Saint Gérard épisode 1

En Août 1907, le Journal de Roubaix annonce qu’une nouvelle église va être construite très prochainement au Touquet sur un terrain dépendant de la ferme de M. Castel-Mercier près de la rue de Boulogne et près du groupe scolaire municipal de ce quartier. La paroisse du Touquet comprendra le quartier lui-même et le hameau du Fleury ; le hameau de la Marlière ne lui sera pas rattaché, pas plus que le Sapin-Vert. Ses limites seront donc au Nord La Marlière, à l’est le Mont-à-Leux, ville de Mouscron, à l’ouest le territoire de Tourcoing, au sud le Sapin-Vert, la Martinoire et le Winhoute. Le nouveau curé est un prêtre dévoué, énergique et connu pour son zèle. M. l’abbé Maretz vicaire à Tourcoing à l’église de la Croix Rouge, est nommé curé de la nouvelle paroisse Saint Gérard à Wattrelos.

L’abbé Maretz curé du Touquet doc JdeRx

Les fonds nécessaires à la construction de l’église du Touquet ont été réunis par M. l’abbé Maretz en grande partie. Les plans sont dressés par un architecte spécialiste en églises qui habite Bergues. Déjà les entrepreneurs ont jalonné le terrain et pris leurs dispositions pour commencer les fouilles sans délai. L’installation du curé de la nouvelle paroisse Saint Gérard aura lieu le dimanche 20 octobre à 2 heures. Le comité d’organisation fait appel aux habitants pour assister à la fête, et ils sont invités à arborer drapeaux et bannières et décorer leurs maisons afin de recevoir dignement le premier pasteur de la paroisse. Un cortège formé de cavaliers et de sociétés diverses partira du Pont-Neuf et parcourra les rues du Mont-à-Leux, du Vieux Bureau, des Trois Pierres, carrière Florin, rues du Petit-Château et de Boulogne pour se rendre à l’église Saint Gérard. La composition du cortège : cavaliers, Cyclistes du Touquet, Chorale La Renaissance, Cyclistes de la Martinoire, La Jeune Garde de Saint Joseph, Chorale les amis réunis, Philharmonie du Crétinier, Groupe de Jeunes filles.Le doyen Bonnet de Saint-Maclou procède à cette cérémonie. Il y a une grande affluence dimanche après-midi pour l’installation de M. l’abbé Maretz au Touquet Wattrelos.

L’église Saint Gérard doc Wos Découvertes

Cette église dédiée à saint Gérard est une église de briques de style néo-gothique. Sa construction a avec les fonds et dons de simples paroissiens regroupés en une association Saint-Gérard. Elle a été achevée en 1912. Elle présente un haut clocher en façade flanqué de deux tourelles hexagonales et coiffé d’une haute flèche recouverte d’ardoises ; au-dessus du portail un tympan triangulaire sculpté montre saint Gérard flanqué de deux anges en bas-relief. Le tympan est surmonté d’une croix en son faîte. L’inscription « St Gérard protégez-nous » se lit sur le linteau. La façade possède une haute verrière en ogive. L’intérieur à trois nefs a conservé ses vitraux d’origine décrivant des épisodes de la vie de saints et de Jésus. On remarque aussi deux fresques dépeignant sainte Bernadette.

Le vendredi 7 mars 1914 à midi et demi, les ouvriers couvreurs ont procédé à la pose au sommet de la jolie flèche de l’église Saint Gérard haute de 67 mètres, d’un coq tout en cuivre. Avant ce travail dangereux, M. le curé avait fait sonner la grosse cloche pour inviter les paroissiens à prier pour la réussite de ce périlleux travail. Les travaux de l’église Saint Gérard touchent donc à leur fin. Le coq vient d’être posé au sommet du clocher et les derniers échafaudages extérieurs ont disparu. Seuls des travaux de plafonnage restent à accomplir à l’intérieur du clocher ainsi que la pose de quelques vitraux. La nouvelle église se distingue par ses proportions et son architecture élégante.

À l’intérieur de l’église, les trois voûtes sont d’un pur style gothique. Autour de l’église sont édifiés divers bâtiments abritant un patronage, une école. Voici qu’avec la création de la paroisse le hameau du Touquet présente l’ébauche d’un nouveau quartier car près de l’église, des rues et de belles habitations s’élèvent construites sous l’égide de la loi Ribot dans des conditions particulièrement avantageuses.

Mai 1906

Le journal des sports mai 1906

Football. La Coupe Nationale qui constitue le championnat de France pour les équipes secondes a mis en présence à Suresnes le Racing Club de France et le Racing Club de Roubaix. À la fin du temps réglementaire, les deux équipes étaient à égalité 1-1. Pendant les prolongations, les roubaisiens marquent un second but et remportent le titre.

Hockey sur gazon. La finale du championnat de France est disputée le 6 mai sur le terrain du Racing Club de Roubaix. Elle oppose le Club Athlétique International (champion de Paris) à l’Iris Stade Lillois (champion du Nord). C’est la troisième finale pour les lillois qui ont perdu la première contre ce même adversaire par 3-1. L’année dernière, ils affrontaient le Stade Français et perdaient 2-1. Cette année ils ont disposé des roubaisiens en demi-finale et présentent une équipe homogène face aux internationaux parisiens.

Cyclisme. Vanderstuyft, Lepoutre, Bouhours au vélodrome. Le lillois Lepoutre est champion du Nord de demi fond et son palmarès est important. Il est imbattable sur les pistes lilloises et roubaisiennes où il s’entraîne régulièrement. Très en forme et doué d’un courage à toute épreuve, il compte bien remporter la confrontation avec les rois du demi-fond Vanderstuyft et Bouhours qui aura lieu le 13 mai. Arthur Vanderstuyft est le champion du monde des longues distances. Il a brillé dans les Six Jours de New York et dans l’épreuve du Bol d’or. Un sérieux candidat ! Bouhours quant à lui, a été quatre fois champion de France et sept fois recordman du monde de l’heure. À son palmarès le Paris Roubaix de 1900 et plus récemment la course des 24 heures au vélodrome d’hiver de Paris. Par un temps menaçant et un vent glacial, Lepoutre sort vainqueur de l’épreuve.

Course à pied. La première réunion interclubs U.S.F.S.A se déroule sur le terrain de l’Iris Stade lillois avenue de Dunkerque à Lille. Le Racing Club de Roubaix y est représenté par ses champions : Malfait, Dupuis, Catteau, Millez. Il y a aussi Vasseur et Noël du Stade Roubaisien, Ledieu du Racing Club d’Arras, et des athlètes du Racing Club de Bruxelles. Malgré le mauvais temps, les épreuves ont présenté un intérêt soutenu. Au 200 mètres, Petrowski de Bruxelles est premier devant Malfait et Gloves de Roubaix. Pour le lancement du disque, Vasseur du Stade Roubaisien remporte l’épreuve devant Catteau du RCR.

Le Racing Club de Roubaix a organisé mercredi 23 mai à huit heures et demie dans un des salons de l’hôtel Ferraille un « smoking concert » suivi d’un punch en l’honneur des champions de France. Le programme de la soirée est des mieux composés et promet quelques moments de douce hilarité qui reposeront les Racingmen d’une saison aussi chargée. (sic le Journal de Roubaix).

Course à pied. Les membres du Racing Club de Roubaix viennent de créer un Challenge International de Sports Athlétiques, sur l’initiative de la commission de course à pied. Ce challenge est constitué d’un superbe objet d’art en bronze Pro Patria avec socle de marbre d’une valeur de 1200 francs. Ce challenge est ouvert aux sociétés de l’U.S.F.S.A et comprend les épreuves traditionnelles d’athlétisme. Les équipes seront composées de deux concurrents par épreuve, et le club vainqueur aura la garde du challenge pour un an. Le challenge se disputera sur le terrain du Racing Club de Roubaix dans le courant du mois de juin.

Cyclisme. Lorgeou, récent vainqueur de Vanderstuyft à Anvers, sera présent au vélodrome roubaisien face à Lepoutre et Bouhours. Le programme comporte également des courses de vitesse et une course de motocyclettes qui feront de cette réunion un  « event » sans précédent.

Football. La finale du Challenge International du Nord opposait l’Antwerp football Club à l’Union Sportive Tourquennoise sur le terrain du Sporting Club Tourquennois. L’équipe belge l’emporte sur le score de 3-2 après prolongations.

Courses à pied. En compétition à Bruxelles, les athlètes du Racing Club de Roubaix ont brillé : Malfait remporte le 100 mètres, Dupuis le 1500 mètres, Malfait à nouveau le 400 mètres. Les épreuves de saut n’ont pas été favorables aux roubaisiens.

Avant l’été, passez commande

Charbon été pub NE

L’été approche, bientôt les vacances. Mais il est important de commander son charbon avant de partir.

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Livré à dos d’homme, le précieux combustible arrive dans les caves où il est déversé prestement. Pour ceux qui disposent d’un soupirail, c’est d’autant plus pratique pour les charbonniers. La presse de l’époque rappelle régulièrement ces rendez vous avec les gueules noires, car il fut un temps où le charbon était essentiel. On se chauffait au charbon, on cuisinait au charbon, aussi valait-il mieux prévoir des réserves avant les premiers froids de l’automne.

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Au moment de la livraison, il fallait prendre quelques précautions car l’arrivée des gaillettes s’accompagnait souvent de celle de la poussière. Pour éviter d’avoir à refaire le nettoyage de printemps, il fallait se protéger de la livraison de l’été. Bien fermer portes et fenêtres si l’on passait par le soupirail. On passerait la wassingue après le départ des charbonniers, ainsi toute trace de poussière disparaissait.

Le décès de Victor Bailleul

Triste nouvelle en ce mois de novembre 1958, le décès de Victor Bailleul, le dévoué professeur manager du Boxing Club de Roubaix Wattrelos, après une longue maladie.

Victor Bailleul photo NE

Victor Bailleul né en 1906 à Herseaux débute très jeune la boxe, dès l’âge de 15 ans. Après quelques intéressants succès, il doit interrompre sa carrière. Mais cet ancien de l’école de Joinville, professeur-manager diplômé, se consacre alors à la formation des jeunes. Il participe à la création du Boxing Club de Wattrelos au début des années trente. Parmi ses élèves, on trouve Pujo, Mamadou, Marcel Jooris, Batiss, Cyrille et Pierre Duponchel, Noël Charles. Ses deux fils Roland et Arthur seront également de la partie, le second devenant même président du Boxing Club Roubaix-Wattrelos, après la migration vers Roubaix..

Victor Bailleul était un homme engagé. Au cours de l’occupation, il fut déporté politique pendant près d’une année à la citadelle de Huy en Belgique. Après la guerre, il fut élu au Conseil municipal de Wattrelos, dans l’équipe de François Mériaux, mais ce fut surtout la boxe qui occupa tout le temps que lui laissait libre le travail qu’il effectuait à la Grande Brasserie Moderne.

Harmonie municipale de Leers (suite)

La Musique municipale de Leers participe aux grands événements de la commune et bien au-delà. Ainsi le 4 mai 1908, elle exécute la Marseillaise au moment de l’inauguration de la ligne de tramways Lille-Leers, devant de nombreuses personnalités parmi lesquelles le Préfet du Nord Louis Vincent, le Député du Nord Henri Delecroix et le maire de Leers Louis Courier. La société compte alors 50 exécutants et elle est dirigée par MM. Drieu jusqu’en 1907, Montignies, puis Jung jusqu’en 1912, Auguste Béghin jusqu’en 1914. Pendant la guerre, douze de ses membres tombèrent au champ d’honneur. En 1918, M. Bernard fut nommé directeur jusqu’en 1925.

Après la guerre, l’Harmonie municipale s’est reconstituée et Monsieur Anatole Desmet en est le Président. Le 28 septembre 1919, la société leersoise est invitée à prendre part à un concert à Armentières, et elle prend un train spécial pour y jouer. Les musiques de Lys et d’Armentières participent également à ce concert. En octobre, l’Harmonie Leersoise se produit à Lannoy, et le 23 novembre elle fête la traditionnelle Sainte Cécile.

Pendant les années vingt, les déplacements sont réguliers et nombreux : Orroir (Mont de l’Enclus) en mai, Wattrelos en juin, Mouscron en juillet, Lille en août, Lys-lez-Lannoy en septembre. En mai 1921, la société crée une caisse de chômage pour venir en aide à ses membres sans travail. Elle poursuit avec difficulté ses déplacements, en juin à Hem et à Wasquehal. En août la section des mutilés de Leers organise une fête à l’occasion de la remise de son drapeau. L’Harmonie de Leers y joue ainsi que les Amis Réunis de Lys-lez-Lannoy et la musique de Lannoy. En juin 1922, l’Harmonie est invitée à Haubourdin, puis à Lannoy. En juillet, elle est à Pecq, le même mois elle participe à la réception de la société municipale de gymnastique de Leers, les Volontaires pour la réception de leurs lauréats au concours d’Armentières. En septembre, l’Harmonie Leersoise est à Néchin.

L’Harmonie défile en 1924 dimdeRx

En mai 1923, les leersois participent au cinquantenaire de la fanfare de Toufflers. Le 17 juin, c’est la remise des décorations aux musiciens leersois par la Fédération : trois étoiles fédérales pour 50 ans de présence, cinq médailles d’honneur pour 30 ans de présence, trois diplômes d’honneur pour 20 ans de présence. Une fête est organisée à cette occasion avec cortège de la place de la Fabrique jusqu’à la place de Leers, concert apéritif, banquet, réception des sociétés route de Néchin, remise des décorations, défilé et concert par les différentes musiques de Lys, Lannoy, Toufflers. En juin encore, une fête de bienfaisance est organisée au profit des convalescents nécessiteux de l’Hôpital de la Fraternité, l’Harmonie Leersoise défile et donne un concert. En mars 1924, le congrès des mutilés de Roubaix, Lannoy et ses cantons est organisé à Leers, l’Harmonie y joue un pas redoublé, les scènes légendaires d’Alfred Richard et la marche des fiançailles de Pares. En juillet, les leersois jouent à Lys. Le 14 août, le Président sortant Anatole Desmet est reconduit dans ses fonctions pour cinq années. Un comité de membres bienfaiteurs est créé pour aider la trésorerie de l’Harmonie. La cotisation est de 50 francs et elle est versée à la Sainte Cécile.

Le 125e anniversaire DimdeRx

En 1925, l’Harmonie participe à toutes les fêtes de quartier et autres défilés, moyennant des primes allant de 50 à 100 francs. À l’époque les professeurs recevaient une petite allocation du Président, mais voulant continuer à encourager les bénévoles, le Maire obtient de son administration une prime annuelle de 400 francs. Le directeur de la société, Monsieur Bernard quitte ses fonctions, une annonce paraît dans le Journal de Roubaix pour recruter son successeur qui sera Victor Cottignies bien connu des musiques du canton de Lannoy. En 1928, le siège de l’Harmonie est situé rue de Wattrelos (ex rue de la mairie, aujourd’hui rue du Général de Gaulle, au café de l’Harmonie qui deviendra plus tard la poissonnerie Delescluse. En 1929, la société fête son 125e anniversaire.

Les années trente

Le siège de l’Harmonie est fixé chez M. Paul Lory (rue Thiers devenue rue des Patriotes) actuellement le café tabac le Liberty. Les festivités du 125e anniversaire ont entraîné un déficit de 769,90 francs que l’Harmonie doit emprunter sur la subvention 1930. L’Harmonie Leersoise est toujours beaucoup sollicitée : Annappes, Gibraltar, Ypres, Néchin, Lys, Estaimpuis. Elle participe également aux cérémonies à caractère officiel comme l’inauguration à Leers d’un monument élevé à la mémoire des aînés morts au champ d’honneur. Sans oublier la traditionnelle fête de Sainte Cécile.

En 1931, l’Harmonie participe à l’inauguration de la Maison des Œuvres de Toufflers en présence du Cardinal Achille Liénart, évêque de Lille. Puis ce sera Lys, Néchin, Lille, et les cérémonies officielles de la Toussaint et du 11 novembre. En 1933, l’Harmonie participe à la kermesse de Néchin. En 1934, c’est une audition à la Messe de Pâques sous la direction de Victor Cottignies : l’Harmonie Leersoise joue la marche héroïque de Saint-Saëns et la bohème de Puccini. Elle participe en juin aux fêtes de la musique municipale de Lannoy et après le concert du 14 juillet à Leers, elle donne un concert pour le 60e anniversaire de la fondation de la Musique de Toufflers. Puis ce sera Néchin en septembre, Lille, et Roubaix le 25 novembre.

Les membres de la commission 1934 DimdeRx

1935, le 14 avril, l’Harmonie Leersoise participe à l’inauguration de l’école des garçons, le dimanche de Pâques elle donne une audition à l’église puis à la fête Jeanne d’Arc. Le 14 juillet concert sur la Place. Elle est associée au 75e anniversaire des Enfants de la Lyre de Wattrelos. En août, elle est à Knocke le Zout. En 1936, l’Harmonie compte 65 musiciens. Le 22 et 23 août elle se voit offrir un nouveau drapeau par M. Oscar Fournie vice président d’honneur gracieux donateur. En 1937, en dehors des rendez-vous leersois, l’Harmonie Leersoise participe aux fêtes du cinquantenaire de l’Harmonie de Mouvaux. L’école de musique de l’Harmonie est florissante : dix sept élèves sont ainsi récompensés à l’occasion des examens de fin d’année.

Décorations 1935 DimdeRx

En 1938, le programme est le suivant : auditions de Pâques à l’église, fête de Jeanne d’Arc en mai, fête musicale de la musique de Lannoy le même mois, fêtes du Sartel en juin, en juillet c’est au tour de la kermesse flamande des Amis réunis de Lys lez Lannoy organisée dans le parc Boutemy. En juillet encore, gala à Toufflers, les fêtes du 11 novembre, et la Sainte Cécile du 11 décembre. Cette année-là, une allocation de chauffage est versée à l’Harmonie sous la forme d’une livraison annuelle de 200 kgs de charbon. En 1939, la saison musicale s’arrêtera après le 23 juillet quand l’Harmonie de Leers reprend son répertoire du 14 juillet à Lys Lez Lannoy. La guerre vient interrompre les concerts et les programmes pour une durée de six années.

Les drapeaux 1936 DimdeRx

à suivre

Sources :

Leers mon village, A.L.E.H.P

1804-2004, 200 ans de musique à Leers avec l’Harmonie Municipal par Michel Bourgois

Leers et les leersois sous la seconde République (1848-1852) par Lucien Demonchaux Association Leers Historique

Journal de Roubaix

Avril 1906

Le journal des sports d’avril 1906

Tir. Société de gymnastique l’Ancienne. Dimanche 1er avril, c’est la dernière journée du concours de tir au fusil gras Jouvet à 20 mètres, organisé au 47 rue du Moulin. En international, le premier classé à ce jour a fait 38 points sur 40. La plus belle série d’honneur est de 168 points. Le stand est ouvert dimanche de neuf heures du matin à une heure et de trois heures à sept heures.

Football. Championnat de France. L’équipe première du RCR champion du Nord a battu l’équipe première du club de Reims, champion de l’Est par 7 buts à 0. Les portes de la finale sont donc ouvertes.

Géo Malfait doc Wikipedia

Course à pied. L’excellent sprinter Géo Malfait du RCR, champion de France des 100 et 400 mètres, a été choisi par l’U.S.F.S.A pour représenter la France aux Jeux Olympiques qui auront lieu prochainement à Athènes. Ces jeux olympiques auxquels prennent part les meilleurs athlètes du monde entier, constituent les véritables championnats du monde. Notre concitoyen quittera Roubaix aujourd’hui. On lui souhaite bonne chance.

Football. Grand match international à Roubaix qui accueille le Plumstead Football club de Londres. Le match retour est prévu huit jour plus tard avec une mini-tournée londonnienne. Après quoi, le 29 avril le RCR rencontrera le Club Athlétique de Paris pour la finale du championnat de France.

Football. Le Grand match international entre le RCR et le Plumstead Football club de Londres s’est terminé par une victoire anglaise (5-0). Le score était de 2-0 à la mi-temps, les roubaisiens se sont heurtés à une défense très solide et ont encaissé trois autres buts en seconde mi-temps.

Football. Match retour à Londres entre le Plumstead Football Club et le RCR. Les anglais gagnent à domicile par 3-1. Les roubaisiens ont manqué de sang froid et de précision mais il y a du mieux. François marque le but roubaisien un peu avant la fin du match. Le lendemain, un second match oppose le RCR à l’équipe de Redhill Wernembry, les anglais l’emportent par 6-2. La presse anglaise écrit que les roubaisiens ont été les meilleurs en première mi-temps, mais ont manqué de réussite en seconde. Cette tournée anglaise de préparation avant la finale du championnat de France n’aura pas été inutile pour les derniers réglages de l’équipe.

Le RCR champion de France 1906 doc l’Auto

Football. La finale du championnat de France se joue à Tourcoing. L’équipe du RCR est composée comme suit : but André Renaux, arrières Jean Dubly, Scott, demis Smeets, Charles Renaux, Vandendriessche, avants Sartorius, Hargraeve (cap), François, Jénicot et Perche. L’équipe parisienne et l’équipe roubaisienne sont conduites aux prolongations le score étant de 1-1 à la fin du match. Le RCR va marquer deux fois par François et remporte ainsi le titre pour la quatrième fois.

Apéritif

Un apéritif, ou familièrement un apéro, est une boisson, généralement alcoolisée, servie avant le repas afin d’ouvrir l’appétit. L’apéritif est souvent bu après avoir trinqué, selon la tradition. Sont choisies en général des boissons à base de plantes connues pour leurs vertus apéritives, comme l’anis ou la gentiane.

L’apéritif pour la troupe mars 1912 JdeRx

Par extension, l’apéritif désigne en français le moment de convivialité pendant lequel des personnes se retrouvent pour consommer ces boissons en discutant, sans même qu’il soit prévu de prendre un repas en commun ensuite.

Le lunch Dubonnet 1912 JdeRx

À ce titre, l’apéritif est aussi un repas léger, où peuvent également être consommés des cocktails, on le qualifie souvent dans ce cas d’« apéritif dînatoire ». Cela englobe alors les amuse-gueules ou les amuse-bouches, parmi lesquels les plus classiques sont les pistaches, les chips ou les cacahuètes. Par extension, l’apéritif s’applique à tous les aliments qui accompagnent le verre, fruits découpés, olives, charcuteries, tapas, fromages et autres assortiments variés. Ce qui correspond au concept de tapas (apéritif espagnol) et à celui des zakouski russes.

La rentrée des classes 1913 JdeRx

En France l’apéritif moderne a été popularisé en 1846, par Joseph Dubonnet, chimiste français, qui élabora une boisson à base de vin et de quinine pour lutter contre le paludisme. Ce médicament ayant un goût amer, il le masqua avec une décoction d’herbes et d’épices à la saveur forte. Les soldats de la Légion étrangère l’utilisèrent dans un premier temps dans les marécages infestés de moustiques en Afrique du Nord. Puis l’épouse de Joseph servit la première la potion en apéritif auprès de ses amis, et le bouche à oreille, puis la publicité développèrent la popularité du Dubonnet.

Harmonie municipale de Leers

Quatre musiciens leersois sont à l’origine de la création d’une phalange musicale qui allait devenir l’Harmonie municipale de Leers. Le 19 mai 1804, ces quatre musiciens, clairons et tambours, fêtent la nomination de Napoléon Bonaparte comme Empereur des français survenue la veille. On défile dans les rues en exécutant des marches et des pas redoublés. Le pas redoublé est un pas cadencé qui correspond au pas de charge et au pas de marche des armées de Napoléon Ier. Son rythme est le double de celui du « pas ordinaire ». D’autres musiciens rejoignent le mouvement et forment ainsi la mouture initiale de l’harmonie leersoise. Les aïeux fondateurs de la société sont issus des vieilles familles leersoises et musiciennes : Quique, Delbroucq, Broux, Delbecq.

Les leersois participent à leur premier concours à Tourcoing le 27 août 1820 où ils obtiennent le second prix, ayant disputé les places d’honneur avec les musiques de Courtrai et de Comines. Parmi les dirigeants de la société, il y a Narcisse Quique, décédé en 1855, son fils Auguste Quique, Jules Moulart, Henri Salembier (1886-1891). Narcisse Quique était cabaretier à la Place de Leers et il fut musicien dans un régiment d’Afrique avant de diriger la société leersoise. Son fils Auguste Quique entre à l’âge de 10 ans comme piston dans la société leersoise. Étant soldat, il fut caporal clairon. Musicien et compositeur, il dirigea la société leersoise dès l’âge de 30 ans ainsi que diverses sociétés de musique des alentours, comme Lys, Ascq, Sailly, Templeuve, l’Harmonie Franco-Belge de Néchin. Auguste Quique fut honoré par l’Institut Populaire de France et reçut huit médailles dans différents concours. Il décède le 27 octobre 1933.

Le siège de la société était alors au café Louis Leclercq au lieu dit l’Estocoi, à l’angle de la rue de Néchin et de la rue de la Marne. Le 17 juin 1850, la société de musique forte de 22 membres participe à la cérémonie de la pose du premier pavé de la nouvelle route, portant ainsi pour la première fois le drapeau municipal. Cette nouvelle route pavée permettra de joindre Leers à Lannoy.

Festival 1857 doc Leers Historique

Le 19 juillet 1857, la société leersoise organise un festival de musique dont elle fera l’ouverture, avec la participation de nombreuses sociétés de musique. Le 13 août 1867, elle participe aux fêtes d’inauguration des Eaux de la Lys à Roubaix.

Médaille des fêtes d’inauguration des Eaux de la Lys

Le 13 février 1875 la société prend officiellement le nom de société philharmonique de la commune de Leers. Le 14 juillet 1878, la commune de Leers organise un festival de musique et un carrousel. Le député Georges Brame offre un objet d’art.

Le 14 septembre 1880 intervient une scission qui entraîne la création d’une société dite l’Union musicale, établie chez Madame Veuve Quique avec les 16 musiciens dissidents. Le Président de la société est le brasseur Oscar Brame. Pendant la décennie, deux autres sociétés sont créées, ce qui montre l’importance de la pratique musicale à Leers : le 28 mai 1893, l’Union des Trompettes est installée chez Henri Englebert, Estaminet du Clairon à Leers. Le 18 mars 1897, naissait la Leersoise Philharmonique établie chez Jules Leruste.

L’Harmonie en 1898 doc Leers Historique

En 1886, la société philharmonique de la commune de Leers était dirigée par Henri Salembier, avec comme sous directeur Joseph Leroy et comme Président Monsieur Salembier Dhalluin. Le 23 septembre 1894 se déroule la fête du Hameau de la Royère à Néchin. Puis le 13 juin 1897, un grand concert de fanfares d’harmonies et d’orphéons est organisé à Leers par la musique municipale.

Le festival de 1904 doc Leers Historique

Pour son centenaire en 1904, la société municipale organise un grand festival international de musique le 14 août. Cinquante six sociétés sont affectées aux différents quartiers de Leers. La musique municipale ouvre les festivités avec la Marseillaise et une composition pour l’occasion intitulée le Centenaire. Elle comptait alors 45 exécutants et son directeur était M. Drieu.

À suivre

Sources :

Leers mon village, A.L.E.H.P

1804-2004, 200 ans de musique à Leers avec l’Harmonie Municipal par Michel Bourgois

Leers et les leersois sous la seconde République (1848-1852) par Lucien Demonchaux Association Leers Historique

Journal de Roubaix

Les Tapis Saint-Maclou

En 1963, un cousin de Gérard Mulliez, le créateur d’Auchan, Gonzague Mulliez, développe une société de vente par correspondance de moquette : Les Tapis Saint-Maclou, une entreprise française spécialisée dans la décoration des sols, murs et fenêtres. Gonzague Mulliez est le fils de Louis Mulliez (1901-1947) industriel filateur, directeur gérant des Filatures Saint-Liévin et le petit-fils de Louis Georges Mulliez (1877-1952), industriel retordeur de laine, filateur de laine à tricoter « au fil d’art » devenu « Phildar ». Il a donc de qui tenir !

Au début, il fait du porte à porte pour vendre de la moquette importée d’Angleterre. Mais le système ne présente pas de possibilité de développement. En 1963, Gonzague Mulliez crée à Wattrelos une première usine et la société de vente par correspondance de tapis et de moquettes : Les Tapis Saint Maclou, mais on ne vend pas un tapis comme on vend un pull-over.

Les Tapis Saint-Maclou pub NE 1980

En 1966, un million de francs sont investis en matériel. C’est le véritable début des Tapis Saint-Maclou qui sont installés rue du Pétrole à Wattrelos dans l’ancienne usine de la Compagnie Générale des textiles Roubaisiens (ex Allart Rousseau). Le voici donc fabricant et il en fait l’argument publicitaire de sa société : vente directe de l’usine au particulier.

Puis les Tapis Saint-Maclou vont ouvrir des magasins partout en France, le premier étant ouvert à Paris près de la Gare Saint Lazare. On y fait du commerce de détail de tapis, moquettes et revêtements de murs et de sols en magasin spécialisé. Les produits sont les parquets, stratifiés, vinyles, carrelages, moquettes, sols naturels, gazons, tapis, papiers peints, peinture , terrasses bois et dalles. Les Tapis Saint-Maclou fabriquent à l’époque 70 % de la moquette qu’ils vendent, pour le luxe et les tapis à dessin ils font appel à d’autres producteurs.

À Wattrelos, c’est deux millions de m² de moquette qui sont fabriqués par an. D’autres produisent plus mais l’avantage des Tapis Saint-Maclou, c’est que l’entreprise vend directement ses produits dans ses magasins. Elle fait de la vente au cm² sur une soixantaine de modèles, ainsi le client paie ce dont il a besoin, pas les chutes. Une commande passée dans un magasin est livrée en 48 heures de Wattrelos au client.

Les Tapis Saint-Maclou en 1980 pub NE

En 1979, les Tapis Saint-Maclou réalisent un chiffre d’affaires de 160 millions de francs, emploient 500 personnes, 200 à la fabrication, 200 vendeurs et 100 poseurs. En 1989, Saint-Maclou rachète la société Home Market en Belgique. En 1999, Saint-Maclou prend une dimension internationale, notamment après le rachat des sociétés Essers et Teppichfreund en Allemagne, Allied Carpets en Angleterre et de Svět koberců en République Tchèque. En 2007, le groupe Saint-Maclou reprend les 40 magasins de l’enseigne Mondial moquette.

En février 2014, après 38 ans de présence en Belgique, Saint-Maclou se retire des territoires belge, suisse et tchèque. En mai 2014, sa filiale belge Home Market qui compte 41 magasins est cédée au groupe Orchestra-Prémaman. Saint-Maclou se lance dans la modernisation de sa marque et de ses concepts magasins et dévoile en 2015 son nouveau slogan « On fait tout pour que ce soit beau chez vous ! ».

Le spécialiste des revêtements rejoint le groupe Adeo (Leroy Merlin), en espérant bénéficier de sa puissance. En octobre 2023, Saint Maclou rejoint le groupe Adeo, propriétaire de Leroy Merlin, et détenu également par la famille Mulliez, afin de relancer l’enseigne.

Mars 1906

Le journal des sports de Mars 1906

Football, suite à l’affaire Maguire on rejoue la phase finale du championnat du nord entre l’Iris Stade Lillois, le RCR et l’UST. RCR bat Lille 3-2, Maurice Dubly qui a remplacé Hargrave, est blessé à la mâchoire et Jean Dubly joue. Le RCR est champion du nord.

Football. L’iris club roubaisien et le Stade Roubaisien viennent de fusionner sous le nom de Stade Roubaisien. Le siège est transféré au 1 rue du Grand Chemin, Café Bruno Dejonghe, où la correspondance devra être adressée. La commission est composée comme suit : Président M. Emile Van Mullen, vice président M. Henri Dupont, secrétaire M. Louis Honorez, secrétaire adjoint M. Ernest Leclercq, trésorier M. Edouard Dejonkhere, trésorier adjint M. Amédée Noël. Cette fusion ne pourra qu’aider à la propserité du club.

Football. L’équipe première du Racing Club Roubaisien a été battue en finale à Boulogne par l’US Boulonnaise par deux buts à zéro, pour le compte du championnat du Nord. Le RCR ayant gagné le match aller, un troisième match sur terrain neutre sera nécessaire pour désigner le champion définitif.

Cross-Country. Le challenge du RCR a obtenu un légitime succès. Quarante coureurs formant cinq équipes avaient répondu à l’appel des organisateurs. Le Racing club d’Arras remporte le titre pour la seconde fois, le Racing Club de Roubaix étant second, et l’Iri Stade Lillois troisième.

Fronde contre l’USFSA. Le comité régional du nord est démissionnaire de l’USFSA, suite à la malheureuse affaire Maguire. Parmi les arguments accompagnant cette démission, outre les points concernant l’affaire Maguire, le comité réaffirme le principe de l’amateurisme, se plaint de la mauvaise gestion parisienne. Les relations entre l’Union et les comités régionaux sont de plus en plus difficiles, les responsables de l’USFSA sont presque tous membres du comité de Paris, les propositions ne sont pas entendues, les promesses jamais tenues. Est-ce la fin de l’Union des Sociétés Françaises de Sport Athlétiques ? Affaire à suivre…

Le Racing Club de Roubaix équipe première 1906 doc JdeRx

Football. La belle entre Roubaix et Boulogne s’est jouée à Amiens. Les roubaisiens l’ont emporté par 1-0. Le Racing Club de Roubaix est champion du Nord 1906 et va participer à la phase finale du championnat de France. C’est l’équipe du Havre qui viendra à Roubaix pour la demi-finale nationale.

Football. Le bureau du conseil de l’USFSA vient de désigner une commission administrative provisoire composée de cinq membres de clubs différents chargée de diriger provisoirement le comité du Nord et de provoquer une assemblée générale des sociétés de la région pour renouveler le comité et son bureau. Il est probable que le comité démissionnaire sera réélu. Il est également probable que le Conseil de l’USFSA accordera désormais aux comités régionaux leur autonomie financière.

Gymnastes à Athènes. M. Paul Boghaert, membre de la Jeunesse du Blanc Seau, vient d’être désigné par l’Union des sociétés de gymnastiques de France, pour aller représenter la France aux jeux Olympiques dans la section de gymnastique et d’athlétisme.

Albert Jénicot RCR

Football. Demi finale du championnat de France. Le RCR a battu le Havre AC par 6-1, les normands ont ouvert le score, Roubaix égalise sur coup franc par Perche, Jénicot marque un second but et François un troisième but pour les roubaisiens. 3-1 à la mi-temps. François marque encore deux fois en seconde mi-temps et Jénicot une fois. Score final 6-1 !