La rue de la Gare a été percée en 1882 pour relier la Grand Place à la future gare de Roubaix. Dès 1885, des constructions s’élèvent et très rapidement l’avenue, large de 25 mètres, est bordée de magnifiques immeubles occupés par des sièges d’entreprises textiles et par des banques.

Le numéro 80 de cette avenue est un immeuble cossu. Une porte cochère permet l’entrée de l’établissement occupé par la Banque Nationale de Crédit, au milieu des années 1880. Cet établissement bancaire propose toutes les opérations de bourse, de banque, de locations de coffre forts etc.


La Banque Nationale de Crédit ferme ses portes au début des années 1930, Le bâtiment est repris ensuite par le cabinet d’assurances d’André Piat. Il propose tous types d’assurances et, plus tard, se spécialise dans les contrats de l’assurance automobile, dans les années 1950.


Dans les années 1970 c’est le cabinet d’assurances Ricour qui est installé dans l’immeuble, jusqu’au milieu des années 1980.

L’E.R.J : Espace Ressources Jeunes est créé en 1988 et s’installe dans les locaux. L’ERJ permet à des jeunes ayant un projet de le développer. Si le projet est bien construit, il sera accepté et permettra aux jeunes d’avoir une insertion sociale, une prise de conscience, une autonomie et en définitive de leur donner confiance en eux et en l’avenir. Le C.L.A.P : le Comité Local d’Aide aux Projets, quant à lui, permet à des jeunes porteurs de projets de présenter leur action et d’obtenir des aides financières.


En 2005, Juliette Bughin ouvre son atelier créatif : la « Maison Marotte » et s’installe dans les locaux, car il se trouve alors en plein quartier des modes. C’est une enseigne qui permet d’apprendre à créer soi-même des objets, vêtements ou bijoux. Pourquoi Maison Marotte ? Maison, pour le côté désuet et Marotte pour le hobby avec un grain de folie en plus. L’idée créative bien que séduisante ne donne pas les résultats escomptés et Maison Marotte cède la place à un salon de coiffure.

En 2010, David Pollet, ancien commercial et autodidacte, cherche une entreprise à reprendre. Ce sera le salon de coiffure à enseigne « Le Monde Addict », au 80 de l’avenue Jean Lebas. Dans cet immeuble de cachet, c’est un salon atypique où les portes et le comptoir sont en bois massif, de l’époque de la Banque Nationale de Crédit, et même l’ancien coffre fort s’y trouve encore !
David y installe son propre salon avec du mobilier design créé par son frère, recrute une équipe fidélisée et crée une ambiance sympathique. Le démarrage est satisfaisant et très rapidement, David ouvre plusieurs autres salons de coiffure sur la métropole. Le Monde Addict est toujours présent dans les mêmes locaux après 16 années d’expérience.


Remerciements à Julien ainsi qu’aux archives municipales.