Georges Richardson, un jeune anglais, né à Londres en 1869, arrive à l’âge de 20 ans, en France en 1889. Il s’installe à Roubaix pour travailler dans une entreprise textile locale, avant de reprendre en 1898 l’entreprise d’Augustin Morel, située au 129 rue de Tourcoing à Roubaix, affaire commanditée par Alphonse Lemaire père

L’entreprise se situe à l’angle de la rue de la Guinguette d’un côté, et de l’autre côté à l’angle du quai de Dunkerque, au bord du canal de Roubaix, et en face du Pont Morel. Elle est spécialisée dans la fabrication de tissu en laine cardée, de draperies pure laine et de draps militaires. L’entreprise se développe fortement grâce à Georges Richardson qui introduit les procédés de fabrication des draps « Union » et « Scoot Tweed » qui jusqu’à lors, étaient importés d’Angleterre. En 1902, la société devient : Ets Lemaire et Richardson par l’arrivée des 3 fils Lemaire : Léon, Alphonse et Henri

Pendant la guerre 14-18, l’entreprise souffre terriblement des exactions de l’occupant, l’usine est occupée et pillée entièrement. Georges, resté sur place, tient tête à l’occupant pour préserver le matériel, ce qui lui vaut d’être pris en otage et d’être déporté à Gustrow en Allemagne. De plus, l’usine est partiellement détruite par l’explosion du Pont Morel que les allemands font sauter avant de se retirer en 1918.



Après ce conflit mondial, Georges Richardson reprend la totalité des parts de l’entreprise et la société G.W.Richardson et cie prend un nouveau départ. Les affaires redeviennent florissantes au début des années 1920.

Parallèlement à ses activités professionnelles, Georges s’intéresse à diverses associations locales, il est président des « Aviculteurs du Nord », d’une société colombophile et président d’honneur de la société de gymnastique « L’Ancienne ».
Georges décède en 1929. Ses funérailles sont célébrées à Croix en l’église anglicane rue Holden. En tant qu’industriel, Georges a droit à la reconnaissance de tous les roubaisiens, car présent dans la ville depuis 40 années.

L’entreprise continue néanmoins son activité jusque la fin des années 1950.


Comme de nombreuses entreprises textiles roubaisiennes, Richardson subit la crise du textile traditionnel et ferme ses portes définitivement en 1959. En 1960, l’hôtel particulier situé à l’angle de la rue de Tourcoing et du quai de Dunkerque est rasé



Ensuite, la partie de l’entreprise de la rue de Tourcoing est démolie, la société Nefitex s’ y installe au 129 et une station Total s’implante au 131. De l’autre côté, le bâtiment sur le quai de Dunkerque est conservé, la « chocolaterie Saint Pierre » de Léon Desprets s’y installe peu après ( voir sur notre site, un précédent article édité ). Le bâtiment sera rasé en 1984.



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