L’immeuble du 20 de la rue du Grand chemin est occupé dans les années 1930, 40 et 50 par l’entreprise de négoces de tissus Roger, Louis et Cie ; dans les années 60 et au début des années 70, par les Ets Rogier, grossiste en produits divers ( plastiques, aquariums etc ). En 1978, la concession des automobiles Volvo de Roubaix, Garage de l’Europe, située au 9 rue des Champs, dirigée par Pierre Platel, reprend le local du 20 rue du Grand Chemin et annonce son ouverture prochaine dans la presse locale.
Publicité Nord Eclair 1978
Les travaux d’aménagement du garage démarrent en Mai 1978, et sont dirigés par le maître d’oeuvre Jacques Onraet à Loos et qui habite résidence Chantilly à Roubaix.
Documents archives municipales
Le nouveau garage ouvre dans le courant de l’année 1979. Le local, beaucoup plus spacieux, permet l’installation des véhicules dans le grand hall d’exposition permanente. Des petits bureaux jouxtent la surface de présentation qui permettent de recevoir la clientèle pour des entretiens privés et discrets.
Publicité Nord Eclair 1979
Derrière, se trouve l’atelier de réparation et d’entretien avec du matériel dernier cri, et en particulier une nouvelle cabine de peinture. A noter que les entreprises chargées de la rénovation du bâtiment ont effectué un travail remarquable, compte tenu que l’immeuble a été considérablement éprouvé par le temps. Le concessionnaire Mr Platelle et son adjoint Mr Afelt annoncent toutefois que le garage de la rue des Champs sera gardé et réservé à la vente des véhicules d’occasion.
document collection privée
En Juillet 1987, le garage de l’Europe déménage à nouveau dans des locaux situés sur l’avenue Roger Salengro ( voir sur notre site, un article précédemment édité et intitulé : 209 avenue Roger Salengro )
Publicité Nord Eclair 1987
L’ancien immeuble reste inoccupé quelques années. En 1998, la ville de Roubaix, désormais propriétaire du bâtiment du 20 de la rue du Grand Chemin, demande l’autorisation de le démolir car il est très vétuste et inoccupé depuis presque 10 ans.
document archives municipales
Un projet va voir le jour prochainement sur ce terrain d’une surface de 1769m2. ( à venir, sur notre site, un prochain article sur le Cosmos Bowling ).
Aviron. Le cercle nautique l’Aviron de Roubaix a organisé une sortie dimanche dernier. Un double scull monté par les trois frères Mariage s’est rendu en excursion à Tournai. Partis à sept heures et demie de l’écluse du Sartel, ils étaient à Espierres à neuf heures et demie et à Esquelmes à dix heures et demie, d’où, après avoir déjeuné, ils repartaient à une heure et demie pour arriver à Tournai à trois heures. Rembarqués à quatre heures, ils étaient à Roubaix à huit heures, terminant les 70 kilomètres dans un état de fraîcheur remarquable malgré le soleil très ardent subi toute la journée. Aux régates de Valenciennes le 4 juin, le cercle nautique l’Aviron présentera un deux-débutants, un skiff junior, un deux-seniors et un quatre-seniors.
Cyclisme. Kramer, Bader et Piard sont à Roubaix depuis vendredi et s’entraîneront encore samedi en vue de la rencontre du 4 juin. Le grand jour approche. On apprend que Gougoltz, récent vainqueur des 80 kilomètres de Roubaix, a relevé le défi lancé par Oscar Lepoutre, pour un match de 60 kilomètres à courir le 18 juin au Vélodrome Roubaisien. L’enjeu accepté par Lepoutre est de 1500 francs.
Parc de l’Aéro-Club St Cloud collection particulière
Aérostation. Le concours d’atterrissage organisé par l’aéro-club de France et qui avait réuni six concurrents a été l’occasion d’un nouveau succès pour notre distingué aéronaute roubaisien, M. E.V. Boulanger. Le départ avait lieu au parc d’aérostation de St Cloud et il s’agissait d’atterrir le plus près possible d’un point déterminé. M. Boulanger, montant son ballon Eden, avait choisi comme point d’atterrissage la station de Sainville entre Étampes et Auneau à 60 kilomètres de Paris à vol d’oiseau. Il a effectué sa descente à 1500 mètres de l’endroit fixé, ce qui lui a valu le premier prix.
Escrime. L’Académie de Boxe de Roubaix inaugurait récemment la salle qu’elle vient d’ouvrir au 41 de la rue Nain sous la direction du sympathique professeur Victor Fort. Parmi les invités on pouvait remarquer MM. Champier administrateur de l’École Nationale, Salé proviseur du Lycée de Tourcoing, Félix Delescluse, Fraignac, Poullet, Huvenne et les principaux amateurs de notre ville. M. le docteur Rousseau dirigeait les assauts. Le soir un banquet cordial réunissait à l’Hôtel de la Bourse les tireurs étrangers et les membres de l’Académie.
Frank Kramer ext Wikipedia
Cyclisme. Malgré la pluie, le match Kramer Bader Piard a pu avoir lieu. En grand coureur, Kramer a gagné les trois manches dans un style impressionnant, malgré ses redoutables adversaires qui ont bien couru. Le célèbre américain s’est également adjugé le handicap. Enfin le match de motocyclettes est revenu à Bathiat qui à une allure vertigineuse a battu et de loin tous les records locaux.
Course à pied. Club des sports roubaisiens. Tous les sociétaires sont invités à se trouver ce mardi soir à la gare à sept heures et demie pour y recevoir comme il le mérite le champion J. Missant qui revient de Paris. Missant dans le meeting des Lilas a battu dans le 5000 mètres Henri Prévost le champion de France. Il s’est classé second dans le 300 mètres, premier ex æquo (dead heat) au 3000 mètres.
Aviron. Le cercle nautique l’Aviron de Roubaix a remporté aux régates internationales de valenciennes, un premier prix en deux-débutants (Goblet-Deveugle). La commission du cercle nautique se réunira en son local du Café Moderne le mardi 6 juin pour évoquer l’organisation des régates internationales du 2 juillet.
Moto. Un groupe de motocyclistes est en formation chez M. Decoeyère 42 rue de Blanchemaille à Roubaix. Une première réunion servira à préparer une excursion de motocyclistes à Liège pour le dimanche et le lundi de la Pentecôte, afin de se joindre au groupe d’excusrsionnistes du Nord Touriste.
Aviron. Les grandes régates internationales organisées par le Cercle Nautique l’Aviron de Roubaix auront lieu le dimanche 2 juillet à trois heures sur le canal du Blanc-Seau. Au programme, courses de deux-débutants, skiff junior, deux juniors, deux seniors, quatre juniors, quatre seniors, skiff senior. Le parcours sera de 2.400 mètres avec quatre virages et de 1.200 mètres avec deux virages.
Oscar Lepoutre vainqueur de Gougoltz doc JdeRx
Cyclisme. C’est sous un soleil resplendissant que s’est déroulée la course de 60 kilomètres opposant Gougoltz et Lepoutre dans le cadre du Vélodrome Roubaisien. À peine 3.000 personnes pour y assister ! Lepoutre a justifié sa réputation d’invincibilité sur la piste roubaisienne a battu Gougoltz mais il faut préciser que ce dernier n’a pas été heureux avec son service d’entraînement. Dans la course de motocyclettes qui a suivi, Bathiat a de nouveau gagné à une allure vertigineuse et avec son audace habituelle.
Géo Malfait doc Wikipedia
Courses à pied. Les championnats de France (U.S.F.S.A) se déroulaient à Paris, sur la piste du Racing Club de France, au bois de Boulogne. Le roubaisien Malfait (RCR) remporte les titres de champion de France du 100 mètres plat et de 400 mètres plat. Les autres roubaisiens qui ont bien figuré dans les autres classements sont : Sartorius 3e saut en hauteur, Jarnicoton 3e saut en longueur, Eynard 1er lancement du disque.
Tennis. Le tournoi international et interclubs du Racing Club de Roubaix. Quarante cinq amateurs sont inscrits au tournoi qui se déroulera le 25 juin sur les courts de la rue de Beaumont. On y verra donc aux prises des joueurs de Roubaix, Valenciennes, Denain, Courtrai, Lille, Douai, Paris.
Une enquête « commodo et incommodo » est lancée en ce début août sur la demande de M. Henri Deschamps concernant l’établissement d’une fabrique de colle à Wattrelos. Des affiches portant le texte d’un arrêté préfectoral en date du 23 juillet réglementant cette enquête ont été apposées ces jours derniers à Wattrelos, Bondues, Croix, Forest, Lys lez Lannoy, Mons en Baroeul, Mouvaux, Neuville en Ferrain, Roubaix, Toufflers, Wasquehal et Willems. Côté belge, Bailleul, Dottignies, Estaimpuis, Evregnies, Herseaux, Leers Nord, Luingne, Mouscron, Néchin et Templeuve ont été informées.
En tête Les Colles du Nord doc BNRx
Cette fabrique de colle gélatine pour apprêts sur tissus serait établie sur le territoire de Wattrelos entre le ruisseau « Le Carihem » et le canal de Roubaix, au lieu dit la Planche Sainte Marguerite.
Une enquête « commodo et incommodo » est une enquête publique et une procédure légale qui « a pour objet d’assurer l’information et la participation du public ainsi que la prise en compte des intérêts des tiers lors de l’élaboration » de certaines décisions administratives relativement locales concernant notamment la plupart des projets de travaux, d’ouvrages ou d’aménagements devant comporter une évaluation environnementale et/ou nécessitant une autorisation environnementale.
On procède ainsi pour des établissements comme des brasseries, tanneries, fonderies, bref tout ce qui peut générer des odeurs désagréables pour l’environnement. Le projet de fabrique de colle va fonctionner avec des morceaux d’os, ce qui va donner après traitement une colle d’origine animale utilisée pour les apprêts dans le textile.
Le fondateur de cette entreprise est Henri Deschamps, lequel n’est pas un inconnu pour les roubaisiens et les amateurs de journaux. Au sortir de sa période militaire, dans le même peloton qu’ Alfred Reboux, Henri Deschamps entre en politique en soutenant en 1877 Achille Scrépel, puis Alfred Motte au Conseil Général. Mêlé par la suite à tous les incidents politiques, il combat avec vigueur les idées collectivistes. Il est élu conseiller d’arrondissement en 1889 et le fut jusqu’en 1892 au moment où la création de trois cantons nécessitèrent de nouvelles élections qu’emportèrent les collectivistes. En février 1893, il crée avec Jules Noyelle une feuille hebdomadaire de combat, le Roubaisien. Il se présente aux élections législatives de 1893 mais il est battu par Jules Guesde et Louis Vienne. Il sera l’un des promoteurs de l’Union Sociale et Patriotique, le parti de reconquête d’Eugène Motte. Le Roubaisien s’interrompt en 1896. Puis Henri Deschamps disparaît un temps de la scène politique.
La manchette du Roubaisien doc BNRx
La création de cette fabrique de colle en 1896 est-elle une reconversion de l’homme politique ? Son entreprise est désormais connue comme la société anonyme Les Colles du Nord au capital de un million de francs. Elle fabrique des engrais, des colles chimiques et des colles gélatines, neutre pour apprêts ou liquide pour encollage de chaînes. Elle se situe à Wattrelos, à deux pas du canal et de la route de Leers. L’homme se marie l’année suivante, en bon industriel rangé.
C’est mal le connaître. Il resurgit en 1906 après l’échec d’Eugène Motte à la députation, et crée un nouveau journal Le Petit Roubaisien, participe à la création de la Fédération républicaine anti-collectiviste. Mais c’est trop d’activisme, il décède d’une crise cardiaque en 1910.
Extrait de Wattrelos fin de siècle 1890-1900 Atemem éditions
Marc-Christian Landuydt, 36 ans en 1999. Lillois d’origine, il a travaillé dans le domaine de la restauration sur la région parisienne pendant de nombreuses années. Il tombe sous le charme d’une grande maison bourgeoise au 39 rue Pierre Motte à Roubaix, et décide de s’y installer pour créer un restaurant d’affaires et de détente.
Plan cadastral
L’endroit est idéalement bien placé, entre l’hôtel de Ville et Eurotéléport. Marc crée son restaurant d’affaires, il est très optimiste car cette activité est inexistante dans le quartier. La clientèle ciblée, ce sont bien sûr les chefs d’entreprise d’Eurotéléport pour les repas d’affaires.
Projet de façade ( Document archives municipales )
En Janvier 1999, il demande donc un permis de construire pour un changement de destination du rez de chaussée, dans lequel il va aménager son restaurant. Il dirige les travaux avec goût et passion. Tout est prévu, le hall d’accueil, la grande salle de restaurant, la cuisine moderne, et les toilettes pour les personnes à mobilité réduite.
Plan du restaurant ( document archives municipales )publicité Février 1999 ( document Nord Eclair )
Le restaurant Richard Lenoir ouvre au printemps 1999. Marc a recruté un chef de renom : Patrice Liévin, 35 ans, qui impose sa signature en cuisine pour contribuer à asseoir la notoriété du restaurant roubaisien. La carte change régulièrement mais garde continuellement des plats classiques tels que : biche rôtie au thym, gelée de ris de veau aux légumes, foie gras maison, etc. La carte des vins est complète et magnifique avec des prix proposés abordables.
document Nord Eclair
Pendant toute l’année 1999, Marc Landuydt communique avec de la publicité dans la presse locale.
document Nord Eclair
Au début du mois de Décembre 1999, Marc est conscient qu’un événement exceptionnel se prépare : le passage à l’an 2000. Il met les petits plats de 1999 dans les grands de 2000, et propose un menu gastronomique pour ces fêtes de fin d’année.
document Nord Eclair
Dans le courant de l’année 2000, pour le premier anniversaire du restaurant, Marc invite de nombreux clients, amis et voisins pour fêter cette première bougie. Avec son équipe, il n’a pas ménagé ses efforts toute cette année pour arriver à ce résultat encourageant : accueil de qualité, immeuble de classe, cuisine haut de gamme à prix raisonnable. A noter pour cette soirée, la présence de Jacky Paoli, conseiller municipal délégué au commerce, et Marie Harmand, présidente honoraire des commerçants du centre.
document Nord Eclair 2000
Malheureusement l’année 2001 s’avère fort difficile. Les résultats escomptés ne sont pas au rendez vous, malgré tous les efforts que Marc et son équipe ont fournis. Le restaurant ferme ses portes en fin d’année 2001, après 3 années d’existence, et l’immeuble redevient comme il était auparavant.
En 1962, la première fête de la bière à Hem connait un grand succès. Elle est organisée par l’association « Les amis de Beaumont », sous le patronage du journal Nord-Eclair, et vaut le déplacement. Cette association, née avec le nouveau quartier, a pour but d’y promouvoir, toutes œuvres sociales, culturelles et sportives.
Organisation en 1962 de la grande fête de la bière (Document Nord-Eclair)
Ainsi en octobre 1962, la fête débute, le samedi après-midi, sur la place de Verdun, avec un tournoi de pétanque réunissant une vingtaine de triplettes des villes des environs. Puis une coupe est remise aux gagnants par le journal juste avant l’arrivée de la Musique du 43ème RI. Un millier d’enfants se rassemble alors pour participer à une retraite aux flambeaux emmenée à travers les rues principales du quartier par les soldats musiciens qui donnent ensuite un concert sur la place de Verdun.
Illustration du journal (Document Nord-Eclair)
Puis une foule d’environ 2000 personnes participe, sous le vaste chapiteau dressé devant l’église Saint-Paul, à la Nuit de Nord-Eclair et des Amis de Beaumont. L’orchestre Victor Charlier remporte un vif succès durant le bal qui y clôture la journée.
Le grand bal du samedi soir ; disque publicitaire (pour la lessive Viva) de Victor Charlier et son orchestre (Document Nord-Eclair et Discogs)
Le lendemain dimanche, un apéritif concert avec la fanfare Saint-Corneille et un jeune orchestre « les Chahuteurs » ouvre les festivités. Puis, sous le grand chapiteau, la foule assiste à des exhibitions de la section artistique « La Patriote » de Croix et du groupe folklorique polonais de Roubaix avant l’arrivée de la caravane publicitaire suivie du grand orchestre « Die Alte Bayerische Kapelle », rentré d’une tournée triomphale dans les capitales et grandes villes d’Europe.
La grande kermesse se termine ainsi sous le chapiteau animé comme dans les grandes fêtes bavaroises de la bière, au son des danses typiques de Bavière, tandis que la foule déguste choucroute mais aussi sandwiches et frites sous les cotillons. Les musiciens, soucieux de plaire au plus grand nombre font également danser aux spectateurs charleston, twist, valses et tangos.
Annonce de la fête de la bière en 1963 (Document Nord-Eclair)
Forte de son succès, la fête est renouvelée l’année suivante, en octobre 1963, toujours grâce à l’association « Les amis de Beaumont » et cette fois sous le double patronage du journal Nord-Eclair et de Volkswagen, en la personne du concessionnaire G. Beulque de Tourcoing. Le chapiteau est cette année conçu pour recevoir le double de participants.
Au cours de cette fête, qui se veut « comme à Munich », on peut boire des grès d’un litre et d’un demi-litre de bière et déguster de succulentes spécialités munichoises. Quant aux orchestres chargés d’animer la fête, il s’agit de grandes formations spécialisées dans les fêtes de la bière avec leurs joyeux animateurs. Les danses pittoresques du Tyrol alternent avec les danses modernes grâce à la grande formation « Lou Garou et son ensemble show » et Alain Donnez et ses Tonnerres.
Alain Donnez ; Lou garou et son ensemble show (Documents Nord-Eclair)
Ces joyeuses festivités comportent de nombreuses attractions et vedettes surprises. Le samedi, une caravane publicitaire comprenant une vingtaine de véhicules prend la route, musique en tête, pour annoncer la fête de la bière dans les principaux quartiers des villes de Hem, Lannoy, Lys-lez-Lannoy et Roubaix. On peut y admirer notamment toute la gamme des nouvelles Volkswagen du garage Beulque. La caravane se clôture avec le char des bières Setz Braü sur lequel se produit l’orchestre « Die Landliche Blaskapelle ».
Publicité des années 60-70 du garage G. Beulque (Document collection privée)
Malheureusement, en début de soirée, une averse empêche le traditionnel défilé des allumoirs. Puis le soir c’est la Nuit de Nord-Eclair et des Amis de Beaumont avec les deux formations citées plus haut mais aussi un grand orchestre de 25 musiciens : « Die Tiroler Blaskapelle », très applaudi.
L’orchestre Die Tiroler Blaskapelle (Document Nord-Eclair)
L’animateur Serge Desbruyère, de la RTF (Radio-diffusion Télévision Française), monte ensuite sur scène pour féliciter les musiciens bavarois et annoncer le groupe suivant, tandis que, sur la piste de danse, évoluent sans arrêt un bon millier de danseurs. Le bal se clôture avec le groupe des « Dauphins » qui joue des twists pour la jeunesse et les éliminatoires de l’élection de la Reine de la Bière ont lieu en fin de soirée.
Triomphal succès des orchestres bavarois (Document Nord-Eclair)
Le lendemain, dimanche, se déroule la journée de la bière avec 2 formidables orchestres bavarois : « Die Alte Bayerische Kapelle » et « Die Landliche Blaskapelle ». Une assiette géante de choucroute est proposée à la dégustation et de nombreuses attractions ont lieu durant toute la journée. C’est à 21h qu’a lieu l’élection de la Reine de la Bière : Yolande Duchemin. Au total, pour cette année 1963, plus de 6000 personnes sont accueillies tout au long du week-end, faisant de cette fête un franc succès malgré un temps très mitigé.
L’orchestre bavarois en tête de la caravane publicitaire (Document Nord-Eclair)
Les amis de Beaumont font leur publicité dès le début septembre de l’année 1964 pour la nouvelle kermesse de la bière. Forte du succès de l’année précédente et du patronage du journal Nord-Eclair, l’association voit grand pour cette nouvelle fête annuelle et fait installer un chapiteau de 2.000 mètres carrés, pouvant accueillir jusqu’à 3000 personnes.
Publicités pour la kermesse de la bière 1964 et chapiteau installé avec plan pour le trouver (Documents Nord-Eclair)
Le programme est alléchant : le samedi la caravane publicitaire comprend la caravane Nord-Europe et plusieurs commerçants et elle est animée par l’orchestre bavarois « Die Bayerische Bierpot ». Le dimanche le grand orchestre « Die Alte Bayerische Kapelle » participe à la grande journée de la bière suivie d’un apéritif concert avec « les Inconnus ».
Les Inconnus (Document Nord-Eclair)
Dans l’après-midi c’est une succession d’attractions : le ventriloque Fred et son Jacky, des jeux scéniques présentés par Jodel, les clowns Jo et Rico et les Joyeux Compagnons. Puis c’est à nouveau l’orchestre bavarois « Die Alte Bayerische Kapelle » qui revient mettre l’ambiance dans la soirée et faire danser l’ensemble des participants.
Le grand orchestre « Die Alte Bayerische Kapelle » (Document Nord-Eclair)
Après 3 ans d’absence, en 1968, la kermesse de la bière est de retour à Hem, toujours sous le patronage de Nord-Eclair, mais elle se déroule dans la salle des fêtes sur une journée et elle est organisée au profit des écoles privées des villes de Hem et Lannoy. Une grande tombola est organisée avec, comme 1er prix, un réfrigérateur à prendre à l’école Saint Charles de la rue Jules Guesde.
Une partie de l’assistance (Document Nord-Eclair)
A l’heure du midi, un concert apéritif assuré par la Musique de Lannoy remporte un certain succès auprès du public qui se presse nombreux dans la salle, trop petite pour accueillir l’ensemble de ceux qui souhaitent participer. Puis la kermesse bat son plein et fait salle comble avec la participation de l’orchestre bavarois…du Douaisis : « Die Lander Freunde » qui maintient une ambiance extraordinaire jusqu’aux environs de minuit.
La Musique de Lannoy (Document Nord-Eclair)
La fête de la bière hémoise ne survit pas à la décennie 1960 et ce n’est qu’en 2019 qu’une nouvelle tentative est lancée, concomitamment avec les journées du patrimoine, à la ferme Franchomme : le Salon de la Bière. Les deux journées sont conçues pour mettre en avant les micro brasseries du secteur grâce à une expositions, des ateliers et une dégustation.
Affiche de 2019 lors des journées du patrimoine (Document Ville de Hem)
60 ans après la première fête de la bière hémoise, en septembre 2022, sur 2 jours, une nouvelle édition est lancée. Elle a lieu à la ferme Braquaval où s’est installée la brasserie Les Tours du Malt (sur le sujet de la ferme Braquaval voir un précédent article édité sur notre site). Le programme consiste en une visite de la brasserie, un atelier sur le brassage de bière, une vente de bières et de produits dérivés et des jeux flamands.
Affiche de la fête de la bière en 2022 et photos du lieu (Document Ville de Hem et Voix du Nord)
L’événement est renouvelé l’année suivante sur une journée, en Octobre, avec une dégustation et vente de bières locales, ainsi que de cookies aux drèches, céréales issues du brassage, et des jeux flamands mis à disposition des petits et grands. Puis un échange est mis en place avec des brasseurs suivi, en fin de matinée, d’un atelier sur les accords bière et fromage, autour d’un apéritif. Le midi la restauration est prévu au restaurant l’Etable et des foodtrucks sont présents sur le site. Une animation musicale est assurée par un DJ, durant toute la journée qui se clôt par le tirage au sort de la tombola, suivi d’un concert.
Affiche de 2023 et photos de presse (Document Ville de Hem et Vozer)
Il apparaît que depuis le succès triomphal de la fête organisée en 1964, rassemblant plusieurs milliers de personnes, les différents événements qui ont tenté de la faire revivre n’ont pas rencontré le succès escompté. L’absence d’orchestre bavarois à l’animation peut en être l’une des explications.
Le 24 avril 1944 s’éteignait un grand militant socialiste wattrelosien, Florimond Lecomte. Il est pour ainsi dire mort en fonctions, car il était maire depuis le décès de son prédécesseur et ami Henri Briffaut en 1938. Il n’aura donc pas connu ces instants de joie et de délivrance qu’a entraîné la libération de la France obtenue à partir du débarquement de juin et acquise dès septembre.
Florimond Lecomte doc Mairie de Wos
Florimond Lecomte est né le 15 février 1856 dans le quartier de la Vieille Place à Wattrelos d’un père tisserand. À vingt ans il fait son service militaire dans l’artillerie de marine, il est brigadier en 1878, sous chef artificier en 1879, remis brigadier en 1879, puis cassé de son grade. Il obtient son congé en 1881, mais son certificat de bonne conduite lui est refusé. Admis dans la réserve en 1882, il effectue des périodes en 1883 et 1885, à nouveau dans la réserve en 1886, 1896, puis il est définitivement libéré en 1902. Pourquoi ce grand gaillard (1, 72) aux yeux bruns a-t-il été rétrogradé ? L’armée reste muette à ce propos.
Entre-temps notre homme s’est marié en 1884 avec Irma Moerman originaire de Warcoing. Ils vivent ensemble à Lys-lez-Lannoy pendant quelques années puis reviennent à Wattrelos en 1889. Ils habitent alors au hameau du Crétinier. Irma donnera six enfants à Florimond, les trois premiers sont nés à Lys les trois suivants à Wattrelos.
Florimond Lecomte est toujours tisserand, il a rejoint la section locale du Parti ouvrier de Wattrelos créée par Henri Briffaut en 1886. Dès lors sa vie est liée à la politique. Dès 1890 Florimond habite dans la rue de Tourcoing. Là se trouve la Maison du Peuple, siège du parti socialiste local et la Coopérative l’Humanité.
La Maison du Peuple rue de Tourcoing Coll Particulière
Florimond Lecomte se présente aux élections municipales de 1892 et il est élu dans la section du Crétinier. Il est ainsi le premier collectiviste au Conseil Municipal de Wattrelos. Henri Briffaut est alors conseiller d’arrondissement. Les deux camarades seront élus au Conseil Municipal en 1896.
Le siège social de la coopérative l’Humanité de Wattrelos, fondée en 1897, est basé au 190, rue de Tourcoing. Florimond Lecomte y prend une part active. En 1930, elle totalisait 2000 sociétaires, et son CA 2.000.000 francs, la nature de ses marchandises était : Pain, Boucherie, Charbon.
Juste derrière la maison du garde barrière, l’estaminet de Florimond Lecomte Coll Part
En 1910, Florimond Lecomte est cabaretier, au n°75 rue Pierre Catteau, juste à côté de la maison du garde barrière. En 1944, il habitait au 1 rue Henri Carette.
Florimond Lecomte est premier adjoint depuis 1912, il s’intéresse aux finances communales, il fonde en 1913 l’œuvre des consultations de nourrissons, dont il est le président. Il aura fait fonction de maire pendant la déportation d’Henri Briffaut (14/18), et durant la longue maladie des derniers instants du mandat de Briffaut.
Une rue porte son nom depuis le 4 février 1945, de la rue de Leers jusqu’à la rue Négrier.
Suite d’un article précédemment édité sur notre site et intitulé : « La Sagesse »
A la fin des années 1960, la communauté se disperse, les filles de la Sagesse passent le flambeau à une équipe éducatrice qui inaugure une période nouvelle de changement dans les anciens murs de l’institution. En 1967, la Sagesse devient le collège Pascal, du nom de Blaise Pascal célèbre mathématicien, physicien, philosophe et théologien français du 17° siècle.
Blaise Pascal
Le second cycle fusionne avec les institutions Jeanne d’Arc ( rue de Barbieux ) et Ségur ( rue André Chénier ) et s’installe à Ségur sous le nom de Pascal II. Le premier cycle reste rue de la Sagesse. Le nombre d’élèves augmente considérablement et les locaux de la Sagesse deviennent trop exigus. L’école s’agrandit en rachetant deux habitations rue du château : la maison Wattine au N° 19 et la maison Lemaire au N° 21. L’établissement occupe alors tout le pâté de maisons entre les rues de la Sagesse, de l’Union et du Château, ce qui représente 4370 m2.
Les 19 et 21 rue du Château ( photos BT actuelles )
Une salle de sports est aménagée dans la maison du 21 de la rue du Château. En 1973, l’Association Ecole et Famille fait installer des sanitaires et une cabine EDF, dans la cour du côté de la rue de l’Union.
Plan de l’établissement 1973 ( document archives municipales )
En 1973 et 1975, de nombreuses fusions sont organisées entre les cycles primaires de Pascal avec Jean XXIII rue ND des Victoires et l’école Saint Louis. Les locaux du collège Pascal se modernisent : la cantine passe en libre service, deux laboratoires et une salle d’audiovisuel sont aménagées, des téléviseurs et magnétoscopes sont achetés etc. La directrice, Denise Casteur décide de la mixité dans le collège. Des clubs sont créés ( musique, théâtre, lecture, sports ) car l’épanouissement des jeunes ne se fait pas uniquement par la réussite scolaire.
document Collège Pascal
Le collège Pascal fête ses 110 ans, en Février 1986. C’est l’occasion de regrouper tous les anciens élèves et professeurs. Pendant deux jours, les organisateurs proposent des vidéos sur l’histoire de l’école, des rencontres entre différentes promotions, une messe à l’église Saint Martin suivie d’un vin d’honneur, un dîner de 800 personnes à la salle Watremez. Une plaquette est créée à l’occasion de cet anniversaire et proposée au prix modique de 20 Francs. Ce document met en valeur la vocation du collège qui est la clé de voûte de l’oeuvre de la communauté éducative des 625 collégiens répartis dans 22 classes de la 6° à la 3°.
document archives municipalesdocument Nord Eclair 1986document Nord Eclair 1986
En Avril 1987, l’Association Immobilière Roubaisienne demande l’autorisation de démolir des locaux occupés par des ateliers, qui se trouvent au beau milieu de la cour intérieure de l’établissement de la rue de la Sagesse. Cela permet la création de 7 classes supplémentaires, d’une salle polyvalente et d’un groupe sanitaire.
Les travaux d’agrandissement, confiés à l’architecte Luc Dupire rue Dammartin à Roubaix, démarrent en 1988 et se terminent en fin d’année 1989. Les nouvelles classes sont construites en front à rue dans le prolongement des anciens bâtiments côté rue de la Sagesse. Les fondations mettent à jour les fossés du château Pierre de Roubaix.
document archives municipalesle projet ( document archives municipales )les travaux en 1989 ( document archives municipales )
Le nombre d’élèves ne cesse d’augmenter. La salle de sport devient trop petite. En 1992, le collège fait appel à leur fidèle architecte Luc Dupire pour envisager la construction d’une deuxième salle de sport au dessus de la salle de sport actuelle, rue du Château. Les travaux seront achevés en fin d’année 1992.
En 1994, l’Association Immobilière Roubaisienne demande un permis de démolir des anciens bâtiments non conformes sur le plan de la sécurité et de l’hygiène. Ces locaux se trouvent juste au bord de la rue de la Poste. La restauration de la chapelle se réalise cette année 1994, les travaux sont achevés l’année suivante.
document archives municipales 1994
Le nouveau restaurant scolaire est inauguré en Mars 1996 par la directrice, Denise Casteur. C’est le même emplacement, mais tout a été refait : les murs, les lumières, une nouvelle cuisine etc. Le lifting a été rapide et efficace. Les 670 élèves vont y gagner en cadre de vie et en environnement. De plus deux laboratoires pour les SVT Sciences de la Vie et de la Terre, ont été construits aux normes de sécurité en vigueur. Les locaux sont ainsi libérés pour la Technologie.
Denise Casteur ( document Nord Eclair 1996 )
Dans les années 2000, la Direction, la Pastorale et les professeurs du collège s’attellent à faire découvrir, à leurs élèves, d’autres univers que la réussite scolaire. Dans le cadre des classes IDD « Initiatives De Découvertes » les collégiens sont formés au théâtre, à la lecture, la musique, et autres actions solidaires. A titre d’exemple, en 2004, a lieu une représentation de « Les Chevaliers de la table ronde » à l’initiative des professeurs Christine Duquenne et Sabine Playoust.
document Nord Eclair 2004
En 2012, le directeur Hubert Couvreur propose l’intervention de la chorale du collège à la maison de retraite Korian de Roubaix, mais également un déplacement de quelques élèves en Allemagne à Monchengladbach, ville jumelée de Roubaix. Les associations locales ne sont pas oubliées non plus, par la direction du collège. Citons entre autres, des actions solidaires pour la Banque Alimentaire et l’association ELA en 2016, les chiens guides d’aveugles en 2017 ou Ludopital en 2018.
Action solidaire pour Ludopital en 2018 ( document Nord Eclair )
De nombreuses personnes se sont succédées à la direction du collège : Denise Casteur dans les années 1990, puis Hubert Couvreur, Xavier Rutkowski, Damien Basselet, Corinne Valle Fernandez et de nos jours Benjamin Florin. Aujourd’hui le collège Pascal c’est une équipe de 40 professeurs qui donnent des connaissances et des compétences aux élèves : « Pousser chaque jeune à découvrir sa propre excellence, les aider à grandir pour devenir un adulte épanoui, instaurer un climat propice au travail et au bien-être de tous ».
document collège Pascal
En 2025-2026, le collège Pascal fêtera dignement son 150° anniversaire.
document collège Pascal
Remerciements à Benjamin Florin et à toute l’équipe des professeurs du Collège Pascal, ainsi qu’aux archives municipales.
Quant à la salle des fêtes, elle garde ensuite sa vocation à accueillir aussi bien des expositions, que différents clubs (couture, tricot etc), des banquets, des concerts, des remises de récompenses, de dictionnaires aux enfants qui quittent l’école primaire pour entrer au collège, des fêtes de fin de centre aéré, des spectacles d’associations (danse, musique, chorale)…
Ainsi, c’est dans cette salle que se déroule 40 ans plus tard le banquet annuel offert aux aînés par la municipalité, lequel réunit alors 450 personnes devant un menu copieux, servi par des bénévoles, dans une ambiance festive, avec chansonnettes poussées par les anciens eux-mêmes ainsi que quelques artistes bénévoles pour assurer l’ambiance. Parmi les convives une table d’honneur est dédiée au maire Jean Leplat et à ses adjoints.
Le banquet des aînés et le bénévoles en 1975 (Document Nord-Eclair)
Puis, en 1980, sous la mandature de Jean-Claude Provo, est lancé le coup d’envoi de la transformation de la salle des fêtes, sous la direction de l’architecte Mr Lecroart. Il s’agit de la première série de tranches de travaux, au terme desquelles le bâtiment sera transformé en salle polyvalente.
Le projet, ambitieux, prévoit qu’en cas de spectacle, elle pourrait accueillir environ 400 personnes sur des gradins télescopiques et en cas de banquet 250 convives pourraient y être accueillis. Il est prévu d’aménager un hall des pas perdus et de rénover entièrement la façade.
Mais dans un premier temps il faut commencer par la mise aux normes de sécurité : installation d’un éclairage de secours et de diverses protections contre le feu. Ainsi la scène est recouverte d’un faux plafond. C’est ensuite la façade qui est totalement modifiée.
Puis le couloir situé à droite du bâtiment et qui servait à l’origine de sortie est recouvert. Le but est de réunir la salle des fêtes et l’ancien local des bains-douches et sanitaires en un ensemble fonctionnel. Dans les dépendances deux salles de réunion sont réalisées de part et d’autre du grand bar.
Les travaux de transformation en 1980 (Documents Nord-Eclair)Vue aérienne des 3 bâtiments en 1962 et en 2022 (Documents IGN et Google Maps)
En 1983, Jean-Claude Provo procède à l’inauguration de la salle des fêtes rénovée, en présence de nombreuses personnalités de la région. Celle-ci commence par la viste des lieux : galeries d’exposition, café-bar, grande salle, cabine de projection…Après 3 tranches de travaux : réfection de la grande salle et du couloir latéral droit, puis aménagement des annexes et enfin création d’un hall d’entrée regroupant les accès vers la grande salle, les galeries d’exposition et les salles annexes.
Tous ces travaux ont eu pour but de rendre la salle créée 55 ans plus tôt adaptée à la nouvelle époque et qui devrait contribuer à développer l’animation culturelle et les festivités tant au niveau municipal qu’associatif. Les travaux ont fait de la façade une véritable vitrine sur la rue du Général Leclerc et tous les aménagements scéniques et cinématographiques ont été réalisés pour faire de cette salle un cinéma d’art et d’essai.
L’inauguration de la salle transformée en 1983 (Documents Nord-Eclair)La nouvelle façade après travaux (Document Historihem)
Dans les années 1990, c’est la Cantoria, nouvellement créée qui offre en 1994 un concert au cours duquel les 130 jeunes musiciens de l’école se produisent devant une salle comble : flûte traversière, piano, guitare, trompette, clarinette, saxophone résonnent dans la salle avant de conclure la soirée sur « l’Alphabet » de Mozart.
Le concert de la Cantoria en 1994 (Document Historihem)
C’est aussi à la fin des années 90 qu’est institué le printemps musical dont les événements se déroulent à la salle des fêtes. Ainsi en 2000 sont au programme : la formation « Steckar Tubapack », orchestre de 4 tubas accompagné d’un pianiste et d’un batteur qui revisite le jazz, Coyotte & Co, groupe inspiré du blues rock, de la pop californienne et de la chanson française et Decibel qui mélange danse et chanson avec un répertoire de chansons françaises contemporaines.
La formation Steckar Tubapack en 2000 (Document Nord-Eclair)
En 2000, une mise aux normes est décidée par le conseil municipal, pour la salle des fêtes et les groupes scolaires. Des travaux sont en effet nécessaires, tant pour la sécurité incendie que pour l’installation électrique de la salle. Un marché groupé avec la sécurité incendie des groupes scolaires est donc lancé.
Enfin dans les années 2010, l’association Généa’Hem y organise ses salons de la généalogie avec la participation certaines années d’associations belges et françaises et de professionnels de la généalogie, ainsi que des archives départementales du Nord. L’initiation à la généalogie notamment avec internet y est proposée aux visiteurs.
L’affiche du salon de la généalogie en 2017 (Document Historihem)
En 2022, on peut noter le déroulement d’un gala en faveur de la lutte contre les cancers pédiatriques lequel ravit le public et est rythmé par des applaudissements bien mérités. Toutes les recettes sont reversées à « Une nuit pour 2000 voix » qui finance la recherche contre les cancers pédiatriques.
L’association villeneuvoise Jeun’Espoir à l’initiative du gala (Document Voix du Nord)
Ainsi alors que les bains-douches et le dispensaire d’hygiène ont perdu leur vocation initiale et que leurs locaux ont été réaffectés à d’autres tâches, la salle des fêtes, bientôt centenaire, à l’issue de rénovations rendues indispensables par le passage du temps, répond toujours, dans les années 2020, à sa destination d’origine d’accueil d’événements festifs à l’initiative de la municipalité et d’associations très diverses .
La salle des fêtes en 2008 (Document Google Maps)
Enfin, en 2025, la municipalité procède à la déconstruction de la salle : les engins de chantier prennent possession des lieux et la toiture actuelle va disparaître. La réouverture d’une salle des fêtes complétement transformée est orévue pour mars 2026 : une tribune rétractable de 300 places pour une plus grande place aux spectacles, un bar agrandi et toujours des salles de réunion. Quant au fronton gravé, il sera préservé même si l’entrée de la salle sera également transformée.
Les travaux en cours en mai 2025 (Documents Ville de Hem)
Remerciements à la ville de Hem, l’association Historihem ainsi qu’à André Camion et Jacquy Delaporte pour leur ouvrage Hem d’hier et d’aujourd’hui, Jacquy Delaporte pour son ouvrage Hem 1000 ans d’histoire et Jacquy Delaporte, Christian Teel et Chantal Guillaume pour leur bande dessinée Au Temps d’Hem
En 1958, le général de Gaulle doit faire face, au moment même de l’entrée dans le marché commun, à une forte inflation, due en partie à la guerre d’Algérie. Le franc est affaibli par des dévaluations successives. On met en place un plan d’assainissement monétaire (plan Pinay) qui prévoit notamment la création d’un création d’un « nouveau franc » dont la valeur est multipliée par 100. Cette opération est décrétée le 22 décembre 1959 et prévue pour le 1er janvier 1960. Tous les journaux s’emparent du sujet.
Document La Voix du Nord
L’affaire est d’importance et son impact est considérable : il faut modifier à temps tous les documents où figurent un prix, et notamment tous les catalogues, les timbres-poste, modifier les pièces et le papier-monnaie. On insiste sur les difficultés de l’opération.
La Voix du Nord Décembre 1959
Il est indispensable surtout de mener une campagne d’information pour habituer le public à cette idée, et lui faire prendre de nouvelles habitudes. Tous les médias se préoccupent de la façon dont les gens perçoivent l’évènement.
La Voix du Nord 1959
On parle de « franc lourd » pour le distinguer du précédent qui devient automatiquement le « franc léger », mais on emploie officiellement le terme de « nouveau franc ». Pour ne pas perturber les utilisateurs, on imprime des billets identiques à ceux en circulation surchargés de leur nouvelle valeur. Dans un deuxième temps, on supprimera l’ancienne valeur en francs, avant de passer à d’autres billets. Pour renforcer le sentiment de valeur pour la monnaie nouvelle, on crée une pièce de 5 francs en argent. Quant aux étiquettes des commerçants, elles affichent un temps les deux valeurs.
Document site trésor du patrimoine français
La télévision, la radio et la presse écrite multiplient les interviews et les micro-trottoirs pour prendre l’avis des citoyens. En majorité, les interviewés ne voient pas bien l’avantage de l’opération, ni ce qu’elle va changer. En contrepartie, les consommateurs ont peur de s’y perdre : Nombreux sont ceux, surtout parmi les plus âgés ont des difficultés pour faire la conversion et les commerçants prennent l’habitude d’annoncer leurs prix à la clientèle dans les deux monnaies, une habitude qui durera plusieurs années.
Nord Matin 1963
Au final, les gens se font au changement, mais, pour la plupart, ils continuent en calculer en anciens francs et effectuent la conversion à chaque transaction. Ce réflexe va durer de très nombreuses années, surtout pour les montants élevés. Ce réflexe ne cessera, pour certains, qu’à l’avènement de l’euro, 40 ans plus tard. Ce passage tardif assorti aux calculs qu’il nécessitera très longtemps va constituer un entraînement pour la population quand il s’agira de passer du franc à l’Euro.
Nord Matin du 6 Janvier 1963
Les documents proviennent des archives municipales, de la médiathèque de Roubaix, et de sites nommément cités
La congrégation des sœurs de la Sagesse est fondée par le bienheureux Louis Marie Grignon de Montfort. La vocation de la congrégation est à la fois pédagogique et hospitalière. Les premières sœurs arrivent à Roubaix en 1847 pour diriger une école maternelle payante, rue du Vieil Abreuvoir, puis pour assurer un service de soins au profit des déshérités. En 1866, les sœurs reçoivent un témoignage de satisfaction du ministre, pour leur action lors de l’épidémie du choléra. Leur local devenant trop exigu, elles achètent un terrain de 25 ares, rue de l’Union, pour y construire, en 1875, une nouvelle école, composée de quelques classes et un asile.
Le terrain appartenait auparavant à Mme Vve Bossut Grimonprez. La rue qui longe l’école est alors créée et reçoit le nom de la rue de la Sagesse où l’école occupe donc les n°2 et 4 et accueille 229 enfants en 1892.
plan 1875 ( document archives municipales )Photo du début des années 1900 ( document collection privée )
Photos du début des années 1900 ( document collection privée )
En 1907, les sœurs sont expulsées et partent à Tournai, en Belgique. Bon nombre d’élèves les suivent comme pensionnaires. L’école est alors dirigée par les Dames de Saint Maur qui y fondent l’Institution de Ségur à Roubaix. Ce n’est qu’en 1923 que la Sagesse retrouve ses locaux roubaisiens. Sous couvert de l’association « l’Abri Roubaisien », un foyer de jeunes travailleuses y est établi ainsi qu’un institut familial ménager, jusqu’en 1934.
En 1925, l’Assistance Familiale et Ménagère demande l’autorisation de percer une porte sur la façade du 2 de la rue de la Sagesse. Les grandes familles roubaisiennes gardent longtemps le souvenir de la « Grande Sagesse » où les sœurs grises à la grande cornette ont éduqué plusieurs générations. Elles ont toujours été aimées et appréciées.
document Collège Pascal
La seconde guerre éclate en 1939. La situation est très difficile. Il n’y a aucun matériel scolaire, juste un minimum de fournitures. Le jour de la rentrée, six sœurs accueillent les élèves, elles campent, démunies mais présentes et assurent la sécurité lors des tirs de la D.C.A. A la rentrée de 1940, Soeur Cécile de Jésus, supérieure du pensionnat de Verte – Feuille est nommée à la communauté de Roubaix. Une salle de gymnastique est aménagée et en 1944 deux classes supplémentaires s’organisent au second étage. Après la libération, d’importants travaux sont entrepris : la toiture est en partie refaite, la chapelle est transformée en 1948, une buanderie est créée, la cour de récréation est pavée, le réfectoire occupe le sous sol.
document Collège PascalLa congrégation revient de l’église Saint Martin ( document Collège Pascal )Photo aérienne 1953
Les effectifs de l’institution de la Sagesse croissent rapidement. En 1959, la Sagesse agrandit ses locaux en reprenant l’ancienne maison Lepoutre, au 23 rue du Château à l’angle de la rue de l’Union ( rue de la Poste aujourd’hui ). Plusieurs salles de classe y sont alors créées.
le 23 rue du Château ( document archives municipales )document archives municipales
La fin des années 1950 et le début des années 1960 marque une évolution et une ouverture à la communication et au dialogue. Des réunions parents – professeurs permettent un dialogue aisé et efficace, chaque trimestre. Des kermesses sont également organisées chaque année.
les kermesses des années 1958 1960 1961 1962 ( documents Nord Eclair )
à suivre . . .
Remerciements à Benjamin Florin et à toute l’équipe des professeurs du Collège Pascal, ainsi qu’aux archives municipales.