Éducation permanente et tradition

Le 28 février 1983, on procède à la pose de la première pierre du centre d’éducation permanente wattrelosien et on inaugure la salle de jeux traditionnels. C’est Noël Josephe Président du Conseil Régional qui vient pour l’occasion. Alain Faugaret Maire de Wattrelos, marque le coup : Wattrelos s’engage dans le modernisme mais reste fidèle à ses traditions.

La pose de la première pierre Doc NE

L’office municipal d’éducation permanente a été créé en 1981, avec comme but d’améliorer les connaissances et la qualification de la population. De septembre à décembre 82, vingt deux stages de formation ont été effectués dans les domaines les plus divers, concernant plus de cinq cents personnes. De nouveaux locaux plus importants sont jugés nécessaires, d’où la décision de construire. Cout de l’opération, deux milliards de francs, 540 millions de francs au Conseil Régional, le reste financé par la Caisse d’épargne sous forme de prêt.

Les pistes de bourles doc VDN

La salle des jeux traditionnels, inaugurée le même jour, est un équipement à deux étages, très clair, très chaud. C’est une bien jolie réalisation avec ses poutres de bois. Pour Marcel Buyck, président de la Fédération wattrelosienne de bourle, ce jour est historique. Cette bourloire permettra de maintenir le jeu de bourle pour un demi siècle et au-delà. Il rend hommage à l’action de M. Rucquoy adjoint aux sports.

Noël Josephe reçoit la grande plaquette d’honneur de la ville et rend hommage au dynamisme de Wattrelos, ville phare dans sa recherche en matière d’éducation et de formation permanente.

Vue de la bourloire doc Office du Tourisme

L’engouement pour le jeu de bourles ne s’est pas démenti. Une fois par mois, l’Office de tourisme de Wattrelos donne rendez-vous à la Maison des jeux de tradition, en plein parc du Lion, juste en face de la ferme. L’objectif : initier à un jeu typique de la métropole très connu aux XIXe et XXe siècles, la bourle. Tous les vendredis, samedis, dimanches (sauf en mars et avril) et lundis à partir de 15 h 30, on peut avoir accès aux pistes de la bourloire du parc du Lion (gratuit, une consommation au bar) sur réservation. Contact : Maison des jeux de tradition au 03 20 83 72 76.

Remerciements à Christian Ladoe pour les archives

La visite de M. K

Le général de Gaulle a invité N.S. Khrouchtchev en France. Le voyage se déroule du 23 mars au 3 avril 1960. Nikita Khrouchtchev, alors Président du conseil des ministres de l’URSS, est le premier chef d’État soviétique reçu officiellement par le Président de la République française depuis la révolution de 1917. Né le 3 avril 1894 à Kalinovka, dans l’Empire russe, et mort le 11 septembre 1971 à Moscou, Nikita Khroutchev est un homme d’État soviétique qui dirigea l’URSS durant une partie de la guerre froide. Il fut le premier secrétaire du Parti communiste de l’Union soviétique de 1953 à 1964 et président du conseil des ministres de 1958 à 1964. Il joua un rôle important dans le processus de déstalinisation, dans le développement du programme spatial soviétique et dans la mise en place de réformes relativement libérales en politique intérieure. Il fut remplacé en 1964 par Léonid Brejnev au poste de premier secrétaire et par Alexis Kossyguine à celui de président du conseil des ministres.

M. K et Albert Prouvost doc NE

Les hôtes soviétiques ont donc visité en douze jours un grand nombre de villes françaises : Paris, Bordeaux, Lacq, Tarbes, Pau, Istres, Pichegu, Nîmes, Arles, Marseille, Dijon, Metz, Verdun, Reims, Épernay, Lille, Roubaix, Serqueux, Rouen, Flins et Rambouillet. Lille et Roubaix sont sur le parcours et plus particulièrement Wattrelos, du fait de l’implantation des usines Prouvost, le Peignage Amédée-Prouvost et la Lainière de Roubaix.

M. K en visite au Peignage doc NE

Le mercredi 30 mars a lieu la visite de M. Nikita Khroutchev à Wattrelos au Peignage Amédée-Prouvost et à la Lainière de Roubaix. Venant de Lille, il a gagné Roubaix par le grand boulevard. Il tourne à la Laiterie et remonte l’avenue Delory jusqu’au rond point des Trois Baudets. Puis il emprunte l’avenue Motte, longe les Hauts Champs. Il sillonne ensuite les rues du Nouveau Roubaix pour rattraper le boulevard de Paris, le boulevard Gambetta, la Place Nadaud, le boulevard de Strasbourg. Passe le canal rue de la vigne, se dirige vers les rues du Cartigny et d’Alger. Manifestement on lui aura fait visiter tous les nouveaux ensembles immobiliers du coin avant d’arriver aux sites industriels.

M. K et Albert Prouvost doc NE

Il arrive au peignage Amédée Prouvost avec vingt minutes de retard sur l’horaire. Il y a beaucoup de curieux. Il est accueilli par Albert Prouvost fils et François Lefebvre, gérants. La petite fille des concierges Françoise Engelbert, 9 ans, s’avance avec un bouquet de violettes de Toulouse qu’elle remet à Mme Khroutchev qui sourit et embrasse l’enfant. Albert Prouvost découvre que Mme Khroutchev parle parfaitement l’anglais, c’est elle qui servira d’interpréte1. Elle s’intéresse aux pulls Rodier et au prix modique des repas à la cantine. M. K qui suit le même périple que celui de la Reine en 1957, s’intéresse au matériel dont l’automatisme réduit la peine des ouvrières. Dans la salle du conseil d’administration, poignées de main, rencontre du personnel, le président et Mme signent le livre d’or, puis c’est au tour de M. Kossyguine et M. Gromyko ministre des affaires étrangères. La visite de l’usine se fait au pas de course. Albert Prouvost saisit une mèche de peigné et donne quelques explications à M. K. C’est la cohue des photographes. La visite aura duré une vingtaine de minutes.

M. K et Jean Prouvost doc NE

À la Lainière, c’est Jean Prouvost qui accueille M. K qui traverse successivement le secteur finition teinture, filature, la salle de tricotage. M. K est décrit par la presse comme pesant, trapu, solide, marchant à pas vifs en roulant ses épaules massives. Il parcourt le temple de la chaussette et à la sortie l’attend une haie d’honneur formée par les apprenties toutes vêtues d’un seyant tablier bleu.

Passage en trombe à la Mousserie doc NE

Après la Lainière, par la rue des Patriotes à Wattrelos et la rue Richard Wagner il gagne la Mousserie où il s’arrêtera devant une maison de son choix, selon Albert Prouvost. Un ménage d’âge moyen nous accueille, un peu surpris par l’impromptu de la visite. Au rez-de-chaussée, salon, salle à manger, cuisine, vestiaire et toilettes. À l’étage la chambre des parents avec meubles en bois verni et le couvre-pieds de satin, deux chambres pour les enfants, une salle de bains avec douche. Quel est votre métier ? Demande M. K. Je suis mécanicien, monsieur le Président2.

Ensuite il reprend le boulevard des Couteaux, le pont des Couteaux et le boulevard de Metz, rejoint les boulevards de Strasbourg, Gambetta, Leclerc, de Paris, Jean Jaurès vers Lille.

M. K et une ouvrière du Peignage doc NE

Ont accompagné le leader soviétique pendant la visite, Mme Joulia Nikititchna, Mme Rada Nikititchna, M.Serguei Nikititch, Mlle Elena Nikititchna et M. Adjoubei. Les quatre premiers sont la femme et les enfants de Nikita Khrouchtchev et M. Adjoubei est l’époux de sa fille Rada. Ensuite, les personnalités, ce sont MM. A.N. Kossyguine (Vice-Président du Conseil des Ministres de l’URSS), A.A. Gromyko (Ministre des Affaires Etrangères de l’URSS), G.A. Joukov (Président du Comité d’Etat pour les relations culturelles avec l’étranger), V.S. Emelianov (Chef de la Direction pour l’utilisation de l’Energie atomique près le Conseil des Ministres de l’URSS), O.I. Ivatchenko (Député du Soviet Suprême de l’URSS) et A.M. Markov (Membre du Collège du Ministère de la Santé de l’URSS)3. On imagine bien que ce ne fut pas qu’une visite touristique !

1Mémoires d’Albert Prouvost : Toujours plus loin éditions La Voix du Nord

2ibidem

3 Elizaveta Spiridonova. La visite de N. S. Khrouchtchev en France (23 mars-3 avril 1960).

 

Visite d’une journée à « La Lainière »

document collection privée

En 1956, la direction de l’entreprise de « La Lainière de Roubaix » souhaite faire visiter son impressionnante usine à sa clientèle. Elle affrète alors plusieurs trains à plusieurs reprises, pour faire venir ses clients dépositaires des marques Pingouin et Stemm, directement sur les quais de l’usine au sein même de l’entreprise.

La  »gare » du Crétinier ( document collection privée )

Il faut préciser que la gare SNCF du Crétinier à Roubaix-Wattrelos n’existe pas ! En effet, ce n’est pas une gare SNCF : c’est la gare privée du peignage Amédée Prouvost.

La ligne de chemin de fer Menin-Somain passe entre les bâtiments de l’usine de la Lainière. Un embranchement particulier permet la réception des matières premières et l’expédition des produits finis. La direction a donc profité de cet embranchement pour en faire « la halte du Crétinier ».

document Nord Eclair 1956

A chaque fois, cinq à six cent visiteurs descendent des trains. Ils arrivent de toute la France, via Paris, et sont accueillis par les cadres de l’usine. Vingt groupes de 25 personnes sont alors formés et la visite peut commencer. Chaque groupe démarre une longue expédition de plus de 3 heures, à travers le dédale des ateliers.

document collection privée

Le peignage Amédée Prouvost, en cette année 1956, est une usine plus que centenaire. 4500 employés dont 3000 femmes y travaillent. L’usine a une superficie de 15 hectares.

20 millions de moutons sont tondus chaque année pour les laines du Pingouin. Les toisons laineuses proviennent d’Australie et de Nouvelle Zélande. La laine brute subit de multiples opérations de triage, lavage et cardage.

Le triage de la laine ( document collection privée )

Poursuivis de salle en salle par l’odeur spécifique du mouton, les visiteurs arrivent dans l’immense centrale électrique grande comme une église, où on leur communique des chiffres records annuels : 48.000 tonnes de charbon, 300 millions de litres d’eau chaude, 37 millions de Kwh etc

La production est également impressionnante  car l’entreprise possède 90.000 broches de filature. Parmi les 3000 ouvrières beaucoup viennent quotidiennement du Pas de Calais. La production se fait 6 jours sur 7 en 3 équipes donc 24h / 24h.

La filature ( document La Lainière )

Les clients continuent ensuite leur visite par la teinturerie en écheveaux, puis la salle des « pelotonneuses » qui produisent une pelote à la seconde et enfin la salle des « remailleuses » qui fabriquent les chaussettes Stemm.

Les dépositaires Pingouin et Stemm sont enchantés de leur venue. Ils sont surpris par ces couloirs interminables ( parfois de 400m de long ) mais également par la propreté des locaux y compris ceux de la teinturerie. Ils ont pu, lors de cette visite, comprendre parfaitement la transformation très complexe du ruban de laine en fil, et du fil en pelote.

document collection privée
document collection privée

La visite se termine, un apéritif est servi au Pavillon du stade Amédée Prouvost où débuta l’époque héroïque du C.O.R.T. ( Club Olympique de Roubaix-Tourcoing ). Un repas est ensuite servi au restaurant de l’usine dans un cadre plaisant et aéré. Jacques Prouvost, administrateur délégué, Philippe Bourguignon, directeur général et Jacques Thomassin, directeur de la publicité assistent bien évidemment au repas.

document collection privée

Les concessionnaires des laines du Pingouin peuvent à la fin de leur visite, expédier une carte postale datée du 18 Juin 1956.

document collection privée

L’objectif de ces visites très bien organisées est bien-sûr de créer un véritable esprit de famille entre le producteur et son client.

Au cours des années suivantes, ce sont 2 illustres visiteurs qui vont honorer l’entreprise de leur présence : en 1957, Elizabeth II d’Angleterre et en 1960, Nikita Kroutchtchev.

L’inauguration de 1960

L’inauguration des nouveaux bâtiments du Groupe Jean Zay, alias le groupe scolaire du Sapin-Vert ont lieu le 22 mai 1960, après la réalisation de la troisième tranche de travaux. Elle se déroule sous la présidence de M. le ministre de l’ Éducation Nationale, du Préfet du Nord, du Président du Conseil Général et sous le patronage de la municipalité de Wattrelos.

Vue générale de l’école du Sapin-Vert doc collection particulière

À 10 h 45, rassemblement au terrain d’éducation physique rue Léo-Lagrange des personnalités, des sociétés participantes et des enfants des écoles. À 11 heures, c’est l’inauguration et la visite de la salle de gymnastique. Départ en cortège par la rue Claude Monet, avenue Vincent Van Gogh, rues de l’Union, du Mont-à-Leux, Victor Hugo et du Sapin-Vert. Après l’inauguration, discours.

Vue générale de la cour doc collection particulière

Vers 12 heures, visite des nouvelles écoles de garçons et maternelle. Puis un concert est donné par la Musique Municipale dans la cour de l’école des garçons.

L’après midi, de 15 heures à 17 heures, sur le podium dans la cour de la nouvelle école de garçons, les enfants des écoles maternelle rue Delecourt, maternelle rue de l’Union, l’école des filles rue Delecourt et l’école des garçons rue du Sapin-Vert exécutent des danses, ballets, chants, poèmes, saynètes, et mouvements d’ensemble.

Vue de l’école doc collection particulière

De 17 heures à 19 heures, est donné un gala de variétés avec le concours d’artistes régionaux. Pendant l’après midi, visite de l’exposition de travaux d’élèves des écoles de garçons et de filles et des enfants des maternelles. Dans la nouvelle salle de gymnastique, est organisé un tournoi de basket et une démonstration de gymnastique avec le concours des équipes de l’Etoile d’Oignies, l’Excelsior de Roubaix, l’Amicale du Plouys de Wattrelos, l’US Tourquennoise.

Les cuisines de l’école doc collection particulière

La population fut cordialement invitée à venir découvrir les nouveaux locaux et à encourager et applaudir les réalisations des enfants, et de leurs maitres et maitresses. Prochains projets annoncés par le maire Jean Delvainquière : la nouvelle école de filles du centre en bordure de la rue Jean Jaurès, une maternelle en annexe de l’école de garçons du Crétinier, un nouveau groupe scolaire dans le cadre de la plaine de Beaulieu, et une nouvelle annexe du lycée de Roubaix. Un programme chargé !

Wattrelos les années terribles

les années terribles

CHRONIQUES WATTRELOSIENNES

Les Chroniques Wattrelosiennes se présentent sous la forme de petits articles traitant d’une période donnée de l’histoire et de la mémoire de la grande cité frontalière du Nord. Ces textes sont construits à partir du recoupement opéré par l’auteur dans ses recueils de témoignages, ses lectures de la presse de l’époque et ses recherches dans les archives. Pour le plus grand plaisir des lectrices et des lecteurs, voici reconstituée et racontée l’histoire de Wattrelos et des Wattrelosiens, à travers ses anecdotes et ses évènements.

1912 – 1919  WATTRELOS LES ANNÉES TERRIBLES

La deuxième décennie du vingtième siècle fut l’une des plus terribles pour Wattrelos. À l’instar de Roubaix qui renouait avec un maire socialiste avec Jean Lebas, Wattrelos allait connaitre une première Administration municipale socialiste avec l’arrivée d’Henri Briffaut à sa tête. C’est une nouvelle manière de mener les projets à terme, même ceux entrepris par l’équipe municipale précédente, marquée par une gestion plus rigoureuse, plus respectueuse de la population et du cadre politique républicain de l’époque. Henri Briffaut entre dans un nouvel Hôtel de ville construit à la hâte, dont les équipements restent à terminer. Le projet de l’abattoir est bien avancé mais il reste à réaliser son alimentation en eau et la création de rues avoisinantes. Le groupe scolaire du Laboureur est en vue mais il faut conclure l’achat des terrains et lancer les adjudications. Et ce ne sont que les dossiers les plus apparents. Enfin, le projet de faire de Wattrelos un chef lieu de canton est en bonne voie !

La première guerre mondiale qui éclate en août 1914 met provisoirement fin à toutes ces initiatives. Un provisoire qui va durer quatre années et qui va meurtrir la population wattrelosienne. Pillages, réquisitions, emprisonnements, déportations, évacuations vont être au programme de l’occupation de la commune par les troupes allemandes. Les secours à la population sont alors les préoccupations premières de l’équipe municipale. Comment organiser le ravitaillement ? Comment nourrir la population, la chauffer, la soigner ? Voilà le quotidien de la gestion communale pendant la guerre. Comment répondre ou ne pas répondre aux injonctions de l’ennemi, qui réclame des bras pour travailler, des contributions pour financer son œuvre de guerre ? Les wattrelosiens auront beaucoup souffert pendant cette période. Leur maire et quelques conseillers municipaux sont emprisonnés et déportés. Les allemands ont procédé à des rafles pour trouver de la main d’œuvre. Ils ont occupé la ville, ses usines, ses maisons, ses écoles. Il s’agit de reconstituer pas à pas et d’assembler un gigantesque puzzle afin de rendre compte des souffrances et des résistances de la population, sans oublier ceux qui se sont battus pour la liberté et pour la France.

Voici donc présentée l’évolution de Wattrelos, par petites touches, dans l’atmosphère de l’époque. Ce petit livre ne prétend pas être exhaustif, ni relater des vérités historiques. Il guidera le lecteur dans les évènements de ces années de guerre et lui donnera l’envie d’en savoir plus sur la vie et l’avenir d’une commune réputée pauvre en ressources mais si riche d’histoires.

Le groupe scolaire du Sapin-Vert (2)

Le premier ensemble de 26 classes s’avéra bientôt insuffisant au regard du développement du quartier de la Mousserie édifié en six ans. Une troisième tranche de travaux est lancée en 1958, alors qu’une deuxième tranche a précédemment permis de porter la capacité de chaque école, garçons et filles, à 10 classes.

Vue du groupe scolaire du Sapin-Vert CP Collection particulière

De nouveaux locaux sont donc édifiés parmi lesquels une école de garçons à 20 classes avec salle d’enseignement manuel, un réfectoire et une cuisine, une école maternelle à six classes avec salles de jeux et de repos, deux habitations pour le personnel enseignant.

L’ensemble se situe sur un terrain de 10.600 m² en bordure des rues du Sapin-Vert et Alfred Delecourt, acquis entre temps. L’école maternelle s’ouvre d’autre part sur une voie nouvelle réservée aux piétons évitant ainsi le carrefour dangereux du Sapin-Vert.

Entrée du groupe scolaire CP Collection particulière

Les deux écoles sont abritées dans un bâtiment unique à deux étages d’aspect imposant, l’étage supérieur étant réservé aux classes primaires. L’architecte est M. Doisy qui réalisa les deux premières tranches. Les classes sont claires, bien aérées et bien orientées et dotées d’un mobilier adapté.

Motif décoratif du groupe scolaire Google Maps

Le motif ornemental de l’école de garçons de même que ceux du premier groupe sont l’œuvre de M. Morlaix sculpteur à Paris. La cuisine et le réfectoire rationnellement équipés permettent la distribution de repas nombreux et à cadence rapide.

Le groupe a été doté d’une salle de gymnastique équipée pour la pratique du basket ball, du volley ball, du hand ball, et comportant tous les appareils classiques de la gymnastique.

Les travaux sont terminés à la rentrée de Pâques 1960, pour un coût de 200 millions que le Conseil général a subventionné à 90 %.

Wattrelos, l’école du Sapin-Vert

Le projet d’un groupe scolaire au Sapin-Vert remonte aux années 1928 et 1931, quand les terrains nécessaires furent achetés. Puis en 1943, un terrain devant servir à doter le groupe scolaire d’un plateau d’éducation physique fut également acquis.

Le premier projet fut adopté par le Conseil Municipal le 13 mars 1937, mais fut mis en sommeil en 1939, suite au déclenchement de la seconde guerre mondiale. Il faut attendre 1947 pour que le projet soit repris sur des bases nouvelles par M. Doisy architecte DPLG à Lille. Après plusieurs péripéties administratives, il fut définitivement approuvé par le Conseil Municipal du 29 octobre 1952, autorisé par le Préfet le 26 novembre 1953 et adjugé le 13 janvier 1954.

Le groupe scolaire du Sapin-Vert sort de terre doc NE 1954

Il n’était que temps, car 900 logements sont mis en chantier dans le prolongement de la cité de la Mousserie. Il fallait donc prévoir la construction de ce groupe scolaire qui devait accueillir des centaines d’enfants. Situé à l’angle des rues des Écoles et Alfred Delecourt, ce groupe scolaire du Sapin-Vert comprenait une école maternelle, une école de filles et une école de garçons. Le projet de 1952 portait sur une école maternelle à six classes avec salle de jeux, salle de repos, salle d’attente et loge de concierge. Une école de garçons à dix classes avec salle de travaux manuels. Une école de filles à dix classes. Un réfectoire, une cuisine, une salle des fêtes, six habitations pour le personnel enseignant.

Le groupe scolaire du Sapin-Vert juin 1955 doc NE

La première tranche permit de réaliser l’école maternelle, deux écoles primaires à six classes, le réfectoire et la salle des fêtes. À la rentrée d’octobre 1955, 220 enfants furent accueillis dans l’école maternelle, 170 pour l’école des filles et 160 pour l’école des garçons, soit 550 enfants au total.

L’inauguration d’octobre 1955 doc NE

L’inauguration de la première tranche des travaux eut lieu le 30 octobre 1955.

La nouvelle école de filles

La nouvelle école de filles de la Vieille Place s’élève rue Saint-Vincent de Paul et se prépare à une rentrée d’octobre 1952. Il s’agissait de décongestionner l’école des filles située rue Henri Briffaut.

Vue de l’ancienne école des filles rue Henri Briffaut Google maps

Décidée en septembre 1951, la construction de cette nouvelle école se composera de cinq classes spacieusement agencées, aux larges baies vitrées et à l’éclairage parfait. Elle pourra accueillir 200 élèves de 6 à 14 ans qui suivent les cours de l’école primaire. L’école de filles actuelle qui comprend quatre classes sera transformée en école maternelle. En août les travaux sont bien avancés, on escompte l’ouverture pour la prochaine rentrée scolaire.

État du chantier en août Photo NE

Elle ouvrira le 1er octobre 1952 et sera inaugurée dans la foulée. Parmi les personnalités, les représentants du Préfet, le vice président du Conseil Général, Jules Duquesne et Marcel Guislain, députés du nord, l’inspecteur primaire Lecat, Melle Minne inspectrice départementale des écoles maternelles, Alphonse Verbeugt adjoint au maire de Roubaix, les commissaires de police roubaisiens Dieu et Prouvost, la gendarmerie, l’architecte Poubelle, l’entrepreneur Henri Planckaert, furent reçus en mairie de Wattrelos par Albert D’Hont maire entouré de MM. Leman, Verpoort, Nottebaert, Rucquoy, Dussouliers, adjoints et conseillers municipaux. Le président de la FALW M. Grimonpont était présent, le commissaire de police Berry. Ghestemme secrétaire général de la mairie, la gendarmerie de Wattrelos et les représentants de toutes les amicales laïques et le corps enseignant.

La nouvelle école peu avant son ouverture Photo NE

Précédé par la Musique municipale, un cortège comprenant les personnalités, les élèves de la nouvelle école, les enfants des écoles publiques de filles et de garçons, les amicales laïques, une délégation de la Gauloise de Wattrelos, des combattants républicains, du comité de l’Association des familles, de la fanfare Wattrelosienne, des Enfants de la Lyre et de la Philharmonie du Crétinier.

L’inauguration d’octobre Photo NE

M. Dubois représentant du Préfet coupa le ruban symbolique tandis que la Musique municipale jouait la Marseillaise. Les enfants des écoles et les sociétés locales défilèrent ensuite devant les personnalités massées à l’entrée de la cour.

Le Maire, Albert D’hont, prit la parole pour rappeler que la mise en service de la nouvelle école représentait un tour de force de la municipalité, puis il remercia tous ceux qui avaient contribuer à faciliter les projets de réalisation des nouveaux locaux scolaires. Il fit alors ressortir tous les avantages présentés par ce groupe scolaire espérant qu’il serait apprécié par le corps enseignant et les parents d’élèves. L’inspecteur primaire Lecat remercia la ville de Wattrelos de l’intérêt qu’elle portait à l’établissement scolaire.

Autre vue de l’école en 1952 Photo NE

Le représentant du Conseil général rappela la nécessité impérieuse de construire de plus en plus d’écoles, assurant qu’il aiderait les municipalités en ce sens. M. Dubois au nom du Préfet remercia et félicita l’administration municipale pour cette réalisation, ainsi que les architectes, techniciens et ouvriers, artisans de ce groupe scolaire ultra moderne. Les travaux de gros œuvre notamment ont été réalisés par l’entreprise Henri Planquart 4 rue de la perche à Roubaix dans le respect des délais.

Visite des locaux puis vins d’honneur. On se rendit ensuite à l’école maternelle où Melle Minne, inspectrice maternelle, prononça un discours.

La création de l’office du tourisme

En juillet 1991, intervient l’ouverture de l’office du tourisme de Wattrelos. L’office de tourisme ou office du tourisme est un centre d’information dont la mission est « l’accueil, l’information et la promotion du tourisme » sur le territoire concerné à destination du public ou des visiteurs, allant des simples habitants locaux aux excursionnistes en passant par les touristes.

La création officielle des offices de tourisme date de la promulgation de la loi du 10 juillet 1964. Le gouvernement, ayant pris conscience des enjeux économiques liés au tourisme, décide d’autoriser les conseils municipaux des stations classées de tourisme, à créer des offices si elles le désirent. L’accueil et la promotion touristique commencent à être perçus comme un service public. La création de ces structures doit être entérinée par le préfet. Il s’agit alors d’établissements publics à caractère industriel et commercial ayant vocation de promouvoir le tourisme dans la station […], assur[er] la coordination des divers organismes et entreprises intéressés au développement de celle-ci. »

L’office du tourisme en 1991 doc Journal Mun Wos

C’est donc pour se faire mieux connaître que Wattrelos se dote d’un office du tourisme. En 1991, la ville présente de nombreux arguments : le sens de la fête et de la convivialité qui s’expriment lors du carnaval, des Berlouffes, de la fête des écoles ou des ducasses de quartier. Un parc urbain de 35 hectares, deuxième espace vert de l’agglomération lilloise. Une ferme pédagogique, un étang de pêche et le musée des arts et des traditions populaires. Une vie culturelle et associative particulièrement riche avec des manifestations régulières : saison musicale, grand cabaret wattrelosien, festival international du cinéma et de la vidéo. Wattrelos envisage la mise en place du tourisme industriel dont le but est d’être la vitrine des activités de la ville en montrant le savoir faire des entreprises locales. Ainsi la GBM et la Redoute participent. C’est aussi un outil au service des wattrelosiennes et wattrelosiens qui disposeront d’un centre d’information pour leurs vacances et leurs distractions.

Ses prestations et activités diverses se sont largement étoffées depuis 1991.

Adresse: Office de Tourisme de Wattrelos

189 rue Carnot – 59150 WATTRELOS

+33(0)3 20 75 85 86

Bureaux sont ouverts du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h (fermeture à 17h du 15 juillet au 31 août), de 10h à 12h le dimanche. Fermé les lundis et les jours fériés.

E mail : contact@wattrelos-tourisme.com

le site https://www.wattrelos-tourisme.com

Sources : Wikipédia, Le Journal Municipal de Wattrelos

La nouvelle école Jean Macé

En 1990, le groupe scolaire Jean Macé va être réhabilité. Mais avant de l’aménager, quelques élagages s’avèrent nécessaires, ainsi le mur de la rue de Londres, qualifié de mur de caserne par la presse, va être démoli afin de permettre une entrée plus moderne et lumineuse. Quant aux élèves ils sont hébergés pour la durée des travaux rue du Rivage, à quelques centaines de mètres de l’ancienne école.

La maquette de la nouvelle école Jean Macé doc Jnal Mun Wos

La nouvelle école Jean Macé fera son ouverture en septembre 1991, après quatorze mois de chantier. Pendant un an les enfants ont patienté dans les préfabriqués de la rue du Rivage. Leur école est à présent toute transformée.

Nouvelle entrée rue de Londres Jnal Mun Wos

Sur les murs de la vieille école sont venus se greffer des bâtiments ultra modernes. Les équipes éducatives et les écoliers ont mis la main à la pâte et ils ont l’impression de prendre possession de leur école. L’architecte M. Boyeldieu et sa femme, coloriste de métier, ont ainsi réalisé un superbe équipement scolaire dot chaque classe est personnalisée par des couleurs vives.

L’inauguration de septembre doc NE

Sont présents pour l’inauguration, M. Bernard Helm inspecteur, Mme Willems et M. Maillot, conseillers pédagogiques de la circonscription et M. Faugaret Maire de Wattrelos, qui a déjà d’autres projets en tête, notamment l’école du Touquet. La directrice, Mme Quenon a accueilli près de 100 enfants en maternelle. En primaire, Mme Marie Dominique Debaudringhien attendait ce matin 320 enfants. Tous découvrent les couleurs et le mobilier neuf, la passerelle servant de bibliothèque et de centre de documentation au dessus de la zone tampon prévue pour le réfectoire. L’ensemble des bâtiments accueillera aussi l’Office de Tourisme et la maison de l’amicale du quartier. Une salle de spectacle de 400 places a été construite au cœur même des bâtiments avec des entrées indépendantes pour servir à d’autres manifestations. L’école Jean Macé, insérée dans la vie du quartier du Laboureur !