Du château Ternynck à l’école Jeanne d’Arc

Henri Ternynck est un industriel roubaisien, dans le domaine du textile. Il possède une usine de tissage et filature, située sur le Boulevard de Fourmies ( voir un précédent article sur notre site, intitulé : l’usine Ternynck ) ainsi qu’une entreprise rue de la Fosse aux Chênes. Ses immenses bureaux se situent au 50 rue de la gare ( à l’angle de la rue de l’hospice ). Henri Ternynck gère ses affaires avec ses enfants, et crée l’entreprise Henri Ternynck et fils. Tous les membres de la famille Ternynck habitent dans différents endroits à Roubaix.

Edmond et Marie Ternynck ( document C. Baccarrere et A. Charpentier )

Un des fils d’Henri, Edmond Ternynck, se marie avec Marie Dormeuil, en 1878. Il décide de faire construire son hôtel particulier vers 1880. Il fait l’acquisition d’un terrain vierge de 13.519 m2, situé au 32 rue de Barbieux, pour y faire construire sa demeure. L’extrémité de cette immense parcelle se situe avenue Le Notre, en bordure du parc de Barbieux. Il confie le projet à l’architecte M. Dupire, qui s’inspire du château de Raray dans l’Oise, pour édifier les plans de la demeure.

L’hôtel particulier d’Edmond Ternynck 1880 ( document Archives Municipales  )
L’hôtel particulier d’Edmond Ternynck  ( document C. Baccarrere )

Le château du Huchon, comme on l’appelle à l’époque, est très imposant, Il est composé de très nombreuses pièces, sur trois niveaux. Au rez de chaussée, une galerie de 24m de long fait face à la rue, c’est une galerie de façade pour y exposer des tableaux et œuvres d’art. La décoration des salles est luxueuse : cheminée dans chaque pièce, moulures bois, portes intérieures monumentales. Au 2° étage, se situent les chambres pour le personnel : les femmes de chambre et les femmes de ménage sont en effet très nombreuses et nécessaires pour le service des châtelains.

Les pièces intérieures ( documents C. Baccarrere )

A l’extérieur, côté sud, est édifiée une terrasse couverte pour les beaux jours.

La terrasse couverte ( document C. Baccarrere )

De chaque côté du château, ( côté rue ) sont édifiés deux bâtiments séparés. Le premier est réservé aux écuries, car les déplacements à l’époque se font essentiellement en véhicules hippomobiles ( fiacres, calèches ). Le deuxième, appelé bâtiment des communs, est consacré aux nombreux jardiniers. On y trouve la resserre et un hangar pour stocker le matériel. Le long du mur de clôture, se trouvent un clapier et un poulailler.

Les extérieurs ( documents Archives Municipales et C. Baccarrere )

Dans les années 1920, de nombreuses nouvelles constructions sont érigées dans la rue de Barbieux. La municipalité décide alors d’une nouvelle numérotation des habitations. C’est ainsi que le 32 rue de Barbieux devient le 68.

Côté rue ( document C. Baccarrere )
Côté jardins ( document C. Baccarrere )

Edmond décède en 1914. Son épouse, Marie Ternynck, continue à gérer seule la demeure. La propriété est immense. Une partie du château ( la moitié du rez de chaussée et la moitié du sous sol, sur le côté sud ) est louée, en 1929, à Léon Tack et son épouse Gabrielle née Catry.

Léon Tack est grossiste et importateur en fruits, primeurs et légumes. Son entreprise est installée au 23-25 rue de la Halle, où la famille occupe le 1° étage. Le couple et leurs enfants apprécie alors ce nouveau logement spacieux, dans un cadre idyllique et verdoyant.

Publicité Léon Tack ( document collection privée )

Marie Ternynck décède en 1934. La famille Tack reste locataire de la demeure rue de Barbieux. En Mai 1940, Léon Tack, son épouse et leurs 7 enfants quittent Roubaix, et partent à Mélicourt dans l’Eure, pour quelques mois, puis descendent dans le sud de la France, et résident à Tarbes pendant quelques mois également. La famille Tack est de retour à Roubaix en 1941 ; les allemands occupent la moitié de la demeure. Léon Tack déménage à la fin de l’année 1942, et part s’installer au 52 rue Dammartin.

À suivre . . .

Remerciements à Carole Baccarrere, Annick Charpentier, Gabrielle et Dany Tack, Béatrice Martin, Florence Tellier, Virginie Samyn ainsi qu’aux Archives Municipales.

Wattrelos fin de siècle

En 1890, Wattrelos est une commune faite de hameaux reliés par des chemins ou des sentiers, le pavé est encore rare. Autre caractéristique, elle possède treize kilomètres de frontière avec la Belgique, ce qui en fait un territoire largement fréquenté par les fraudeurs et surveillé par les douaniers. Quelques industries y sont installées comme le tissage Dhalluin-Lepers ou l’usine de tissage, filature et apprêtage Leclercq-Dupire. Les dix dernières années du siècle vont amorcer sa transformation. En vente à l’office de tourisme de Wattrelos ou en commande par ateliersmemoire@gmail.com

4000 Cyclotouristes à Roubaix

En 1988, du 31 juillet au 7 août, plus de 4000 cyclistes de toute la France et aussi de pays étrangers se retrouvent à Roubaix pour la 50ème Semaine Fédérale de Cyclotourisme. Depuis la création de cet événement, en 1927, c’est la première fois qu’une ville du Nord de la France est choisie pour l’organiser.

Les organisateurs extrait brochure de l'événement
Les organisateurs extrait brochure de l’événement

Une Semaine Fédérale de Cyclotourisme est un rassemblement annuel de cyclos, mis en œuvre par un club qui a déposé un dossier et qui est désigné par la Fédération Française. Le but d’une Semaine Fédérale est de faire découvrir, en la parcourant en vélo, une région en se laissant guider sur des circuits fléchés et minutieusement préparés en privilégiant les sites touristiques. Quatre circuits, de 20 à 200 kms sont proposés chaque jour.

Nord Touriste créé en 1899 Coll Privée
Nord Touriste créé en 1899 Coll Privée

C’est en juin 1984, lors du brevet « Le Tour du Nord » que les responsables du Nord Touriste, Vincent Verschaeve et Jean Claessens prennent conscience des atouts méconnus de notre région et décident de déposer un dossier de candidature. Trois villes sont en concurrence : Feurs en Haute Loire, Thouars dans les Deux Sèvres et … Roubaix. Un courrier en date du 11 juin 1985 confirme au Président du Nord Touriste que l’organisation de la Semaine Fédérale 1988 est confiée à sa structure.

Dès lors, une dizaine de commissions de travail sont créées. Raymond Bodart, bien qu’en déplacement professionnel sur le chantier du futur tunnel sous la Manche, assure le rôle de coordinateur. Les défis à relever sont nombreux et de taille, notamment en termes d’hébergement et de restauration ! Près de 70 % des cyclotouristes sont campeurs. Les terrains de sport de la ville (Parc des Sports, Carihem, Jocelyn Vandaele) vont être aménagés et transformés en campings. Quelques campeurs s’installeront à la Carluyère à Wattrelos. Le reste des hébergements doit être trouvé, et négocié, dans les hôtels, à l’hôpital de la Fraternité et dans différentes sites de villes voisines. 800 petits déjeuners et 1000 repas chaque soir doivent être servis sous un grand chapiteau installé derrière la salle du Centre Aéré (emplacement aujourd’hui du vélodrome couvert Jean Stablinsky). 50 personnes sont mobilisées pour assurer le service. Un service de garderie pour les enfants est mis en place.

lundimardimercrediLa préparation des circuits, en collaboration avec les clubs locaux des secteurs visités en particulier pour l’accueil, les ravitaillements et les animations, nécessite la pose de 9000 flèches. Il faut aussi s’occuper du programme d’excursions et de visites proposé aux accompagnants qui ne roulent pas. Enfin, chaque soir, des ateliers mécanique, des conférences, des animations sont organisés. Ainsi, une réunion sur piste a lieu au vélodrome le jeudi soir à l’initiative du Vélo Club de Roubaix.jeudivendredisamedi

Le vendredi soir, la Ville convie les participants et la population à une prestation des Ballets du Nord sur la Grand Place suivie d’un spectacle pyrotechnique d’embrasement des façades de l’ Hôtel de Ville. Le dimanche 7 août, tous les cyclotouristes s’élancent pour un défilé d’au revoir à travers les rues de la Ville. Nombreux sont les roubaisiens qui les applaudissent !

Les cyclos à Roubaix Photo Raymond Bodart
Les cyclos à Roubaix Photo Raymond Bodart

Puis vient le temps de la cérémonie de clôture et le dernier repas qui rassemble plus de 2000 convives sous le fameux chapiteau.

Adieu Roubaix. Rendez vous à Feurs en 1989…

24e championnat de France de pétanque

( Document coll. priv. )

En 1969, le 24° Championnat de France de pétanque est organisé à Roubaix. C’est un événement exceptionnel pour la commune, car c’est la première fois que cette compétition nationale est disputée au Nord de Paris !

Ce sport de détente, né sur les bords de la Méditerranée, a parcouru bien du chemin pour arriver jusqu’à nous et les gens du Nord sont très fiers d’accueillir cette manifestation. La pétanque est de plus en plus populaire dans le Nord : 2000 licenciés dont 1000 nouveaux ces deux dernières années.

Ce championnat, organisé par le Comité Départemental du 59 62 de la Fédération Française de Pétanque, se déroule les 26 et 27 Juillet 1969 au parc de Barbieux. 196 équipes-triplette sont venues de toute la France pour participer à ce championnat, soit environ 600 participants. A noter que 5 équipes représentent le Nord – Pas de Calais, dont une triplette locale, composée de Gilbert Serbini, de Jacques Verslype et de Guy Friederich ( ancien footballeur, conseiller municipal de Roubaix et gérant du célèbre café de la Betterave du 175 rue de Lannoy ).

( Document coll. priv. )

De nombreuses récompenses sont offertes. L’équipe-triplette gagnante reçoit 3 téléviseurs couleur. La veille du concours, le vendredi, une permanence est organisée à la gare SNCF pour accueillir les participants et, en début de soirée, une saucissonade-party est offerte par une célèbre marque d’apéritif anisé, à la salle Watremez, à tous les participants.

( Document Nord Eclair 1969 )

Le samedi 26 Juillet, P. Prouvost donne le coup d’envoi le matin à 9h15 au parc de Barbieux, avenue Le Nôtre, où 98 terrains de pétanque de 36m2, délimités par des barrières en châtaignier, sont aménagés sur une longueur d’1 km de long. L’organisation est impeccable et le tournoi commence.

( Document Archives Municipales )

Les boules de pétanque s’entrechoquent ; les joueurs sont reconnaissables car les équipes-triplette ont un polo ou chandail de même couleur. Les méridionaux cherchent le soleil encore timide. Les participants, entre 2 parties, se désaltèrent dans des petites échoppes, disposées près du stand de contrôle, où l’on peut consommer, bien sûr, le traditionnel Pastis et le rosé de Provence bien frais. L’après midi se déroulent les 32° et 16° de finale.

( Document Nord Eclair 1969 )

Le samedi soir, à la salle Watremez, un banquet réunit les différentes sociétés participantes et les organisateurs. Mr le Maire est venu saluer ses hôtes. Le repas, très agréable, est agrémenté d’un spectacle de qualité avec l’orchestre d’Eddie Erickson.

( Document Nord Eclair 1969 )

Dimanche 27 Juillet, la compétition continue. La journée est animée par des promeneurs curieux de cette animation insolite pour des « Ch’tis ». Des gradins ont été installés pour le public à côté du carré d’honneur. Et puis il y a surtout, cette saveur d’un accent méridional, qui fleure bon la lavande, lorsque les joueurs se parlent entre eux « Eh té, tu tires ou tu pointes ? »

Un nombreux public vient assister à cette journée, dans une ambiance agréable et sympathique, jusqu’à la finale à 16h.

( Document coll. priv. )

Victor Provo remet les prix dans la salle de mariage de l’Hôtel de Ville à 18h30 à l’équipe du Gard, composée de René Macari, Denis Salvador, et Raoul Bonfort, qui a battu en finale les Girondins.

Alors, certes il n’y a pas d’équipe du Nord-Pas de Calais, dans les hauts du classement, mais cette manifestation a permis de mieux faire connaître notre ville aux participants qui ont tous apprécié l’accueil chaleureux, l’organisation, et le superbe parc de Barbieux.

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Remerciements aux Archives Municipales

L’inauguration de la Caisse d’épargne

Le ministre à l’entrée de la caisse d’épargne Photo NE

C’est le dimanche 23 mars 1958 que M. Garet, alors ministre de la reconstruction et du logement, vient entre autres choses inaugurer la caisse d’épargne de Wattrelos. Il sera passé au préalable par le Fer à cheval à la limite de Croix et de Roubaix, puis il aura inauguré le groupe Ternynck à Roubaix (l’immeuble surnommé la Banane du Nouveau Roubaix), aura survolé du regard la plaine des Hauts Champs et celle des Trois Ponts, futurs emplacements de cités nouvelles.

Il va ensuite inaugurer la nouvelle caisse d’épargne de Wattrelos et Monsieur Watine président de la Caisse lui remet une plaquette d’honneur ainsi qu’à MM. Provo et Delvainquière, respectivement maires de Roubaix et de Wattrelos. Suivra une réception à l’hôtel de ville, où une nouvelle plaquette, celle de la ville de Wattrelos lui est offerte. Il est 17 h 40 et le cortège quitte Wattrelos en passant par le groupe CIL du Laboureur. Après un crochet par le Galon d’eau et le square des Mulliez, Monsieur Garet fait ensuite le tour des chantiers de la Mousserie, du Tilleul et du sapin vert avant de se diriger vers le fort Frasez avant de rejoindre les bureaux du CIL rue Saint Vincent de Paul.

La succursale de la Caisse d’épargne de Wattrelos est due à l’architecte Lescroart. Elle se situe alors à l’angle de la rue Jean Jaurès et de la rue Gustave Delory, là où se trouvent à présent les locaux d’un cabinet médical de dentisterie. On peut apercevoir derrière le ministre en pleine inauguration les maisons de la rue Florimond Lecomte, qui vont disparaître lors de la construction de l’actuelle caisse, ainsi que le salon de coiffure Fernande et la droguerie herboristerie Couvreur. Auparavant, cet angle de la rue Jean Jaurès et Florimond Lecomte était occupé par le magasin de vêtements « Au Grand Chic ». La caisse d’épargne a donc traversé le carrefour pour venir s’installer au côté de la Trésorerie Principale.

L’ancienne caisse d’épargne vue Google

La maison des prisonniers

La maison des évadés Editions Jourdan

La famille Saint-Ghislain de 1942 à 1944

Paru en juillet 2010 (à compte d’auteur). Autre parution sous le titre « La Maison des Évadés » en octobre 2017 aux éditions Jourdan (carnets de guerre).

L’auteur, Marie-Pierre Haem-Leclercq est la petite fille. Elle a écrit le livre pour les 80 ans de sa mère à partir des archives soigneusement renseignées, documentées et conservées. Louis et Madeleine Saint-Ghislain et leurs filles habitent au 6 rue Saint Gérard une petite maison (2 pièces en bas, 2 pièces en haut). Louis travaille à la gare de triage toute proche de Tourcoing. Il est préposé à la visite en douane.

Les prisonniers qui s’évadent (d’un peu partout en Belgique, aux Pays Bas, en Allemagne…) s’introduisent dans des wagons de marchandises en se fiant aux étiquettes de destinations. Le voyage est souvent très long, sans eau, sans nourriture, sans toilettes. Louis les récupère, les accueille chez lui, les nourrit, les habille, leur procure des papiers, leur fournit de quoi rentrer chez eux (billets de train notamment). Il agit avec son épouse et ses filles et avec l’aide et la complicité de cheminots belges, de douaniers, de policiers, de voisins, d’administrations municipales (Roubaix et Tourcoing). D’autres évadés arrivent chez les Saint-Ghislain via les Milices Patriotiques du Front de l’Indépendance de Schaerbeek qui ont créé « une ligne d’évasion ». Ils ont recruté, au Mont à Leux, côté belge Georges Hovelaque et côté français Cécile Verbrugge-Lejeune. Leurs jardins mitoyens sont séparés par le riez qui délimite la frontière entre les deux pays. C’est par ces jardins qu’ils font passer les évadés à quelques mètres du poste frontière tenu par les allemands ! Voilà donc l’origine de la plaque commémorative que nous avons photographiée.

Plaque souvenir Photo Gérard Vanspeybroeck

La famille Saint-Ghislain est également en contact avec l’abbé Jollet à la Châtre sur Cher. Celui-ci fait passer les évadés en zone libre. Louis Saint-Ghislain est arrêté sur dénonciation le 4 janvier 1944. Emprisonné à Loos puis en Belgique, il est libéré le 12 septembre. Son épouse, Madeleine, est arrêtée le 19 janvier 1944 et libérée 8 jours plus tard.

La famille est restée en contact avec la plupart des évadés et a fait un tour de France pour aller les voir à la libération. L’auteur a rendu visite à une cinquantaine d’entre eux avant d’écrire son livre. Madeleine est décédée le 29 mai 1965 et Louis le 10 octobre 1987…jour de la Saint-Ghislain. La salle de Sport « Saint-Ghislain » a été inaugurée en Juillet 2018.

Livres sur Wattrelos 2

Wattrelos mille ans d’histoire Jean Piat & Mairie de Wattrelos 1970

Écrit par Jean Piat et préfacé par Jean Delvainquière, alors maire de Wattrelos, ce livre entreprend de raconter l’histoire de la ville, en plusieurs chapitres, dont voici les titres : Mille ans d’histoire, les messieurs de Saint Bavon, labourage et bobinage, taillables et corvéables, que de Dieu et du soleil, les guerres et les gueux, le village prend tournure, les bleus et les blancs, la terre qui meurt, à l’économie et au plus pressé, en dépit des crises et des guerres, forcer le destin, de l' »otil » à la cornue, enfants beaux soucis, une grande cité, Terre d’avenir. Richement illustré, l’ouvrage se termine par un index chronologique.

Wattrelos et les Wattrelosiens Jean Piat & Mairie de Wattelos 1989

Écrit par Jean Piat et postfacé par Alain Faugaret, alors maire de Wattrelos, ce livre est bien plus qu’une simple réédition de l’ouvrage précédent (Wattrelos, mille ans d’histoire). Le contenu en est développé, enrichi par les recherches et découvertes qui font de ce « Wattrelos et les Wattrelosiens » un nouvel opus incontournable, dont voici les têtes de chapitre : Avant propos, le don d’Allowin, en espèces et en nature, la lutte pour le glaive, sous le signe de la croix noire, par le fer et par le feu, autour du donjon, la révolution des laboureurs, labourage et tissage, un lietmotiv : peu de ressources, comme Job sur son fumier, Höffmann Schneider Von Kreigsheim und Kie, de grèves en crise, le prix des larmes et du sang, trois décennies décisives, des microprocesseurs et des berlouffes. Toujours richement illustré, l’ouvrage se termine par la postface d’Alain Faugaret, maire de Wattrelos, « Wattrelos, libre et singulière » et une table des matières.

Wattrelos entre la charrue et l’otil, des bourles au potache ARHW

Écrit par Martine Soete et Daniel Delcroix, cet ouvrage été publié par l’Association de Recherches Historiques de Wattrelos. Il évoque le Wattrelos de la belle époque, dont voici les têtes de chapitre : La situation géographique de Wattrelos, les Wattrelosiens à l’ouvrage, les distractions, du côté des enfants, manifestations religieuses et philanthropie, résurrection et modernisme, la Grande Guerre, Conclusion. Cet ouvrage est abondamment illustré de cartes postales et de photo-cartes d’époque qui donnent une bonne idée du Wattrelos de la Belle époque.

Balade dans Wattrelos ARHW 1999

Écrit par Jean Debucois et Daniel Delcroix, et préfacé par Alain Faugaret, maire de Wattrelos, ce deuxième ouvrage publié par l’Association de Recherches Historiques de Wattrelos fait l’inventaire historique des rues de Wattrelos. Ce livre est abondamment illustré de cartes postales et de différents documents qui mettent bien en valeur la dimension historique de l’ouvrage.

Wattrelos trois siècles de frontière ARHW Benoit Hamon

L’auteur de « Wattrelos, trois siècles de ville frontière » est Bruno Hamon, un douanier qui fut en fonction à Wattrelos et membre de l’Association de Recherches Historiques de Wattrelos. C’est l’ouvrage d’un spécialiste de la question douanière, dont voici les têtes de chapitre : Avant propos, introduction, Wattrelos ville frontière, une très forte implantation douanière, les douaniers de Wattrelos à l’épreuve des conflits, être douanier à Wattrelos en 1900, la vie autour de la douane, la fraude les fraudes, conclusion. Cet ouvrage est agrémenté de cartes postales et de différents documents qui illustrent bien le sujet abordé.

Wattrelos Mémoire en Images éditions Sutton Sept 2006

Cet ouvrage se présente comme une collection d’illustrations du Wattrelos d’autrefois, commune à la fois rurale et frontalière, industrielle et festive. Réalisé par un membre de l’ Association de Recherches Historiques de Wattrelos, il invite le lecteur à une promenade dont les thèmes sont les suivants : Introduction, la traversée de Wattrelos, des frontières à l’Europe, fermes de la campagne à la ville, des chapelles aux paroisses, histoire du chemin de fer, du cabaret à l’hôtel de ville, à la mémoire des grands hommes, sur les chemins de l’école, combats et résistance, des sports d’élite aux sports d’équipe, des harmonies au carnaval, du village à la ville. Cet ouvrage se termine par une bibliographie.

Livres sur Wattrelos

La ligne 3 : Lys lez Lannoy

Aussitôt sortie de Roubaix, la ligne se sépare et forme une double voie, l’aiguille se situe quelques mètres après l’octroi, à l’intersection avec le chemin vert. La voie d’évitement est placée le long du trottoir de gauche lorsqu’on regarde vers Roubaix. Cet évitement est relativement long comme l’atteste la seconde photo. Au fond le café-octroi, qui a fait l’objet d’un précédent article.

La photo suivante, prise à quelques dizaines de mètres plus loin et dans la même direction, bien que plus ancienne, montre la ligne, encore en voie unique. Elle date d’avant 1905 ainsi que l’atteste la motrice, d’une des deux premières séries, en état d’origine qui se rend à Toufflers. A l’évidence, la ligne n’a cessé d’évoluer tout au long de son histoire.

En se retournant vers Lannoy et après avoir avancé encore quelques dizaines de mètres, on trouve de nouveau une double voie, mais, cette fois-ci, elle est disposée le long du trottoir opposé. Le fil de contact aérien est fixé, comme à Roubaix, sur les bâtiments qui bordent la route.

Avançons encore une centaine de mètres : Une photo nous montre une voie unique qui se dédouble. Sur cette partie double circule une motrice d’origine à deux marchepieds série 1 à 18. Ici aussi l’aspect a beaucoup changé : Tout au fond et à droite, les maisons disparues aujourd’hui étaient situées juste avant le passage à niveau. Les constructions à gauche de la motrice ont été remplacées plus tard par l’usine Lepers-Delespaul qu’on voit ci-dessous sur les photos couleur.

Le passage à niveau est traversé à angle droit par le tramway sur une voie unique. Ici les constructions nouvelles, la disparition de la gare et la suppression des voies de garage SNCF, remplacées par une zone piétonne, ont profondément modifié le point de vue. Les barrières ont laissé place à un passage pour piétons, et la plate-forme de la voie ferrée à un chemin de promenade qui va de la gare du Pile à Forest et Villeneuve d’Ascq.

Avançons encore d’une centaine de mètres vers le terminus. Ici, la voie est de nouveau dédoublée en passant devant un café-tabac qu’on remarque à droite. Celui-ci existe toujours aujourd’hui.

Les vues suivantes, prises en sens inverse à différentes époques nous montrent l’évolution de ce café, aujourd’hui le Flint. Sur la photo la plus ancienne une motrice de type 300 qui négocie la courbe sur une voie unique qui sera doublée par la suite.

Sur la droite la grille de l’ancienne propriété Boutemy, disparue de nos jours.

En avançant encore d’une centaine de mètres vers la place de Lannoy, nous voyons la ligne, empruntée par une autre voiture 300, qui longe l’usine Boutemy dont la première partie a été ensuite remplacée par les bâtiments de l’usine Stein, disparue elle aussi pour faire place à un supermarché. La partie située après le virage a été démolie également pour former une zone piétonne. La photo du bas, provenant de l’Institut Géographique National, date de 1965. Sur celle-ci, une flèche montre la direction de la prise de vue de la première photo. Le carrefour a aujourd’hui fait place à un rond-point

Nous sommes tout près maintenant de la place. Pour y accéder, la ligne fait une courbe à angle droit devant l’ancien Canon d’or, avant d’emprunter l’étroite rue des trois frères Rémy.

La motrice de type 300 vue ci dessous suit cette courte rue avant de virer à gauche et arriver sur la place. La photo du bas montre qu’une aiguille qui permettait aux tramways d’emprunter à droite la rue des Bouchers a été supprimée.

Les photos proviennent de la médiathèque de Roubaix, des archives départementales, et de collections particulières. Photos couleurs Jpm

A suivre…