La fin des tramways urbains de Roubaix-Tourcoing (réseau ELRT) s’effectuera de 1951 jusqu’en 1956. Confrontée à des pertes financières et à la vétusté, la compagnie remplace progressivement ses lignes par des autobus, les premières suppressions majeures (lignes D, H, LN) commençant cette année-là. En juin 1951, le conseil municipal roubaisien a souhaité l’arrivée des autobus. Le 27 avril 1952, un protocole d’accord concernant la prorogation de la concession et la modernisation des réseaux est signé entre les maires de Roubaix et Tourcoing et la société ELRT, qui valide entre autres décisions la transformation des lignes de tramways en autobus, selon un calendrier pré établi.
L’enlèvement des rails rue Daubenton photo NE
En 1951, les lignes urbaines et suburbaines, dont la ligne D (Roubaix – Mouvaux) et H (Roubaix – Leers), sont les premières à être remplacées par des bus. Des autobus de marque Chausson, remplacent les motrices électriques de la compagnie. En juillet 1956, la quasi-totalité du réseau urbain de Roubaix-Tourcoing a disparu, excepté le « Mongy » (ligne Lille-Roubaix-Tourcoing) .
L’enlèvement des rails boulevard Leclerc photo NE
Les tramways ont disparu mais il faut à présent enlever les rails, les pylônes. Le trajet de la ligne F représente soixante deux kilomètres de rails à enlever ! On s’y emploie à une cadence accélérée. Mais on estime qu’il faudra près d’un an pour en venir à bout. Après avoir démonté les fils aériens, les ouvriers s’attaquent aux rails, ce qui entraîne de véritables chantiers qui nécessiteront de réparer la chaussée défoncée.
La disparition des trams fut un événement heureux pour les cyclistes, pour lesquels les rails étaient de véritables pièges, fauteurs de chutes !
Nous avons déjà évoqué le géant Don Carlos Charles Philippe de la Mottelette qui a été créé en 1959 par un comité de riverains formé dans le quartier de la Mottelette. Il est aussi connu par les adeptes du patois comme étant l’Ro des Minteux. Haut de 4 mètres et pesant près de 150 kilos, il rappelle l’image de ces travailleurs à domicile que l’on appelait autrefois travailleurs à l’otil. On peut l’apercevoir dans l’entrée de la mairie de Leers.
Alphonse le bourleux doc Mairie de Leers
Mais un second géant leersois est né le 1er octobre 2011 : Alphonse le bourleux. Il mesure 4 mètres de hauteur et pèse 57 kilos. Fabriqué en osier et en rotin, il représente le bourleux typique du Nord. On peut l’apercevoir lors des fêtes leersoises.
La bourloire Saint-Louis doc Mairie de Leers
Ce géant rend hommage au jeu de bourles. Il rappelle que les bourloires étaient nombreuses à Leers. L’excellent ouvrage Leers mon village en a dénombré seize sur le territoire de la commune, réparties en six bourloires extérieures, trois bourloires de salon et sept bourloires couvertes. La bourloire du Cercle Saint-Louis, classée à l’inventaire des Monuments Historiques depuis 2006, perpétue la tradition du jeu de bourles, connu dans notre région depuis le Moyen-âge.
Wattrelos a accueilli sur son large territoire plusieurs grandes entreprises textiles : ainsi dès 1845 c’est le tissage D’Halluin-Lepers qui s’installe, suivi 20 ans plus tard, par l’usine Leclercq-Dupire, à cette époque première fabrique de Wattrelos, avec 600 ouvriers. Le peignage Amédée-Prouvost est transféré du centre de Roubaix à la limite des deux communes puis, non loin de là, en 1912, est créée La Lainière de Roubaix, dont la plus grande partie des installations est située sur Wattrelos. Après la première guerre, l’industrie textile se relève et d’autres sites sont créés, comme la filature Saint Liévin.
Désireux de se mettre à son compte, après son mariage en 1900, Louis Mulliez Lestienne avait ouvert une petite affaire de retordage de laine. L’entreprise démarre vite, se développe, mais sera durement affectée par la Première Guerre mondiale. En 1923, avec son ami Jules Toulemonde, qui exploite un tissage de laine, Louis Mulliez entreprend de monter une nouvelle affaire, de filature et de peignage de laine cette fois. C’est l’acte de naissance des filatures de Saint-Liévin.
L’usine principale s’installe à Wattrelos. Spécialisée dans le filage et le traitement de la laine (notamment le fil à tricoter), l’usine s’installe sur un site immense de près de 9 hectares, stratégiquement situé à Wattrelos, près du centre-ville sur le lieudit les Près. L’accès principal historique et les bâtiments administratifs de l’usine se situent le long de la rue Édouard Vaillant (notamment autour des numéros 57 à 88).
Vue aérienne de l’usine doc IGN
Dans les années 1940, sous l’impulsion des enfants de Louis Mulliez, l’entreprise innove de manière décisive. C’est la naissance de la marque Phildar (contraction de Fil d’Art), qui s’appuie directement sur la production de la filature de Wattrelos. Phildar ouvre ses premières boutiques et développe un système de franchise ultra-performant. Dans les années 1950-1960, la marque devient le leader incontesté du fil à tricoter en France, employant des milliers de personnes.
Produit Phildar Site Tricolaine
Au plus fort de son activité, durant les décennies glorieuses du textile de la région de Roubaix-Tourcoing (notamment dans les années 1960 et 1970), le site wattrelosien a compté plus de 1 000 salariés et ouvriers.
À la suite du déclin progressif de l’industrie textile en France et des restructurations successives, les effectifs ont massivement diminué jusqu’à la fermeture définitive de l’usine en 2004, laissant derrière elle une friche industrielle de 9 hectares. À partir de la fin des années 1970, le secteur textile du Nord subit de plein fouet la crise, la concurrence internationale et les délocalisations, et la filature Saint-Liévin n’échappe pas à cette dynamique. Après plus de 80 ans d’existence, l’usine ferme définitivement ses portes en 2004, laissant derrière elle une immense friche industrielle au cœur de la ville et une vive émotion chez les Wattrelosiens.
L’ancienne filature Saint-Liévin occupait un très vaste site industriel situé en plein cœur de la ville de Wattrelos. Fermée au début des années 2000, cette friche a laissé place à la création d’un tout nouveau quartier mixte : le quartier de l’Hippodrome.
Cyclisme. Le Grand Prix de l’exposition de Tourcoing au Vélodrome de Roubaix. C’est un véritable championnat du monde auquel vont assister les amateurs de cyclisme. Les meilleurs champions des diverses nations européennes seront présents : Rutt (Allemagne) Schilling (Hollande) Gardelliu (Italie) Rettich (Suisse) Nédela (Russie) Heller (Autriche) Dupré, Comès, Marcelli, Henry, Boutellier (France). Les diverses épreuves se déroulent avec un temps magnifique. Le Grand Prix de l’Exposition est remporté par Rutt au sprint devant Schilling et Rettich. Des réclamations sont déposées, une altercation se produit entre Rettich et Schilling, mais on sépare les combattants. Pour la course des primes, Bouteillier remporte facilement les quatre premières manches. La course de tandems voit la victoire de Bouteillier Schilling devant Marcelli Rutt. La Grande Harmonie vient clore la séance en musique.
Athlétisme. Un roubaisien champion de France du lancement du disque. Louis Vasseur du Stade Roubaisien s’est classé premier en battant tous les spécialistes de la capitale.
Tour de France. C’est la 4e édition. Première étape Paris Lille (275 kms). L’événement fait l’objet d’un encart particulier dans le journal. Émile Georget gagne devant Passerieu et Trousselier. Le tourquennois Catteau est 8e, le roubaisien Crupelandt est 20e. La deuxième étape mène les coureurs de Douai à Nancy (400 kms). René Pottier gagne devant Petit-Breton et Deboeuf. Émile Georget est quatrième. Alois Catteau est 11e, Charles Crupelandt n’a pas pris le départ, il a abandonné.
Courses hippiques. L’été est le moment privilégié des courses hippiques. On retrouve des annonces des hippodromes de Maisons-Lafitte, d’Ostende, de Saint-Omer, de Compiègne, de Courtrai…
Alois Catteau Champion belge et tourquennois doc Gallica
Le Tour de France 1906, s’est déroulé du 4 au 29 juillet 1906 sur 13 étapes pour 4 545 km. Il s’agit du second Tour de France à utiliser un système de points (et non au temps) pour calculer le classement général. Les nouveautés de cette année sont des passages à l’étranger (Allemagne, Italie et Espagne) et la flamme rouge. René Pottier a pris une belle avance dans les premières étapes. Il va dominer toute la course.
Tour de France 1906. Initialement, 100 coureurs sont inscrits à la course, 78 signent la feuille de départ de la première étape, finalement seuls 76 d’entre eux prennent le départ. Seulement 49 cyclistes terminent la première étape, 37 la deuxième étape, 29 la suivante et 16 la huitième. À ce stade, les points donnés dans les huit premières étapes sont redistribués entre les coureurs restants en fonction de leurs positions dans ces étapes. À la fin du Tour de France, le nombre d’arrivants est de seulement 14. Alois Catteau, le coureur belge et tourquennois, à qui l’Auto a donné du roubaisien, termine finalement 6e du classement général. Il court sur Alcyon Dunlop, comme les frères Georget.
Souscription pour Alois Catteau doc JdeRx
À son retour Aloîs Catteau est accueilli par ses nombreux supporters qui ont lancé une souscription pour le remercier de ses efforts. Le tourquennois reprend ses activités de marchand de cycles à Tourcoing.
Alors que les fêtes du moulin honorent leur rendez vous de juin, comme chaque année, avec une braderie et des animations sur la plaine du Moulin, il est bon de se souvenir que Leers eut autrefois trois moulins sur son territoire. C’étaient des moulins à vent car il n‘y avait pas de cours d’eau susceptible de prêter à leur manœuvre.
Les trois moulins sur la carte doc ADN
Ils existaient tous en 1870. Le premier, à son origine était construit en bois et se trouvait, se trouve encore sur la colline du Quevaucamp, longé par une route appelée jadis carrière du Moulin, devenue un peu plus tard rue Hoche. Ce moulin dont nous avons déjà parlé a l’aspect d’une imposante tour en briques dont les murs de base font 70 centimètres d’épaisseur pour finir à son sommet avec 30 centimètres d’épaisseur. Les Leersois consultés par voie de référendum se prononcèrent pour sa réhabilitation (voir notre article à ce sujet).
Les deux autres moulins se trouvaient dans la rue de Wattrelos et sont aujourd’hui disparus. L’un construit en bois était appelé Moulin Druon du nom de celui qui en avait la charge. Il était utilisé au broyage des graines de lin et de colza pour la fabrication de l’huile. Tombé de vétusté en 1918, il se trouvait aux alentours du 46 de la rue de Wattrelos, non loin de la cité Bauwens.
L’autre se trouvait de l’autre côté de la rue et on l’utilisait sans doute pour la mouture du blé, ce qui n’est pas confirmé vu le souvenir très lointain qu’il a laissé aux leersois. Ces deux moulins appartenaient à la famille Lezaire puis devinrent la propriété des familles Courier et Salembier.
Le moulin actuel doc Cirkwi
Revenons au survivant, qui fut érigé en bois vers 1836 et exploité par Simon Hubert Fourez qui décéda en 1847. Sa veuve Lucie-Marie Delneste poursuivit l’exploitation avec ses quatre enfants. Vers 1852, le moulin fut abattu par un coup de vent et Mme Fourez le remplaça par un moulin en briques. Son fils Simon Fourez l’exploita juqu’à sa mort intervenue en 1893. En 1895, les frères Derache, neveux de M. Fourez, lui succèdent. Ils utilisent le moulin pour moudre le blé et le seigle, dont le grain provenait d’autres contrées.
Le moulin cessa toute activité en 1914 à cause de la guerre. Le meunier n’acceptait plus que de moudre de petites quantités pour satisfaire ses clients et de ce fait il devait souvent arrêter la marche de son moulin. Un général allemand de passage remarqua les mouvements du moulin et imagina qu’il renseignait les Français sur les mouvements de troupe allemands. Arthur Derache échappa de peu au poteau d’exécution, un caporal allemand ayant intercédé en sa faveur. Le moulin lui s’arrêta définitivement.
D’après Nord éclair
On consultera avec intérêt l’article de fond consacré aux moulins de Leers par l’association Leers Historique.
Alfred Damez est né à Audruicq dans le Pas de Calais le 18 décembre 1870. Après ses études, il entra dans l’administration des finances et vint s’installer comme percepteur à Roubaix en 1894. Son esprit d’organisation et sa vive intelligence l’incitent à développer son activité, ainsi devient-il secrétaire général fondateur de la Fédération Industrielle et commerciale de Roubaix Tourcoing. Puis il fonde le Comptoir Cotonnier Français, organisme collectif d’exportation en 1918. il en assure le secrétariat général ainsi que celui du Syndicat des fabricants de tissus de Roubaix-Tourcoing. Il prendra une part primordiale dans le fonctionnement des principaux groupements textiles tels que la Fédération lainière internationale, le Contentieux général des industries textiles, ou encore l’Association française des fabricants de tissus, l’Union française des filateurs de laines peignées, et le Comité central de la laine dont il sera le directeur.
Alfred Damez 1870-1956
Voilà un homme important et déjà fort occupé. Cependant il intéresse particulièrement le monde sportif, car il fut chargé de la rubrique sportive du Journal de Roubaix avant la première guerre. Grace à lui nous sommes informés sur l’évolution du sport en ce début de vingtième siècle. Il collabora aussi à d’autres hebdomadaires. Alfred Damez était un passionné de sport, et il ne se contenta pas d’écrire, il fut le premier animateur du Nord Touriste dont il fut le secrétaire général fondateur. Il apporta également son concours au développement de l’Automobile Club du Nord de la France. Il obtint les palmes académiques en 1906 et de nombreuses autres décorations, dont la rosette d’officier de la Légion d’Honneur en 1936. Il est décédé à Paris le vendredi 10 février 1956 après une vie bien remplie.
Quelques arbres balancent leurs hautes cimes dans le lointain. Ils forment ce qu’on a appelé autrefois le bois de Beaulieu. Sur la même éminence de terrain, à gauche, on trouve le cœur de la nouvelle paroisse, le centre vivant qui réunira l’église en projet, le presbytère déjà commencé et la salle d’œuvres qui s’achève. C’est dans cette dernière servant d’église provisoire que sera installé dimanche prochain M. l’abbé Huart, le sympathique vicaire de Notre Dame de Roubaix, nommé curé de ce populeux quartier.
L’église provisoire de Beaulieu et le presbytère doc JdeRx
Cette construction assez vaste a 36 mètres de longueur sur 11 de largeur. Elle est rectangulaire et présente dans toute son étendue les mêmes dimensions. Qu’on ne s’attende pas à trouver des nefs et des autels latéraux. Cette salle n’est que provisoire et sera ramenée à son véritable rôle celui de patronage et de salle d’œuvres aussitôt la nouvelle église édifiée.
Un élégant autel a été dressé pour les besoins du culte et ses colonnettes légères et gracieusement sculptées ainsi que ses autres parties proviennent du reposoir que l’on dressait rue du Grand Chemin, lors des processions de Roubaix. Au dessus de la porte d’entrée s’élève un campanile ajouré qui contient la cloche d’un poids de 430 kilos. Elle épandra désormais dans l’immense plaine qui comprend les multiples hameaux groupés autour de l’humble clocher ses nouvelles rumeurs. À son appel, les habitants de Beaulieu, de la Houzarde, du Petit-Paris, du Malgré-Tout, du Nouveau-Monde, du Nouveau-Riche, de la Martelotte, du Plouys viendront en foule se grouper dans leur maison commune.
Car dans cette partie de Wattrelos, commente le journaliste conservateur, se trouve l’ancienne population restée fidèle à ses traditions religieuses. On y rencontre de jolies fermes, et d’antiques maisons tassées sur elles-mêmes, où l’on entend le murmure incessant des métiers à tisser. L’atelier est encore inconnu dans ces coins retirés où subsiste le travail familial (artisanal?). Aussi ne faut-il pas s’étonner que la foi y soit restée profonde et que les habitants aient conservé avec leurs pratiques religieuses, des âmes droites et foncièrement honnêtes. Les habitations sont éparpillées parmi les champs en groupes très divers, dont les noms ont ce parfum vieillot qui n’est pas sans charme. Mais la variété des hameaux ne sera pas un obstacle à l’unité de la paroisse. Ils auront d’ailleurs pour les réunir et les garder dans le même culte un prêtre au cœur dévoué et à l’expérience très sûre. Son départ de la paroisse de Notre-Dame où il était vicaire et dirigeait le cercle d’études laisse de grands regrets. Ses nombreux amis de Roubaix vont sûrement lui faire cortège dimanche prochain et visiter la nouvelle paroisse où s’exercera désormais son zèle sacerdotal. Nul doute que cette manifestation de sympathie n’obtienne un magnifique succès. Depuis deux mois déjà, les habitants préparent les décorations, les guirlandes qui se dérouleront sur tout le parcours. Des trois mille paroissiens, bien peu manqueront de suivre leur pasteur. Tous se feront un plaisir d’assister à l’éveil de la vie religieuse à l’éclosion de la nouvelle paroisse de Beaulieu dont le fonctionnement commencera dès lundi prochain.
L’abbé Huart doc JdeRx
Une société de musique comprenant soixante membres a été formée à l’occasion de l’installation de M. l’abbé Huart et prêtera son concours au cortège. Les cavaliers et les cyclistes sont convoqués pour deux heures précises dimanche rue d’Audenarde en face de la Perche. La commission les y attendra et elle fait par la même occasion un appel à tous les cavaliers et cyclistes désireux de participer. Le cortège démarre de l’église Saint Maclou à Wattrelos. Il partira à deux heures et demie de la première maison de la rue de la Baillerie, où commence la nouvelle paroisse. Participent à ce cortège outre les cavaliers et les cyclistes, les enfants de chœur, le suisse, la musique de Roubaix « La Fanfare de la Liberté », le patronage Saint Germain de Roubaix, les petites filles en blanc, les jeunes filles, les enfants de Marie de Wattrelos, les garçons, les jeunes gens, les gymnastes de Wattrelos, la musique de la paroisse, les hommes, le clergé. Quatre cavaliers fermeront la marche. Le cortège suit la rue de la Baillerie, et arrive à l’église par la ferme Leruste.
Course à pied. Le Challenge Dupont organisé par le Stade Roubaisien comprend les épreuves suivantes : 80 mètres, lancement du poids et saut en longueur, marche, lancement du disque, 200 mètres, sur deux jours. Un 500 mètres et un 1500 mètres par relais composent le Prix de la Commission.
Le Bonner Fussball Verein doc Wikipedia
Football. Le RCR en Allemagne va affronter le Bonner Fussball Verein (Bonn). Le lendemain les roubaisiens rencontreront une équipe de Cologne. La composition de l’équipe du RCR est la suivante : dans les buts Renaux, arrières Lavoignet, Jean Dubly, demis, Vandendriessche, Charles Renaux, Smeets, avants, Sartorius, Jénicot, François, Hargrave (cap), Perche.
Concours de véhicules industriels à Tourcoing. Organisé par l’Automobile Club du Nord de la France, ce concours s’est déroulé en sept étapes, la dernière étant complétée par une épreuve de consommation, tenant compte de la capacité de liquide (sic) nécessaire à chaque véhicule pour transporter 1000 kilos de charge utile sur un kilomètre. Dans la catégorie des transports en commun (12 à 24 personnes) c’est l’Auto Omnibus Delahaye qui l’emporte devant un véhicule Bayard Clément. Les autres catégories concernaient les véhicules de transport de marchandises, répartis en différentes sous catégories.
Le transporteur Bayard Clément [Collection Jules Beau. Année 1906 / [Concours International de véhicules industriels, Paris – Tourcoing,
Tennis. Les engagements pour le prix Maurice Dubrulle Handicap Single sont reçus au Chalet de Beaumont jusqu’au vendredi 8 au soir. Les matchs commenceront le dimanche 10 juin à 9 heures. Parmi les compétiteurs, les frères Léon et Jean Dubly, Albert Jénicot, Hargrave, Sartorius.
Pub tennistique Vroman doc JdeRx
Aviron. Régates internationales du Blanc Seau. Le 10 juin, le Cercle Nautique de l’Aviron Roubaisien organise des régates auxquelles participeront les équipes de Boulogne, Calais, Dunkerque, Douai, Valenciennes, Abbeville, Gand, Bruxelles et Roubaix. Il y aura de la qualité, les champion de France et d’Europe 1906 sont également engagés. Un match de water-polo clôturera cette réunion sportive, qui opposera les équipes premières des Enfants de Neptune de Tourcoing et du Racing Club de Roubaix et qui sera arbitré par M. Treffel de Lille. Le temps ne favorisera pas le déroulement des épreuves. Pour la course des débutants, l’Éclair du Sport Nautique d’Abbeville remporte l’épreuve. La course des juniors voit la victoire de l’Union Nautique de Lille. La troisième courses, juniors seniors, est gagnée par la Fine Allure du Sport Nautique de Douai. La 4e course des seniors est remportée par l’Union Nautique de Lille. La 5e course des juniors a été gagnée par Aubépine de l’Émulation Nautique de Calais. La 6e courses seniors a vu la victoire de Papa Reuze du Sporting Dunkerquois. La malchance s’est acharnée sur les embarcations du Cercle Nautique de l’Aviron Roubaisien : divers incidents ou accidents tels que avirons brisés ont empêché le cercle de bien participer. Le match de water-polo a été remporté par les roubaisiens sur le score de 4-1.
Course à pied. Championnats du Nord à Calais. En finale du 100 mètres, Malfait du RCR gagne et s’attribue également le 400 mètres. Le 800 mètres revient au calaisien Dufourneau ainsi que le 1000 mètres. Le 110 mètres haies est remporté par Édouard Catteau du RCR. Vasseur du Stade Roubaisien remporte le concours de lancer du disque. Les roubaisiens auront donc remporté quatre titres de champion du Nord.
Cyclisme. Grande journée du demi-fond au vélodrome. Avec César Garin, Lepoutre, Dupuis, et une course de motocyclettes. César Garin remporte les trois manches. Chute de Lepoutre, commotion cérébrale et contusions sur tout le corps. La course des motocyclettes est remportée par Olieslagers devant Dupuis.
Tir. Le roubaisien Albert Courquin a été classé premier de l’équipe française et champion du monde de tir debout. Cela se passait à Milan dans le cadre du match des nations. M. Courquin est un membre de la société du Tir National de Roubaix.
Le charbon était encore l’énergie la plus importante dans les foyers de l’après guerre. On se souvient encore de ces cuisinières qui chauffaient la pièce et la maison, et sur lesquelles mijotaient ragoûts et divers plats en sauce. Jusqu’au café qui frémissait encore, pas trop chaud n’est ce pas parce que café bouillu café foutu !
Campagne équipement au gaz printemps 1951 pub NE
Le gaz avait déjà fait son apparition pour l’éclairage public avec les fameux becs de gaz des réverbères. Mais son entrée dans les maisons fut progressive. Lors du salon des arts ménagers des années cinquante, l’EDF et du GDF créées en 1946, venaient informer la population sur les nouveaux équipements.
Campagne équipement au gaz printemps 1951 pub NE
En 1956 le salon des arts ménagers inaugure la journée du gaz et de l’électricité, entrepreneurs et commerçants viennent rencontrer les grands organismes autour des nouveautés conçues pour l’emploi du gaz et de l’électricité. En 1959 sont présentées salles de bains douches cuisines dans le stand du Gaz de France. On parle de prime d’équipement, et des démonstrations de cuisine au gaz sont organisées sur le même stand.
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Le gaz naturel nécessitera des aménagements particuliers de tout son réseau de distribution, appareils de chauffe et autres, méthode de stockage et de transport : canalisations, gazoducs, méthaniers et ports méthaniers.
Henri Bailleul est né à Leers le 13 septembre 1899 d’un père et d’une mère tisserands. Ses parents habitaient hameau de Gibraltar. Il a été formé à l’École Normale. Il est affecté à l’école de Leers comme intérimaire de guerre du 18 septembre 1917 au 31 décembre 1918, Un instituteur intérimaire de guerre est un enseignant recruté en urgence par l’État pour remplacer les maîtres titulaires mobilisés au front. Ces remplaçants étaient souvent des jeunes de l’école normale, d’anciens instituteurs rappelés, ou des femmes.
Il quittera ce poste pour effectuer son service militaire. À sa rentrée du régiment, il est nommé instituteur adjoint à Steene, commune qui se trouve à proximité de Bergues et de Dunkerque le 4 avril 1921. Puis il assure le poste d’adjoint en octobre 1921 à Loon Plage, commune du Westhoek français au bord de la mer du Nord, entre Calais et Dunkerque. Il est ensuite en poste à à Hem aux Trois Baudets en avril 1923. Cette rue de Hem, longue de 1041 mètres, relie la rue Jean Jaurès à la rue Jules Guesde et figure sur les plans de la ville sous ce nom depuis les années 1920.
Le 19 avril 1924, il se marie à Leers avec Madeleine Prévot, hémoise d’origine, fille d’un cabaretier leersois de la rue de Roubaix. Le voici en poste à Wattrelos Crétinier en octobre 1925. A cette époque, le quartier du Crétinier à Wattrelos voit fleurir les lotissements, notamment sous la direction de M. Fastenackels. Avant la Première Guerre mondiale, ce secteur était encore en grande partie à l’état de sentier ou de zone peu construite.
Henri Bailleul, enseignant médaillé doc NM
En octobre 1927, Henri Bailleul est nommé directeur à Berthen, une commune en pleine période de reconstruction. Le village, situé au pied du Mont des Cats, reconstruit ses infrastructures agricoles et son habitat. En octobre 1934, il est en poste à Estaires, dont l’élan industriel a été brisé par la Première Guerre mondiale. En octobre 1937, il revient sur Lys-lez-Lannoy dans le canton de Lannoy, commune limitrophe d’ Hem, Lannoy, Leers, Roubaix et Toufflers. Enfin Henri Bailleul revient à Leers en octobre 1946. La commune entame sa reconstruction d’après-guerre.
Il se révèle un excellent pédagogue, et sa courtoisie lui vaut l’estime de la population de ses adjoints et le respect de ses élèves. Il est distingué en 1955 Officier de l’Instruction publique, après avoir été médaillé de bronze de l’enseignement (1945) Officier d’Académie (1946) médaille d’argent des instituteurs (1950). Henri Bailleul sera le directeur de l’école des garçons de Leers de 1946 à 1958.