Où se trouvait donc ce café ? A l’angle de quelles rues ? Qui en était le propriétaire ? Quelles sociétés y avaient leur siège ? Quand a-t-il disparu ? A vos souvenirs et commentaires…
Anne Marie nous écrit :
J’habitais le quartier des 3 Ponts de 1933 à 1951 et je pense que ce café était situé à l’angle des rues Beaumarchais et Victor-Hugo. Ce café se trouvait au n°1 de la rue des trois ponts, au débouché de la rue Beaumarchais qui allait jusque là avant l’ouverture de l’avenue de verdun.
Claudine confirme :
Ce café se trouvait au N° 1 de la rue des Trois ponts, au carrefour avec la rue Beaumarchais, et juste en face de la ferme LEBRUN qui se trouvait au N° 2 de la rue des Trois Ponts (c’était la ferme de mes parents, qui y l’ont habité et exploité jusqu’à sa démolition en Septembre 1966, et nous avons été les derniers habitants de l’ancien quartier)
Annie retrouve des souvenirs :
Je suis née au 10 rue des 3 ponts en 1942 à coté de la ferme Lebrun et presque face au café qui se trouve sur la photo. J’ai envie de vous livrer un souvenir datant de 1953, ma grand mère était cuisinière à la cantine de l’école Jean Macé et lorsque les graves inondations ont eu lieu en Hollande l’école a accueilli des petits enfants hollandais le personnel de la cantine ne comptaient plus ses heures pour faire des repas à tout ces enfants aidés pour cela par des gens du quartier. Les enfants dormaient dans la salle des Fêtes et certains chez l’habitant il y eu beaucoup de solidarité. Je pourrais remplir des pages de souvenirs de mon ancien quartier.
Annie poursuit :
Le café au coin de la rue des 3 ponts appartenait vers 1940 à Mr et Mme Delannoy je ne pense pas qu’il y avait d’association, simplement les hommes jouaient aux cartes et il y avait un système d’épargne et quand il y avait assez d’argent ils organisaient un « Pierrot » (haricots saussisses). Vers les années 50 ce café a été habité par des Nord Africains venus travailler chez nous, ils habitaient une vingtaine dans ce café ensuite quand leurs femmes et leurs enfants les ont rejoints ils ont eu d’autres logements.
J’ai parlé des inondations en hollande mais dans le quartier des trois ponts nous en avions tres souvent et j’ai souvenir que certains traversaient la place des trois ponts en barque.tous les habitants avaient des barrages qu’ils installaient à leur porte d’entrée dès que menaçait un orage.
à bientôt pour d’autres souvenirs…
C’est en septembre 1992 que démarre l’expérimentation de la première classe passerelle à Roubaix, dans les locaux de l’école maternelle Jean Macé rue d’Anzin. De quoi s’agit-il ? La classe passerelle peut être considérée comme le chaînon manquant entre la crèche, la halte garderie et la maternelle. Les tout petits peuvent ainsi découvrir progressivement l’école, et qui plus est accompagnés par leurs parents ! Une institutrice, une éducatrice de jeunes enfants (EJE) et un agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM) travaillent ensemble avant la rentrée, au moment délicat de la rentrée, tout au long de l’année, et après dans l’accompagnement vers leur nouvelle classe de maternelle…Au-delà de cette équipe, le centre social des trois ponts, la halte garderie, la PMI qui s’y trouvent, et encore bien d’autres relais se mettent au service des enfants et de leurs parents pour favoriser la réussite de cette première rentrée scolaire. Au-delà de l’enfant, le projet passerelle favorise l’accueil et l’accompagnement de groupe familial. Comment cette première expérience s’est-elle déroulée ? Quels enseignements en a-t-on tiré ? Le dispositif s’est depuis étendu à un grand nombre d’écoles maternelles roubaisiennes…Comment le transfert s’est-il effectué ? L’atelier mémoire recueille les témoignages, n’hésitez pas à contribuer…
Novembre 1971, un collectif d’une quinzaine de dames du Pont Rouge, déplorant l’absence de locaux d’animation dans leur quartier, sollicite la Ville de Roubaix pour organiser des activités de loisirs enfants dans les « mètres carrés sociaux » des Trois Ponts. Depuis les années soixante, la législation prévoit que des surfaces généralement situées au rez-de-chaussée des immeubles nouvellement construits, soient prévues pour accueillir la vie associative des résidents. Ces « mètres carrés sociaux » seront bientôt appelés les locaux collectifs résidentiels (LCR). La demande du collectif est donc orientée vers l‘Office HLM propriétaire des locaux, lequel déclare qu’il ne peut confier de tels locaux qu’à une association ou à un centre social. Une démarche est faite en direction du Centre Familial Carpeaux qui était à l’époque le centre social le plus proche du secteur.
Jules Brame est né à Lille le 9 janvier 1808. Après des études de droit à Lille et à Pris, il est avocat en 1833, auditeur au Conseil d’Etat en 1836 et dès 1840 maître des requêtes. Entre-temps en 1837, il est devenu membre du conseil d’arrondissement de Lille. La Révolution de 1848 le relève de ses fonctions de maître des requêtes, mais il entre peu après au Conseil Général du Nord, pour les cantons de Tourcoing, Cysoing, Orchies. Il bat le roubaisien Théodore Descat aux élections législatives de 1857 et devient député du Nord.
En septembre 1976, un marché hebdomadaire s’installe sur le parking de la rue Léonie Vanhoutte. C’est un essai, pour un an, tous les jeudis, les habitants du quartier des Trois Ponts pourront ainsi s’approvisionner auprès des marchands forains. Le démarrage n’est pas un succès, car le beau temps n’est pas au rendez vous, contrairement aux marchands qui sont venus nombreux. Comment la population a-t-elle vécu cette expérience ? Le marché a-t-il été reconduit les années suivantes ? A vos souvenirs…
L’avenue de Verdun n’est pas encore tracée, les tours et les immeubles actuels n’existent encore que sur les plans des architectes…il y avait dans le quartier des Trois Ponts une série de rues au nom de villes belges. Les importantes rues de Charleroi et de Tournai, mais également les petites rues d’Ath, de Bruges, de Liège, d’Ostende et d’Ypres. Que trouvait-on dans ces rues, avant qu’elles ne disparaissent dans le chantier de la cité des Trois Ponts ?
L’atelier mémoire des Trois Ponts souhaite obtenir des précisions sur la statue qui se trouve devant l’entrée de l’école Pierre de Ronsard, qui fut autrefois comprise dans l’enceinte de cette école, avant que l’on ne recule les grilles pour permettre un meilleur accueil des enfants et des parents. Qui est l’auteur de cette œuvre ? Quand a-t-elle été installée là ? A-t-elle fait l’objet d’une cérémonie d’inauguration ?
Le quartier des Trois Ponts va se développer et l’on anticipe les besoins en établissements scolaires. Il est décidé en octobre 1966 de compléter l’école Jean Macé par la construction d’une école maternelle, d’une école de filles, d’un réfectoire et d’un gymnase. L’ouverture de l’école de filles est prévue pour la rentrée 1967. L’école de garçons Jean Macé fut construite en 1931 ouverte en 1932 et inaugurée en décembre 1933 par Jean Baptiste Lebas. Elle remplaçait l’école de la rue Delezenne devenue trop vétuste. Cette école est vite devenue le centre festif des quartiers du Pile et des Trois Ponts par la présence d’une salle des fêtes et d’une amicale laïque très active, laquelle a développé des activités sportives qui trouveront ainsi l’équipement approprié avec le nouveau gymnase. L’écriture de l’histoire de ce lieu chargé de mémoire ne fait que commencer…A vos souvenirs !
Madame Jardez, directrice, et sa classe en 1980