Bibliothèque et félicitations

En séance du conseil municipal du 2 avril 1952, Albert D’hondt lit une lettre reçue du Ministre de l’éducation nationale, suite à une inspection de la bibliothèque municipale. Cette lettre est datée du 29 mars et elle est adressée au Maire de Wattrelos.

Elle évoque une tournée d’inspection dans un certain nombre de villes industrielles. L’inspecteur M. Brun a été vivement frappé par l’installation de la bibliothèque de Wattrelos.

Le local avec ses vues largement ouvertes d’un côté sur la Grand Place, et de l’autre sur des jardins, le choix pertinent du mobilier, la méthode avec laquelle les livres ont été placés de façon rationnelle et mis à la libre disposition des emprunteurs, tous ces éléments qu’on trouve réunis, et que j’apprécie tout particulièrement, vous ont permis de réaliser une bibliothèque accueillante et attractive qui fait honneur à l’administration de la ville de Wattrelos.

Cette réussite pour laquelle je vous adresse mes sincères félicitations ne manquera pas de susciter une heureuse émulation et notre inspecteur général n’a pas manqué toutes les fois où il en a eu l’occasion de conseiller aux autorités municipales et aux bibliothèques des villes voisines de s’inspirer de votre exemple.

Soucieux de vous marquer de manière tangible l’intérêt que je porte à votre entreprise et à son succès, je me fais un plaisir de vous accorder une subvention de 60.000 francs sous forme d’un envoi de livres, et pour répondre au vœu formulé par votre secrétaire général M. Ghetemme qui avec l’aide de M. Erkens veille à l’organisation de votre bibliothèque, je vous ferai adresser des listes de livres de technique, d’instruction artistique et d’ouvrages pour la jeunesse, afin de faciliter votre choix.

Le courrier est signé de la main de M. Cain directeur des bibliothèques de France pour le Ministre et par son autorisation. Il s’agit de Pierre Olivier Lapie, ministre de l’éducation nationale étiquette SFIO.

Il faut rappeler que la bibliothèque wattrelosienne a été inaugurée en mars 1951, soit un an à peine avant ce courrier. Telle qu’elle est décrite, on comprend qu’elle n’est pas à l’emplacement de celle que nous connaissons à présent. Par ailleurs, les archives ont-elles conservé ce précieux document et la liste des livres envoyée par le Ministère ? Des recherches à mener…

L’ inauguration du monument Eugène Motte

Eugène Motte est né en 1860. Industriel et fils d’industriel, enfant de Roubaix, marié à vingt-quatre ans, il prend la succession de l’entreprise au décès de son père Alfred Motte en 1887. Il est, à quarante et un ans, responsable de neuf usines donnant du travail à 8.000 ouvriers et père de huit enfants. Il a, en outre, fondé deux usines en Pologne.

Eugène Motte est un homme très simple. On le décrit aussi comme « sachant parler aux ouvriers avec leur langage » et peu enclin à envisager une carrière politique.
Il devient pourtant maire de Roubaix en 1902 et le restera jusqu’en 1912. Il est député de 1898 à 1906 et membre du Conseil général de 1895 à 1907.

Eugène Motte décède à Roubaix le 23 Octobre 1932. En 1935, la municipalité décide d’ériger un monument en sa mémoire sur lequel apparaît l’effigie de celui à qui la ville accorde officiellement l’hommage du souvenir.

Le monument ( document collection privée )

Le monument se trouve à l’angle du boulevard Gambetta et de la rue de l’Union. Son emplacement n’a pas été choisi au hasard puisque le terrain appartient à la famille Motte. C’est en effet Louis Motte qui avait créé sur cet emplacement,  »la filature monstre » Motte Bossut vers 1850, ravagée par l’incendie de 1866.

document collection privée rectifié IA
document bnr – D. Labbé

C’est un monument en pierre de Boulogne et en marbre blanc, réalisé par le statuaire Raoul Bénard, Grand Prix de Rome et par l’architecte, Gustave Poubel.

photo BT
photo BT

De part et d’autre du monument, se trouvent deux allégories formant les bas reliefs : à gauche l’Abondance avec en arrière plan l’hôtel de ville et à droite Mercure se détachant sur un fond d’usines.

la cérémonie pendant les discours ( document le Grand Hebdomadaire illustré rectifié IA )

L‘inauguration du monument se déroule le Dimanche 22 Septembre 1935, sous la présidence d’ Armand Guillon, préfet du Nord et de Maurice Colrat, ancien ministre.

une partie de l’assemblée ( document Le Dimanche de Roubaix-Tourcoing rectifié IA )

Sur la photo ci-dessus, on distingue de gauche à droite : M. Nicolle député, Eugène Motte fils, Mme Eugène Motte, M. Guillon préfet du Nord, M. Colrat ancien garde des Sceaux, M. Carissimo président de la chambre de commerce de Roubaix et Robert Motte.

les nombreuses sociétés (associations) regroupées aux abords du monument ( document Le Dimanche de Roubaix-Tourcoing rectifié IA )
La partie gauche du monument ( Photo BT )

La partie gauche du monument, rappelle qu’en 1915, l’armée allemande impose aux usines la fabrication de vêtements de guerre et de sacs de tranchées pour ses soldats. Eugène Motte refuse alors de participer à cet effort de guerre : « Nous ne pouvons pas accepter le rôle de collaborateur de l’ennemi. Vous pouvez réquisitionner nos biens. Vous ne pouvez réquisitionner nos personnes. Notre conscience de Français s’y refuse ».

Carton d’invitation du repas offert par la famille ( document bnr )
le cercle de l’industrie ( document collection privée )

Pour clôturer la cérémonie, un banquet est ensuite servi dans la magnifique salle de réception du Cercle de l’Industrie de la Grande rue.

Le buste d’Eugène Motte ( document musée de La Piscine )

Remerciements aux archives municipales

Georges Richardson

Georges Richardson, un jeune anglais, né à Londres en 1869, arrive à l’âge de 20 ans, en France en 1889. Il s’installe à Roubaix pour travailler dans une entreprise textile locale, avant de reprendre en 1898 l’entreprise d’Augustin Morel, située au 129 rue de Tourcoing à Roubaix, affaire commanditée par Alphonse Lemaire père

Plan cadastral 1884 rectifié IA

L’entreprise se situe à l’angle de la rue de la Guinguette d’un côté, et de l’autre côté à l’angle du quai de Dunkerque, au bord du canal de Roubaix, et en face du Pont Morel. Elle est spécialisée dans la fabrication de tissu en laine cardée, de draperies pure laine et de draps militaires. L’entreprise se développe fortement grâce à Georges Richardson qui introduit les procédés de fabrication des draps « Union » et « Scoot Tweed » qui jusqu’à lors, étaient importés d’Angleterre. En 1902, la société devient : Ets Lemaire et Richardson par l’arrivée des 3 fils Lemaire : Léon, Alphonse et Henri

Intérieur de l’usine ( document Nord illustré )

Pendant la guerre 14-18, l’entreprise souffre terriblement des exactions de l’occupant, l’usine est occupée et pillée entièrement. Georges, resté sur place, tient tête à l’occupant pour préserver le matériel, ce qui lui vaut d’être pris en otage et d’être déporté à Gustrow en Allemagne. De plus, l’usine est partiellement détruite par l’explosion du Pont Morel que les allemands font sauter avant de se retirer en 1918.

( document Nord illustré )
Usine détruite ( document Nord illustré )
Usine détruite ( document Nord illustré )

Après ce conflit mondial, Georges Richardson reprend la totalité des parts de l’entreprise et la société G.W.Richardson et cie prend un nouveau départ. Les affaires redeviennent florissantes au début des années 1920.

( document Nord illustré rectifié IA )

Parallèlement à ses activités professionnelles, Georges s’intéresse à diverses associations locales, il est président des « Aviculteurs du Nord », d’une société colombophile et président d’honneur de la société de gymnastique « L’Ancienne ».

Georges décède en 1929. Ses funérailles sont célébrées à Croix en l’église anglicane rue Holden. En tant qu’industriel, Georges a droit à la reconnaissance de tous les roubaisiens, car présent dans la ville depuis 40 années.

Document Journal de Roubaix 1929 rectifié IA

L’entreprise continue néanmoins son activité jusque la fin des années 1950.

Publicité 1955 ( document collection privée )
Vue aérienne 1953 ( document IGN )

Comme de nombreuses entreprises textiles roubaisiennes, Richardson subit la crise du textile traditionnel et ferme ses portes définitivement en 1959. En 1960, l’hôtel particulier situé à l’angle de la rue de Tourcoing et du quai de Dunkerque est rasé

Une des magnifiques cheminées ( document Nord Eclair rectifié IA )
La façade ( document Nord Eclair rectifié IA )

Ensuite, la partie de l’entreprise de la rue de Tourcoing est démolie, la société Nefitex s’ y installe au 129 et une station Total s’implante au 131. De l’autre côté, le bâtiment sur le quai de Dunkerque est conservé, la « chocolaterie Saint Pierre » de Léon Desprets s’y installe peu après ( voir sur notre site, un précédent article édité ). Le bâtiment sera rasé en 1984.

Vue du Pont Morel ( document archives municipales rectifié IA)
Ancienne station Total rue de Tourcoing ( document archives municipales )
document collection privée

Remerciements aux archives municipales

Groupe scolaire de Longchamp (suite)

En 1986, c’est une délégation de parents d’élèves qui est reçue en mairie par Mme Massart, maire de la ville, et ses adjoints à la sécurité et à l’enseignement, Mrs Grabovski et Nys, cette fois pour tenter de remédier aux cambriolages de matériel pédagogique et au saccages des locaux répétitifs. Une étude est demandée aux services techniques de la mairie pour la mise en place d’alarmes et de radars.

Réunion avec les élus sur les problèmes de sécurité en 1986 (Document Nord-Eclair)

Pourtant 3 ans plus tard l’école Lamartine subit à nouveau, comme tant d’autres malheureusement, un acte de vandalisme, relaté par la presse locale, en 1989.Trois jeunes adolescents pénètrent dans l’établissement en brisant un carreau et mettent à sac une classe de CP : bacs de fleurs renversés, bancs sans dessus dessous, tableaux arrachés, armoires défoncées, livres cahiers et matériel scolaire répandus sur le sol, sachets de plâtre éventrés, bouteilles de solvant et de diluant brisées…

Vandalisme à l’école élémentaire Lamartine, rue Charcot, en 1989 (Document Nord-Eclair)

Durant la décennie suivante l’école fait plus heureusement parler d’elle à l’occasion de l’installation du site informatique en lieu et place d’une bibliothèque déplacée à l’étage pour l’occasion, dans une salle spécialement aménagée et protégée par la municipalité. Le matériel à savoir 8 micro-ordinateurs, reste propriété de l’Education Nationale durant 3 ans avant de revenir à la ville. Chaque élève passera environ 1 heure et demi par semaine devant un écran pour s’initier aux mathématiques et au français.

Installation du site informatique à l’école Lamartine dans les années 1990 (Documents Historihem)

Ce n’est qu’en 1995 que les travaux nécessaires à la rénovation du groupe scolaire déjà vieillissant commencent. En 1998, c’est la maternelle Georges Sand qui se refait une beauté : changement de l’installation électrique (des fusibles aux prises et interrupteurs en passant par les câbles), changement des vieux plafonniers au profit de rampes lumineuses encastrés et de spots orientables.

Par ailleurs, 560 mètres carrés de vieux plafonds ondulés sont remplacés par des plafonds suspendus ce qui permet de mieux chauffer les locaux. Enfin, sur un plan esthétique, la municipalité pousse le soin jusqu’à mettre des dalles de couleur (bleue, jaune et saumon) pour égayer les pensées des bambins rêveurs. La sécurité n’est pas oubliée : alarme incendie près du tableau électrique, issue de secours ouvrant les dortoirs sur l’extérieur et porte, cloisons et plafond coupe-feu pour le local des fournitures.

Rénovation de l’école Georges Sand en 1998 (Document Nord-Eclair)

A l’été 1999, en raison du coût excessif des devis demandés aux entreprises, ce sont les employés municipaux qui réalisent électricité, isolation, faux plafonds et refont les issues de secours pour remettre le reste du groupe scolaire aux normes. Les classes, une fois terminées bénéficient d’un nettoyage de fond en comble, murs compris. En revanche, les peintures attendront, faute de financement.

Remise aux normes du groupe scolaire à l’été 1999 (Documents Nord-Eclair)

Au début du 21ème siècle, les différents corps de métier s’activent toujours aux 4 coins de l’établissement. Des entreprises extérieures y assurent : la rénovation du restaurant scolaire, la réfection des 2 cours d’écoles maternelles, l’achat de quelques jeux et bancs et le remplacement des bandeaux en haut des façades. Les services techniques municipaux réalisent quant à eux les peintures des écoles élémentaires.

Photos de l’école en chantier en 2001 et photo de l’école avant sa démolition (Documents Nord-Eclair et Un temps de passage)

Pourtant en 2006, les écoliers désertent le groupe scolaire rénové 10 ans plus tôt et les locaux sont vidés, déshabillés et nettoyés pendant de longs mois. Les anciens locaux sont enfin grignotés par 2 pelleteuses et la démolition dure moins de 2 semaines : les 4 bâtiments composant cet ensemble scolaire disparaissent. En 2007, c’est le réaménagement de l’assainissement et des réseaux qui commence afin de permettre la construction, sur le terrain, de 74 logements individuels et semi-collectifs dont la livraison est prévue pour 2009.

Photos aériennes de 2007 avant démolition et 2009 après construction des logements (Documents IGN)

Il faut dire qu’en 2005, au n°100 de l’avenue Schweitzer, a commencé la construction d’un tout nouvel établissement scolaire dont l’arrière donne sur la rue Denis Cordonnier, sur le terrain laissé libre par la destruction un an plus tôt de l’école Denis Cordonnier (évoquée plus haut). Ce nouvel ensemble se compose d’une école maternelle et d’une école élémentaire.

Ville de Hem – Construction du groupe scolaire Longchamp (2005)

Le groupe scolaire Antoine de Saint-Exupery est un établissement moderne, spacieux et lumineux, qui accueille 180 élèves en élémentaire et 130 en maternelle. Il est composé de 17 salles de classe, 2 bibliothèques, 2 salles d’art plastique, un site informatique, 2 salles d’évolution, un restaurant scolaire, 2 cours de récréation et un jardin pédagogique.

Le groupe scolaire Antoine de Saint-Exupery (Documents Google Maps 2023(côté Schweitzer et 2008 côté Cordonnier et site internet)
Vue aérienne du terrain entre 2000 et 2004 et le terrain après la construction du nouveau groupe scolaire entre 2005 et 2010)

Le tout nouveau quartier de Longchamp disposait donc d’un groupe scolaire regroupé rue Charcot en 1974, constitué de 2 écoles primaires (Lamartine et Saint-Exupéry) et de 2 écoles maternelles (Mme de Sévigné et Georges Sand) à savoir les groupes Lonchamp 1 et 2. A cette époque, il y avait également le groupe Lonchamp 3 constitué de l’école Denis Cordonnier (maternelle et élémentaire) ouverte sur la commune de Lys-lez-Lannoy. 50 ans plus tard, en 2024, l’offre scolaire du quartier se résume à la nouvelle école Antoine de Saint-Exupery (maternelle et élémentaire) qui donne sur les rues Schweitzer et Denis Cordonnier.

Photo aérienne des 2 groupes scolaires en 1976 et offre scolaire par quartier en 2024 (Document IGN et Ville de Hem)

Remerciements à l’association Historihem

« Au Carrefour » 84 Grande rue

Dans les années 1880, Jeanne Galpin est propriétaire de 4 parcelles de terrain au 84 de la Grande Rue à Roubaix. Elles sont situées les unes derrière les autres et se terminent de l’autre côté, au 53 boulevard Gambetta. Jeanne habite quant à elle au 66 de la rue de Lille.

Plan cadastral de 1884

Dans les années 1890, la parcelle 782 se trouve en front à rue au 84 de la Grand rue, la parcelle 781 est juste derrière, c’est une grande bâtisse de deux étages, elle-même suivie par la parcelle 780 où se trouve une bourloire. Le dernier morceau de terrain se trouve au 53 boulevard Gambetta, c’est une écurie. La façade de la parcelle 782 se compose d’une vitrine centrale et de deux portes latérales. Celle de droite le 84 est un long couloir qui aboutit à la parcelle suivante, celle de gauche, le 84 bis est un commerce qui bénéficie d’une vitrine sur la rue. Dans les années 1910, le 84 est occupé par l’école de couture du patronage Jeanne d’Arc et le 84 bis c’est le commerce de bonneterie de Mme Duforest et toutes deux vont occuper les locaux durant une trentaine d’années.

En 1938, une équipe de militants issus des mouvements ouvriers catholiques créent un lieu de rencontre baptisé « Carrefour » au 84 de la Grande rue. Cet organisme est composé de très nombreuses associations diverses : Amicale Photo, Mouvement Populaire des Familles, Aides familiales Populaires, Repos et Santé, Centre d’ Etudes et d’applications communautaires.

document collection privée
document collection privée

Les objectifs des bénévoles sont de développer l’entraide sociale, la culture sous toutes ses formes, l’éducation et les loisirs populaires. Dans notre ville, c’est répondre à d’immenses besoins.

En 1941, le Service Familial d’Entraide organise chaque jeudi un repas pour les enfants nécessiteux qui profitent ainsi d’un repas complet composé d’un potage, une viande, un légume et un dessert.

Document Journal de Roubaix 1941

Dans les années 1950, à la place de la bourloire, est créée la cafétéria « Au Carrefour » qui se développe rapidement. La salle est régulièrement réservée pour des banquets, des réveillons de Nouvel An etc

document Nord Eclair
document Nord Eclair

En Avril 1966, une superbe soirée est organisée par « Chez Nous Jeunes » et animée par un charmant et talentueux couple : Jean Pierre et Nathalie.

document Nord Eclair
document Nord Eclair

Dans les années 1970, la salle Au Carrefour devient dancing-discothèque : « Au Cross Streets ». De nombreux groupes de rock et disco viennent sur place pour que les jeunes roubaisiens puissent s ‘éclater sur le parquet.

document Nord Eclair

Le 84 bis est toujours occupé par des associations : Culture et Liberté, l’AFAD Association Aide A Domicile et l’ADAR Aide à Domicile Aux Retraités au début des années 1980.

document collection privée

Des travaux importants et coûteux sont entrepris en 1994 ( rénovation de la façade et aménagement plus fonctionnel ) mais cela n’empêche malheureusement pas l’exode quelques années plus tard de nombreuses associations qui souhaitent rompre le cordon ombilical et avoir pignon sur rue. En 2004, il ne reste plus sur place que l’ADAR et Culture et Liberté présidé par Lucien Delvarre.

document Nord Eclair 2004

En Avril 2004, le 84 de la Grand rue change de pavillon. En effet les administrateurs des différentes associations gestionnaires du bâtiment, ont décidé de leur dissolution et d’en faire don à titre gratuit à une association reconnue d’utilité publique : les Papillons Blancs. Sur la photo ci-dessous, le président, Maurice Morelle remet symboliquement les clés du 84 Grand Rue à Jean-Pierre Lannoo, président des Papillons Blancs.

Document Nord Eclair Avril 2004
La façade en 2008

Depuis 2010, le 84 de la Grande rue a été occupé par de nombreux commerces divers et variés. Notons entre autres : en 2013, la maison culturelle Franco-Kurde, en 2016 le boucherie Label Côte, en 2018 le salon de beauté Beauty Dolls, en 2020 le coiffeur barbier B et G et en 2026 le restaurant La Nonna.

Documents Google Maps
photo BT

La salle « Au Carrefour » quant à elle, après avoir été une bourloire, un restaurant, une discothèque, est devenue de nos jours : FIBR&CO. C’est un atelier de création de mobilier en bois et d’insertion sociale, dépendant de l’association Arcadis Roubaix, et qui bénéficie d’une vitrine en façade pour l’exposition des articles en bois produits sur place, au 53 boulevard Gambetta.

documents FIBR&CO

Remerciements aux archives municipales

Groupe scolaire de Longchamp

En 1964, le C.I.L. programme la construction de 1.146 logements dans le quartier Longchamp. En octobre 1965, le conseil municipal de la ville de Lys-lez-Lannoy désigne un architecte chargé d’étudier l’avant-projet de la construction d’un groupe scolaire dans le quartier Longchamp. Il est question de subventionner, en 1967, les travaux de construction d’un groupe scolaire de 16 classes sur un terrain situé rue Cavrois (rue parallèle à l’avenue Schweitzer de Hem, les 2 rues étant reliées par une perpendiculaire : la rue Denis Cordonnier à Lys-lez-Lannoy). L’ouverture est programmée pour la rentrée scolaire de 1968.

Le quartier Longchamp avant construction entre 1950 et 1965 avec pour points de repère la fin de la rue Briet sur la future avenue Calmette et les 3 fermes de la rue des Ecoles (Document IGN)

Pour faire face à l’accroissement brutal de la population dans ce quartier autrefois occupé par des surfaces agricoles, la municipalité hémoise adopte quant à elle, dès le 30 juin 1965, le programme de construction d’un groupe scolaire comprenant une école primaire de garçons et une de filles de 10 classes chacune, une école maternelle de 6 classes avec logements, annexes et cantines. A cet effet, le 6 juillet 1965, le Conseil Municipal décide l’acquisition de deux parcelles de terrain d’une superficie totale de 1 hectare 41 ares 17 centiares.

La première tranche du groupe scolaire Longchamp peut finalement être financée par l’État en 1967 et comprendra une école primaire mixte avec 10 classes mixtes, une salle polyvalente de 72 m2, un bureau de direction, une cour de récréation de 1.100 m2, un local de détente de 220 m2, un groupe sanitaire pour garçons et un pour filles, un dépôt de 6 m2, un logement de direction et un logement d’adjoint .

L’ école maternelle comprendra quatre salles de classe, une cour de 600 m2, une salle de jeux de 120 m2, une salle de repas de 36 m2, une salle de propreté de 36 m2, un hall d’entrée formant salle d’attente, un logement de direction . Aux deux écoles s’ajouteront une cantine de 280 rationnaires et un logement de concierge. Le projet estimé à 2.317.446 Frs est confié à Monsieur André GAILLARD, architecte à CAMBRAI .

Plan de la zone en 1969 et photo de l’école maternelle déjà terminée (Documents Nord-Eclair)

Le 28 Novembre 1967, la deuxième tranche du groupe scolaire du quartier Longchamp est adopté suivant le programme pédagogique établi le 16 février 1967 par Monsieur l’Inspecteur d’Académie et comprenant 10 classes primaires, deux classes de perfectionnement, 4 classes maternelles, une cantine pour 300 rationnaires, 3 logements, les bureaux, les groupes sanitaires, cours et annexes.

En juin et juillet 1968, la communauté urbaine entreprend une première partie de travaux, en bordure de la rue Claude Bernard. Cette tranche comprend une école maternelle de plain pied de 4 classes qui doit être livrée dès le printemps 1969 et dont le mobilier sera fourni dans la foulée en vue d’une ouverture à la rentrée 69-70.

Une école primaire mixte abritera 10 classes réparties au rez-de-chaussée et sur un étage. La construction des 2 logements de fonction des directeur et directrice est en cours en début d’année 1969. Face à l’école maternelle des bâtiments de plain-pied également sont destinés à abriter des cuisines et un restaurant scolaire. L’adresse du groupe scolaire est la rue du Docteur Charcot.

Le groupe scolaire derrière la grande barre au début des années 1970 et photo de la cantine en 1971 (Documents Nord-Eclair et Historihem)

Une seconde tranche de travaux s’engage ensuite, sur le même terrain, en 1970, pour la construction d’une seconde école maternelle de 4 classes, ouverte en fin d’année, puis d’une école primaire mixte de 10 classes plus 2 classes de perfectionnement, dont l’ouverture est prévue pour le printemps 1971, ainsi que 2 logements de fonction pour un directeur et une directrice. Il y a également un plateau d’évolution mais pas de salle des sports, une telle salle existant déjà dans l’école Marie Curie des Hauts-Champs (sur le sujet voir un précédent article édité sur notre site). Au total 1000 élèves peuvent être accueillis dans le groupe scolaire.

La deuxième école du groupe scolaire en 1971 (Longchamp 2) et photo d’élèves de maternelle devant l’école (Documents Nord-Eclair et collection privée)

Toutefois, si le premier groupe avait été construit par la Communauté urbaine, le quartier Longchamp n’étant plus considéré comme une zone d’aménagement concerté, et c’est à la ville d’assurer la construction du groupe n° 2. Le 28 avril 1970, Monsieur le Maire est autorisé à passer les marchés pour un montant de 2.143.181 Frs auxquels devront s’ajouter 86.720 Frs d’honoraires à Monsieur GAILLARD, architecte à Cambrai et 85.000 Frs de mobilier.

Photo panoramique du groupe scolaire en 1976 derrière la grande barre et en 1989 après démolition de celle-ci (Documents IGN)

Le 10 juillet 1970, sur proposition de la Commission des écoles, le Conseil décide de dénommer l’école primaire mixte du 1er groupe Longchamp : école Lamartine et l’école maternelle école Mme de Sévigné. La population scolaire continuant d’augmenter, le 26 octobre 1970, une classe supplémentaire est ouverte à l’école mixte Lamartine. En 1972, une classe est à nouveau ouverte à l’école Lamartine et une à Mme de Sévigné. Le 28 février 1974, l’école primaire mixte Longchamp II prend la dénomination : école Saint Exupéry et l’école maternelle celle de Georges Sand.

vues du groupe scolaire au début des années 1970 avec la grande barre en arrière plan (Document Mémento Public de Hem et Hem d’hier et d’aujourd’hui)

Les Associations de Parents d’Elèves ayant pris conscience dès 1974 des difficultés rencontrées par un certain nombre d’enfants, ont entrepris des actions répétées et ont cru leurs efforts récompensés lors de la création, en 1976, d’une amorce de Groupe d’Aide Psychopédagogique (G.A.P.P.) comprenant un psychologue et une rééducatrice en psychomotricité travaillant à mi-temps. Le groupe est installé à l’école Saint Exupéry et s’occupe des élèves des Groupe Longchamp et de Marie Curie.

Plan du quartier Longchamp en 1968 reprenant en n°6 une école publique située à la limite des 2 villes (Document Nord-Eclair)

Pressenti depuis plus de 5 ans, ce n’est finalement qu’en 1974 que le groupe scolaire « Longchamp 3 » sort de terre sur la commune de Lys-lez-Lannoy, rue Denis Cordonnier, avec tout d’abord les logements de fonction puis les bâtiments scolaires comprenant quatorze classes de la maternelle à la septième avec un réfectoire pour 180 rationnaires. L’école Denis Cordonnier est inaugurée en octobre 1975. Ce groupe scolaire ne vivra que 30 ans, ayant été démoli en novembre 2004.

Construction et inauguration de l’école Denis Cordonnier en 1974 et 1975 (Documents Nord-Eclair)
Ville de Hem – Ecole Denis Cordonnier – Démolie en novembre 2004

Dès la décennie 1980 des problèmes se posent au groupe scolaire et l’APE (Association de Parents d’Elèves) cherche des solutions. Pour la température dans les classes oscillant en hiver de 13 à 16 degrés, elle préconise l’installation d’un système d’isolation peu couteux, à mettre en place pendant les vacances scolaires. Rue Charcot à l’entrée et la sortie des écoles un trou énorme dans la chaussée oblige les automobilistes à faire un écart dangereux pour les enfants tandis que l’éclairage déficient du quartier fait courir des risques aux élèves mal vus par les automobilistes. Au pied d’un pylône électrique des fils vecteurs de 380 volts sont accessibles et simplement recouverts de plastique par EDF. Enfin le trottoir boueux menant à la piscine oblige les enfants qui s’y rendent à descendre sur la chaussée pour le contourner. Les travaux recensés par les services techniques de la mairie sont toujours en attente à fin novembre 1980.

L’APE du groupe Longchamp en 1980 (Document Nord-Eclair)

Remerciements à l’association Historihem

A suivre…

La démolition de l’église Saint Antoine

L’église Saint Antoine de Padoue, située au 8 rue d’Epinal à Roubaix, a été construite sur l’ancienne ferme Ducatteau-Six, sur un terrain de 4.000 m2. Les travaux de construction datent de 1887 mais l’église n’a été ouverte au culte, qu’en 1900.

Plan Cadastral
Documents collection privée

Peu de temps après, se construit la maison paroissiale, au 12 de la rue de Remiremont, rue perpendiculaire à la rue d’Epinal. Le bâtiment comprend une entrée, une salle des fêtes, et au fond une bourloire.

En 1909, se construit l’école Saint Antoine de garçons au 8 bis de la rue d’Epinal, puis l’école libre Sainte Odile pour filles au 8 bis : les deux cours de récréation sont séparées par un muret en béton. Deux patronages sont également créés rue Charles Gounod. Les orgues de l’église sont installées en 1926.

A droite, la maison paroissiale rue de Remiremont ( document P. Vanhove )

L’église Saint Antoine se situe dans un quartier populaire. Pendant une cinquantaine d’années, le nombre de paroissiens augmente régulièrement. En 1950, on fête le 50°anniversaire de l’église en grande pompe, avec grand cortège d’enfants du quartier et la messe est présidée par le cardinal Lienart en personne.

Document collection privée

Au début des années 1960, d’importants travaux de réfection sont réalisés et, en particulier, la maçonnerie des deux tours ainsi que le remplacement des deux toits en chapeau chinois de l’époque par deux toits de cuivre plus pointus. On envisage même d’installer des cloches dans le double clocher.

Documents Nord Eclair

L’histoire récente de l’église est bien moins gaie. Tout le quartier situé derrière la gare connaît dans les années 1980 un dépeuplement et un appauvrissement. Par ailleurs, la communauté musulmane y est de plus en plus importante et parallèlement le nombre de catholiques ne cesse de fondre. Quant à l’église elle même et à son environnement immédiat, ils ont connu de multiples malheurs. Le presbytère ainsi que l’école Sainte Odile ont été incendiés et le tout a subi les assauts répétés de vandales.

Documents Nord Eclair

L’église, encore ouverte en été pour les offices, est fermée en période hivernale d’où des dégradations en tous genres, vitraux brisés etc. Et puis il faut bien le reconnaître, cette petite église est devenue encore trop grande, pour les paroissiens qu’elle devrait accueillir, et le quartier n’est pas dénué de lieux de culte avec l’église Saint Joseph toute proche.

Trop grande, trop abîmée, trop vandalisée, trop chère à entretenir ; alors l’évêché, à la fin des années 1980, choisit la seule mesure qui s’impose à ses yeux : démolir !

documents P. Vanhove
document P. Vanhove
le démontage de la statue de Saint Antoine ( document P. Van Hove )

Les travaux de démolition de l’église Saint Antoine sont confiés à l’entreprise Simon et débutent en 1990. Les bulldozers interviennent et, en très peu de temps, l’église, éventrée comme par un tremblement de terre, ne possède plus que la façade.

La façade ( documents P. Vanhove )

Le bâtiment âgé de 90 ans disparaît en quelques jours. Il ne reste qu’un gros tas de pierres. L’association Art Action surveille les travaux pour que toutes les pièces de valeur soient gardées et mises en lieu sûr.

Toute une vie qui disparaît, l’église bien sûr, mais également la maison paroissiale, l’école Sainte Odile, les patronages. C’est un crève-cœur pour tous les habitants du quartier.

documents P. Vanhove
documents P. Vanhove

Cette démolition intervient après celle de l’église du Sacré Coeur, de la fermeture de l’église Notre Dame et la démolition prochaine de l’église St Rédempteur remplacée par une chapelle.

Les paroissiens de Saint Antoine souhaitent absolument garder un lieu de prière et trouvent au 46 boulevard d’Armentières une maison « Leur Maison ». Le seul signe distinctif de cette habitation se trouve sur la façade, c’est une simple croix en bois. En cette fin d’année 1990, la paroisse a son lieu de prières. C’est une nouvelle époque, une autre conception de la vie paroissiale qui débute ainsi.

le 46 Boulevard d’Armentières ( document Nord Eclair et Photo BT )

A la place de l’église Saint Antoine, Logicil construit un lotissement, en 2004, de 17 maisons individuelles et 3 appartements en HQE Haute Qualité Environnementale. La livraison de ces logements est programmée pour la fin de l’année 2005.

document Nord Eclair

Remerciements à Patrick Vanhove ainsi qu’aux archives municipales

Pierre Perret chez Devianne

Après quelques courtes semaines de travaux, Jean Devianne procède à la réouverture de son magasin du 70 Grande rue à Roubaix, en Mars 1967. Le point de vente est entièrement rénové et c’est une réussite. Tout a été étudié et mis en œuvre pour pouvoir présenter à la clientèle un magasin transformé tant par sa présentation que par sa surface, tant par son style que par le choix des articles.

Cette réouverture du magasin est donc saluée comme il se doit dans la région et marquée par un gala de grande classe, offert gratuitement au public, le mercredi 8 Mars 1967. Cette manifestation permet aux clients de profiter du parking neuf aménagé spécialement à l’arrière du magasin avec son entrée sur le boulevard Gambetta.

Document Nord Eclair

Sur la terrasse qui surplombe le parking, un défilé de mode présente les dernières créations « Printemps 1967 » de la maison Devianne. La deuxième partie de cette manifestation commerciale est assurée par Pierre Perret, invité pour l’occasion, à 18h30.

Document Nord Eclair

Le public accueille triomphalement le chanteur bien sympathique qui enchaîne ses chansons : Au Tord Boyau, les jolies colonies de vacances, et bien d’autres qui sont des charges gentilles, assaisonnées à la sauce de langue verte. Pierre Perret est un poète libertaire, jouant sur les mots et la musicalité de la langue française, mais avec son argot bien connu.

Document Collection privée

De plus, l’astuce de la maison Devianne, est de diffuser le spectacle en direct, par des téléviseurs situés dans le magasin et dans le hall de « Nord Eclair », juste en face au 73 Grande Rue.

Jean Devianne ( document collection privée )

Jean Devianne réussit ainsi, à nouveau, à créer un événement exceptionnel en organisant une manifestation commerciale bien préparée.

Championnat de dactylographie à Roubaix en 1908

C’est à Roubaix, que se déroule le 5 Juin 1908, le championnat de dactylographie du Nord de la France. Ce concours se déroule dans la nouvelle salle des fêtes rue de l’Hospice. Pendant cette journée, de nombreux jeunes gens et jeunes filles se trouvent réunis devant des machines à écrire, de toutes marques. Pendant 3 heures, tous et toutes pianotent à qui mieux mieux, sans lever la tête.

document Le Nord Illustré

Le concours est basé sur la rapidité d’écriture. A la fin de l’épreuve, pour la section Hommes, Edgar Verschore réalise le tour de force d’écrire à la machine 3000 mots à l’heure, soit une moyenne de 50 mots à la minute. Ce résultat spectaculaire indique de la part du lauréat une tension d’esprit et une souplesse de doigts remarquable. Pour la section Dames, c’est Mlle A. Tobie qui termine première.

document Le Nord Illustré

Le jury présidé par Albert Navarre, président de la Revue Dactylographique de Paris, décerne donc les diplômes à Edgar Verschore de Lille sur machine Remington et pour la section Dames à Mlle A Tobie de Roubaix sur machine Oliver.

document Le Nord Illustré

Tout autour de la salle des fêtes, sont installés les stands de fournisseurs de matériel de machines à écrire, de ronéo duplicateur etc.

Ce championnat permet aux entreprises de prendre conscience de l’utilité de la dactylographie. L’employé n’est plus obligé d’écrire à la main. C’est un gain de temps, d’autant plus qu’il est aisé de faire des copies en utilisant des carbones.

Remerciements aux archives municipales

Carlier Vogliazzo ( suite )

En 2004, Pascal Carlier et Paulo, le responsable du magasin de Roubaix, reprennent l’entreprise qui se nomme désormais CVA. Dans les rayons de Carlier Vogliazzo, les produits incontournables qui ont fait la réputation de la maison, sont bien sûr toujours présents : charcuteries, fromages, pâtes fraîches, antipasti, mais aussi les vins, les huiles d’olives bio, ou encore les lasagnes importées directement d’Italie.

Pascal Carlier ( document Nord Eclair )
document Nord Eclair

En 2013, le local de Lille, situé à l’intérieur du marché couvert de Wazemmes, devient trop petit. On le déplace alors un peu plus loin, au 381 rue Léon Gambetta. Le magasin de 300 m2 est pittoresque et authentique. On voyage en méditerranée, au fil des produits pendus au plafond ou humés (épices, jambons, olives, fromages…).

14 salariés travaillent désormais dans l’entreprise sur les magasins de Roubaix et Lille, pour proposer d’innombrables références allant de la gelée royale d’Espagne au Jambon de Parme en passant par la Saucisse de Sardaigne, la Figatelle de Corse à la Mozarella di Buffala italienne.

le magasin de Lille ( document Carlier Vogliazzo )

« 70 % de la clientèle de Carlier Vogliazzo est issue de l’immigration » soulignent Pascal et Paulo. « La politique est de proposer le meilleur produit au meilleur prix. Résultat, les clients du Grand Nord de la France et même de Belgique y ont leurs habitudes : « Des gens qui font 80 km pour venir chez nous, ce n’est pas exceptionnel ! On dure dans le temps, parce qu’on est une entreprise familiale, traditionnelle qui ne prend pas le client pour de la marchandise. Ici, ça parle toutes les langues, ça met du charme, du folklore, une ambiance qui sent le vécu, l’évasion ! ».

document Nord Eclair

En 2016, le magasin de Roubaix ferme tout le mois d’Août pour travaux. Il en avait bien besoin, en effet, depuis 1949, il était resté dans son jus, ou presque ! Le principal changement que constate le client, c’est l’implantation de la boutique. L’entrée se fait toujours par la même porte, à l’angle de la rue Emile-Moreau, mais on ne se heurte plus aux clients patientant devant le grand comptoir frigorifique. Ce dernier va être installé un peu plus loin, au centre de la boutique, pour assurer une meilleure circulation. Autre nouveauté : une fois le panier rempli, le client sort juste à côté de la caisse, par la grande porte vitrée donnant sur la rue de l’Alma. « L’idée, c’est d’améliorer l’accueil et le service à la clientèle. La boutique va être plus fonctionnelle, plus belle », souligne Nathalie Carlier, l’épouse de Pascal.

document Nord Eclair

En 2020, la crise sanitaire touche tous les pays. Le Covid change les habitudes de consommation. Carlier Vogliazzo s’adapte et propose un service supplémentaire, un site de vente en ligne voit le jour. 

document Carlier Vogliazzo

Aujourd’hui, avec presque 80 années d’existence, Carlier Vogliazzo est toujours présent dans les 2 magasins de Roubaix et Lille. Plus de 3000 références directement importées d’Italie, d’Espagne, du Portugal, de Grèce sont proposées à la clientèle en collaboration avec les plus grandes marques mais aussi avec des petits producteurs.

Carlier Vogliazzo : C’est l’un des plus illustres commerces de bouche roubaisien ! La devise des magasins est donc : « Le temps passe, les goûts et la qualité restent ».

document Nord Eclair
Les lettres effacées de l’enseigne indiquent la longévité impressionnante du magasin de Roubaix ( Photo BT )

Remerciements aux archives municipales