2 grands noms hémois de la boxe sur 2 siècles (3)

Partie 2 Daouda Sow au 21ème siècle (2)

Dans les années qui suivent, le vice champion olympique se met au service d’associations telles que ELA, association européenne contre les leucodystrophies, notamment à Hem où il lit, en 2010, la traditionnelle dictée pour les collégiens hémois ou « les enfants d’ici et d’ailleurs » association wattrelosienne qui récolte des jouets pour les enfants défavorisés. Il n’en néglige pas pour autant sa carrière de boxeur, et pour cela, il s’entraîne dans la région parisienne, cœur de la boxe professionnelle. Cette façon de se recentrer sur Paris est une préparation nécessaire pour briguer un titre national et, à terme, un titre de champion du monde.

En 2010, dictée ELA aux collégiens de Hem, participation à une collecte de jouets et préparation en région parisienne (Documents Nord-Eclair)

Champion de France des légers en 2008 et 2009, il passe professionnel mi 2009 et c’est en tant que tel qu’en juillet 2011 Daouda Sow devient champion de France des poids légers, titre qu’il remet en jeu en 2012. c’est durant cette même année qu’ il crée l’association Action Boxe, dont il est le président (il veut être acteur de la boxe, dans et hors du ring) et grâce à laquelle il entend apporter sa pierre à l’édifice qu’est la boxe et en défendre les valeurs.

Champion de France des poids légers en 2011, remise en jeu en 2012, association action Boxe et soirées Noble Art’s (Documents Voix du Nord)

C’est l’association qui organise les soirées Noble Art’s, dont la première doit se dérouler à Liévin. Malheureusement, la soirée prévue est annulée au dernier moment pour des motifs de sécurité et Daouda Sow se retrouve avec près de 10.000 euros de dettes à rembourser. Par ailleurs, sur le ring rien ne se déroule comme prévu et il peine à poursuivre une carrière qu’il espérait boostée par sa médaille d’argent aux jeux de Pékin. En 2013, il effectue un retour gagnant sur le ring et retourne au collège à Hem pour la dictée de l’association ELA.

Retour sur le ring et au collège en 2013 (Documents Voix du Nord)

En 2014, il devient conseiller au club de boxe d’Avesne-sur-Helpe en y aidant les dirigeants à mettre en place des ateliers techniques de la boxe pour promouvoir sa discipline. Il profite également de cette année pour mettre en place dans sa ville de Hem une soirée Noble Art’s à la salle Leplat et, devant une salle pleine à craquer, il fait le show en remontant sur le ring devant son public pour une victoire éclatante.

Revanche en 2014 à Avesne-sur-Helpe et à Hem (Documents Voix du Nord)

En 2015, Daouda Sow participe à un gala souvenir organisé à Pont-Audemer, au cours duquel les amis boxeurs d’Alexis Vastine montent sur le ring en mémoire du jeune boxeur, également médaillé à Pékin en 2008, et tragiquement décédé dans un accident d’hélicoptère. Il part ensuite s’entraîner durant 3 semaines en Floride, avant de participer brillamment à la soirée Noble Art’s organisé cette année à Wasquehal.

Gala souvenir, entraînement à Miami et soirée Noble Art’s à Wasquehal en 2015 (Documents Voix du Nord)

L’année suivante commence par Levallois-Perret où, dans la catégorie super légers, il subit sa première défaite chez les professionnels. Puis il donne un gala de solidarité à Lille en faveur de la petite Lyana : une partie de la billetterie alimentera la cagnotte constituée par ses parents pour adapter leur maison à son handicap. Passé 30 ans il songe à sa retraite du ring et prépare une reconversion en ouvrant un commerce de restauration rapide indienne « le Jaldi Jaldi » boulevard de Fourmies à Roubaix. Il reste toutefois dans le milieu de la boxe à travers sa présidence de l’association Action Boxe.

1ère défaite à Levallois-Perret en 2016, gala de solidarité pour Lyana, multiples projets après sa prochaine retraite du ring, dont la restauration à Roubaix (Documents Voix du Nord et Google Maps)

Pourtant, dès le début d’année suivante il est bien décidé à remonter sur le ring pour tenter d’obtenir une 3ème ceinture nationale en super léger cette fois, devant le public roubaisien, au Stab. Malheureusement il sort de son combat battu aux points. Daouda Sow, déçu, s’arrête à nouveau avant de revenir, cette fois licencié au club d’Hénin-Beaumont, sur un ring à Douai en 2019, et d’y gagner son combat contre un adversaire géorgien.

Retour sur le ring en 2017 et défaite au Stab devant le public roubaisien et nouveau retour gagnant en 2019 à Gayant Expo à Douai en 2019 (Documents Voix du Nord)

Toujours partant pour les actions solidaires il participe, en 2021, à la journée internationale des droits de l’enfant, à l’Hôpital Victor Provo à Roubaix. Pendant ce temps Abdel-Hakim Zehrir, son entraîneur historique, qui lui avait prédit une participation aux JO, continue à former, à Hem, dans la salle qui porte son nom, des nouvelles générations de jeunes boxeurs qui rêvent de suivre les traces de Daouda Sow.

Journée solidaire en 2021 et le BCH continue à former les jeunes générations (Documents Voix du Nord)

En 2022, Daouda Sow publie son autobiographie « La médaille du Coeur » où il raconte son parcours et livre ses conseils pour toucher du doigt la réussite. Il fonde également son propre club de boxe dans le Vieux Lille, au 30 rue Royale, lieu qui abritait déjà, dans les années 1920 une salle de boxe. L’« Apollo Sporting Club » est destiné à devenir le nouveau temple de la boxe loisir, dans une décoration soignée.

Une autobiographie et un club de boxe à Lille en 2022 (Documents Voix du Nord)

Remerciements à l’association Historihem