En 2004, tous les établissements privés de santé subissent des difficultés et ne sont pas au mieux de leur forme. La clinique du docteur Omez n’échappe pas à la règle. Depuis 4 ans, la situation financière de la clinique s’aggrave sérieusement et ne fait qu’empirer. L’établissement, dont le principal actionnaire est la clinique du Bois à Lille, saisit le conseil d’administration pour une Assemblée Générale extraordinaire, en ce mois de Novembre 2004.

Il s’agit de décider de son avenir : soit le dépôt de bilan ou, plus probable, le transfert des lits vers d’autres structures du groupe. « Le seul véritable avenir de la santé privée est de se regrouper, une façon de conforter nos atouts en proposant plus de services encore, et plus de lits. » annonce Roselyne Malterre, directrice générale de la polyclinique du Bois. Les 50 employés de la clinique attendent cette réunion de l’AG avec impatience, pour connaître leur avenir proche. Roselyne Malterre les rassure : « Il ne devrait pas y avoir de casse, le personnel aura des solutions de repli ». Non loin de là, la clinique Saint Jean pourrait d’ailleurs avoir un rôle à jouer dans l’après Omez. Les nouvelles surprennent forcément les roubaisiens. C’est un véritable choc dans la ville, tant l’établissement fait partie du décor médical. La clinique n’était pas vétuste, il y a eu des extensions, des agrandissements, des investissements importants, et on découvre qu’elle fait des déficits colossaux de près d’un million d’euros ! La presse locale annonce la fin prochaine de la clinique, son remplacement par une maison de retraite, un projet immobilier et puis on évoque un sursis de 3 ans avec une poursuite d’activité.

En Janvier 2005, la clinique fonctionne au ralenti : un étage est déjà fermé, peu de patients sont présents dans l’établissement. C’est une semaine décisive qui s’annonce car une réunion importante doit se tenir à la Clinique du Bois, pour savoir si on continue à investir de l’argent. Un mois plus tard, en Février 2005 les 50 salariés ne sont toujours pas informés par la clinique du Bois, et s’interrogent sur leur avenir.
En Avril 2005, le groupe Générale de Santé ( dont fait partie la clinique du Parc à Croix ) vient de faire une proposition et joue le rôle de favori pour la reprise de l’établissement. C’est désormais la guerre des cliniques car, coup de théâtre en ce mois d’Avril 2005, le groupe Septentrion ( qui regroupe les cliniques Ambroise Paré à Lille, la Victoire à Tourcoing et la Maison Fleurie à Fâches-Thumesnil) vient de racheter la clinique Saint Jean et pense à racheter également Omez. Leur objectif est de ramener les lits d’Omez à St Jean, et investir pour créer un St Jean 2.

Patrick Beeusaert, le directeur de la clinique de la Victoire à Tourcoing est heureux car il remporte la partie. La clinique Omez ferme ses portes ; tout le personnel, soit environ 40 personnes, est repris dans le groupe Septentrion. De très gros investissements sont alors programmés pour rajeunir et agrandir la clinique Saint Jean à Roubaix, puisque la capacité d’accueil passera de 115 à 162 lits.


Le bâtiment est rasé en 2014. Un projet immobilier est déposé en 2015 pour la construction de logements ( appartements et maisons ) avec une entrée au 16 boulevard de Cambrai mais également une entrée à Croix entre les impasses Mouton et Planquart qui débouchent sur la rue de Lille.



Le projet du promoteur KIC Immobilier à Villeneuve d’Ascq est rectifié en 2017 pour la construction de 44 logements collectifs et 7 individuels. La municipalité donne son feu vert, les travaux commencent en 2018 et se terminent en fin d’année suivante. Les deux bâtiments latéraux de l’entrée sont fort heureusement conservés.

Remerciements aux archives municipales

















































































