Ballet du Nord ( 1 )

L’Opéra du Nord est créé le 20 février 1979, composé du théâtre lyrique de Lille, du Ballet du Nord de Roubaix et de l’atelier Lyrique de Tourcoing. Pierre Mauroy maire de Lille, Pierre Prouvost maire de Roubaix, et Guy Chatiliez maire de Tourcoing, signent un accord qui permet le lancement de cette structure pour une renaissance de l’Art Lyrique sur les deux départements du Nord et du Pas de Calais. La direction de l’Opéra du Nord est assurée par Elie Delfosse. En 1980, la ville de Roubaix rachète le Colisée de Roubaix ( voir sur notre site, un article précédemment édité et intitulé : Le Colisée 3 ). Après de gigantesques travaux, le Ballet du Nord s’y installe, en 1983, sous la direction de Alfonso Catà, chorégraphe d’origine cubaine, dont le travail de style néoclassique, s’inscrit dans la lignée de George Balanchine. Le 28 Janvier 1983, c’est l’ inauguration du Colisée-Opéra, en présence de Pierre Mauroy, premier ministre de l’époque, Pierre Prouvost député-maire de Roubaix, Monique Bouchez présidente de l’Opéra du Nord, Noël Josèphe président du Conseil Régional et Alfonso Catà bien sûr chorégraphe du Ballet du Nord. À l’invitation de ce dernier, c’est Roland Petit et le Ballet de Marseille qui prêtent leur concours avec la pièce les « Hauts de Hurlevent » pour cette soirée d’inauguration. Le Ballet du Nord alors en répétition donne à son tour sa grande première au Colisée le 11 mars qui suit.

Inauguration ( document B. Vanalderwelt )
Ballet du Nord 1983 ( document bnr )

Lors de la première production, le programme de la soirée est exclusivement composé de pièces de George Balanchine. Alfonso Catà se fait seconder par Brigitte Thom, maîtresse de ballet à l’Opéra de Paris, qui a repris ces dernières années la plupart des créations du directeur artistique du « New-York City Ballet ». Cette même année 1983, le Ballet du Nord devient Centre Chorégraphique National, labellisé par ce nouveau dispositif du Ministère de la Culture dans le cadre de la décentralisation. Ce dispositif a pour but de favoriser l’essor de la danse classique et moderne sur le territoire, permettant de structurer et de soutenir la création, la diffusion et la sensibilisation. Roubaix est un des premiers centres labellisés. Le Ballet du Nord se détache ensuite de l’Opéra, en 1985 et devient porteur de ces nouvelles missions en premier lieu sur le Nord Pas-de-Calais: création de nouvelles productions, diffusion d’œuvres d’artistes locaux, formation des danseurs etc.

Alfonso Catà ( document Pascal Minam-Borier )
Alfonso Catà ( document Pascal Minam-Borier )

Alfonso Catà construit le répertoire de la compagnie sur quatorze ballets de Balanchine, dont il a été un proche collaborateur, ainsi que de nombreuses œuvres de chorégraphes internationaux réputés mais également certaines de sa propre conception. Alfonso entame parallèlement la sensibilisation avancée de ses danseurs au style néoclassique propre au travail de son mentor George Balanchine avec pour objectif d’assurer rapidement cette cohésion de style, développant pour l’ensemble de la troupe une fiabilité de haut niveau quelle que soit la position hiérarchique au sein de la troupe.

Répétitions de la troupe dans le studio encore en travaux ( document Nord Eclair 1983 )

.En 1984, Alfonso Catà propose au public une version du célèbre ballet classique Coppélia. La pièce avec une orientation jeune public, est donnée avec succès près d’une centaine de fois, partout dans le monde entier. Dans la région, la version est d’ailleurs présentée au Colisée avec la participation d’un groupe de jeunes danseurs issus de l’Ecole et en compagnie d’un orchestre situé dans la fosse devant la scène.

Alfonso Catà dans un souci d’implantation locale solide, dès le début de la création du Ballet du Nord, fait se produire la compagnie partout sur le territoire régional. Il ambitionne également bien sûr que la compagnie puisse rayonner en France mais également à l’étranger. (Biennale de la danse de Lyon – Festival de Kuopio – Eté de la Danse de Paris – Festival de Montpellier – Biennale de la danse du Val de Marne – Festival de Tunisie – Festival international de la danse de Paris au Théâtre des Champs Elysées, Festival de Brighton …)

Coppelia 1984 ( document bnr )

En 1987, il propose au public de la métropole Lilloise une soirée « américaine » qu’il présente en octobre de cette même année, au Colisée et à l’Opéra de Lille, en avant-première d’une tournée de la compagnie aux USA.

New York 1987 ( document bnr )

Alfonso Catà emmène sa troupe aux Etats Unis, à New York pour une série de représentations dont celles au « Brooklyn Center », devant 2500 spectateurs américains. La célèbre critique de danse new-yorkaise Anna Kisselgoff conclut son article « Le ballet du Nord offre une image convaincante de la vitalité et de la diversité de la danse française en région, loin de Paris ». D’autres représentations de la troupe suivent dans une tournée des universités américaines, se produisant au Texas, en Arkansas, dans le Vermont, l’Illinois et l’Ohio. C’est un immense succès, une tournée triomphale. C’est en quelque sorte, un retour aux sources, pour Alfonso, de nationalité américano-cubaine.

New York ( document Nord Eclair )

Parallèlement à ces missions de diffusion et de création, Alfonso Catà choisit de mettre en place une école de formation initiale à l’image de ce qui se pratique dans les grandes compagnies américaines. L’école de danse du ballet du Nord a été créée en 1985. Les danseurs de la compagnie en assurent les cours hebdomadaires. L’objectif de cette école est de pouvoir constituer un corps de ballet d’enfants propres à intégrer des prestations professionnelles dans des rôles leur correspondant, comme c’est le cas dans la production de Coppélia, mais également d’envisager la mise en place d’un lieu de formation pour de futurs danseurs professionnels rompus au style de la compagnie. Les jeunes danseurs profitent de l’exemple de leurs aînés, suivant leurs cours de danse dans les mêmes studios du Colisée à l’issue des répétitions. De nombreux danseurs professionnels seront issus de cette école. Forte de son succès aux Etats-Unis, la compagnie est appelée à se produire encore plus et à multiplier ses représentations à l’étranger, dans le monde entier. Du milieu des années 1980 au début 1990, il déplace sa troupe en Yougoslavie, Turquie, Jordanie, Finlande, Suisse, Côte d’Ivoire, Espagne, Italie, Angleterre, Belgique, Amérique du Sud, Chine, Canada, Thaïlande, Corée, Taïwan, Singapour, Russie sans oublier les Antilles et la Guyane, la Réunion, … Partout les spectacles sont fort bien accueillis. Les tournées sont longues et éprouvantes, bien souvent prolongées par des semaines de production à l’Opéra de Lille ou au Colisée, ce qui nécessite de rentrer à Roubaix après des déplacements de plusieurs semaines d’affilée.

Les représentations à l’étranger ( documents B. Vanalderwelt )

En 1989, pour fêter le bicentenaire de la Révolution Française, Alfonso Catà propose un spectacle inédit : « Marie Antoinette ». C’est la création d’une grande fresque historique sur la scène du Colisée. La chorégraphie d’Alfonso Catà met en scène l’histoire de cette femme qui est allée des sommets de la gloire à la déchéance la plus humiliante, et ce, en très peu de temps.

Marie Antoinette 1989 ( documents bnr et B. Vanalderwelt )

Auteur de nombreux autres succès qui font la renommée du Ballet du Nord tels que Coppélia (1984), Tango Féline (1989), La Mer (1986) sur la musique de Claude Debussy, sans oublier Les Mots d’amour (1988) sur les célèbres chansons de Piaf, Alfonso Catà décède en 1990. L’intérim est assuré pendant quelques mois, par Pascal Minam-Borier, Yanis Pikieris, Boudewijn Pleines.

À suivre . . .

Remerciements à Bernard Vanalderwelt, Robert Pereira, Pascal Minam-Borier et Henri Mayet ainsi qu’aux archives municipales.

Hem et le jumelage : Wiehl

Au fil des 40 ans écoulés, 2 autres jumelages ont été réalisés par la ville, l’un en 1993 avec la ville allemande de Wiehl et l’autre en 2000 avec la ville portugaise d’Aljustrell.

Les 3 jumelages de la ville d’Hem vus en bande dessinée (Document Au temps d’Hem)

En octobre 1992, un comité de jumelage est constitué sous la dénomination Hem ville d’Europe et de jeunes hémois effectuent un stage en Allemagne. Une petite délégation hémoise conduite par Denise Houdry, adjointe à la culture, se rend à Wiehl où elle est reçue par Mme Stitz, adjointe du Bourgmestre, et ses collègues du Conseil Municipal. L’officialisation du jumelage est dès lors envisagée pour l’année suivante.

Vue de la ville de Wiehl et prémices du jumelage avec Wiehl en octobre 1992 (Documents Hem 1000 ans d’histoire et Nord-Eclair)

Très vite, après les échanges scolaires, sportifs et culturels, des échanges économiques sont prévus. Mme Massart reçoit à Hem les officiels de la ville allemande et Mr Vercamer, chargé des affaires économiques effectue une présentation du projet : création d’un comité de jumelage économique, comparaisons, études et moyens de développement du tissu économique des 2 villes.

Echanges économiques à la réunion d’avril 1993 (Document Nord-Eclair)

C’est en septembre 1993 que le jumelage est officialisé Outre-Rhin. 280 personnes hémoises, réparties en 5 bus, font partie du voyage, emmenées par Denise Houdry, adjointe à la culture : écoliers, collégiens, musiciens, membres du conseil municipal. La charte est signée par Mme Massart et Mr Bergerhoff dans la grande salle du lycée dont l’orchestre donne ensuite une aubade. L’après-midi, l’arbre du jumelage ramené par les hémois est planté en terre de Wiehl, avant une succession de promenades, inaugurations et spectacles.

Douce idylle entre Wiehl et Hem (Document Nord-Eclair)

En septembre 1994, c’est Hem qui invite pour les festivités retour du jumelage. Une importante délégation de Wiehl assiste ainsi à diverses manifestations : fête champêtre, tournois sportifs (tennis, échecs et pétanque) et cérémonies officielles (signature de la charte). Les géants hémois Gustave et Augustine profitent de ce week-end d’exception pour célébrer leur union et Mr Ron Senior de Moosley offre 2 gravures identiques aux villes d’Hem et de Wiehl. Puis l’arbre du jumelage est planté dans les jardins de l’Hôtel de Ville.

Les jeunes géants mariés, signature de la charte et cadeaux offerts par Moosley, le public en nombre et attentif (Documents Nord-Eclair)
Pétanque, tournoi d’échecs et jeux, lâcher de pigeons et plantation de l’arbre (Documents Nord-Eclair)

En 1998 , l’association Hem, ville d’Europe, qui existe depuis 6 ans, peut se targuer d’une belle vitalité et 50 personnes assistent aux cours d’anglais et d’allemand qu’elle propose. Principalement centrée sur ses activités de jumelage avec Moosley et Wiehl, elle propose : week-end familial, échanges entre établissements scolaires, tournois sportifs, échanges entre anciens combattants, expositions culturelles…Cette même année se dessinent des fiançailles avec Aljustrel, ville portugaise avec laquelle existent déjà des échanges sportifs.

L’association Hem, ville d’Europe, et les fiançailles avec Aljustrel au Portugal (Documents Nord-Eclair)

A la fin de l’année, ce sont 180 allemands qui viennent passer le week-end dans des familles hémoises. Le comité de jumelage fait en sorte que les familles hémoises qui les reçoivent aient des choses en commun afin que tout se passe au mieux. Le samedi soir est prétexte à la fête tandis que le dimanche matin est réservé à la messe ou à la randonnée avant un apéritif festif.

Un week-end en famille en octobre 1998 à Hem (Document Nord-Eclair)

2004 sonne déjà les 10 ans du jumelage franco-allemand et après qu’une délégation hémoise se soit rendue à Wiehl pour les fêter en mai 2003 et voir rebaptiser la place de Wiehl en place de Hem, c’est au tour de Hem d’inviter une délégation allemande en y associant les 2 villes jumelles de Mossley et Aljustrel ; au programme: réunion de travail à la ferme Franchomme et grande soirée d’anniversaire à la salle Leplat.

Les 10 ans du jumelage en mai 2004 (Document Nord-Eclair)

Une statue est érigée, au Jardin des Perspectives, en 2014, pour célébrer les 20 ans du jumelage et l’amitié qui lient désormais les deux villes. C’est Maurice Hache, artiste hémois qui crée une œuvre en acier inoxydable racontant leur histoire commune et nommée Héléonord.

Heleonord en 2014 (Documents Voix du Nord)

5 ans plus tard, pour les 25 ans du jumelage, les amis allemands organisent une fête pleine d’animation avec le traditionnel gâteau. Et c’est en mai 2019 que les 25 ans sont fêtés à Hem avec une sculpture d’un artiste mexicain installée au Jardin des Perspectives au son des ensembles de cordes des 2 villes sœurs.

Fête des 25 ans à Wiehl avec le traditionnel gâteau et à Hem avec l’installation d’une sculpture au Jardin des Perspectives (Documents Ville de Hem et Voix du Nord)

De même en 2023, pour les trente ans du jumelage c’est d’abord une délégation hémoise qui se rend en Allemagne pour des retrouvailles amicales et des festivités entre les deux villes. L’anniversaire est également fêté à Hem en 2024, en présence d’une délégation de la ville d’Aljustrel, pour accompagner les 2 communes dans le renouvellement de leurs vœux d’amitié : signature traditionnelle des chartes de jumelage et repas festif ponctué d’animations se déroulent au Zephyr.

Festivités des 30 ans à Wiehl en 2023 et Hem en 2024 (Documents Ville de Hem)

Remerciements à l’association Historihem, à la Ville de Hem, à Jacquy Delaporte pour les livres Hem d’Hier et d’Aujourd’hui et Hem 1000 ans d’Histoire, enfin à Jacquy Demaporte, Christian Teel et Chantal Guillaume pour leur bande dessinée Au temps d’Hem.

Mai 1906

Le journal des sports mai 1906

Football. La Coupe Nationale qui constitue le championnat de France pour les équipes secondes a mis en présence à Suresnes le Racing Club de France et le Racing Club de Roubaix. À la fin du temps réglementaire, les deux équipes étaient à égalité 1-1. Pendant les prolongations, les roubaisiens marquent un second but et remportent le titre.

Hockey sur gazon. La finale du championnat de France est disputée le 6 mai sur le terrain du Racing Club de Roubaix. Elle oppose le Club Athlétique International (champion de Paris) à l’Iris Stade Lillois (champion du Nord). C’est la troisième finale pour les lillois qui ont perdu la première contre ce même adversaire par 3-1. L’année dernière, ils affrontaient le Stade Français et perdaient 2-1. Cette année ils ont disposé des roubaisiens en demi-finale et présentent une équipe homogène face aux internationaux parisiens.

Cyclisme. Vanderstuyft, Lepoutre, Bouhours au vélodrome. Le lillois Lepoutre est champion du Nord de demi fond et son palmarès est important. Il est imbattable sur les pistes lilloises et roubaisiennes où il s’entraîne régulièrement. Très en forme et doué d’un courage à toute épreuve, il compte bien remporter la confrontation avec les rois du demi-fond Vanderstuyft et Bouhours qui aura lieu le 13 mai. Arthur Vanderstuyft est le champion du monde des longues distances. Il a brillé dans les Six Jours de New York et dans l’épreuve du Bol d’or. Un sérieux candidat ! Bouhours quant à lui, a été quatre fois champion de France et sept fois recordman du monde de l’heure. À son palmarès le Paris Roubaix de 1900 et plus récemment la course des 24 heures au vélodrome d’hiver de Paris. Par un temps menaçant et un vent glacial, Lepoutre sort vainqueur de l’épreuve.

Course à pied. La première réunion interclubs U.S.F.S.A se déroule sur le terrain de l’Iris Stade lillois avenue de Dunkerque à Lille. Le Racing Club de Roubaix y est représenté par ses champions : Malfait, Dupuis, Catteau, Millez. Il y a aussi Vasseur et Noël du Stade Roubaisien, Ledieu du Racing Club d’Arras, et des athlètes du Racing Club de Bruxelles. Malgré le mauvais temps, les épreuves ont présenté un intérêt soutenu. Au 200 mètres, Petrowski de Bruxelles est premier devant Malfait et Gloves de Roubaix. Pour le lancement du disque, Vasseur du Stade Roubaisien remporte l’épreuve devant Catteau du RCR.

Le Racing Club de Roubaix a organisé mercredi 23 mai à huit heures et demie dans un des salons de l’hôtel Ferraille un « smoking concert » suivi d’un punch en l’honneur des champions de France. Le programme de la soirée est des mieux composés et promet quelques moments de douce hilarité qui reposeront les Racingmen d’une saison aussi chargée. (sic le Journal de Roubaix).

Course à pied. Les membres du Racing Club de Roubaix viennent de créer un Challenge International de Sports Athlétiques, sur l’initiative de la commission de course à pied. Ce challenge est constitué d’un superbe objet d’art en bronze Pro Patria avec socle de marbre d’une valeur de 1200 francs. Ce challenge est ouvert aux sociétés de l’U.S.F.S.A et comprend les épreuves traditionnelles d’athlétisme. Les équipes seront composées de deux concurrents par épreuve, et le club vainqueur aura la garde du challenge pour un an. Le challenge se disputera sur le terrain du Racing Club de Roubaix dans le courant du mois de juin.

Cyclisme. Lorgeou, récent vainqueur de Vanderstuyft à Anvers, sera présent au vélodrome roubaisien face à Lepoutre et Bouhours. Le programme comporte également des courses de vitesse et une course de motocyclettes qui feront de cette réunion un  « event » sans précédent.

Football. La finale du Challenge International du Nord opposait l’Antwerp football Club à l’Union Sportive Tourquennoise sur le terrain du Sporting Club Tourquennois. L’équipe belge l’emporte sur le score de 3-2 après prolongations.

Courses à pied. En compétition à Bruxelles, les athlètes du Racing Club de Roubaix ont brillé : Malfait remporte le 100 mètres, Dupuis le 1500 mètres, Malfait à nouveau le 400 mètres. Les épreuves de saut n’ont pas été favorables aux roubaisiens.

Cinéma Florimond – Roxy

Au début des années 1900, Florimond Verleyen tient un estaminet situé au 58-60 rue Bernard à Roubaix, à l’angle de la rue Magenta, dans le quartier des Longues Haies.

Plan du quartier
Document Nord Eclair

Son établissement est assez vaste, ce qui lui permet de le transformer en salle de danse. Il songe sérieusement à développer son commerce, et demande alors l’autorisation d’exploiter un cinématographe. Son estaminet-dancing prend l’enseigne « Cinéma Florimond » vers 1911. Autour de la grande salle, sur trois côtés, un large balcon sert de promenoir et permet aux clients de regarder les danseurs ou les séances de cinéma.

Document Nord Eclair

Au fond de la salle, se situe un orgue accompagnateur qui diffuse de la musique lors des projections de films muets.

Document Nord Eclair

Florimond Verleyen modifie les lieux et crée deux salles :la salle Numéro 1 pour la clientèle populaire de la rue des Longues Haies et la salle Numéro 2 fréquentée par les commerçants de la rue de Lannoy.

Document Les Cinémas de Roubaix

Après la guerre 1914-18, Charles Pacome, un Lillois, rachète l’établissement en 1919, et redémarre l’activité du cinéma en organisant des projections au profit des orphelins de guerre. Charles est un ancien champion en haltérophilie, il transforme une des salles en dancing et en salle de boxe. Pour faire face parfois, à des bagarres entre les durs du quartier, il est obligé de recruter un « gros bras » comme gardien de salle pour régler parfois les différents. Le célèbre boxeur roubaisien Mamadou et son « Boxing club colonial » viennent s’entraîner régulièrement et organisent des combats. En 1922, l’entreprise est cédée à Mr Duthoit, propriétaire du Liliana et en 1931 à la société Roxy qui effectue des travaux pour ravalement de façade. L’établissement change d’enseigne et devient le cinéma Roxy. En 1943, l’autorisation d’exploitation est de nouveau accordée et à la libération l’établissement peut reprendre son activité. La salle Numéro 1 est réservée au cinéma et peut accueillir jusqu’à 750 spectateurs, la salle Numéro 2 sert pour les bals, les jeux et la boxe. En 1957, le Boxing Club de Wattrelos y organise encore des matchs. Mais en 1960, la municipalité décide de la réorganisation du quartier des Longues Haies. Tout le quartier est rasé, et le dernier film projeté au Roxy est un western : « La Reine de la prairie ».

Document Nord Eclair et Les Cinémas de Roubaix

La démolition débute en Octobre 1962 par les Ets Maillet 95 rue du Hutin. La rénovation et reconstruction complète de cet ancien quartier des Longues Haies démarre et va durer quelques années.

Remerciements aux archives municipales, ainsi qu’à P.Waret et A.Chopin pour leur livre « Les Cinémas de Roubaix ».

L’histoire de la musique à Hem 6

Partie 5 Les groupes de la Cantoria

Le Hem Jazz Big Band

En novembre 2002, une nouvelle formation musicale émerge à la Cantoria : le Hem Jazz Big Band (HJBB), un ensemble de 18 musiciens qui cultive l’esprit du Glenn Miller des années 50, donne un premier concert à l’occasion du 10ème anniversaire de la Cantoria.

1er concert du HJBB en novembre 2002 (Document Nord-Eclair)

Dès l’année suivante le nouvel ensemble fait parler de lui en assurant, à Paris, l’ouverture officielle de la fête de la musique, en présence du député maire de Hem et de son adjoint à la culture mais aussi de la ministre de la culture.

Le HJBB applaudi à Paris en 2003 (Document Tout Hem)

2003 est également l’année où le Big Band fête son 1er anniversaire dans le cadre des samedis de la Cantoria à la salle des fêtes. Et pour clôturer cette année mouvementée, il participe avec l’EOH au Noël des déshérités au prestigieux Théâtre Sébastopol à Lille.

Le 1er anniversaire du HJBB en 2003 (Documents Nord-Eclair et Tout Hem)
Le HJBB au Théâtre Sébastopol en 2003 (Documents Historihem)

Après une tournée de l’EOH dans les Hautes-Alpes en 2000, c’est au tour de l’Accordéon-Club de Gap de venir à Hem, en 2006, et d’y donner des concerts avec le HJBB, mêlant ainsi jazz et accordéon pour faire swinguer la salle pour la plus grande joie du public rassemblé dans la salle Parsy puis dans la salle des fêtes.

Le HJBB à Gap et l’Accordéon Club de Gap et HJBB en concert à Hem en 2006 (Documents Historihem)

L’année suivante c’est à Paris que le HJBB se rend à nouveau, pour faire l’ouverture de la fête de la musique, en présence de la ministre de la culture, avant de partager un nouveau moment très jazzy, le lendemain, avec les Hémois avec les Big Band de Ronchin et Villeneuve d’Ascq, invités pour l’occasion.

HJBB à Paris et à Hem en 2007 (Document Historihem)

A noter cependant que le HJBB n’apparait plus dans les formations récapitulées dans le journal Tout’Hem en 2013. C’est peut-être la raison pour laquelle un nouveau big band voit le jour en 2025, toujours d’après le journal Tout’Hem. Créé en partenariat avec l’école de musique de Leers, composé d’une vingtaine de musiciens il est prévu pour fonctionner par sessions, en fonction des besoins des répétitions te concerts programmés.

Mise en place d’un big band en 2025 (Document Tout’Hem)

L’ensemble de cordes

C’est en 1998 qu’une première prestation publique est réalisée par les toutes nouvelles classes de violon et de violoncelle dans l’auditorium et 2 ans plus tard, l’ensemble de cordes fait ses premiers pas. La moyenne d’âge des musiciens qui le composent est de 11 ou 12 ans et, sous la baguette de Guillaume Dumoulin, professeur de violon alto, les élèves de son cours répètent avec ceux du cours de violon de Valérie Brusselle et du cours de violoncelle avec Thierry Meurin, dès l’an 2000, afin d’offrir des concerts gratuits aux hémois.

Une premières pour les violons et violoncelles en 1998 et un tout jeune ensemble de cordes en 2000 (Document Historihem)

Pendant la première décennie du 21ème siècle l’ensemble de cordes fait ses classes avec Estelle Devoldre. Comme l’orchestre junior il est ouvert aux jeunes musiciens de 1er et 2ème cycle et permet aux jeunes violons et violoncelles de s’exprimer hors de leur cours, jouer avec d’autres musiciens, respecter rythme et justesse. 10 ans après sa création, il compte 14 élèves de l’école âgés de 14 à 19 ans et un adulte musicien amateur.

Classe d’orchestre de cordes en 2003 et 2007 (Documents Historihem)

En 2005, les pupitres sont plantés dans le hall du pavillon de pédiatrie, à l’hôpital Victor Provo, pour que l’ensemble y produise un programme très éclectique, alternant œuvres classiques et chants de Noël. Cette prestation entre dans le cadre d’un projet trimestriel et constitue une première pour ces apprentis musiciens et Patrick Salmon souhaite renouveler l’expérience, afin que les jeunes musiciens se confrontent à des publics très divers.

Une sorte de fête de la musique en 2005 (Document Historihem)

L’orchestre de chambre

C’est en 2009 qu’un nouvel ensemble musical fait son apparition à l’école de musique : un orchestre de chambre. Dirigé par le directeur de l’école de musique, il compte 9 musiciens, pour la majorité professeurs à l’école et d’autres faisant partie de leurs réseaux. Le but de Patrick Salmon : donner l’opportunité à tous de pouvoir découvrir la musique classique et, plus précisément, celle de chambre et les cordes. Une prestation par an est prévue pour cet OCH.

Un nouvel ensemble musical créé en 2008, en prestation à Aljustrel en 2008 et à l’église Saint-Corneille en 2009 (Documents Historihem)

L’association Hem Loisirs en profite pour convier l’OCH, pour sa rentrée, à la salle Maurice Schumann. Pour l’occasion c’est Benoît Meurin, jeune professeur de tuba qui tient la baguette et dirige l’ensemble, au long d’un voyage dans le temps débutant avec une œuvre du 17ème siècle.

L’orchestre de chambre enchante le public (Document Historihem)

A noter cependant que l’OCH n’apparait plus dans les formations récapitulées dans le journal Tout’Hem en 2013.

Remerciements à l’association Historihem

à suivre…

Avant l’été, passez commande

Charbon été pub NE

L’été approche, bientôt les vacances. Mais il est important de commander son charbon avant de partir.

commande charbon pub NE

Livré à dos d’homme, le précieux combustible arrive dans les caves où il est déversé prestement. Pour ceux qui disposent d’un soupirail, c’est d’autant plus pratique pour les charbonniers. La presse de l’époque rappelle régulièrement ces rendez vous avec les gueules noires, car il fut un temps où le charbon était essentiel. On se chauffait au charbon, on cuisinait au charbon, aussi valait-il mieux prévoir des réserves avant les premiers froids de l’automne.

livraison avant l’été pub NE

Au moment de la livraison, il fallait prendre quelques précautions car l’arrivée des gaillettes s’accompagnait souvent de celle de la poussière. Pour éviter d’avoir à refaire le nettoyage de printemps, il fallait se protéger de la livraison de l’été. Bien fermer portes et fenêtres si l’on passait par le soupirail. On passerait la wassingue après le départ des charbonniers, ainsi toute trace de poussière disparaissait.

Clinique du docteur Omez ( 2 )

En 2004, tous les établissements privés de santé subissent des difficultés et ne sont pas au mieux de leur forme. La clinique du docteur Omez n’échappe pas à la règle. Depuis 4 ans, la situation financière de la clinique s’aggrave sérieusement et ne fait qu’empirer. L’établissement, dont le principal actionnaire est la clinique du Bois à Lille, saisit le conseil d’administration pour une Assemblée Générale extraordinaire, en ce mois de Novembre 2004.

document Nord Eclair 2004

Il s’agit de décider de son avenir : soit le dépôt de bilan ou, plus probable, le transfert des lits vers d’autres structures du groupe. « Le seul véritable avenir de la santé privée est de se regrouper, une façon de conforter nos atouts en proposant plus de services encore, et plus de lits. » annonce Roselyne Malterre, directrice générale de la polyclinique du Bois. Les 50 employés de la clinique attendent cette réunion de l’AG avec impatience, pour connaître leur avenir proche. Roselyne Malterre les rassure : « Il ne devrait pas y avoir de casse, le personnel aura des solutions de repli ». Non loin de là, la clinique Saint Jean pourrait d’ailleurs avoir un rôle à jouer dans l’après Omez. Les nouvelles surprennent forcément les roubaisiens. C’est un véritable choc dans la ville, tant l’établissement fait partie du décor médical. La clinique n’était pas vétuste, il y a eu des extensions, des agrandissements, des investissements importants, et on découvre qu’elle fait des déficits colossaux de près d’un million d’euros ! La presse locale annonce la fin prochaine de la clinique, son remplacement par une maison de retraite, un projet immobilier et puis on évoque un sursis de 3 ans avec une poursuite d’activité.

document Nord Eclair 2004

En Janvier 2005, la clinique fonctionne au ralenti : un étage est déjà fermé, peu de patients sont présents dans l’établissement. C’est une semaine décisive qui s’annonce car une réunion importante doit se tenir à la Clinique du Bois, pour savoir si on continue à investir de l’argent. Un mois plus tard, en Février 2005 les 50 salariés ne sont toujours pas informés par la clinique du Bois, et s’interrogent sur leur avenir.

En Avril 2005, le groupe Générale de Santé ( dont fait partie la clinique du Parc à Croix ) vient de faire une proposition et joue le rôle de favori pour la reprise de l’établissement. C’est désormais la guerre des cliniques car, coup de théâtre en ce mois d’Avril 2005, le groupe Septentrion ( qui regroupe les cliniques Ambroise Paré à Lille, la Victoire à Tourcoing et la Maison Fleurie à Fâches-Thumesnil) vient de racheter la clinique Saint Jean et pense à racheter également Omez. Leur objectif est de ramener les lits d’Omez à St Jean, et investir pour créer un St Jean 2.

documents Nord Eclair 2005

Patrick Beeusaert, le directeur de la clinique de la Victoire à Tourcoing est heureux car il remporte la partie. La clinique Omez ferme ses portes ; tout le personnel, soit environ 40 personnes, est repris dans le groupe Septentrion. De très gros investissements sont alors programmés pour rajeunir et agrandir la clinique Saint Jean à Roubaix, puisque la capacité d’accueil passera de 115 à 162 lits.

Patrick Beeusaert ( document Nord Eclair 2005 )
Photo de la clinique fermée en 2008 ( document collection privée )

Le bâtiment est rasé en 2014. Un projet immobilier est déposé en 2015 pour la construction de logements ( appartements et maisons ) avec une entrée au 16 boulevard de Cambrai mais également une entrée à Croix entre les impasses Mouton et Planquart qui débouchent sur la rue de Lille.

Document Photo IGN
document archives municipales
document archives municipales

Le projet du promoteur KIC Immobilier à Villeneuve d’Ascq est rectifié en 2017 pour la construction de 44 logements collectifs et 7 individuels. La municipalité donne son feu vert, les travaux commencent en 2018 et se terminent en fin d’année suivante. Les deux bâtiments latéraux de l’entrée sont fort heureusement conservés.

L’immeuble en 2021 ( document collection privée )

Remerciements aux archives municipales

Hem et le jumelage : Mossley

C’est en 1972 que la ville de Hem décide d’un 1er jumelage avec la cité anglaise de Mossley, une petite ville de 10.000 habitants du Lancashire, située à quelques dizaines de kilomètres au sud-est de Manchester. Pour ce faire, Mr Dupont Lhotelain, agent consulaire de France à Manchester et directeur d’une entreprise française textile à Mossley rend visite, dès janvier 1972 à la municipalité anglaise afin de lui proposer l’idée.

S’ensuivent des échanges par courrier entre le secrétaire de mairie de Mossley, Mr Thomas, et le secrétaire général de la mairie d’Hem, Mr Lepers. Puis, le 1er contact physique avec les personnalités britanniques a lieu, en mars 1972, avec la réception à Hem du maire Mr Alderman Herbert Bentley, de son adjoint, de 2 conseillers et du secrétaire de mairie de Mossley.

Les secrétaires de mairie et la signature du protocole entre les 2 maires (Documents Historihem)

Un protocole est signé entre les maires d’Hem et de Mossley, lesquels s’engagent solennellement à tout mettre en œuvre pour maintenir de façon durable les liens établis. C’est ainsi que les représentants de la municipalité hémoise, à la tête desquelles le maire Jean Leplat sont reçus par leurs homologues de la ville britannique dès le mois de Juin.

La délégation municipale hémoise (Documents Hem d’hier et d’aujourd’hui)

Un comité de jumelage est alors constitué avec, à sa tête, Mr Ron Senior, conseiller. A travers ce comité, des contacts peuvent être pris avec des personnes ou associations de Mossley et du voisinage exerçant des activités similaires en vue d’échanges réciproques. Une réception officielle réunit le personnalités à Mossley en février 1974 et toute une délégation d’enfants français y est également reçue par des élèves anglais en août 1974.

La réception officielle des personnalités en février et la délégation d’enfants français avec leurs homologues anglais en août 1974 (Document Hem1000 ans d’histoire)

Très vite la presse locale annonce une réussite complète concernant le jumelage sportif Hem et Mossley. Ainsi, en septembre 1974, football et ping-pong réunissent sportifs hémois et britanniques avant une chaleureuse soirée d’adieu et une photo souvenir réunissant les sportifs et les personnalités de la ville.

Jumelage sportif et fraternité en septembre 1974 (Documents Nord-Eclair)

Dix ans plus tard le bilan est pourtant mitigé et, des nombreuses relations projetées initialement, ne subsistent, au début des années 1980, que des échanges au niveau des clubs de football et des sociétés patriotiques d’anciens combattants. Chaque année une délégation britannique vient ainsi commémorer la victoire des alliés en novembre avec la FAC (Fraternelle des Anciens Combattants) de Hem.

Ainsi une amitié s’est créée et c’est toujours avec plaisir que Jack Powel, président des anciens combattants de Moosley, et Mr et Mme Ron Senior, viennent passer quelques jours à Hem, comme en novembre 1983 où ils assistent au banquet du 11 novembre. Par ailleurs une délégation de la police municipale de Hem est reçue en 1984 par ses homologues de Mossley.

Ron Senior reçu par Mme Massart à Hem en novembre 1983 et une délégation de la police municipale hémoise à Mossley (Document Tout Hem 1984)

L’année1986 est l’occasion d’un tournoi de football entre l’Olympic hémois et trente deux bobbies anglais qui alternent visite d’une distillerie et d’un commissariat , visite de Bruges et rencontres de foot. Les 2 présidents de clubs sont également reçus en mairie par Mme Massart, maire de la ville, avec échange de cadeaux. Sont également au programme restaurant et soirée dansante.

Week-end à Hem pour les bobbies (Documents Historihem)

C’est à Mossley et Tameside (ville dans laquelle a été regroupée Moosley) que se déroulent les rencontres de 1988 et 1990. En 88, c’est Jack Petit, maire de Mossley, et son épouse qui reçoivent Mme Massart et son époux. Puis Mr Detré, conseiller municipal chargé du jumelage, et son épouse sont reçus, en 90, par Mr Denyer, maire de Tameside et son épouse.

Réception à Mossley en 1988 et Tameside en 1990 (Documents Historihem)

Durant la décennie suivante les échanges continuent : sportifs comme en 1991 entre le club de foot anglais TPFC et l’Olympic hémois, entre personnalités municipales comme en 1992 avec la venue du maire de Tameside à Hem avec le président de la majorité politique du conseil municipal, mais aussi scolaire comme en 1998 avec les échanges linguistiques d’élèves d’une école de Mossley et du collège Elsa Triolet.

TPFC et Olympic hémois devant la mairie en 91, les officiels anglais en 92 et la réception en mairie des élèves anglais et français en 98 (Documents Historihem)

En 2000, et pour la 28 ème année consécutive une délégation anglaise d’anciens combattants du régiment du Duc de Wellington, se joint à la FAC pour fêter les médaillés hémois de la FAC et assister au traditionnel banquet. Puis a lieu le traditionnel défilé du 11 novembre vers le monument aux morts puis la stèle du Général de Gaulle, en compagnie de la fanfare La Gauloise, et avec la participation des véhicules du Rétro-Club hémois, avant la messe à Saint Corneille suivie du dépôt de gerbes sur les tombes françaises et anglaises des combattants morts à la guerre.

La FAC et les anciens combattants anglais au défilé du 11 novembre 2000 (Documents Historihem)

2012 est une année très spéciale puisqu’elle représente les 40 ans du jumelage des 2 villes. 18 britanniques, âgés de 30 à 70 ans, viennent à Hem en Novembre pour célébrer cet anniversaire et commémorer le 11 novembre avec les membres de la FAC. Au programme : accueil à l’espace culturel, visite dégustation dans une ferme brasserie, recueillement devant la stèle Charles de Gaulle, vernissage de l’exposition des 90 ans de la FAC, auberge espagnole, visite de la ville puis de la Manufacture des Flandres et du vélodrome de Roubaix.

Les 40 ans du jumelage (Document Voix du Nord)

Le dimanche le programme est tout aussi chargé avec : messe à Saint Corneille, fleurissement des tombes anglaises au cimetière, plantation de l’arbre des 40 ans dans le jardin des perspectives, banquet à la salle des fêtes avec dégustation de spécialités de la région et soirée en famille pour clôturer la journée avant le retour du lendemain.

Plantation de l’arbre des 40 ans au Jardin des Perpectives en 2012 (Document Historihem)

Remerciements à l’association Historihem, à la Ville de Hem, à Jacquy Delaporte pour les livres Hem d’Hier et d’Aujourd’hui et Hem 1000 ans d’Histoire

Le décès de Victor Bailleul

Triste nouvelle en ce mois de novembre 1958, le décès de Victor Bailleul, le dévoué professeur manager du Boxing Club de Roubaix Wattrelos, après une longue maladie.

Victor Bailleul photo NE

Victor Bailleul né en 1906 à Herseaux débute très jeune la boxe, dès l’âge de 15 ans. Après quelques intéressants succès, il doit interrompre sa carrière. Mais cet ancien de l’école de Joinville, professeur-manager diplômé, se consacre alors à la formation des jeunes. Il participe à la création du Boxing Club de Wattrelos au début des années trente. Parmi ses élèves, on trouve Pujo, Mamadou, Marcel Jooris, Batiss, Cyrille et Pierre Duponchel, Noël Charles. Ses deux fils Roland et Arthur seront également de la partie, le second devenant même président du Boxing Club Roubaix-Wattrelos, après la migration vers Roubaix..

Victor Bailleul était un homme engagé. Au cours de l’occupation, il fut déporté politique pendant près d’une année à la citadelle de Huy en Belgique. Après la guerre, il fut élu au Conseil municipal de Wattrelos, dans l’équipe de François Mériaux, mais ce fut surtout la boxe qui occupa tout le temps que lui laissait libre le travail qu’il effectuait à la Grande Brasserie Moderne.

La ligne 10 ou DI (suite)

Venant du centre ville par la rue du Moulin, la voie prend à gauche un virage à 90 degrés pour suivre la rue Claude Lorrain, partagée pour moitié entre les entreprises textiles et les habitations. Un arrêt facultatif est placé à mi-chemin de la rue au carrefour avec la rue Corot, qui a disparu depuis. Au bas de la rue, le parvis St Jean Baptiste. La ligne prend à droite la rue Nicolas Poussin le long de l’église. A cet endroit figurait un arrêt obligatoire et une voie de garage.

La rue un jour de procession

Passée l’église, la ligne emprunte le boulevard du Cateau pratiquement dans le prolongement de l’édifice religieux. Néanmoins, il faut que la voie parcoure une courbe en S pour gagner le milieu de la chaussée du boulevard.

L’arrêt place du Travail est facultatif. La voie va alors croiser la ligne G venue du boulevard Lacordaire et qui se prolonge boulevard de Lyon. Deux photos illustrent cet endroit, la première, in « Au fil des trams », prise dans le boulevard de Lyon, la suivante sur la place, devant la ferme Cruque, remplacée aujourd’hui par une école (collection D. Labbe).

Le tracé des lignes va se compliquer encore avec la ligne de Hem qui, croise elle aussi la ligne DI comme le montre le plan suivant daté de 1899, surchargé des tracés respectifs des trois lignes évoquées. Les habitants du quartier avaient le choix pour se rendre dans le centre !

Après avoir contourné la place, la ligne emprunte enfin le boulevard de Fourmies où est placé un premier arrêt obligatoire, assorti d’un garage. La photo suivante nous montre une motrice qui longe l’usine Dazin-Motte en suivant l’axe de la chaussée.

L’arrêt facultatif suivant se situe au coin de la rue Carpeaux, à l’endroit où est prise la vue qui nous présente un autre tram à hauteur de l’usine précédemment citée. Le bout du boulevard a toujours été moins animé que la partie suivante !

La voie traverse ensuite la place de l’Avenir en la contournant par le côté sud. A cet endroit a été placé un garage facultatif. Encore quelques mètres et la ligne côtoie la série des immeubles HBM datant des années 30.

Enfin, elle atteint son terminus, près de l’intersection avec l’avenue Motte, anciennement avenue des Villas. La photo nous montre deux voitures de la série 600. Celle du fond, sur la voie en impasse a déjà reçu la nouvelle livrée crème. La plus récente a encore les teintes précédemment choisies, crème et vert soutenu.

Document Au fil des trams

La ligne prend d’abord l’indice I en 1905. Elle est après la première guerre fusionnée avec la ligne D pour prendre l’indice DI. C’est une idée de la compagnie qui désire dans les années 20 reporter les manœuvres aux deux extrémités de la ligne au lieu de les effectuer sur la grand Place. Juste avant la seconde guerre, elle reviendra pour un temps à l’indice D, comme le montre la photo. Elle disparaît en 1953, remplacée par des autobus.