Dès la fin du 19ème siècle la ville compte plusieurs chorales : la Chorale d’Hem, les Enfants du Nord, la Jeune Lyre, la Jeunesse d’Hem, la Sainte Cécile et les Intimes.
Enregistrement en préfecture et demandes de subsides des anciennes chorales et logo de la dernière d’entre elles (Documents Historihem)
Les chorales du 20ème siècle
Chorales paroissiales
La chorale Saint-Corneille
Née au tout début du vingtième siècle la chorale de l’église Saint-Corneille est indissociable de l’orgue installé dans cette église, bâtie au centre du village, et électrifié en 1933 (sur le sujet de l’église voir un précédent article édité précédemment sur notre site). A l’époque c’est Claire Boussemart qui est l’organiste de l’église.
La chorale Saint-Corneille en 1902 et facture relative à l’électrification de l’orgue en 1933 (Documents Historihem)
Dans les années 1950, c’est Madeleine Tricoit qui, en qualité d’organiste, accompagne la chorale pour la première audition de Sainte Cécile. En 1954, 3 membres de la chorale reçoivent la croix du mérite diocésain. Et c’est en 1959 que la chorale fête son cinquantenaire
1ère auditions de Sainte-Cécile en 1953 croix du mérite diocésain en 1954 et fête du cinquantenaire en 1959 (Documents Historihem et Nord-Eclair)
Durant les années 1960, la Sainte-Cécile est fêtée annuellement par la chorale, accompagnée à l’orgue par Madeleine Rusquart-Lallemand, également présente pour accompagner la chorale des jeunes, lors d’une messe célébrée en l’honneur de son père, résistant, mort en déportation. Durant cette même année 63, la chorale chante en l’honneur de Sainte-Thérése à la Chapelle d’Hempempont. L’année suivante c’est la Sainte-Cécile pour la chorale et celle des jeunes.
Sainte Cécile en 1961, messe en l’honneur du capitaine Lallemand en 1963, Sainte-Cécile en 1964 (Documents Historihem et Nord-Eclair)
Dans les années 70, Thérése Cousin, ancienne élève du conservatoire de Roubaix, accompagnatrice à l’harmonium de la manécanterie des petits chanteurs de l’église Saint Michel à Roubaix depuis la fin de la seconde guerre mondiale, devenue ensuite organiste dans cette même église, accepte de tenir l’orgue de Saint-Corneille pour dépanner, après son installation à Hem.
Après un passage à vide de quelques années pour la chorale qui disparait, elle répond présente lorsqu’en 1988, un groupe de paroissiens décide de recréer une nouvelle chorale dont Jean-François Leclercq, de retour de l’armée prend la direction tandis qu’elle-même reprend sa place à l’orgue.
La nouvelle chorale Saint-Corneille en 1989 et dans les années 1990 (Documents Historihem et Nord-Eclair)
Peu de changement pour l’entrée dans le 21ème siècle, avec la traditionnelle fête de Sainte-Cécile en 2002. C’est toutefois en 2007 que Thérése Cousin, après un dépannage de 35 ans, tient pour la dernière fois l’orgue à l’église Saint-Corneille, avant de goûter à une retraite bien méritée, vivement remerciée et félicitée par Jean-François Leclercq.
Le départ en retraite de Thérése Cousin en 2007 (Documents Historihem)
Depuis la chorale continue à fêter chaque année la Sainte-Cécile et à animer des messes. En 2009, elle en est à plus de 900 répétitions, dans la maison paroissiale, et quelques centaines de chants appris. 25 choristes la composent alors et c’est Jean-Paul Traoré qui est aux commandes du magnifique orgue de l’église Saint-Corneille.
La chorale dans les années 2000 (Documents Nord-Eclair Historihem et Voix du Nord)
Manécanterie des Petits Chanteurs d’Hem Saint Corneille
La chorale est créée, en 1953, à l’initiative de Messieurs Pierre Motte, Jean Loosfeld et l’abbé Rogeau, vicaire de la paroisse Saint Corneille.Jean Loosfeld en assure la direction musicale. Elleporte le nom de « Manécanterie des Petits Chanteurs d’Hem Saint Corneille» et les choristes, jeunes garçons, sont essentiellement issus de l’école Saint Corneille et de son foyer. Les répétitions se déroulent dans les locaux de l’école, rue Jules Ferry, le jeudi en fin d’après-midi.
Journée musicale à Hem en 1954 (Documents Historihem)
Dans les années 1960, la chorale compte 42 chanteurs, et, chaque saison, elle donne une audition dans les paroisses hémoises et aux alentours lors des différentes fêtes religieuses. Elle organise aussi des galas dont le bénéfice sert à financer des voyages. En 1962, elle est invitée au 10ème anniversaire de la manécanterie roubaisienne « les Rossignolets » et l’année suivante elle prend le nom de Petits Chanteurs de Dominique Savio (patron des Petits Chanteurs).
La Manécanterie en 1961 (Documents Historihem)La Manécanterie en 1963 (Documents Historihem)
Au début des années 1930, Suzanne Bossut reprend le commerce de ses parents. C’est une lingerie, située au 72 rue de Lannoy à Roubaix, une des deux plus grandes artères commerçantes de la ville. Suzanne est mariée depuis 1924, avec Albert Carette, négociant en tissus. Ils habitent ensemble au 294 de la rue de Lannoy.
Albert et Suzanne en 1926 ( document E. De Rycker )
Suzanne est douée pour la couture et la création de vêtements. Rapidement elle se spécialise, en fabriquant elle-même des tabliers. Son commerce prend alors l’enseigne « La Maison du Tablier ». Elle propose à la clientèle des tissus qu’elle négocie auprès des nombreux fournisseurs roubaisiens, et fabrique sur mesure toutes sortes de tabliers, pare-poussières, et même des peignoirs. Suzanne travaille seule dans son échoppe, coupe les tissus, les assemble et les coud sur sa machine à coudre.
La vitrine du 72 rue de Lannoy ( document E. De Rycker )
La clientèle féminine est ravie, car la proposition de Suzanne lui permet d’acquérir des vêtements personnalisés et uniques. Les affaires fonctionnent très correctement. Suzanne profite de quelques occasions, comme la braderie de la rue de Lannoy, pour communiquer par de la publicité dans la presse locale ou par la distribution de buvards publicitaires.
Publicité ( document Nord Eclair )Buvard ( document E. De Rycker )
Suzanne et Albert habitent sur place, au 72 de la rue de Lannoy. Le commerce n’est pas très grand, la machine à coudre est placée dans l’arrière boutique. Au fond se trouve une cuisine et à l’étage la salle principale et les chambres. Suzanne, lors de ses rares moments de détente, confectionne des tabliers pour les poupées de ses petits enfants
Tablier de poupée ( document E. De Rycker )
En 1960, Suzanne prend sa retraite et sa fille Suzette reprend le magasin mais ferme peu de temps après. Le commerce ne sera pas cédé, car le projet de la mairie, dans le cadre de la rénovation urbaine du quartier, prévoit de raser toute cette partie de la rue de Lannoy. René Violette la chemiserie voisine au 70 de la rue, loue alors la vitrine pour y présenter ses chemises durant quelques temps.
En Août 1907, le Journal de Roubaix annonce qu’une nouvelle église va être construite très prochainement au Touquet sur un terrain dépendant de la ferme de M. Castel-Mercier près de la rue de Boulogne et près du groupe scolaire municipal de ce quartier. La paroisse du Touquet comprendra le quartier lui-même et le hameau du Fleury ; le hameau de la Marlière ne lui sera pas rattaché, pas plus que le Sapin-Vert. Ses limites seront donc au Nord La Marlière, à l’est le Mont-à-Leux, ville de Mouscron, à l’ouest le territoire de Tourcoing, au sud le Sapin-Vert, la Martinoire et le Winhoute. Le nouveau curé est un prêtre dévoué, énergique et connu pour son zèle. M. l’abbé Maretz vicaire à Tourcoing à l’église de la Croix Rouge, est nommé curé de la nouvelle paroisse Saint Gérard à Wattrelos.
L’abbé Maretz curé du Touquet doc JdeRx
Les fonds nécessaires à la construction de l’église du Touquet ont été réunis par M. l’abbé Maretz en grande partie. Les plans sont dressés par un architecte spécialiste en églises qui habite Bergues. Déjà les entrepreneurs ont jalonné le terrain et pris leurs dispositions pour commencer les fouilles sans délai. L’installation du curé de la nouvelle paroisse Saint Gérard aura lieu le dimanche 20 octobre à 2 heures. Le comité d’organisation fait appel aux habitants pour assister à la fête, et ils sont invités à arborer drapeaux et bannières et décorer leurs maisons afin de recevoir dignement le premier pasteur de la paroisse. Un cortège formé de cavaliers et de sociétés diverses partira du Pont-Neuf et parcourra les rues du Mont-à-Leux, du Vieux Bureau, des Trois Pierres, carrière Florin, rues du Petit-Château et de Boulogne pour se rendre à l’église Saint Gérard. La composition du cortège : cavaliers, Cyclistes du Touquet, Chorale La Renaissance, Cyclistes de la Martinoire, La Jeune Garde de Saint Joseph, Chorale les amis réunis, Philharmonie du Crétinier, Groupe de Jeunes filles.Le doyen Bonnet de Saint-Maclou procède à cette cérémonie. Il y a une grande affluence dimanche après-midi pour l’installation de M. l’abbé Maretz au Touquet Wattrelos.
L’église Saint Gérard doc Wos Découvertes
Cette église dédiée à saint Gérard est une église de briques de style néo-gothique. Sa construction a avec les fonds et dons de simples paroissiens regroupés en une association Saint-Gérard. Elle a été achevée en 1912. Elle présente un haut clocher en façade flanqué de deux tourelles hexagonales et coiffé d’une haute flèche recouverte d’ardoises ; au-dessus du portail un tympan triangulaire sculpté montre saint Gérard flanqué de deux anges en bas-relief. Le tympan est surmonté d’une croix en son faîte. L’inscription « St Gérard protégez-nous » se lit sur le linteau. La façade possède une haute verrière en ogive. L’intérieur à trois nefs a conservé ses vitraux d’origine décrivant des épisodes de la vie de saints et de Jésus. On remarque aussi deux fresques dépeignant sainte Bernadette.
Le vendredi 7 mars 1914 à midi et demi, les ouvriers couvreurs ont procédé à la pose au sommet de la jolie flèche de l’église Saint Gérard haute de 67 mètres, d’un coq tout en cuivre. Avant ce travail dangereux, M. le curé avait fait sonner la grosse cloche pour inviter les paroissiens à prier pour la réussite de ce périlleux travail. Les travaux de l’église Saint Gérard touchent donc à leur fin. Le coq vient d’être posé au sommet du clocher et les derniers échafaudages extérieurs ont disparu. Seuls des travaux de plafonnage restent à accomplir à l’intérieur du clocher ainsi que la pose de quelques vitraux. La nouvelle église se distingue par ses proportions et son architecture élégante.
À l’intérieur de l’église, les trois voûtes sont d’un pur style gothique. Autour de l’église sont édifiés divers bâtiments abritant un patronage, une école. Voici qu’avec la création de la paroisse le hameau du Touquet présente l’ébauche d’un nouveau quartier car près de l’église, des rues et de belles habitations s’élèvent construites sous l’égide de la loi Ribot dans des conditions particulièrement avantageuses.
L’Opéra du Nord est créé le 20 février 1979, composé du théâtre lyrique de Lille, du Ballet du Nord de Roubaix et de l’atelier Lyrique de Tourcoing. Pierre Mauroy maire de Lille, Pierre Prouvost maire de Roubaix, et Guy Chatiliez maire de Tourcoing, signent un accord qui permet le lancement de cette structure pour une renaissance de l’Art Lyrique sur les deux départements du Nord et du Pas de Calais. La direction de l’Opéra du Nord est assurée par Elie Delfosse. En 1980, la ville de Roubaix rachète le Colisée de Roubaix ( voir sur notre site, un article précédemment édité et intitulé : Le Colisée 3 ). Après de gigantesques travaux, le Ballet du Nord s’y installe, en 1983, sous la direction de Alfonso Catà, chorégraphe d’origine cubaine, dont le travail de style néoclassique, s’inscrit dans la lignée de George Balanchine. Le 28 Janvier 1983, c’est l’ inauguration du Colisée-Opéra, en présence de Pierre Mauroy, premier ministre de l’époque, Pierre Prouvost député-maire de Roubaix, Monique Bouchez présidente de l’Opéra du Nord, Noël Josèphe président du Conseil Régional et Alfonso Catà bien sûr chorégraphe du Ballet du Nord. À l’invitation de ce dernier, c’est Roland Petit et le Ballet de Marseille qui prêtent leur concours avec la pièce les « Hauts de Hurlevent » pour cette soirée d’inauguration. Le Ballet du Nord alors en répétition donne à son tour sa grande première au Colisée le 11 mars qui suit.
Inauguration ( document B. Vanalderwelt )Ballet du Nord 1983 ( document bnr )
Lors de la première production, le programme de la soirée est exclusivement composé de pièces de George Balanchine. Alfonso Catà se fait seconder par Brigitte Thom, maîtresse de ballet à l’Opéra de Paris, qui a repris ces dernières années la plupart des créations du directeur artistique du « New-York City Ballet ». Cette même année 1983, le Ballet du Nord devient Centre Chorégraphique National, labellisé par ce nouveau dispositif du Ministère de la Culture dans le cadre de la décentralisation. Ce dispositif a pour but de favoriser l’essor de la danse classique et moderne sur le territoire, permettant de structurer et de soutenir la création, la diffusion et la sensibilisation. Roubaix est un des premiers centres labellisés. Le Ballet du Nord se détache ensuite de l’Opéra, en 1985 et devient porteur de ces nouvelles missions en premier lieu sur le Nord Pas-de-Calais: création de nouvelles productions, diffusion d’œuvres d’artistes locaux, formation des danseurs etc.
Alfonso Catà construit le répertoire de la compagnie sur quatorze ballets de Balanchine, dont il a été un proche collaborateur, ainsi que de nombreuses œuvres de chorégraphes internationaux réputés mais également certaines de sa propre conception. Alfonso entame parallèlement la sensibilisation avancée de ses danseurs au style néoclassique propre au travail de son mentor George Balanchine avec pour objectif d’assurer rapidement cette cohésion de style, développant pour l’ensemble de la troupe une fiabilité de haut niveau quelle que soit la position hiérarchique au sein de la troupe.
Répétitions de la troupe dans le studio encore en travaux ( document Nord Eclair 1983 )
.En 1984, Alfonso Catà propose au public une version du célèbre ballet classique Coppélia. La pièce avec une orientation jeune public, est donnée avec succès près d’une centaine de fois, partout dans le monde entier. Dans la région, la version est d’ailleurs présentée au Colisée avec la participation d’un groupe de jeunes danseurs issus de l’Ecole et en compagnie d’un orchestre situé dans la fosse devant la scène.
Alfonso Catà dans un souci d’implantation locale solide, dès le début de la création du Ballet du Nord, fait se produire la compagnie partout sur le territoire régional. Il ambitionne également bien sûr que la compagnie puisse rayonner en France mais également à l’étranger. (Biennale de la danse de Lyon – Festival de Kuopio – Eté de la Danse de Paris – Festival de Montpellier – Biennale de la danse du Val de Marne – Festival de Tunisie – Festival international de la danse de Paris au Théâtre des Champs Elysées, Festival de Brighton …)
Coppelia 1984 ( document bnr )
En 1987, il propose au public de la métropole Lilloise une soirée « américaine » qu’il présente en octobre de cette même année, au Colisée et à l’Opéra de Lille, en avant-première d’une tournée de la compagnie aux USA.
New York 1987 ( document bnr )
Alfonso Catà emmène sa troupe aux Etats Unis, à New York pour une série de représentations dont celles au « Brooklyn Center », devant 2500 spectateurs américains. La célèbre critique de danse new-yorkaise Anna Kisselgoff conclut son article « Le ballet du Nord offre une image convaincante de la vitalité et de la diversité de la danse française en région, loin de Paris ». D’autres représentations de la troupe suivent dans une tournée des universités américaines, se produisant au Texas, en Arkansas, dans le Vermont, l’Illinois et l’Ohio. C’est un immense succès, une tournée triomphale. C’est en quelque sorte, un retour aux sources, pour Alfonso, de nationalité américano-cubaine.
New York ( document Nord Eclair )
Parallèlement à ces missions de diffusion et de création, Alfonso Catà choisit de mettre en place une école de formation initiale à l’image de ce qui se pratique dans les grandes compagnies américaines. L’école de danse du ballet du Nord a été créée en 1985. Les danseurs de la compagnie en assurent les cours hebdomadaires. L’objectif de cette école est de pouvoir constituer un corps de ballet d’enfants propres à intégrer des prestations professionnelles dans des rôles leur correspondant, comme c’est le cas dans la production de Coppélia, mais également d’envisager la mise en place d’un lieu de formation pour de futurs danseurs professionnels rompus au style de la compagnie. Les jeunes danseurs profitent de l’exemple de leurs aînés, suivant leurs cours de danse dans les mêmes studios du Colisée à l’issue des répétitions. De nombreux danseurs professionnels seront issus de cette école. Forte de son succès aux Etats-Unis, la compagnie est appelée à se produire encore plus et à multiplier ses représentations à l’étranger, dans le monde entier. Du milieu des années 1980 au début 1990, il déplace sa troupe en Yougoslavie, Turquie, Jordanie, Finlande, Suisse, Côte d’Ivoire, Espagne, Italie, Angleterre, Belgique, Amérique du Sud, Chine, Canada, Thaïlande, Corée, Taïwan, Singapour, Russie sans oublier les Antilles et la Guyane, la Réunion, … Partout les spectacles sont fort bien accueillis. Les tournées sont longues et éprouvantes, bien souvent prolongées par des semaines de production à l’Opéra de Lille ou au Colisée, ce qui nécessite de rentrer à Roubaix après des déplacements de plusieurs semaines d’affilée.
Les représentations à l’étranger ( documents B. Vanalderwelt )
En 1989, pour fêter le bicentenaire de la Révolution Française, Alfonso Catà propose un spectacle inédit : « Marie Antoinette ». C’est la création d’une grande fresque historique sur la scène du Colisée. La chorégraphie d’Alfonso Catà met en scène l’histoire de cette femme qui est allée des sommets de la gloire à la déchéance la plus humiliante, et ce, en très peu de temps.
Marie Antoinette 1989 ( documents bnr et B. Vanalderwelt )
Auteur de nombreux autres succès qui font la renommée du Ballet du Nord tels que Coppélia (1984), Tango Féline (1989), La Mer (1986) sur la musique de Claude Debussy, sans oublier Les Mots d’amour (1988) sur les célèbres chansons de Piaf, Alfonso Catà décède en 1990. L’intérim est assuré pendant quelques mois, par Pascal Minam-Borier, Yanis Pikieris, Boudewijn Pleines.
À suivre . . .
Remerciements à Bernard Vanalderwelt, Robert Pereira, Pascal Minam-Borier et Henri Mayet ainsi qu’aux archives municipales.
Au fil des 40 ans écoulés, 2 autres jumelages ont été réalisés par la ville, l’un en 1993 avec la ville allemande de Wiehl et l’autre en 2000 avec la ville portugaise d’Aljustrell.
Les 3 jumelages de la ville d’Hem vus en bande dessinée (Document Au temps d’Hem)
En octobre 1992, un comité de jumelage est constitué sous la dénomination Hem ville d’Europe et de jeunes hémois effectuent un stage en Allemagne. Une petite délégation hémoise conduite par Denise Houdry, adjointe à la culture, se rend à Wiehl où elle est reçue par Mme Stitz, adjointe du Bourgmestre, et ses collègues du Conseil Municipal. L’officialisation du jumelage est dès lors envisagée pour l’année suivante.
Vue de la ville de Wiehl et prémices du jumelage avec Wiehl en octobre 1992 (Documents Hem 1000 ans d’histoire et Nord-Eclair)
Très vite, après les échanges scolaires, sportifs et culturels, des échanges économiques sont prévus. Mme Massart reçoit à Hem les officiels de la ville allemande et Mr Vercamer, chargé des affaires économiques effectue une présentation du projet : création d’un comité de jumelage économique, comparaisons, études et moyens de développement du tissu économique des 2 villes.
Echanges économiques à la réunion d’avril 1993 (Document Nord-Eclair)
C’est en septembre 1993 que le jumelage est officialisé Outre-Rhin. 280 personnes hémoises, réparties en 5 bus, font partie du voyage, emmenées par Denise Houdry, adjointe à la culture : écoliers, collégiens, musiciens, membres du conseil municipal. La charte est signée par Mme Massart et Mr Bergerhoff dans la grande salle du lycée dont l’orchestre donne ensuite une aubade. L’après-midi, l’arbre du jumelage ramené par les hémois est planté en terre de Wiehl, avant une succession de promenades, inaugurations et spectacles.
Douce idylle entre Wiehl et Hem (Document Nord-Eclair)
En septembre 1994, c’est Hem qui invite pour les festivités retour du jumelage. Une importante délégation de Wiehl assiste ainsi à diverses manifestations : fête champêtre, tournois sportifs (tennis, échecs et pétanque) et cérémonies officielles (signature de la charte). Les géants hémois Gustave et Augustine profitent de ce week-end d’exception pour célébrer leur union et Mr Ron Senior de Moosley offre 2 gravures identiques aux villes d’Hem et de Wiehl. Puis l’arbre du jumelage est planté dans les jardins de l’Hôtel de Ville.
Les jeunes géants mariés, signature de la charte et cadeaux offerts par Moosley, le public en nombre et attentif (Documents Nord-Eclair)Pétanque, tournoi d’échecs et jeux, lâcher de pigeons et plantation de l’arbre (Documents Nord-Eclair)
En 1998 , l’association Hem, ville d’Europe, qui existe depuis 6 ans, peut se targuer d’une belle vitalité et 50 personnes assistent aux cours d’anglais et d’allemand qu’elle propose. Principalement centrée sur ses activités de jumelage avec Moosley et Wiehl, elle propose : week-end familial, échanges entre établissements scolaires, tournois sportifs, échanges entre anciens combattants, expositions culturelles…Cette même année se dessinent des fiançailles avec Aljustrel, ville portugaise avec laquelle existent déjà des échanges sportifs.
L’association Hem, ville d’Europe, et les fiançailles avec Aljustrel au Portugal (Documents Nord-Eclair)
A la fin de l’année, ce sont 180 allemands qui viennent passer le week-end dans des familles hémoises. Le comité de jumelage fait en sorte que les familles hémoises qui les reçoivent aient des choses en commun afin que tout se passe au mieux. Le samedi soir est prétexte à la fête tandis que le dimanche matin est réservé à la messe ou à la randonnée avant un apéritif festif.
Un week-end en famille en octobre 1998 à Hem (Document Nord-Eclair)
2004 sonne déjà les 10 ans du jumelage franco-allemand et après qu’une délégation hémoise se soit rendue à Wiehl pour les fêter en mai 2003 et voir rebaptiser la place de Wiehl en place de Hem, c’est au tour de Hem d’inviter une délégation allemande en y associant les 2 villes jumelles de Mossley et Aljustrel ; au programme: réunion de travail à la ferme Franchomme et grande soirée d’anniversaire à la salle Leplat.
Les 10 ans du jumelage en mai 2004 (Document Nord-Eclair)
Une statue est érigée, au Jardin des Perspectives, en 2014, pour célébrer les 20 ans du jumelage et l’amitié qui lient désormais les deux villes. C’est Maurice Hache, artiste hémois qui crée une œuvre en acier inoxydable racontant leur histoire commune et nommée Héléonord.
Heleonord en 2014 (Documents Voix du Nord)
5 ans plus tard, pour les 25 ans du jumelage, les amis allemands organisent une fête pleine d’animation avec le traditionnel gâteau. Et c’est en mai 2019 que les 25 ans sont fêtés à Hem avec une sculpture d’un artiste mexicain installée au Jardin des Perspectives au son des ensembles de cordes des 2 villes sœurs.
Fête des 25 ans à Wiehl avec le traditionnel gâteau et à Hem avec l’installation d’une sculpture au Jardin des Perspectives (Documents Ville de Hem et Voix du Nord)
De même en 2023, pour les trente ans du jumelage c’est d’abord une délégation hémoise qui se rend en Allemagne pour des retrouvailles amicales et des festivités entre les deux villes. L’anniversaire est également fêté à Hem en 2024, en présence d’une délégation de la ville d’Aljustrel, pour accompagner les 2 communes dans le renouvellement de leurs vœux d’amitié : signature traditionnelle des chartes de jumelage et repas festif ponctué d’animations se déroulent au Zephyr.
Festivités des 30 ans à Wiehl en 2023 et Hem en 2024 (Documents Ville de Hem)
Remerciements à l’association Historihem, à la Ville de Hem, à Jacquy Delaporte pour les livres Hem d’Hier et d’Aujourd’hui et Hem 1000 ans d’Histoire, enfin à Jacquy Demaporte, Christian Teel et Chantal Guillaume pour leur bande dessinée Au temps d’Hem.
Au début des années 1900, Florimond Verleyen tient un estaminet situé au 58-60 rue Bernard à Roubaix, à l’angle de la rue Magenta, dans le quartier des Longues Haies.
Plan du quartierDocument Nord Eclair
Son établissement est assez vaste, ce qui lui permet de le transformer en salle de danse. Il songe sérieusement à développer son commerce, et demande alors l’autorisation d’exploiter un cinématographe. Son estaminet-dancing prend l’enseigne « Cinéma Florimond » vers 1911. Autour de la grande salle, sur trois côtés, un large balcon sert de promenoir et permet aux clients de regarder les danseurs ou les séances de cinéma.
Document Nord Eclair
Au fond de la salle, se situe un orgue accompagnateur qui diffuse de la musique lors des projections de films muets.
Document Nord Eclair
Florimond Verleyen modifie les lieux et crée deux salles :la salle Numéro 1 pour la clientèle populaire de la rue des Longues Haies et la salle Numéro 2 fréquentée par les commerçants de la rue de Lannoy.
Document Les Cinémas de Roubaix
Après la guerre 1914-18, Charles Pacome, un Lillois, rachète l’établissement en 1919, et redémarre l’activité du cinéma en organisant des projections au profit des orphelins de guerre. Charles est un ancien champion en haltérophilie, il transforme une des salles en dancing et en salle de boxe. Pour faire face parfois, à des bagarres entre les durs du quartier, il est obligé de recruter un « gros bras » comme gardien de salle pour régler parfois les différents. Le célèbre boxeur roubaisien Mamadou et son « Boxing club colonial » viennent s’entraîner régulièrement et organisent des combats. En 1922, l’entreprise est cédée à Mr Duthoit, propriétaire du Liliana et en 1931 à la société Roxy qui effectue des travaux pour ravalement de façade. L’établissement change d’enseigne et devient le cinéma Roxy. En 1943, l’autorisation d’exploitation est de nouveau accordée et à la libération l’établissement peut reprendre son activité. La salle Numéro 1 est réservée au cinéma et peut accueillir jusqu’à 750 spectateurs, la salle Numéro 2 sert pour les bals, les jeux et la boxe. En 1957, le Boxing Club de Wattrelos y organise encore des matchs. Mais en 1960, la municipalité décide de la réorganisation du quartier des Longues Haies. Tout le quartier est rasé, et le dernier film projeté au Roxy est un western : « La Reine de la prairie ».
Document Nord Eclair et Les Cinémas de Roubaix
La démolition débute en Octobre 1962 par les Ets Maillet 95 rue du Hutin. La rénovation et reconstruction complète de cet ancien quartier des Longues Haies démarre et va durer quelques années.
Remerciements aux archives municipales, ainsi qu’à P.Waret et A.Chopin pour leur livre « Les Cinémas de Roubaix ».
En novembre 2002, une nouvelle formation musicale émerge à la Cantoria : le Hem Jazz Big Band (HJBB), un ensemble de 18 musiciens qui cultive l’esprit du Glenn Miller des années 50, donne un premier concert à l’occasion du 10ème anniversaire de la Cantoria.
1er concert du HJBB en novembre 2002 (Document Nord-Eclair)
Dès l’année suivante le nouvel ensemble fait parler de lui en assurant, à Paris, l’ouverture officielle de la fête de la musique, en présence du député maire de Hem et de son adjoint à la culture mais aussi de la ministre de la culture.
Le HJBB applaudi à Paris en 2003 (Document Tout Hem)
2003 est également l’année où le Big Band fête son 1er anniversaire dans le cadre des samedis de la Cantoria à la salle des fêtes. Et pour clôturer cette année mouvementée, il participe avec l’EOH au Noël des déshérités au prestigieux Théâtre Sébastopol à Lille.
Le 1er anniversaire du HJBB en 2003 (Documents Nord-Eclair et Tout Hem)Le HJBB au Théâtre Sébastopol en 2003 (Documents Historihem)
Après une tournée de l’EOH dans les Hautes-Alpes en 2000, c’est au tour de l’Accordéon-Club de Gap de venir à Hem, en 2006, et d’y donner des concerts avec le HJBB, mêlant ainsi jazz et accordéon pour faire swinguer la salle pour la plus grande joie du public rassemblé dans la salle Parsy puis dans la salle des fêtes.
Le HJBB à Gap et l’Accordéon Club de Gap et HJBB en concert à Hem en 2006 (Documents Historihem)
L’année suivante c’est à Paris que le HJBB se rend à nouveau, pour faire l’ouverture de la fête de la musique, en présence de la ministre de la culture, avant de partager un nouveau moment très jazzy, le lendemain, avec les Hémois avec les Big Band de Ronchin et Villeneuve d’Ascq, invités pour l’occasion.
HJBB à Paris et à Hem en 2007 (Document Historihem)
A noter cependant que le HJBB n’apparait plus dans les formations récapitulées dans le journal Tout’Hem en 2013. C’est peut-être la raison pour laquelle un nouveau big band voit le jour en 2025, toujours d’après le journal Tout’Hem. Créé en partenariat avec l’école de musique de Leers, composé d’une vingtaine de musiciens il est prévu pour fonctionner par sessions, en fonction des besoins des répétitions te concerts programmés.
Mise en place d’un big band en 2025 (Document Tout’Hem)
L’ensemble de cordes
C’est en 1998 qu’une première prestation publique est réalisée par les toutes nouvelles classes de violon et de violoncelle dans l’auditorium et 2 ans plus tard, l’ensemble de cordes fait ses premiers pas. La moyenne d’âge des musiciens qui le composent est de 11 ou 12 ans et, sous la baguette de Guillaume Dumoulin, professeur de violon alto, les élèves de son cours répètent avec ceux du cours de violon de Valérie Brusselle et du cours de violoncelle avec Thierry Meurin, dès l’an 2000, afin d’offrir des concerts gratuits aux hémois.
Une premières pour les violons et violoncelles en 1998 et un tout jeune ensemble de cordes en 2000 (Document Historihem)
Pendant la première décennie du 21ème siècle l’ensemble de cordes fait ses classes avec Estelle Devoldre. Comme l’orchestre junior il est ouvert aux jeunes musiciens de 1er et 2ème cycle et permet aux jeunes violons et violoncelles de s’exprimer hors de leur cours, jouer avec d’autres musiciens, respecter rythme et justesse. 10 ans après sa création, il compte 14 élèves de l’école âgés de 14 à 19 ans et un adulte musicien amateur.
Classe d’orchestre de cordes en 2003 et 2007 (Documents Historihem)
En 2005, les pupitres sont plantés dans le hall du pavillon de pédiatrie, à l’hôpital Victor Provo, pour que l’ensemble y produise un programme très éclectique, alternant œuvres classiques et chants de Noël. Cette prestation entre dans le cadre d’un projet trimestriel et constitue une première pour ces apprentis musiciens et Patrick Salmon souhaite renouveler l’expérience, afin que les jeunes musiciens se confrontent à des publics très divers.
Une sorte de fête de la musique en 2005 (Document Historihem)
L’orchestre de chambre
C’est en 2009 qu’un nouvel ensemble musical fait son apparition à l’école de musique : un orchestre de chambre. Dirigé par le directeur de l’école de musique, il compte 9 musiciens, pour la majorité professeurs à l’école et d’autres faisant partie de leurs réseaux. Le but de Patrick Salmon : donner l’opportunité à tous de pouvoir découvrir la musique classique et, plus précisément, celle de chambre et les cordes. Une prestation par an est prévue pour cet OCH.
Un nouvel ensemble musical créé en 2008, en prestation à Aljustrel en 2008 et à l’église Saint-Corneille en 2009 (Documents Historihem)
L’association Hem Loisirs en profite pour convier l’OCH, pour sa rentrée, à la salle Maurice Schumann. Pour l’occasion c’est Benoît Meurin, jeune professeur de tuba qui tient la baguette et dirige l’ensemble, au long d’un voyage dans le temps débutant avec une œuvre du 17ème siècle.
L’orchestre de chambre enchante le public (Document Historihem)
A noter cependant que l’OCH n’apparait plus dans les formations récapitulées dans le journal Tout’Hem en 2013.
En 2004, tous les établissements privés de santé subissent des difficultés et ne sont pas au mieux de leur forme. La clinique du docteur Omez n’échappe pas à la règle. Depuis 4 ans, la situation financière de la clinique s’aggrave sérieusement et ne fait qu’empirer. L’établissement, dont le principal actionnaire est la clinique du Bois à Lille, saisit le conseil d’administration pour une Assemblée Générale extraordinaire, en ce mois de Novembre 2004.
document Nord Eclair 2004
Il s’agit de décider de son avenir : soit le dépôt de bilan ou, plus probable, le transfert des lits vers d’autres structures du groupe. « Le seul véritable avenir de la santé privée est de se regrouper, une façon de conforter nos atouts en proposant plus de services encore, et plus de lits. » annonce Roselyne Malterre, directrice générale de la polyclinique du Bois. Les 50 employés de la clinique attendent cette réunion de l’AG avec impatience, pour connaître leur avenir proche. Roselyne Malterre les rassure : « Il ne devrait pas y avoir de casse, le personnel aura des solutions de repli ». Non loin de là, la clinique Saint Jean pourrait d’ailleurs avoir un rôle à jouer dans l’après Omez. Les nouvelles surprennent forcément les roubaisiens. C’est un véritable choc dans la ville, tant l’établissement fait partie du décor médical. La clinique n’était pas vétuste, il y a eu des extensions, des agrandissements, des investissements importants, et on découvre qu’elle fait des déficits colossaux de près d’un million d’euros ! La presse locale annonce la fin prochaine de la clinique, son remplacement par une maison de retraite, un projet immobilier et puis on évoque un sursis de 3 ans avec une poursuite d’activité.
document Nord Eclair 2004
En Janvier 2005, la clinique fonctionne au ralenti : un étage est déjà fermé, peu de patients sont présents dans l’établissement. C’est une semaine décisive qui s’annonce car une réunion importante doit se tenir à la Clinique du Bois, pour savoir si on continue à investir de l’argent. Un mois plus tard, en Février 2005 les 50 salariés ne sont toujours pas informés par la clinique du Bois, et s’interrogent sur leur avenir.
En Avril 2005, le groupe Générale de Santé ( dont fait partie la clinique du Parc à Croix ) vient de faire une proposition et joue le rôle de favori pour la reprise de l’établissement. C’est désormais la guerre des cliniques car, coup de théâtre en ce mois d’Avril 2005, le groupe Septentrion ( qui regroupe les cliniques Ambroise Paré à Lille, la Victoire à Tourcoing et la Maison Fleurie à Fâches-Thumesnil) vient de racheter la clinique Saint Jean et pense à racheter également Omez. Leur objectif est de ramener les lits d’Omez à St Jean, et investir pour créer un St Jean 2.
documents Nord Eclair 2005
Patrick Beeusaert, le directeur de la clinique de la Victoire à Tourcoing est heureux car il remporte la partie. La clinique Omez ferme ses portes ; tout le personnel, soit environ 40 personnes, est repris dans le groupe Septentrion. De très gros investissements sont alors programmés pour rajeunir et agrandir la clinique Saint Jean à Roubaix, puisque la capacité d’accueil passera de 115 à 162 lits.
Patrick Beeusaert ( document Nord Eclair 2005 )Photo de la clinique fermée en 2008 ( document collection privée )
Le bâtiment est rasé en 2014. Un projet immobilier est déposé en 2015 pour la construction de logements ( appartements et maisons ) avec une entrée au 16 boulevard de Cambrai mais également une entrée à Croix entre les impasses Mouton et Planquart qui débouchent sur la rue de Lille.
Le projet du promoteur KIC Immobilier à Villeneuve d’Ascq est rectifié en 2017 pour la construction de 44 logements collectifs et 7 individuels. La municipalité donne son feu vert, les travaux commencent en 2018 et se terminent en fin d’année suivante. Les deux bâtiments latéraux de l’entrée sont fort heureusement conservés.
C’est en 1972 que la ville de Hem décide d’un 1er jumelage avec la cité anglaise de Mossley, une petite ville de 10.000 habitants du Lancashire, située à quelques dizaines de kilomètres au sud-est de Manchester. Pour ce faire, Mr Dupont Lhotelain, agent consulaire de France à Manchester et directeur d’une entreprise française textile à Mossley rend visite, dès janvier 1972 à la municipalité anglaise afin de lui proposer l’idée.
S’ensuivent des échanges par courrier entre le secrétaire de mairie de Mossley, Mr Thomas, et le secrétaire général de la mairie d’Hem, Mr Lepers. Puis, le 1er contact physique avec les personnalités britanniques a lieu, en mars 1972, avec la réception à Hem du maire Mr Alderman Herbert Bentley, de son adjoint, de 2 conseillers et du secrétaire de mairie de Mossley.
Les secrétaires de mairie et la signature du protocole entre les 2 maires (Documents Historihem)
Un protocole est signé entre les maires d’Hem et de Mossley, lesquels s’engagent solennellement à tout mettre en œuvre pour maintenir de façon durable les liens établis. C’est ainsi que les représentants de la municipalité hémoise, à la tête desquelles le maire Jean Leplat sont reçus par leurs homologues de la ville britannique dès le mois de Juin.
La délégation municipale hémoise (Documents Hem d’hier et d’aujourd’hui)
Un comité de jumelage est alors constitué avec, à sa tête, Mr Ron Senior, conseiller. A travers ce comité, des contacts peuvent être pris avec des personnes ou associations de Mossley et du voisinage exerçant des activités similaires en vue d’échanges réciproques. Une réception officielle réunit le personnalités à Mossley en février 1974 et toute une délégation d’enfants français y est également reçue par des élèves anglais en août 1974.
La réception officielle des personnalités en février et la délégation d’enfants français avec leurs homologues anglais en août 1974 (Document Hem1000 ans d’histoire)
Très vite la presse locale annonce une réussite complète concernant le jumelage sportif Hem et Mossley. Ainsi, en septembre 1974, football et ping-pong réunissent sportifs hémois et britanniques avant une chaleureuse soirée d’adieu et une photo souvenir réunissant les sportifs et les personnalités de la ville.
Jumelage sportif et fraternité en septembre 1974 (Documents Nord-Eclair)
Dix ans plus tard le bilan est pourtant mitigé et, des nombreuses relations projetées initialement, ne subsistent, au début des années 1980, que des échanges au niveau des clubs de football et des sociétés patriotiques d’anciens combattants. Chaque année une délégation britannique vient ainsi commémorer la victoire des alliés en novembre avec la FAC (Fraternelle des Anciens Combattants) de Hem.
Ainsi une amitié s’est créée et c’est toujours avec plaisir que Jack Powel, président des anciens combattants de Moosley, et Mr et Mme Ron Senior, viennent passer quelques jours à Hem, comme en novembre 1983 où ils assistent au banquet du 11 novembre. Par ailleurs une délégation de la police municipale de Hem est reçue en 1984 par ses homologues de Mossley.
Ron Senior reçu par Mme Massart à Hem en novembre 1983 et une délégation de la police municipale hémoise à Mossley (Document Tout Hem 1984)
L’année1986 est l’occasion d’un tournoi de football entre l’Olympic hémois et trente deux bobbies anglais qui alternent visite d’une distillerie et d’un commissariat , visite de Bruges et rencontres de foot. Les 2 présidents de clubs sont également reçus en mairie par Mme Massart, maire de la ville, avec échange de cadeaux. Sont également au programme restaurant et soirée dansante.
Week-end à Hem pour les bobbies (Documents Historihem)
C’est à Mossley et Tameside (ville dans laquelle a été regroupée Moosley) que se déroulent les rencontres de 1988 et 1990. En 88, c’est Jack Petit, maire de Mossley, et son épouse qui reçoivent Mme Massart et son époux. Puis Mr Detré, conseiller municipal chargé du jumelage, et son épouse sont reçus, en 90, par Mr Denyer, maire de Tameside et son épouse.
Réception à Mossley en 1988 et Tameside en 1990 (Documents Historihem)
Durant la décennie suivante les échanges continuent : sportifs comme en 1991 entre le club de foot anglais TPFC et l’Olympic hémois, entre personnalités municipales comme en 1992 avec la venue du maire de Tameside à Hem avec le président de la majorité politique du conseil municipal, mais aussi scolaire comme en 1998 avec les échanges linguistiques d’élèves d’une école de Mossley et du collège Elsa Triolet.
TPFC et Olympic hémois devant la mairie en 91, les officiels anglais en 92 et la réception en mairie des élèves anglais et français en 98 (Documents Historihem)
En 2000, et pour la 28 ème année consécutive une délégation anglaise d’anciens combattants du régiment du Duc de Wellington, se joint à la FAC pour fêter les médaillés hémois de la FAC et assister au traditionnel banquet. Puis a lieu le traditionnel défilé du 11 novembre vers le monument aux morts puis la stèle du Général de Gaulle, en compagnie de la fanfare La Gauloise, et avec la participation des véhicules du Rétro-Club hémois, avant la messe à Saint Corneille suivie du dépôt de gerbes sur les tombes françaises et anglaises des combattants morts à la guerre.
La FAC et les anciens combattants anglais au défilé du 11 novembre 2000 (Documents Historihem)
2012 est une année très spéciale puisqu’elle représente les 40 ans du jumelage des 2 villes. 18 britanniques, âgés de 30 à 70 ans, viennent à Hem en Novembre pour célébrer cet anniversaire et commémorer le 11 novembre avec les membres de la FAC. Au programme : accueil à l’espace culturel, visite dégustation dans une ferme brasserie, recueillement devant la stèle Charles de Gaulle, vernissage de l’exposition des 90 ans de la FAC, auberge espagnole, visite de la ville puis de la Manufacture des Flandres et du vélodrome de Roubaix.
Les 40 ans du jumelage (Document Voix du Nord)
Le dimanche le programme est tout aussi chargé avec : messe à Saint Corneille, fleurissement des tombes anglaises au cimetière, plantation de l’arbre des 40 ans dans le jardin des perspectives, banquet à la salle des fêtes avec dégustation de spécialités de la région et soirée en famille pour clôturer la journée avant le retour du lendemain.
Plantation de l’arbre des 40 ans au Jardin des Perpectives en 2012 (Document Historihem)
Remerciements à l’association Historihem, à la Ville de Hem, à Jacquy Delaporte pour les livres Hem d’Hier et d’Aujourd’hui et Hem 1000 ans d’Histoire
Le square Wibaux, autrefois appelé « Parc du Fontenoy », se situe dans la rue de Cassel à Roubaix. Il doit son nom au château se trouvant dans cette rue, propriété de la famille Wibaux. Sur la photo ci-dessous, on distingue parfaitement le château au fond du parc, sur la gauche la rue de Cassel et l’intersection de la rue du Fontenoy qui se trouve juste en face de la demeure.
le Parc du Fontenoy ( document collection privée )
Désiré Wibaux-Florin, fondateur en 1810 des établissements du même nom, fait élever, dans la rue Cuvelle, plusieurs bâtiments industriels. En 1846, Achille Wibaux, son fils, crée sur ce même site, une grande filature de coton, avec les premiers métiers à tisser mécanique.
courrier Wibaux ( document collection privée )Filature de la rue Cuvelle ( document bnr )
Achille Wibaux décède en 1906 et la ville de Roubaix rachète le parc de 11.000 m2. Le château devient une crèche municipale tandis que le parc privé devient un jardin public auquel on donne le nom de « Square Wibaux » du nom de la famille des anciens propriétaires. Quoi de mieux et de plus démocratique pour la municipalité que de créer un jardin ouvert au public dans ce quartier populaire du Fontenoy et de la Guinguette.
Document Journal de Roubaix 2 Juin 1907Document archives municipalesDocument archives municipale
Au début des années 1910, l’Aéro-Club du Nord est autorisé à construire un hangar pour stocker les ballons destinés aux ascensions. Le célèbre aéronaute roubaisien Jean-Baptiste Glorieux et le parachutiste Zéphirin Disdal, fréquentent régulièrement le site. Puis quelques concerts d’harmonie ont lieu également sur place.
Document bnrDocument bnr
Sur la photo aérienne ci-dessous, prise en 1953, on distingue parfaitement le parc, le château Wibaux, la rue de Cassel et la voie ferrée.
Document IGN 1953
En 1955 la municipalité crée un jardin d’enfants avec un terre-plein de jeux, des cages à poules, portiques, balançoires et agrès ainsi que des bancs pour les parents. Le parc longe la voie ferrée et un mur de soutènement est édifié tout le long par mesure de sécurité. Jean Bernard, le responsable des espaces verts de la mairie, envisage alors des vallonnements harmonieux qui descendent jusque la rue de Cassel. Les arbres majestueux sont bien sûr préservés. Des peupliers d’Italie sont plantés et une plage de sable est créée.
Document Nord Eclair 1955
Les services sanitaires et sociaux de la ville sont parfaitement adaptés en cette année 1959, mais ce qui manque le plus c’est le manque de place. La municipalité envisage donc de raser le château Wibaux et de construire à la place, un Centre Sanitaire et Social.
Document Nord Eclair 1959La démolition du Chateau Wibaux ( Document Nord Eclair 1959 )
La construction nouvelle du Centre Sanitaire et Social de la rue de Cassel, en 1959, est conçue en fonction des exigences du moment mais aussi des prévisions de développement futur des activités sociales. Au sein du bâtiment, sont situés les différents services de santé scolaire, la PMI ( Protection Maternelle et Infantile ), l’auxiliaire médicale, les assistantes sociales et le dispensaire.
Plan du Centre Social ( document archives municipales 1959 )Plan du Centre Social ( document archives municipales 1959 )Construction ( Document Nord Eclair 1960 )
Sur la droite de la construction ( à la place du château Wibaux ), est édifiée la nouvelle crèche qui accueille les mères de famille dans différentes salles ; admission, allaitement, lingerie, biberonnerie, cuisine, dortoirs, réfectoire, salle de jeux, jardin et même une « halte d’enfant » qui prend en charge les enfants de mères de famille contraintes de s’absenter un moment.
A la fin des travaux, le jardin peut ouvrir à nouveau en 1961. L’ancien mur de clôture, vieux et lépreux, est démoli, remplacé par un grillage métallique. Le service des plantations de la ville, trace des allées, coupe les herbes hautes, construit un pavillon pour le gardien du parc, rénove les jeux d’enfants, les balançoires, les toboggans, les cages à poules. Tout sera terminé pour fin Juin, pour les grandes vacances d’été.
Document Nord Eclair 1961Document Nord Eclair 1961
En 1997, la crèche familiale municipale de la rue de Cassel est rénovée. Elle est inaugurée le 17 Novembre à 18h en présence de Mr le Maire René Vandierendonck et du médecin pédiatre Maurice Titran. La directrice Mme Messien, les responsables et assistantes maternelles organisent alors une opération Portes Ouvertes les 17 et 18 Novembre 1997 pour la visite des locaux.
Le jardin public, quant à lui commence à se dégrader dans les années 1990 : les herbes folles envahissent les lieux, ce n’est plus un espace vert, mais un espace dangereux pour les enfants. Les services de la Mairie réagissent enfin en 2000. Des jardiniers de la ville s’activent sur place à la plantation de fleurs et de massifs, les arbres forment des ombrages bien organisés. Le terrain de 2 hectares se dessine doucement sur deux niveaux reliés par deux escaliers en pierre.
Document Nord Eclair 2001
Le parc Wibaux est refait à neuf. Il est le bienvenu dans ce quartier de l’Alma-Fontenoy. C’est une heureuse transition verte avec le boulevard urbain qu’on s’occupe à réaliser le long du canal.
A gauche, la tour Mercure, à droite l’église Saint Joseph ( Document Nord Eclair 2001 )Document RoubaixXL