24 Place de la Liberté

Pierre et Élise Motte habitent au 24 Place de la Liberté, dans les années 1850 :une grande bâtisse construite sur 3 niveaux sur un terrain de 1800 m2. Pierre décède en 1871. Sa veuve cède la filature peu de temps après, et se consacre aux œuvres charitables. Elle conserve son domicile du 24 place de la Liberté. Désireuse de venir en aide aux roubaisiens défavorisés, elle fait venir à Roubaix, en 1886, les religieuses du Très Saint Sauveur, aussi appelées sœurs de Niederbroon car cet ordre a été fondé dans cette ville alsacienne. Les sœurs du Très Saint Sauveur sont une congrégation religieuse féminine enseignante et hospitalière de droit pontifical. Leur mission est d’apporter les soins à domicile et de soulager les roubaisiens de la misère et de la pauvreté.

Document Sœurs du Saint Sauveur

Élise Motte leur lègue par testament la propriété du 24 de la place de la Liberté, à son décès en 1888. Les sœurs le transforment en couvent en faisant faire quelques travaux d’aménagement, dont la construction de la chapelle et l’érection de la buanderie au fond du jardin, pour le blanchissage du linge à la vapeur.

Le 24 place de la Liberté en 1952, chaque matin à huit heures : Départ de « la tournée » de soins ( document M.D.A )

Les religieuses se consacrent aux soins des malades. Dans ce nouveau couvent, elles élargissent leurs activités avec la création d’un service de prêt de linge, d’un atelier de couture etc

Plan cadastral
Photo aérienne ( document Google Maps )

Pendant les deux guerres mondiales, les sœurs participent aux services ambulanciers. La communauté religieuse fonde également la clinique de la rue Pierre Motte. A la fin des années 1960, la baisse des vocations religieuses, l’évolution de la société, les charges financières de plus en plus lourdes conduisent les sœurs du Très Saint Sauveur à cesser leur activité à Roubaix ; quelques unes d’entre elles partent rejoindre les sœurs à Linselles.

L’immeuble est vendu à la CIRPS Caisse Interprofessionnelle de Retraite et de Prévoyance qui y installe son « Club J4 ».

document collection privée

Le club J4 est créé dans le programme de la politique sociale de cette caisse de retraités. Ces personnes âgées se retrouvent régulièrement dans ces locaux pour passer des heures agréables en pratiquant des activités très diverses ( jeux de société, chorale, pétanque ).

document Nord Eclair 1973

La ville de Roubaix rachète le bâtiment, en 1982, pour accueillir en 1987 la M.D.A : la « Maison des Associations ». Elle est créée en association grâce à la Jeune Chambre Économique et une vingtaine d’associations, dont le premier membre est en fait le « Club J4 », qui occupait déjà les salles avant l’acquisition. La MDA devient ainsi le lieu géré par les associations roubaisiennes pour soutenir leurs projets.

document M.D.A

La M.D.A est un lieu d’information incontournable pour les roubaisiens, d’accompagnement au fonctionnement des associations et d’accueil de leurs activités (loisirs, citoyenneté, accès au droit, …) .

Les activités à l’intérieur des 3 bâtiments sont principalement des activités de bureaux, d’événements ou d’expositions ( permanences, formations, réunions, conférences, rassemblements festifs et culturels ). L’établissement est labellisé : « Point d’Information Vie Associative ».

La chapelle ( document M.D.A )
L’ancienne buanderie ( document M.D.A )

Une réhabilitation partielle des bâtiments a lieu en 2012 ( accessibilité des personnes handicapées, sécurité incendie ) ainsi qu’une extension de bureaux entre la partie A et la chapelle. L’architecte Pierre Coppé prévoit également la rénovation des anciens bâtiments et de la chaufferie. L’inauguration officielle a lieu le 16 Juin 2014.

document M.D.A

Depuis des années, la MDA ne cesse d’améliorer les missions d’accueil et d’information du public. Alors, certes les sœurs du très Saint Sauveur ont quitté la ville, il y a bien longtemps, mais le bâtiment du 24 de la place de la Liberté reste le lieu d’accueil qu’Élise Motte avait toujours souhaité.

Remerciements à Valérie George de la M.D.A et aux archives municipales

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