En 1924, Georges fils, le fils de Georges entre dans les affaires, pour aider son père à gérer l’entreprise. Malheureusement Georges Lehoucq père décède brutalement en Octobre 1930 d’une congestion cérébrale.
Georges en 1928 ( document A. Camion )Décès de Georges, Octobre 1930 ( document Journal de Roubaix )
Georges fils, surnommé Geo, prend alors la direction de l’entreprise à l’âge de 29 ans, et continue l’activité.
Georges fils ( document A. Camion )
Quelques années plus tard, Jeanne, la veuve de Georges Lehoucq, quitte la maison d’habitation du 168 rue de Lille, pour une habitation plus modeste au 50 de la même rue. L’immeuble du 168 de la rue de Lille sera rasé en 1961 pour faire place à une résidence d’appartements ( voir sur notre site un article précédemment édité et intitulé : Résidence Colbert )
la maison du 168 rue de Lille ( document Nord Eclair 1960 )
Dans les années 1930, l’entreprise Lehoucq qui emploie plus de 130 personnes, connaît quelques mouvements sociaux, comme dans la plupart des entreprises roubaisiennes, qui se traduisent par des grèves.
André Camion ( document A. Camion )
Durant la Seconde Guerre Mondiale l’entreprise ne fonctionnera plus qu’au ralenti. En 1946 le petit-fils de Georges Lehoucq, André Camion né en 1922, fils de son aînée Jeanne et de Roger Camion, vient seconder son oncle Geo à la direction. André Camion occupe un logement de fonction au 23 du boulevard de Beaurepaire. Il est nommé Directeur Général adjoint de l’entreprise Georges Lehoucq.
Les années d’après-guerre sont difficiles, mais les affaires reprennent. Après le décès de Geo en 1956, André Camion fait démolir et reconstruire de nombreux hangars vétustes, par l’entreprise Planquart située 220 Grande rue, dans les années 1960. En 1965, le personnel est constitué de 65 personnes dont 60 hommes.
Dans les années 1970, le fils d’André, Pierre Camion vient aider son père dans la gestion de l’entreprise et en 1983, il décide de créer un magasin de vente d’une surface de 580 m2.
Documents archives municipales
Cette nouvelle surface s’adresse surtout aux particuliers. La vente de bois, de panneaux, de menuiseries préfabriquées, d’outillage, etc … permet de maintenir un certain volume de chiffre d’affaires qui vient bien à point, dans une période difficile.
document Nord Eclairdocument Nord Eclair
En 1985 et en 1986, Pierre Camion fait démolir des locaux de stockage sur 620 m2 et 382 m2 pour raisons de sécurité, car la construction de ces bâtiments date de l’époque de Georges Lehoucq, d’avant 1930.
document archives municipales
Les affaires deviennent de plus en plus difficiles, dans les années 1980. Pierre se sépare d’une partie de l’immense terrain, une parcelle de 2.446 m2. En 1988, Francis Desmazières et Marcel D’halluin, demeurant à Tourcoing, demandent un permis de construire pour la création d’un garage, sur la partie droite du terrain.
Pierre Camion cède l’entreprise en Aout 1990 à Alain Michel qui continue l’activité. Alain Michel garde bien évidemment l’enseigne Lehoucq car elle a encore une superbe notoriété auprès de la clientèle.
Publicité Nord Eclair 1995
En 1995, Alain Michel le PDG de la « SA des Anciens Etablissements Georges Lehoucq » entreprend la démolition de nombreux bâtiments et hangars de stockage sur le terrain.
En 2000, Christian Perney le nouveau directeur des Ets Lehoucq, décide d’une restructuration de l’entreprise, du déplacement d’un auvent de stockage et de la construction d’un nouveau bâtiment.
Documents archives municipales
L’entreprise Lehoucq est radiée du registre du commerce en 2005. Vincent Dujardin reprend le bâtiment principal pour le transformer en logements en 2007.
Document archives municipales
Après avoir porté l’enseigne « Réseau Pro » pendant quelques années, le magasin est devenu en 2022 : « Chausson matériaux ».
document Google Maps 2008Photo BT
L’entreprise que Georges Lehoucq a créée en 1890 n’existe certes plus en tant que telle, mais la structure et le commerce de matériaux continuent encore à fonctionner 134 ans plus tard !
Remerciements à Arlette Camion, Marc Lehoucq ainsi qu’aux archives municipales
Cyclisme. Une course Roubaix-Seclin et retour (50 kilomètres) est organisée pour le dimanche 24 juillet par M. Gustave Lecomte, estaminet du Canon d’or, 24 rue du Moulin à Roubaix. La course se fera sans entraineurs. Les coureurs ayant déjà obtenu un premier prix seront »handicapés » de 4 à 5 minutes. Il y aura 65 francs de prix en espèces dont un premier prix de 25 francs et plusieurs objets d’art. Mise : 1 fr 50.
Cyclisme. Tour de France 1904. Le Nord est largement représenté : Maurice et César Garin, Catteau, Crupelandt, Colsaet, Prévost. Nos coureurs régionaux qui se sont bien préparés, espèrent se classer parmi les premiers.
Maurice Garin ext de l’Auto
Cyclisme. Première étape du Tour de France, Montgeron Lyon, 1er Maurice Garin 2eme Pothier, 3e Chevalier. César Garin est sixième.
Cyclisme. Une grande course vélocipédique Wattrelos-Armentières et retour, soit 55 kilomètres, est organisée par la société Les Vrais Pédaleurs établie chez Rémy Waeckens Vieille Place rue Jeanne d’Arc à Wattrelos pour le 21 août. Droits d’inscription 1 fr 50.
Tennis. Les joueurs du Racing Club de Roubaix qui n’ont pas encore disputé leur match de championnat (1er tour) sont prié de le faire cette semaine, sous peine d’être scratchés. La commission de tennis du RCR invite en outre les racingmen désireux de prendre part aux Championnats du Nord d’envoyer leur engagement par écrit au secrétaire de la Commission Régionale, 49 rue Dammartin à Roubaix.
Escrime. La Finale de la poule à l’épée organisée par le Stade Roubaisien avec le concours du Contre de Sixte, a attiré bon nombre de tireurs roubaisiens dans la salle de ladite société. S’y sont distingués M. Arthur Vanacker, le champion roubaisien bien connu, M. Surmont, professeur du Contre de sixte, M. Joseph Adam professeur au Stade, Kremer président de la commission d’escrime du Stade, Touzé président du Contre de sixte et Loridant vice président du contre de sixte. Vins d’honneur et séance d’entraînement clotûrèrent cette petite fête intime. La finale de la poule au fleuret se déroulera sur le terrain du Stade Roubaisien le 12 juillet.
Bac, Darioli et Oscar Lepoutre présents au vélodrome roubaisien. ext JdeRx
Cyclisme. Courses au vélodrome roubaisien. Un grand nombre de coureurs, amateurs et professionnels, se sont fait inscrire pour les courses de vitesse. On prévoit des épreuves de demi-fond si le temps se maintient. La course par élimination, dite course à la mort, est disputée pour la première fois sur la piste roubaisienne. Cette épreuve de 5 kilomètres consiste à éliminer le coureur resté en queue et considéré comme mort à chaque tour, les coureurs restés dans le peloton de têt luttant jusqu’au bout pour se classer.
Tennis. Les championnats du Nord se sont déroulés sur les excellents courts de l’Iris-Stade Lillois. Un public nombreux et élégant a suivi la réunion pour laquelle cinquante quatre engagements ont été recueillis. Les matchs ont été disputés dimanche sous un soleil ardent. Dans le championnat de single (simple) le Racing Club de Roubaix a trois de ses joueurs qualifiés pour les demi-finales et finale. Dans le championnat de double, MM. Cuisinier et Sano du Nouveau Lawn Tennis Club de Lille affronteront la paire roubaisienne MM. Hargrave-Jénicot en finale.
Course à pied. Victoire de Malfait (RCR) dans le Championnat international du quart de mile de Bruxelles. Il triomphe en battant les divers champions belges et anglais dans le temps de 51 secondes 4/5, ce qui est extraordinaire sur une aussi mauvaise piste.
Publicité juillet 1904 ext JdeRx
Cyclisme. Léturgie remporte la course Roubaix Seclin et retour qui réunissait trente partants. Henri Vreck, constructeur de vélos rue Montgolfier à Roubaix en était l’organisateur. Malgré une chaleur tropicale, un nombreux public assista au départ et à l’arrivée.
Course à pied. La grande réunion annuelle organisée par le Racing Club de Roubaix a obtenu dimanche un succès énorme. Un public aussi nombreux qu’élégant s’est rendu sur le terrain de la rue de Beaumont. La température était lourde et en fin de réunion un véritable ouragan s’est abattu sur le terrain entraînant un sauve-qui-peut général. Une centaine d’athlètes avaient répondu à l’appel de organisateurs. L’excellente phalange la Concordia Harmonie a largement contribué au succès de la fête. Parmi les résultats, relevons la victoire de Frasez devant Malfait tous deux du RCR, dans le 100 mètres plat ; celle de Jean Catteau au lancement du poids et au saut en longueur. Malfait s’adjuge le 400 mètres en battant son record personnel. Le bruxellois Dupont remporte le concours du saut en hauteur. Le lancement du disque voit la victoire de Nys du RCR, Puységur gagne le concours du saut à la perche. Le steeple chase est remporté par le stadiste roubaisien Deregnaucourt qui a également été le lauréat du Prix des Dames Françaises couru sur 1000 mètres.
Cyclisme. La course Roubaix Seclin et retour organisée par M. Gustave Lecomte a obtenu un grand succès. Après une arrivée très disputée, le classement est le suivant : 1er Prévost, 2e Niedergang, 3e Dhulst, 4e Léturgie.
Publicité du Journal l’Auto, juillet 1904
Cyclisme. Le Tour de France 1904 se termine sur la victoire au général de Maurice Garin, 2e Pothier, 3e César Garin, 4e Aucouturier. Wattrelos s’apprête à accueillir ces champions et les quartiers du Laboureur, de la Vieille Place et du Sartel se distinguent dans les préparatifs. Participeront à la réception les sociétés suivantes : la fanfare du Nord-Touriste, les Accordéonistes Roubaisiens, la société de trompettes le Ralliement de Wattrelos, sans oublier toutes les sociétés cyclistes de Roubaix, Tourcoing et Wattrelos. Après la réception un bal salle Thiry rue Carnot au Laboureur clotûrera la fête.
La rue Briet à Hem existait déjà sur un plan cadastral de 1890 mais sans nom et n’apparaît sous ce nom que sur un plan de 1947. Elle tient son appellation d’une briqueterie à feu continu, qui y était installée tout au bout, bien qu’ayant son adresse postale rue du Bas Voisinage (actuelle rue Louis Loucheur) au début du 20ème siècle. Il s’agit de l’entreprise d’Oscar Briet, lequel a obtenu l’autorisation préfectorale nécessaire à son installation en 1900.
Le travail en briqueterie est très pénible : les ouvriers doivent enlever l’argile au louchet et la charger dans des brouettes en bois qu’ils font avancer sur des plaques de roulage en métal installées préalablement. L’argile est ensuite mélangée avec de l’eau puis les briques sont moulées à la main avant d’être séchées et passées au four.
A la fin des années 1940 la briqueterie fonctionne toujours et le Ravet-Anceau de 1948 fait état de la briqueterie A. Briet dans la rue du Bas Voisinage à Hem. La vue aérienne de l’époque la montre isolée au milieu des champs. En revanche dans les années 1950 la briqueterie disparaît et la rue Briet prend l’aspect qui est toujours le sien aujourd’hui.
Vue aérienne de la briqueterie aux Trois-Baudets en 1947, vue générale et gros plan (Document IGN) et le personnel de celle-ci en 1919 (Documents Historihem)
Ce n’est pourtant qu’en 1957 que les travaux de mise en état de viabilité sont éxécutés dans la rue Briet. Jean Leplat, le maire, fait convoquer les représentants du CIL et des ponts et chaussée afin d’aller sur place avec l’adjoint aux travaux pour faire un état des lieux d’une rue qui ressemble alors à un véritable bourbier et faire entreprendre les travaux nécessaires dans les plus brefs délais.
La rue en septembre 1957 avant travaux (Document Nord-Eclair)
Le premier commerce répertorié dans cette rue par un annuaire professionnel est celui de S.Schattens. Il tient une cordonnerie au n°40 au début des années 1960 et ce pendant une dizaine d’années. Il n’existe plus de n°40 dans la rue Briet dans les années 2000.
Puis Anne-Marie Cauty s’y installe, en tant que pharmacienne, au milieu des années 1960, au n°54, selon le Ravet-Anceau de l’époque. On la retrouve à cette adresse dans l’annuaire jusqu’en 1986 mais de nos jours le n°54 n’existe plus dans cette rue. Puis elle transfère sa pharmacie au n°1 de la rue où elle continue à exercer jusqu’à ce qu’elle cède son officine. A l’heure actuelle le bâtiment agrandi est toujours une pharmacie mais gérée par Véronique Vercamer depuis les années 2000.
Photo Pharmacie Cauty au n°1 de la rue (Document collection privée)
Publicités Cauty (Documents Historihem)
Photo pharmacie Vercamer en 2020 (Document Google Maps)Publicité Vercamer en 2020 (Document site internet)
Puis Jean et Marie-Paule André installent leur commerce de droguerie au n°25 de la rue Briet. Auparavant cette maison était le domicile de E. Delaby, confiserie, depuis sa construction dans les années 1960. La rue Briet est en effet essentiellement une rue résidentielle.
Le couple vend pêle-mêle des bouteilles de gaz (dans l’avancée), des papiers peints, de la peinture et des pinceaux, des toiles cirées, du balatum, un peu de quincaillerie… C’est Marie-Paule qui tient le magasin pendant que Jean, artisan peintre et vitrier se déplace chez ses clients.
Les publicités de la fin des années 1960 et du début des années 1970 (Documents Nord-Eclair)
Jean André propose des devis gratuits en peintures, papier peint, vitrerie et revêtements de sol. Non seulement il vend un grand choix de papiers peints, couvre sols qu’il peut installer mais il propose également des peintures Thelex et Insulatex (peintures pour bois innovantes) aussi bien en magasin qu’en livraison à domicile.
Etant à la fois artisan et commerçant le couple adapte donc ses publicités et c’est ainsi que dans le Mémento Public de Hem de 1970 ( CIT : Commerce Industrie Tourisme), figurent 2 publicités sur la même page : l’une pour l’artisan peintre vitrier, Jean André, l’autre pour le commerce, la droguerie André.
Publicités pour l’artisan et le commerçant (Document Mémento public commerce industrie tourisme de Hem)
En 1973, Jean André installe pour les fêtes son nouveau rayon cadeaux : céramiques, vases, bibelots mais aussi parfums. En 1975, la maison André fait sa publicité pour la location de matériel à tapisser mais aussi pour la 1ère fois son nouveau rayon de bijouterie fantaisie. En fin d’année s’ajoute à tout cela un rayon spécial articles de Noël.
Nouveaux rayons en 1973 et 1975 (Documents Nord-Eclair)
A la fin des années 1970, une nouvelle activité de clé minute fait son apparition en plus de toutes les autres déjà citées. Parallèlement le commerce procède à la location de décolleuses de papiers peints et de shampouineuses pour tapis. La vannerie et les nappes font également partie des nouveaux produits en vente.
Publicités clés minute fin des années 1970 et début des années 1980 ( Documents Nord-Eclair et Office Municipal d’Information)
A l’heure actuelle le pignon de la maison n°25 rue Briet porte encore la trace de la publicité « maison » géante affichée à l’époque sur le mur afin de porter à la connaissance des passants l’existence de ce commerce dans une habitation. Pourtant l’immeuble est actuellement le siège de 4 entreprises : 2 sociétés civiles immobilières, une entreprise de production musicale et un traiteur.
Photos du 25 rue Briet en 2008 plan rapproché et 2020 plan large (Document Google Maps)
Remerciements à la ville de Hem et à l’association Historihem.
Dans les années 1950, un glissement de population est provoqué par la construction massive d’habitations en périphérie des villes et notamment à Roubaix et dans la ville voisine de Hem. L’Association roubaisienne d’éducation et d’enseignement prend alors des mesures pour faire face aux demandes massives d’inscriptions scolaires qui en découlent.
Par l’intermédiaire de la SICLL (Société Immobilière de Construction d’Ecoles Libres) de nouveaux établissements scolaires voient le jour. C’est dans ce cadre qu’ en 1955, à la lisière de Roubaix, plus exactement au n° 22 de la rue de Roubaix à Hem, la nouvelle école Saint-Paul accueille dans ses locaux une centaine de garçons.
Vue aérienne de la rue Charles Fourier avant la construction et après la construction (Documents archives municipales)Une école libre de garçons sort de terre en juillet 1955 (Document Nord-Eclair)
Le chantier commence en juin et l’architecte Delplanque est aux commandes. Les entrepreneurs réussissent le tour de force de la livrer pour la rentrée scolaire. Il faut dire qu’elle ne comporte que 4 classes mais, comme elle est bâtie sur un terrain de 5.000 mètres carrés (ancienne propriété de Mr Pennel) des projets d’expansion pourront être effectués à l’avenir. Le bâtiment élève ses murs sur un vaste terrain situé à l’extrémité de la rue Charles Fourier à Roubaix, là où commence la rue de Roubaix à Hem. L’école est donc en quelque sorte située à cheval sur les 2 communes et possède une entrée sur Hem et une sur Roubaix, avenue Gustave Delory.
La nouvelle école à la lisière d’Hem et Roubaix dans les années 1950-60 (Document IGN)
L’école ouvre, non pour la rentrée des classes de 1955, le 30 septembre à 8h30, mais le 3 octobre. Elle est dirigée par Mr Deroo et l’enseignement y est assuré par des instituteurs civils. Pourtant les locaux sont bénis par Mr le chanoine Froidure, directeur diocésain de l’enseignement religieux, au cours d’une cérémonie réunissant de nombreux parents d’élèves.
Mr Marescaux, président du comité familial scolaire du nouvel établissement prononce son discours avant la bénédiction des locaux et photo des élèves après l’inauguration (Documents Nord-Eclair)
La fête champêtre du comité scolaire de l’école se déroule en mai 1957 et commence par un souper familial en musique le samedi soir avant de laisser la place dimanche midi à un apéritif concert avec le concours de Radio-Lille puis des stands accueillant la foule des visiteurs servis par de « gracieuses serveuses » et enfin un concours réservé aux enfants costumés sur le thème histoires et légendes de France clôturé par un diner au restaurant pour les nombreux amis de l’école.
Groupe des dames et organisateurs dévoués de la fête (Document Nord-Eclair)
En juillet 1957, à l’occasion de la distribution des prix, une belle fête familiale a lieu dans la cour de l’école. De nombreux parents viennent applaudir leurs enfants dans des chants et saynètes avant la distribution des prix et la lecture du palmarès. Puis l’abbé Callens, curé de la paroisse, rend hommage au dévouement et à la compétence du personnel enseignant libre. Le discours se termine sur le constat suivant : bien que créée depuis 2 ans seulement, l’école s’avère déjà trop petite avec ses 6 classes et ses 205 élèves et il va donc falloir recourir à la construction de 2 classes supplémentaires.
Fête familiale à l’école Saint-Paul en 1957 (Document Nord-Eclair)
Dans le courant des années 1960, la nouvelle école Saint-Paul continue à accueillir de plus en plus de jeunes garçons tandis que Sainte-Bernadette, de l’autre côté du pâté de maisons, mais sur le territoire de Roubaix, avenue Gustave Delory, fait bénéficier de l’enseignement élémentaire les jeunes filles, notamment celles des nouveaux lotissements et immeubles du quartier.
Photos d’école des années 1960 à Saint-Paul (Documents Copains d’avant et Historihem)
A titre d’information, en 1970, l’école Saint-Paul accueille un effectif de 210 élèves. Durant cette décennie, comme toutes les autres écoles, Saint- Paul organise annuellement sa kermesse. En 1975, une réunion a lieu avec les parents d’élèves pour évoquer la mixité instaurée avec succès dans les classes de 1ère année de cours élémentaire.
Les kermesses annuelles de l’école en 1971 et 1979 (Documents Nord-Eclair)
En juin 1980, la direction diocésaine de l’enseignement libre ferme Sainte-Bernadette à Roubaix, malgré une pétition de parents d’élèves convaincus de sa viabilité. Des problèmes d’effectifs insuffisants justifieraient cette décision qui implique pourtant la dispersion du personnel rattaché à l’établissement et l’inévitable dégradation des locaux laissés vides.
En septembre 1983, c’est le collège Saint-Paul qui ouvre ses portes dans les locaux de l’ancienne école Saint-Paul, laquelle est transférée, côté Roubaix, dans les anciens locaux de Sainte-Bernadette. Le collège accueille alors 110 élèves dans 4 classes, avant d’effectuer des travaux d’extension dès janvier 1984, avec la construction de 10 salles de classe supplémentaires à savoir celles du couloir en zig-zag, flambant neuves et éclairées par de larges baies vitrées, dans lesquelles 300 élèves sont formés par une équipe de 14 professeurs.
Agrandissement du collège en 1984 (Documents site internet)
Un an plus tard, les nouveaux locaux sont baptisés. L’abbé Jean-Noêl Delannoy, directeur diocésain de l’enseignement catholique, remet à chaque délégué de classe un crucifix béni par ses soins pour l’accrocher au tableau noir des différentes classes. Le directeur : Jacques Sockeel, se félicite de la création de ce premier collège de l’enseignement catholique à Hem, lequel compte 85 % de jeunes hémois sur les listes d’inscription.
Saint-Paul, une école qui a tellement crû (Document Nord-Eclair)
Dès 1985, le collège se distingue en organisant le premier jumelage entre un collège français et une école islandaise. La première démarche consiste à instaurer un système de correspondance entre les élèves des 2 établissements, puis à créer une association « Amitié-Jeunesse franco-islandaise » laquelle pourrait obtenir d’éventuelles subventions permettant des échanges de séjours de 10 à 15 jours dans chaque pays.
Jumelage franco-islandais (Document Nord-Eclair)
A la rentrée de 1986, dix divisions fonctionnent et en 1987, le chiffre se monte à 14 divisions dans lesquelles 400 élèves sont accueillis. Les effectifs ont donc quadruplé en 4 ans. 1987 est également l’année où 66 élèves du collège effectuent un voyage en Islande dans le cadre de leur jumelage avec le collège Holtaskoli de Keflavik.
Mr François Scheefer, secrétaire auprès de la direction de Saint-Paul et Terence Beal ambassadeur des élèves de Saint-Paul en Islande, un glacier islandais et la pêche à la baleine (Documents Nord-Eclair)
L’opération est rééditée l’année suivante avec le voyage d’une vingtaine d’élèves du collège Saint-Paul qui logent sur place chez leurs correspondants . Le programme d’excursion est chargé : geysers, perspectives glaciaires, champs de lave, bassins d’eau chaude, navires baleiniers…
Navires baleiniers, chauffage par le sol, neige en avril, glaciers, volcans et champs de lave (Documents Nord-Eclair)
Les vacances d’été de l’année 1989 permettent la construction de trois salles supplémentaires (devenues aujourd’hui salles d’art plastique et de technologie). Le fond de la cour du collège a alors l’aspect d’un joli jardin avec pelouses, arbres et fleurs.
Le deuxième agrandissement en 1989 et le jardin arboré et fleuri au fond de la cour (Documents site internet)
Durant les années suivantes le jumelage franco-islandais prend sa vitesse de croisière et les voyages des collégiens sur place se succèdent. Et en 1990, on assiste à la naissance de 2 associations :
l’association française des amis de l’Islande dont le président est Mr Scheefer, conseiller d’éducation et initiateur du jumelage
l’association des « jeunes islandophiles » dont le président est Mr Antoin surveillant au collège assisté de Mrs Sockeel (le directeur) et Scheefer et dont le siège est situé au collège, dont le but est de regrouper les jeunes français qui se sont déjà rendus en Islande et ont gardé des contacts sur place afin de pouvoir poursuivre plus facilement les futurs échanges.
Le groupe de 28 élèves et ses accompagnateurs et réception chez la présidente de la République en 1989 (Documents Nord-Eclair)Les représentants de l’association des « jeunes islandophiles » devant le collège en 1990 (Document Nord-Eclair)
Ce jumelagedésormais avec le collège Langholtsskoli de Reykjavik, toujours en Islande n’empêche en rien les liens avec d’autres pays et, en 1992, dans le cadre du jumelage des villes de Hem et Wiehl, une délégation de jeunes allemands est reçue au collège durant quelques jours. Ce deuxième jumelage persistera dans les années 2000 quand le premier prendra fin.
Une délégation de jeunes allemands devant le collège en 1992 (Document Nord-Eclair)
Durant cette même année scolaire 1992-93, une annexe du collège est ouverte rue Jules Watteuw, dans le quartier des Hauts-Champs, permettant de porter à 16 le nombre de divisions de l’établissement. Cette annexe se situe dans les locaux de l’école Saint-André, à l’angle de la rue des Ecoles. Celle-ci dispose en effet de nombreux locaux inoccupés et l’on estime que cela peut aussi aider à redynamiser cette école primaire.
Etant donné le triste état du bâtiment des travaux de rénovation s’avèrent nécessaires durant l’été: refonte de l’électricité, réfection des sanitaires, nouveau mobilier et peintures mais aussi installation d’une clôture et réalisation d’un espace vert. Une journée portes ouvertes est ensuite organisée en septembre 1992, laquelle permet aux visiteurs des locaux remis à neuf et accueillants et même un environnement plutôt verdoyant.
Une journée portes ouvertes pour constater la rénovation des lieux avant la rentrée (Documents Nord-Eclair)
Cinq ans plus tard, en 1997, sous la direction de Jean-Luc Verduyn , la fermeture de l’annexe (aujourd’hui démolie) et la construction de nouveaux locaux permettent le regrouper l’ensemble des élèves sur le site historique de la rue de Roubaix, qui y compte dès lors le même nombre de divisions à savoir 4 classes pour chaque niveau avec un CDI en plus.
Photo de Jean-Luc Verduyn en 2012 et l’agrandissement de 1997, le temps où la salle d’étude sert aussi de cantine (Documents site internet)
La douane du quartier du Gibraltar CP collection familiale
En 1930, les fêtes du Gibraltar attirent une foule nombreuse avec un programme s’étalant sur trois jours. Le samedi, la traditionnelle retraite aux flambeaux avec le concours de l’harmonie « l’Amitié Franco-Belge ». Des gâteaux sont distribués aux enfants porteurs de lampes vénitiennes. Le Dimanche matin, vers 6 heures, des sonneries de clairon suivies de salves d’artillerie annoncent aux alentours que les fêtes vont commencer. Toute la matinée des jeux sont organisés chez les débitants qui attirent de nombreux amateurs. Vers 16 heurs 30, après la réception des sociétés participantes, un cortège défile dans les différentes rues du quartier. Trois sociétés musicales sont présentes : la Fanfare Municipale de Lys, sous la direction de M. Pierre Demey, sous chef ; l’harmonie royale « La Lyre » d’Estaimpuis, sous la direction de son chef M. Émile Broux ; et l’harmonie « l’Amitié franco-belge » sous la direction de son chef M. Édouard Parent. La société de gymnastique La Féminine de Leers exécute ensuite de gracieux mouvements rythmés et le grand ballet des Polichinelles. La journée se termine par une fête de nuit des plus réussies et par un grand bal dans la salle de l’Harmonie. Le Lundi, une grande braderie attire nombre de forains et d’acheteurs. À 10 heures, chez Henri Ladmirault, a lieu l’élection du maire, lequel est reçu dans l’après midi à la mairie du quartier. Un match de football a été disputé entre l’Union de Néchin et les Ballons Rouges du Gibraltar. Pour clôturer la fête, un grand concert est donné par la Fanfare communale d’Estaimbourg. Cette grande fête, répétée chaque année démontre ce que l’union des habitants d’un quartier est capable de faire. Le journaliste souhaite que l’exemple soit suivi et que bientôt les autres quartiers de Leers aient aussi leur fête propre.
L’harmonie « l’amitié franco-belge » a été fondée en 1923 à Gibraltar, populeux hameau formé par l’extrême frontière de Leers-France et celle de Néchin-Belgique. Ses débuts sont modestes : vingt exécutants de Leers et de Néchin et une commission civile formée de cinq membres. La société est ainsi dénommée pour commémorer les liens d’affection qui de tous temps ont uni nos deux pays et qui se sont encore considérablement resserrés pendant la grande tourmente de 14 18. M. Pierre Le Blan, industriel à Lille, a accepté d’en être le président d’honneur et il a offert un magnifique drapeau. D’un côté figure le drapeau français avec les armes de Leers, encadré d’une bande aux couleurs belges ; de l’autre côté le drapeau belge avec les armes de Néchin, encadré d’une bande aux couleurs françaises.
Les médaillés de l’amitié franco-belge Photo J de Rx
Le premier président actif est Georges Benoist, membre d’une honorable famille roubaisienne. Il est prématurément décédé le 10 mai 1926. La direction musicale est confiée pendant quatre années à un vétéran de la musique, M. Auguste Quique de Leers. Puis c’est M. Édouard Parent de Roubaix, clarinettiste de talent, donne une nouvelle impulsion à « l’amitié franco-belge ». La société compte à l’époque 54 exécutants inscrits et des cours sont donnés à 11 élèves musiciens. Son idéal est non seulement de marcher de progrès en progrès dans l’art musical, mais aussi d’entretenir et de développer parmi ses membres avec un véritable esprit de famille, une atmosphère de confiance réciproque. Quatre membres de l’Harmonie ont été honorés par la Médaille de la Fédération du Nord et du Pas de Calais pour leurs trente années passés au sein de cette fédération. Il s’agit de MM. Jules Blin, Albert Bataille, Jules Carrette et Désiré Ponthieu.
Georges Lehoucq naît à Tourcoing le 24 Avril 1870. Après ses études au Lycée de Douai puis au Lycée de Tourcoing que son oncle Fidel Lehoucq vient de fonder, il part à Arras pour effectuer son service militaire. A son retour, Georges est ambitieux. Il a hérité d’un coquet capital et souhaite donc absolument créer son entreprise. Son choix se porte sur la ville de Roubaix car c’est une ville industrielle textile performante qu’on surnomme à l’époque : « la Manchester du Nord », ville qui a besoin de matériaux pour la construction de logements ouvriers.
Le 2 Août 1890, Georges Lehoucq décide de reprendre, à 20 ans, le commerce de négoce de bois, créé en 1886 par Honoré d’Halluin, au 37 boulevard de Beaurepaire. L’entreprise est située sur une vaste parcelle de 17.699 m2 entre le boulevard Beaurepaire et le quai du Sartel sur le canal de Roubaix.
plan cadastral
C’est un commerce de bois de différentes espèces ( sapin, orme, chêne, peuplier, hêtre, noyer, charme, tilleul, frêne, acajou, noyer d’Amérique, etc ) qui répandent des odeurs délicieuses dans l’entreprise. Ce sont des bois du pays, ou des bois d’importation, et en particulier du nord de l’Europe. Ils sont parfois livrés par billes entières, la forme du tronc est préservée, débitée en tranches fines dans le sens de la longueur. Georges fabrique également des moulures et baguettes pour l’encadrement, dans les ateliers du fond, « le bâtiment de la baguette » où les odeurs de solvant et de produits chimiques deviennent pénibles pour les doreurs.
Vue de l’entreprise boulevard de Beaurepaire ( document Le Monde Illustré )
Il négocie les achats à un très gros importateur dunkerquois Jean-Baptiste Trystram, chez lequel au cours d’un long stage il a acquis les connaissances du métier. Le canal situé derrière l’entreprise permet l’approvisionnement par péniches, dans un premier temps. Les livraisons se feront ensuite par le rail et par la route. Une centaine de personnes travaillent dans l’entreprise, à la fin de cette décennie.
En tête de lettre ( document collection privée )
Célibataire, Georges loge quelques mois, à l’hôtel Ferraille au 22 rue de la Gare. Il se marie, le 11 Aout 1898, avec Jeanne Trystram, née à Petite Synthe le 11 Aout 1879, fille de Jean-Baptiste Trystram, son fournisseur et qui est également président de la chambre de commerce de Dunkerque. Ils font l’acquisition de leur maison située au 58 rue des Fabricants. Georges se rend sur son lieu de travail « à l’usine » en voiture à cheval attelée par son fidèle cocher. Georges et Jeanne ont un premier enfant, Jeanne surnommée Jeannette.
Photo de mariage de Georges et Jeanne ( document A. Camion )Georges Jeanne et leur fille Jeannette devant l’écurie de leur maison rue des Fabricants ( document A. Camion )
Les connaissances professionnelles de Georges et son dévouement à l’égard de tout ce qui touche à la formation de la jeunesse, le font connaître rapidement auprès du public. Georges s’intéresse à la politique et se présente sur la liste républicaine d’Eugène Motte aux élections municipales de 1902. Il est alors élu deuxième adjoint et prend en charge les dossiers de l’Instruction Publique et de la Culture.
document bnr
Georges Lehoucq va alors entreprendre de nombreuses réformes importantes de l’enseignement général et technique ; le transfert de l’Institut Turgot, l’installation du conservatoire, la création du groupe scolaire de l’avenue Linné, celle du collège de jeunes filles et bien d’autres œuvres marquantes. Il soigne tout particulièrement l’enseignement professionnel pour les fils et filles d’ouvriers roubaisiens grâce à la promotion de formations techniques à l’Institut Turgot. Il est aussi l’un des grands organisateurs de la Cavalcade de 1903 à Roubaix.
Comité d’organisation de la Cavalcade de 1903 ( document collection privée )
Les affaires de l’entreprise sont florissantes. Georges se spécialise encore davantage dans la fabrication de moulures bois pour le bâtiment, l’ébénisterie et l’encadrement. C’est un homme dynamique et il participe à de nombreux salons professionnels pour étendre sa notoriété : Exposition internationale de Paris en 1903, Arras en 1904, Tourcoing 1906 et bien sûr l’exposition internationale de Roubaix en 1911, où il préside la visite de l’école pratique de l’Institut Turgot, rue du Collège, dont il est toujours responsable pédagogique.
le travail du bois ( document Le Monde illustré )l’atelier ( document Le Monde illustré )la dorure des moulures en bois ( document Le Monde illustré )
En 1908, Georges, lassé peut-être de la politique, démissionne de son poste d’adjoint au maire, et ne se représente pas aux élections municipales de cette même année. Il garde néanmoins le contact et continue à veiller avec soin sur tout ce qui touche à la jeunesse. Il devient président d’honneur des amicales laïques, juge au tribunal de commerce et inspecteur départemental de l’enseignement technique. Il organise à Roubaix le premier congrès national de l’apprentissage. Georges Lehoucq, en 1912, reçoit du gouvernement, la Croix de la Légion d’Honneur, distinction bien méritée.
Documents Journal de Roubaix 1912
Georges et Jeanne ont à présent trois enfants : Jeanne 1899, Georges 1901, et Claire 1910. Georges est un amateur d’art et de nombreuses œuvres sont présentes dans leur nouvelle habitation de 899 m2 habitable sur un terrain de 1.224 m2 au 168 rue de Lille.
En 1914, l’usine est réquisitionnée et occupée par les allemands. Devenu oisif, Georges installe dans son grenier, un atelier d’artiste et peint des natures mortes. Il s’active au comité d’alimentation pour aider les roubaisiens à se nourrir. Comme de nombreuses personnalités du monde commercial et politique, Georges devient otage roubaisien en Janvier 1918 et est déporté en Lituanie. il rencontre sur place d’autres notables, qui sont aussi artistes, dessinateurs, écrivains, poètes . . . Sur la photo ci-dessous, Georges est assis à gauche entouré de ses amis, et tient sur ses genoux, sa boîte à peinture.
document A. Camion
A la fin de la guerre, les allemands ont vidé complétement l’entreprise, bois, produits finis, matériel et machines. Il ne reste rien. Georges, avec ses modestes ressources, redémarre l’activité et progressivement revient à son niveau performant d’avant guerre grâce à une demande très forte des matériaux de construction, et en particulier du bois.
Au début des années 1920, Georges recrute des commerciaux sur toute la France pour développer les ventes des moulures d’encadrement. Il leur fournit une marmotte ( valise de présentation de toutes les moulures produites ) et des catalogues très complet reprenant plus de 200 références de profils. Les vendeurs sont alors formés pour proposer les moulures, les baguettes chimiques, les cadres pour miroiterie, les moulures d’électricité etc
Annonce ( document journal de Roubaix )Marmotte de présentation ( document la malle en coin )catalogue ( document collection privée )
À suivre . . .
Remerciements à Arlette Camion, Marc Lehoucq ainsi qu’aux archives municipales
En Octobre 1995, un incendie criminel ravage le rez-de-chaussée de la mairie pendant la nuit et détruit totalement le bureau de Mme Massart ainsi que son secrétariat. D’autres services sont touchés à savoir : Jeunesse, Sports, Culture, Information.
L’alerte ayant été donnée par des voisins, 16 pompiers de Roubaix luttent pendant plus d’une heure pour en venir à bout : 4 petites lances, 2 fourgons, une grande échelle, un fourgon grande puissance et 2 véhicules sont mis à contribution. Au matin le spectacle est désolant et des dossiers noircis s’éparpillent au vent.
L’intervention des pompiers et la mairie au lendemain de l’incendie (Documents Nord-Eclair)
A l’étage les portes fermées ont relativement protégé les différentes pièces mais l’escalier, s’il est encore debout, a beaucoup souffert du sinistre. Les bureaux touchés doivent être momentanément fermés mais une permanence de l’état civil est mise en place et le standard fonctionne toujours.
Photos des dégâts à l’intérieur du bâtiment (Documents Historihem)
Finalement, après expertise, l’escalier doit être en partie refait par les Compagnons du Devoir. Comme il n’y a plus de bois d’orme en France, ce matériau doit être importé d’Amérique. Le majestueux escalier doit d’abord être démonté totalement avant de pouvoir ensuite être remonté pièce par pièce.
Le hall et le nouvel escalier (Document SER)
Certains services doivent emménager provisoirement dans des bureaux situés en face, de l’autre côté de la rue du Général Leclerc, dans le bâtiment Trace. Le prochain conseil municipal se tiendra quant à lui exceptionnellement dans la salle des fêtes voisine (voir sur ce sujet un article sur notre site consacré à la salle des fêtes).
L’accueil, le directeur de cabinet et les services généraux continuent à fonctionner au rez-de-chaussée, le bureau de Mme Massart et de ses adjoints, son secrétariat, le secrétariat général et les ressources humaines sont provisoirement affectés au 1er étage. L’information ainsi que les services des sports, jeunesse et culture emménagent quant à eux au 2ème étage.
Puis le bâtiment s’offre une seconde jeunesse, non sans difficulté car il n’est pas aisé de trouver les entreprises suffisamment qualifiées pour restituer à ces magnifiques locaux leur caractère architectural. Ainsi la décoration du bureau de Mme Massart et de son secrétariat, mariage de plâtre de staff et de bois, demande une entente parfaite entre les différents intervenants. Le parquet de la grande salle est décapé et réparé à cette occasion, l’escalier consolidé et la porte d’entrée principale remise aux normes. Enfin le réemménagement peut avoir lieu en mai 1996.
Les travaux et le réemménagement (Documents Nord-Eclair)
Dans les années 2000, la ville se félicite d’être devenue une ville d’Europe dynamique. En effet, après un premier jumelage avec Mossley (Angleterre) en 1972, Hem a également mis en place 20 ans plus tard un jumelage avec Wiehl (Allemagne) puis 30 ans après avec Aljustrel (Portugal). L’association Hem ville d’Europe créée juste avant le 2ème jumelage travaille à favoriser les échanges amicaux, culturels et sportif.
Vitrail représentatif du jumelage avec Wiehl (Document SER) et panneaux affichés dans le parc de la mairie (Document ville de Hem)
En 2005, la loi sur le handicap fait obligation aux établissements recevant du public d’aménager des accès adaptés aux personnes à mobilité réduite. L’hôtel de ville de Hem n’est donc plus aux normes. C’est l’occasion d’une réflexion d’ensemble sur l’organisation des services et l’accueil du public.
Après plusieurs études c’est un projet d’extension de la mairie qui est retenu, répondant à plusieurs attentes : relier les deux bâtiments existants par une construction neuve sur 2 étages équipée d’ascenseurs. Avantage non négligeable : l’ensemble des services municipaux dispersés au sein de bureaux loués par la ville va pouvoir être réuni sur l’unique site de l’Hôtel de Ville.
La mise aux normes de l’Hôtel de Ville (Document Tout Hem)
Les travaux impliquent la démolition de l’ancienne conciergerie du château Catrice qui avait ensuite accueilli la police municipale de Hem abritée avec la police nationale depuis septembre 2018 dans les mêmes locaux, construits par la ville à cet effet entre la rue Victor Hugo et la rue du Général Leclerc (voir sur notre site un autre article intitulé : la police à Hem)
Les anciens locaux de la police municipale (Documents Historihem)La mairie en travaux pendant 2 ans (Documents Voix du Nord)
Au rez-de-chaussée va fonctionner un guichet unique qui devrait s’occuper d’environ 80% des requêtes des citoyens. Pour les rendez-vous un système spécifique va être mis en place avec une salle dédiée près de l’accueil. De plus la mairie va devenir beaucoup plus « écolo »: pompe à chaleur géothermique pour économiser l’énergie couplée à l’isolation des bâtiments existants, de grandes fenêtres et un grand puit de jour au centre du bâtiment pour privilégier au maximum l’éclairage naturel.
Les améliorations prévues (Document Tout Hem et Voix du Nord)Pascal Nys et Francis Vercamer (Document Tout Hem)
Au final, après un long chantier sous les mandatures de Pascal Nys et Francis Vercamer, le nouvel Hôtel de Ville de Hem a été transformé tout en tentant de conserver ses qualités architecturales : accès plus simple pour les personnes ayant des difficultés à se déplacer, grande salle du conseil municipal également destinée à accueillir les mariages située au rez-de-chaussée, deux bureaux de permanence en accès libre à l’accueil sans avoir à monter à l’étage, le tout en permettant de conserver le cachet des anciens bâtiments.
Photos en façade, à l’arrière et à l’intérieur (Documents Ville de Hem)Le nouvel Hôtel de Ville sur la rue du Général Leclerc (Document Ville de Hem)Photos aérienne 2023 (Document Google Maps)
Remerciements à la ville de Hem et à aux associations Historihem et Société d’Emulation de Roubaix
Le rink-hockey est un sport en vogue dans les années trente, le Hockey Club du Fresnoy créé en 1911 existe toujours mais d’autres commencent à apparaître, comme le FA Blanc Seau Rink, l’Amicale des Arts ou encore l’Excelsior AC. Le 13 juillet 1933 est annoncée par voie de presse la formation d’un nouveau club de rink hockey qui prend le nom de Wattrelos Hockey Club. Son siège est situé Grand Place de Wattrelos au n°24 Café de l’Innovation qui a mis a disposition sa superbe salle de 34 mètres sur 11. Le nouveau club peut ainsi s’y entraîner et organiser ses galas de rink-hockey.
Sur la droite le café l’Innovation CP collection particulière
Il participe d’abord au gala d’ouverture du FA Blanc Seau Rink, un club qui s’est créé récemment, se prépare à rencontrer l’Excelsior pour la coupe Jean Leplat dans le cadre d’un tournoi organisé au profit du dispensaire de Wattrelos.
Le gala d’ouverture du Wattrelos Hockey-Club se déroule le 15 octobre à 18 heures dans la salle du Café de l’Innovation avec la participation de quatre excellentes équipes : le FABS Rink, l’Excelsior AC, le Skating Club Audomarois (St Omer) et le Wattrelos HC. La composition du club wattrelosien est la suivante : au but, Mouton (cap), arrière Bataille, demi Plaquette, avants J. Libert et A Devylder. Le prix des places est à 2 francs. L’Excelsior bat le FABS par 4 buts à 2 et le Skating Audomarois bat le Wattrelos HC par 6 buts à 2.
Le Wattrelos HC récidive en organisant une seconde réunion le 29 octobre 1933. Le fameux avant international Desrumaux vient de signer sa licence au club. Il était auparavant dans l’équipe du Hockey Club du Fresnoy. Le journal pense que sous sa direction, la jeune équipe wattrelosienne ne tardera pas à s’imposer parmi les meilleures. Et de fait il y a progrès, les wattrelosiens font match nul avec l’Excelsior AC par 6 à 6.
Cela encourage le club à poursuivre l’organisation de réunions. La suivante a lieu le 19 novembre et il est fait appel à l’Antwerp Skaters-Club, champion de Belgique 1913-1914. Pour matcher le champion belge, la commission du WHC a décidé de lui opposer une équipe dite de l’Entente wattrelosienne, qui est composée des meilleurs éléments de l’Excelsior AC et du WHC. C’est en quelque sorte la reconstitution de l’excellente attaque de l’équipe nationale française composée de Desrumaux (WHC) et Delannoy (EAC) ainsi que de Tiberghien (EAC). Un second match opposera les réserves de l’Antwerp SkatersClub au Wattrelos HC. La réunion obtient un gros succès les belges l’emportent par 8 à 3, même score pour les réserves.
Le club est alors invité en Angleterre pour Noël par un club anglais le Herne-Bay pour y rencontrer quatre des plus fortes équipes d’outre manche. La composition de l’équipe est la suivante : But Mouton, arrière Barbieux ou Bataille, demi : Delannoy, avants Nollet et Dejonghe. Les deux premiers matchs sont perdus 2 à 1 et 4 à 1. Le troisième match les oppose au Wisthable Alberts et se termine sur un match nul 4 à 4. Le soir même rencontre avec le Herne-Bay United, 2e du championnat d’Angleterre et les wattrelosiens s’inclinent par 6 à 4. La traditionnelle tournée anglaise aura montré le courage et le beau jeu des wattrelosiens qui auront beaucoup appris, comme l’ont fait avant eux toutes les grandes équipes nordistes.
Après avoir remonté la rue du Collège, la ligne numéro 1 parvient à la place de la Fosse aux Chênes, et l’élargissement de la chaussée permet alors le croisement des motrices.
A cet endroit, la ligne 9, Gare de Roubaix-Crétinier, formant un S, croise à niveau notre ligne 1. Il faut un double croisement pour que cette voie unique puisse traverser les deux voies du garage.
La photo suivante montre la place de la Fosse aux Chênes avec, au premier plan à gauche les voies vers Tourcoing, à droite celle vers la gare.
En 1906 on prévoit un kiosque sur le même modèle que les autres. la décision du conseil municipal est réservée, car les riverains protestent. On nomme une commission pour étudier la question. L’enquête est close le 19 mai 1907 le conseil propose de convertir en salle d’attente le rez de chaussée l’une des habitations de la place. Un kiosque prévu reste donc à construire. Il sera finalement installé sur la place de Wattrelos.
Passée la place, la voie s’engage dans la rue de Tourcoing. Le bâtiment au numéro 11, au coin de la rue Henri Carette est aujourd’hui une pâtisserie. En face, le café Delattre est toujours un débit de boissons, à l’enseigne « Air France ». On voit qu’une bretelle permettait de raccorder les lignes 1 et 9.
Quelques mètres plus loin, l’immeuble du 21, au coin rue de la Rondelle, a aujourd’hui disparu. Il est désormais remplacé par un bâtiment à un seul étage, occupé par un restaurant « Palace ». Au premier plan, l’aiguille donnant accès à la bretelle.
Arrivée au croisement avec la rue de l’Alma, notre ligne rencontre la prolongation de la voie 1bis, venue de la Grand-Place vers la Gare. Elle poursuit son chemin dans la rue de l’Alma comme voie de service pour rejoindre le dépôt. Cette ligne s’embranche ici à la ligne 1, devant l’usine à gaz.
Plus loin dans la rue, les immeubles figurant sur la photo suivante ont aujourd’hui disparu, notamment le tabac au numéro 113 qui figure sur la photo. A leur place, une zone d’habitations collectives modernes. La voie est unique est tracée dans l’axe de la chaussée pour laisser l’espace nécessaire au stationnement de chaque côté.
La photo suivante est prise du pont de l’Union en direction de Roubaix. Sur la droite le quai de Dunkerque, en face la rue de Tourcoing. Formant le coin à droite, le tissage Richardson, est venu s’installer en 1898, au 129. Tous ces bâtiments ont aujourd’hui complètement disparu. La belle maison de maître entre 1957 et 1962, les bâtiments de l’usine qu’elle cache sont démolis peu à peu, les derniers atteignant les années 90.
La ligne passe alors le canal, et traverse le quartier de l’Union, puis quitte le territoire de Roubaix pour entrer à Tourcoing en empruntant la rue de Roubaix. Pratiquement à la limite des deux villes, elle passe à hauteur du dépôt de la rue Cadeau, remplacé en 1925 par celui dit de l’Union, situé rue de l’union sur la droite. Dans cette rue, deux voies permettent de rejoindre la rue de Roubaix dans les deux sens de circulation en évitant les courbes trop prononcées.
Le dépôt de l’Union – photo Coquet – Au fil des Trams
Le dépôt sera reconverti plus tard en pour abriter les bus et sera utilisé jusqu’à l’époque de Transpole. Désaffecté, il a été démoli récemment avec tout le quartier.
Photo La Voix du Nord
Les documents non légendés proviennent de la médiathèque de Roubaix et des archives municipales.
Alors que la rue Jules Guesde à Hem est bordée de champs du côté droit en allant vers Lannoy, après le carrefour de la Lionderie, en 1949, presqu’en face du tissage Desurmont et fils, au n°280, s’installe une nouvelle usine sur environ 7500 mètres carrés : Poudres Industrielles du Nord, devenue, en 1957, la société Pinfloc.
Photo aérienne de 1947 face à l’usine Desurmont (Document IGN)Plan cadastral BB868 et BB111 (Document cadastre)
Fondée par Jules-Pierre Planckaert, né à Roubaix le 11 novembre 1925, fils de Louis Joseph Planckaert, entrepreneur, l’entreprise commence avec deux personnes et une machine. L’usine broie alors des déchets textiles, vendus ensuite en sacs contenant des fibres techniques, destinées à être incorporées dans différents matériaux pour en améliorer les caractéristiques physiques, par exemple en vue d’entrer dans la fabrication de tapis Bulgomme.
Photo aérienne de 1965 avec l’usine PIN (Document IGN)
La photo montre clairement l’entrée de l’usine rue Jules Guesde donnant sur une longue allée bordée de bâtiments dont deux immenses hangars au fond du terrain de part et d’autre de l’allée et les camions de livraison empruntent cet étroit couloir. En 1965, est également développée la commercialisation d’articles de décoration et de fête tels que les cotillons. Il ne s’agit pas là d’une activité de fabrication mais d’une simple activité complémentaire de négoce.
L’étroit couloir emprunté par les camions (Document Nord-Eclair)
Puis l’entreprise se développe en fabriquant des poudres à partir de fibres textiles, viscose, nylon, coton qui sont coupées finement, teintes, tamisées puis mises en sac, avant d’être expédiées et de servir à la technique dite du flocage. Les produits sont vendus à l’industrie de la chaussure, du vêtement, de la maroquinerie, de l’automobile, du jouet et du tissu mural.
Le floc, c’est du faux, de l’imitation, mais qui veut faire vrai à l’oeil comme au toucher. Ces fibres courtes recouvrent les objets d’un revêtement rappelant le velours. Ainsi, au moment de Noël, l’entreprise fabrique également ce qui sert à blanchir les sapins, ajoutant donc une activité saisonnière à l’activité habituelle.
En 1971, un violent incendie dévaste un hangar dans lequel étaient entreposés des barils de poudres de flocage. Une demi-heure après le début du sinistre, il ne reste plus rien du bâtiment ni de la marchandise et le montant des dégâts s’élève à une quarantaine de millions d’anciens francs.
Ce qui reste du hangar après l’incendie de 1971 (Document Nord-Eclair)
Puis en 1984, à nouveau, un bâtiment de stockage des marchandises finies, de 300 mètres carrés, est la proie des flammes et les sapeurs-pompiers de Roubaix, aidés de leurs collègues de Villeneuve d’Ascq, doivent mettre quatre grosses lances en batterie pour venir à bout du sinistre, sans parvenir à sauver le bâtiment dont il ne reste rien. Les dégâts s’élèvent à 2 millions de nouveaux francs mais Mr Planckaert affirme que les 15 employés de la société ne risquent pas la mise en chômage technique, bien au contraire puisqu’ils ont un stock complet à reconstituer. En tant que premier adjoint du maire de Hem, celui-ci reçoit en outre le soutien de Mme Massart, maire de Hem, qui n’hésite pas à se rendre sur place pour constater l’étendue des dégâts.
Pas de chômage technique après l’incendie de 1984 (Document Nord-Eclair)
L’année suivante, en fin de soirée, un nouvel incendie se déclare dans un atelier de fabrication de cotillons, pétards et fusées. L’extension du feu est favorisée par les poudres et produits chimiques entreposés dans l’usine et 800 à 1000 mètres carrés d’atelier sont ravagés par le feu. Les sapeurs-pompiers de Roubaix et Villeneuve d’Ascq mettent plus d’une heure à venir à bout du sinistre. Pourtant le PDG de l’entreprise, Jules Planckaert, n’envisage aucun licenciement et pas même de chômage technique.
Idem en 1985 et des vitres en verre armé fondues (Documents Nord-Eclair)
Marc Planckaert, fils du fondateur, reprend la direction de l’entreprise en 1991 et, deux ans plus tard, il fait aménager un quai afin de faciliter les allées et venues des camions dans la rue Jules Guesde. Pour mieux insérer l’entreprise dans son environnement il lance également des travaux de débroussaillement et de renforcement de la clôture et améliore l’écran végétal qui sépare à l’arrière son entreprise des logements du quartier de la Vallée.
Et en 1994, il organise une opération portes ouvertes complétement inédite pour faire découvrir ses vastes et peu esthétiques locaux aux habitants alentour et donner à ses voisins, pour les rassurer, les informations qu’ils souhaitent sur le fonctionnement de l’entreprise, laquelle dispose à présent d’une agence à Paris, fait vivre 27 personnes, et exporte en direction de l’Europe et de l’Afrique du Sud.
Visite guidée de l’entreprise en 1994 (Document Nord-Eclair)Photo aérienne de 1998 (Document IGN)
Pendant 10 ans, de 1988 à 1998, l’entreprise dispose donc d’un établissement secondaire dans la région parisienne, à Aubervilliers puis, de fin 1999 à janvier 2005 d’un nouvel établissement secondaire à Roubaix, 105, rue de Lannoy. Mais, pour faire face à son développement, Pinfloc construit en 2001 une nouvelle unité de production, moderne et respectueuse de l’environnement, à Berck-sur-Mer et l’établissement de Hem ferme ses portes.
Pinfloc à Berck-sur-Mer (Document site internet)
En 2007, Marc Planckaert, explique à ce sujet dans le journal « Le Télégramme » : « je disposais d’une vieille usine située à Hem (Nord). Il nous fallait nous mettre aux normes et songer à mieux utiliser l’eau. J’ai même voulu aller plus loin en me disant que j’allais rendre propre l’eau que j’achetais propre…Deux cuves de 50.000 m³ permettent de purifier l’eau. Une fois purifiée, l’eau peut être réutilisée. Nous sommes de gros consommateurs d’eau : le traitement des fibres nécessite 20 à 80 litres d’eau par kilo…Notre autre démarche est aussi de mieux gérer nos besoins en eau. Nous essayons désormais de bien penser son utilisation et ça marche. Avant là où nous avions besoin de 50 m³ nous n’en sommes plus désormais qu’à 35 t m³… Cet engagement écologique a un coût. Je l’ai fait par conviction et pour respecter l’environnement, ainsi que pour assurer la pérennité de mon entreprise quant au respect des normes à venir ».
Photo aérienne de 2004 (Document IGN)
Quelques années plus tard un lotissement privé d’une vingtaine de maisons : le Clos Village, est construit sur l’ancien terrain de l’entreprise au 280 rue Jules Guesde à Hem. Ce lotissement, auquel on accède par une grille située à côté de deux maisons en façade sur rue, est toujours présent de nos jours et il ne subsiste aucune trace de l’ancienne vocation industrielle du terrain de près de 10 hectares.
Photo sur la rue de 2019 et photo aérienne de 2022 (Documents Google Maps)