Les boissons au quinquina

Les boissons au quinquina sont des boissons qui contiennent des extraits d’écorce de quinquina, un arbre originaire de la cordillère des Andes. Cette écorce est naturellement riche en quinine, une substance qui apporte une amertume très caractéristique.

La plante quinquina doc Distillerie de Paris

On trouve du quinquina dans le Tonic (ou Schweppes). C’est la boisson au quinquina la plus célèbre au monde. À l’origine, au XIXe siècle, les soldats britanniques stationnés en Inde consommaient de la quinine pour se protéger du paludisme. Comme le goût était extrêmement amer, ils ont eu l’idée de la diluer avec de l’eau gazeuse et du sucre, créant ainsi l’ « Indian Tonic ».

Il y en a aussi dans les Apéritifs Traditionnels (avec alcool). En Europe, et particulièrement en France et en Italie, le quinquina a donné naissance à toute une catégorie d’apéritifs à base de vin (souvent appelés « quas » ou « quinquinas ») : Le Dubonnet est créé en 1846 à Paris pour inciter les soldats de la Légion étrangère à consommer de la quinine. Le Byrrh est originaire du Roussillon, il mélange des vins du Roussillon et des infusions de plantes et de quinquina. D’autres exemples régionaux qui utilisent cette même amertume : Le Lillet / Le Bonal.

Pub Byrrh 1912 JdeRx

Le quinquina donne une amertume « propre » et persistante en fin de bouche. Aujourd’hui, les boissons de type Tonic contiennent beaucoup moins de quinine qu’autrefois, juste assez pour donner cette saveur rafraîchissante sans être trop agressive, souvent équilibrée par des notes d’agrumes (citron, orange amère).

Apéritif

Un apéritif, ou familièrement un apéro, est une boisson, généralement alcoolisée, servie avant le repas afin d’ouvrir l’appétit. L’apéritif est souvent bu après avoir trinqué, selon la tradition. Sont choisies en général des boissons à base de plantes connues pour leurs vertus apéritives, comme l’anis ou la gentiane.

L’apéritif pour la troupe mars 1912 JdeRx

Par extension, l’apéritif désigne en français le moment de convivialité pendant lequel des personnes se retrouvent pour consommer ces boissons en discutant, sans même qu’il soit prévu de prendre un repas en commun ensuite.

Le lunch Dubonnet 1912 JdeRx

À ce titre, l’apéritif est aussi un repas léger, où peuvent également être consommés des cocktails, on le qualifie souvent dans ce cas d’« apéritif dînatoire ». Cela englobe alors les amuse-gueules ou les amuse-bouches, parmi lesquels les plus classiques sont les pistaches, les chips ou les cacahuètes. Par extension, l’apéritif s’applique à tous les aliments qui accompagnent le verre, fruits découpés, olives, charcuteries, tapas, fromages et autres assortiments variés. Ce qui correspond au concept de tapas (apéritif espagnol) et à celui des zakouski russes.

La rentrée des classes 1913 JdeRx

En France l’apéritif moderne a été popularisé en 1846, par Joseph Dubonnet, chimiste français, qui élabora une boisson à base de vin et de quinine pour lutter contre le paludisme. Ce médicament ayant un goût amer, il le masqua avec une décoction d’herbes et d’épices à la saveur forte. Les soldats de la Légion étrangère l’utilisèrent dans un premier temps dans les marécages infestés de moustiques en Afrique du Nord. Puis l’épouse de Joseph servit la première la potion en apéritif auprès de ses amis, et le bouche à oreille, puis la publicité développèrent la popularité du Dubonnet.