L’une des premières sinon la première entreprise de fabrication d’appareils de sports, la société Vroman sports. Un choix de publicités diverses.
Voir notre article sur l’histoire de la maison Vroman !
Interroger le passé pour comprendre le présent et préparer l'avenir
L’une des premières sinon la première entreprise de fabrication d’appareils de sports, la société Vroman sports. Un choix de publicités diverses.
Voir notre article sur l’histoire de la maison Vroman !
01 Le Nord Touriste se réunit pour définir le tracé de la première route cyclable de Roubaix à Lille. Voici donc l’itinéraire : boulevard de Paris, à la Montagne prendre l’avenue droite et suivre l’ « avenue des cyclistes » qui commence à droite du kiosque du jardin de Barbieux pour aboutir près de l’ancien club hippique à la grande artère du beau jardin qui conduit sur la route de Lille au pont de Croix, soit directement ou par le chemin du nouveau club hippique, suivre la route de Lille jusqu’au pont du Broeucq tourner alors à droite et suivre le chemin vicinal venant de Wasquehal à Hem (Planche Epinoy) jusqu’au Recueil, estaminet du signal d’arrêt. Tourner à droite et suivre le trottoir de l’Hempempont à Flers et Fives. Pas de grand boulevard à l’époque, ni de tramway. On rejoint donc ce qu’on appelle de nos jours la vieille route de Lille.
01 Le Stade Roubaisien se réunit au café Belle Vue Grand Place à 20 h 30 pour évoquer son calendrier de rencontres.

02 Malgré la dissolution de la société du Vélodrome Roubaisien, la grande épreuve Paris Roubaix aura bien lieu et l’arrivée se déroulera sur la piste du vélodrome. Les liquidateurs de la société ont accepté de la prêter au journal Le Vélo dont le directeur M. Paul Rousseau sera prochainement à Roubaix pour régler définitivement la question.
05 Le Moto Club Roubaisien récemment créé prépare une course de motocycles sur le parcours Roubaix Béthune. Les chauffeurs intéressés sont priés de se faire inscrire au siège du club, Café Léon Boulevard de Paris Roubaix.
05 La réunion générale des membres du Club l’Avenir Athlétique Roubaisien se fera à son local, 94 rue de France. Une démonstration du système d’entraînement Sandow par petites haltères y sera présentée.

05 L’administration des Bains Roubaisiens (rue Pierre Motte) va inaugurer la saison par une fête nautique. Au programme une partie sportive de natation et une partie récréative, de sorte que tout le monde y trouve son compte !
06 Football. L’Institut Technique a battu l’équipe III du RCR par 3-1. Le Stade Lillois a battu le Stade Roubaisien par 5-3.
14 Le Contre de Quarte de Roubaix est invité à la fête organisée à Tournai par le Cercle d’escrime des artilleurs de la garde-civique. Les tireurs suivants ont été désignés, pour l’escrime MM Leriche fils, Faure, Dumas et Vanclef. Pour la boxe, MM Lorthiois, professeur et Huvenne, amateur.
19 Les courses de taureaux avec mise à mort sont déclarés interdits sur la voie publique ou dans des locaux ouverts au public, comme tous les combats, jeux ou spectacles dans lesquels des animaux sont destinés à être tués ou blessés. Paris 17 mars, sur proposition de loi de MM Bompard, Bertrand et Charles Bos. Amendes et emprisonnements sont prévus pour les participants ou entrepreneurs de tels jeux ou spectacles. Amendes à ceux qui les annoncent.
23 L’Association Sportive Roubaisienne organise un cross country de huit kilomètres réservé à ses membres. La course terminée, on se retrouve au local, 32 rue Jeanne d’Arc à Roubaix.
24 Les heures de départ du prochain Paris Roubaix sont fixées : pour les cyclistes 8 h 30 précises à Châtou, de façon à ce que le gros des arrivées se produise durant l’après midi. Pour les chauffeurs, ils ne partiront qu’à 10 h 30, compte tenu des vitesses obtenues dans les récentes courses de motocycles.
Quelques patrons roubaisiens du syndicat mixte de l’Industrie roubaisienne, soucieux d’améliorer le sort de la classe ouvrière, créent en 1892 une coopérative : « L’Union », afin de concurrencer l’autre coopérative socialiste « La Paix ».
Ces généreux fondateurs désintéressés et dévoués à la classe ouvrière, ne cherchent que le »mieux vivre », en fournissant des produits de bonne qualité, à un prix le plus avantageux possible. Ils souhaitent même améliorer le sort matériel et moral de leurs membres.
La boulangerie économique L’Union est crée le 1er décembre 1892 et permet d’importantes économies pour les familles, sur le prix du pain.

Le premier siège social de l’Union se trouve au 90 rue des Longues Haies, à deux pas de l’estaminet de la Planche Trouée et de la rue de Lannoy.
La boulangerie économique de l’Union dispose d’un magasin de vente de pain, de charbon et d’une bibliothèque populaire.
Les débuts de la boulangerie sont certes difficiles, mais prometteurs. Quelques mois après, elle compte 1600 adhérents, et une vente de 2000 pains par jour. Pour intensifier le développement, l’Union décide d’ouvrir plusieurs points de vente dans différents quartiers de Roubaix : rues de Flandre, de Mouvaux, Jacquart, Brezin, de Lannoy et de l’Ermitage.

Le développement devient de plus en plus important. En 1893, la production est de 832 tonnes, et passe, en 1902, à 6104 tonnes. Le local principal de la rue des Longues Haies devient rapidement trop petit. L’Union déménage alors dans un vaste local inoccupé, au 59 Grande Rue. L’inauguration a lieu en 1904 ; 30.000 personnes se pressent pour visiter ces nouveaux locaux, très modernes.

La quantité de pain vendu atteint 22 tonnes par jour, dont 5 tonnes vendues par les magasins, et 17 tonnes vendues à domicile par les livreurs.
15 voitures à bras, et 13 voitures hippomobiles sillonnent les rues de la ville, pour la livraison du pain frais. Des sachets de 500 g de farine sont également proposés à la clientèle.

Le directeur Édouard Duquenne est à la tête d’une entreprise comptant une centaine de personnes ( production, livreurs et encadrement ). Des douches sont mises à disposition pour le personnel, car l’administration de l’Union est, bien sûr, préoccupée d’assurer les meilleures conditions d’hygiène pour les ouvriers.

L’Union se doit de participer à l’Exposition Universelle de Roubaix en 1911, vu son importance industrielle et sociale. Le Pavillon construit près du lac, est un remarquable moulin de style hollandais.

Au fil des années, la boulangerie l’Union adjoint à sa fabrication de pain, celle d’articles de biscuiterie ( secs et fourrés ) et de produits de suralimentation ( macarons, galettes flamandes, gaufres, biscotines ). Ces produits de suralimentation sont très riches en éléments nutritifs et digestifs. Ils constituent une nourriture réconfortante et substantielle pour toute la population.


Le charbon a également une place importante dans le budget des ménages roubaisiens. L’administration de l’Union décide donc de fournir ce combustible à des prix intéressants et avantageux. Elle passe des accords avec des sociétés minières, et peut désormais livrer le charbon à domicile, depuis l’entrepôt situé au 457 bis Grande rue, avec embranchement sur la ligne de chemin de fer du Nord

L’Union fait bénéficier ses adhérents de nombreux autres avantages sociaux. Elle crée, pour le personnel, une »Société de Secours Mutuels ». C’est la Sécurité Sociale avant l’heure !
Elle met également en place une caisse de retraite : »Les Prévoyants de l’Industrie et du Commerce Roubaisiens ».
Elle propose aussi, aux familles, des logements sociaux à bon marché, des petites maisons confortables qui permettent de réunir toutes les conditions d’agrément, d’hygiène et de moralité. L’Union abrite également sous son toit, le journal »Nord Mutualiste » ainsi que le »Dispensaire Mutualiste » et une »Bibliothèque Populaire d’ Économie Sociale ».




.
à suivre . . .
.
En 1898, Victor Waeterloos répare quelques instruments de musique et en particulier des accordéons diatoniques, pour subvenir à ses besoins. Son fils, François Waeterloos, né en 1893 à Lille, aide son père dès l’âge de 12 ans en commençant à réparer également les accordéons.
En 1927, François vient s’installer à Roubaix, au 173 bis rue de Lannoy. C’est une petite échoppe, bien située, qui lui permet de se faire connaître très rapidement. Le succès est immédiat et il se trouve très rapidement à l’étroit dans sa petite boutique.
L’occasion se présente deux années plus tard, en 1929, puisqu’il déménage juste en face au 186 rue de Lannoy où se situait auparavant l’atelier d’un tailleur : F. Ponteville.

Le local est beaucoup plus vaste. François installe son atelier au fond de la maison. et peut y loger à l’étage avec son épouse Hélène, et leur fils Francis.
François est un homme passionné. Il signe un accord d’exclusivité pour vendre les accordéons Scandalli ( marque prestigieuse italienne ) après avoir bénéficié d’une formation chez le fabricant, car seule l’industrie italienne possède la technologie nécessaire.

L’accordéon est un instrument de musique complexe, composé de 5000 pièces différentes. Sa réparation nécessite donc du matériel important, des machines outils de précision.
L’accordéon n’a plus de secrets pour François qui les répare très facilement. Il décide alors de fabriquer lui-même ses propres pianos à bretelles ! Il crée la marque Stella. Il s’agit d’un accordéon chromatique, ce qui permet à l’instrument de proposer une gamme de sons plus étendue et améliore de façon très sensible, la plage musicale. Son épouse Hélène s’occupe de la gestion du magasin.

Leur fils, Francis ( 3° génération ) apporte une aide précieuse à l’atelier pour la fabrication, et au commerce pour la vente. Il devient passionné, tout comme son père et son grand père. Il décide de développer l’activité en proposant à la clientèle des partitions, des cahiers de musique, des méthodes de solfèges.


Le conservatoire de musique de la rue de Soubise lui passe des commandes très importantes et régulières de matériel et de partitions. Francis prend conscience de l’importance des contacts avec la clientèle ; il entreprend alors une démarche commerciale auprès des professeurs de musique, des fanfares, des harmonies, des écoles de musique, et des accordéonistes célèbres comme Charles Verstraete ou Jean Prez.

En plus de la gamme « Stella », fortement appréciée par les musiciens professionnels et virtuoses, Francis crée une nouvelle marque qu’il appelle« Pierfi » en l’honneur de la naissance de son fils, Pierre. C’est un accordéon, plus léger, plus compact, et donc mieux adapté pour les jeunes amateurs.

Francis profite de ce lancement pour présenter sa gamme complète, à la foire commerciale de Lille, en 1956.

Francis part dans les Vosges pour se former au métier de luthier, car il souhaite développer la vente et la réparation de tous les instruments de musique. Pendant cette période, son père François gère le magasin, aidé par sa belle fille Marguerite Tanghe, qui s’occupe également de l’éducation de leurs deux fils, Pierre et François. Une fois son diplôme obtenu, Francis propose alors à sa clientèle des instruments à corde, des instruments à vent, en bref une gamme complète, sauf peut-être, les pianos.


Dans les années 1960-1970, la guitare électrique se développe de façon importante. De nombreux groupes viennent s’approvisionner chez Waeterloos, en particulier les frères Cogoni : « les Sunlights ».
Les orgues, synthétiseurs, amplis, micros, font partie aussi de la nouvelle gamme de produits demandés par les groupes de rock.

A la fin des années 1960, Francis a l’opportunité de louer le commerce voisin au 188 rue de Lannoy. Cela lui permet d’étendre sa vitrine et de développer la gamme de produits proposés. La place disponible de l’arrière boutique lui permet de stocker les instruments et de créer un bureau.

Les deux fils de Francis ne souhaitent pas continuer l’activité : Pierre devient professeur d’éducation physique, et François s’oriente vers la pharmacie. Francis continue donc seul. En 1992, il a 65 ans et souhaite prendre une retraite bien méritée. Ne trouvant pas de repreneur à son affaire, il se voit malheureusement contraint de fermer le magasin de musique Waeterloos, en fin d’année 1992.

Remerciements à Pierre et François Waeterloos pour leurs témoignages, documents et photos.
Cette fameuse tranchée verte commence au pont de la rue de Mouvaux, en face de la descente de la rue de l’Alma, autrefois occupée par la société anonyme de fabrication de tissus du même nom. Voici un relevé des rues situées entre le chemin de fer et la rue de l’épeule, à partir de la rue du grand chemin, ainsi que leur date de création : rue du Lieutenant Castelain (1894), qui rejoint la rue du Parc (rue particulière existant dès 1860 et entrée dans le réseau vicinal en 1905), de laquelle repart la rue du Vivier (id). Celle-ci croise la rue des Arts, à partir de laquelle se trouve la petite rue de la digue (1867) à hauteur d’un autre pont de chemin de fer qui rejoint la rue du Marquisat (existante en 1867, vicinalisée en 1892) d’où démarre la rue du Brondeloire (classée en 1887), dans laquelle aboutissent la rue Heilmann et la rue Brézin.

Un certain nombre d’entreprises étaient adossées au talus de la voie de chemin de fer. La percée s’est faite à l’endroit où se trouvaient autrefois les bureaux de la Compagnie des Mines d’Anzin au n°56, au ras du mur et des sheds de l’atelier de carrosserie Verplancke au n°32. On se retrouve là au bout de la rue du Parc, laquelle rejoignait autrefois la rue de la digue au pied du remblai de chemin de fer. Elle fut désaffectée sur plus de vingt mètres de son parcours, dont l’espace réapparaît aujourd’hui avec la percée verte.

Le long de la rue du Vivier, côté pair, se trouvaient aux n°8 à 12 la société Coussement, et au n°18 la cité Lequain. Côté impair, on peut encore apercevoir les locaux d’entreprises aujourd’hui disparues, au n°5 les eaux gazeuses, au n°7 les magasins Chatiliez, au n°9 un dépôt de matières colorantes Kuhlmann. Sur le même trottoir, un poste EDF fait toujours l’angle avec la rue des Arts. Dans la rue des Arts se faisaient face en regardant vers le pont à gauche au n°215 les transports Valcke et à droite au n°244-246 la fromagerie Marcillat, produits laitiers.

La rue du Vivier donne donc dans la rue du Marquisat, où étaient les locaux de l’épicerie en gros Kuhn au n°51, après le débouché de la rue du Brondeloire. Celle-ci reçoit dans son côté impair l’arrivée des rues de Turenne et Heilmann. De fait elle était donc constituée des façades arrières de l’importante usine Selliez laquelle donnait sur les trois rues. Sur son côté pair, dans les années soixante dix, elle comprenait au n°34 les Ets Flipo Richir qui occuperont également l’usine Selliez un peu plus tard, au n°36 l’usine de la société d’articles de sports Vroman, et aux n°38-40 les transports Delachaussée.

Il faut ajouter à cette liste contemporaine des implantations plus anciennes comme celle du Peignage de l’Epeule qui occupèrent tout le côté pair de la rue du Brondeloire au début du vingtième siècle avant de disparaître dans un mémorable incendie.
En même temps que l’agrandissement de la place, au tout début du 20ème siècle, va intervenir un événement qui va changer sa physionomie : la construction de la banque de France.
En 1871 une succursale de Roubaix-Tourcoing pour cet établissement s’installe rue de Tourcoing, au 115 bis. On crée quelques années plus tard une annexe à Tourcoing. Rien ne s’oppose plus alors au rapprochement de la banque vers le centre de la ville. La vente des locaux de l’ancienne filature Grimonprez va être l’occasion de ce déplacement.
On construit l’immeuble dans l’alignement des anciennes constructions bordant la place. C’est un bâtiment néo-classique comportant un corps central à deux étages flanqué de deux ailes basses.
Dans l’alignement de l’établissement bancaire est érigée une habitation à un étage destinée au directeur de l’établissement. Une double porte donne accès au côté de l’habitation, ainsi qu’au jardin, qui se prolonge jusqu’au boulevard Gambetta. Le premier directeur en est Georges Thoyer.
On construit également sur la grand-rue un petit bâtiment à la curieuse toiture, qui semble coupée en deux, appuyée sur le pignon de la maison voisine. Pour garantir les caves de l’humidité, la ville fait construire un aqueduc qui se déversera dans le Trichon. La porte principale qui donne accès au public ouvre sur la place. Elle est située dans l’axe du bâtiment central.
Un article du Journal de Roubaix datant de 1909 explique que le marché aux charbons ayant disparu, s’installe un « marché aux puces » où les gens peuvent acheter toutes sortes de choses : « …marchandises les plus invraisemblables et les plus dépareillées : c’est le capharnaüm roubaisien… d’où peuvent bien sortir tous ces débris, toutes ces misères ? ».
Une participante aux ateliers mémoire témoigne qu’on trouvait dans sa jeunesse sur ce marché jusqu’à des dentiers et des paires de lunettes usagées. Elle explique que son grand-père n’achetait jamais ailleurs ses lunettes !
Le tramway n’a pas tardé à investir la place. Très vite une ligne de la compagnie des Tramways de Roubaix-Tourcoing, venue du boulevard Gambetta et se branchant en « Y » sur la ligne de la grand rue longe le trottoir des numéros pairs avant de s’écarter pour prendre son virage vers le boulevard. Cette voie, qui rejoint la grand place par la rue Pierre Motte, permet de désengorger la ligne de Wattrelos entre les deux places, et rend inutile un doublement de la voie dans la grand rue, doublement dont l’évocation soulève un tollé chez les commerçants. La photo montre une motrice de la première série prête à négocier courbe et contre-courbe.
Lors de la mise en service des cars « Mongy » en 1909, les quelques voies du terminus Roubaisien sont placées le long du trottoir de la banque de France. Une courbe à 90 degrés permet aux rames d’accéder à la chaussée opposée du boulevard Gambetta en direction de Lille.
Ce terminus est également employé à l’époque par d’autres, telle la ligne S, à destination de Hem, de l’Électrique Lille – Roubaix-Tourcoing. Le tramway S emprunte le boulevard Gambetta avant de prendre la rue du Coq Français. On voit sur la photo qui suit une motrice à essieux de l’ELRT de type 300. Derrière, une remorque placée là à poste fixe sert de cantine pour le personnel. L’autre photo, très postérieure, montre deux motrices 500, à destination de Lille.

A ce terminus est adjoint un vaste kiosque dont le soubassement bas est maçonné et les parois complètement vitrées. Le toit est plat, à la différence des kiosques de la compagnie des TRT qui présentent une toiture à quatre pentes douces. Un peu plus tard, on accole un urinoir au kiosque-abri des trams. L’odeur qui s’en dégage alimentera les conversations de roubaisiens pendant des années !

Dans les années 50, on organise un parking en arêtes de poisson pour sacrifier aux besoins accrus de places de stationnement. L’opération se borne à matérialiser les places par de la peinture.

La démolition du kiosque surviendra en 1954, en vue de la modification du tracé de la ligne due au report du terminus du Mongy à la grand Place. Les journaux s’entendent pour saluer la disparition de l’urinoir.
A suivre.
Les documents proviennent de la médiathèque et des archives municipales.
01 Match entre le Football Club Roubaisien et l’Association Sportive Roubaisienne, interrompu après 50 minutes par suite de la pluie et du mauvais état du terrain transformé en marécage. ASR-FCRx 1-0. On promet de se revoir par beau temps.
01 Tir à l’arme de guerre, concours entre sociétaires, 1er prix Henri Vandaele, 2e Jean Lerat. Annonce du concours international d’avril mai juin.
02 Football Le Paris Star vient à Roubaix affronter le RCR
03 Football : sur le terrain de la rue de Beaumont, Racing Club Gantois et RCR (équipes secondes), revanche d’un match perdu par les roubaisiens 4-2. Puis Paris Star contre RCR.
03 escrime : L’excellent professeur d’escrime M. Loridan organise une fête d’escrime au profit de la Bouchée de Pain.
06 Football Racing Club Gantois et RCR 3-0, RCR-Paris Star 3-1, Sporting Club Tourquennois-Stade Roubaisien 2-1
11 Cyclisme la société des francs pédaleurs roubaisien a son siège chez M. Vansoye « aux quatre coins du pont des arts » 11 rue du Boucher de Perthes. Banquet annuel.
12 Football : challenge international du nord Le Havre contre le Football Club de Bruges

12 Courses de taureaux : traduits et condamnés par le tribunal de simple police de Roubaix, les matadors sont condamnés. Les organisateurs des corridas et les matadors vont en appel devant la cour de cassation qui annule les arrêts du juge de paix de Roubaix. Deux nouvelles corridas font l’objet de procès verbaux et c’est le tribunal de simple police de Lille qui s’occupe de l’affaire. Il condamne les matadors à dix francs d’amende et à deux jours de prison par taureau tué et M. Perez directeur du torodrome est déclaré civilement responsable.
13 Football : Match Association Sportive Roubaisienne contre le Stade Roubaisien sur le terrain du Stade qui l’emporte 6-0
13 Football Le Havre AC contre le Football Club Brugeois 3-1. Beaucoup d’anglais sur la pelouse !
19 Cyclisme : les plaques de contrôle des bicyclettes sont délivrées par les percepteurs pour l’année en cours à partir du premier avril !
23 Cyclisme : publicité Dussart et Accou sous la forme d’un article en faveur du cyclisme et de l’automobilisme. Signé un starter.

28 : La Maison Dussart et Accou fabrique des bicyclettes réunissant toutes les qualités : solidité, rigidité, élégance, vitesse. Les voiturettes automobiles construites dans les ateliers de la rue Corneille à Roubaix sont des créations superbes et idéales. Signé un starter.
28 Nord Touriste : appel à cotisation. Envoyer le montant le plus tôt possible à M. E Catteau trésorier hôtel Ferraille Roubaix. Les statuts prévoient que les recouvrements se font aux frais des sociétaires. On ne s’étonnera pas de recevoir un reçu augmenté de la somme de 50 centimes.
28 Football : le Racing club roubaisien va jouer le Racing Club de France au Parc des Princes, avec ses équipes première et seconde. Pour les équipes secondes, match nul 1-1. Pour les premières, match nul également 3-3. Léon Dubly blessé, quitte le terrain.
28 Escrime : pour le gala pour la Bouchée de Pain, la Grande Fanfare participera sous la direction de M. Henri Gadenne. Ça se passera en mars, dans la salle des fêtes de la Mairie. Voici les noms de quelques tireurs : Paul Lefevre de la société l’Honneur de Douai, l’adjudant Simmoneau maître au 1er chasseurs de Lille, A Dubar maître à Roubaix, Loridan professeur à Roubaix.
01 Cyclisme le Nord Touriste avec le Touring club de France et l’union vélocipédique négocient avec le gouvernement belge : désormais pour l’entrée en Belgique, plus de cautionnement à verser, plus de permis de circulation, la présentation de la carte de sociétaire muni de la photographie suffit.

07 Football match international Racing club de Roubaix Racing club de Gand. Sous une pluie battante et devant un adversaire diminué (à dix toute la seconde mi-temps) 13-0
12 L’iris club lillois vient jouer le racing club roubaisien foot le 14
13 le RCR président Henri Lesur Trésorier Edouard ou Edmond Bleuez secrétaire G Dansette G Rohart trésorier adjoint
15 RCR-Iris Lille 1-0
15 Sport pédestre M. Léon Esquenet champion de Roubaix s’entraîne pour le prochain Paris Roubaix
21 fête de l’union des sports athlétiques rue Neuve
21 RCR contre Cercle sportif brugeois en football, club qui alimente le FC Bruges champion des flandres? Bruges-RCR 7-3
28 Escrime fête de gala du contre de quarte
29 RCR Stade Lillois à Lille
29 lutte Nourlah le célèbre turc imbattable vient affronter le français Pérouse dit le Lion de Valence à l’hippodrome de Roubaix, mille francs au vainqueur (voir notre article)
On chronique régulièrement les combats de coqs, le jeu de boule à la platine, et la chronique colombophile et même le tir aux poulets, le jeu de fléchettes dans la rubrique Vie sportive.
L’événement, c’est le match de lutte qui doit avoir lie le lundi 29 janvier 1900 à l’Hippodrome de Roubaix entre les lutteurs Nourlah et Peyrouse. Le colosse turc engagé dans la « ceinture d’or » à Paris, tombe tous ses adversaires avec une grande facilité. Sa masse prodigieuse de 154 kgs est un atout extraordinaire. Il n’a jamais été battu. Peyrouse est moins imposant mais il est un challenger intéressant. Très grand, sec et nerveux, il est capable dans un effort calculé de triompher de son adversaire, car il possède à fond la science de la lutte.
Les attractions diverses qui composent les autres parties en feront une véritable soirée de gala. La société de gymnastique l’Ancienne participe à la fête ainsi que l’excellente fanfare du centre (70 exécutants). M. Jules Vroman, chef de l’Ancienne a composé pour cette soirée un grand ballet en trois parties intitulé la Moisson. Ballet accompagné par la fanfare sous la direction de M. Albert Duhamel. Puis on prévoit une fine comédie représentant une scène de la vie militaire, un travail artistique de gymnastique et une batoude américaine (sorte de tremplin), il y en aura pour tous les goûts.

Nourlah, ou Nouroula Hassan est né en 1866 à Sebournia (Bulgarie Turque). Il mesure deux mètres et pèse 155 kgs. D’une force herculéenne, il a étudié de manière approfondie la lutte et spécialement la lutte française dont il connaît toutes les finesses et qu’il pratique avec autant d’élégance que de souplesse. Venu en France pour la première fois en 1895 avec Youssouf et Kara Osman, il n’a jamais connu la défaite depuis.

Peyrouse dit le lion de Valence est le plus grand par la taille et le poids, de tous les lutteurs français. Il mesure 1,95 m et pèse 122 kgs. Né à Montélimar le 26 juin 1872, il a tombé tous les lutteurs du midi et a encore progressé depuis un an. Ce sera donc une vraie lutte de géants.
Nourlah a tombé successivement les plus redoutables lutteurs comme Constant le boucher, Dumont le havrais, Aimable de la Calmette, Cresté, Van den berg. D’autres ont préféré s’abstenir, comme Pons, Pytlanslovski malgré les dix mille francs de prime au défi.
Le règlement de la rencontre sera celui des championnats du monde à Paris avec interdiction des coups suivants : colliers de force, cravates, retournements de bras, crocs en jambe, torsions de doigt. L’adversaire soit être accompagné à terre ; la durée des reprises est fixée à 15 minutes. Bref, la lutte française à mains plates, dans son caractère de simplicité imposante.
Un jury impartial est composé de M. Victors directeur du Nord Sportif, Leplat du journal des sports et Damez du Vélo. L’arbitre sera M. Émile Truffaut un des sportsmen les plus compétents de notre ville.

Les portes de l’hippodrome sont ouvertes à sept heures et demie et c’est salle comble ! Cependant Peyrouse fait défaut, empêché par la maladie. Heureusement les organisateurs ont un adversaire à opposer au turc, c’est un redoutable champion belge, Van Thys, qui a fait preuve de courage et d’une science approfondie de la lutte. Nourlah n’a pas pu en venir à bout en une reprise. Le belge avec crânerie attaque sans cesse le turc qu’il met au tapis plusieurs fois sous les applaudissements. Mais Nourlah a raison de Van Thys dès le début de la seconde reprise et lui fait toucher les épaules par un bras roulé à terre. L’arbitre siffle la fin. Le combat a duré 16 minutes et 3 secondes.

Les autres numéros ont été très appréciés : avec une réserve pour la scène militaire qui aurait pu être mieux choisie. La Fanfare du centre a ouvert avec deux morceaux bien exécutés, les mouvements ont été rendus avec une précision remarquable par les gymnastes de l’Ancienne, comme les exercices au tremplin, les luttes libres et les sauts périlleux font honneur aux gymnastes et à leur chef M. Vroman. Enfin une mention spéciale au ballet la Moisson. On a terminé avec le tirage de la tombola de l’Ancienne. Une belle soirée de gala.
Le boulevard des Couteaux se trouve entre ses bâtiments collectifs et ceux de la Mousserie. Une grande concentration de population que les commerces du Sapin Vert ne suffisent pas à ravitailler. Cette situation, une cité et peu de moyens, n’est pas unique mais c’est à Wattrelos qu’on va lui trouver une solution. En 1960 va s’y installer un super marché. Le premier du genre.

Qu’est ce qu’un« supermarché » ? Les points de vente en libre-service d’une surface inférieure à 400 m2 sont qualifiés de supérettes ou de libre-service. De 400 m² à 1.000 m² , la catégorie des petits supermarchés réunit des magasins plutôt urbains et axés sur l’alimentaire. De 1.000 m² à 2.500 m² , la catégorie des grands supermarchés réunit des points de vente plutôt ruraux, offrant un assortiment essentiellement alimentaire avec cependant un complément non-alimentaire plus développé en fonction des attentes de la clientèle. Le super marché de Wattrelos avec ses 1.300 m² entre dans la 3e catégorie.

Le vendredi 8 avril 1960, Maurice Duquesne PDG des Docks du Nord vient inaugurer le nouveau super marché (en deux mots) des Couteaux. Il rend hommage à son promoteur Michel Delhaize. C’est lui, avec ses frères Georges et Etienne, qui a su traduire et adapter pour les consommateurs français les précieux enseignements qu’une sérieuse enquête menée aux Etats Unis en 1957 lui a permis de recueillir. Ce super marché, dit-il, c’est l’oeuvre de toute une équipe dynamique qui sait s’adapter aux événements mais sait aussi les précéder. Parmi les officiels, Melle Brienne représentant M. Hirsch Préfet du Nord, MM Delvainquière maire de Wattrelos et Holvoet adjoint. Lancry directeur des travaux municipaux, Constant commissaire principal, et le président de l’association des locataires de la Mousserie.

Les visiteurs vont apprécier les vastes proportions harmonieusement mises en valeur par une décoration du meilleur goût. Des allées larges garnies du plus extraordinaire éventail de produits de toute nature. Les dimensions sont importantes : 1.300 m² de terrain 760 m² de surface couverte, dont 400 de surface de vente, et 250 de réserves, trois chambres froides de 18 m² pour les denrées périssables. Logement du gérant, parking. Trois caisses de sortie. Les ménagères se procurent en entrant de très pratiques paniers roulants. Le super marché comprend 185 mètres de rayons pour l’épicerie, 84 mètres pour les liquides, et 20 mètres pour les fruits et légumes, 10 mètres pour la crémerie et ainsi de suite pour la boucherie, charcuterie, vollailes, poissons, mâtisserie, boulangerie, confiserie, plus les rayons non alimentaires (articles ménagers, entretien, droguerie) le tout abondamment garni. Isolé du grand passage, dans une jolie pièce de 50 m² attenante au super marché fonctionne le rayon textiles : confection, lingerie féminine, sous-vêtements, indémaillable, linge de maison. Le super marché docks peut être considéré comme la « station service intégrale » de la ménagère.

Le nouveau super marché DOCKS de Wattrelos qui fonctionne en libre service est une grande réalisation qui fera date dans l’aménagement commercial du Nord. En fait c’est le premier supermarché en bordure de cité, avant Auchan. Son slogan : la qualité la meilleure au plus juste prix ! En 1908, Georges et René Delhaize avaient créé à Lille, la société des Docks du Nord. Ils bâtissent en 1960, dans le Nord à Wattrelos le premier super marché du groupe. C’est le début de l’ère des hypers. La même année, le premier supermarché Carrefour est ouvert à Annecy, Casino ouvre son premier super à Grenoble. L’année suivante, en 1961, Gérard Mulliez ouvre sous l’enseigne Auchan, dans le quartier des Hauts-Champs à Roubaix, dans une ancienne usine.