Roubaix, de la boxe française à la boxe anglaise

La France est d’abord le pays de la savate-boxe française, discipline de combat pieds-poings popularisée et codifiée par Joseph Charlemont1 et son fils Charles Charlemont, qui en ont fait la boxe française pratiquée encore aujourd’hui. Charlemont fils vient en tournée de démonstration à Roubaix en novembre 1900. Ils font de nombreux émules, parmi lesquels les frères Desruelles.

Jean Desruelles ill JdeRx

Jean Desruelles2, élève de Charlemont, développe la boxe française académique au début du vingtième siècle à Roubaix où il fonde en 1901 une Académie de boxe française rue Saint-Georges3. Il gagne le titre de champion du monde des poids lourds professionnels de boxe française en mars 1908. Professeur de culture physique, il donne des cours privés à la bourgeoisie industrielle roubaisienne.

La publicité pour la salle Desruelles doc AmRx

Hubert Desruelles son jeune frère sera son associé. Ils vont organiser ou participer à des solennités sportives à Roubaix, et organiser les premières démonstrations de boxe anglaise en 1901, 1902, 1903. Les frères Desruelles l’enseigneront bientôt comme professeurs dans leur salle de la rue Saint-Georges. La boxe anglaise va prendre place à proximité des sports de force, comme la lutte et l’haltérophilie.

1Auteur de l’ouvrage La Boxe française, historique et biographique, souvenirs, notes, impressions, anecdotes.

2 Né le 14 août 1874 à Roncq,

3Actuelle rue du Général Sarrail.

Le parc avant le vélodrome

Cyclisme au parc Coll part

Voici le commentaire des amateurs de vélocipédie dans le Journal de Roubaix. Ce n’est guère flatteur pour le Parc de Barbieux dont il faut cependant rappeler qu’il n’a pas été conçu spécialement pour le cyclisme.

Voilà trois saisons déjà que les coureurs n’ont pour s’entraîner que la piste circulaire de Barbieux. Ovale irrégulier de 1100 m, cette pseudo-piste sillonnée de trous et de bosses descend sur 600 m. Arrivé en face du kiosque, le coureur aperçoit une côte tellement raide qu’il hésite à la gravir, on la surnommée le casse-jambes, longue de 500 m, on la monte, on la parcourt en emballage sur des cailloux gros comme le poing et au sommet c’est l’arrivée. Les Duquenne, les Delespierre, les Accou ont souvent tempêté contre les sabots des chevaux qui détérioraient cette route, ou cette piste. Certains jours des centaines de visiteurs, on se fait renverser par les bicyclettes ou on renverse les cyclistes. Cela démontre l’utilité d’un vélodrome. Les lillois possèdent déja une piste cimentée.

Au moins, les vélocipédistes sont conscients des problèmes rencontrés. Cet article date de 1894. Leurs vœux seront bientôt exaucés.

 

Le vélodrome roubaisien à Croix

Le vélodrome de Roubaix à Croix Photo Coll Particulière

Depuis déjà longtemps, un vélodrome s’imposait à Roubaix. C’est aujourd’hui chose faite. En descendant le Beau Jardin vers Croix, on trouve à l’angle de la verte rue, parallèle au Beau Jardin et de la route de l’Hempempont (route de Croix à Hem) un vaste terrain de 16.000 m² situé à la hauteur du club hippique et lui faisant pendant, de l’autre côté de la route du Bean Jardin, est fortement en pente, mais présente une profondeur de 160 m. La piste sera faite en ciment posé en partie sur la terre et dans la partie basse du terrain et sur des voûtes en maçonnerie de l’aspect le plus élégant. Ses dimensions principales sont de 333 m 33 de tour, soit 3 tours au km, et 6 m 35 de largeur. Les virages qui auront 21 m de rayon seront relevés de 37 centimètres par m et construits d’après ceux du vélodrome de l’est, le plus récent des vélodromes parisiens. Les lignes droites de la piste auront 100 m 80. Les créateurs se sont attchés à en faire une piste de vitesse en même temps que parfaitement propices à des courses en ligne dont nos concitoyens sont si friands.

Les travaux de terrassement viennent de commencer et l’entrepreneur espère tout terminer pour la fin du mois de mai.

Extrait du Journal de Roubaix

Le Bowling de la Grand-rue

Louis Denoulet est passionné par le bowling : ce « sport-détente » né après guerre, qui vient tout droit des Etats Unis. Il n’existe pas de salle de bowling au début des années 60 dans le Nord de la France. Qu’à cela ne tienne, Louis Denoulet décide de le créer. Le plus difficile est de trouver un très grand emplacement, bien situé, en centre ville.

( Document Archives Municipales )

Une occasion se présente à Roubaix. Eugéne Marrécau est propriétaire de deux magasins au 19 bis et au 21 de la Grand rue. Il gère son commerce de parfumerie au 19 bis et loue le 21 à M Dherbomez commerce de graines «  Jardin Service » . Au 21 bis on trouve une porte cochère qui donne sur un immense jardin en friche de 1600 m2. Louis Denoulet lui propose de louer son terrain pour y construire le hangar qui abritera la salle de bowling. L’accord est signé en Juillet 1965.

( Photo Daniel Labbé )

Louis est un homme passionné, un battant et un commerçant. Bien que le bowling soit très en retrait de la Grand rue, l’étude de marché est positive, car le commerce est en plein centre-ville, et on trouve trois très grands parkings à proximité : Grand place, place de la Liberté et Boulevard Gambetta.

( Document Archives Municipales )

Louis Denoulet confie son projet à Daniel Vasseur à Leers, qui fait construire une charpente métallique, recouverte de tôles ondulées Eternit. Les devis pour les travaux intérieurs s’élèvent à 300.000 Frs.

Plaquette publicitaire Brunswick des années 60 ( Document coll. priv. )

Le fournisseur de matériel est choisi ; il s’agit du leader du marché : Brunswick, qui installe huit pistes de bowling avec un équipement de compétition professionnel, très moderne.

( Document Nord Eclair 1966 )

Début Avril 1966, les requilleurs (ramasseurs de quilles automatiques Brunswick) arrivent Grand rue, et sont déchargés pour être installés aussitôt.

( Document Archives Municipales )

On entre dans la salle, par la zone des spectateurs c’est à dire le bureau d’accueil, les vestiaires, les casiers où sont stockées les chaussures obligatoires, le bar, les tables pour les consommateurs, et, au fond, se trouvent les 8 pistes de bowling.

( Document VDN 1966 )

Louis Denoulet est un commerçant doué pour les affaires, le commerce et le marketing. Pour l’ouverture, programmée en avril 1966, il organise avec l’Union des Commerçants du Centre, quelques jours auparavant, un concours de vitrines sur le thème du  »Bowling ».

De dos, Claude Darget au micro, et face à lui, de gauche à droite : Daniel Vasseur architecte-décorateur, Pierre Prouvost, Louis Denoulet et Victor Provo.( Document NE 1966 )

L’inauguration a lieu le 22 avril 1966 ; Louis Denoulet invite Claude Darget, célèbre présentateur de l’ORTF, à venir animer cette magnifique journée, importante pour l’établissement.

( Document NE 1966 )

Victor Provo, maire de la ville, coupe le ruban symbolique. Le geste de Mr le maire a pour effet de déclencher la mise en marche des appareils : les rampes lumineuses s’allument une à une et les huit requilleurs Brunswick s’éveillent dans un grondement sourd et régulier ; le Bowling-Flandre est ouvert ! Beaucoup de Roubaisiens sont présents pour cette première journée. On entend alors des applaudissements et des murmures d’admiration.

( Document NE 1966 )

M Victor Provo lance une première boule sur la piste, et abat 7 quilles sur 10 ! Il prouve ainsi qu’il n’est pas besoin d’être particulièrement entraîné pour pratiquer ce sport-détente à la mode.

( Document NE 1966 )

Le Bowling Flandre fait une entrée retentissante dans la vie des Roubaisiens et nombreux sont ceux qui ont hâte de s’y initier que ce soit à titre de sport ou de détente. Le succès du Bowling-Flandre est déjà assuré et la famille Denoulet est très fière de ce démarrage, puisque Louis y est directeur, que son épouse s’occupe du bar et leur fils Alain de l’entretien du matériel. Louis Denoulet développe son commerce, en créant une équipe de joueurs amateurs. Il organise des tournois et des compétitions avec des clubs de bowling d’autres régions, et de la Belgique toute proche.

Le Bowling Flandre, après des années d’existence, ferme ses portes dans les années 1990. Le bâtiment est rasé et fait place au nouveau centre commercial : « Espace Grand-rue ». La famille de Louis Denoulet ( enfants et petits enfants ) ouvre alors le nouveau « Cosmos-Bowling » au 20-22 rue du Grand Chemin en 1999.

Remerciements aux Archives Municipales.

Un vélodrome au Laboureur

Le vélodrome des quatre villes est inauguré dans le quartier du laboureur à Wattrelos, le 25 juillet 1909. On y retrouve les éléments qui font un vélodrome à cette époque : la piste en bois, des tribunes, des virages, des gradins, et l’inévitable souterrain qui relie l’extérieur de la piste à la pelouse intérieure. La piste wattrelosienne est plus grande que celle du vélodrome de Barbieux, 400 mètres contre 333 mètres. Elle est donc entièrement en bois, et ses dimensions sont les suivantes : 8,30 m de largeur, avec des lignes droites de 9 mètres. Le long d’une de ces lignes droites, on trouve les loges, les tribunes et le pesage. En face, une immense tribune de 7000 places. En tout le vélodrome des quatre villes peut accueillir 20.000 places.

Le vélodrome du Laboureur en construction Photo Journal de Roubaix

Dès le 14 juillet, des essais ont été effectués et quelques pistards viennent faire des tours de piste. Enfin, après six semaines de travaux, le vélodrome quasi terminé reçoit la visite d’Henri Desgrange, directeur du journal l’auto, qui la déclare incomparable ! Les motocyclistes peuvent y atteindre 120 km/h. Ses administrateurs Adolphe et Henri Briet, Gustave Dhalluin, et son directeur sportif César Garin, le frère cadet de Maurice, peuvent en être fiers. On s’est également organisé à l’extérieur, il y a déjà des estaminets « à l’arrivée du vélodrome », « au vélodrome des quatre villes », et ce quartier du Laboureur autrefois un peu désert va revivre et se développer.

Les gradins du vélodrome Photo Journal de Roubaix

Le 25 juillet, c’est donc l’inauguration et une réunion de gala est organisée pour l’occasion. À 15 heures, les coureurs Darragon, champion du monde, Parent champion de france, et Serrès s’affrontent dans un match de demi-fond en trois manches. Ils tournent à plus de 80 km/h. Puis un match poursuite oppose les pistards Deruytter de Tourcoing, Tiberghien de Wattrelos, Deman de Reckhem, et Behague d’Herseaux. Le prix des places est le suivant : loges 5 francs, pesages 4 francs, tribunes 2,50, gradins et virages 1,50, populaires 1 franc. Il a été décidé que s’il pleuvait, on remettrait, mais ce ne fut pas le cas. Les portes sont ouvertes dès 13 h 30, et la société musicale des Enfants de la Lyre vont animer la réunion. Un garage de 500 vélos est prévu pour les spectateurs venus à bicyclette, et un service spécial de tramways amène les voyageurs jusqu’à un arrêt juste en face du vélodrome.

Le vélodrome en service CP Coll Part

Le vélodrome des quatre villes disparaîtra avec la première guerre, mais il aura accueilli les plus grandes réunions de pistards et même un temps les matchs de football du Racing Club de Roubaix, alors à la recherche d’une grande enceinte sportive.

À suivre

En piste en 1968

En parcourant la presse locale de l’année 1968, on peut se féliciter de voir notre Vélo Club continuer de se développer et à nouer des partenariats. Ainsi, au cours d’une réception organisée aux Établissements BERGER à Lille, le club se voit doter de maillots et d’équipements ainsi que de vélos « La Captivante » par les établissements JEUNET. A noter que cette entreprise fabrique également les vélos Jacques Anquetil.

photo NM

Avec le concours du Comité Flandres Artois, le Vélo club organise en mars les « Médailles Cyclistes », courses de vitesse et de poursuite sur le vélodrome. Les 50 coureurs participants viennent de toute la région : Dunkerque, Boulogne, Anzin, Valenciennes, Arras, Roubaix, Lille, ….

Les commentaires sont confiés à Jean-Pierre Lentignac, speaker de la Fédération Française de Cyclisme. D’origine méridionale, il est surnommé « Josh Randall » tant il est doué pour inciter le public à apporter son soutien financier pour les primes allouées aux coureurs….

photo NM

Cette même année, Jacques Polfliet, 25 ans, champion des Flandres en vitesse sur piste, annonce qu’il met fin à sa carrière à la fin de la saison. Agent Citroën rue Eugène Motte prolongée à Roubaix, il va se consacrer à l’entraînement des jeunes du Vélo Club. Il s’entraîne néanmoins sur l’anneau roubaisien en vue des Championnats de France.

Jacques Polfliet dans son garage.photo NM

Le Vélo Club continue d’organiser non seulement des réunions sur piste, notamment les samedis cyclistes, dans la droite ligne des « Médailles » mais aussi des épreuves sur route: Critérium de la rue de Lannoy, circuit du Fresnoy-Mackellerie, Grand Prix des Gentlemen à Wattrelos,….

On peut également constater que la structure du Club se consolide grâce à l’engagement personnel de nombreux passionnés. A titre d’exemples : Georges Klein, conseiller technique auprès des jeunes, Fernand Sacré, conseiller « psychologique », Roger Moerman, entraîneur (maître d’éducation physique à la Ville de Roubaix), Léon Charles, chargé des questions matérielles.

André Pétrieux (père), Fernand Sacré, Jacques Polfliet, Jean-Pierre Lentignac photos NM

Roubaix ville de sports

Réputée pour sa fameuse course cycliste, la cité du textile s’affirme comme une véritable ville de sport au cours du XIXe siècle. Philippe Waret et Jean-Pierre Popelier, deux passionnés de l’histoire roubaisienne, retracent le passé sportif de la ville jusqu’au lendemain de la seconde guerre mondiale. Ils décrivent une épopée intimement liée aux évolutions économiques, sociales et culturelles. Des bourles à la gymnastique en passant par la lutte, sans oublier les deux incontournables, cyclisme et football, ils évoquent de nombreuses activités sportives. Exploits, champions, victoires, défaites, grande et petite histoire prennent vie à travers un texte passionnant et une sélection iconographique variée. Aux Editions Sutton,  juillet 2005

Championnat de France de pétanque au parc de Barbieux

( Document coll. priv. )

En 1969, le 24° Championnat de France de pétanque est organisé à Roubaix. C’est un événement exceptionnel pour la commune, car c’est la première fois que cette compétition nationale est disputée au Nord de Paris !

Ce sport de détente, né sur les bords de la Méditerranée, a parcouru bien du chemin pour arriver jusqu’à nous et les gens du Nord sont très fiers d’accueillir cette manifestation. La pétanque est de plus en plus populaire dans le Nord : 2000 licenciés dont 1000 nouveaux ces deux dernières années.

Ce championnat, organisé par le Comité Départemental du 59 62 de la Fédération Française de Pétanque, se déroule les 26 et 27 Juillet 1969 au parc de Barbieux. 196 équipes-triplette sont venues de toute la France pour participer à ce championnat, soit environ 600 participants.

A noter que 5 équipes représentent le Nord – Pas de Calais, dont une triplette locale, composée de Gilbert Serbini, de Jacques Verslype et de Guy Friederich (ancien footballeur, conseiller municipal de Roubaix et gérant du célèbre café de la Betterave du 175 rue de Lannoy ).

( Document coll. priv. )

De nombreuses récompenses sont offertes. L’équipe-triplette gagnante reçoit 3 téléviseurs couleur.

La veille du concours, le vendredi, une permanence est organisée à la gare SNCF pour accueillir les participants et, en début de soirée, une saucissonade-party est offerte par une célèbre marque d’apéritif anisé, à la salle Watremez, à tous les participants.

( Document Nord Eclair 1969 )

Le samedi 26 Juillet, P. Prouvost donne le coup d’envoi le matin à 9h15 au parc de Barbieux, avenue Le Nôtre, où 98 terrains de pétanque de 36m2, délimités par des barrières en châtaignier, sont aménagés sur une longueur d’1 km de long. L’organisation est impeccable et le tournoi commence.

( Document Archives Municipales )

Les boules de pétanque s’entrechoquent ; les joueurs sont reconnaissables car les équipes-triplette ont un polo ou chandail de même couleur. Les méridionaux cherchent le soleil encore timide. Les participants, entre 2 parties, se désaltèrent dans des petites échoppes, disposées près du stand de contrôle, où l’on peut consommer, bien sûr, le traditionnel Pastis et le rosé de Provence bien frais.

L’après midi se déroulent les 32° et 16° de finale.

( Document Nord Eclair 1969 )

Le samedi soir, à la salle Watremez, un banquet réunit les différentes sociétés participantes et les organisateurs. Mr le Maire est venu saluer ses hôtes. Le repas, très agréable, est agrémenté d’un spectacle de qualité avec l’orchestre d’Eddie Erickson.

( Document Nord Eclair 1969 )

Dimanche 27 Juillet, la compétition continue. La journée est animée par des promeneurs curieux de cette animation insolite pour des « Ch’tis ». Des gradins ont été installés pour le public à côté du carré d’honneur. Et puis il y a surtout, cette saveur d’un accent méridional, qui fleure bon la lavande, lorsque les joueurs se parlent entre eux « Eh té, tu tires ou tu pointes ? »

Beaucoup de monde vient assister à cette journée, dans une ambiance agréable et sympathique, jusque la finale à 16h.

( Document coll. priv. )

Victor Provo remet les prix dans la salle de mariage de l’Hôtel de Ville à 18h30 à l’équipe du Gard, composée de René Macari, Denis Salvador, et Raoul Bonfort, qui a battu en finale les Girondins.

Alors, certes il n’y a pas d’équipe du Nord-Pas de Calais, dans les hauts du classement, mais cette manifestation a permis de mieux faire connaître notre ville aux participants qui ont tous apprécié l’accueil chaleureux, l’organisation, et le superbe parc de Barbieux.

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Remerciements aux Archives Municipales.

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La société Vroman Sports, une institution roubaisienne

Jules Vroman est né le 3 juin 1864 à Roubaix, rue du Calvaire (nom de la Grand–rue à l’époque). Ses parents étaient commerçants : le père Alexandre était boulanger et quand il décède,  Jules n’est âgé que de 13 ans. Sa mère reprend le commerce situé au 225 Grand Rue, elle apparaît au Ravet Anceau de 1883 comme épicière. Un article de journal retraçant sa carrière nous apprend qu’il est un élève d’une intelligence précoce et d’un amour ardent de l’étude. Il quitte l’école à l’âge de quinze ans, avec des connaissances dans des matières aussi diverses que le solfège, le dessin de menuiserie.

Jules Vroman & La Roubaisienne Photo Coll Privée et En tête AmRx
Jules Vroman La Roubaisienne Photo Coll Privée et En tête AmRx

A 20 ans, il est gymnaste à la Roubaisienne. Jules Vroman est un jeune homme sportif parmi les sportsmen de l’époque qui fréquentent cette  importante société de gymnastique. Cette pratique sportive l’amène à s’orienter vers la fabrication d’appareils de gymnastique. Habile menuisier, il crée ainsi dès 1884 sa société, dont les locaux se trouvent dans la maison maternelle, au 225 de la grand-rue. Le réseau grandissant des sportifs va constituer sa clientèle. Il fait preuve d’innovation, et d’un vrai sens commercial : son matériel est aisément démontable, avec des tarifs adaptés et il est testé par la Roubaisienne. A 29 ans, il devient aussi professeur de danse et de gymnastique.

La première société Vroman Coll Privée
La première société Vroman Coll Privée

Jules Vroman épouse Zoé Marie Millescamps le 31 mars 1894. Le commerce se développe et les locaux de la Grand Rue deviennent trop petits, Jules Vroman va s’installer rue des Fabricants au n°28 et il participe à la fondation de l’Ancienne le 14 juillet 1895. C’est une société de gymnastique et de jeux athlétiques et d’instruction militaire, dont il sera le directeur technique, puis le président. Les sociétés de gymnastique sont nombreuses et florissantes à cette époque. Comme elles voyagent et remportent de nombreux concours. Jules Vroman voit ses affaires prospérer avec le développement de son réseau sportif. Dans un premier temps, le siège de l’Ancienne est situé 28 rue des Fabricants, et Jules Vroman voit ainsi se développer la société sportive et sa société de fabrication.

En tête de l'Ancienne et catalogue Vroman En tête AmRx Catalogue Coll Privée
En tête de l’Ancienne et catalogue Vroman En tête AmRx Catalogue Coll Privée

Le 30 juillet 1898 naît Jules Vroman, deuxième du nom, qui prendra la succession de son père en 1928. Entre-temps, le succès de la société Vroman nécessite de nouveaux locaux et la maison se retrouve au n°30 de la rue du Grand Chemin.

La société Vroman au 30 rue du Grand Chemin En tête Méd Rx
La société Vroman au 30 rue du Grand Chemin En tête Méd Rx

En 1900, Jules Vroman loue l’établissement sis Grand-rue n°50, jusque là occupé par un fabricant de cardes, M. Beaumont. Il y crée le franco-américain skating rink, lieu de loisirs inspiré des patinoires américaines, bientôt consacré aux patins à roulettes sur plancher de bois. Cette reconversion d’un vaste hangar rencontrera un grand succès. Le même type d’établissement existera au Fresnoy un peu plus tard. C’est sur cet emplacement du n°50 de la Grand-rue que sera créé le Casino Théâtre de Roubaix, grande salle de spectacles de music hall, qui deviendra un des grands cinémas de la ville.

Le skating rink de la Grand Rue CP Méd Rx
Le skating rink de la Grand Rue CP Méd Rx

Après la première guerre, la société Vroman a développé ses fabrications : la gymnastique les sports collectifs, la natation, pour lesquels sont fabriqués les installations et équipements appropriés.

à suivre

Merci à Mme Vroman pour les témoignages et les illustrations

 

Salle des sports boulevard de Mulhouse

 

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Cérémonie d’inauguration de la Salle des Sports du boulevard de Mulhouse Photo Nord Éclair

C’est au mois d’août 1969 que Victor Provo, maire de Roubaix inaugure la nouvelle salle des sports située 248 boulevard de Mulhouse, déjà prévue dans les projets de 1966. Cette salle omnisports est présentée comme un modèle du genre. Elle mesure 40 mètres de longueur sur 20 de large, pour une hauteur de 7 mètres. Elle comprend des vestiaires et des douches hommes et femmes, le chauffage est assuré par la chaufferie du groupe scolaire.

Dans son discours, le maire évoque l’inauguration récente de la salle Buffon, et les projets dans les quartiers Edouard Anseele et Potennerie, comme autant de signes de la volonté de développer le sport de masse à Roubaix.

Puis vient le moment de la remise des palmes académiques à Robert Hétuin, en reconnaissance des services rendus à la cause du sport postscolaire. Le récipiendaire est en effet l’un des fondateurs du basket féminin UFOLEP, et plus particulièrement celui du Club Sportif Féminin Pasteur en 1947, devenu depuis le Cercle Sportif Jean Macé Pasteur.

Ensuite les jeunes filles de l’Ancienne enchaînent avec des évolutions gymniques fort appréciées par l’assistance, avant que l’Évolution Sportive et le Club Sportif Jean Macé Pasteur ne donnent une démonstration de basket-ball féminin.