Château Hannart

Le château Hannart se trouve au 66 rue de Barbieux à Roubaix, juste à côté du château Ternynck, au 68 de la rue. Sur la photo ci-dessous, on distingue parfaitement sur la gauche, les anciennes écuries du château Ternynck qui est occupé aujourd’hui par l’institution Jeanne d’Arc.

le château Hannart ( document archives municipales )
la façade avant ( document archives municipales )
la façade arrière ( document archives municipales )

Le château appartient à la famille Hannart qui dirige la grande teinturerie à Wasquehal et trois usines d’apprêt à Roubaix. Le château se trouve en front de rue. Il est très vaste. Au rez de chaussée, on trouve : l’entrée, le hall, le living, le petit salon, le grand salon, le bureau, l’office et une immense salle de billard. A l’étage, se situent : le hall, 4 chambres, un bureau, un vestibule, une lingerie, les toilettes et 2 salles de bain. Il en est de même pour le deuxième étage.

plan du rez de chaussée ( document archives municipales )

Derrière l’immeuble, l’immense parc se termine sur l’avenue Le Nôtre. Depuis plus d’un siècle, cet imposant édifice appartient à Mme Amicie Hannart-Ménart qui y habite. Amicie est veuve depuis 1899. Son mari Georges Hannart dirigeait, de son vivant, son entreprise de teinturerie et apprêts à Roubaix.

plan cadastral ( document archives municipales )

Amicie décède à la fin des années 1940. Les consorts de la famille Hannart confient le dossier à l’architecte A. Lemay, 29 rue Colson à Lille, en 1951, pour transformer l’immeuble en 8 appartements locatifs. Le permis de construire est accordé, les travaux peuvent ainsi commencer. Les premiers locataires prennent possession de leur logement en 1952. En 1960, il n’y a plus de locataires et le château Hannart est rasé quelques temps après. Sur le terrain vierge, se construit alors une maison individuelle occupée par J. Heroult, ingénieur, au milieu des années 1960.

maison individuelle ( document archives municipales )

L’institution Jeanne d’Arc reprend ensuite l’ensemble du terrain, fait construire sa nouvelle école maternelle et fait pratiquer une ouverture, en 1998, sur l’avenue Le Notre pour une deuxième entrée.

Plan Cadastral
Vue aérienne ( Document IGN )

Un peu plus tard, en 2008, l’institution fait raser la petite maison sur la rue de Barbieux, pour y construire l’extension du collège Jeanne d’Arc. ( voir sur notre site, un article précédemment édité et intitulé : du château Ternynck à l’école Jeanne d’Arc ).

Document archives municipales

Remerciements aux archives municipales

Le Colisée ( 1) 1927 – 1950

Jean Deconinck naît en 1876 à Roubaix. En 1901, il rachète les écuries du château Descat à Tourcoing qui a été démoli pour construire le boulevard Descat.

Jean Deconinck ( document D Najberg )

Sur les 10.000 m2 du terrain, il crée un cinéma en plein air, en 1905, et construit ensuite « Le Fresnoy » qui devient un haut lieu de divertissement au début du 20° siècle. Après la première guerre mondiale, c’est l’essor du cinéma. Au début des années 1920, Jean demande alors un permis de construire pour une salle de cinéma, au 41 rue de l’Epeule à Roubaix : « Le Coliseum ». Le projet est de rénover l’hôtel particulier de Paul Descat qui se trouve à cet emplacement, et de le transformer en salle de cinéma. L’architecte choisi est le cabinet : Jacques Barbotin situé au 34 rue de Lille à Roubaix. Sur la façade, on remarque l’inscription : « Instruire en Récréant »

Projet Coliseum ( document archives municipales )

Finalement, l’option n’est pas retenue : la maison est détruite et Jean Deconinck construit le cinéma « Colisée » avec une façade plus moderne, dans le style Art-déco. Il s’investit pleinement dans son projet avec les mêmes architectes Barbotin père et fils, réalise des croquis sur sa planche à dessin, réfléchit aux moindres détails sur la qualité de construction, la technicité des appareils de projection, l’esthétique de la décoration etc. L’inauguration et l’ouverture du cinéma est programmée pour 1926.

Jean Deconinck devant sa table à dessin ( document C. Desrousseaux )
Projet Colisée accepté et signé ( document archives municipales )

Les travaux démarrent par la construction de la charpente métallique. C’est une ossature type Eiffel. Jean Deconinck exige que le Colisée soit bâti sur des bases solides. Il suit de près toute évolution technologique du moment.

Charpente métallique ( documents Daniel Najberg )

Avec plus de 2000 places, c’est le plus grand cinéma au nord de Paris. Le projet est impressionnant. La salle de cinéma mesure 45m de long sur 21m de large. Aucun pilier ne vient gêner la vue des spectateurs, qu’ils soient assis aux places les plus chères ou aux dernières. Dans le hall d’entrée, se trouve un bassin et un jet d’eau qui monte à vingt mètres de hauteur et qui traverse le foyer à l’étage par une trémie, jusqu’au sommet de l’édifice.

La trémie à l’étage ( document Le Colisée )

Dans le hall, des colonnes impsantes soutiennent le plafond de couleur ocre et rouge, de style orientaliste et moderne.

Le plafond d’origine ( document Bernard Vanalderwelt )

La salle de cinéma est dotée d’un parterre et de balcons, des bars permettent au public de boire une consommation pendant l’entracte. Jean dirige les deux établissements : le Fresnoy qui est un lieu de distraction populaire, et le Colisée qui s’adresse à la bonne société de Roubaix-Tourcoing

Publicité ( document collection privée )
la rue de l’Epeule 1932 ( document collection privée )

Les travaux de grande ampleur ont pris un peu de retard, et c’est en Mai 1927 que Jean Deconinck peut enfin ouvrir son établissement. Il a décidé de frapper fort en publicité, en réservant une page complète sur « Le Journal de Roubaix » sur les 6 pages habituelles du quotidien.

publicité pleine page ( document Le Journal de Roubaix 19 Mai 1927 )

Pour cet événement, le cinéma propose un programme cinématographique hors-pair avec 4 films muets exceptionnels tels que « Michel Strogoff » avec Ivan Mosjoukine.

Michel Strogoff ( documents collection privée )

Jusqu’à l’achèvement définitif des travaux, la direction de l’établissement ne projette que des films dans la salle. Au mois de Septembre 1927, les locaux réservés aux artistes sont achevés et complètement aménagés. Les séances de music-hall alternent alors avec celles du cinéma.

Jean Deconinck suit l’évolution des techniques et procédés cinématographiques. Il adapte son équipement et le Colisée est le premier cinéma à Roubaix à proposer des séances de cinéma parlant. Le premier film français sonorisé : Les Trois Masques sort en 1929 à Paris et est projeté, très peu de temps après, au Colisée.

Programme de 1929 ( document collection privée )
Pièce de théâtre en 1929 ( document collection privée )

Le Colisée est certes une salle de cinéma, mais c’est aussi une salle de spectacle pour le music-hall ou des pièces de théâtre. De très nombreux chansonniers s’y succèdent : Tino Rossi, Maurice Chevalier, Fernandel et bien d’autres. Jean Deconinck peut ainsi approcher de près d’immenses vedettes talentueuses comme Joséphine Baker ou Arletty. Le succès du Colisée est colossal dans ce fourmillant quartier de l’Epeule

Fernandel entouré de la famille Deconinck, lors de l’un de ses passages au Colisée ( document C. Desrousseaux )

Pendant la deuxième guerre mondiale, le Colisée reste ouvert mais l’activité est très réduite : quelques pièces de théâtre y sont jouées. Le cinéma quant à lui, redémarre en Septembre 1944.

document collection privée
Publicité 1942 ( document collection privée )
Redémarrage du cinéma Septembre 1944 ( document Nord Eclair )

Puis, le Colisée redémarre peu à peu son activité complète.

1944 ( document collection privée )
1945 ( document collection privée

A la fin des années 1940 les dessins animés de Walt Disney ( Cendrillon ) arrivent sur ses écrans pour le plus grand bonheur des jeunes spectateurs

Cendrillon 1950 ( document collection privée )

Jean Deconinck décède en 1943. Il laisse le Fresnoy et le Colisée à ses enfants, dont Henri qui devient directeur et ensuite à son petit fils Hubert Desrousseaux.

Jean Deconinck ( document collection privée )

À suivre . . .

Remerciements à Bertrand Millet, Bernard Vanalderwelt ainsi qu’aux archives municipales.

502 rue de Lannoy

Le n°502 rue de Lannoy à Roubaix se situe à l’angle de la rue du Chemin Neuf, dans un quartier appelé autrefois « le Pont Rouge ».

Plan cadastral

Au début du siècle dernier, s’y trouve, l’estaminet baptisé « au Pont Rouge » de H Dejonckeere.

estaminet ( document collection privée )

Dans les années 1920, à cet endroit c’est le commerce de lingerie de J. Verhenneman qui occupe les lieux, et, dans les années 1920 et 1930, la boucherie de D. Roussiaux. Après guerre, la boucherie du 502 rue de Lannoy est gérée par M.Lietaert, puis Jean-Claude Lemaitre qui se spécialise en charcuterie, et enfin par M. Fournel qui développe un rayon hippophagique.

Publicité 1967 ( document collection privée )
Publicité 1969 ( document collection privée )

Par la suite, le bâtiment est toujours occupé par une boucherie. Dans les années 1970, elle est tenue par D. Paris et dans les années 1980 par Mr DeWulf.

Publicité 1976 ( document collection privée )
Boucherie Dewulf ( document archives municipales )

Mr Dewulf est un commerçant très dynamique. Aidé par son épouse, il organise régulièrement des concours et tombolas pour ses clients.

tombola 1987 ( document Nord Eclair )

Alberto, un vrai italien d’origine sicilienne, y ouvre, en Janvier 2004, une pizzeria à enseigne « Il Piccolo Mondo », Le Petit Monde, avec son épouse Anne-Marie issue d’une famille napolitaine qui a de la famille à Roubaix. Alberto propose des pizzas faites maison, avec de la pâte fraîche préparée chaque matin. Il fait appel à la presse locale pour se faire connaître et, malgré la qualité de ses pizzas, il ne parvient pas à remplir son restaurant et assurer les 20 couverts. Il ferme la boutique en 2007.

Publicité 2004 ( document Nord Eclair )
Alberto ( document Nord Eclair

En 2007, le local du 502 rue de Lannoy voit arriver la création d’une boulangerie par Thabet Kaled à enseigne Le Fournil de Lannoy, qui ferme en 2015.

document Google Maps 2008

Catherine Brien y ouvre un salon de coiffure Femmes et Hommes à enseigne « JC Coiffure », en 2016 qui reste ouvert jusqu’en 2024.

document Google Maps 2016

Et en 2025 un commerce d alimentation : O’Bueno Shop, voit le jour.

document Google Maps 2025

Depuis plus d’un siècle, on ne peut que constater que de très nombreux commerces ont occupé ce local situé pourtant dans une des plus grandes artères de la ville.

Remerciements aux archives municipales.

L.P.A – Ligue Protectrice des Animaux ( suite )

En 2012, la journée Portes Ouvertes se déroule en Octobre. L’occasion de rappeler dans la presse locale que la situation devient urgente pour le refuge roubaisien. Les locaux ne sont plus aux normes et sont inadaptés depuis bien longtemps. La directrice Dominique Dupont ne voit toujours rien arriver de la part de la communauté urbaine et constate que lorsqu’il pleut, ça dégouline de partout. Un peu de dignité pour les animaux et les hommes, ce serait effectivement la moindre des choses.

documents Nord Eclair 2012

Cette même année 2012, la LPA fête son centenaire. Les animaux de compagnie sont à l’honneur sur les grilles du parc Jean Lebas à Lille. Dominique Dupont précise : « Il existe un paradoxe. Il y a deux mouvements contraires. D’un côté, une sensibilité de plus en plus forte envers la détresse animale, de l’autre, une marchandisation accrue de l’animal qui génère beaucoup de profits. Cela engendre des achats d’impulsion qui, souvent, se terminent en abandon ».

document Nord Eclair 2012

En 2013, un terrain est proposé sur la commune de Wasquehal. Mais manifestement, il n’est pas adapté à l’accueil des animaux. La LPA de Roubaix-Tourcoing est donc toujours en recherche de nouveaux locaux.

Les 69 chiens et 86 chats du refuge, en 2013 attendent toujours leurs nouveaux maîtres pour une nouvelle vie pleine d’une affection qu’ils leur rendront bien : « Les oubliés de la LPA à Roubaix n’attendent que vous ».

document Nord Eclair 2013

En 2018, cela fait maintenant plus de cinquante ans que la Ligue protectrice des animaux de Roubaix est installée quai de Gand. Ou plutôt que l’association, ses salariés, bénévoles et les animaux qu’elle abrite y « survivent »… Vétustes, exigus, inadaptés, les locaux sont dans un état déplorable. Mais les travaux nécessaires sont freinés par la perspective d’un déménagement, lui-même compliqué pour cette structure qui n’est pas sans nuisances pour les voisins…

document Nord Eclair 2018
document Nord Eclair 2018

La situation ne s’améliore guère en 2020. A chaque averse, c’est la catastrophe : trous dans la toiture, fuites dans les couloirs d’adoption. Marion Lepage responsable du refuge, accueille dans son bureau plusieurs cages de chats, mais ne peut déplacer tous les chiens. En dehors de ces problèmes de fuites, c’est tout le bâtiment qui, petit à petit, tombe en ruine : fissures, moisissures, trous, rats, il devient de plus en plus difficile pour les salariés et bénévoles de travailler dans ces conditions. Et cela dure depuis des années !

document Nord Eclair 2020
document Nord Eclair 2020

Suite à de très fortes intempéries et à l’effondrement partiel du plafond, le 20 Janvier 2021, la LPA de Roubaix ferme en partie, car l’espace est interdit d’accès. Quelques salariés assure une petite permanence, les autres font du télétravail. Une grande partie des animaux sont accueillis dans d’autres associations.

document Nord Eclair 2021

Enfin, le mois suivant, en Février 2021, ça bouge ! Xavier Bertrand, président de la région, s’engage personnellement à trouver une solution. Il indique : « la recherche d’un terrain est un préalable à tout projet d’implantation d’un nouveau refuge et je ne doute pas que les élus locaux sauront se montrer à la hauteur de cet enjeu et que ce point bloquant depuis de nombreuses années trouvera une issue favorable dans les plus proches délais. »

document Nord Eclair 2021

En Avril 2021, la presse locale annonce qu’une solution est trouvée : la région et la MEL vont financer l’acquisition d’un terrain contigu aux locaux existants, situé au 160 rue Turgot à Roubaix, ainsi que la construction de bâtiments modulaires à savoir : 20 boxes pour les chiens, 30 pour les chats, une zone d’accueil, un bureau, des sanitaires avec douche, un local vétérinaire, un local toilettage et des locaux techniques. Bref, un refuge en bonne et due forme. La construction des bâtiments démarre début juillet pour une ouverture prévue le 11 octobre.

document Nord Eclair 2021

Les travaux avancent à bon rythme. Alors, certes, c’est un bâtiment provisoire qui abritera le nouveau refuge, mais c’est une bouffée d’oxygène, déclare Juliette Moranval chargée de communication, et cela nous permettra d’avoir suffisamment de temps pour trouver une solution pérenne. Les travaux se terminent en Novembre 2021. Le personnel prend possession des nouveaux locaux du 160 rue Turgot. Ils se composent de deux bâtiments préfabriqués : une enfilade de boxes, avec un robinet dans chaque pièce pour alimenter en eau les gamelles, l’électricité aux normes, et surtout des plafonds qui ne risquent pas de tomber à chaque épisode pluvieux.

document Google Maps
document Nord Eclair 2021
document Nord Eclair 2021

Damien Castelain, le président de la Métropole européenne de Lille, vante un projet « exemplaire », mais aussi et surtout « provisoire » car les bâtiments pourront être démontés pour être réinstallés ailleurs. Mais où ? En attendant, toute l’équipe de la LPA de Roubaix est heureuse de s’installer en cette fin d’année 2021, dans ces locaux flambant neufs.

document LPA Nord de France en 2025

Remerciements aux archives municipales.

Symphonie

Alfred Gabriel naît en 1920 à Roubaix. Passionné de musique, il poursuit ses études et devient facteur de piano, c’est à dire qu’il construit, répare et entretient tout type de piano. Son travail concerne toutes les parties de l’instrument, structure, mécanique et meuble. Après la seconde guerre mondiale, il installe son atelier dans un tout petit local, au 145 de la rue Jules Guesde, à l’enseigne « Symphonie », avec l’aide de son père Léon Gabriel.

le 145 rue Jules Guesde de nos jours

Dans les années 1950, les affaires s’avèrent un peu difficiles. Alfred décide donc, pour compléter ses revenus, de proposer à la clientèle, la vente de disques microsillon Pathé Marconi, en 33t et 45t, ainsi que des électrophones et tourne-disques.

Publicité 1956 ( document collection privée )

Cette activité complémentaire lui convient parfaitement, mais le manque de place se fait cruellement sentir. Ambitieux, Alfred cherche à trouver un local plus spacieux, dans une rue plus commerçante, afin de pouvoir se développer. Il trouve un local de 84 m2, au 115 rue de Lannoy, à l’angle de la place de l’église Sainte-Elisabeth, en 1958.

Plan Cadastral

C’était auparavant l’estaminet de Jules Ducoulombier dans les années 1920-1930, puis de Mr Dannequin dans les années 1940-1950.

Estaminet de Jules Ducoulombier années 1920 ( document archives municipales )

Par l’entreprise de Désiré Delfosse rue de la Potennerie, il fait transformer complètement la façade, et fait aménager une entrée de garage.

Modification de la façade en 1958 ( document archives municipales )

D’un local délaissé, il crée un commerce confortable et pimpant avec des couleurs fraîches et gaies. Le local très spacieux lui permet de proposer la vente de différents instruments de musique, en plus des disques vinyles. Il garde la même enseigne « Symphonie » que précédemment rue Jules Guesde, et continue bien sûr son activité de facteur de pianos. C’est un véritable palais de la musique. De très nombreux disques vinyles sont présentés dans des meubles modernes et attendent d’être écoutés par la clientèle, sur des électrophones mis à leur disposition.

Document Nord Eclair 1958

De nombreuses personnalités sont présentes pour cette inauguration de la Maison du disque et de la musique. Notons la présence de Mr le chanoine Carissimo, de l’église Ste Elisabeth, Mr VanHove, président de l’Union des Commerçants de la rue de Lannoy, et Francis Waeterloos, le principal confrère voisin.

Publicité ( document collection privée )

Pendant de nombreuses années, Alfred communique par de la publicité dans la presse locale, et se spécialise dans la vente de disques. Il bénéficie alors des différentes modes de musique qui se succèdent dans les années 1960 1970 : jazz, rock, yéyé, pop, disco, et informe ses clients lorsque des grandes vedettes de la chanson sont de passage dans les grandes salles de spectacle de notre ville.

Publicité Nord Eclair

Alfred décide de donner un coup de jeune à son magasin en 1984. Il fait repeindre complètement la façade par l’entreprise de Jean Marie Verguchten, au 93 rue d’Italie : les boiseries en blanc, et les murs en blanc également mais avec de longues bandes diagonales de haut en bas de couleurs flashy vertes et rouges. En 1985, Alfred alors âgé de 65 ans, prend sa retraite et ferme définitivement son magasin.

Document Nord Eclair 1985

L’entreprise Ecco, société de Travail Temporaire, reprend le local en 1988 pour y installer ses bureaux. Ecco garde les couleurs de la façade de l’étage.

document archives municipales

Jérôme Andrieux reprend le bâtiment, en 2003 pour y créer 2 logements à l’étage. Le commerce du rez-de-chaussée, quant à lui connaît différents changements d’orientation, dans les années suivantes.

documents Google Maps

Remerciements aux archives municipales

L.P.A – Ligue Protectrice des Animaux

La Ligue Protectrice des Animaux du Nord de la France a été fondée en 1912 pour venir en aide aux animaux errants. Le principal souci de la LPA est de créer un refuge pour recueillir tous ces animaux que la municipalité n’a plus la possibilité de ramasser et qui peuvent représenter un danger pour le public et en particulier les enfants. L’obstacle essentiel pour fonder un refuge est d’abord de trouver un endroit ( loin des habitations pour éviter les nuisances sonores des animaux ) et ensuite bien sûr de trouver le financement. En 1955, la presse locale se fait écho de Pierre Lenglent président de la LPA qui lance un appel pour la création d’un refuge sur Roubaix.

document archives municipales 1955

A la fin des années 50, la LPA ne possède qu’un modeste local composé de deux pièces et situé dans l’enceinte de l’abattoir de Roubaix, puis ensuite dans les bâtiments désaffectés du dépôt de tramways, rue de Mascara près du Laboureur. C’est mieux, mais encore insuffisant et surtout précaire.

document archives municipales 1962

Au début des années 1960, la LPA est toujours à la recherche d’un local pour la création d’un refuge à Roubaix. En 1963 un permis de construire est déposé pour la construction d’une fourrière municipale quai de Gand à Roubaix.

document archives municipales
document archives municipales 1965

En 1965, la LPA ouvre enfin son local au 6 quai de Gand, à l’angle de la rue Turgot. C’est un bâtiment d’apparence simple, mais pourtant moderne. On y trouve 26 boxes pour accueillir les chiens. Derrière ces cellules, un espace permet aux animaux de se dégourdir les pattes. Au bout du hall, une chatière est prévue pour recevoir les chats qui trouvent à la fois, le gîte et le couvert. Un bureau est à la disposition de la directrice, une infirmerie est dirigée par un vétérinaire.

document Nord Eclair 1966

La première année est encourageante. Plus de 300 chiens et à peu près autant de chats sont accueillis par le refuge du quai de Gand. On songe sérieusement à agrandir par la construction d’autres cellules sur un terrain contigu. Ce refuge sert également la commune de Tourcoing, car le refuge situé à la ferme de la Bourgogne est désormais fermé. En 1966, la LPA est reconnue d’utilité publique, par décret ministériel.

document Nord Eclair

La LPA du Nord de la France gère 3 refuges : Lille, Calais et Roubaix. Elle a pour but de secourir les animaux abandonnés ou perdus, et vient en aide aux animaux blessés sur la voie publique. Elle permet à l’animal perdu de retrouver son maître et replace l’abandonné grâce à des contrats d’adoption. La LPA lutte contre la prolifération par l’euthanasie indolore et gratuite des chiots et des chatons.

document Nord Eclair

Dans les années 1990, l’activité de la LPA se développe malheureusement à cause des abandons qui arrivent régulièrement. Comme ce Rotweiler ( photo ci-dessous ) retrouvé attaché à un poteau jouxtant le bâtiment : l’animal présente des signes de mauvais traitement, il est maigre et visiblement, a été éduqué pour combattre. Pour Mr Packet, le président de la LPA ce lâche abandon met une fois de plus en évidence, l’importance des services que la Ligue rend aux communes de Roubaix et Tourcoing.

document Nord Eclair

En 1999, le président de la LPA est inquiet pour l’avenir. En effet, le refuge se trouve sur le quai de Gand : voie qui va être élargie au début des années 2000, dans le cadre du prolongement de la voie urbaine. Les travaux vont ils entraîner une destruction d’une partie du bâtiment ? Le président estime qu’il incombe aux municipalités de se préoccuper de l’avenir du refuge.

document Nord Eclair

René Vandierendonck, maire de Roubaix propose un terrain rue Kellerman avec construction d’un bâtiment neuf aux normes en vigueur. Mais ; problème ! le local serait à moins de 100 mètres des habitations et donc non conforme car il y a risque de nuisances sonores. Le dossier est alors transmis à la préfecture. Hé oui, tout le monde aime les animaux, mais personne n’en veut près de chez soi, surtout s’ils font du bruit !

document Nord Eclair

La canicule d’Août 2003 n’arrange pas les choses pour nos amis à 4 pattes. Les cellules sous les tôles ondulées se transforment en véritable fournaise. Pour lutter contre la déshydratation des animaux, un seul remède : arroser les locaux au tuyau d’arrosage, deux fois par jour.

document Nord Eclair 2003

Comme chaque année, la LPA organise une opération Portes Ouvertes.  Ce rendez vous est important car il permet d’avoir deux fois plus de fréquentation qu’un jour normal. En 2003, entre 120 et 150 chiens et chats vivent au refuge. Les candidats à l’adoption sont nombreux lors de cette journée. L’achat d’un animal coûte 126 €, vacciné et tatoué. La directrice Jennifer Dubrulle se méfie des « coups de coeur ». L’adoption n’est pas un caprice, il faut choisir l’animal qui convient au mode de vie et bien y réfléchir, et il est toujours possible de ramener l’animal au refuge, sous 10 jours s’il ne s’acclimate pas dans le nouveau foyer.

document Nord Eclair 2003

Le refuge du quai de Gand accueille les chiens et chats de 76 communes de la métropole. Depuis des années, il est question de déménager, mais cela n’intéresse plus grand monde. Les locaux se dégradent et Claude Hisette le vice président de la LPA hésite à effectuer les travaux de rénovation nécessaires, persuadé que la LPA va quitter les locaux du refuge qui datent de 1965.

document Nord Eclair 2003

La LPA a besoin d’argent pour financer les remises en état des boxes, que tout un chacun peut parrainer en donnant 80 €. Les 120 chiens qui vivent au refuge en 2003, où ils attendent un maître, ne disent pas non à un peu plus de confort.

document Nord Eclair

à suivre . . .

Remerciements aux archives municipales.

UNA rue de l’Epeule

Dans les années 1930 et jusque dans les années 1950, le 151 rue de l’Epeule à Roubaix est occupé par Georges Créteur, qui exerce la profession de costumier, puis ensuite par Mr J.Ricour, et l’immeuble voisin du 153 est toujours un commerce d’épicerie.

Plan cadastral

En 1962, Albert Van Malleghem reprend les 151 et 153 de cette rue de l’Epeule et demande un permis de construire pour un magasin d’alimentation à la place des deux bâtiments qui ont été démolis à la fin des années 1950. Les travaux sont confiés à l’architecte Marcel Forest. La surface de vente est de 250 m2. A l’arrière du terrain, le hangar construit en 1949 par les Ets Roussel, propriétaire du terrain à l’époque, est bien sûr conservé et sert au stockage des produits.

document archives municipales

L’enseigne choisie pour le magasin est UNA ( Union des Commerçants en Alimentation ) car bien connue des consommateurs. Cette organisation regroupe plus de 2000 adhérents, détaillants en alimentation, sur le territoire.

document collection privée

L’ouverture a lieu en Octobre 1962. Albert Van Malleghem annonce cet événement dans la presse locale, propose des prix dynamiques et compétitifs, des cadeaux et des surprises. Il sponsorise la fête champêtre du parc Masurel à Mouvaux.

Publicité 1962 ( document Nord Eclair )
Publicité 1963 ( document Nord Eclair )

Peu de temps après son ouverture, Albert étoffe sa gamme de produits et en particulier la gamme des « vins Nicolas ». Il propose alors toute l’alimentation sous un même toit.

document collection privée
Publicité ( document Nord Eclair )

Albert transforme de plus en plus son magasin en supérette, met à disposition des clientes des petits chariots « caddie » pour plus de facilité, communique régulièrement dans la presse par de la publicité, comme celle ci-dessous de 1964 où il annonce le prix de la bouteille de lait à 0,70 Frs.

Publicité 1964 ( document Nord Eclair )

Albert est un homme dynamique, il organise en 1965, devant son magasin, des courses de « chars ». Ce sont des anciens bacs à légumes sur lesquels il a monté des roulettes. Une vingtaine de chars sont ainsi réalisés, mais pas suffisamment pour satisfaire l’énorme demande des jeunes concurrents. Albert doit alors prendre la décision d’arrêter les inscriptions. Cette course de chars est un brillant prélude à la fête des allumoirs du quartier.

Publicité 1962 ( document Nord Eclair )

En Février 1974, le magasin change d’enseigne et devient « ECO Service », puis, en 1977, la supérette devient « Corso ». Enfin dans les années 1980 c’est l’enseigne « Lauda Shop » que l’on trouve à cet emplacement. C’est une solderie : un point de vente où l’on trouve de tout à des prix très bas.

Publicité 1974 ( document Nord Eclair )
Publicité 1977 ( document Nord Eclair )
Publicité 1986 ( document Nord Eclair )

En Décembre 2004, un incendie se déclare à deux heures du matin, au 153 rue de l’Epeule. Les secours arrivent rapidement, mais l’incendie s’est déjà propagé à l’ensemble du bâtiment. Plusieurs heures après, le magasin est entièrement détruit, les produits ( objets en tout genre ) ont brûlé également. Il ne reste rien. En revanche, les pompiers ont pu éviter que le feu ne détruise également la boucherie ( chez Kamel ) et l’épicerie voisines.

( document Nord Eclair 2004 )

Mr Taleb Abdelaziz dépose ensuite un projet de construction d’un d’immeuble de 5 appartements en 2005, mais le projet est refusé et n’aboutit pas.

terrain vierge en 2005
maquette du projet 2005 ( document archives municipales )
Le terrain en 2008 ( Photo BT )

Le terrain de 626 m2 est toujours vide d’occupation en 2008, mais en 2010, un permis est déposé en mairie par Mr Kamel Kamoun, pour la construction d’un local commercial sur les deux parcelles du 151 et 153 rue de l’Epeule, mais également pour un accès pour la livraison à la boucherie voisine.

document archives municipales
document archives municipales

Le point de vente ainsi construit est destiné à la location. En 2013 un magasin Super Cours de Halles est annoncé, il ouvre en 2014 à l’enseigne « Fa-wa-ki » spécialisé en fruits et légumes. Aujourd’hui c’est le commerce « Aux Marchés Frais » qui occupe les lieux.

Photo BT 2014
Document google maps 2025

Remerciements aux archives municipales

Au paradis exotique

Hubert Minne est né en 1938 à Hem. Pour son quinzième anniversaire, on lui offre un petit aquarium avec des poissons rouges. Hubert commence à s’y intéresser sérieusement. Il fait alors, l’acquisition d’un deuxième aquarium pour y mettre des poissons exotiques, puis d’un troisième et un quatrième. . . . Son loisir va devenir rapidement une passion. Hubert se marie avec Denise. Elle travaille en tant que vendeuse du rayon lingerie au premier supermarché Auchan de l’avenue Alfred Motte à Roubaix. Hubert partage sa passion avec son épouse, et en particulier sur la reproduction des poissons. Au retour d’Hubert de la guerre d’Algérie, en 1962, le couple habite une petite maison rue de Denain, et en Novembre 1968, ils ont une fille : Sandrine. Hubert et Denise trouvent un local au N° 6 de la rue Jules Guesde. qui se compose d’un rez de chaussée composé d’une salle de séjour, cuisine, chambre, garage et petit jardin ; leur projet étant d’ouvrir un magasin très prochainement. Ce local était autrefois, le commerce de Joseph Weerts, dépositaire de la marque Motobécane et leur célèbre mobylette.

Publicité Weerts ( document collection privée )

L’année suivante, en 1969, Denise ne veut pas confier sa fille Sandrine à une nounou ou à la crèche, elle souhaite donc rester à la maison pour l’élever elle-même. Le couple décide donc d’ouvrir leur magasin d’aquariophilie, car ils sont tous deux, toujours passionnés par leurs poissons exotiques. C’est une évidence : ils ont le local, c’est un ancien commerce, ils ont peu d’argent mais qu’importe, Denise va effectuer les travaux elle-même, il n’y a pas vraiment de concurrence, 3 magasins seulement à Roubaix. Mais surtout, ils ont beaucoup de motivation pour leur création, d’ailleurs le patron de Denise, Gérard Mulliez en personne, l’incite à se lancer et la félicite pour son projet, et sera même un de ses premiers clients !

Plan Cadastral

Le magasin ouvre en Mars 1969, l’enseigne choisie est : « Au Paradis Exotique ». Les débuts sont certes un peu laborieux, mais les talents de Denise amènent le succès rapidement. Elle est commerçante, tenace et efficace et ne compte pas ses heures. Le magasin est ouvert 6 jours sur 7, du lundi 14h au dimanche 13h. Hubert travaille à l’extérieur, il est représentant mais donne un sérieux coup de main en fin de semaine et Denise s’éclate dans son point de vente. La vie de la famille est alors rythmée par le magasin et ils habitent désormais sur place.

Façade du commerce ( document S. Minne )

L’intérieur du magasin est merveilleux : des poissons de toutes les couleurs, des aquariums, mais également des accessoires : des plantes aquatiques, des adoucisseurs, des pompes à eau, des filtres, des testeurs PH pour l’eau, des systèmes de chauffage pour eau tempérée, des livres conseils et bien sûr un choix considérable de nourriture pour les poissons.

documents collection privée

Denise passe régulièrement de la publicité dans la presse locale, surtout lors d’événements locaux, comme la braderie de la rue Jules Guesde, début Juin, ou pour communiquer sur les services qu’elle peut apporter à la clientèle : des livraisons, des installations, des soins à domicile etc.

Publicités années 70 ( documents Nord Eclair )

Denise s’investit pleinement dans son quartier de la Potennerie où elle est membre de l’Union des Commerçants des rues Jules Guesde et Jean Goujon. Elle participe à chaque fois lors des concours de vitrines de commerçants et gagne d’ailleurs le premier prix en 1989, lors des festivités du bicentenaire de la révolution.

Concours de vitrine ( document S. Minne )

Elle a d’excellents rapports avec les autres commerçants de la rue. Ils s’entendent très bien, toujours dans un climat très sympathique. Un jour, elle s’aperçoit que son enseigne Paradis Exotique a été modifiée : Le X a été remplacé par un R. C’était une bonne plaisanterie d’un commerçant voisin à l’occasion d’un 1er Avril !

Denise devant son magasin ( document S. Minne )

Hubert et Denise finissent par acheter l’immeuble qu’ils louaient jusqu’à présent, à la fin des années 1980.

Denise effectue quelques travaux de peinture pour entretenir son commerce ( document S. Minne )

Dans les années 1990, les affaires deviennent un peu plus difficiles, la concurrence belge est agressive, des supermarchés spécialisés s’ouvrent un peu partout. Denise prend sa retraite en 1995 à l’âge de 60 ans et ferme définitivement son point de vente.

Sur la photo ci-dessous, Hubert et Denise fêtent leur 50° anniversaire de mariage en 2007 à la mairie de Roubaix

document S. Minne

Remerciements à Sandrine Minne ainsi qu’aux archives municipales

Du Syndicat d’Initiative à l’Office du Tourisme – 3 –

« Roubaix, ville touristique », c’est de plus en plus vrai ! En Janvier 2003, on peut maintenant s’offrir la visite guidée de la ville, par téléphone portable. Ce système « Allo Visit » assez révolutionnaire est créé à l’initiative de Sophie Wilhem, directrice, et de Chantal Lecocq, présidente. Sept lieux de visite importants de la ville ont été sélectionnés. Le coût est de 0,34 € par minute. L’intérêt pour le visiteur est qu’il peut alors visiter la ville, à son rythme, pour 7 €.

Allo Visite ( document Nord Eclair 2003 )

En Juillet de cette même année 2003, l’Office de tourisme propose une ballade patoisante et musicale. Christine Prez, célèbre accordéoniste et Nelly Masquelier, surnommée Manou, patoisante roubaisienne sont les deux guides de cette balade, qui permet aux visiteurs de faire rejaillir des mémoires des flots de souvenirs du temps pas si lointain où Roubaix était la ville de la laine.

Ville Patoisante ( document Nord Eclair 2003 )

La ville continue à attirer les regards à susciter l’intérêt. En Décembre 2003, Yves Lacomblez, président de l’Office du Tourisme, Sophie Wilhelm, directrice et Jean-François Boudailliez conseiller municipal, décident d’établir un véritable plan stratégique de conquête touristique et redéfinir la politique de communication. Une trentaine de roubaisiens volontaires sont nommés « ambassadeurs de la ville » c’est à dire des relais pour le développement touristique de Roubaix.

Les 30 ambassadeurs de la ville ( document Nord Eclair 2003 )

L’année suivante, l’Office du Tourisme décide d’installer une borne de renseignements dans le hall du musée de la Piscine. Rebecca Célestins Avina y accueille les visiteurs avec son grand sourire, le week-end et jours fériés.

Musée de la Piscine ( document Nord Eclair 2004 )

L’emplacement de l’Office du Tourisme au 10 rue de la Tuilerie n’est peut-être pas le meilleur emplacement, surtout caché derrière l’ancienne et gigantesque usine Motte-Bossut. De nombreux roubaisiens ignorent même son existence à cet endroit.

En 2004 la ville de Roubaix décide de loger l’Office de tourisme place de la Liberté, à l’emplacement de l’ancien cinéma Casino. Le bâtiment correspond à l’emplacement de l’entrée de l’ancien cinéma. La salle de projection sera démolie par la suite, pour y construire des logements.

Casino Place de la Liberté ( document Nord Eclair 2004 )

L’Office est aménagé au rez de chaussée sur environ 250 m2, dans une ambiance accueillante et conviviale. Le principe est d’établir un lieu d’échanges, de rencontres et d’information qui s’inspire du thème proposé par la ville ; « Ici vous êtes ailleurs ». Le 1° étage est constitué d’une salle de réunion de 30 m2 et d’une salle de restauration pour le personnel. Au deuxième étage, deux bureaux sont installés. Cette relocalisation est judicieuse, puisqu’elle va permettre à l’office roubaisien de poursuivre son expansion, car la ville souhaite ratifier une convention de ville touristique dans le cadre du plan état-région.

Casino Place de la Liberté 2004 ( document archives municipales )

En Août 2017, l’Office du Tourisme désireux de se rapprocher du Musée de la Piscine, change d’emplacement et s’installe au n° 7 de la rue du Chemin de Fer, la direction et le personnel jugeant l’ancien emplacement de la place de la Liberté trop vétuste, trop petit et peu confortable. Loïc Trinel le directeur est heureux de ce choix, cela permet en effet, de capter un public plus nombreux. On entre dans l’Office par une porte vitrée, le bureau d’accueil se trouve au fond. Sur les deux étages d’une surface de 150 m2 chacun, se trouvent répartis les bureaux.

7 rue du chemin de fer ( document Nord Eclair 2017 )

En Novembre 2017, l’Office ouvre un nouvel espace dédié au public, à l’arrière du bâtiment. Ce lieu baptisé « La Bobine » propose une boutique de souvenirs, des ateliers créatifs, une cafétéria, un espace wi-fi et un point d’information.

7 rue du chemin de fer ( document Nord Eclair 2017 )

Installé depuis deux ans, au 7 rue du Chemin de Fer, l’Office du Tourisme prévoit de déménager ses locaux au 5 de la même rue en début d’année 2019. Et cette fois-ci il n’y aura pas besoin de camion de déménagement, car c’est vraiment la maison d’à côté.

Frédérique Westeel, adjointe au maire en charge du tourisme et Loïc Trinel directeur de l’Office annoncent cette agréable nouvelle pour une ouverture prochaine, après quelques travaux nécessaires, dans ce lieu de plus de 1.000 m2, chargé d’histoire et qui possède un splendide cachet industriel. C’était dans les années 1950, le siège de l’entreprise d’ Achille et Louis Lepoutre.

Intérieur du 5 de la rue avant travaux de rénovation ( documents Nord Eclair 2019 )

La salle principale de 300 m2 possède un cachet du plus bel effet, avec un escalier en bois massif, du parquet en chevrons et des piliers blancs en fonte qui soutiennent d’épaisses poutres métalliques. La salle principale sera occupée par le Grand Bassin, association de 50 créateurs locaux qui proposent leurs produits ainsi qu’une galerie de street art.  Un restaurant de 100 m2 à l’enseigne « l’Effet Gourmet » proposera à l’ouverture, une cuisine familiale à des prix accessibles.

L’escalier en bois massif ( document Nord Eclair 2019 )

En Mars 2021, la presse locale annonce que les travaux du 5 de la rue du Chemin de Fer, ont pris du retard. Il semblerait même qu’ils n’aient jamais commencé. Le directeur Loïc Trinel décide donc d’aménager son Office du Tourisme provisoirement au 3 Bis de la rue, en attendant la livraison des clés, tant attendue.

le 3 bis provisoire de la rue du Chemin de Fer ( Photo BT )
le 5 et le 7 de la rue du Chemin de Fer ( Photo BT )

En 2024, les travaux du 5 de la rue du chemin de fer, programmés en 2021 n’ont en fait, jamais démarré. Que se passe t il ? La CUDL Communauté Urbaine de Lille devient la MEL, Métropole Européenne de Lille, en 2024. Des pourparlers importants sont en cours pour donner de nouvelles prérogatives à la MEL et en particulier pour le tourisme. En 2025, l’Office du Tourisme de Roubaix est finalement intégré dans la création d’un « Office de Tourisme Métropolitain », office unique géré par la Métropole de Lille.

L’Office de Tourisme Métropolitain se construit dans le respect des différentes identités pour les 9 villes concernées dont Roubaix, mais également Tourcoing, Armentières, Villeneuve d’Ascq, Wattrelos, Wasquehal, Wambrechies et Seclin.

document Office Tourisme Métropolitain

Ce doit être une opportunité pour notre ville qui est reconnue pour ses forces et ses particularités. Tout le personnel de Roubaix est repris par l’Office de la métropole. Pas de casse, donc !

L’Office de Roubaix reste à Roubaix pour cette année transitoire de 2025 et devrait rester dans le quartier, par la suite. . .

document Office Tourisme Métropolitain

Remerciements aux archives municipales

Famille Devoldre : Champions de side-car cross ( 2 )

Les deux frères forment une superbe équipe, encadrée par leur père Robert. Ils sont concentrés pour chaque compétition, avant pendant et après la course, notamment pour leur entraînement physique, mais également pour la préparation du matériel de l’attelage.

Le financement est un problème, car une saison coûte environ 100.000 Frs. Heureusement qu’il y a des sponsors qui donnent un bon coup de main financier, comme le Crédit Municipal de Roubaix et son président Raymond Thiollier, et quelques entreprises du quartier : Eurindus rue Dampierre, Delescluse boulevard de Beaurepaire mais encore GPN plaques de béton, Afam accessoires motos et bien sûr la ville de Roubaix dont l’équipage porte le nom aux quatre coins du pays.

Roger Sinko, conseiller municipal, président du comité de quartier Sartel Carihem, président de l’association sportive du quartier, pèse de tout son poids pour que la ville en prenne conscience et participe activement.

document Nord Eclair

En 1998, ils terminent 9° car une épreuve n’a pu être disputée pour cause de blessure, mais ce résultat leur permet de participer au prochain championnat du monde.

En cette fin d’année 1998, une réception a lieu au siège de l’entreprise Eurindus au 5 rue Dampierre. pour établir le bilan de l’année écoulée en présence de Mr le Maire, René Vandierendonck. Le président Roger Sinko souligne les qualités de ce jeune équipage et ses excellents résultats de l’année. Le championnat du monde, c’est un niveau au dessus et il va falloir trouver les moyens supplémentaires pour faire bonne figure dans les compétitions.

L’équipage et les sponsors ( document Nord Eclair 1998 )

En fin d’année 1999, une réception a lieu à l’hôtel Bellevue, rue du maréchal Foch, pour établir un bilan de leur participation au championnat du monde de cette année, en présence de René Fermont représentant de la fédération française de motocyclisme, et président du moto club du Nord et de Mr le Maire de Roubaix.

Laurent et Sébastien n’ont participé qu’à 5 épreuves sur les 9 pays organisateurs, par manque de moyens financiers. Alors Roger Sinko lance un vibrant appel à tous : la ville de Roubaix, les sponsors mais aussi les roubaisiens qui peuvent aider en prenant une carte d’adhésion à 50 Frs.

Réception au café Bellevue ( document Nord Eclair 1999 )

La photo ci-dessous date de Noël 1999 lorsque le père Noël est descendu de l’hôtel de ville, en rappel pour atterrir dans le side car des deux frères.

Sur la Grand Place ( document Nord Eclair 1999 )

Les performances des deux frères leur attirent toujours la sympathie et l’admiration de tout le milieu. Normal parce qu’ils font des miracles avec des bouts de ficelle ou presque. La préparation du matériel et l’organisation du transport se fait toujours en famille, papa Robert Devoldre doit parfois fermer son garage quelques jours, maman Marie-France Devoldre gère la maintenance, les vêtements et les repas.

Un nouveau matériel arrive : un attelage presque au top composé d’un châssis hollandais et d’un moteur autrichien de 650 cc. Ils finissent 4° au championnat de France en 1999.

document famille Devoldre

Les frères Devoldre terminent en 3° position au championnat de France 2000 , car la fin de saison a dû être anticipée, suite à une blessure de Sébastien : rupture des ligaments croisés et ménisque cassé.

Réception des sponsors et des supporters de l’équipe en fin d’année 2001, dans les locaux du garage familial
document Nord Eclair 2002
document Nord Eclair 2002

C’est dans les locaux de l’entreprise Delescluse, au 17 ter boulevard de Beaurepaire, en Décembre 2002, qu’est faite la présentation du nouveau side car en présence du maire René Vandierendonck, de son adjoint au sport Henri Planckaert, de Stéphane Carbone de la Sté Eurindus, d’Albert Antoin des Ets Delescluse, de la « team », des sponsors et des amis. Les deux frères ont repris l’entraînement sur du sable au Touquet ou sur le circuit de Condé sur Escaut et préparent la saison 2003.

Réception dans l’entreprise Delescluse ( document Nord Eclair 2002 )

La saison 2003 démarre sur les chapeaux de roues, pour les frères Devoldre. Ils enchaînent les épreuves à un rythme effréné et comptent bien finir sur le podium en fin de saison. Leur persévérance est payante, puisqu’ils sont vice champion de France 2003 et terminent 19° au championnat du monde.

Vice Champion de France 2003 ( document famille Devoldre )

Comme chaque année, une réception a lieu en Décembre, elle se déroule, cette année 2003, au garage familial rue Victor Delannoy. En présence d’ Henri Planckaert et de Bernard Carton, Albert Antoin, président de l’équipe roubaisienne, prend la parole et salue les résultats exceptionnels de cette année, rappelle que 400 membres font partie de l’équipe des supporters, et fait encore appel aux donateurs car les frères Devoldre manquent de moyens financiers. Ils restent toutefois les Ben-Hur des temps modernes.

document Nord Eclair 2003
document Nord Eclair 2003

Les compétitions continuent de plus belle en 2004, jusqu’en 2006 où, lors d’une course, Laurent prend un énorme caillou sur la tête, qui brise ses lunettes et son casque. Atteint très sévèrement à l’oeil gauche, il est hospitalisé et doit abandonner la fin de saison, et la compétition définitivement.

Le bilan sportif de Laurent et Sébastien est exceptionnel. En 11 années de courses, ils sont montés 5 fois sur le podium ( dans les 3 premiers ) pour le championnat de France INTER

Ils reprennent ensuite la gérance du garage familial. Puis, près de 20 années plus tard, en 2024, Sébastien reprend l’entraînement, passe pilote, et son fils Kurtis de 18 ans prend sa place dans le panier. La 4° génération Devoldre arrive ! Nul doute que nous allons en entendre parler d’ici quelques temps.

Sébastien et son fils Kurtis en 2024 ( document Rudy Van Mol )

Remerciements à Robert, Laurent et Sébastien Devoldre, ainsi qu’aux archives municipales.