cette agréable nouvelle pour une ouverture prochaine, après quelques travaux nécessaires, dans ce lieu de plus de 1.000 m2, chargé d’histoire et qui possède un splendide cachet industriel. C’était dans les années 1950, le siège de l’entreprise d’ Achille et Louis Lepoutre.

Intérieur du 5 de la rue avant travaux de rénovation ( documents Nord Eclair 2019 )

La salle principale de 300 m2 possède un cachet du plus bel effet, avec un escalier en bois massif, du parquet en chevrons et des piliers blancs en fonte qui soutiennent d’épaisses poutres métalliques. La salle principale sera occupée par le Grand Bassin, association de 50 créateurs locaux qui proposent leurs produits ainsi qu’une galerie de street art.  Un restaurant de 100 m2 à l’enseigne « l’Effet Gourmet » proposera à l’ouverture, une cuisine familiale à des prix accessibles.

L’escalier en bois massif ( document Nord Eclair 2019 )

En Mars 2021, la presse locale annonce que les travaux du 5 de la rue du Chemin de Fer, ont pris du retard. Il semblerait même qu’ils n’aient jamais commencé. Le directeur Loïc Trinel décide donc d’aménager son Office du Tourisme provisoirement au 3 Bis de la rue, en attendant la livraison des clés, tant attendue.

le 3 bis provisoire de la rue du Chemin de Fer ( Photo BT )
le 5 et le 7 de la rue du Chemin de Fer ( Photo BT )

En 2024, les travaux du 5 de la rue du chemin de fer, programmés en 2021 n’ont en fait, jamais démarré. Que se passe t il ? La CUDL Communauté Urbaine de Lille devient la MEL, Métropole Européenne de Lille, en 2024. Des pourparlers importants sont en cours pour donner de nouvelles prérogatives à la MEL et en particulier pour le tourisme. En 2025, l’Office du Tourisme de Roubaix est finalement intégré dans la création d’un « Office de Tourisme Métropolitain », office unique géré par la Métropole de Lille.

L’Office de Tourisme Métropolitain se construit dans le respect des différentes identités pour les 9 villes concernées dont Roubaix, mais également Tourcoing, Armentières, Villeneuve d’Ascq, Wattrelos, Wasquehal, Wambrechies et Seclin.

document Office Tourisme Métropolitain

Ce doit être une opportunité pour notre ville qui est reconnue pour ses forces et ses particularités. Tout le personnel de Roubaix est repris par l’Office de la métropole. Pas de casse, donc !

L’Office de Roubaix reste à Roubaix pour cette année transitoire de 2025 et devrait rester dans le quartier, par la suite. . .

document Office Tourisme Métropolitain

Remerciements aux archives municipales

Famille Devoldre : Champions de side-car cross ( 2 )

Les deux frères forment une superbe équipe, encadrée par leur père Robert. Ils sont concentrés pour chaque compétition, avant pendant et après la course, notamment pour leur entraînement physique, mais également pour la préparation du matériel de l’attelage.

Le financement est un problème, car une saison coûte environ 100.000 Frs. Heureusement qu’il y a des sponsors qui donnent un bon coup de main financier, comme le Crédit Municipal de Roubaix et son président Raymond Thiollier, et quelques entreprises du quartier : Eurindus rue Dampierre, Delescluse boulevard de Beaurepaire mais encore GPN plaques de béton, Afam accessoires motos et bien sûr la ville de Roubaix dont l’équipage porte le nom aux quatre coins du pays.

Roger Sinko, conseiller municipal, président du comité de quartier Sartel Carihem, président de l’association sportive du quartier, pèse de tout son poids pour que la ville en prenne conscience et participe activement.

document Nord Eclair

En 1998, ils terminent 9° car une épreuve n’a pu être disputée pour cause de blessure, mais ce résultat leur permet de participer au prochain championnat du monde.

En cette fin d’année 1998, une réception a lieu au siège de l’entreprise Eurindus au 5 rue Dampierre. pour établir le bilan de l’année écoulée en présence de Mr le Maire, René Vandierendonck. Le président Roger Sinko souligne les qualités de ce jeune équipage et ses excellents résultats de l’année. Le championnat du monde, c’est un niveau au dessus et il va falloir trouver les moyens supplémentaires pour faire bonne figure dans les compétitions.

L’équipage et les sponsors ( document Nord Eclair 1998 )

En fin d’année 1999, une réception a lieu à l’hôtel Bellevue, rue du maréchal Foch, pour établir un bilan de leur participation au championnat du monde de cette année, en présence de René Fermont représentant de la fédération française de motocyclisme, et président du moto club du Nord et de Mr le Maire de Roubaix.

Laurent et Sébastien n’ont participé qu’à 5 épreuves sur les 9 pays organisateurs, par manque de moyens financiers. Alors Roger Sinko lance un vibrant appel à tous : la ville de Roubaix, les sponsors mais aussi les roubaisiens qui peuvent aider en prenant une carte d’adhésion à 50 Frs.

Réception au café Bellevue ( document Nord Eclair 1999 )

La photo ci-dessous date de Noël 1999 lorsque le père Noël est descendu de l’hôtel de ville, en rappel pour atterrir dans le side car des deux frères.

Sur la Grand Place ( document Nord Eclair 1999 )

Les performances des deux frères leur attirent toujours la sympathie et l’admiration de tout le milieu. Normal parce qu’ils font des miracles avec des bouts de ficelle ou presque. La préparation du matériel et l’organisation du transport se fait toujours en famille, papa Robert Devoldre doit parfois fermer son garage quelques jours, maman Marie-France Devoldre gère la maintenance, les vêtements et les repas.

Un nouveau matériel arrive : un attelage presque au top composé d’un châssis hollandais et d’un moteur autrichien de 650 cc. Ils finissent 4° au championnat de France en 1999.

document famille Devoldre

Les frères Devoldre terminent en 3° position au championnat de France 2000 , car la fin de saison a dû être anticipée, suite à une blessure de Sébastien : rupture des ligaments croisés et ménisque cassé.

Réception des sponsors et des supporters de l’équipe en fin d’année 2001, dans les locaux du garage familial
document Nord Eclair 2002
document Nord Eclair 2002

C’est dans les locaux de l’entreprise Delescluse, au 17 ter boulevard de Beaurepaire, en Décembre 2002, qu’est faite la présentation du nouveau side car en présence du maire René Vandierendonck, de son adjoint au sport Henri Planckaert, de Stéphane Carbone de la Sté Eurindus, d’Albert Antoin des Ets Delescluse, de la « team », des sponsors et des amis. Les deux frères ont repris l’entraînement sur du sable au Touquet ou sur le circuit de Condé sur Escaut et préparent la saison 2003.

Réception dans l’entreprise Delescluse ( document Nord Eclair 2002 )

La saison 2003 démarre sur les chapeaux de roues, pour les frères Devoldre. Ils enchaînent les épreuves à un rythme effréné et comptent bien finir sur le podium en fin de saison. Leur persévérance est payante, puisqu’ils sont vice champion de France 2003 et terminent 19° au championnat du monde.

Vice Champion de France 2003 ( document famille Devoldre )

Comme chaque année, une réception a lieu en Décembre, elle se déroule, cette année 2003, au garage familial rue Victor Delannoy. En présence d’ Henri Planckaert et de Bernard Carton, Albert Antoin, président de l’équipe roubaisienne, prend la parole et salue les résultats exceptionnels de cette année, rappelle que 400 membres font partie de l’équipe des supporters, et fait encore appel aux donateurs car les frères Devoldre manquent de moyens financiers. Ils restent toutefois les Ben-Hur des temps modernes.

document Nord Eclair 2003
document Nord Eclair 2003

Les compétitions continuent de plus belle en 2004, jusqu’en 2006 où, lors d’une course, Laurent prend un énorme caillou sur la tête, qui brise ses lunettes et son casque. Atteint très sévèrement à l’oeil gauche, il est hospitalisé et doit abandonner la fin de saison, et la compétition définitivement.

Le bilan sportif de Laurent et Sébastien est exceptionnel. En 11 années de courses, ils sont montés 5 fois sur le podium ( dans les 3 premiers ) pour le championnat de France INTER

Ils reprennent ensuite la gérance du garage familial. Puis, près de 20 années plus tard, en 2024, Sébastien reprend l’entraînement, passe pilote, et son fils Kurtis de 18 ans prend sa place dans le panier. La 4° génération Devoldre arrive ! Nul doute que nous allons en entendre parler d’ici quelques temps.

Sébastien et son fils Kurtis en 2024 ( document Rudy Van Mol )

Remerciements à Robert, Laurent et Sébastien Devoldre, ainsi qu’aux archives municipales.

Du Syndicat d’Initiative à l’Office du Tourisme – 2 –

Un incendie, en 1975, détruit le kiosque à journaux tenu par Gaëtan Trottolo. Une fuite du système de chauffage au gaz butane est à l’origine de l’explosion, suivie d’un incendie qui a ravagé complètement le local. La permanence du Syndicat d’Initiative est alors suspendue quelques temps, pour cause de sinistre.

incendie du kiosque 1975 ( document Nord Eclair )

Une autorisation est accordée par la Mairie, en début d’année 1977 pour démolir le Syndicat d’Initiative du boulevard Leclerc. La municipalité décide en 1978 de la création d’une permanence provisoire sur la Grande rue ( entrée située précisément face à la Place de la Liberté à côté du magasin des chaussures Sam ). Pour l’occasion, le nom change, et devient le « S.I.O.T » Syndicat d’Initiative Office de Tourisme.

S.I.O.T Grande rue ( document Nord Eclair )

En 1978, le travail de l’hôtesse d’accueil change. En effet, en plus de son activité d’accueil et d’information sur la ville, elle a désormais de fortes demandes de logements et en particulier des étudiants ou travailleurs qui cherchent à se loger, et qui ont peine à trouver.

( document Nord Eclair 1978 )

En fin d’année 1978, le SIOT devient l’OTSI ( Office de Tourisme Syndicat d’Initiative ) et quitte le local provisoire de la place de la Liberté pour s’installer en Mairie. L’Office du Tourisme garde son autonomie en matière d’accueil pour les visiteurs. Les demandes concernant la location de logements, les problèmes sociaux ou démarches administratives sont en revanche dirigés vers le « CIM » Centre d’Information Municipal. Ce local de l’OT se trouve dans le hall de la Mairie, au second bureau à gauche en entrant. En 1979, c’est R. Loock le directeur du Grand Hôtel avenue Jean Lebas qui est directeur de l’Office du Tourisme.

( document Nord Eclair 1978 )

De très nombreux roubaisiens et habitants de la Métropole connaissent évidemment l’existence de l’Usine et ses 60 magasins, centre commercial ouvert avenue Alfred Motte en 1984. D’où l’idée en 1986, de créer un stand de l’Office du Tourisme dans ce nouveau centre. Ce bureau assure une permanence pour l’accueil des visiteurs en vue de leur faire connaître notre ville.

( document Nord Eclair 1986 )

A la fin des années 1980, le local principal de l’Office du Tourisme est toujours situé à la Mairie et tenu par Gwendoline Vanost et Jean-Marie Vandenbroucke qui accueillent les visiteurs souhaitant visiter notre commune ou tout simplement trouver un hôtel .

Gwendoline Vanost et Jean-Marie Vandenbroucke ( document Nord Eclair 1989 )

Le 1° Juillet 1991, l’Office du Tourisme quitte ses locaux à la Mairie et déménage à Eurotéléport au 78 boulevard du Général Leclerc. La cité en complète mutation a besoin de redorer son blason, de renouveler sa publicité. Mr Lamarque chargé de mission à l’Office du Tourisme est chargé de créer un fascicule d’accueil pour les touristes, tiré à 30.000 exemplaires ( dont 7.000 en anglais et 3.000 en néerlandais ) et disponible dans tous les lieux publics de la ville.

Le choix de l’emplacement à Eurotéléport est judicieux, car c’est le fleuron d’une réhabilitation réussie de l’entreprise Motte Bossut, et qui répond aux besoins des entreprises en mettant à leur disposition des équipements performants et innovants.

( document Nord Eclair 1991 )

En 1993, l’Office du Tourisme de Roubaix entre officiellement dans la cour des grands. En effet une réglementation sérieuse existe depuis peu. Le verdict de ces appréciations nouvelles normes vient de tomber : notre ville obtient cette année le label 3 étoiles. Arnaud Verspieren le président de l’Office roubaisien, se félicite : «  Cette classification est pour nous la reconnaissance d’une mission d’intérêt public».

label 3 étoiles ( document Nord Eclair 1993 )

Les journées du Patrimoine ont été créées il y a quelques années par Jack Lang, ministre de la Culture de l’époque. L’Office du Tourisme de Roubaix participe activement tous les ans à ces deux journées devenues incontournables qui permettent au public de découvrir la ville, et aussi de visiter des lieux habituellement fermés, ou des musées qui modifient leur offre, voire même baissent le tarif du billet d’entrée.

En 2000, l’Office du Tourisme s’installe au 10 rue de la Tuilerie, juste à côté des Archives du Monde du Travail. C’était auparavant l’entreprise de teinturerie d’Alphonse Scrépel. Sophie Wilhelm prend la direction de l’Office avec 4 employés en 2001 pour cette ville de Roubaix qui a reçu le label : « Ville d’Art et d’Histoire ».

Photo BT
document archives municipales

Sur la photo ci-dessous, devant la façade de l’Office du Tourisme du 10 rue de la Tuilerie, on distingue de gauche à droite Julie Bosquet de l’Office du Tourisme, Sophie Wilhelm la directrice, Jean-Pierre Hus de l’association Côté Commerce et Nathalie Desfrennes Présidente de l’Union des Commerçants de l’Epeule. En 2001, l’objectif de cette équipe dynamique est de remettre l’Office sur les rails, avec l’aide des commerçants, et sous la présidence de Chantal Lecocq.

( document Nord Eclair 2001 )

à suivre . . .

Remerciements aux archives municipales

Famille Devoldre : Champions de side-car cross ( 1 )

Robert-Louis Devoldre naît en 1923 à Roubaix. Passionné de motos, il s’intéresse au moto cross. Particulièrement doué, il participe à des courses et les résultats arrivent rapidement. Robert est champion de Flandre en catégorie 350 cc en 1958, 1959, 1960 et 1961 sur une moto cross BSA Gold Star.

documents famille Devoldre

En 1961 il participe également à des courses de côte, comme à Escalles près du Cap Blanc Nez, ou il bat le record en parcourant les 800 mètres en 42 secondes.

document famille Devoldre

Ces nombreux succès sportifs l’amènent à ouvrir son magasin de cycles, au 150 boulevard de Beaurepaire à Roubaix, au début des années 1960. Il est dépositaire des cyclomoteurs Peugeot des motos Honda et surtout des célèbres motos anglaises de l’époque ( BSA, Norton, Triumph etc ).

document Google Maps

Robert-Louis se marie avec Liliane. Ils ont eu 3 enfants, dont Robert-Hector né en 1954. Robert, comme son père, se passionne pour la moto. Après son CAP de mécanicien, il vient l’aider au magasin en 1970 et participe à des entrainements avec sa 125 motobécane. Sur la photo ci-dessous, Robert-Hector est en blouson bleu sur sa motobecane 125, et son ami Robin Fermont, champion de Flandre de moto cross

document famille Devoldre

En 1976, il travaille avec son oncle Hector Devoldre qui tient un garage au 60 boulevard de Strasbourg, juste à côté de la station « Mobil » de Jean-Claude Herkenrath. Il participe ensuite à des compétitions de moto cross avec une 250 cc Maico. Malheureusement, après une chute et blessure au moto cross de Cassel, il suspend les courses pendant quelques temps et se consacre alors à la création de son entreprise. Il ouvre un garage automobile toutes marques « Le Garage de la Berge », en 1983, au 30 rue Victor Delannoy, à l’angle du quai du Sartel. Ce local était auparavant occupé par le fabricant de soupes et potages « Soupe Régal ».

En 1985, il reprend les compétitions mais en side-car cross avec son ami Arnaud Delannoy, en tant que passager dans le « panier », ce qui s’appelle dans le métier « faire le singe » : se jeter à droite ou à gauche dans les virages, complètement à côté du side et toucher parfois le sol, se retrouver dans les airs et avoir l’impression de voler ce qui demande un physique et une musculature exceptionnelle.

Hubert et son Arnaud Delannoy 1986 ( document famille Devoldre )
le side-car cross de Robert ( Photo BT )

Ensemble, ils gagnent quelques compétitions, en France en 1988 : les trophées AFAM et Ufolep pour le championnat de France. Fort heureusement, car le side-car cross est un sport onéreux. Il faut financer le matériel bien sûr mais aussi l’entretien, les déplacements etc. Leur sport n’est pas très connu et il est toujours très difficile de trouver des sponsors fidèles. Dans les années 1980, ils peuvent compter sur les participations de AFAM ( fabricant de pièces détachées pour motos ) et Delescluse ( pièces auto ) situé boulevard de Beaurepaire.

Hubert et son co-équipier Lemaire 1989 ( document famille Devoldre )

En 1989, Robert participe aux courses à l’international et en particulier le championnat d’Europe amateurs dans 7 pays : France, Belgique, Angleterre, Allemagne, Suisse, Hollande, Tchécoslovaquie. Robert est vice champion de Belgique en 1996 avec Michel Imbert comme passager.

Robert et Michel Imbert 1993 ( document famille Devoldre )

Robert est sélectionné pour le championnat du monde, il doit malheureusement renoncer, faute de moyens financiers, car les déplacements sont nombreux et très coûteux. Ses deux fils, Laurent né en 1977 et Sébastien né en 1980, sont également passionnés par la moto. Ils sont nés sur un side-car, tombés dans la marmite quand ils étaient petits. La troisième génération Devoldre arrive. Les deux frères, tout jeunes, commencent à arpenter les pistes avec leur vélo-side, puis pendant quelques années en mob-side.

Laurent 10 ans et Sébastien 8 ans sur leur mob-side ( Peugeot 102 bricolé et transformé en side-car cross )

En 1994, Laurent 16 ans et Sébastien 14 ans passent aux choses sérieuses et commencent le side-car cross avec un 500 KX, mais en Belgique car impossible pour les deux frères de pratiquer leur sport à leur âge, en France.

document Nord Eclair 1994

Sur la photo ci-dessus, on distingue de gauche à droite l’équipage Michel Imbert et Robert Devoldre, et à côté les fistons Sébastien et Laurent. Au milieu, Roger Sinko leur mentor, le président du comité de quartier du Sartel-Carihem. Pendant un an ou deux, les deux frères participent aux compétitions en même temps que leur père.

En 1996, Robert a 42 ans et décide de terminer sa carrière de pilote de side-car cross, pour se consacrer pleinement à la gestion de son garage de Roubaix. Robert est heureux car il sait que ses deux fils Laurent et Sébastien sont prêts à prendre la relève. Cette même année 1996, les deux frangins forment le plus jeune équipage engagé dans la plupart des compétitions. Ils marquent des points dès les premières épreuves et terminent à la 11° place au championnat de France INTER 1997. Magnifique pour une première année !

Laurent 18 ans et Sébastien 16 ans ( document Nord Eclair 1996 )

à suivre . . .

Remerciements à Robert, Laurent et Sébastien Devoldre, ainsi qu’aux archives municipales.

Du Syndicat d’Initiative à l’Office du Tourisme – 1 –

« Les Amis de Roubaix » est une association à but non lucratif, créée au début des années 1920. Le siège se trouve au 12 rue du Château. Paul Michaux en est le président, Georges Motte le président d’honneur et Henri Vandaele-Hus le secrétaire administratif. Ce dernier est également responsable du journal : « Le Progrès du Nord » au 28 rue Daubenton.

Paul Michaux ( document Nord Eclair )

Les Amis de Roubaix créent le « Syndicat d’Initiative » en 1930, dont le but est de regrouper tous les roubaisiens qui s’intéressent au développement, à la prospérité et à l’embellissement de la ville et d’envisager la création de fêtes locales, favoriser les expositions, réunions artistiques ou horticoles et inciter les voyageurs de passage à rester quelques heures pour visiter notre ville industrielle. Pour ce faire, une première brochure d’accueil est créée en 1930.

La deuxième édition de 1931 ( document collection privée )

Après la seconde guerre mondiale, l’activité reprend. Au début des années 1950, Robert Vandecrux, directeur d’un commerce de produits chimiques rue Brame, devient le nouveau président des Amis de Roubaix. Aidé par le Conseil d’administration, il envisage la construction d’un local pour le Syndicat d’initiative de Roubaix, sur le Boulevard Leclerc, juste en face du café « Au Broutteux ».

L’aubette est inaugurée en Octobre 1954 par Victor Provo député-maire, le Conseil Municipal et différentes personnalités. Le but de ce Pavillon est d’accueillir et de proposer à tous les roubaisiens et visiteurs les renseignements qu’ils pourront désirer, et les inciter à découvrir et apprécier les monuments de notre ville : le majestueux hôtel de ville, la richesse de l’ENSAIT, le magnifique parc de Barbieux, le parc des sports, les coquettes maisons des CIL et aussi le bijou gothique qu’est l’église Saint Martin.

Photo aérienne 1963 ( document IGN )
inauguration 1954 ( document Nord Eclair )

C’est en fin d’année 1954, que les membres des Amis de Roubaix éditent un bulletin trimestriel pour informer les roubaisiens de toutes les actions positives de leur Syndicat d’Initiative.

Bulletin trimestriel 1959 ( document archives municipales )
R Vandecrux 1963 ( document archives municipales )
document archives municipales

En 1960, une sympathique réception a lieu au pavillon du syndicat d’initiative, afin de remercier Mr Boons qui a assuré une permanence efficace par sa présence et son accueil du public, pendant ces cinq années, et pour nommer son successeur Léon Droulez.

document archives municipales
Léon Droulez ( document Nord Eclair )

C’est en cette même année 1960, que le syndicat d’Initiative crée un dépliant touristique pour démontrer aux touristes que la ville mérite d’être visitée, afin de découvrir le passé historique, le patrimoine riche en architecture, le folklore ou les spécialités culinaires. Le texte de ce dépliant est clair et précis, illustré avec de belles photos suggestives prises par les photographes du studio Shettle. Un plan de la ville est disponible à l’intérieur ainsi que de nombreuses publicités de commerçants et d’entreprises de la ville qui permettent de financer le coût d’un tirage à plusieurs milliers d’exemplaires.

Dépliant 1960 ( document Nord Eclair )

Un bilan positif est fait lors de l’Assemblée Générale de Mars 1964. Tous les efforts du Syndicat d’Initiative ont porté leurs fruits : sur toute l’année 1963 écoulée, on dénombre 12.000 visiteurs, 2.500 appels téléphoniques et 30.000 brochures et dépliants ont été distribués. Dans les années 1960, le pavillon comprend deux parties séparées. Les deux tiers sont réservés aux Amis de Roubaix qui accueillent des visiteurs pour le Syndicat d’Initiative, le tiers restant est occupé par un commerçant locataire. On se souvient d’une fleuriste Mme Ouda, et surtout ensuite par un vendeur de journaux et magazines.

fleuriste 1962 ( document Nord Eclair )
Le pavillon du SI 1962 ( document bnr )
Le pavillon 1967 ( document archives municipales )

Robert Vandecrux recrute en 1966 Mme Leduc, une nouvelle jeune hôtesse au sourire aimable et aux gestes prévenants. C’est une petite révolution au syndicat d’Initiative, car jusqu’à présent l’accueil des visiteurs était assuré par des retraités plutôt âgés !

Mme Leduc 1966 ( document Nord Eclair )

En Janvier 1968 le président Robert Vandecrux et d’autres membres très âgés prennent leur retraite, Une bonne partie du comité est remplacée. Gérard Delescluse devient président. Ce rajeunissement est nécessaire, car il faut activement préparer l’année 1969 et les manifestations programmées pour le 5° centenaire de la Charte des Drapiers.

Gérard Delescluse ( document Nord Eclair )
Le syndicat d’initiative dessiné par Abel Leblanc 1969 ( document collection privée )

à suivre . . .

Remerciements aux archives municipales