Rue des Ecoles (suite)

Puis, en janvier 1974, s’ouvre l’école primaire privée Saint-André, au 124 rue des Ecoles, face à l’emplacement de l’ancienne ferme Duthoit. Cette petite école, la seule école privée du quartier, n’est ouverte que durant 20 ans puisqu’elle ferme ses portes au 31 Août 1995, d’après le site de l’éducation nationale. Suite à la fermeture de l’école et sa destruction, le site reste en friche plusieurs années.(Sur ce sujet voir sur notre site un précédent article intitulé Les 3 Fermes à Hem).

Vue aérienne de l’école dans les années 1970 (Document Google Maps)

Enfin, en Octobre 2003 , c’est la Maison de la Petite Enfance qui est inaugurée, à l’emplacement de l’ancienne école, à l’angle des rues des Ecoles et Jules Watteeuw en présence de Jean-Louis Borloo, Ministre délégué à la Ville et à la Rénovation Urbaine. Bâti sur un espace vert de 6500 mètres carrés, l’immeuble n’occupe que 1200 mètres carrés et l’entrée se fait côté rue des Ecoles.

La Maison est composée de 3 bâtiments rectangulaires parallèles reliés par une sorte de rue intérieure entièrement vitrée et entre eux un espace minéral offre une cour pour les enfants. Le bâtiment de plain-pied est construit en briques, bois et béton enduit côté rue. Rouge, jaune et vert, chaque aille a sa couleur.

La crèche (24 places) et la halte-garderie (32 places) en occupent les deux tiers soit l’aile qui borde la rue Watteeuw et le bâtiment du milieu. L’aile d’entrée accueille l’animation/activité avec une salle d’éveil, une ludothèque, une bibliothèque et les locaux pour les assistantes maternelles à domicile, une salle de rencontre parents-enfants et enfin les locaux de la PMI situés auparavant rue Dominique Larrey.

Le projet de Maison de la Petite Enfance en 2002 (Document Nord-Eclair)
Maison de la Petite enfance en 2023 (Document Google Maps)

Le chantier de construction du Théâtre commence en 1990, au n°27, entre l’église St Joseph et l’Ecole Jules Ferry-Paul Bert, et ce n’est qu’en novembre 1991, cela fait donc plus de 30 ans, que l’Atelier Théâtre L’Aventure est inauguré. Très vite pourtant, principalement en raison du succès remporté par l’Atelier, celui-ci s’avère trop exigu et en 2005, l’Atelier théâtre bénéficie de travaux d’extension, venant ajouter à la salle de répétitions et la salle de spectacles, un espace régie, décors et accessoires, ainsi que deux loges équipées. La salle de spectacles peut alors accueillir 84 personnes.(Sur ce sujet voir sur notre site un précédent article intitulé Théâtre de l’Aventure).

La fin du chantier en 1991 et l’atelier théâtre dans les années 2000 (Documents collection privée)

L’église Saint-Joseph et le théâtre ne vont pas cohabiter longtemps puisqu’en 1995 la décision est prise de fermer l’église au 31 décembre, les travaux nécessaires à sa mise aux normes s’avérant trop coûteux à réaliser. Le temps de trouver le budget nécessaire à sa démolition et 4 ans plus tard l’Eglise Saint-Joseph est rasée. L’année suivante les travaux d’aménagement de la nouvelle place Saint-Joseph démarrent et, en 2001, un campanile y est installé en lieu et place de la vieille église.

L’église Saint-Joseph va fermer ses portes en 1995 et démolition en 1999 (Documents Historihem)
Aménagement du square et inauguration du campanile (Documents Nord-Eclair)

A partir de 2020 et courant 2021, des travaux impressionnants ont lieu dans la rue du Maréchal Foch : rénovation de l’école La Fontaine et construction de la nouvelle école Jules Ferry. A la rentrée 2022, les élèves investissent les locaux de la nouvelle école Jules Ferry qui voit son inauguration officielle organisée le 30 septembre 2022.

L’ancienne école voit donc ses derniers élèves la quitter en juin 2022. Une fois désaffectée il est possible qu’elle soit transformée en logements et en bureaux après d’importants travaux durant lesquels une partie des bâtiments historiques devrait sans doute disparaître. Elle pourrait également devenir un espace de projets accueillant à la fois un centre de formation, un espace de co-working et un espace culturel.

Vue aérienne de la rue des Ecoles en 2012 (Document IGN)

A l’automne 2010, l’épicerie solidaire de Hem s’est installée à l’angle de la rue Ambroise Paré et de la rue des Ecoles, au n° 733 de celle-ci, dans un local de 180 mètres carrés mais elle y est devenue très rapidement à l’étroit pour accueillir les 307 foyers qui recourent à ses services, rendus par 5 personnes : 2 salariés et 3 bénévoles. Après la désacralisation de l’église Saint-André, c’est dans ces locaux plus vastes qu’elle déménage ensuite sous le nom de « Petit Magasin des 3 villes ». (Sur ce sujet voir sur notre site un précédent article intitulé l’Eglise Saint-André).

L’épicerie solidaire en 2010 et le n° 733 en 2023 (Document Ville de Hem et Google Maps)

Plus récemment, en 2014, une micro-crèche s’est installée au n°220 de la rue des Ecoles. « Ma Cabane »ouvre ses portes aux enfants de 3 mois à 3 ans, avec une capacité d’accueil de 10 enfants à la fois. Fermée en janvier 2023, elle a cédé la place à une autre micro-crèche « Rigolo comme la vie », qui accueille les enfants de l’âge de 10 semaines à 4 ans.

Photos de la micro-crèche « Rigolo comme la vie » (Documents site internet)

Seuls les anciens de Hem se souviennent encore de la rue des Ecoles bordée de champs avec la vieille église Saint-Joseph pour repère dans ce quartier de campagne des Trois-Baudets du village de Hem. La longue rue bordée de maisons et d’immeubles qui relie le quartier à celui de Longchamp est à présent une rue citadine comme une autre où plus rien ne rappelle le caractère champêtre de la rue d’antan et les commerces des années 1960 l’ont totalement déserté à ce jour.

Remerciements à l’Association Historihem

La future cité de la Baillerie

M. Ignace Mulliez président du CIL accueille les diverses personnalités et exprime à M. Jean Delvainquière maire, tout le plaisir qu’il éprouve à prendre la parole pour la première fois sur le territoire de Wattrelos. Il souligne que la ville comptera d’ici quelques années 50.000 habitants et il souhaite que la réforme des finances communales permettra à notre ville d’arriver à son plein épanouissement. Il affirme que la cité de la Baillerie sera l‘un des endroits les plus attractifs de l’agglomération. Cet imposant ensemble de logements bâti sur 40 hectares devra obligatoirement comporter un centre commercial, un centre scolaire, culturel et sportif, qui sont une nécessité Les besoins en logements dépassent de beaucoup les possibilités de la construction traditionnelle économique et humaine. M. Mulliez souligne enfin l’intérêt de la préfabrication en collectifs et termine en faisant l’inventaire de tous les aspects de cette question.

La présentation de la maquette doc NE

M. Jean Delvainquière, non sans humour, affirme qu’avec la construction de cette cité, vont commencer pour l’administration communale de nombreuses difficultés d’ordre pratique, mais que les édiles wattrelosiens ne manqueront pas d’y faire face dans l’intérêt de la population appelée à résider dans ce quartier. Le maire assure aussi les dirigeants du CIL que tout sera fait pour le développement commercial, culturel et sportif de cette nouvelle cité. La ville a en effet déjà prévu la construction d’un groupe scolaire de 40 classes. Il remercie M. Mulliez des réalisations entreprises par le CIL sur le territoire de Wattrelos qui donne à notre ville une importance sans cesse accrue.

Les besoins en logements dépassent de beaucoup les possibilités de la construction traditionnelle limitée par le manque d’ouvriers qualifiés du bâtiment. Il est nécessaire si l’on veut faire face à ces besoins de recourir au maximum à des moyens et méthodes de production industrielle. La fabrication en série d’éléments standard, qui permet dans tous les domaines d’activité à adapter la production aux besoins et efficacement réalisée en usine où la concentration des moyens industriels et l’organisation rationnelle du travail permettent de réaliser une production massive dans les meilleures conditions de productivité.

À côté des avantages qui montrent que ces logements ont été étudiés en fonction de l’agrément humain, il faut souligner le délai d’exécution de cet immeuble de 90 logements. Le premier coup de pioche a été donné en en mai 1958, en décembre 1958 les appartements étaient dans l’état d’être réceptionnés. Ainsi la qualité du logement et sa rapidité d’exécution en font le logement d’avenir qui doit être construit en grande série pour répondre aux besoins de la France. Construire annuellement 350.000 logements constitue un tour de force. Un tel programme est réalisable si nous utilisons les moyens mis à disposition comme ceux que nous avons mis en œuvre pour les 90 logements de la Baillerie.

La maquette du futur quartier doc NE

Une maquette de l’avant projet d’implantation des bâtiments sur la plaine de la Baillerie est présentée à la presse. Ce nouveau quartier devrait accueillir avant dix ans d’ici 10.000 habitants. Lors de la visite officielle, M. Mulliez a eu l’occasion d’indiquer que ce premier immeuble n’est que l’embryon d’un vaste ensemble d’habitations qui s’étendant sur la vaste plaine derrière la rue de la Baillerie doit comporter plus de 2.000 logements à construire aux cours des six ou sept prochaines années. Cette importante cité sera composée à la fois de maisons familiales entourées de jardins et de blocs d’appartements. Parmi ceux-ci, deux bandes d’une dizaine d’étages et quelques tours sont prévues de façon à permettre tout autour des bâtiments l’aménagement de très larges espaces verts. Un équipement commercial et social complétera naturellement l’organisation de ce nouveau quartier appelé à devenir l’un des plus attrayants de Wattrelos dont la population s’accroît d’année en année, et ne tardera pas à correspondre à celles des grandes sous préfectures du département.

Le Colisée ( 2 ) 1951 – 1980

Après la seconde guerre mondiale, Henri Deconinck, ressentant le frétillement de la reprise, reste très optimiste sur l’avenir du cinéma. Il décide donc d’entreprendre d’importants travaux de rénovation pour le Colisée de la rue de l’Epeule à Roubaix. L’objectif, très ambitieux, est de proposer à la clientèle le confort dans un cadre agréable et les améliorations techniques les plus modernes. Il fait appel à l’architecte parisien Edouard Lardillier pour ce projet très important. Le Colisée annonce fin Juin 1951 sa fermeture annuelle, mais, en fait, de très gros travaux pharaoniques démarrent début Juillet pour de nombreuses semaines

document Nord Eclair
document Nord Eclair

L’art moderne, sobre et impressionnant à la fois, offre ici le maximum d’un mariage harmonieux des lignes courbes et droites, pour créer un cadre agréable :un écran de 7 mètres de long, des installations sonores stéréophoniques, des nouveaux fauteuils en velours pourpre, des lumières tamisées, des peintures de couleur beige, des murs recouvert de tapis isolants, un sol et un plafond insonorisés et anti vibrations, un chauffage à air pulsé, une sécurité absolue contre les risques d’incendie etc. Seule la charpente métallique est conservée.

document collection privée

La salle compte 2400 places confortables : des fauteuils fabriqués spécialement, car inspirés des sièges automobiles. La scène a été agrandie. La galerie de droite qui borde la salle est une exposition d’oeuvres des artistes roubaisiens. Dans la galerie de gauche, un bar spacieux accueille les clients pendant l’entracte. La façade sur la rue de l’Epeule est également refaite : un large escalier donne accès au dancing, une fresque occupe toute la largeur. Sur le thème des Muses de la mythologie, elle a été réalisée par Mr Ponsard un artiste parisien. 

document archives municipale
document collection privée
document Colisée

Le mur latéral droit de l’entrée est recouvert de miroirs, ce qui donne un aspect encore plus grandiose à l’ensemble.

document P. Bullens

Le dancing à l’étage est refait également : la trémie donnant sur le hall est comblée et sur des gradins sont installées des tables qui dominent désormais la piste de danse. Malgré toutes ces investissements coûteux, le prix du billet d’une place de cinéma ne devrait pas augmenter fortement et doit se situer autour de 160 Frs. Le Colisée devient la plus grande et la plus belle salle de cinéma de province : une salle polyvalente dédiée au 7° art, mais aussi aux spectacles de variétés.

document collection privée
document Nord Eclair

Les travaux ont duré 5 mois, de Juillet à Novembre 1951. Pendant ces 160 journées de travail, 500 ouvriers ont oeuvré à la transformation du Colisée. On imagine sans peine les difficultés rencontrées sur le chantier, par l’architecte, les entreprises et leurs salariés. Il faut rendre hommage à tous ces artisans du succès, du plus humble ouvrier au grand architecte. C’est un bel exemple de réussite de ce que peut réaliser une coopération étroite entre gens compétents et motivés.

document Nord Eclair

La réouverture du Colisée a lieu le lundi 26 Novembre 1951. Pour fêter cet événement, qui coïncide avec le 25° anniversaire de la création, Henri Deconinck organise une soirée de gala : la projection d’un film « Paris chante toujours » qui réunit les 10 plus grandes vedettes de la chanson française : André Dassary, Georges Guétary, Luis Mariano, Yves Montand, Edith Piaf, Line Renaud, Jean Sablon, Georges Ulmer et Tino Rossi. Cette soirée exceptionnelle est organisée au profit d’oeuvres sociales de la ville.

document collection privée
( document collection privée )

Un film muet en noir et blanc est tourné pendant cette soirée d’inauguration ou l’on note la présence de Pierre Dac, Charles Verstraete etc. Cette date du 26 Novembre 1951, c’est la première étape dans la carrière du Nouveau Colisée ! ( document B. Vanalderwelt )

Deux ans après son ouverture, Henri investit à nouveau ! Il fait casser la scène pour l’agrandir en hauteur et en largeur et l’adapter à une technologie naissante : le cinémascope qui nécessite un écran incurvé de 17m de large et 7m de haut. Le Colisée accueille en exclusivité sur Roubaix, le premier film en cinémascope : « La Tunique » en 1953. Il dame ainsi le pion à son confrère le Casino de la place de la Liberté.

document collection privée
document collection privée
document collection privée

Dans les années 1950 et 1960, le Colisée remporte un succès colossal, aussi bien au cinéma qu’au dancing. Le rythme bat son plein dans cette salle atypique, où l’on peut découvrir des films, des spectacles variés, et danser. Des grandes vedettes de variété passent sur la scène, et leurs noms s’inscrivent en lettres rouges sur la façade de la rue de l’Epeule. Le Colisée est d’ailleurs souvent surnommé : « l’Olympia du Nord ».

Façade ( document collection privée )
Compilation vedettes variété scène 1950 1960 ( documents Nord Eclair )

En Octobre 1961, Henri Deconinck investit à nouveau dans du matériel : un projecteur 70/35 est installé pour la sortie du film Ben-Hur. Cet appareil permet d’utiliser deux types de film : soit 700 m de pellicule en 70 mm, soit 1100 m en 35 mm. A la sortie de la séance, les spectateurs sont émerveillés par la netteté de l’image pourtant monumentale sur l’écran de 17m et également par la qualité du son stéréophonique.

Ben Hur ( document Nord Eclair )

Le dancing à l’étage connaît aussi un grand succès dans ces années 1950 1960, les bals se succèdent surtout les fins de semaine. Henri Deconinck est présent tous les week-end, les samedi et dimanche après midi, où il alterne ses passages entre Le Fresnoy et le Colisée, au volant de sa jaguar Type E, pour vérifier que tout se passe bien et qu’il n’y a pas d’incident. Henri est très « à cheval » sur la tenue de ses clients : « Tenue correcte exigée » et donc pour les jeunes gens sans cravate, le responsable à l’entrée du dancing leur en prête une ! Il est souvent fier de rappeler que la plupart des couples roubaisiens se sont formés dans un des deux établissements qu’il dirige.

Compilation soirées organisées au dancing à l’étage 1950 1960 ( documents Nord Eclair )
Henri Deconinck ( document Nord Eclair )

La télévision, apparue dans les années 1950, se développe fortement dans les années 1960 et 1970, surtout avec l’avènement de la télé couleur en 1967. La conséquence inévitable de ce développement du petit écran dans les foyers, est la baisse de fréquentation dans les cinémas dans les années 1970. Tous les cinémas sont concernés. Certains vont se subdiviser en salles de poche, d’autres vont fermer complètement. Le Colisée n’est pas épargné par la crise des grandes salles obscures, alors qu’il a atteint l’apogée de sa renommée, Henri Deconinck arrête les projections de films à la fin de l’année 1978, continue les spectacles de variété et cherche des solutions qui permettraient de conserver la salle en l’état en réorganisant le projet artistique. Le 18 Mars 1981, l’Orchestre Philharmonique de Lille donne un dernier concert au Colisée avant sa fermeture.

Le Colisée à la fin des années 1970 ( document archives municipales )

à suivre . . .

Remerciements à Bertrand Millet, Bernard Vanalderwelt ainsi qu’aux archives municipales.

Quartier Longchamp (suite)

C’est durant l’ année 1988 que commence la démolition des bâtiments dits M58 du mail Dunant. C’est la première étape du nouvel aménagement de l’espace compris entre l’avenue Laennec et les rues Henri Dunant, Ambroise Paré et Dominique Larrey.

Seuls sont épargnés le bâtiment abritant la maison de quartier Dominique Larrey et un bloc situé au coin des rues Dominique Larrey et Ambroise Paré destiné à la réhabilitation en vue d’accueillir une brasserie restaurant. Une salle de spectacle destinée à accueillir 350 personnes doit être construite.

Démolition des bâtiments M58 et nouveau mail Dunant en 1992 (Documents Historihem)

En décembre 1990, le Fleming, rue Alexander Fleming, bloc de 60 appartements atteint depuis 3 ans le seuil critique de 50% d’appartements inoccupés et devient même un facteur de nuisance pour les environs. Les familles nombreuses préfèrent à présent être logées dans des maisons individuelles en location plutôt que dans les barres d’immeubles construites en masse dans les années 60. La presse locale titre : une autre barre disparaît, en référence à la grande barre démolie 5 ans plus tôt suivie de la petite barre, dans le quartier des Hauts-Champs (sur ce sujet voir un précédent article édité sur notre site).

Une autre barre disparaît en décembre 1990 (Document Nord-Eclair)

Pendant ce temps à la tour 115, à deux pas de la Piscine des 3 Villes, l’atmosphère est toujours à l’entraide et la cordialité en partie grâce à l’association des habitants. Des animations ont lieu une fois par mois, et un local de rencontre y est réservé aux habitants de la tour, aménagé à leur goût. Sont également organisés des sorties et banquets permettant de souder les résidents, propriétaires comme locataires.

La tour 115 en 1985, 92 et 99 (Documents Nord-Eclair)

En 2004, la ville de Hem lance le plan de rénovation urbaine, prévu dans le projet Borloo, qui va changer la physionomie du quartier Longchamp. Des destructions de certains immeubles vont alterner avec la rénovation d’autres bâtiments. L’habitat collectif va peu à peu céder du terrain au profit de nouvelles constructions individuelles et le quartier va se trouver complétement modifié.

Vue aérienne du quartier en 2003 (Document IGN)

En 2005, au n°100 de l’avenue Schweitzer, a commencé la construction d’un tout nouvel établissement scolaire dont l’arrière donne sur la rue Denis Cordonnier, sur le terrain laissé libre par la destruction un an plus tôt de l’école Denis Cordonnier (évoquée plus haut). Ce nouvel ensemble se compose d’une école maternelle et d’une école élémentaire.

Ville de Hem – Construction du groupe scolaire Longchamp (2005)

Le groupe scolaire Antoine de Saint-Exupery est un établissement moderne, spacieux et lumineux, qui accueille 180 élèves en élémentaire et 130 en maternelle. Il est composé de 17 salles de classe, 2 bibliothèques, 2 salles d’art plastique, un site informatique, 2 salles d’évolution, un restaurant scolaire, 2 cours de récréation et un jardin pédagogique.

Le groupe scolaire Antoine de Saint-Exupery (Documents Google Maps 2023(côté Schweitzer et 2008 côté Cordonnier et site internet)
Le terrain entre 2000 et 2004 et le terrain après la construction du nouveau groupe scolaire entre 2005 et 2010)

Dès 2006, est inaugurée la nouvelle résidence Fleming, qui se compose de 36 logements sociaux répartis dans 3 bâtiments, des appartements bien agencés avec chauffage individuel et double vitrage ainsi qu’une cuisine américaine. En outre la résidence dispose d’un jardin planté, d’ espaces communs et de trois parking fermés. Elle est calme, moderne, esthétique et confortable.

La nouvelle résidence Fleming inaugurée en 2006 (Document Temps de passage)

2006 est également l’année où l’exposition photo de Richard Baron est exposée sur les fenêtres de la résidence Schweitzer, sur le point d’être démolie. Par ailleurs, désertés par les écoliers , les locaux du groupe scolaire Longchamp vidés, nettoyés, déshabillés durant de longs mois peuvent être grignotés par deux pelleteuses. Les travaux de démolition en eux-mêmes durent moins de deux semaines. Peu à peu, les quatre bâtiments, les classes, le réfectoire, qui composaient cet ensemble scolaire disparaissent. C’est aussi cette année là que le collectif le Pélican est rénové et que le Tulipier et une partie du Charcot disparait.

L’exposition photo sur la résidence Schweitzer bientôt démolie et les habitants assistant à la démolition du Charcot (Documents Tout Hem et Temps de passage)

Enfin, début 2006, le centre commercial Schweitzer, dont une voiture bélier a défoncé 5 mois plus tôt les piliers et grandes baies vitrées du nouveau complexe, pendant les émeutes urbaines, est à nouveau inauguré après réfection. C’est heureux car ce centre fait le bonheur des riverains qui y trouvent tout ce qu’il leur faut à deux pas de leur habitation. Il sera entièrement repensé 3 ans plus tard : façade, toit terrassé permettant aux allées du centre commercial d’être abritées, même configuration pensée pour l’ensemble des commerces. Même chose pour les enseignes uniformisées. Le parking sera également redessiné pour plus de sécurité.

Le centre commercial Schweitzer avant rénovation (Document Tout Hem)

L’année suivante, à la place des 3 entrées de la résidence Schweitzer, il y aura une voie d’accès aux constructions neuves situées sur le site de l’ancien groupe scolaire. En 2007, c’est le réaménagement de l’assainissement et des réseaux qui commence afin de permettre la construction, sur le terrain, de 74 logements individuels et semi-collectifs dont la livraison est prévue pour 2009.

Voie de passage vers le chantier de construction des logements individuels et pose de la première pierre par Christine Boutin, ministre du logement et de la ville (Document Temps de passage)

Remerciements à l’association Historihem, la mairie de Hem et Richard Baron et Olivier de Solminihac pour leur ouvrage « Un temps de passage »

A suivre…

Mangez des pâtes

Cette campagne publicitaire « Mangez des pâtes » démarre en janvier 1952 dans les journaux pour quelques semaines. Les français ont-ils suffisamment inscrit les pâtes dans leurs menus quotidiens ? Les pâtes sont-elles un produit de consommation courante à l’époque ? Elles seraient encore vendues au poids chez certains épiciers. Certes, il existe des marques mais elles sont peu ou pas connues. D’où l’idée d’une campagne en faveur des pâtes.

doc NE

Bien que la seconde guerre soit terminée depuis quelques années, la période de crise qui a suivi a été longue et très dure : on manquait de tout et le ravitaillement vient à peine de disparaître. Les pâtes sont présentées comme l’aliment le plus économique. Leur prix est abordable. On gagne du temps car il n’y a pas de déchets ni d’épluchures (pommes de terre et légumes). La cuisson est rapide, on ne mijote pas trop. Et l’apport nutritif est important : 250 grammes de pâtes à la semoule de blé dur valent 6 côtelettes de mouton, 12 œufs ! L’accent est mis sur l’économie : produit abordable, gain de temps pour la préparation et la cuisson, économie à l’achat comparativement à d’autres produits.

doc NE

Ensuite, les pâtes sont présentées comme l’aliment le plus léger, le plus rapide à assimiler. Fabriquées avec de la semoule de blé dur, elles ont une valeur nutritive exceptionnelle. On se régale et on garde la ligne ! De plus on peut ménager son foie, supprimer la somnolence après le repas. Le soir, mangez des pâtes cela ne chargera pas votre estomac et vous dormirez mieux.

doc NE

Les pâtes sont aussi l’aliment le plus simple à préparer. Pas d’épluchage, de lavage, de grattage. Finies les mains rouges, gercées et les ongles cassants. On conserve de belles mains. De plus chaque sorte de pâtes possède une saveur particulière comme chaque légume !

doc NE

Italiens et français ont légiféré sur la composition des pâtes sèches depuis les années trente. En France, une loi de 1934 impose de fabriquer les pâtes alimentaires à partir de semoule de blé dur. Les pâtes sèches présentent de nombreux avantages : aliment économique, facile à conserver grâce à la déshydratation, énergétique et facile à cuire puisqu’il suffit d’une casserole d’eau. Cette campagne de 1952 annonce que les pâtes sèches sont en passe de devenir des produits industriels de consommation courante avec des emballages adaptés.

La ligne 4 (suite)

Poursuivons donc au-delà de la Grand Place le parcours de la ligne 4 menant de la gare principale à la gare de Roubaix-Wattrelos, dite du Pile.
Aussitôt quitté l’arrêt de la Grand Place, la voie prend à gauche la très animée rue Pierre Motte. On voit ici une voiture de la ligne qui s’éloigne de la mairie au fond et avance au niveau des halles. Les poteaux à gauche supportent les fils de contact de la voie de la ligne F des tramways de Lille qui va emprunter la rue de la Halle.

Une fois séparée de la ligne F, la voie unique parcourt la rue Pierre Motte en ligne droite jusqu’à son extrémité boulevard Gambetta. La photo nous fait découvrir à gauche une magnifique Peugeot 301, tandis qu’un cycliste joue les acrobates entre les deux files de rail.

La rue Pierre Motte

Arrivée au bout de la rue, la voie prend à gauche le boulevard Gambetta et parcourt un S pour pénétrer dans la rue de Lannoy, elle aussi très animée, entre la Tonne d’Or et le Coin Doré.

L’entrée de la rue de Lannoy

La voie parcourt moins d’une centaine de mètres avant de passer devant le célèbre café de la planche trouée à gauche, au carrefour avec la rue Edouard Anseele. Ici la voie se dédouble, ce garage y est établi à partir de 1907.

La planche trouée

Encore quelques dizaines de mètres et la ligne, au coin du boulevard de Belfort, se sépare de celle de Lannoy qui continue tout droit, suivant la rue de du même nom. Notre ligne prend à gauche à l’estaminet du Vieux Moulin, où une plaque indique l’arrêt du Tramway. Tous les bâtiments que l’on voit à gauche jusqu’au boulevard Gambetta qu’on distingue au fond ont aujourd’hui disparu. L’estaminet à droite lui-même a fait les frais de l’élargissement du boulevard.

Une autre photo nous montre le même carrefour, mais cette fois dans la direction du boulevard de Belfort. Nous retrouvons à gauche l’estaminet du Vieux Moulin. Remarquons également le « S » que doit suivre la voie pour augmenter le rayon de la courbe.

Le commerce en face de l’estaminet et que l’on voit à droite était une boucherie en 1908, et vendait en 1914 des couronnes funéraires. En 1922 c’était une pâtisserie, en 1924 et jusqu’au milieu des années 50, un tailleur du nom de Carette. Sa fille y tiendra ensuite une bonneterie jusque dans les années 70. Incendié dans les années 80 après avoir abrité les papiers peints Fourcray, il s’effondre et laisse la place à une palissade dans les années 90. puis un espace végétalisé. On y élève aujourd’hui une nouvelle construction.

Le carrefour du boulevard de Belfort à diverses époques

Poursuivant dans le boulevard de Belfort, la voie laisse sur la droite la teinturerie Motte et Delescluse située à mi-route dans le boulevard. La photo nous montre la sortie des ouvriers dont on remarque la jeunesse. L’usine sera démolie en 1972 et sa grande cheminée mise à bas.

Encore quelques dizaines de mètres et la ligne dépasse le théâtre Pierre de Roubaix et la rue du même nom, au coin de laquelle est située en 1929 une poissonnerie.

Document Laurent Boussemart

Cet immeuble sera démoli lors du prolongement de l’avenue des Nations Unies, ainsi que tout l’alignement qu’on voit sur la photo suivante.

Document D. Labbe

Encore quelques dizaines de mètres et la ligne atteint la place Faidherbe, que traverse, à droite, une motrice des premières séries non encore vestibulée. Celle-ci regagne le centre ville.

Sur la place, la double voie suit une courbe qui va l’amener dans l’alignement du boulevard Beaurepaire.

Pour entrer dans le boulevard Beaurepaire, il faut longer le conditionnement, principal ornement du quartier.

La ligne suit alors tout droit le boulevard de Beaurepaire qu’elle va suivre pratiquement jusqu ‘à son extrémité. Avant de prendre à droite jusqu’à son terminus devant la place de gare.

Les documents proviennent des archives municipales et de la médiathèque de Roubaix.

Inventaire des carnets

Thème urbanisme : Les maisons rouges du CIL (mars 2017)
Thème rues commerçantes : Rue de Mouvaux (juin 2017)
Thème urbanisme : Le Temps des Tours (octobre 2017)
Thème rues commerçantes : Rue de Lannoy (décembre 2017)
Thème rues commerçantes : Le Lido (mars 2018)
Thème événements : Mai 68 à Roubaix (juin 2018)
Thème rues commerçantes : Grand Rue (octobre 2018)
Thème urbanisme : Chantiers de l’Épeule (décembre 2018)
Thème urbanisme: La poste à Roubaix, et après ? (mars 2019)
Thème événements : La célébration de la charte (juin 2019)
Thème urbanisme : l’Avenue des Nations Unies (octobre 2019)
Thème rues commerçantes : Rue du Général Sarrail (déc 2019)
Thème urbanisme : Chantiers de l’Épeule 2 (juin 2021)
Thème rues commerçantes : Grand Rue 2 (octobre 2021)
Thème urbanisme : Place de la Liberté (décembre 2021)
Thème urbanisme et commerce : Roubaix 2000 le mal nommé (mars 2022)
Thème rues commerçantes : Grand Rue 3 (juin 2022)
Thème urbanisme : En face des HBM (octobre 2022)
Thème rues commerçantes : la rue Jules Guesde (décembre 2022)
Thème urbanisme : l’avenue Jean Lebas (mars 2024)
Thème urbanisme : les six places de Julien Lagache (juin 2024)
Thème urbanisme : Boulevard de Fourmies (octobre 2024)
Thème événements : Braderies roubaisiennes (décembre 2024)
Thème mémoire du sport : Praxille Gydé champion d’Europe (mars 2025)
Thème Vous souvenez-vous ? (juin 2025)
Thème urbanisme : évolutions du quartier du Pile (octobre 2025)
Thème commerce : le salon des arts ménagers de Roubaix (décembre 2025)

Château Hannart

Le château Hannart se trouve au 66 rue de Barbieux à Roubaix, juste à côté du château Ternynck, au 68 de la rue. Sur la photo ci-dessous, on distingue parfaitement sur la gauche, les anciennes écuries du château Ternynck qui est occupé aujourd’hui par l’institution Jeanne d’Arc.

le château Hannart ( document archives municipales )
la façade avant ( document archives municipales )
la façade arrière ( document archives municipales )

Le château appartient à la famille Hannart qui dirige la grande teinturerie à Wasquehal et trois usines d’apprêt à Roubaix. Le château se trouve en front de rue. Il est très vaste. Au rez de chaussée, on trouve : l’entrée, le hall, le living, le petit salon, le grand salon, le bureau, l’office et une immense salle de billard. A l’étage, se situent : le hall, 4 chambres, un bureau, un vestibule, une lingerie, les toilettes et 2 salles de bain. Il en est de même pour le deuxième étage.

plan du rez de chaussée ( document archives municipales )

Derrière l’immeuble, l’immense parc se termine sur l’avenue Le Nôtre. Depuis plus d’un siècle, cet imposant édifice appartient à Mme Amicie Hannart-Ménart qui y habite. Amicie est veuve depuis 1899. Son mari Georges Hannart dirigeait, de son vivant, son entreprise de teinturerie et apprêts à Roubaix.

plan cadastral ( document archives municipales )

Amicie décède à la fin des années 1940. Les consorts de la famille Hannart confient le dossier à l’architecte A. Lemay, 29 rue Colson à Lille, en 1951, pour transformer l’immeuble en 8 appartements locatifs. Le permis de construire est accordé, les travaux peuvent ainsi commencer. Les premiers locataires prennent possession de leur logement en 1952. En 1960, il n’y a plus de locataires et le château Hannart est rasé quelques temps après. Sur le terrain vierge, se construit alors une maison individuelle occupée par J. Heroult, ingénieur, au milieu des années 1960.

maison individuelle ( document archives municipales )

L’institution Jeanne d’Arc reprend ensuite l’ensemble du terrain, fait construire sa nouvelle école maternelle et fait pratiquer une ouverture, en 1998, sur l’avenue Le Notre pour une deuxième entrée.

Plan Cadastral
Vue aérienne ( Document IGN )

Un peu plus tard, en 2008, l’institution fait raser la petite maison sur la rue de Barbieux, pour y construire l’extension du collège Jeanne d’Arc. ( voir sur notre site, un article précédemment édité et intitulé : du château Ternynck à l’école Jeanne d’Arc ).

Document archives municipales

Remerciements aux archives municipales

Rue des Ecoles

Sur le plan cadastral de 1824, la rue n’est qu’un chemin vicinal à savoir le chemin de la Fosse de la Léverie à Lannoy. Ce n’est que sur le plan de 1928 qu’elle est répertoriée en tant que rue des Ecoles après la construction des écoles Paul Bert (pour les filles) et Jules Ferry (pour les garçons) au n°31 au début du vingtième siècle et l’inauguration de l’Eglise Paroissiale du quartier des Trois Baudets : l’Eglise Saint-Joseph à la même époque.

Extrait du plan cadastral de 1824 sur lequel on retrouve, reliant les 3 Baudets aux Hauts-Champs le chemin de la Fosse de la Léverie (Document archives départementales)

Malgré la construction de l’école et de l’église, la rue des Ecoles au début du 20ème siècle reste une rue de pleine campagne essentiellement bordée de champs et dépourvue tant d’habitation que de commerce. Les seules habitations isolées présentes sur la photo aérienne de 1933 sont les 3 Fermes qui ont donné leur nom à une rue et au quartier par la suite. (Sur ce sujet voir un précédent article paru sur notre site et intitulé Les 3 fermes).

Plan de 1928 (Document Historihem)
Vue aérienne de 1933 (Document IGN)

On y voit également le Parc du Château Olivier, aussi dénommé Château de la Lionderie, puisqu’il se trouve à l’angle que la rue des Ecoles fait avec la rue du même nom. Le château, qui sert de dépôt de munitions allemand est entièrement détruit durant la seconde guerre mondiale et c’est le lotissement de la Lionderie qui est construit sur ses terres. (Sur ce sujet voir un précédent article paru sur notre site et intitulé Période de guerre au Château Olivier).

Le Château Olivier (Documents Historihem)

En 1953, sans doute en raison du commencement du chantier, seule une alimentation générale est répertoriée au n°84 de la rue, dans les anciennes écuries du château, tenue par J. Picavet. Elle est ensuite reprise par les Van Vynckt Lehouck puis, dans les années 1960 par Paul Desmettre jusqu’au début des années 1970. C’est Ahmed Khalesse qui, au début des années 1980, sera le dernier à faire tourner cette épicerie de quartier. La maison abrite aujourd’hui une maison d’assistantes maternelles : Mes copains hémois.

Publicité des années 1950 puis des années 1960-1970 et photo de la maison en 2023 (Documents Historihem, Nord-Eclair et Google Maps)

Mais très vite le quartier change avec la construction de ce lotissement, situé entre la rue de la Lionderie et les 3 Fermes, et l’arrivée massive des nouveaux habitants, clients potentiels pour le petit commerce. Ces nouvelles familles s’ajoutent en effet à celles qui sont déjà logées dans les maisons des rue Ribot, Lemire et Foch. L’épicerie du quartier voit alors des voisins s’installer.

Construction du futur lotissement de la Lionderie en 1951 (Document IGN)
Le lotissement de la Lionderie en gros plan (Documents Histotihem)

Ainsi une entreprise de parquets apparaît dans le Ravet-Anceau de 1958, au nom de E. Dewitte, au n°81 de la rue des Ecoles, laquelle y restera en activité pendant plus de 20 ans avant que la maison qui l’abrite redevienne une simple maison d’habitation. La même année apparaît au n°88 le tabac-presse Lobry (Sur ce sujet voir sur notre site un précédent article intitulé Lobry-Milidée). Aujourd’hui ce bâtiment abrite les locaux d’Horizon9 : Association de prévention et d’éducation spécialisées intervenant auprès des jeunes de 11 à 25 ans et leur famille.

Le 81 rue des Ecoles, une ancienne publicité Lobry puis Mauricette Duquenne et le 88 en 2023 (Document Google Maps)

Puis c’est une alimentation générale, le magasin Hem-Service, qui ouvre ses portes. Sa publicité de 1961 spécifie que celui-ci se trouve face à l’église, ce qui n’est, de fait, pas du tout le cas puisque le magasin est en fait situé au coin de la rue des Ecoles et de la rue de la Lionderie. Au gré des annuaires il est ainsi référencé au 82 rue des Ecoles ou au 0 rue de la Lionderie. (Sur ce sujet voir sur notre site un précédent article intitulé Hem-Service)

Publicité pour le magasin d’alimentation générale au début des années 1960 et dans les années 1980 (Documents Historihem et Nord-Eclair)

En janvier 1968, un groupe de 99 maisons, en accession à la propriété, construit par « la Maison Roubaisienne, est en voie d’achèvement face à l’église Saint-Joseph. Cette construction entraîne la création de 4 nouvelles rues : rue de Flandre, rue d’Artois, rue de Picardie et rue d’Alsace.

Le groupe de maisons construit rue des Ecoles et dans les 4 nouvelles rues situées derrière (Document Nord-Eclair)

Ce groupe s’ajoute au vaste lotissement des 3 Fermes, sorti de terre en 1 an, comprenant 264 logements neufs répartis dans les rues des Ecoles et des Trois Fermes ainsi que dans 3 nouvelles rues : Nadaud, Jules Watteeuw et Desrousseaux. La vue panoramique de janvier 1969 est à cet égard impressionnante car on n’y retrouve plus trace des 3 fermes de la rue ni de ses champs mais une ville semble sortie de terre.

Vue aérienne de la rue des Ecoles en janvier 1969 (Document IGN)

1968 est aussi l’année où apparaît, au n°43 de la rue, la bonneterie de Nicole Coquempot, boutique petite par la taille, mais où chacune trouve son bonheur pendant de nombreuses années, la boutique ne fermant ses portes qu’à la toute fin des années 1990. (Sur ce sujet voir sur notre site un précédent article intitulé Nicole Coquempot) Puis deux ans plus tard, dans le groupe de maisons créé en 1968 face à l’église Saint-Joseph, c’est un artisan peintre qui s’installe au n°4 à savoir Michel Decauchy. De nos jours, ces 2 maisons ont retrouvé leur usage d’habitation.

Publicité pour la boutique Coquempot et pour l’entreprise artisanale Decauchy (Documents Historihem)

Remerciements à l’Association Historihem

A suivre…