Les ascensions se déroulent sur tout le territoire national. Une ascension aérostatique est toujours un événement exceptionnel pour le public, c’est un spectacle nouveau et attrayant qui voit accourir de toutes parts, une foule immense. En 1883, Jean Baptiste Glorieux a déjà effectué 320 ascensions, dont quelques unes ont été exécutées avec une hardiesse qui donne le vertige. Depuis son premier vol à Roubaix, on calcule alors qu’il a passé plus de deux mois de sa vie dans les nuages !
document Bernard Thiebaut
Le 22 Juin 1884, Jean-Baptiste Glorieux embarque à bord son ami Zéphirin Disdal et décolle de la place de la République à Lille. Arrivé à l’altitude de 4.000 mètres, Zéphirin saute dans le vide, le corps accroché à son parachute. Quelques minutes plus tard, une prairie lilloise accueille le premier parachutiste du Nord.
document Bernard Thiebaut
Le 14 Juillet 1898, pour notre fête nationale, alors qu’il prend place sur le trapèze, sous la nacelle, il est projeté sur la façade de la maison Rammaert-Jeu ( devenue ensuite la Bibliothèque Municipale ) sur la Grand Place de Roubaix. Le ballon arrive quand même à se dégager et termine son vol à Dottignies.
Jean-Baptiste est un homme de petite taille, mais vif, nerveux et intrépide, cachant sous des apparences modestes et simples, des connaissances variées et étendues sur sa passion. Dans la conversation, c’est un charmant et agréable conteur, sans prétention mais laissant toujours sentir le feu sacré de son art.
En 1900, il habite au 13 rue de l’Industrie à Roubaix. Il est père de 4 enfants : Sur la photo ci-dessous, de gauche à droite, Juliette Viane, son épouse, Jean-Baptiste Glorieux, puis les trois filles Rachel, Angèle et Berthe, et le fils George, coiffeur à Bruxelles.
Photo de famille ( document archives municipales )
Le 23 Mars 1905, Jean-Baptiste décède dans son lit, à son domicile, au 21 rue Vauban à Roubaix, à l’âge de 71 ans. Au total il a réalisé pendant ses 40 années d’activité, 635 ascensions toutes plus intrépides les unes que les autres dont certaines faillirent même lui coûter la vie.
Le Conseil municipal décide alors de donner le nom de Jean-Baptiste Glorieux, à une rue de la ville qui relie la rue Saint Antoine à la rue du Collège, aujourd’hui disparue lors de la création de l’avenue des Nations Unies.
JB Glorieux avait un cœur généreux et son concours bénévole était toujours acquis aux œuvres charitables et de bienfaisance. Il a participé à toutes les manifestations organisées par la ville de Roubaix. Il repose au cimetière de Roubaix sous une tombe originale et symbolique, ornée d’un ballon sphérique en miniature s’élançant sous la voûte céleste. Ce monument a pu être érigé le 29 octobre 1905, grâce à une souscription publique.
Cimetière de Roubaix ( document Nord Eclair )
En 1985, pour le 80° anniversaire du décès de Jean-Baptiste Glorieux, la municipalité décide de lui rendre un hommage aérostatique et ce, en deux parties. La première par un lâcher de trois ballons le 15 Septembre au parc de Barbieux, et la deuxième par une exposition en Décembre à la salle Watremez, avec de nombreux documents qui retracent la vie et les exploits de l’aéronaute, dans le contexte de son époque.
Exposition salle Watremez ( document Nord Eclair )document Nord Eclair
Remerciements à Bernard Thiebaut ainsi qu’aux archives municipales
Sur les terres de la ferme Duthoit se construit une rangée de maisons individuelles le long de la rue du Docteur Yersin et des dominos pour les anciens, entourés d’espaces verts entre celle-ci et la rue des Ecoles.
Vue des maisons individuelles et des dominos et vue aérienne de l’ensemble (Documents Google Maps)
En janvier 1974, s’ouvre l’école primaire privée Saint-André, au 124 rue des Ecoles, face à l’emplacement de l’ancienne ferme Duthoit. Cette petite école de quartier n’est ouverte que durant 20 ans puisqu’elle ferme ses portes au 31 Août 1995. Il en subsiste peu de traces si ce n’est des photos de presse des fêtes annuelles notamment en 1974 et 1975. En revanche elle apparaît distinctement sur les photos aériennes de 1976 et de 1995.
Fêtes d’école en 1974 et 1975 (Documents Nord-Eclair)Photo aérienne de 1976 et de 1995 (Documents IGN)
Il faut dire que cette école a malheureusement fait l’objet de vandalisme notamment en 1982 où une douzaine de fenêtres sont brisées en mai à coup de pierres lancées depuis la rue par des adolescents du quartier qui fait face à une petite délinquance en augmentation en raison de l’oisiveté des jeunes habitants.
Ce vandalisme se répète une douzaine de fois sur le reste de l’année 1982. C’est ainsi qu’en juin un spectacle de désolation s’offre à nouveau aux enseignants et aux élèves dans les salles de classe : vitres brisées, papiers déchirés, chaises renversées, matériel jeté par terre…
Docs vandalisme en 1982 (Documents Nord-Eclair)
C’est la raison pour laquelle un groupe de parents accompagne en fin d’année scolaire voir le maire Jean-Claude Provo à l’hôtel de ville, avec le directeur Bernard Florte, pour lui signifier leur ras le bol face à la situation. Le maire s’est alors rendu sur place pour prendre la mesure du problème et chercher une solution.
Pourtant à cette époque, ni le directeur de l’école ni le diocèse n’envisagent la fermeture de cet établissement en raison des problèmes d’insécurité qu’il rencontre. Ils attendent une réponse adaptée des pouvoirs publics et l’assurance d’une sécurisation du lieu ainsi que des enfants qui y sont accueillis. C’est donc certainement pour une autre raison que l’école ferme ses portes un peu plus de 10 ans plus tard.
Docs délégation en mairie (Documents Nord-Eclair)
Suite à la fermeture de l’école et sa destruction, le site reste en friche plusieurs années et des dépôts sauvages d’ordures y sont effectués. Ce n’est qu’en 2000 que le journal Nord-Eclair se fait l’écho d’un projet de nettoyage du site. Logicil, propriétaire du terrain va enfin y enlever les immondices qui se sont accumulés au fil des ans et la municipalité quant à elle va débarrasser le site des fondations en béton et vestiges de l’ancienne école.
Réunion sur le site à l’abandon : le discours de Francis Vercamer, les habitants à l’écoute et le cadavre de rat brandi par une participante excédée (Documents Nord-Eclair)
Francis Vercamer, maire de Hem, organise une réunion sur le site pour y expliquer aux riverains que les remblais inutiles vont être évacués, que le terrain nettoyé recevra un apport de terre végétale puis qu’un gazon sera planté sur le terrain clôturé et que quelques arbres y seront également implantés pour y apporter un peu d’ombre.
Le site débarrassé et clôturé en attente d’être engazonné (Document Nord-Eclair)
En Octobre 2003, c’est la Maison de la Petite Enfance qui est inaugurée à l’emplacement de l’ancienne école, en présence de Jean-Louis Borloo, Ministre délégué à la Ville et à la Rénovation Urbaine. Elle est créée en vue de fédérer toutes les structures d’accueil petite enfance déjà existantes mais disséminées à travers la ville et de proposer de nouveaux services aux familles.
La maison de la Petite Enfance vue de face et vue aérienne (Documents Google Maps)
Les projets y sont nombreux : accueil et éveil des enfants bien sûr, mais aussi mise en place de nouvelles activités, rencontres et sorties, nouveaux partenariats avec la résidence des seniors de la ville et avec les écoles maternelles pour permettre aux petits de s’enrichir culturellement et socialement.
En 2013, la MPE fête ses dix ans d’existence en grande pompe en présence de Francis Vercamer, maire de la ville, avec les membres du Conseil Municipal. Sont également présents une représentante du Conseil Géneral, une déléguée du préfet et le médecin chef de la PMI.
Anniversaire de la MPE (Document La Voix du Nord)
De l’emplacement de la MPE jusqu’à la rue des 3 Fermes, laquelle traverse la rue des écoles là où se situaient auparavant les 2 autres fermes, Bayart et Crepel, on retrouve plusieurs rangées de maisons individuelles Logicil, et ce jusqu’aux anciennes terres de la ferme Crepel.
Les maisons Logicil à l’ancien emplacement de la ferme Crepel de face et en vue aérienne (Documents Google Maps)
En face, à l’ancien emplacement de la Ferme Bayart, se trouve le square Berthelot, un triangle entre la rue Henri Dunant et l’avenue Laennec, la rue des 3 Fermes et la rue des Ecoles. En juin 2007, les bâtiments s’y trouvant sont démolis et l’espace dégagé par ces démolitions est laissé libre quelques mois avant que ne débute, à la fin de l’année, les travaux de construction, sur 1825 mètres carrés, de l’actuelle Maison de l’Emploi et des Services Publics, abritant le Pôle Emploi de Hem, qui voit le jour en 2009.
Photo aérienne de la zone en 1969 et 1995 avec le Square Berthelot (Documents IGN)
Une structure du Conseil Général : l’Union Territoriale de Prévention et d’Action sociale, anciennement installée avenue Dunant, reconstruit quant à elle un nouveau bâtiment en vis-à-vis de la future Maison de l’Emploi, qui ouvre en 2010. Le but de l’ UTPAS est de fournir un service de proximité et surtout de permettre à tous d’accéder à des droits fondamentaux, de bénéficier de prestations sociales, médico-sociales et individuelles adaptées aux difficultés de chacun, d’être accompagné dans son parcours personnel (insertion logement, santé), d’être soutenu dans son rôle de parent.
La Maison de l’Emploi et des Services Publics en travaux en 2009 et vue aérienne des 2 bâtiment en 2020 (Documents Google Maps)L’UTPAS côté rue des Ecoles et la Maison de l’emploi côté rue des 3 Fermes (Documents Google Maps)
Ce secteur essentiellement rural du village d’antan aura donc cédé la place dans un premier temps à des immeubles à usage d’habitation collectifs et à de nombreuses maisons individuelles à la fin des années 60 alors que le village devenait une petite ville, essentiellement cité dortoir, avant qu’à leur tour ces habitations ne cèdent pour une partie d’entre elles, la place dans les années 2000 à des services publics devenus incontournables avec la croissance du nombre d’habitants de la ville.
Le plan actuel du quartier (Document IGN) reprenant les emplacements des 3 fermes
Des 3 fermes du début du siècle ne subsiste donc plus que le nom d’une rue bordée d’habitations, celui du quartier entourant cette rue ainsi que d’un béguinage installé dans ledit quartier. La transformation de celui-ci en moins d’un siècle est à l’image de celle subie par la commune de Hem tout entière (et bien d’autres) du petit village à vocation essentiellement agricole à la ville.
Remerciements à la ville de Hem et à l’Association Historihem ainsi qu’à Jacquy Delaporte pour son ouvrage Hem 1000 ans d’histoire
Au 94 rue de la gare à Roubaix, se trouve un imposant bâtiment construit à la fin du siècle dernier, et occupé par « La Flandre », grosse compagnie d’assurance, administrée par Mrs Eeckman et Tettelin.
Le 94 rue de la Gare ( document collection privée )Publicité « La Flandre » ( document collection privée )
André Eeckman habite sur place dans l’un des étages. En 1927, il souhaite se faire construire une villa. Il négocie l’achat d’un terrain vierge de 1324 m2, situé au 33 bis boulevard de Beaurepaire, appartenant à la famille de son épouse : les frères Courouble, meuniers au 35 du boulevard de Beaurepaire. André fait appel à l’architecte Maillard à Tourcoing, pour établir les plans de sa future propriété.
cadastrefaçade ( document archives municipales )
La propriété est immense, le rez de chaussée d’une surface de près de 300 m2 comprend, le hall d’entrée, un garage pour deux voitures, un salon, un vestiaire, un living-room, une salle à manger, une cuisine, un office et une terrasse.
Plan du rez de chaussée ( document archives municipales )
Le 1° étage est composé de 4 chambres dont une suite parentale, une salle de jeux, un vestibule, deux salles de bains, des toilettes et une lingerie. Le second étage a pratiquement la même surface.
Façade avant ( document archives municipales )Vue du jardin ( document archives municipales )
André Eeckmann-Courouble et son épouse, habitent cette demeure, pendant de nombreuses années. Au décès d’André, au début des années 1950, sa veuve reste dans les locaux jusqu’au début des années 1970.
De nos jours, la villa Eeckmann est inoccupée et semble même à l’abandon.
C’est en 1979 que la chorale hémoise Cantar’Hem voit le jour ; composée d’une trentaine de personnes elle se présente au 2ème festival de Chant Choral avant de fonder une association présidée par Christian Lebrun. Dirigée par Jean-Jacques Delneste elle est aidée, pour ses débuts, par deux animateurs de l’Atelier Régional de Musique qui en deviennent membres d’honneur.
Fondation de l’association Cantar’Hem en 1979 (Document Nord-Eclair)
Très vite le succès est au rendez-vous et les 20 personnes qui la composent au début des années 1980 ne suffisent plus, notamment au niveau des voix masculines. C’est la raison pour laquelle, en 1985, pour pouvoir assurer ses concerts au meilleur niveau, la chorale lance un appel dans la presse locale en vue de recruter de nouveaux chanteurs. Cela n’empêche pas la chorale de se produire dans les rues pour la 1ère fête de la musique en juin 1983.
Le succès de Cantar’Hem au début des années 1980 (Documents Nord-Eclair)
Les répétitions ont alors lieu dans la cantine de l’école du Parc de la Mairie, avant d’être accueillies à l’école Notre Dame de Lourdes et ce jusqu’à la construction de la Cantoria. En 1988, c’est Luc Delva, professeur de musique et chef de choeur exigeant, qui prend la direction de Cantar’Hem. Renée Prévot est alors présidente de l’association dont elle laissera les rênes à Armelle Drouffe en 1999 alors que la chorale fête ses 20 ans.
Cantar’Hem fête ses 20 ans en chantant (Document Nord-Eclair)
Au début des années 2000, avec la chef de cœur Ariane Stelandre, la soixantaine de choristes se produit en public à plusieurs occasions alternant une première partie plutôt classique et une deuxième nettement plus contemporaine, quelques soient les lieux qui l’accueillent : églises dont l’acoustique n’a que peu de concurrents et salle Leplat pour la Sainte Cécile par exemple.
Cantar’Hem au début des années 2000 (Documents Nord-Eclair)
Par la suite la chorale se dote d’un piano numérique, grâce à une subvention exceptionnelle de 2000 euros attribuée par l’Etat. La présidente de l’époque, Thérése Noclain, explique que cet instrument doit permettre à la soixantaine de choristes hémois de se faire régulièrement accompagner par un musicien sur les morceaux qui le nécessitent sans entraîner de frais de location.
Le piano numérique acheté en 2009 (Document Tout’Hem)
Culture et Liberté
2 ans après la création de Cantar’Hem, une nouvelle chorale fait son apparition, en 1981. L’association, créée par Lucien Delvarre, se compose à la fois d’un groupe de réflexion apolitique et d’une chorale dont il est le chef de choeur, mais aussi guitariste et pianiste sur synthétiseur. Composée d’une vingtaine de choristes, la chorale a un répertoire varié et répète au Centre Social des Hauts-Champs, avenue Laennec.
Les logos de l’association et de la chorale et une idée de leur répertoire varié et leur participation à la fête de la musique en 1989 (Documents Historihem)
Pour son dixième anniversaire, en 1991, la chorale, qui compte alors une cinquantaine de personnes, se produit lors d’un concert où elle mélange tous les styles, toujours sous la direction de son chef de choeur historique : Lucien Delvarre. C’est au cours de cette même décennie que Culture et Liberté se produit sur la prestigieuse scène du Colisée à Roubaix, en 1994.
Dixième anniversaire en 1991 et le Colisée en 1994 (Documents Historihem)
Dans la seconde moitié de la décennie, Culture et Liberté participe au forum des associations et la chorale, qui répète toujours au Centre Social des Hauts-Champs, se produit à l’église Saint-André pour la Sainte-Cécile, après avoir dûment participé à la fête de la musique, mais elle entonne aussi l’hymne hémois en 1999 en accompagnement de l’orchestre dirigé par Patrick Salmon.
Forum des associations en 1995, Fête de la Musique et Sainte-Cécile en 1998, hymne hémois en 1999 et les répétitions au Centre Social (Documents Historihem et Nord-Eclair)
Les années 2000 ne font pas exception à la règle et la chorale, qui a fêté ses 20 ans, toujours menée par Lucien Delvarre, fête la Sainte-Cécile à l’église Saint-André, et participe à la fête de la musique hémoise.
Anniversaire des 20 ans, fête de Sainte-Cécile à Saint-André en 2002 et 2004, fête de la musique en 2006 (Documents Historihem)
La chorale intervient également régulièrement pour des animations musicales dans les écoles mais aussi dans les maisons de retraite, les résidences seniors et les foyers logement. Depuis janvier 2010, Culture et Liberté a déménagé à l’Espace Linné, 277 avenue Linné à Roubaix.
Interventions dans les écoles mais aussi dans les maisons de retraite (Documents Historihem)
Décibel
Créée en septembre 1990, c’est en 1991 que Décibel, l’association de jeunes chanteurs en mouvement, émanation de l’atelier musical de Toufflers, donne son 1er gala à la salle des fêtes de Hem avec l’aide de l’association Bien vivre à Hem à l’organisation. Moments forts : Pascale Selosse accompagnée par son frère à la guitare, l’apparition de la troupe hémoise avec masque et gants blancs dans une lumière noire. Citons aussi la participation de la troupe wattrelosienne « le temps de vivre ».
1er gala pour Décibel en 1991 (Documents Nord-Eclair et Tout Hem)
Le groupe hémois dispose de ses propres musiciens : Maïté Willem aux claviers, Stéphane Leriche à la batterie, et Florence Fotinar au saxophone, même si certaines des chansons sont interprétées sur bande orchestre. Son président Luc Brunin peut compter sur 37 talents, âgés de 14 à 25 ans, qu’il fait répéter à l’école Notre Dame de Lourdes, rue du Docteur Coubronne.
Les 3 musiciens et la troupe lors de la dernière répétition avant gala à l’école en 1991 (Document Nord-Eclair)
Durant l’été 1991, ils ont l’opportunité de rencontrer Michel Fugain à Tourcoing, et lui dédicacent un tee-shirt de Decibel. Leur but, dès lors, est de faire vivre une sorte de big bazar. Ils sont maintenant 47 : chanteurs-danseurs, techniciens, administrateurs, chorégraphes et musiciens. La moyenne d’âge du groupe a rajeuni : 17 ans, et quelques membres du groupe fabriquent eux-mêmes les costumes.
Decibel rêve du Big Bazar (Document Nord-Eclair)
Durant les années qui suivent Décibel, dont la troupe augmente régulièrement, poursuit ses spectacles colorés et en mouvement : à la salle des fêtes de Hem bien sûr mais également dans d’autres villes de la région, en Allemagne dans le cadre du jumelage avec Wiehl et au festival Nuits de Champagne à Troyes. Les répétitions ont à présent lieu à la salle des fêtes de Hem. Décibel devient « la vedette » du Festival de Musique et de chant de la ville.
Décibel à Hem, à Calais pour un défilé historique et répétitions en salle des fêtes en 1993, durant le festival de musique et de chant en 1994 (Documents Nord-Eclair)
Decibel fête ses 5 ans en 1995 avec un spectacle spécialement préparé pour l’occasion à la salle des fêtes de Hem. Durant la deuxième partie de la décennie, cette chorale pas comme les autres se produit non seulement à Hem, mais aussi à Mouvaux, Bousbecque et Wattrelos. En 1999, pour le printemps musical, Décibel reçoit le renfort d’Esser, un groupe d’amis composé en partie d’anciens de Décibel, qui se produit pour la 1ère fois sur la scène hémoise.
Décibel fête ses 5 ans en 1995, à Mouvaux en 1996, à Hem en 1997 et 1998, au printemps musical en 1999 (Documents Nord-Eclair)
L’entrée dans le 21ème siècle voit la troupe se renouveler avec des jeunes de 14 à 25 ans chantant à 4 voix et évoluant toujours sur des chorégraphies originales.
Week-end studieux à La Gorgue en 2000 et printemps musical hémois en 2003 (Documents Nord-Eclair)
Fabien Tartare, président de l’association, et ses décibélistes, âgés de 14 à 27 ans, enchainent toujours les représentations durant la décennie 2010. Avec une trentaine d’artistes, Décibel offre un spectacle à la fois musical et chorégraphique qui met en couleur la variété française et qui attire plusieurs centaines de spectateurs. Elle continue à chercher de nouvelles voix chaque année.
Une troupe haute en couleur en 2012, 3 jours sur les routes sentimentales en 2014, cherche de nouvelles voix en 2015 (Documents Voix du Nord)
En 2015, Décibel fête ses 25 ans. Chaque année un nouveau spectacle, présenté en avant première à Hem, tourne ensuite beaucoup : manifestations caritatives, fêtes de la musique ou festivités diverses dans les villes voisines comme pour des entreprises voire même des particuliers qui souhaitent leur présence pour des fêtes familiales.
Les 25 ans de Décibel (Document Tout Hem et Voix du Nord)
Autant en emporte le chant, c’est le nom du tout nouveau spectacle que présente Décibel en 2016, toujours dans l’héritage de Michel Fugain et de son Big Bazar, dans l’idée de proposer quelque chose de très varié dans des costumes très colorés. Puis ce sera Vivre à enchanter qui revisitera un répertoire musical toujours très varié 2 ans plus tard.
Décibel en 2016 (Documents You Tube et Voix du Nord)
Jean-Baptiste Glorieux naît à Tournai le 13 Juin 1834. Ses parents, Jean-Baptiste et Angélique Glorieux arrivent à Roubaix dix années plus tard. Leur fils reçoit une instruction élémentaire classique. A 15 ans, il exerce la profession de tisserand puis tourneur et entreprend son Tour de France en qualité de compagnon. Il est très curieux par nature et s’intéresse à plein de choses, il emploie ses loisirs à étudier la mécanique, la physique, la chimie et acquiert un solide bagage scientifique, toujours à la recherche de la perfection. Jean Baptiste adore également le théâtre, il fait partie de la troupe Roïau de Joseph Couvreur.
Depuis son enfance, Jean-Baptiste est passionné par les ballons et répète toujours : « Si j’avais de l’argent, je ferais un ballon, et je monterais ». Avec quelques camarades, il achète de la toile de calicot et construit son sphérique.
Jean-Baptiste Glorieux ( document Nord Eclair )
Le 15 Août 1861, dans la rue d’Inkermann, ils allument des bottes de paille pour remplacer le gaz, mais malheureusement le ballon ne veut pas décoller ! Jean-Baptiste ne se décourage pas, cet échec galvanise sa volonté. Il recommence alors, fabrique un ballon dans la salle de la Grande Harmonie, l’emmène dans les champs le 12 Septembre 1861, et enfin il décolle et atterrit un peu plus loin à la Broche de Fer. Jean Baptiste est fou de joie et ne pense qu’à repartir. Il réalise une deuxième ascension à Tourcoing avec son ballon « Le Vengeur » qu’il monte sans nacelle, assis sur une planche de bois, ce qui fait frémir les foules quand il se balance sous le ballon. Il rejoint le plancher des vaches à Wasquehal. Cette deuxième ascension marque le début de ses succès, il devient alors très connu et fait partie des aéronautes les plus remarquables de la région. Ses premiers succès le motive encore davantage. Dans sa maison de la rue Decrême, il produit d’innombrables ballons : l’Hercule, le Titan, l’Eclair, le Zephyr et le Jupiter.
document Bernard Thiebaut
Dans les années 1860, Jean Baptiste multiplie les ascensions toujours couronnées d’un plein succès. Il est acrobate et talentueux, avec son sang-froid habituel, il exécute régulièrement des exercices de gymnastique périlleux, sur un trapèze placé sous la nacelle.
document Bernard Thiebaut
Les ascensions sont nombreuses dans toutes les villes de la région et même en Belgique. En Septembre 1868, à Tournai, Jean Baptiste annonce un vol en ballon avec largage d’un parachutiste ! La foule se presse sur la place Verte, pour assister à cet événement. Jean Baptiste est accompagné, cette fois-ci de son frère qui occupe une place sous la nacelle. Lorsque le ballon arrive à la hauteur de 600 mètres, sur la plaine St Martin, Jean Baptiste coupe la corde qui relie son frère. Il tombe rapidement d’une vingtaine de mètres, et le parachute s’ouvre. Les deux frères sont ovationnés pour cette action unique et courageuse. Cette démonstration exceptionnelle permet à Jean-Baptiste d’être applaudi par le public à chaque prouesse.
Il pousse parfois l’audace jusqu’à tirer un feu d’artifice depuis son ballon. Il effectue aussi parfois des ascensions, monté à califourchon sur un baudet, ce qui lui permet d’inscrire sur son papier à lettres : « ascensions équestres » !
document Bernard Thiebaut
Les ascensions se multiplient de plus en plus, et les aventures aussi. Lors d’une démonstration à Nantes, à bord du « Zodiaque », il s’aperçoit tout à coup, que son ballon va se poser sur une voie ferrée, alors qu’un train arrive à grande vitesse. Il a juste le temps de lâcher du lest, pour reprendre un peu de hauteur et échapper à une catastrophe, mais le ballon va s’accrocher au sommet d’un arbre, d’où il faut aller le retirer de sa fâcheuse position. Quelques années plus tard, Jean-Baptiste Glorieux part de Lille avec son « Jupiter » qui jauge 500 mètres cube, et se retrouve à une heure du matin au dessus de la Manche. Il lutte pour essayer de maintenir l’altitude nécessaire, mais se retrouve en difficulté et amerrit au large. Fort heureusement, un navire « Le Brighton » qui assure la liaison Newheaven-Dieppe passe à proximité. Le capitaine du navire aperçoit le ballon qui se trouve à une distance de 4 miles et fait descendre une chaloupe pour lui porter secours. Les hommes arrivent juste à temps, car la nacelle est déjà submergée. Jean-Baptiste est sauvé.
document Journal de Roubaix
Mais la plupart des ascensions se passent bien, sans problème particulier, et les quelques incidents relatés ne ralentissent en rien la volonté de l’aéronaute de continuer d’exercer sa passion. Sa gloire grandit à la mesure de son audace.
JB Glorieux au dessus de la nacelle ( document bnr )
à suivre . . .
Remerciements à Bernard Thiebaut ainsi qu’aux archives municipales.
Quelques arbres balancent leurs hautes cimes dans le lointain. Ils forment ce qu’on a appelé autrefois le bois de Beaulieu. Sur la même éminence de terrain, à gauche, on trouve le cœur de la nouvelle paroisse, le centre vivant qui réunira l’église en projet, le presbytère déjà commencé et la salle d’œuvres qui s’achève. C’est dans cette dernière servant d’église provisoire que sera installé dimanche prochain M. l’abbé Huart, le sympathique vicaire de Notre Dame de Roubaix, nommé curé de ce populeux quartier.
L’église provisoire de Beaulieu et le presbytère doc JdeRx
Cette construction assez vaste a 36 mètres de longueur sur 11 de largeur. Elle est rectangulaire et présente dans toute son étendue les mêmes dimensions. Qu’on ne s’attende pas à trouver des nefs et des autels latéraux. Cette salle n’est que provisoire et sera ramenée à son véritable rôle celui de patronage et de salle d’œuvres aussitôt la nouvelle église édifiée.
Un élégant autel a été dressé pour les besoins du culte et ses colonnettes légères et gracieusement sculptées ainsi que ses autres parties proviennent du reposoir que l’on dressait rue du Grand Chemin, lors des processions de Roubaix. Au dessus de la porte d’entrée s’élève un campanile ajouré qui contient la cloche d’un poids de 430 kilos. Elle épandra désormais dans l’immense plaine qui comprend les multiples hameaux groupés autour de l’humble clocher ses nouvelles rumeurs. À son appel, les habitants de Beaulieu, de la Houzarde, du Petit-Paris, du Malgré-Tout, du Nouveau-Monde, du Nouveau-Riche, de la Martelotte, du Plouys viendront en foule se grouper dans leur maison commune.
Car dans cette partie de Wattrelos, commente le journaliste conservateur, se trouve l’ancienne population restée fidèle à ses traditions religieuses. On y rencontre de jolies fermes, et d’antiques maisons tassées sur elles-mêmes, où l’on entend le murmure incessant des métiers à tisser. L’atelier est encore inconnu dans ces coins retirés où subsiste le travail familial (artisanal?). Aussi ne faut-il pas s’étonner que la foi y soit restée profonde et que les habitants aient conservé avec leurs pratiques religieuses, des âmes droites et foncièrement honnêtes. Les habitations sont éparpillées parmi les champs en groupes très divers, dont les noms ont ce parfum vieillot qui n’est pas sans charme. Mais la variété des hameaux ne sera pas un obstacle à l’unité de la paroisse. Ils auront d’ailleurs pour les réunir et les garder dans le même culte un prêtre au cœur dévoué et à l’expérience très sûre. Son départ de la paroisse de Notre-Dame où il était vicaire et dirigeait le cercle d’études laisse de grands regrets. Ses nombreux amis de Roubaix vont sûrement lui faire cortège dimanche prochain et visiter la nouvelle paroisse où s’exercera désormais son zèle sacerdotal. Nul doute que cette manifestation de sympathie n’obtienne un magnifique succès. Depuis deux mois déjà, les habitants préparent les décorations, les guirlandes qui se dérouleront sur tout le parcours. Des trois mille paroissiens, bien peu manqueront de suivre leur pasteur. Tous se feront un plaisir d’assister à l’éveil de la vie religieuse à l’éclosion de la nouvelle paroisse de Beaulieu dont le fonctionnement commencera dès lundi prochain.
L’abbé Huart doc JdeRx
Une société de musique comprenant soixante membres a été formée à l’occasion de l’installation de M. l’abbé Huart et prêtera son concours au cortège. Les cavaliers et les cyclistes sont convoqués pour deux heures précises dimanche rue d’Audenarde en face de la Perche. La commission les y attendra et elle fait par la même occasion un appel à tous les cavaliers et cyclistes désireux de participer. Le cortège démarre de l’église Saint Maclou à Wattrelos. Il partira à deux heures et demie de la première maison de la rue de la Baillerie, où commence la nouvelle paroisse. Participent à ce cortège outre les cavaliers et les cyclistes, les enfants de chœur, le suisse, la musique de Roubaix « La Fanfare de la Liberté », le patronage Saint Germain de Roubaix, les petites filles en blanc, les jeunes filles, les enfants de Marie de Wattrelos, les garçons, les jeunes gens, les gymnastes de Wattrelos, la musique de la paroisse, les hommes, le clergé. Quatre cavaliers fermeront la marche. Le cortège suit la rue de la Baillerie, et arrive à l’église par la ferme Leruste.
Après le départ de Carolyn Carlson, le chorégraphe Olivier Dubois est nommé par Aurélie Filippetti, ministre française de la Culture en 2014, pour être le nouveau directeur du Ballet du Nord / Centre Chorégraphique National de Roubaix. Olivier est danseur et chorégraphe, c’est une figure majeure de la danse. Précision, audace de l’écriture et engagement physique des danseurs sont sa signature. Olivier salue le bon bilan de Carolyn, et sait qu’il a une chance exceptionnelle de disposer d’un CCN aujourd’hui sain. Il arrive confiant, avec un projet optimiste et soucieux de défendre l’audace et le plaisir.
document Nord Eclair
En 2015, il crée deux nouvelles pièces: « Mon Elue noire Sacre #2 », un solo pour Germaine Acogny, et « Les Mémoires d’un seigneur », interprété par un danseur de la Compagnie et 40 danseurs amateurs masculins. Olivier Dubois partage en effet aussi ses créations, « Envers et face à tous », avec des danseurs amateurs de tous horizons et de tous âges sur Roubaix.
Envers et face à tous au Colisée ( document YouTube )
Mais des difficultés apparaissent cette première année : La Voix du Nord parle d’un déficit important et d’un audit qui établit la souffrance psychologique au sein du personnel, résultat d’un management défaillant. Olivier annonce son départ, à la fin de son contrat fin 2017.
Sylvain Groud est nommé à la direction du Ballet du Nord, CCN Roubaix Hauts-de-France, par la ministre de la Culture Françoise Nyssen. Il succède donc officiellement à Olivier Dubois au 1 Janvier 2018.
Sylvain Groud ( document Ballet du Nord )
Sylvain Groud est un chorégraphe d’origine normande, il a créé avec sa compagnie MAD, plus de 30 pièces depuis 1994. Il a la volonté ferme de placer le CCN dans une dynamique partenariale locale, régionale et transfrontalière, notamment grâce au déploiement d’un CCN mobile.
« Si je danse depuis si longtemps, c’est pour laisser exprimer le corps et tout ce qui se passe entre les corps, dans l’espace, explique Sylvain Groud, le processus de création dans la rencontre, c’est mon leitmotiv, je ne fais que tourner autour de cette question. »
Au printemps 2018, il présente des créations majeures : « Let’s move » spectacle participatif et « La déclaration » avec Naïssam Jalal.
document Ballet du Nord
« On va sortir la danse du CCN pour aller dans la ville, en lien avec les autres structures culturelles, précise son directeur adjoint Denis Lucas. On va faire en sorte que le CCN soit un lieu de pratique pour les gens de Roubaix en mettant en place les ateliers parents-enfants, les ateliers pour les différents types de population. »
En Novembre 2018, c’est la fête au Colisée. Le public a répondu présent à Sylvain Groud, quand il propose de faire monter sur scène, une centaine de spectateurs. L’objectif de cette création « Let’s move » est de faire danser et chanter qui veut. Pari réussi ! Des volontaires qui partagent la scène avec des danseurs professionnels, c’est ça, la réussite !
document Nord Eclair
La période Covid arrive en 2020. Le confinement saisit le monde, la situation est difficile pour tous les spectacles. En réaction à la crise sanitaire, Sylvain Groud crée la pièce « 4m² » pour essayer de réduire la distance que le spectacle met entre l’artiste et le spectateur. C’est une pièce qui questionne notre rapport à l’espace, aux relations humaines, à la liberté.
Doc 32 document Nord Eclair
Dans les années 2020, Sylvain Groud continue comme l’avaient fait certains ou certaines de ses illustres prédécesseurs, de multiplier les spectacles dans des lieux divers et surprenants. Ehpad pour les personnes âgées, Vélodrome de Roubaix pour les activités sportives, l’usine Stellantis pour les gestes d’ouvriers, bassin minier, collège, commerces etc
Vélodrome de Roubaix ( document Nord Eclair )
À l’automne 2021, il crée deux duos chorégraphiques : « L’autre » et « Lorsque l’enfant était enfant ». La première de sa nouvelle création, pièce pour 5 danseurs et 5 musiciens, intitulée « Le banquet des merveilles » a lieu le 13 novembre 2024 au Colisée de Roubaix.
Sylvain Groud ( document Ballet du Nord )
L’École du Ballet du Nord, dont les liens avec l’université de Lille et le partenariat avec l’ESMD, (Ecole Supérieure de Musique et de Danse de Lille) mis en place en 2012 ont favorisé la formation au diplôme de professeur de danse de plus d’une centaine de jeunes enseignants, finalise son rattachement au Conservatoire de Roubaix à la rentrée 2025/26. Elle est désormais détachée du Centre Chorégraphique National pour devenir pleinement le département des études chorégraphiques du CRD : Conservatoire à Rayonnement Départemental.
Le 19/21 ( document Ballet du Nord )
Depuis 43 années, le Ballet du Nord reste à l’écoute du grand public. Il organise chaque premier mardi du mois de 19h à 21h, des réunions gratuites pour les participants à la soirée 19 / 21 : expérience singulière faîte d’improvisation, de liberté et de rencontres, au Grand Studio du Colisée ( ancien dancing à l’étage ), espace toujours dédié à la danse.
Ballet du Nord ( document B. Vanalderwelt )
Remerciements à Bernard Vanalderwelt, Robert Pereira, Pascal Minam-Borier et Henri Mayet ainsi qu’aux archives municipales.
C’est à l’église Saint-André qu’a lieu le festival de chant choral organisé par le syndicat d’initiative de Hem lors de la 2ème édition, en 1979. Les petits chanteurs de Lomme Bourg, la Chorale de l’Europe, la chorale A cœur Joie se produisent devant un large public de connaisseurs venus de Hem et des environs.
Festival de chant choral en 1979 (Documents Nord-Eclair)
En 1981, la quatrième édition se déroule également dans la chapelle des Hauts Champs et rassemble, outre la chorale Cantar’Hem (voir ci après) qui ouvre le spectacle, celle de l’établissement médical La Sapinière, la Chorale de l’Europe, la chorale Gustave Nadaud mais aussi Vent du Nord, lesquelles font passer une grand moment aux quelques 200 auditeurs présents.
4ème édition du festival en 1981 (Document Nord-Eclair)
Fort de son succès, l’événement s’y renouvelle en 1982, toujours co-organisée par Cantar’Hem et le syndicat d’initiative hémois, avec « Les amis de la chanson » de Tourcoing, les chorales de Wattignies et Beuvry, « Le Tourdion » de Douai et la chorale du Pays de Pévèle de Cysoing.
la 5ème édition en 1982 (Document Nord-Eclair)
L’année suivante c’est l’église Saint-Joseph qui accueille le festival et il n’est pas exclu de changer à nouveau de paroisse pour la prochaine édition afin que chaque secteur de la ville puisse bénéficier de cette animation dont le succès va croissant avec le temps. Les 45 membres de la chorale La Pastourelle de Templeuve (Belgique) y participent aux côtés de plusieurs chorales de la métropole lilloise.
la 6ème édition en 1983 (Document Nord-Eclair)
La septième édition du festival, en 1984, a les honneurs de la presse locale et se déroule à l’église Saint-Corneille, avec un programme riche et multicolore, à l’initiative de Cantar’Hem avec l’appui de la municipalité et de l’association Bien vivre à Hem. L’assistance y est plus nombreuse que jamais, supérieure au nombre de billets vendus.
Festival choral en 1984 (Documents Nord-Eclair)
4 chorales variées sont au rendez-vous : la Chorale de l’Europe, fondée en 1970 à Roubaix, qui donne des concerts à travers la France, a reçu un premier prix lors d’un concours international et a fait presser un 33 tours, la chorale wattrelosienne le Temps de Vivre, crée depuis 12 ans et membre du mouvement Chansons Contemporaines, la chorale O’Musica d’Aniche, affiliée au mouvement A Coeur Joie depuis ses 10 ans d’existence et enfin la chorale Plein Chant des choeurs de la Vallée de la Marque avec ses 16 ans d’existence.
4 chorales des environs en 1984 (Documents Nord-Eclair)
Le 9ème festival rassemble, en 1986, six excellentes chorales régionales à l’église Saint-Corneille : celle du conservatoire de Wasquehal, « Collegium Musicum » des universités de Lille, Voix Si Voix La de la Madeleine, Cohors Generosa de Saint-Omer, la Cantarella d’Arras sans oublier bien sûr la chorale organisatrice à savoir Cantar’Hem.
Six chorales régionales en 1986 (Document Nord-Eclair)
Pour mettre le succès du festival au service d’une bonne cause, il est décidé, en 1989, pour sa 11ème édition qui se déroule à Saint-Corneille, de le dédier au profit d’une association qui s’occupe notamment d’enfants handicapés par suite d’autisme ou de psychoses infantiles. Le festival rassemble des chorales de Lille, Wattrelos, Toufflers et Baisieux autour de Cantar’Hem qui fête alors déjà son 10ème anniversaire.
Le 11ème festival au service d’une bonne cause (Document Nord-Eclair)
Enfin, en décembre 1990, a lieu la 12ème et avant dernière édition de chant choral (sous cette forme) avec 5 chorales régionales réunies devant un public nombreux et enthousiaste, dont des chorales de jeunes : les chorales Saint Paul de Hem et Saint Martin de Nieppe.
Le 12ème festival de Hem en décembre 1990 (Document Tout’Hem)
C’est le festival de Musique et de chant qui prend la suite du festival de chant choral à partir de 1992, et pour 7 années consécutives à l’issue desquelles ce nouveau festival sera remplacé en 1999 par le printemps musical.
Affiches du festival de musique et de chant (Documents Historihem)
Eleuthère De Meyer est né en 1897. Il est ouvrier agricole à Blandain en Belgique. Ambitieux, il souhaite absolument ouvrir son commerce. Eleuthère et son épouse, Julia Desprets, décident alors de reprendre la boulangerie de L. Vandenberghe située au 312 de la rue de Lannoy à Roubaix. Ils n’ont que peu d’expérience dans le domaine de la boulangerie, ils apprennent donc sur le tas la fabrication des produits. Ils ouvrent leur commerce, la boulangerie « De Meyer.Desprets » en 1922.
Eleuthère De Meyer tient son cheval devant la façade de la boulangerie dans les années 1920 ( document famille De Meyer )
Leur local est très vaste. A gauche de la façade se trouve une porte cochère qui longe l’étroit magasin. Derrière celui-ci se trouve l’habitation, puis l’atelier boulangerie, le four à pain. Au fond se situent l’écurie et le jardin et de l’autre côté un local qui donne sur la rue Massillon.
plan du commerce ( documents archives municipales )
Eleuthère et Julia apprennent rapidement leur métier, fabriquent du pain d’excellente qualité, et proposent à la clientèle la livraison de leurs produits à domicile. Sur la photo ci-dessous, on distingue Eleuthère avec sa casquette, son épouse Julia en tablier blanc et leurs deux filles Andrée et Renée, et à gauche, une amie.
document famille De Meyer années 1930
Après la seconde Guerre Mondiale, à la demande des clients, Eleuthère et l’un de ses trois fils, Gérard né en 1930, commencent à produire un peu de pâtisserie et se spécialisent en desserts à base de crème chantilly.
Buvard publicitaire fin des années 1950 ( document collection privée )
Julia décède au milieu des années 1940. Eleuthère se remarie quelques temps après avec Jeanne Leclercq. La boulangerie devient ainsi « De Meyer Leclercq ».
Publicité De Meyer Leclercq ( document Nord Eclair )
Gérard travaille dans l’entreprise familiale en tant qu’apprenti boulanger. Afin de développer le rayon pâtisserie encore balbutiant, il part à Bruxelles dans les années 1950, pour parfaire sa formation et devenir chef pâtissier. A son retour, son diplôme en poche, il crée un rayon pâtisserie exceptionnel qui développe fortement l’activité du commerce. Gérard et son épouse Jacqueline créent également une activité de glacier et confiseur ainsi qu’un rayon dragées.
document famille De Meyerdocument famille De Meyer
Toujours à l’affût de bons coups publicitaires, le couple décide d’organiser, en 1965, une tombola : « Le quart d’heure de la Chance » afin de pouvoir offrir de nombreux cadeaux à la clientèle. Sur la photo ci-dessous, se trouve au centre, Jacqueline avec ses lunettes teintées, et devant elle, sa fille Julietta, entourées de nombreux clients.
Document Nord Eclair 1965
En 1965, Géry leur fils, vient aider ses parents à l’atelier. Les affaires continuent de se développer fortement. Gérard De Meyer est considéré comme un professionnel compétent par ses clients. La pâtisserie n’a plus de secrets pour lui. Il crée des pièces montées gigantesques pour les communions, des gâteaux appétissants comme son « Sourire de Mai » : une spécialité maison composée de génoise, fraises et sa superbe crème chantilly. Il produit des coquilles de Noël de grande qualité gustative mais également des petites coquilles en quantité importante pour les écoles primaires du quartier, sans oublier les délicieux chaussons aux pommes. La braderie de la rue de Lannoy au mois de Septembre est toujours un événement très attendu par les commerçants. Lors de cette journée, Julietta, la plus jeune des 3 enfants, se déguise en chef pâtissier et toque sur la tête, déambule dans la braderie face au magasin, avec son sachet de chaussons aux pommes, qu’elle propose à la vente aux « bradeux » avec un grand succès.
Gérard De Meyer ( document famille De Meyer )
Les affaires se développent, mais le magasin reste petit et étroit, le manque de place se fait alors cruellement sentir. Il faut songer à agrandir le point de vente. En 1977, Gérard et Jacqueline déposent un projet d’agrandissement du commerce en supprimant la porte cochère. Le projet est confié à l’entreprise Décora de Lambersart.
la façade avant travaux en 1973 ( document famille De Meyer )le projet ( document archives municipales )la façade en 1977 ( document famille De Meyer )
Le résultat est remarquable, l’espace est beaucoup plus grand, les produits sont bien mis en valeur dans des présentoirs vitrés, la lumière est agréable, c’est parfait. Un pot de l’amitié est offert à la clientèle en Octobre 1977.
document Nord Eclair
Au début des années 1990, Gérard a 60 ans ; il prend sa retraite et aucun des 3 enfants, Géry, Sabrina et Julietta ne reprend l’affaire. Le commerce est cédé à J.P Lalart qui continue l’activité durant quelques années.
Publicité 1993 ( document Nord Eclair )
Le commerce est ensuite repris par Magali Caron et Dimitri Guilbert en 2005 et ferme en 2011
Le commerce en 2008 ( document Google Maps )
Remerciements aux membres de la famille De Meyer ainsi qu’aux archives municipales.
C’est en 1910 que naît la chorale Saint Joseph. En 1933, le vingt cinquième anniversaire de l’église est fêté par le curé en exercice l’abbé Defossez, entouré de ses 2 prédécesseurs les abbés Billaud et Desmarecaux, en présence de Mgr Descamps, vicaire général. A cette occasion la chorale paroissiale interprète les chants liturgiques, soutenue par la Symphonie. Le chanoine Derville succède à l’abbé Defossez et pose, en 1950, avec les 20 membres de la chorale dont 3 membres reçoivent,5 ans plus tard, la croix du mérite diocésain.
Le chanoine Derville et les choristes en 1950 devant la porte de l’église , la remise de la croix diocésaine en 1955 et la chorale fête Sainte Cécile en 1956 (Documents Historihem et Nord-Eclair)
Durant la décennie suivante, la chorale reste très active autour de l’abbé Desreumaux qui a pris la suite du chanoine Derville. Selon une tradition bien établie se succèdent des moments conviviaux : apéritifs concerts, banquets sans oublier bien entendu la célébration annuelle de la Sainte-Cécile.
L’abbé Desreumaux et la chorale durant la décennie suivante : en 62, 64, 65 et 66 (Documents Historihem et Nord-Eclair)
Après un passage à vide de quelques années, la chorale Saint-Joseph est relancée en 1987 et participe à nouveau à toutes les messes de la ville et des environs, y compris des messes de mariage. Ainsi en 1994 elle participe à un concert choeur et orchestre et, l’année suivante, donne de la voix au Téléthon.
Les dernières décennies du 20ème siècle : relance en 1987, concert choeur et orchestre en 1994 et participation au téléthon en 1995 (Documents Historihem)
A l’aube du 21ème siècle, la chorale qui a survécu à la démolition de l’église Saint-Joseph et a continué ses auditions à la chapelle Saint-Joseph a toujours à cœur de fêter annuellement la Sainte-Cécile. (sur ce sujet voir un précédent article édité sur notre site, consacré à l’église Saint-Joseph)
La Sainte-Cécile en 2000, 2008 et 2009 (Documents Historihem)
La chorale Saint-Paul
A la fin du 20ème siècle, quatre élèves du Lycée Jean XXIII, à Roubaix, sont chargés de classer les disques et partitions afin d’élargir le répertoire des chants pour les célébrations. Très vite, tous les lundis, les « quatre » se retrouvent auprès de l’électrophone et de la cafetière électrique pour trier, classer et repérer les chants qui feraient « vibrer » l’assistance.
La chorale en 1977 et 1979 (Document site internet de la chorale Saint-Paul)
Rapidement, des copains se joignent au petit groupe pour chanter et les répétitions commencent ! Peu à peu, le groupe de préparation des messes s’étoffe, et lors des célébrations de Noël, attire d’autres musiciens et chanteurs. C’était en 1975 ! Comme certains d’entre eux fréquentent la paroisse Saint Paul de Hem l’idée de rendre les célébrations plus vivantes grâce au chant y est poursuivie.
Le 20ème anniversaire de la chorale en 1995 (Document Nord-Eclair)
C’est ainsi qu’en 1995 la chorale Saint-Paul fête son 20ème anniversaire. 65 membres de la chorale interprètent une vingtaine de chants, entrecoupés de morceaux de musique joués par un trio d’harmonicas et un petit orchestre de Wasquehal. Dès lors la chorale, avec son répertoire varié alliant chants religieux et variétés, organise de nombreux concerts soit par plaisir soit pour participer à des projets caritatifs.
La chorale en concert en 1997 (Document Nord-Eclair)
Avec les années, la chorale étoffe son répertoire qui demeure pourtant toujours fondé sur les mêmes bases : solidarité, amitié et amour…Des plus jeunes rejoignent les anciens du groupe qui se met à voyager en France dans les années 2000. Autrefois appelée la chorale des jeunes de Saint-Paul, ses membres sont, dans les années 2010, pour la plupart d’âge mûr, mais le groupe garde son envie de poursuivre l’aventure.
La chorale en concert à Lens en 2018 (Document site internet)