Les petites sœurs des pauvres

Un asile de vieillard (comme on l’appelle à l’époque) est fondé provisoirement à Roubaix, en 1860, rue de l’Embranchement (aujourd’hui, la rue de Lille). L’abbé Masse, doyen de Saint Martin et plusieurs industriels y font venir « les petites soeurs des pauvres ». Il s’agit d’une congrégation religieuse qui a pour mission la fraternité dédiée aux soins des personnes âgées, pauvres et malades.

En 1862, les bienfaiteurs de l’œuvre achètent un terrain de 10.234 m2 au 52 rue Saint Jean pour y installer le bâtiment définitif et participent au financement de sa construction grâce à des dons et des souscriptions particulières.

La façade de la rue Saint Jean ( document archives municipales )

La construction se termine en 1864. Le bâtiment peut recevoir 150 personnes. Une grande chapelle dans l’axe central, et qui n’est pas visible de la rue, sépare les deux ailes : les hommes à gauche et les femmes à droite. A cette époque, les chambres sont des dortoirs, les lits sont séparés par un simple rideau.

En 1882, la maison s’est encore agrandie de manière à pouvoir recevoir 235  »vieillards » et 22 petites sœurs, aidées par de nombreux bénévoles.

Plan ( document archives municipales )

A l’intérieur, les écuries se trouvent à gauche du bâtiment et l’entrée des chevaux se fait ainsi par la rue du coq Français. Au fond se trouve la buanderie. Une cour intérieure se trouve au centre du bâtiment principal, pour les jardins mais également pour la basse-cour où les animaux peuvent promener à leur aise en liberté : poules, coqs, canards et même moutons. Sur la droite, se trouve la salle des fêtes et le vestiaire. L’aumônerie quant à elle, se trouve juste à côté au 38 de la rue Saint Jean.

l’aumônerie au 38 qui existe toujours de nos jours ( photo BT )

De nombreux bénévoles reçoivent les dons des particuliers, des vêtements ainsi que des meubles pour remise en état en vue d’une future revente.

documents collection privée
document Nord Éclair

Les écuries deviennent des lieux d’expositions, en Novembre de chaque année. Les travaux manuels des pensionnaires y sont en effet mis en vente : vannerie, rotin, fer forgé, tricot, broderie, dentelle, tableaux, peluches. L’argent ainsi récolté est une aide pour les missions des « petites sœurs des pauvres » à l’étranger pour les pays en voie de développement sur les 5 continents.

document Nord Eclair

Au début des années 1960, la maison de retraite ( appelée autrefois : l’asile de vieillards ) change d’appellation et devient « Ma Maison ». La salle de restauration est refaite, l’accueil est plus sympathique et chaleureux, les jardins extérieurs sont soignés : tout est fait, pour que les personnes âgées se sentent chez eux, comme à la maison.

document collection privée

En 1962, on décide enfin d’élargir généreusement la porte cochère. En effet, l’étroite porte d’entrée ne permet plus aux camions de pouvoir accéder à la cour pour effectuer les livraisons.

document Nord Eclair et archives municipales

Un club du 3° âge est créé en 1973, pour les personnes âgées qui habitent le quartier. Leur local est aménagé dans les anciennes écuries, d’une façon remarquable : murs de briques nettoyées, cheminée rustique, meubles anciens restaurés par les pensionnaires ; l’atmosphère est chaude et sympathique.

Les personnes habitant le quartier peuvent venir au club, tous les jours de 14h à 18h, pour jouer aux cartes et à d’autres jeux de société.

document Nord Éclair

En 1999, le bâtiment a désormais 135 ans d’existence ! Des travaux très importants sont nécessaires : travaux d’aménagement et de modernisation car les locaux sont très vétustes, et travaux de sécurité, car le bâtiment est loin de répondre aux normes de sécurité obligatoires.

Compte tenu des sommes importantes que ces travaux représentent, les sœurs quittent les lieux. Elles vont se diriger vers d’autres centres des petites sœurs, et en particulier à La Madeleine. Le centre des « petites sœurs des pauvres » de Roubaix ferme donc définitivement ses portes, en cette même année 1999.

À suivre . . .

Remerciements aux Archives Municipales, à la SER, ainsi qu’à Manuela Screpel, Soeur Adelaïde et Monique Gheerolfs.

Les Entrepôts du Nord

Dans les années 1890, l’entreprise Coulon-Cuvelier est un commerce de gros qui approvisionne en vins et spiritueux, les commerçants et les particuliers de la ville, sous l’enseigne « Les Entrepôts du Nord ». Elle est implantée au 6 8 10 et 12 Boulevard de Paris à Roubaix.

En-tête 1890 ( document collection privée )

Au début des années 1900 Auguste Grimonprez-Delcourt reprend l’affaire, et garde l’enseigne « Entrepôts du Nord ».

document collection privée

Dans les années 1920, Auguste Grimonprez Delcourt développe l’activité en ajoutant des gammes de produits : vins fins, bières anglaises. Il passe un accord d’exclusivité pour des vins de champagne Guy de Montprez pour toute la France et la Belgique.

document b.n.r

Mais surtout, Auguste négocie la vente exclusive de l’eau de la source Willems, produite localement à la source du Robigeux à Willems, ainsi que l’exclusivité de grands vins de porto pour la France et l’étranger.

document collection privée

En 1934, un gros projet immobilier résidentiel voit le jour, et nécessite la démolition de plusieurs maisons du n° 2 au n° 12 du boulevard de Paris. Sont concernés : le pâtissier Van Haelst au n° 2, le photographe Shettle au n° 4, le comptable Debuchy au n° 6 et les entrepôts du Nord aux n° 8 10 et 12

Les travaux de construction de l’immeuble en 1934 ( document collection privée )

Pendant les travaux de construction de cet immeuble, Auguste Grimonprez déménage son entreprise provisoirement au 19 rue Jean Moulin, dans une partie des locaux de la filature Motte et Marquette.

Adresse provisoire ( document Ravet Anceau 1934 )

En 1936, la construction est terminée, Auguste reprend son emplacement. La façade sur le boulevard est plus petite ( n° 10 et 12 ) mais la profondeur est plus importante, car il dispose d’un accès à l’arrière, rue des loups, pour les réception et les livraisons de marchandises.

documents collection privée 1936

En 1943, l’affaire Grimonprez Delcourt est reprise par Losfeld-Tanchou et Cie. Maurice et Robert Losfeld sont mariés avec deux des sœurs Tanchou. Les frères Losfeld gardent l’enseigne « Les Entrepôts du Nord »

Papier à en tête Losfeld Tanchou ( document Marc Losfeld )

Maurice et Robert Losfeld apportent quelques modifications dans les gammes de produits. Ils créent la marque « LOTA » (LO.sfeld TA.nchou) pour les vins et rhums, développent l’embouteillage de vins de qualité traditionnelle et distribuent les eaux de la Compagnie fermière de Vichy. C’est à la fois un négoce de produits,  »en gros et au détail ».

étiquettes de vin et rhum ( documents Marc Losfeld )

Instantané de mémoire : Souvent, le jeudi après-midi, je vais rejoindre mon père Maurice, pour découvrir l’entreprise « Les Entrepôts du Nord ». On entre par le n° 12 car la porte du n° 10 est réservée aux bureaux. C’est la salle d’accueil pour la clientèle. Les différents produits proposés sont exposés en vitrine et sur une étagère derrière le comptoir. Les bières en bouteilles sont vendues au détail. Derrière l’accueil, se trouve la salle d’embouteillage. Une petite grue permet de descendre et de remonter les fûts du chais ( caves en sous sol ) couvrant une grande partie de la société. On y accède par un escalier situé dans la salle d’embouteillage. Derrière se trouve le quai de chargement pour la camionnette de livraison « Chenard et Walker », la cour pour réceptionner les fournisseurs, ainsi qu’un emplacement pour le lavage des bouteilles consignées. A chaque fois que j’y allais, les 3 membres du personnel ( les cavistes Oscar et Robert ainsi qu’une vendeuse ) étaient heureux de m’accueillir.

Plan de l’entreprise ( document Marc Losfeld )

Robert Losfeld décède en 1945, Maurice continue seul, l’activité. Au début des années 1950, la situation financière de l’entreprise se dégrade car la vente de vin en tonneaux chute considérablement. L’entreprise ferme définitivement ses portes en 1953.

Au début des années 1960, le n° 10 est repris par M. Verschaeve commerçant en fruits et légumes, et le n° 12 par l’épicerie-alimentation de M. Bombeck. Puis de nombreux commerces et/ou professions libérales s’y succèdent. A ce jour le n°10 est occupé par un commerce de vapotage et le 12 par l’entreprise de serrurerie Porquet.

Photo BT

Remerciements à Marc Losfeld et aux archives municipales.

Au Petit Cendrillon

Depuis plus d’un siècle, le 107 rue de l’Epeule à Roubaix, a toujours été occupé par un commerce de chaussures. Dans les années 1910, il s’agit du magasin de A. Hourez

Publicité 1910 ( document collection privée )

Le point de vente est ensuite tenu par Mlles Carette dans les années 1920, jusqu’en 1961. La photo ci-dessous représente la façade du magasin de chaussures des sœurs Carette vers 1950. A gauche on distingue une partie du commerce des cycles Vercoutère.

document MC Goossens

Fernand D’Halluin est cordonnier à Linselles. Il est ambitieux et souhaite, avec son épouse Geneviève, ouvrir un magasin de chaussures dans une grande ville proche. L’occasion se présente en 1961, quand les deux sœurs Carette décident de prendre leur retraite, et cèdent leur point de vente, aux époux D’Halluin.

Fernand et Geneviève gardent l’enseigne existante : « Au Petit Cendrillon » car elle possède une bonne notoriété dans le quartier de l’épeule. Fernand continue son activité de cordonnier, puisqu’il a installé son atelier dans la réserve, juste derrière le magasin.

Publicité 1961 ( document Nord Éclair )

Fernand et Geneviève développent leur affaire fortement pendant toute la période des années 60. Fernand vend des chaussures sur les marchés et Geneviève tient la boutique.

En 1969, ils décident de rénover complètement leur commerce qui en a bien besoin. Ils font appel à Max Ecoeur, décorateur installé à Lomme, pour transformer la façade, et aménager complètement l’intérieur.

documents archives municipales et bnr Daniel Labbé

Le résultat est magnifique : la porte d’entrée se trouve un peu en retrait par rapport au trottoir, ce qui permet une très grande vitrine d’exposition de chaque côté. La porte est protégée la nuit, par un rideau de fer. Le carrelage de l’entrée est en marbre de couleur rose.
A l’intérieur, sur la droite, les chaussures sont exposées sur des meubles tout en hauteur, et à gauche, se trouvent plusieurs sièges afin que les clients(tes) puissent essayer différents modèles avant de choisir. Le comptoir en forme de demi-lune et de couleur orange est placé au fond du magasin, juste à côté de la porte de la réserve, qui donne elle-même sur l’habitation

Intérieur du magasin ( documents archives municipales et MC Goossens )

La gamme de produits est très large, de façon à ce que chacun puisse trouver ce qu’il recherche : du haut de gamme, bien sûr, comme les chaussures Clerget, mais les plus grosses ventes se font avec la marque Gepy de la maison Gep, un milieu de gamme qui convient parfaitement à la clientèle de ce quartier populaire.

Publicité 1976 ( document Nord Eclair )

Fernand et Geneviève ont 4 enfants : Guy, Philippe, Jean-Jacques et Marie-Chantal. En 1976, soucieux de leur avenir, les parents décident d’ouvrir des magasins de chaussures pour eux, ou plus précisément pour les 3 aînés :

– pour Guy le magasin de Wattrelos Sapin Vert, 7 rue de l’Union

– pour Philippe, celui de Wattrelos Laboureur, 266 rue Carnot

– pour Jean-Jacques, celui de Roubaix au 229 boulevard de Fourmies

Les trois garçons ont une parfaite connaissance de la chaussure, puisqu’ils ont aidé leur père Fernand sur les marchés.
Quant à la cadette, Marie-Chantal qui travaille dans le magasin de la rue de l’épeule, elle pourra dans un avenir proche, reprendre le commerce.

Fernand est très investi dans la vie de son quartier. Il est, pendant de très nombreuses années, président du comité des fêtes du quartier Epeule-Alouette-Trichon. Il organise la braderie de la rue de l’épeule, les fêtes quinquennales, le football humoristique, les courses en sac, le banquet des anciens, etc

Fernand et Geneviève D’Halluin ( documents MC Goossens )

En 1984, Fernand et Geneviève prennent leur retraite. Marie-Chantal reprend la boutique à son compte et embauche sa belle sœur Krysia pour continuer l’activité du commerce. Elle habite à l’arrière du magasin avec son mari Daniel Goossens et leurs 3 enfants.

Publicités 1984 1987 ( documents collection privée )

Comme ses parents, Marie-Chantal s’investit également dans l’animation de la rue de l’épeule ; elle est secrétaire de l’Union des Commerçants du quartier, dont la présidente est Nathalie Desfrennes de la droguerie voisine Debril. L’Union Commerciale organise en particulier les soirées des sosies, spectacle renommé et populaire dans le quartier, financé par l’association ; Commerces et Quartiers.

Lors des premières Cavalcades du centre-ville, Marie Chantal est présente pendant deux jours, place de la Liberté à son stand « Au Petit Cendrillon ». Sur la photo ci-dessous figurent Miss Roubaix métropole, Marie-Chantal et au fond, son mari Daniel.

Stand lors des Cavalcades ( document MC Goossens )

L’Union Commerciale diffuse également avec l’association Commerces et Quartiers, le calendrier annuel distribué par les commerçants de la ville.

En 1991, Daniel et Marie-Chantal Goossens-D’Halluin ont l’occasion d’acheter leur immeuble qu’ils louaient jusqu’à présent au propriétaire, Mr Debaere.

Marie-Chantal, en 2010, décide de rajeunir l’image de l’enseigne en modifiant le fronton, et de réaménager à nouveau l’intérieur, en changeant l’ensemble des étagères de présentation.

Enseigne de la façade en 2010 ( documents bnr D. Labbé et MC Goossens )
Intérieur ( document Daniel Helynck )

Vers 2015, les affaires sont de plus en plus difficiles car les sites de vente de chaussures sur Internet, sont des concurrents virulents. Marie-Chantal et Daniel envisagent d’arrêter leur activité. Ils annoncent en 2018 une liquidation totale des stocks avant fermeture pour cause de retraite. La réputation de leur commerce est telle que tout le stock de chaussures est vendu en très peu de temps. Le magasin ferme définitivement ses portes après 57 années d’activité.

document Nord Eclair 2018

L’ensemble immobilier et commercial est cédé en 2019 et le magasin devient un commerce de bouche : O Poulet Braisé en 2019, C.Pizz en 2020 et Gharnata en 2021.

documents Google Maps et BT

Remerciements à Marie-Chantal et Daniel Goossens-D’Halluin ainsi qu’aux archives municipales.

Le tour de France automobile à Roubaix

Le 18 mars 1912, se dispute l’étape Rouen Roubaix longue de 242 kilomètres. C’est la treizième du tour de France automobile organisé par le journal l’Auto, dirigé par Henri Desgranges. Le départ est donné à Rouen à partir de huit heures du matin. À mi-route, c’est à dire à Amiens, repos d’une heure. Vers deux heures et demie les premières automobiles font leur apparition au rond point du Parc Barbieux où un poste de ravitaillement a été préparé. On comptait sur les pavés du Nord pour donner le coup d’estoc à quelques voitures, mais rien du tout !

Publicité Michelin parue dans l’Auto en 1912

Le passage des voitures dans Roubaix a attiré de nombreux curieux. Les voitures se succèdent de minute en minute et se rendent au parc fermé installé dans la salle municipale des fêtes de la rue de l’hospice. Il y a là, au contrôle, MM. Miral, commissaire du Tour, Steinès, rédacteur, Vanneste correspondant de l’Auto, Léon Petit fils chronométreur, Théo Callens, Henri Decraene, P. Samain, Henri Dumont, Nisse. M. Hector Franchomme président de l’automobile club du Nord est présent ainsi que MM. Henri Boulangé et Alfred Damez, membres du comité de l‘ACN. Toutes les voitures ayant pris le départ à Rouen sont arrivées dans les délais.

Une des voitures participantes L’Auto 1912

La liste se décline en voitures et voiturettes. Pour les voitures, il ya trois Barre, une Hurtu, une Crespelle, trois Doriot-Flandrin-Parant, deux Alcyon, trois Corre La Licorne, trois Benz, une Reo, trois Pilain, deux Schneider , une Majola, une Bozier, une Turicum, deux C.I.D, une Bugatti, deux SCAR, une Muller et Mignot, deux Stimula, deux G. Roy, une Delage, une De Bazelaire. Dans cette liste, il y a des sociétés automobiles mais aussi des constructeurs individuels dont certains conduisent leur véhicule, ainsi Muller, G. Roy, De Bazelaire, Crespelle. Pour les voiturettes moins nombreuses, une Ponteix, une Ponette, une Sphinx, une Bedelia, une Dumond.

Une des voiturettes participantes L’Auto 1912

Toutes les voitures sont exposées dans la salle municipale pendant une journée et le public est admis à les voir moyennant un droit de 0,25 centimes perçu au profit des pauvres. Les membres de l’ACN sont reçus sur présentation de leur carte d’identité. Un orchestre symphonique se fait entendre dans l’après midi. Chaque marque en profite pour présenter ses modèles. Les voitures Pilain dont Eugène Lepoutre est le représentant régional, ou les Schneider représentées dans le Nord par M. Henri Delhuvenne propriétaire du grand garage central de Tourcoing. Les pneus Continental sont de la partie.

La salle des fêtes de la rue de l’hospice doc BNRx

C’est un défilé ininterrompu de visiteurs, en présence de nombreux garagistes. Grand succès des Corre Licorne. Elles ont accompli les 3500 kilomètres ensemble en un groupe inséparable. Les conducteurs sont MM. Lestienne, Colomb et Quinet. M. Waldemar Lestienne le directeur de la marque, pilote l’une des voitures et il est roubaisien, membre de la société commerciale et industrielle, ex comité lainier. La Pilain, une marque lyonnaise s’est également bien comportée.

Grand Hôtel de Roubaix doc Coll Particulière

Une réception a lieu à 20 heures 30 le comité de l’ACN reçoit les organisateurs et concurrents du tour de France automobile dans les salons du Grand Hôtel à Roubaix. Lors du repas du soir, on apprend que quatre femmes pilotent des voitures dans ce tour de France. M. Franchomme leur remet à chacun une gerbe de fleurs. L’hommage ne va pas jusqu’à les citer, nous avons tout de même retrouvé Mme Germain qui court sur Stimula.

La 14ème étape Roubaix Reims est pour le lendemain. Le départ est donné à 7 heures du matin pour les voiturettes et à 8 heures pour les voitures. Les concurrents descendront la rue de la gare et la rue neuve et sortiront de Roubaix par le boulevard de Paris pour gagner Lille par le grand boulevard. Elles traverseront cette ville par la grand place, la rue Nationale, le boulevard de la liberté et le boulevard des écoles pour sortir par la porte de Douai.

Le lendemain donc, trente sept voitures ont pris le départ pour une étape de 287 kms. Les Corre La Licorne sont arrivées bonnes premières. C’est l’avant dernière étape, avant de terminer à Paris. Ce tour de France était plus une course d’endurance et de respect des délais qu’une course de vitesse, avec un règlement très sévère. Les automobiles qui l’ont bouclé ont fait la preuve de leur solidité et de leur fiabilité.

Des courses de baignoires sur le canal !

Le canal a très vite été un lieu d’activités conviviales. Les sports nautiques ont trouvé leur décor, ainsi l’aviron et les régates du Cercle Nautique de Roubaix mais aussi les nageurs et bien sûr la pêche.

En 1988, la Jeune Chambre Économique de Roubaix crée les « Animations Nautiques » quai de Calais et quai de Dunkerque, dans le quartier de l’Union. Le point d’orgue de la manifestation sera une course de baignoires ! Elle organise encore l’édition 1989 puis c’est la transmission en 1990 à la Ville de Roubaix, au Comité des Fêtes de l’Union et à l’Association des Commerçants et Artisans de l’Union Roubaix (ACAUR) composée du Garage Darbo, de la librairie Delesalle et de l’auto-école Grouillon. Ces animations sont intégrées au programme de la Fête Nationale et se déroulent le 14 juillet.

La course de baignoires Photo Comité des fêtes

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Roubaix 2000 de 1974

Les murs extérieurs du centre commercial Roubaix 2000 ont été revêtus de couleurs vives et pimpantes, en attendant que les murs intérieurs subissent le même traitement. Des panneaux publicitaires informent le passant sur qui se trouve dans le centre. Le problème des courants d’air semble avoir trouvé une solution : des glaces ont été posées tout autour des jardins intérieurs. On est moins frileux dans les allées. La mise en place de coupe-vents et de portes latérales sera opérée très bientôt.

La parade aux courants d’air Photo NE

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1970 le centre commercial en chantier

L’opération Édouard Anseele c’est quinze ans de travail : 13 hectares à dénuder, 1.800 logements insalubres à détruire, 4.000 personnes à reloger, 240 commerces à exproprier. Puis une infrastructure à refaire de fond en comble, 1.700 logements à construire, un parking souterrain de 1250 places, un centre commercial de 80 magasin, un groupe scolaire, une salle des sports de 900 places et un foyer de vieillards (pour le 3e âge) à édifier. Le tout est situé à proximité immédiate du centre ville. Les promoteurs ont souhaité arrêter l’inquiétante évasion du pouvoir d’achat des roubaisiens vers l’extérieur (Lille, Belgique). Le parking de 1.250 places reste un atout important.

La galerie en construction Photo NE

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