Quincaillerie Gamin

Depuis des décennies, le 66 rue de l’Epeule a toujours été occupé par une quincaillerie. Dans les années 1900-1910 le magasin est tenu par Valentin Salembier.

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En 1927, Isidore Gamin et son épouse Jeanne, née Thomas, reprennent le commerce.

Une quincaillerie est un commerce où on trouve un peu de tout : des clous, des vis, de l’outillage, des articles de ménage et de jardinage, etc

Vu cette multitude de produits proposés et de références différentes, le stock demande une place très importante. Fort heureusement la quincaillerie Gamin dispose d’une surface de 255 m2.

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Isidore et Jeanne ont quatre enfants : Pierre, Maurice, Suzanne et Madeleine. Les deux garçons aident leurs parents à la gestion du commerce. Les deux filles se dirigent vers des orientations professionnelles différentes.

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En 1938, Isidore Gamin cède la quincaillerie de la rue de l’Epeule à l’un de ses fils, Pierre. Souhaitant ne pas léser son autre fils, Maurice, il propose à ce dernier de reprendre le commerce de vaisselles et faïences de M Goethals au 68 rue de Lannoy, et de le transformer en quincaillerie.

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Isidore décède au début des années 1940. Sa veuve Jeanne, aidée par ses deux filles continue l’activité, car les deux garçons sont mobilisés. A la libération, Pierre reprend la gestion du magasin de la rue de l’Epeule et Maurice, celui de la rue de Lannoy. Dans les années 1950, le développement est satisfaisant et les deux affaires sont florissantes .

Pierre se marie avec Thérèse Zimmerman. Maurice se marie avec Cécile Castain. Les deux épouses aident à la tenue des deux quincailleries qui restent des affaires familiales. La troisième génération arrive : les enfants de Pierre et Maurice viennent aider leurs parents aux points de vente. Les deux magasins utilisent la presse locale pour des publicités communes.

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Dans les années 1960, ils développent des gammes de produits complémentaires dans le domaine de l’électro-ménager (cocottes SEB etc) tout en conservant la réputation de la quincaillerie Gamin : Compétence, Qualité, Meilleur prix, Service après vente.

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Pierre décide de modifier la façade du point de vente de la rue de l’Epeule, en 1963, par un habillage des murs de façade d’un revêtement en bois.

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la façade en bois ( document collection privée )

En 1965, le commerce de la rue de Lannoy est rasé pour faire place au centre commercial Roubaix 2000. Maurice et Cécile Gamin transfèrent alors, la quincaillerie de la rue de Lannoy au Lido, à l’emplacement 19.

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Le Lido étant un centre commercial éphémère, Maurice et ses deux fils Jacques et Daniel, déménagent à nouveau le magasin en 1972, au 176 rue de Lannoy, qui était auparavant le commerce de caravanes de Lucien Lagache.

Le magasin, tout en longueur, est clair, aéré, spacieux, confortable et pratique. Il est immense puisqu’il s’étale sur 500 m2. C’est l’occasion de développer encore la gamme et de proposer de nouveau fournisseurs : Outillage électrique Peugeot, Reproduction de clés Kis, Acier inoxydables Vico, Sitram, Equipinox, Tournus etc

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Daniel quitte le magasin en 1982, Jacques reste seul à gérer le point de vente et part l’année suivante aider son cousin Michel rue de l’Epeule. Il ne reste plus alors, qu’un seul magasin.

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Les deux hommes prennent leur retraite en 2000. Le 66 rue de l’Epeule ferme définitivement ses portes, De très nombreux roubaisiens gardent un excellent souvenir de la quincaillerie Gamin, présente à Roubaix, pendant plus de 70 années.

Le point de vente devient quelques temps après, un magasin d’articles africains, puis une boulangerie pâtisserie.

documents Google Maps

Remerciements à Thérèse et Daniel Gamin ainsi qu’aux archives municipales

2 réponses sur “Quincaillerie Gamin”

  1. Ma tante était voisine de Monsieur Maurice Gamin, rue de Lannoy, et tenait le magasin de vaisselle « CERAM » que l’on voit sur une des photos. Que de souvenirs !

    1. Bonjour Marie-Hélène et Pascal Loosfelt. Je vous remercie pour votre message. Que de souvenirs, en effet ! Je souhaite discuter avec vous ; je vous envoie un message sur votre boite mail personnelle. Cordialement. Bernard Termeulen

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