Janvier 1906

Le journal des sports de Janvier 1906

Football. Quelques difficultés pour constituer l’équipe des meilleurs footballeurs du Nord qui doit rencontrer l’équipe de Paris. Discussions de club à club, de ville à ville, de région à région. Les terriens s’estiment meilleurs que les maritimes. Un match devait mettre en présence Maritimes contre Terriens mais il n’aura finalement pas lieu. On continue de discuter, poste par poste. Sartorius, le capitaine de l’équipe du Nord, membre du Racing Club Roubaisien, devrait gérer cette sélection aux mieux, dès que la commission de football aura fait ses choix. L’important, c’est toujours de battre Paris !

Jiu Jitsu. Le professeur Ré-Nié relève le défi qui lui est lancé par l’athlète roubaisien Paul Boghaert. Dans sa lettre au journal l’Auto, il confie qu’en principe il ne relevait pas les défis qui lui sont lancés de toutes parts, mais qu’il ne laissera pas passer celui de M. Boghaert car il sait que celui-ci a toutes les aptitudes voulues pour se défendre et qu’avec lui la rencontre sera loyale. Il ne sera pas fâché de se mesurer avec un champion de la lutte libre et de montrer une fois encore la supériorité du jiu jitsu sur toutes les méthodes appliquées d’une façon sincère. Un dépôt de 3000 francs entre les mains du Journal et Ré-Nié viendra rencontrer Boghaert à Roubaix, ville éminemment sportive. La parole est à M. Boghaert.

Football. Match Paris Nord. Les choix sont arrêtés qui soulèvent, c’est fatal, quelques protestations. L’équipe du Nord comprend trois joueurs de l’Olympique Lillois, quatre de l’Union Sportive Tourquennoise et quatre du Racing Club Roubaisien. Aucun joueur du Stade Roubaisien, de l’Iris Stade Lillois, ni de maritime. Quelles que soient les critiques, le onze régional doit gagner dimanche !

Jiu Jitsu. La réponse de Boghaert. Alors qu’il reçoit le célèbre athlète Apollon dans sa salle de l’académie des sports rue Jeanne D’Arc, Paul Boghaert est interviewé par la presse. Il déclare que depuis le fameux combat Dubois contre Ré-Nié, il avait l’intention de porter un défi au professeur de jiu jitsu. Il a ainsi cédé aux sarcasmes de des amis et de ses élèves. Mais il ne s’attendait pas à une telle somme. 3000 francs ! Heureusement quelques bons amis et chauds partisans ont aidé à réunir cette somme. Elle sera bientôt déposée et Paul Boghaert attendra son rival.

Football. Match Paris Nord ; on connaît la composition de l’équipe du Nord. Dans les buts, Baton (Olympique Lillois), arrières Lambotte et Moigneu (Union Sportive Tourquennoise) demis Schubert (Olympique lillois), Jean Dubrulle (Racing Club Roubaix) et Prouvost (Union Sportive Tourquennoise), avants Sartorius, François, Jénicot (Racing Club Roubaix) Tellier (Olympique Lillois) et Filez (Union Sportive Tourquennoise). Si la cohésion et la discipline viennent compléter la valeur des brillantes individualités, le Nord peut espérer remporter la victoire.

Image de la rencontre Paris-Nord doc La Vie au grand air

Football. Match Paris Nord. Victoire de Paris 3-0. Il semble que l’équipe nordiste n’est pas celle annoncée. Trois avants n’ont pas voulu venir (Sartorius, François et Jénicot tous RCR) remplacés par Dubly (UST) Defrenne (SR) et Deboeuf (SCT).

Football. Championnat du Nord. Résultats. Après une partie mouvementée, le RCR bat l’Iris Stade Lillois 4-3. Lille a ouvert le score, puis double la marque. Chutes et charges dues au terrain détrempé. Roubaix échoue régulièrement dans ses tirs au but. À la reprise les lillois marquent un troisième but. Sur un dégagement de Jean Dubly, contre attaque et but de Hargrave pour le RCR. Les roubaisiens dominent le jeu. Jénicot marque un second but pour le RCR. François est récompensé de sa débauche d’énergie, il score le troisième but pour le RCR. André Dubly envoie un shoot magistral du milieu du terrain qui vient raser la barre des buts lillois. Un magistral but de la tête de François et Roubaix remporte la partie.

Les succès de l’Avenir Leersois

Cinq jeunes athlètes de l’Avenir Leersois ont participé le dimanche 1er mai 1960 aux épreuves du Critérium départemental de l’UFOLEP organisé à Lille. Tout d’abord impressionnées par le caractère officiel de l’épreuve et la superbe piste du stade Félix Grimonprez, les leersoises se sont très bien comportées. En catégorie minimes, trois d’entre elles furent qualifiées pour la finale du 60 mètres. Denise Bataille remporta l’épreuve du saut en hauteur, Jocelyne Verstraeten enlevant la troisième place dudit concours. Pour le lancer du poids, Marie-Claude Deffrennes se classa quatrième. Le relais 4×60 fut remporté par l’équipe leersoise.

Les sportives de l’Avenir Leersois Photo NM

En finale du 60 mètres, Denise Bataille franchit la ligne d’arrivée dans le même temps que la concurrente classée première. Les juges eurent quelques difficultés à départager les concurrentes. Finalement Denise Bataille fut classée deuxième, Jocelyne Verstraeten troisième, Marie-Claude Deffrennes cinquième.

Les sportives de l’Avenir leersois étaient accompagnées à Lille par leurs entraîneurs : Mme Delplanque présidente, Melle Devoet institutrice et M. Devoet. Les équipières de l’Avenir Leersois avaient précédemment brillé lors du meeting de Comines ce qui augurait de beaux succès pour la formation sportive féminine leersoise.

De nouveaux noms de rues

Le changement des noms de rues de la commune marque la volonté des membres du conseil municipalité de rendre hommage aux héros du passé. Voici une nouvelle série de dénominations décidée en séance du conseil municipal début  1947.

La rue Gabriel Péri vue google maps

La rue Thiers prend le nom de rue Gabriel Péri, en hommage au député communiste, résistant fusillé par les allemands le 15 décembre 1941. Journaliste et homme politique français, membre du Comité central du Parti communiste français, responsable du service de politique étrangère de L’Humanité et député de Seine-et-Oise, il est arrêté comme résistant par la police française et fusillé comme otage par les Allemands au fort du Mont-Valérien.

Archives des Wattrelos - Page 2 sur 12 - Ateliers Mémoire
la rue de l’industrie

La rue de l’Industrie se transforme en rue de Stalingrad, en hommage à la vaillance de l’armée rouge soviétique. La bataille de Stalingrad est la succession de combats qui, du 17 juillet 1942 au 2 février 1943, ont opposé les forces de l’URSS à celles du Troisième Reich et ses alliés pour le contrôle de la ville de Stalingrad. Cette bataille constitue, avec plus d’un million de soldats de l’Armée rouge engagés simultanément à la mi-novembre 1942, l’une des grandes défaites de l’armée allemande sur le front de l’Est et un tournant stratégique majeur de la Seconde Guerre mondiale, qui coïncide avec le débarquement sur le front de l’Ouest des 700 000 hommes de l’opération Torch en Afrique du Nord. La bataille de Stalingrad reste dans les mémoires pour l’ampleur des moyens déployés et des destructions, le nombre de victimes principalement militaires, les conditions hivernales rudes, la férocité de combats urbains qui ont aussi touché les civils, ainsi que pour ses impacts psychologiques et symboliques au moment de l’évènement puis dans l’après-guerre.

La rue de Londres vue google maps

La rue des Trois Bouteilles devient la rue de Londres à titre d’hommage public à la vaillance de l’armée et de la population anglaise.

Rue du Président Roosevelt vue Google Maps

La rue traversière est remplacée par la rue du Président Roosevelt, grand démocrate et au peuple américain. Franklin Roosevelt est l’un des principaux acteurs de la Seconde Guerre mondiale, rompant avec l’isolationnisme traditionnel de son pays. Avant l’entrée en guerre des États-Unis, il lance le programme prêt-bail afin de fournir les pays alliés en matériel de guerre. Après l’attaque de Pearl Harbor par les Japonais, il assume pleinement ses fonctions de commandant en chef de l’armée américaine et prépare largement la victoire des Alliés. Il tient un rôle de premier plan dans la transformation du monde à la sortie du conflit, inspirant notamment la fondation de l’ONU.

Décembre 1905

Le Journal des sports décembre 1905

Football. La merveilleuse équipe anglaise du South London Football Club vainqueur de la Charity Cup vient à Roubaix très bientôt. On se souvient de leur venue le 8 janvier de cette année, sur le terrain du vélodrome. Ils avaient gagné par 8-1 en montrant une écrasante supériorité sur l’équipe du RCR qui comptait quelques remplaçants. Cette année le RCR sera au complet et sur son terrain. Ce sera donc une rencontre passionnante.

Football. Les résultats du championnat du nord. Pour la série A, l’UST a battu l’OL par 3-1, le SCT et le SR ont fait match nul 1-1. Pour la série B, le RCR bat l’ISL 6-2, l’UST bat SR 8-3.

RC Roubaix - Le bâton de Bourbotte
Le Racing Club de Roubaix site le bâton de Bourbotte

Football. Le match franco-anglais au RCR. Les deux équipes étaient à peu près de force égale et les spectateurs ont pu assister à un jeu très courtois et très intéressant. Les roubaisiens se sont ressaisis et leur jeu est beaucoup plus vigoureux et énergique qu’au début de la saison. Mais il y a encore beaucoup d’imprécisions de la part de la ligne des demis. Néanmoins, le RCR a battu l’équipe anglaise par 5-3.

Football. Résultats championnats du nord. Devant 2000 personnes, l’UST bat l’ISL par 3-2, les deux équipes sont en tête du classement.

Tir. À Roubaix, estaminet de la Cloche rue Neuve grand tir aux pigeons. La société de tir les Amis de la Cible siège estaminet de la ville d’Antoing à Roubaix joue les prix du mois. À Wattrelos, 81 tireurs se sont donnés rendez-vous chez M. Périn Delerue, armurier, (arrêt du car électrique, Terminus), pour un important tir aux pigeons.

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Football. L’Union Chrétienne des Jeunes gens de Roubaix organise sous le titre de Challenge Carpreaux un championnat de football réservé aux sociétés indépendantes et non engagées dans aucun championnat. Il s’agira de sociétés de la région de Roubaix Tourcoing et environs. Les adhésions devront être envoyées pour le 25 décembre au plus tard à M. Rys 33 rue de Mézières à Tourcoing.

Football. Grand tournoi de football sur les terrains de l’Olympique Lillois et du Racing Club de Roubaix. Outre ces deux clubs, le Racing Club de France et le Football Club Liégeois participeront à ce tournoi, dimanche et lundi prochain. Au cours des éliminatoires, après un match très disputé, le RCR bat le RCF par 3-2. Le match Lille-Liège est remporté par les belges par 2-0. Pour le match de consolation, le RCF bat l’OL par 4-0 et pour la finale, Roubaix et Liège ne parviennent pas à se départager (2-2).

Chiens ratiers doc Le Parisien

Concours d’homme ratier. M. Gustave Cossart, l’homme ratier, bien connu pour son audace, s’est encore fait remarquer devant une nombreuse assistance chez M. Farvacques angle rue des fossés rue de Lannoy. M. Cossart qui se trouvait dans un parc grillagé a introduit sous sa chemise sur le corps nu cent gros rats d’égout, en les prenant avec la main, un à la fois. Son adversaire calaisien en a introduit cinquante dans le même temps. L’enjeu était de 100 francs. Une partie de chiens ratier a suivi entre Turc de Roubaix et Lisette de Tourcoing, chaque chien avait vingt rats à détruire. Le chien roubaisien fut vainqueur.

La tornade de Leers

Il était environ 16 heures, le vendredi 3 janvier 2014, quand une tornade de faible intensité a traversé, dans un couloir d’une centaine de mètres, Roubaix, Lys-lez-Lannoy, Leers et Wattrelos.

Les témoins s’accordent sur une durée de passage inférieure à 10 secondes. L’orage s’est manifesté par de fortes pluies, puis des chutes de grêle. La tornade, avec des vents estimés entre 135 et 175 km/h, est survenue juste après la grêle.Elle a atteint son paroxysme à Leers, selon l’observatoire des tornades et orages violents.

Leers, commune du Nord de la France, a été frappée par un évènement météorologique hors-norme. Si seulement deux blessés sont à dénombrer, les dégâts matériels sont considérables. Selon Jean-Claude Vanbelle, le maire de Leers, de nombreux logements ont été endommagés par les rafales de vent survenues vendredi. Un phénomène météo identifié comme une tornade de niveau 1 par les spécialistes. Reste à savoir désormais si l’État la reconnaitra comme catastrophe naturelle.

La chute de la cheminée doc France 3

A l’extérieur, tout était noir, il y avait de la fumée, de la poussière, témoigne le gardien de la briqueterie, particulièrement touchée. Nous avons une cheminée qui mesure environ 50 mètres de haut, explique un habitant de Leers, et elle est tombée par terre. Dans mon jardin il n’y a plus rien, c’est tout retourné, ajoute-t-il.

Le maire de Leers, Jean-Claude Vanbelle, était l’invité du 19/20 de France 3 Nord Pas-de-Calais, samedi. Selon lui, « 150 à 200 logements ont été fortement abimés par les violentes rafales de vent qui se sont brièvement abattues sur sa commune vendredi après-midi. Nous allons faire un dossier complet pour pouvoir expliquer au préfet que nous souhaitons être déclarés en catastrophe naturelle, a-t-il ajouté.

Des maisons endommagées doc France 3

La mini-tornade de Leers a endommagé plus d’une centaine d’habitations et soufflé sur son passage la cheminée de la briqueterie. Dans les heures qui ont suivi la catastrophe, la ville a demandé l’état de catastrophe naturelle. Elle ne l’obtiendra pas. La préfecture a expliqué que cette procédure exclut en effet les coups de vent.

La fin du Métro

Nous avons relaté dans un article précédent la création du super marché du Laboureur en 1962. C’était une nouvelle page pour le cinéma dancing du Laboureur de Paul Jacobs qui existait depuis les premières années du vingtième siècle.

Le supermarché du Laboureur avait changé de nom, passant de Libéral à Métro et renouant ainsi avec sa mémoire de lieu de loisirs. Sur une surface de 800 m² et avec vingt salariés, il fit sa réputation sur la boucherie, la viande représentait 30 % de son chiffre d’affaire.

Dernière image du Métro photo NE

Trente deux ans après son ouverture, Métro va fermer ses portes le 30 octobre 1994. En attendant, ce sont les dernières ristournes, les dernières réductions et la clientèle ne cache pas sa déception. Des familles entières sont venues régulièrement faire leurs achats dans ce supermarché de quartier. Pourquoi le Métro ferme-t-il ? Les raisons avancées sont les suivantes : le manque de parking, qui est un problème pour un supermarché de centre-ville. Le chiffre d’affaires s’en ressent, il est bien trop bas et on perd de l’argent.

Et pourtant, Le Métro était un monument du quartier qui drainait le plus de monde sur le Laboureur. Il aidait les écoles et maintenait l’animation du quartier en attirant de nombreux clients. Il avait survécu à l’implantation d’un Champion et d’autres supérettes ont disparu à la même époque dont celle de la Grand-Place. Mais le Métro ne peut plus s’aligner sur les promotions des grandes surfaces, surtout sans parking. Depuis trois semaines le stock n’est pas renouvelé, et le mois d’octobre a débuté avec des réductions de 20 % sur l’épicerie et le non alimentaire. Les rayons se vident les uns après les autres. Qu’adviendra-t-il du Métro fin octobre ?

Novembre 1905

Le journal des sports de novembre 1905

Cyclisme. Vélodrome Roubaisien. Séance d’entrainement populaire à 25 centimes, y compris l’entrée de piste, pour l’arrivée du match Vanderstuyft-Van Houwaert sur le parcours Bruxelles Roubaix. Les coureurs ayant pris part aux championnats des corporations et classés parmi les trois premiers pourront retirer leurs médailles breloques artistiques de dix heures à onze heures au bureau de la direction du Vélodrome 47 rue Saint Georges à Roubaix.

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Football. Les matches RCR UST. Cinq équipes du Racing Club de Roubaix rencontrent ce dimanche cinq équipes de l’Union Sportive Tourquennoise. Sur ces cinq rencontres l’UST en remporte trois, dont le match entre les équipes premières (4-2) devant 2000 personnes. L’équipe seconde de l’UST bat celle du RCR sur le même score (4-2) sur le terrain de l’UST. L’équipe troisième du RCR bat celle de l’UST (6-0) et l’équipe quatrième du RCR bat celle de l’UST sur le même score (6-0). Le dernier match pour les équipes cinquièmes voit la victoire de l’UST sur le RCR (4-1).

Athlétisme. La fête de l’Union des Sports avait attiré un nombreux public à la salle Jeanne d’Arc, 5 rue du grand Chemin à Roubaix. L’assaut de boxe entre MM Stockmann professeur et J. Crommelynck prévôt a été très applaudi. Travail d’anneaux, assaut de canne, lutte complétaient le programme. Le clou de la soirée a été constitué par les exercices athlétiques de M. Empain et du jeune Vanisberghe. M. Empain a parfaitement réussi 162 livres à l’arraché d’une main, 200 livres développé assis, 200 livres à l’arraché deux mains.

Football. Le Sporting Club Roubaisien vient d’être autorisé par l’Administration municipale à se servir de la Place du Progrès pour ses matches de football. Dimanche prochain, inauguration avec deux matches : le premier entre les équipes secondes du Club des Sports et du Sporting Club Roubaisien ; le deuxième entre les équipes premières des mêmes clubs. Réunion pour tous les équipiers une demi-heure avant les matches au siège du Sporting Club Roubaisien, café de l’Enflé rue de Blanchemaille.

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Football. Déroute des roubaisiens contre l’Iris Stade Lillois, le RCR est battu (6-2). L’équipe seconde du RCR sauve l’honneur, et bat les lillois (7-0), de même l’équipe 3 du RCR bat l’ISL (6-1). L’Olympic Lillois bat le Stade Roubaisien (6-1).

Football. L’Iris Stade Lillois bat l’UST (2-1), le RCR bien qu’incomplet bat le SCT (2-1). Pour les équipes secondes, l’Olympic lillois bat l’UST (2-1), le Stade Roubaisien bat l’ISL (7-4), pour les équipes troisièmes le RCR bat l’AIDN (3-2).

Football. A propos des championnats du nord, un sportsman mécontent écrit : comment se fait-il que certains clubs peuvent mettre en ligne quand il s’agit du championnat, une quantité d’équipiers de nationalité étrangère, équipiers qui certainement sont d’une force supérieure dans ce sport à nos jeunes footballeurs, attendu qu’ils nous arrivent d’un pays où le jeu de football fait partie du programme scolaire ? Il est vraiment décourageant de voir les équipes premières du RCR et de l’UST qui toutes deux sont composées de jeunes joueurs de la région, vaincues par un club très riche probablement, ne reculant devant aucun sacrifice pécunier, c’est possible, mais composé en partie de joueurs étrangers qui disparaissent ensuite de la région comme par enchantement pour réapparaitre en temps opportun. N’y-a-t-il pas là une anomalie qu’il conviendrait de supprimer ? Car je suis porté à croire que si cet état de choses persiste, le championnat du nord de football association ne sera bientôt plus qu’un souvenir.

Hockey dans le Nord. La finale de la coupe dite de mai qui s’appelle désormais du nom de son fondateur Coupe Jakier est à jouer. Le Club Athlétique International rencontrera l’Iris Stade Lillois à Lille. La rencontre amicale qui suivra aura lieu à Roubaix et elle opposera l’excellent équipe du Stade Français champion de France 1905 au très courageux team du Racing Club de Roubaix. Le Championnat du Nord suivra sans doute et nos hockeymen retourneront bientôt à leur sport favori.

Football. Championnat du Nord, résultats. Le RCR bat l’OL (3-0). L’Iris Club lillois bat le Stade Roubaisien (7-0)

1940 – 1949 WATTRELOS LES ANNÉES SOMBRES

Depuis septembre 1939, c’est la mobilisation générale. À Wattrelos, on soutient les soldats mobilisés, on envoie des vêtements chauds, des jeux, de la lecture. La guerre n’atteint le territoire wattrelosien qu’en mai 1940. Un temps freinées en Belgique, les troupes allemandes enfoncent les défenses alliées et encerclent les troupes anglaises et françaises. Face à la débâcle militaire, les civils désespérés et paniqués, fuient le nord de la France vers le sud, ou l’ouest du pays. Ils sont sur les routes chargés de bagages, à la merci de l’aviation allemande. Beaucoup feront demi-tour. Le 9 juin 1940 c’est l’armistice. Le pays est à nouveau occupé. Pendant quatre années, les wattrelosiens vont vivre au rythme des privations, des rationnements.

La solidarité continue envers les prisonniers, auxquels on envoie régulièrement des colis. Des œuvres sont créées pour l’alimentation des plus démunis. Patrouilles et perquisitions font partie du quotidien de la population. La défense passive également. Des regroupements s’opèrent pour maintenir l’activité : des sociétés musicales s’unissent mais aussi des clubs sportifs. En 1943, la résistance s’organise pour venir en aide aux soldats évadés et pour mener des opérations de sabotage de voies ferrées et d’usines travaillant pour l’occupant. Les invitations allemandes pour obtenir de la main d’œuvre française se font plus pressantes, il ne s’agit plus de prendre la relève des prisonniers, c’est maintenant le service du travail obligatoire. Les bombardements alliés touchent durement le quartier du Sapin-Vert.

Le débarquement des alliés a lieu en juin 1944. Début septembre 1944, c’est la libération du nord de la France. Les allemands quittent Wattrelos, suivis de près par les Anglais et les mouvements de résistance. La guerre n’est pas terminée pour autant, il faudra encore attendre mai 1945. Il faut à présent réorganiser le pays sous l’impulsion du conseil national de la résistance. Des programmes de HBM sont lancés, du Laboureur au Crétinier. Wattrelos redevient une ville sportive, les fêtes de quartier reprennent. En 1949, il y a encore des problèmes de ravitaillement mais Wattrelos commence à sortir progressivement de cette sombre décennie.

Voici donc présentée l’évolution de Wattrelos, par petites touches, dans l’atmosphère de l’époque. Ce petit livre ne prétend pas être exhaustif, ni relater des vérités historiques. Il guidera le lecteur dans les événements du début du vingtième siècle, et lui donnera l’envie d’en savoir plus sur la vie et l’avenir d’une commune autrefois réputée pauvre en ressources mais si riche d’histoires.

La disparition de la ferme Lampe

Vue aérienne de Leers Coll familiale

En 1963, il est décidé de construire une route reliant la rue Roger-Salengro (ex rue de la Papinerie) à la rue des Patriotes. Mais pour cela, il est nécessaire de démolir une partie de la ferme de Monsieur Lampe, qui doit être diminuée de quinze mètres sur toute sa longueur. Cette vieille cense dont le portail date de 1815, doit être amputée de sa grange qui est plus ancienne puisqu’elle remonte au 17eme siècle, comme d’ailleurs tous les autres bâtiments. Les travaux devraient commencer à l’hiver 1964, afin que la route soit ouverte à la fin de l’été. Sur la photo aérienne ci-dessus, on peut apercevoir la ferme Lampe au bout de la rue des Patriotes et en bas à gauche l’arrivée de la rue Salengro.

Les travaux de 1963 photo NE

De la ferme Lampe, il n’y a aujourd’hui plus aucune trace, et le tronçon créé a repris le nom de la rue Roger-Salengro. Un carrefour s’est formé à la jonction de la rue des Patriotes, de la rue Roger-Salengro, de la rue Joseph Leroy et de la rue de Néchin. Un parking occupe aujourd’hui l’emplacement de l’ancienne ferme.

Le carrefour d’aujourd’hui vue Google maps

Après des années de procédures interminables, en 2005, la mairie récupère le terrain de la ferme Lampe. Il faut une dizaine de jours pour que l’entreprise Messien de Villeneuve d’Ascq fasse place nette.

Les derniers instants de la ferme Lampe Photo NE

Après la phase de démolition intervient une phase de consolidation du terrain. Mi février un parking de 160 places va voir le jour. C’est l’entreprise STPV qui est chargée de l’aménagement du terrain. Une bouffée d’oxygène pour le centre ville et ses commerces !

L’école de musique de Wattrelos

L’ex gare de Wattrelos a donc accueilli un centre médico-scolaire, un lycée et une école élémentaire. Le conservatoire de musique municipal s’y installe en 1986. Quand le lycée Zola fut construit, l’école des filles du centre occupa un temps les lieux, avant que l’école municipale de musique de Wattrelos ne s‘y installe. Inaugurée le 27 avril 1987, elle est aujourd’hui devenue un conservatoire à rayonnement communal de musique et de danse, établissement agréé d’État. La réhabilitation a couté quatre cent millions de francs.

La gare transformée en conservatoire

L’école de musique a été fondée en 1954 et dirigée par MM. Henri Louis Wittebolle professeur de cornet à piston et trompette (1912-1968), Marius De Clercq professeur de flûte (1915-1974), Oscar De Tollenaere (tromboniste, chef de Fanfare) (1894-1969) . En 1981 l’école se voyait agréer par le Ministère de la Culture comme établissement du premier degré. À la rentrée de 1987, on enregistrait 387 inscriptions pour 21 professeurs !

Marius De Clercq directeur de l’école de musique de Wattrelos doc NE

L’école de musique est inaugurée le 25 avril 1987 en présence de M. Wagner bourgmestre d’Eschweiler, et de M. Delannoy le président de l’Union Musicale issue de la fusion de deux sociétés wattrelosiennes. Il aura fallu quatre années, de la première réunion préparatoire du 13 avril 1980 à la parution au journal officiel le 21 juillet 1984, pour que naisse l’Union Musicale Wattrelosienne, fruit de l´union entre La Musique municipale de 1846 et l’Harmonie Les enfants de la lyre de 1860. Quels seraient les nouveaux statuts? Les deux anciennes sociétés devaient-elles garder une certaine autonomie et ne faire qu’une Sainte Cécile commune, comme ce fut le cas en 1981 et 1982 ? Il fut proposé de former une Commission Provisoire Constituante pour une durée d’un an à partir de cette date: le travail était lancé et aboutit dès le 17 décembre 1983 à la création de la nouvelle société.

Aujourd’hui, l’Union Musicale Wattrelosienne est un Orchestre d’Harmonie constitué d’une cinquantaine de musiciens amateurs encadrés par les professeurs du Conservatoire. Elle fait partie intégrante du cursus des pratiques collectives du Conservatoire. L’Union Musicale Wattrelosienne est dirigée depuis septembre 2009 par Guénaël Catteloin.

Portes ouvertes au Conservatoire

Quant à l’école de musique de Wattrelos, aujourd’hui placée sous la direction de Benoit Delbecque, avec ses 500 élèves, il se place parmi les conservatoires les plus importants de la région. L’un des axes forts de son projet est le développement de la pratique collective. Pour cela, il propose aux enfants de très nombreux orchestres et ensembles divers dès la première année de pratique instrumentale.