Ballon(s) et inondations

Une première question au moment d’entamer cet article. Parle-t-on du quartier du Ballon ou des Ballons ? Il semble que l’appellation soit issue de la partie belge herseautoise comprise entre les deux rivières Berckem et Espierre. Mais nos amis belges parlent du quartier des Ballons, alors que côté wattrelosien, nous avions une rue du Ballon venant de la Vieille Place et qui correspond aujourd’hui au tracé des rues Louis Dornier et Georges Philippot. Les deux rivières citées plus haut ont régulièrement fait du quartier du ou des Ballons des plaines d’inondations. Un rapport de 1925 signale une année particulièrement catastrophique, avec 3 à 400 habitations régulièrement inondées et contaminées. Le quartier du Ballon connaît de manière plus ou moins fréquente entre 20 et 30 inondations par an, entraînant la destruction de récoltes, la contamination des puits et la dégradation des immeubles. Le 8 janvier 1925, les prairies et le champs qui entourent le gazomètre de Wattrelos, situé non loin de l’abattoir, donnent l’impression d’être un vaste étang. De fortes pluies en avril, juillet et août 1928 entraînent des inondations dont les dégâts seront indemnisés pour certains agriculteurs, notamment Clotaire Flipot, demeurant 1 rue du Ballon et Louis Houzet pour les dommages subis par son champ de betteraves. L’Espierre débordera à nouveau en juin, juillet et août 1930. La même année est créée l’« Association des victimes de l’Espierre et du Berckem ».

Wattrelos au temps du Consultat ext ADN ca 1807

On peut apercevoir sur ce cadastre du Consulat le parcours de l’Espierre partant du hameau du Ballon, tout en haut du plan, et formant un arc de cercle au travers des Près, passant entre la Vieille Place et la grand Place et rejoignant par de légers méandres le Laboureur. Les inondations vont donc concerner une grande partie du territoire wattrelosien. Les fortes pluies orageuses sont à l’origine du phénomène mais pas seulement. Il apparaît que le lit des deux rivières responsables des inondations se sont progressivement comblés à la suite du développement industriel et des rejets des usines roubaisiennes, tourquennoises et wattrelosiennes. La configuration des lieux est également propice aux inondations. Les ponts ou passerelles sont positionnés trop bas et forment barrage lors de fortes pluies. Le cours de l’Espierre présente plusieurs coudes ce qui ne favorise pas l’écoulement des eaux. De plus, le Berckem qui rejoint l’Espierre, se jette à angle droit et augmente fortement l’arrivée d’eau dans le cours principal. Lors d’abondantes pluies, le niveau des eaux s’élève rapidement, et quelques minutes suffisent pour provoquer des envahissements de 40, 50 voire 60 cm d’eau ! Sans oublier les odeurs amenées par les eaux polluées par les nombreuses industries. Il faut incessamment curer les ruisseaux obstrués, élargir les berges, redresser le lit des cours d’eaux. Entre les deux guerres ont lieu les débordements les plus catastrophiques de l’Espierre.

Quartier du Ballon inondé en 1957 Photo NE

D’avril à septembre 1957, d’importants travaux sont menés qui aboutissent aux résultats suivants : côté français, on a redressé le cours de l’Espierre et établi un nouveau pont pour faire la jonction entre la Martinoire et les Ballons. La rectification du cours de l’Espierre a entraîné de gros travaux de terrassement sur plus de cent mètres pour établir le nouveau lit de l’Espierre, plus profond et plus large que l’ancien. L’ancien lit a été comblé et une route reliera désormais à cet endroit la Martinoire et les Ballons. Les travaux français ont entraîné des craintes côté belge, car l’arrivée plus directe des eaux risque d’entraîner des inondations plus massives encore de l’autre côté de la frontière. D’autres travaux sont à envisager sur le territoire de Wattrelos afin de contenir les eaux, comme l’amélioration de l’étroit Pont des Vaches situé dans la plaine des Près ainsi que la suppression de méandres existant encore au sud de la rue Pierre Catteau.

La cité du 11 Novembre sous les eaux en 1957 Photo NE

En 1961, en vue de régler le problème de l’Espierre, les villes de Roubaix, Tourcoing, Wattrelos, Mouvaux, Croix, Wasquehal, Lys lez Lannoy, Leers, Hem et Bondues s’associent sous la forme d’un syndicat intercommunal d’assainissement du bassin de l’Espierre et du bassin de Tourcoing, tributaire de la Lys. Le problème qui existait déjà en 1925 s’est amplifié au fur et à mesure du développement industriel de la région. Ces vingt dernières années, l’urbanisation intensive du bassin de l’Espierre a augmenté les surfaces de ruissellement imperméables et a aggravé l’insuffisance de débit provoquant des inondations fréquentes sur le territoire de Wattrelos dans les quartiers du Mont à Leux, des Ballons, de la Broche de fer, du Breuil, du Rivage, pareil sur Roubaix, en raison du refoulement des eaux dans les égouts.

Les Ballons en 1964 Photo NE

En 1964, un important programme de construction de collecteurs a été mis en place par ce syndicat, dont le financement sera pris en compte par l’État. Pour Wattrelos, il s’agit d’un collecteur d’assainissement démarrant au Mont-à-Leux, empruntant la rue de la Martinoire, le lit actuel de L’Espierre jusqu’à la gare de Wattrelos, avec une dérivation par la rue de l’abattoir, la rue du général de Gaulle, la rue des poilus, le cimetière pour aboutir à la station d’épuration du Grimonpont. D’autre part, l’Espierre et le Berckhem, son affluent, seront entièrement canalisés entre le quartier de l’Union et la cité Amédée Prouvost, ce qui signifie qu’ils seront convertis en collecteurs souterrains. La dérivation vers le Grimonpont doit permettre la suppression du lit actuel de L’Espierre entre la gare de Wattrelos et le Sartel, et son remplacement par un aqueduc de section moyenne, un diamètre de 1,80 m enterré à une profondeur variable de 9 à 14 mètres. Coût des travaux, près de deux milliards d’anciens francs. Roubaix de son côté creuse un collecteur qui part de Mouvaux jusqu’au Laboureur. Ces travaux suffiront-ils ?

à suivre

Une dernière danse au bal masqué

Enseigne du 227 rue Carnot extrait festival-traitdunion.com

Ce n’est pas une histoire triste, juste un reflet de notre époque. Dans la rue principale de ma ville, une cité réputée festive, se trouve un magasin original dont le nom «Au bal masqué» est déjà une invitation à la fête. On y trouve, en effet, nombreux costumes, déguisements et accessoires pour passer de bons moments en famille ou entre amis. La propriétaire du magasin, toujours souriante et disponible, nous conseille, nous met à l’aise, ce qui est indispensable lorsque l’on doit sortir de sa cabine d’essayage revêtu d’un costume de Robin des bois plutôt moulant ou d’une tunique de Tarzanne un peu courte pour se poser devant son grand miroir, à la vue souvent d’autres clients riant sous cape (de Zorro).

Vitrine du Bal Masqué extrait cow.badminton.fr

Au gré des saisons et des fêtes, la porte s’ouvre à qui veut vivre des moments de bonheur et toujours sous le regard bienveillant de cette vendeuse pas ordinaire qui, il y a encore quelques mois, se réjouissait de rénover la devanture du magasin pour marquer le coup de ses 25 ans d’existence. Malheureusement, au fil des années, le chiffre d’affaire diminuait mais elle tenait à son affaire qui lui permettait de nombreux contacts et d’être au cœur des animations de cette ville au «cœur qui bat». Il faut dire que depuis quelques temps un nouveau et grand centre commercial s’était installé dans une ville voisine avec un magasin flambant neuf proposant aussi des déguisements, d’une qualité moindre mais d’un prix plus bas et comme les gens adorent se promener en famille dans les centres commerciaux le samedi plutôt que de se promener là où l’air est plus frais, petit à petit la sonnette de la porte du magasin s’est mis à moins retentir.

Vitrine récente du Bal Masqué Coll particulière

Tant et si bien que le magasin fermera bientôt définitivement sa porte… La crise du Covid-19 ayant été comme un dernier coup de grâce, même s’il n’y avait plus beaucoup d’illusions. Bien entendu tout le monde va déplorer cette fermeture, incriminant je ne sais quel responsable. Parce qu’il faut toujours un responsable. Mais que ce soit clair, le principal responsable c’est notre mode de vie, qui fait que l’on ignore souvent le petit commerce près de chez nous, pour aller vers la nouveauté, le clinquant. Souvenons-nous des petits magasins où nous allions avec nos parents ou grands-parents et cessons de nous plaindre constamment si une banque, une compagnie d’assurance ou un temple de la mal-bouffe viennent s’installer à leur place. A l’heure où nous sommes amenés à changer nos comportements de consommateurs sous peine de graves désillusions, aidons nos commerces de proximité et peut-être, je dis bien peut-être, d’ici quelques temps, on ouvrira à nouveau des magasins colorés et chaleureux dans nos rues. Et si vous vouliez avoir des nouvelles de la propriétaire du magasin, rassurez-vous… Elle va bien !

La plaine de Beaulieu

Vue aérienne IGN 1951

La vaste plaine de Beaulieu était constituée de terres agricoles. Entre le quartier du Beau Chêne (sur la gauche de la photo aérienne) et le hameau de Beaulieu (sur la droite de la photo) regroupé autour de l’église Notre Dame de Bon Conseil dont nous reparlerons bientôt, il n’y a que de larges espaces de forme rectangulaires avec quelques fermes : le grand Beaulieu, visible en bas à droite de la photo et le petit Beaulieu. C’est là que les urbanistes des années soixante vont implanter une nouvelle cité, estimant que le site est privilégié, par le fait qu’il soit le plus haut de Wattrelos, et qu’il soit à proximité du centre de la ville.

La maquette de la ZUP publiée dans NE

En février 1964, lors de la présentation de la maquette de la future zone de Beaulieu, on annonce la construction de 2.400 nouveaux logements et une augmentation probable de dix mille habitants pour la commune de Wattrelos. La réalisation se fera en trois étapes. La fin des travaux est prévue en 1970. Mais on voit plus loin que le logement. Il faut prévoir des équipements collectifs. Trois groupes scolaires d’un total de 23 classes de garçons et 21 classes de filles, 17 classes maternelles, deux écoles maternelles. Avec équipement sportif, salles vestiaires et douches.

Puis la ZUP qui fait 50 hectares va comprendre un stade de compétition, un gymnase, une piscine couverte, des terrains de jeux pour les enfants. Pour le domaine socio-médical, une halte garderie est prévue. Un équipement commercial, nécessaire à l’approvisionnement de la population : on prévoit trois centres principaux, l’un au cœur même de la cité, le second à l’ouest, le troisième à l’est. Une vingtaine de commerces seraient ouverts dans la cité ? On parle d’une nouvelle église à proximité de la Baillerie ?

Le premier chantier de Beaulieu Photo NE

En juin 1965, une première tranche de 342 logements (182 collectifs et 160 individuels) est commencée. La première tranche a démarré en octobre 1964, et le gros œuvre est bientôt en voie d’achèvement à la fin de l’année. Le samedi 12 juin 1965 à 11 heures, le Préfet du Nord Pierre Dumont inaugure ces logements qui ont été réalisés par le CIL de Roubaix Tourcoing pour le compte de la société anonyme le Bien être familial.

L’inauguration du 12 juin Photo NE

L’agencement intérieur de l’appartement témoin a été réalisé par les établissements Desmarchelier rue Henri Briffaut meubles et appareils ménagers, la décoration et l’ameublement ont été confiés à M. Henri Ducoulombier décorateur, maison Rido décor, place du Crétinier Wattrelos. Cette réalisation va entraîner des aménagements routiers, pour réaliser la future « ceinture routière » de la ZUP de Beaulieu : on va procéder à l’élargissement de la rue Leruste, de la rue de la Boutillerie, et de la rue de la Baillerie jusqu’à 8,50 ou 9 mètres. La rue Vallon et la rue de Beaulieu seront également restaurées.

L’appartement témoin Photo NE

à suivre

Boulangerie Destriez

Au début des années 80, alors adolescent, j’habitais rue Gabriel Péri, à mi-chemin entre la place de Wattrelos et le Sartel. J’avais pour habitude, en rentrant du collège, de me rendre à la boulangerie Destriez pour y acheter les fameux puddings maison ou la délicieuse baguette aux raisins, enroulée dans son emballage bien identifiable.

Cette boulangerie, située à l’angle de la rue de France et de la rue Négrier, était l’un des derniers commerces qui subsistait alors dans cette rue qui compta près d’une vingtaine de boutiques en tout genre dans les années 70 ; librairie, boucherie, coiffeur, garagiste, imprimerie, épiceries, boulangeries…et même un vendeur de chapeaux.

A cette époque j’ignorais qu’Alain Destriez était le « représentant » de la quatrième génération de boulangers et que ce commerce avait plus de 75 ans.

C’est en effet au début du 20ème siècle que le couple (Alphonse) Pollet- (Madeleine) Briffaut (de la famille du Maire de l’époque, Henri) ouvre un commerce à l’angle de la rue de France et de la rue Négrier. Si on y trouvait bien évidemment du pain, le magasin faisait également office d’épicerie…et de coiffeur. Le concept de multi-services n’est donc pas récent !

Le premier commerce dans les années 1920

Dans les années 20, un des fils Pollet (également prénommé Alphonse) prend avec son épouse Madeleine Reuscart, la succession de ses parents et limite son activité à la boulangerie.

Mme Madeleine Reuscart épouse Pollet, derrière son comptoir

C’est en effet au début du 20ème siècle que le couple (Alphonse) Pollet- (Madeleine) Briffaut (de la famille du Maire de l’époque, Henri) ouvre un commerce à l’angle de la rue de France et de la rue Négrier. Si on y trouvait bien évidemment du pain, le magasin faisait également office d’épicerie…et de coiffeur. Le concept de multi-services n’est donc pas récent !

Paule, leur deuxième fille, épouse dans les années 40 un dénommé Jacques Destriez , alors apprenti dans la boulangerie. Salarié par ses beaux-parents, ce dernier reprend le commerce avec son épouse et élargit son activité en proposant des gâteaux et pâtisseries diverses en plus de la traditionnelle boulangerie.

Le couple Pollet-Destriez a une fille et deux garçons (Alain et Christian) et c’est « naturellement » que ces derniers suivent les pas de leur père en devenant à leur tour apprentis boulangers-pâtissiers.

En 1975, Alain et son épouse Evelyne, reprennent le commerce qu’ils gèrent jusqu’en 1994, date à laquelle Alain passe le flambeau à son frère cadet Christian…qui était auparavant salarié dans cette entreprise familiale.

Alain Destriez en compagnie de son épouse, ses parents Jacques et Paule et de ses enfants.

Christian dirigera la boulangerie  jusqu’en 2013 et cédera son affaire à Isabelle et Marc, les actuels propriétaires, qui ont dignement repris le relais à la tête de ce commerce centenaire.

La boulangerie de nos jours

Publicités cyclistes 1900

Ces publicités ont été extraites principalement des pages du Journal de Roubaix. Beaucoup de textes, peu d’images, pas de héros encore, nous sommes en 1900. L’histoire est à suivre…

Couvreur et Debeuf Concessionnaires des marques parisiennes et américaines, rue de la gare 68

Constantin Dépositaire Peugeot dès 1899, Rue Pauvrée 26

Cambien Ernest vélos et machines à coudre, Boulevard de Paris 16

Dussart et Accou industriels rue Corneille

Maurice Garin concessionnaire La Française à Roubaix

Dussart & Accou montent en puissance

Constantin dépositaire belge

Clément, Cycles, mais aussi motocycles et voiturettes, boulevard de Paris 16

La chaussure Boucau cycliste créée en 1896, rue Pierre Motte 2

Le complet (pour) cycliste en 1899 ! rue Nain 20

Vroman sports

L’une des premières sinon la première entreprise de fabrication d’appareils de sports, la société Vroman sports. Un choix de publicités diverses.

Voir notre article sur l’histoire de la maison Vroman !

Le premier super marché

Le boulevard des Couteaux se trouve entre ses bâtiments collectifs et ceux de la Mousserie. Une grande concentration de population que les commerces du Sapin Vert ne suffisent pas à ravitailler. Cette situation, une cité et peu de moyens, n’est pas unique mais c’est à Wattrelos qu’on va lui trouver une solution. En 1960 va s’y installer un super marché. Le premier du genre.

Le projet de super marché Docks Photo NE

Qu’est ce qu’un« supermarché » ? Les points de vente en libre-service d’une surface inférieure à 400 m2 sont qualifiés de supérettes ou de libre-service. De 400 m² à 1.000 m² , la catégorie des petits supermarchés réunit des magasins plutôt urbains et axés sur l’alimentaire. De 1.000 m² à 2.500 m² , la catégorie des grands supermarchés réunit des points de vente plutôt ruraux, offrant un assortiment essentiellement alimentaire avec cependant un complément non-alimentaire plus développé en fonction des attentes de la clientèle. Le super marché de Wattrelos avec ses 1.300 m² entre dans la 3e catégorie.

Le chantier du super marché Photo NE

Le vendredi 8 avril 1960, Maurice Duquesne PDG des Docks du Nord vient inaugurer le nouveau super marché (en deux mots) des Couteaux. Il rend hommage à son promoteur Michel Delhaize. C’est lui, avec ses frères Georges et Etienne, qui a su traduire et adapter pour les consommateurs français les précieux enseignements qu’une sérieuse enquête menée aux Etats Unis en 1957 lui a permis de recueillir. Ce super marché, dit-il, c’est l’oeuvre de toute une équipe dynamique qui sait s’adapter aux événements mais sait aussi les précéder. Parmi les officiels, Melle Brienne représentant M. Hirsch Préfet du Nord, MM Delvainquière maire de Wattrelos et Holvoet adjoint. Lancry directeur des travaux municipaux, Constant commissaire principal, et le président de l’association des locataires de la Mousserie.

Pub ouverture Photo NE

Les visiteurs vont apprécier les vastes proportions harmonieusement mises en valeur par une décoration du meilleur goût. Des allées larges garnies du plus extraordinaire éventail de produits de toute nature. Les dimensions sont importantes : 1.300 m² de terrain 760 m² de surface couverte, dont 400 de surface de vente, et 250 de réserves, trois chambres froides de 18 m² pour les denrées périssables. Logement du gérant, parking. Trois caisses de sortie. Les ménagères se procurent en entrant de très pratiques paniers roulants. Le super marché comprend 185 mètres de rayons pour l’épicerie, 84 mètres pour les liquides, et 20 mètres pour les fruits et légumes, 10 mètres pour la crémerie et ainsi de suite pour la boucherie, charcuterie, vollailes, poissons, mâtisserie, boulangerie, confiserie, plus les rayons non alimentaires (articles ménagers, entretien, droguerie) le tout abondamment garni. Isolé du grand passage, dans une jolie pièce de 50 m² attenante au super marché fonctionne le rayon textiles : confection, lingerie féminine, sous-vêtements, indémaillable, linge de maison. Le super marché docks peut être considéré comme la « station service intégrale » de la ménagère.

Vue intérieur Photo NE

Le nouveau super marché DOCKS de Wattrelos qui fonctionne en libre service est une grande réalisation qui fera date dans l’aménagement commercial du Nord. En fait c’est le premier supermarché en bordure de cité, avant Auchan. Son slogan : la qualité la meilleure au plus juste prix ! En 1908, Georges et René Delhaize avaient créé à Lille, la société des Docks du Nord. Ils bâtissent en 1960, dans le Nord à Wattrelos le premier super marché du groupe. C’est le début de l’ère des hypers. La même année, le premier supermarché Carrefour est ouvert à Annecy, Casino ouvre son premier super à Grenoble. L’année suivante, en 1961, Gérard Mulliez ouvre sous l’enseigne Auchan, dans le quartier des Hauts-Champs à Roubaix, dans une ancienne usine.