Fernand Detré, champion des Flandres

Fernand Detre Photo JdeRx

Fernand Detré est né en 1897 à Roubaix d’un père apprêteur et d’une mère soigneuse. L’occupation allemande de la première guerre diffère son appel sous les drapeaux. Il sera néanmoins mobilisé en 1919 et fera sa campagne de guerre entre le 5 juin et le 9 septembre avec les troupes d’occupation. Puis il exerce la profession de peintre en bâtiment. C’est un homme aux cheveux châtains et aux yeux marrons, dont le visage ovale laisse apparaître un menton saillant et de grandes lèvres épaisses. Il mesure 1,70 mètre et commence la boxe à l’académie des sports de Roubaix, dirigée par le déjà célèbre professeur Édouard Dubus. Il rejoint là un grand nombre de boxeurs débutants qui vont être formés par l’ancien sociétaire de l’école de Joinville.

On sait peu de choses sur sa carrière qui démarre vraisemblablement en 1920. Il combat régulièrement dans la salle des Orphéonistes, ou salle Watremez. Il apparaît aussi dans les galas de l’époque à Lille, Anzin, Tourcoing, Haubourdin. Il combat en Belgique, à Charleroi, Liège, Gand. Il devient très vite champion des Flandres. À l’époque, il habite rue des vélocipèdes à Roubaix dans une courée du quartier de l’épeule. Son heure de gloire intervient en mars 1923, date à laquelle Fernand Detré, toujours champion des Flandres, se voit classé premier de la catégorie des mi-moyens par la Fédération Française de Boxe. Il devance Young Travet qui fut boxeur professionnel de 1921 à 1927 et le champion de France de l’époque Raymond Porcher professionnel de 1918 à 1931. Pour cela, il aura livré 28 combats et concédé trois défaites, d’ailleurs contestées, dont l’une à Paris contre Young Travet sur le ring de Belleville, la décision des juges étant huée par le public. Detré a demandé plusieurs fois sa revanche auprès de Travet mais sans succès.

Fernand Detré reçoit donc la médaille d’or qui récompense le meilleur boxeur français de sa catégorie de la période et l’écharpe du journal l’Auto qui parraine l’épreuve. Il semble toutefois que sa carrière se soit arrêtée l’année suivante.

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