Ecole Marcel Pagnol

Au début des années 1950, on compte 200 nouvelles habitations implantées dans le quartier de Beaumont et d’autres cités HLM sont prévues. Le 21 décembre 1954, le conseil municipal adopte le programme établi par l’ Inspecteur Primaire et approuvé pas Mr l’Inspecteur d’Académie afférent au projet de construction d’un groupe scolaire pour la rentrée 1955 dans le quartier.

Photo panoramique du quartier en 1950 (Document IGN)

Le projet est confié à l’architecte de Hem, Joseph Delplanque et la municipalité acquiert un terrain d’1,50 hectare afin de permettre sa réalisation. Il est prévu que le groupe comprenne : une école de garçons de 4 classes, une école de filles de 4 classes, une école maternelle de 3 classes et leurs annexes ainsi qu’un logement de direction pour chaque école.

Ce n’est finalement qu’en janvier 1958 que les membres de l’administration municipale visitent le nouveau chantier du futur groupe scolaire de Beaumont. Il a fallu en effet attendre que soit écartée la possibilité d’implantation du cimetière de Beaumont pour pouvoir commencer les travaux (sur ce sujet voir un précédent article, intitulé le cimetière de Hem, précédemment édité sur notre site).

Inauguration des travaux de construction du groupe scolaire en janvier 1958 (Document Nord-Eclair)

Pourtant courant 1958, la presse locale annonce un chantier toujours en cours avec une probabilité d’ouverture à la rentrée de Pâques 1959. Elle présente le futur groupe, situé à l’extrémité de la rue Mozart, comme : «  édifié sur un emplacement idéal, vaste et aéré, où les jeunes écoliers pourront profiter du soleil et de l’air si salubre en cet endroit surélevé. »

Le groupe solaire en chantier en 1958 (Document Nord-Eclair)

Une nouvelle artère a déjà été tracée et créée, partant du boulevard Clémenceau pour accéder rapidement aux abords du nouveau groupe scolaire. La construction, de chaque côté de cette nouvelle rue, de maisons d’habitation est prévue très prochainement et le nom qui devrait lui être donné est celui d’avenue de la Résistance . Elle se nommera finalement avenue de la Marne.

Toutefois, en mars 1959, force est de constater que seule l’école maternelle est en voie d’achèvement. L’inauguration du groupe est donc retardée et devrait avoir lieu à la rentrée de septembre 1959. Ce sont alors 3 écoles, dont le gros œuvre est d’ores et déjà achevé qui seront mises à disposition des garçons et filles du quartier.

Prochaine inauguration du groupe scolaire de Beaumont (Document Nord-Eclair)

A l’été 1959, la municipalité procède à la réception provisoire de l’établissement et visite toutes les salles et les préaux. Les 3 grands bâtiments sont séparés par des cours : celui de la maternelle contient 3 classes, et les 2 autres, munis d’un étage, l’un destiné aux filles et l’autre aux garçons, possèdent une classe et une salle de travaux pratiques au rez de chaussée et 3 classes à l’étage.

Les murs sont recouverts d’une peinture dite fonctionnelle et les sanitaires ont été particulièrement soignés de même que les installations de carrelage pour effectuer des expérience de physique et chimie. Quant aux fenêtres, elles sont très nombreuses et très grandes ce qui procure à la fois une luminosité et une aération remarquable. C’est aussi au mois d’août que le mobilier fait son apparition dans toutes les classes et que l’on apprête les chemins à l’extérieur.

Réception provisoire par la municipalité et une vue extérieure de l’un des bâtiments ; la nouvelle école en hiver (Documents Nord-Eclair et Historihem))

Ce n’est donc qu’en septembre 1959 que le groupe scolaire comprenant 7 classes (et non 9), clôturé et pourvu de radiateurs de chauffage central, accueille enfin 400 enfants avec 4 ans de retard. L’inauguration officielle est quant à elle fixée au 4 octobre.

Vue d’un bâtiment avec préau et d’un logement de direction situé non loin de l’entrée de l’école (Document Nord-Eclair)

L’inauguration a lieu en présence de 3 députés et de 3 sénateurs ainsi que de Mr l’Inspecteur d’Académie. La maire d’Hem et des membres du conseil municipal sont bien évidemment présents ainsi que des maires et des représentants de la plupart des communes du canton. Après une réception à la mairie, un cortège se dirige vers l’établissement scolaire , emmené par les cavaliers de la vallée de la Marque, rassemblant les sociétés locales et les enfants des écoles encadrés par leurs enseignants. Puis vient l’heure de couper le ruban symbolique et d’écouter les discours.

Inauguration du groupe scolaire de Beaumont en octobre 1959 (Documents Nord-Eclair et Historihem)

A la fin de l’année scolaire, 2 événements ont lieu : une belle fête enfantine, en mai, en présence de personnalités, donnée par les enfants de maternelle déguisés, dans un mini spectacle de danse et une exposition des travaux des tout-petits à l’école maternelle, visitée par de nombreuses personnalités locales, en juin.

Fête enfantine en mai 1960 et exposition à la maternelle en juin 1960 ; une photo en maternelle (Documents Nord-Eclair et Historihem)

Presque un an plus tard, à l’été 1960, est inauguré le jardin d’enfants de Beaumont. Réservé aux familles du quartier, il est installé provisoirement sur le plateau d’évolution du groupe scolaire de l’avenue de la Marne et accueille 250 enfants. Il est pourvu de jeux multiples : cages à poules, tobogans, tourniquets, balançoires tournantes…

Inauguration du jardin d’enfants de Beaumont en juillet 1960 (Document Nord-Eclair)

C’est également à cette époque qu’est décidée la construction de trois restaurants scolaires, l’un au Parc, l’autre à Beaumont, le troisième à l’école La Fontaine pour un coût total de 750.000 Frs qui sera financé par un prêt de somme égale d’une durée de 20 ans auprès de la Caisse d’Epargne de Roubaix.

Cantine du groupe scolaire (Document Historihem)

Enfin, c’est en 1976 que le groupe scolaire reçoit le nom de Marcel Pagnol par le conseil municipal sur proposition de la directrice. L’année suivante, une association de parents d’élèves est créée avec pour objectif : la plus grande compréhension possible entre les enseignants, l’administration et les parents au bénéfice des enfants fréquentant l’établissement.

Une vue d’un bâtiment de Marcel Pagnol dans les années 1970 et l’élection d’un nouveau président de l’APE en 1978 (Documents Historihem et Nord-Eclair)

Remerciements à l’association Historihem

A suivre…

Boulevard Clémenceau/ avenue De Gaulle

C’est au tout début du 20ème siècle, le 02 mars 1900, qu’est adopté le projet d’ouverture d’une avenue reliant Roubaix à Hem. La nouvelle artère va de l’avenue des Villas à Roubaix (aujourd’hui avenue Gustave Delory) à la route départementale 19 à Hem qui relie Hem à Lannoy (rue Jules Guesde aujourd’hui) en passant par le carrefour du cabaret du Dernier sou, point le plus élevé de Hem (lieu où se situe actuellement Damart).

La nouvelle artère ouvre à la circulation en 1902. Le premier pavage de l’avenue d’abord sobrement appelée route d’Hem ou boulevard d’Hem n’est pas réalisé de suite. En 1908, la ligne C (puis 4 puis S) du tramway qui permet de relier Hem à Roubaix est mise en service et sera supprimée en 1951.

La route d’Hem dans les années 1920 (Document CPA collection privée)

Sur la carte postale d’illustration on peut observer le tramway qui arrive au niveau de l’observatoire de la commune. Fils de Louis Jonckeere, dirigeant d’une manufacture de lainage et draperie, rue Pasteur à Roubaix, Robert Jonckeere venu au monde en 1888, dans cette même ville a une passion pour l’astronomie.

Pour sa majorité, il envisage la construction d’un véritable observatoire et finit par trouver le site idéal, de près de 2 ha, au lieu dit La Citadelle, hameau des 3 baudets à Hem, sur une petite colline de 53m d’altitude, lieu où avait été installé par l’armée, à la fin du siècle précédent, le Fort de la Lionderie.Ce terrain est acheté par parcelles à des cultivateurs de Hem en janvier 1908. L’accès se situe sur le boulevard qui prendra un temps le nom de boulevard de l’Observatoire jusqu’au transfert du matériel de l’établissement à Lille en 1928 et la vente du domaine en 1931, les bâtiments étant presque tous rasés, hormis la maison principale et celle du concierge. (sur ce sujet voir un précédent article édité sur notre site)

La maison principale et l’ensemble avec la maison du concierge dans les années 1920 (Documents Historihem)
La maison principale et l’ancienne maison du concierge au n°82 du bd dans les années 2020 (Documents Google Maps)

C’est alors que l’avenue devient le boulevard Gustave Delory puis le boulevard Georges Clémenceau en 1931. Enfin, c’est en 1987 que la partie du boulevard au delà de la rue Colbert et jusqu’au rond-point des 3 Baudets est renommée De Gaulle. Pour autant la numérotation des adresses ne change pas, sans doute par commodité.

La nouvelle artère renommée dans les années 1930 (Cpa collection privée)

Comme le montre le document n°1, le boulevard d’Hem, au début du 20ème siècle, à la mise en service de la ligne de tramway, est presque vide de tout bâtiment, en dehors de l’observatoire. C’est ce que confirme la photo aérienne de 1933 sur laquelle seules quelques bâtiments apparaissent de ci de là au milieu des champs qui bordent la rue.

Photo aérienne de 1933 (Document IGN)

Pendant le 1er demi-siècle de l’existence du boulevard des résidences vont peu à peu voir le jour. L’annuaire du Ravet-Anceau de 1948 nous permet ainsi de recenser dans l’immédiat après-guerre sous la rubrique consacrée aux professions diverses quelques grandes demeures, notamment les maisons de maîtres de gros industriels principalement roubaisiens.

Photo aérienne de 1951 (document IGN)

Ainsi l’industriel L. Glorieux-Flipo a fait construire au n°209 une demeure reprise sous le nom de Château de Beaumont, son ancien domicile avant-guerre (sur ce sujet voir un précédent article édité sur notre site). La majestueuse maison de maître existe toujours de nos jours au 209 avenue Charles de Gaulle.

Photo du 209 bd de gaulle en 2018 (Document Google Maps)

C’est également sur cette avenue que JB Pennel-Mignot (orthographe Ravet-Anceau) fait construire une superbe maison avec un très grand terrain au n°190 (sur ce sujet voir une précédent article édité sur notre site). En 1985, cette magnifique bâtisse deviendra le premier foyer pour l’enfance hémois, baptisé « Le Magnolia », hébergeant une quinzaine de jeunes.

Photo du n°190 en 2012 (Document Google Maps)

On retrouve également la famille Firmin Gabert-Fremaux (fils du fondateur de la teinturerie Gabert ; (sur le sujetvoir un précédent article édité sur notre site) au n°103. La famille Horent-Desprez fait construire au n°197 une demeure au nom de La Roseraie qui deviendra ensuite, sous le même nom, la propriété des Delerue-Delarue. Leurs voisins du n°199, la famille P.Thieffry nomment leur propriété « les Capucines »

Photos des n°197 en 2025 et 199 en 2023 (Documents Google Maps)

Des professions libérales y élisent également domicile, comme le Docteur Jean Leplat au n°200 et le Dr Gahyde au n°218. Enfin quelques entrepreneurs ou négociants s’y domicilient tels que : JB Amoris (entrepreneur en bâtiment) puis Mrs Calonne puis Copejans au n°125, P. Thieffry-Loridant (fabricant et négociant en bonneterie) au n°146, ou Mr. Bruggeman qui remplace la famille Glorieux au n°209.

Doc 9.0 Photos des n°200, 125 ; publicité Thieffry bonneterie et 146 dans les années 2020 (Documents Google Maps)

Ajoutons au n°216 le peintre décorateur Beghin-Briffaut, devenu par la suite Beghin et Cie puis Georges Beghin dans les années 1980. N’oublions pas non plus le fabriquant de salaisons Claude Desloovere, installé au milieu des années 1960 jusqu’à la fin des années 1970 au n°65.

Publicités Georges Beghin et Desloovere dans les années 1980 ; les n° 216 et 65 dans les années 2000-2020 (Documents guide hémois, Historihem,Nord-Eclair et Google Maps)

Au milieu du 20ème siècle, le nouveau boulevard est devenu une adresse prestigieuse et une artère résidentielle haut de gamme. La première partie comporte encore de nombreux champs tandis que la 2ème partie, à la frontière de la ville de Roubaix comporte déjà beaucoup plus de constructions. Cela s’accentue encore dans les années 1950 avec la construction d’immeubles collectifs côté impair et de petites maisons individuelles du CIL à proximité du rond-point des 3 Baudets.

Constructions CIL des années 1950 (Documents collection privée)
Photos aériennes du boulevard Clémenceau vers Hem et vers Roubaix en 1962 et carte postale des années 1960 : panorama resserré sur le bd Clémenceau côté Hem et CP du rond-point des 3 Baudets dans les années 70 avec les immeubles collectifs sur la droite et les maisons individuelles sur la gauche (Documents IGN et collection privée)

à suivre…

Les 3 fermes rue des Ecoles à Hem (Suite)

Sur les terres de la ferme Duthoit se construit une rangée de maisons individuelles le long de la rue du Docteur Yersin et des dominos pour les anciens, entourés d’espaces verts entre celle-ci et la rue des Ecoles.

Vue des maisons individuelles et des dominos et vue aérienne de l’ensemble (Documents Google Maps)

En janvier 1974, s’ouvre l’école primaire privée Saint-André, au 124 rue des Ecoles, face à l’emplacement de l’ancienne ferme Duthoit. Cette petite école de quartier n’est ouverte que durant 20 ans puisqu’elle ferme ses portes au 31 Août 1995. Il en subsiste peu de traces si ce n’est des photos de presse des fêtes annuelles notamment en 1974 et 1975. En revanche elle apparaît distinctement sur les photos aériennes de 1976 et de 1995.

Fêtes d’école en 1974 et 1975 (Documents Nord-Eclair)
Photo aérienne de 1976 et de 1995 (Documents IGN)

Il faut dire que cette école a malheureusement fait l’objet de vandalisme notamment en 1982 où une douzaine de fenêtres sont brisées en mai à coup de pierres lancées depuis la rue par des adolescents du quartier qui fait face à une petite délinquance en augmentation en raison de l’oisiveté des jeunes habitants.

Ce vandalisme se répète une douzaine de fois sur le reste de l’année 1982. C’est ainsi qu’en juin un spectacle de désolation s’offre à nouveau aux enseignants et aux élèves dans les salles de classe : vitres brisées, papiers déchirés, chaises renversées, matériel jeté par terre…

Docs vandalisme en 1982 (Documents Nord-Eclair)

C’est la raison pour laquelle un groupe de parents accompagne en fin d’année scolaire voir le maire Jean-Claude Provo à l’hôtel de ville, avec le directeur Bernard Florte, pour lui signifier leur ras le bol face à la situation. Le maire s’est alors rendu sur place pour prendre la mesure du problème et chercher une solution.

Pourtant à cette époque, ni le directeur de l’école ni le diocèse n’envisagent la fermeture de cet établissement en raison des problèmes d’insécurité qu’il rencontre. Ils attendent une réponse adaptée des pouvoirs publics et l’assurance d’une sécurisation du lieu ainsi que des enfants qui y sont accueillis. C’est donc certainement pour une autre raison que l’école ferme ses portes un peu plus de 10 ans plus tard.

Docs délégation en mairie (Documents Nord-Eclair)

Suite à la fermeture de l’école et sa destruction, le site reste en friche plusieurs années et des dépôts sauvages d’ordures y sont effectués. Ce n’est qu’en 2000 que le journal Nord-Eclair se fait l’écho d’un projet de nettoyage du site. Logicil, propriétaire du terrain va enfin y enlever les immondices qui se sont accumulés au fil des ans et la municipalité quant à elle va débarrasser le site des fondations en béton et vestiges de l’ancienne école.

Réunion sur le site à l’abandon : le discours de Francis Vercamer, les habitants à l’écoute et le cadavre de rat brandi par une participante excédée (Documents Nord-Eclair)

Francis Vercamer, maire de Hem, organise une réunion sur le site pour y expliquer aux riverains que les remblais inutiles vont être évacués, que le terrain nettoyé recevra un apport de terre végétale puis qu’un gazon sera planté sur le terrain clôturé et que quelques arbres y seront également implantés pour y apporter un peu d’ombre.

Le site débarrassé et clôturé en attente d’être engazonné (Document Nord-Eclair)

En Octobre 2003, c’est la Maison de la Petite Enfance qui est inaugurée à l’emplacement de l’ancienne école, en présence de Jean-Louis Borloo, Ministre délégué à la Ville et à la Rénovation Urbaine. Elle est créée en vue de fédérer toutes les structures d’accueil petite enfance déjà existantes mais disséminées à travers la ville et de proposer de nouveaux services aux familles.

La maison de la Petite Enfance vue de face et vue aérienne (Documents Google Maps)

Les projets y sont nombreux : accueil et éveil des enfants bien sûr, mais aussi mise en place de nouvelles activités, rencontres et sorties, nouveaux partenariats avec la résidence des seniors de la ville et avec les écoles maternelles pour permettre aux petits de s’enrichir culturellement et socialement.

En 2013, la MPE fête ses dix ans d’existence en grande pompe en présence de Francis Vercamer, maire de la ville, avec les membres du Conseil Municipal. Sont également présents une représentante du Conseil Géneral, une déléguée du préfet et le médecin chef de la PMI.

Anniversaire de la MPE (Document La Voix du Nord)

De l’emplacement de la MPE jusqu’à la rue des 3 Fermes, laquelle traverse la rue des écoles là où se situaient auparavant les 2 autres fermes, Bayart et Crepel, on retrouve plusieurs rangées de maisons individuelles Logicil, et ce jusqu’aux anciennes terres de la ferme Crepel.

Les maisons Logicil à l’ancien emplacement de la ferme Crepel de face et en vue aérienne (Documents Google Maps)

En face, à l’ancien emplacement de la Ferme Bayart, se trouve le square Berthelot, un triangle entre la rue Henri Dunant et l’avenue Laennec, la rue des 3 Fermes et la rue des Ecoles. En juin 2007, les bâtiments s’y trouvant sont démolis et l’espace dégagé par ces démolitions est laissé libre quelques mois avant que ne débute, à la fin de l’année, les travaux de construction, sur 1825 mètres carrés, de l’actuelle Maison de l’Emploi et des Services Publics, abritant le Pôle Emploi de Hem, qui voit le jour en 2009.

Photo aérienne de la zone en 1969 et 1995 avec le Square Berthelot (Documents IGN)

Une structure du Conseil Général : l’Union Territoriale de Prévention et d’Action sociale, anciennement installée avenue Dunant, reconstruit quant à elle un nouveau bâtiment en vis-à-vis de la future Maison de l’Emploi, qui ouvre en 2010. Le but de l’ UTPAS est de fournir un service de proximité et surtout de permettre à tous d’accéder à des droits fondamentaux, de bénéficier de prestations sociales, médico-sociales et individuelles adaptées aux difficultés de chacun, d’être accompagné dans son parcours personnel (insertion logement, santé), d’être soutenu dans son rôle de parent.

La Maison de l’Emploi et des Services Publics en travaux en 2009 et vue aérienne des 2 bâtiment en 2020 (Documents Google Maps)
L’UTPAS côté rue des Ecoles et la Maison de l’emploi côté rue des 3 Fermes (Documents Google Maps)

Ce secteur essentiellement rural du village d’antan aura donc cédé la place dans un premier temps à des immeubles à usage d’habitation collectifs et à de nombreuses maisons individuelles à la fin des années 60 alors que le village devenait une petite ville, essentiellement cité dortoir, avant qu’à leur tour ces habitations ne cèdent pour une partie d’entre elles, la place dans les années 2000 à des services publics devenus incontournables avec la croissance du nombre d’habitants de la ville.

Le plan actuel du quartier (Document IGN) reprenant les emplacements des 3 fermes

Des 3 fermes du début du siècle ne subsiste donc plus que le nom d’une rue bordée d’habitations, celui du quartier entourant cette rue ainsi que d’un béguinage installé dans ledit quartier. La transformation de celui-ci en moins d’un siècle est à l’image de celle subie par la commune de Hem tout entière (et bien d’autres) du petit village à vocation essentiellement agricole à la ville.

Remerciements à la ville de Hem et à l’Association Historihem ainsi qu’à Jacquy Delaporte pour son ouvrage Hem 1000 ans d’histoire

L’histoire de la musique à Hem – 10

Partie 8 Les chorales (suite)

Chorales Laïques

Cantar’Hem

C’est en 1979 que la chorale hémoise Cantar’Hem voit le jour ; composée d’une trentaine de personnes elle se présente au 2ème festival de Chant Choral avant de fonder une association présidée par Christian Lebrun. Dirigée par Jean-Jacques Delneste elle est aidée, pour ses débuts, par deux animateurs de l’Atelier Régional de Musique qui en deviennent membres d’honneur.

Fondation de l’association Cantar’Hem en 1979 (Document Nord-Eclair)

Très vite le succès est au rendez-vous et les 20 personnes qui la composent au début des années 1980 ne suffisent plus, notamment au niveau des voix masculines. C’est la raison pour laquelle, en 1985, pour pouvoir assurer ses concerts au meilleur niveau, la chorale lance un appel dans la presse locale en vue de recruter de nouveaux chanteurs. Cela n’empêche pas la chorale de se produire dans les rues pour la 1ère fête de la musique en juin 1983.

Le succès de Cantar’Hem au début des années 1980 (Documents Nord-Eclair)

Les répétitions ont alors lieu dans la cantine de l’école du Parc de la Mairie, avant d’être accueillies à l’école Notre Dame de Lourdes et ce jusqu’à la construction de la Cantoria. En 1988, c’est Luc Delva, professeur de musique et chef de choeur exigeant, qui prend la direction de Cantar’Hem. Renée Prévot est alors présidente de l’association dont elle laissera les rênes à Armelle Drouffe en 1999 alors que la chorale fête ses 20 ans.

Cantar’Hem fête ses 20 ans en chantant (Document Nord-Eclair)

Au début des années 2000, avec la chef de cœur Ariane Stelandre, la soixantaine de choristes se produit en public à plusieurs occasions alternant une première partie plutôt classique et une deuxième nettement plus contemporaine, quelques soient les lieux qui l’accueillent : églises dont l’acoustique n’a que peu de concurrents et salle Leplat pour la Sainte Cécile par exemple.

Cantar’Hem au début des années 2000 (Documents Nord-Eclair)

Par la suite la chorale se dote d’un piano numérique, grâce à une subvention exceptionnelle de 2000 euros attribuée par l’Etat. La présidente de l’époque, Thérése Noclain, explique que cet instrument doit permettre à la soixantaine de choristes hémois de se faire régulièrement accompagner par un musicien sur les morceaux qui le nécessitent sans entraîner de frais de location.

Le piano numérique acheté en 2009 (Document Tout’Hem)

Culture et Liberté

2 ans après la création de Cantar’Hem, une nouvelle chorale fait son apparition, en 1981. L’association, créée par Lucien Delvarre, se compose à la fois d’un groupe de réflexion apolitique et d’une chorale dont il est le chef de choeur, mais aussi guitariste et pianiste sur synthétiseur. Composée d’une vingtaine de choristes, la chorale a un répertoire varié et répète au Centre Social des Hauts-Champs, avenue Laennec.

Les logos de l’association et de la chorale et une idée de leur répertoire varié et leur participation à la fête de la musique en 1989 (Documents Historihem)

Pour son dixième anniversaire, en 1991, la chorale, qui compte alors une cinquantaine de personnes, se produit lors d’un concert où elle mélange tous les styles, toujours sous la direction de son chef de choeur historique : Lucien Delvarre. C’est au cours de cette même décennie que Culture et Liberté se produit sur la prestigieuse scène du Colisée à Roubaix, en 1994.

Dixième anniversaire en 1991 et le Colisée en 1994 (Documents Historihem)

Dans la seconde moitié de la décennie, Culture et Liberté participe au forum des associations et la chorale, qui répète toujours au Centre Social des Hauts-Champs, se produit à l’église Saint-André pour la Sainte-Cécile, après avoir dûment participé à la fête de la musique, mais elle entonne aussi l’hymne hémois en 1999 en accompagnement de l’orchestre dirigé par Patrick Salmon.

Forum des associations en 1995, Fête de la Musique et Sainte-Cécile en 1998, hymne hémois en 1999 et les répétitions au Centre Social (Documents Historihem et Nord-Eclair)

Les années 2000 ne font pas exception à la règle et la chorale, qui a fêté ses 20 ans, toujours menée par Lucien Delvarre, fête la Sainte-Cécile à l’église Saint-André, et participe à la fête de la musique hémoise.

Anniversaire des 20 ans, fête de Sainte-Cécile à Saint-André en 2002 et 2004, fête de la musique en 2006 (Documents Historihem)

La chorale intervient également régulièrement pour des animations musicales dans les écoles mais aussi dans les maisons de retraite, les résidences seniors et les foyers logement. Depuis janvier 2010, Culture et Liberté a déménagé à l’Espace Linné, 277 avenue Linné à Roubaix.

Interventions dans les écoles mais aussi dans les maisons de retraite (Documents Historihem)

Décibel

Créée en septembre 1990, c’est en 1991 que Décibel, l’association de jeunes chanteurs en mouvement, émanation de l’atelier musical de Toufflers, donne son 1er gala à la salle des fêtes de Hem avec l’aide de l’association Bien vivre à Hem à l’organisation. Moments forts : Pascale Selosse accompagnée par son frère à la guitare, l’apparition de la troupe hémoise avec masque et gants blancs dans une lumière noire. Citons aussi la participation de la troupe wattrelosienne « le temps de vivre ».

1er gala pour Décibel en 1991 (Documents Nord-Eclair et Tout Hem)

Le groupe hémois dispose de ses propres musiciens : Maïté Willem aux claviers, Stéphane Leriche à la batterie, et Florence Fotinar au saxophone, même si certaines des chansons sont interprétées sur bande orchestre. Son président Luc Brunin peut compter sur 37 talents, âgés de 14 à 25 ans, qu’il fait répéter à l’école Notre Dame de Lourdes, rue du Docteur Coubronne.

Les 3 musiciens et la troupe lors de la dernière répétition avant gala à l’école en 1991 (Document Nord-Eclair)

Durant l’été 1991, ils ont l’opportunité de rencontrer Michel Fugain à Tourcoing, et lui dédicacent un tee-shirt de Decibel. Leur but, dès lors, est de faire vivre une sorte de big bazar. Ils sont maintenant 47 : chanteurs-danseurs, techniciens, administrateurs, chorégraphes et musiciens. La moyenne d’âge du groupe a rajeuni : 17 ans, et quelques membres du groupe fabriquent eux-mêmes les costumes.

Decibel rêve du Big Bazar (Document Nord-Eclair)

Durant les années qui suivent Décibel, dont la troupe augmente régulièrement, poursuit ses spectacles colorés et en mouvement : à la salle des fêtes de Hem bien sûr mais également dans d’autres villes de la région, en Allemagne dans le cadre du jumelage avec Wiehl et au festival Nuits de Champagne à Troyes. Les répétitions ont à présent lieu à la salle des fêtes de Hem. Décibel devient « la vedette » du Festival de Musique et de chant de la ville.

Décibel à Hem, à Calais pour un défilé historique et répétitions en salle des fêtes en 1993, durant le festival de musique et de chant en 1994 (Documents Nord-Eclair)

Decibel fête ses 5 ans en 1995 avec un spectacle spécialement préparé pour l’occasion à la salle des fêtes de Hem. Durant la deuxième partie de la décennie, cette chorale pas comme les autres se produit non seulement à Hem, mais aussi à Mouvaux, Bousbecque et Wattrelos. En 1999, pour le printemps musical, Décibel reçoit le renfort d’Esser, un groupe d’amis composé en partie d’anciens de Décibel, qui se produit pour la 1ère fois sur la scène hémoise.

Décibel fête ses 5 ans en 1995, à Mouvaux en 1996, à Hem en 1997 et 1998, au printemps musical en 1999 (Documents Nord-Eclair)

L’entrée dans le 21ème siècle voit la troupe se renouveler avec des jeunes de 14 à 25 ans chantant à 4 voix et évoluant toujours sur des chorégraphies originales.

Week-end studieux à La Gorgue en 2000 et printemps musical hémois en 2003 (Documents Nord-Eclair)

Fabien Tartare, président de l’association, et ses décibélistes, âgés de 14 à 27 ans, enchainent toujours les représentations durant la décennie 2010. Avec une trentaine d’artistes, Décibel offre un spectacle à la fois musical et chorégraphique qui met en couleur la variété française et qui attire plusieurs centaines de spectateurs. Elle continue à chercher de nouvelles voix chaque année.

Une troupe haute en couleur en 2012, 3 jours sur les routes sentimentales en 2014, cherche de nouvelles voix en 2015 (Documents Voix du Nord)

En 2015, Décibel fête ses 25 ans. Chaque année un nouveau spectacle, présenté en avant première à Hem, tourne ensuite beaucoup : manifestations caritatives, fêtes de la musique ou festivités diverses dans les villes voisines comme pour des entreprises voire même des particuliers qui souhaitent leur présence pour des fêtes familiales.

Les 25 ans de Décibel (Document Tout Hem et Voix du Nord)

Autant en emporte le chant, c’est le nom du tout nouveau spectacle que présente Décibel en 2016, toujours dans l’héritage de Michel Fugain et de son Big Bazar, dans l’idée de proposer quelque chose de très varié dans des costumes très colorés. Puis ce sera Vivre à enchanter qui revisitera un répertoire musical toujours très varié 2 ans plus tard.

Décibel en 2016 (Documents You Tube et Voix du Nord)

Remerciements à l’association Historihem

Les 3 fermes rue des Ecoles à Hem

Au début du vingtième siècle Hem est un village de moins de 5000 âmes à vocation essentiellement agricole et compte 33 fermes. Les travaux sont pénibles et les horaires démentiels : l’ouvrier agricole est aux champs de 4 heures à 20 heures. Dès l’âge de 7 ans les enfants sont employés de 7h à 19h pour démarier les betteraves, désherber le lin, garder les vaches ou ramasser les pommes de terre.

En 1933, trois fermes à cour carrée regroupées apparaissent déjà sur les photos aériennes de la rue des Ecoles, non loin du Château Olivier. En dehors du terrain du châtelain et des 3 fermes la rue n’est alors bordée que de champs. Hem a longtemps été renommée pour la qualité de ses endives.

Photo aérienne de 1933 de la rue des Ecoles et plan comparatif de la partie où se trouvaient les 3 fermes (Document IGN et Historihem)

Instantané de mémoire extrait du Recueil des petites et grandes Histoires des quartiers des 3 baudets et de la Lionderie, Denise en 1956 : « Je suis venue ici, j’avais 13 ans. C’était la campagne ici, des fermes, des champs, des vaches…A la fin des récoltes, on allait glaner les pommes de terre et les navets… ».

La 1ère ferme située sur la gauche en venant du château est la propriété de Georges Duthoit qui la tient de son père Jules. La famille Duthoit a exploité cette ferme depuis le dix-huitième siècle. Georges Duthoit est le 1er des 3 fermiers a être exproprié au début des années 1960.

Photo aérienne de la ferme Duthoit en 1962 et photo de la cour intérieure (Documents IGN et Historihem)

La deuxième ferme, située du même côté de la rue un peu plus loin, est celle de Louis Bayart dont la famille a exploité la ferme dès le dix-neuvième siècle. Louis Bayart est également exproprié à la même époque alors qu’il avait repris la ferme familiale au sortir de la seconde guerre mondiale.

Photo aérienne de la ferme Bayart en 1962 (Document IGN)

Enfin, de l’autre côté de la rue des Ecoles, en face de cette dernière, se trouve la ferme de Roger Crepel, exploitée par ses ancêtres depuis le dix-neuvième siècle. Roger Crepel est le dernier à être exproprié vers 1964.

Photo aérienne de la ferme Crepel en 1962 (Document IGN) et photos de sa cour intérieure (Document Historihem)

Photo de la ferme Crepel en 1964 prise depuis la cour avec vue sur les nouvelles constructions (Document Historihem)

En effet, dans les années 1960, est lancé le programme de construction de lotissements des Hauts-Champs et il n’y a plus de place pour les terrains agricoles. Il faut loger les habitants d’une ville qui grandit de manière anarchique à cette époque. Lorsque l’on compare les photos aériennes de 1962 et de 1971, la physionomie du quartier a totalement changé.

Photos aériennes de 1962 et 1971 (Documents IGN)

Après les 138 logements de la cité Jardins des 3 Baudets, réalisés dans les années 1950, c’est la première génération d’ HLM qui couvre en effet la plaine des Hauts-Champs dans les années 1960 puis à la fin de celles-ci un ensemble de 1146 logements voit le jour à Longchamp et 280 logements apparaissent avec la cité des 3 Fermes.

Plans reprenant chaque quartier : 3 Baudets en haut et 3 Fermes en bas (Documents Cityzia)

Doc 7 bis Plans reprenant chaque quartier : Hauts-Champs en haut et Longchamp en bas (Documents Cityzia)

Dès lors les quartiers nord deviennent surtout destinés aux logements populaires puisque près de 4000 logements HLM y sont installés au début des années 1980 et y représentent 90 % du patrimoine bâti. Quant aux maisons individuelles des Hauts-Champs, Trois Fermes et Trois Baudets elles accueillent 70 % de ménages ouvriers.

La construction grignote inlassablement la terre agraire et, si la commune de Hem a longtemps gardé un caractère rural très développé elle s’urbanise à grande vitesse à compter du milieu du vingtième siècle et rajeunit dans le même temps. La ville de Hem est alors appelée : cité dortoir, car la croissance des emplois n’a pas suivi la croissance démographique et les hémois vont travailler dans les grandes villes voisines : Roubaix, Tourcoing, Wattrelos, voire même Lille.

Avant guerre, il existait à Hem une quarantaine de fermes ; en 50 il en restait 33 et dans les années 60, ce nombre tombe à 24, puis à 17 dans les années 1980. Les fermes restantes s’adonnent surtout à la culture des céréales : blé, orge et avoine. La plupart possèdent des vaches et récoltent aussi du foin et des betteraves fourragères. Enfin leur grande spécialité est la pomme de terre. Il n’est pas rare alors de voir certains agriculteurs faire la tournée des quartiers dans leur camionnette pour les vendre à domicile.

La disparition de l’agriculture (Document Au Temps d’Hem)

A suivre…

Remerciements à la ville de Hem et à l’Association Historihem ainsi qu’à Jacquy Delaporte, Christian Teel et Chantal Guillaume  pour leur bande dessinée Au Temps d’Hem et au Théâtre de l’Aventure pour son ouvrage  Recueil des petites et grandes Histoires des quartiers des 3 baudets et de la Lionderie 

L’histoire de la musique à Hem – 9

Partie 7 Les chorales (suite)

Les chorales du 20ème siècle

Le festival de chant choral

C’est à l’église Saint-André qu’a lieu le festival de chant choral organisé par le syndicat d’initiative de Hem lors de la 2ème édition, en 1979. Les petits chanteurs de Lomme Bourg, la Chorale de l’Europe, la chorale A cœur Joie se produisent devant un large public de connaisseurs venus de Hem et des environs.

Festival de chant choral en 1979 (Documents Nord-Eclair)

En 1981, la quatrième édition se déroule également dans la chapelle des Hauts Champs et rassemble, outre la chorale Cantar’Hem (voir ci après) qui ouvre le spectacle, celle de l’établissement médical La Sapinière, la Chorale de l’Europe, la chorale Gustave Nadaud mais aussi Vent du Nord, lesquelles font passer une grand moment aux quelques 200 auditeurs présents.

4ème édition du festival en 1981 (Document Nord-Eclair)

Fort de son succès, l’événement s’y renouvelle en 1982, toujours co-organisée par Cantar’Hem et le syndicat d’initiative hémois, avec « Les amis de la chanson » de Tourcoing, les chorales de Wattignies et Beuvry, « Le Tourdion » de Douai et la chorale du Pays de Pévèle de Cysoing.

la 5ème édition en 1982 (Document Nord-Eclair)

L’année suivante c’est l’église Saint-Joseph qui accueille le festival et il n’est pas exclu de changer à nouveau de paroisse pour la prochaine édition afin que chaque secteur de la ville puisse bénéficier de cette animation dont le succès va croissant avec le temps. Les 45 membres de la chorale La Pastourelle de Templeuve (Belgique) y participent aux côtés de plusieurs chorales de la métropole lilloise.

la 6ème édition en 1983 (Document Nord-Eclair)

La septième édition du festival, en 1984, a les honneurs de la presse locale et se déroule à l’église Saint-Corneille, avec un programme riche et multicolore, à l’initiative de Cantar’Hem avec l’appui de la municipalité et de l’association Bien vivre à Hem. L’assistance y est plus nombreuse que jamais, supérieure au nombre de billets vendus.

Festival choral en 1984 (Documents Nord-Eclair)

4 chorales variées sont au rendez-vous : la Chorale de l’Europe, fondée en 1970 à Roubaix, qui donne des concerts à travers la France, a reçu un premier prix lors d’un concours international et a fait presser un 33 tours, la chorale wattrelosienne le Temps de Vivre, crée depuis 12 ans et membre du mouvement Chansons Contemporaines, la chorale O’Musica d’Aniche, affiliée au mouvement A Coeur Joie depuis ses 10 ans d’existence et enfin la chorale Plein Chant des choeurs de la Vallée de la Marque avec ses 16 ans d’existence.

4 chorales des environs en 1984 (Documents Nord-Eclair)

Le 9ème festival rassemble, en 1986, six excellentes chorales régionales à l’église Saint-Corneille : celle du conservatoire de Wasquehal, « Collegium Musicum » des universités de Lille, Voix Si Voix La de la Madeleine, Cohors Generosa de Saint-Omer, la Cantarella d’Arras sans oublier bien sûr la chorale organisatrice à savoir Cantar’Hem.

Six chorales régionales en 1986 (Document Nord-Eclair)

Pour mettre le succès du festival au service d’une bonne cause, il est décidé, en 1989, pour sa 11ème édition qui se déroule à Saint-Corneille, de le dédier au profit d’une association qui s’occupe notamment d’enfants handicapés par suite d’autisme ou de psychoses infantiles. Le festival rassemble des chorales de Lille, Wattrelos, Toufflers et Baisieux autour de Cantar’Hem qui fête alors déjà son 10ème anniversaire.

Le 11ème festival au service d’une bonne cause (Document Nord-Eclair)

Enfin, en décembre 1990, a lieu la 12ème et avant dernière édition de chant choral (sous cette forme) avec 5 chorales régionales réunies devant un public nombreux et enthousiaste, dont des chorales de jeunes : les chorales Saint Paul de Hem et Saint Martin de Nieppe.

Le 12ème festival de Hem en décembre 1990 (Document Tout’Hem)

C’est le festival de Musique et de chant qui prend la suite du festival de chant choral à partir de 1992, et pour 7 années consécutives à l’issue desquelles ce nouveau festival sera remplacé en 1999 par le printemps musical.

Affiches du festival de musique et de chant (Documents Historihem)

Remerciements à l’association Historihem

à suivre…

L’histoire de la musique à Hem 8

Partie 6 Les chorales

La chorale Saint-Joseph

C’est en 1910 que naît la chorale Saint Joseph. En 1933, le vingt cinquième anniversaire de l’église est fêté par le curé en exercice l’abbé Defossez, entouré de ses 2 prédécesseurs les abbés Billaud et Desmarecaux, en présence de Mgr Descamps, vicaire général. A cette occasion la chorale paroissiale interprète les chants liturgiques, soutenue par la Symphonie. Le chanoine Derville succède à l’abbé Defossez et pose, en 1950, avec les 20 membres de la chorale dont 3 membres reçoivent,5 ans plus tard, la croix du mérite diocésain.

Le chanoine Derville et les choristes en 1950 devant la porte de l’église , la remise de la croix diocésaine en 1955 et la chorale fête Sainte Cécile en 1956 (Documents Historihem et Nord-Eclair)

Durant la décennie suivante, la chorale reste très active autour de l’abbé Desreumaux qui a pris la suite du chanoine Derville. Selon une tradition bien établie se succèdent des moments conviviaux : apéritifs concerts, banquets sans oublier bien entendu la célébration annuelle de la Sainte-Cécile.

L’abbé Desreumaux et la chorale durant la décennie suivante : en 62, 64, 65 et 66 (Documents Historihem et Nord-Eclair)

Après un passage à vide de quelques années, la chorale Saint-Joseph est relancée en 1987 et participe à nouveau à toutes les messes de la ville et des environs, y compris des messes de mariage. Ainsi en 1994 elle participe à un concert choeur et orchestre et, l’année suivante, donne de la voix au Téléthon.

Les dernières décennies du 20ème siècle : relance en 1987, concert choeur et orchestre en 1994 et participation au téléthon en 1995 (Documents Historihem)

A l’aube du 21ème siècle, la chorale qui a survécu à la démolition de l’église Saint-Joseph et a continué ses auditions à la chapelle Saint-Joseph a toujours à cœur de fêter annuellement la Sainte-Cécile. (sur ce sujet voir un précédent article édité sur notre site, consacré à l’église Saint-Joseph)

La Sainte-Cécile en 2000, 2008 et 2009 (Documents Historihem)

La chorale Saint-Paul

A la fin du 20ème siècle, quatre élèves du Lycée Jean XXIII, à Roubaix, sont chargés de classer les disques et partitions afin d’élargir le répertoire des chants pour les célébrations. Très vite, tous les lundis, les « quatre » se retrouvent auprès de l’électrophone et de la cafetière électrique pour trier, classer et repérer les chants qui feraient « vibrer » l’assistance.

La chorale en 1977 et 1979 (Document site internet de la chorale Saint-Paul)

Rapidement, des copains se joignent au petit groupe pour chanter et les répétitions commencent ! Peu à peu, le groupe de préparation des messes s’étoffe, et lors des célébrations de Noël, attire d’autres musiciens et chanteurs. C’était en 1975 ! Comme certains d’entre eux fréquentent la paroisse Saint Paul de Hem l’idée de rendre les célébrations plus vivantes grâce au chant y est poursuivie.

Le 20ème anniversaire de la chorale en 1995 (Document Nord-Eclair)

C’est ainsi qu’en 1995 la chorale Saint-Paul fête son 20ème anniversaire. 65 membres de la chorale interprètent une vingtaine de chants, entrecoupés de morceaux de musique joués par un trio d’harmonicas et un petit orchestre de Wasquehal. Dès lors la chorale, avec son répertoire varié alliant chants religieux et variétés, organise de nombreux concerts soit par plaisir soit pour participer à des projets caritatifs.

La chorale en concert en 1997 (Document Nord-Eclair)

Avec les années, la chorale étoffe son répertoire qui demeure pourtant toujours fondé sur les mêmes bases : solidarité, amitié et amour…Des plus jeunes rejoignent les anciens du groupe qui se met à voyager en France dans les années 2000. Autrefois appelée la chorale des jeunes de Saint-Paul, ses membres sont, dans les années 2010, pour la plupart d’âge mûr, mais le groupe garde son envie de poursuivre l’aventure.

La chorale en concert à Lens en 2018 (Document site internet)

Remerciements à l’association Historihem

à suivre…

Hem et le jumelage : Aljustrel

Dès 1973, Aljustrelense, club de foot est fondé à Hem. Rapidement des coupes ornent les murs, rappel des nombreuses participations de la communauté portugaise hémoise à différents tournois de foot, en France comme à l’étranger. En 1993, Mme Massart est invitée à fêter les 20 ans du club et, entourée de quelques élus, elle découvre le nouvel équipement des joueurs ainsi que le nouveau drapeau du club.

Anniversaire du club hémois Aljustrelense (Document Nord-Eclair)

Cinq ans plus tard Nord-Eclair titre : Hem et Aljustrel, bientôt jumelées. En effet, dans le cadre de la manifestation « Pays en choeur, pays de coeur », la ville met à l’honneur, après le Maroc et le Cap Vert, la communauté hémoise originaire du Portugal. C’est l’occasion de souligner le dynamisme des associations portugaises de la ville : les Roses du Portugal et le club de foot Aljustrelense notamment.

Photos d’Aljustrel au Portugal (Documents Hem 1000 ans d’histoire et Nord-Eclair et Bienvenue Aljustrel en octobre 1998)

C’est une étape vers le jumelage qui doit prochainement unir Hem à Aljustrel, cité minière du sud du Portugal. Après un tournoi de foot entre l’Olympic hémois et Aljustrelense, une soirée cabaret réunit les officiels hémois, le consul du Portugal à Lille et le maire d’Aljustrel. Le lendemain on assiste aux prestations de 6 groupes folkloriques vêtus de costumes traditionnels et permettant de retrouver l’ambiance chaleureuse du Portugal.

Hem et Aljustrel bientôt jumelées en novembre1998 (Document Nord-Eclair)

C’est en 2000 qu’est finalement officialisé le jumelage entre les deux villes. Cela commence par le voyage d’une délégation hémoise à Aljustrel en vue de découvrir les lieux. La ville ne se trouve qu’à 180 kms de Lisbonne, dans la région de l’Alentejo, longtemps appelé « le grenier du Portugal ». C’est l’occasion d’une visite dans la mine fermée en 1993.

La délégation hémoise à Aljustrel début 2000 (Documents Nord-Eclair)

Fin avril, Hem organise les cérémonies auxquelles assistent des délégations de Mossley et Wiehl. La cérémonie officielle a lieu à la salle des fêtes suivie d’une soirée dansante à la salle Leplat. Le lendemain, les maires des villes jumelées font le tour de la ville en tandem avant un spectacle de patinage artistique en rollers, une messe à l’église Saint Corneille avec la participation d’une chorale portugaise puis un concert apéritif à la salle Leplat.

Cérémonies du jumelage à Hem le dernier week-end d’avril 2000 (Documents Nord-Eclair)

L’année 2003 est l’occasion de retrouvailles chaleureuses à Aljustrel avec un programme chargé : soirée musicale et leçon de Fado, le lendemain visite des villages voisins suivie de la grande soirée du week-end, des interventions d’orchestres entre les discours dans le grand hall d’exposition : un séjour inoubliable immortalisé par une belle photo de famille.

Chaleureuses retrouvailles à Aljustrel en 2003 (Documents Nord-Eclair)

C’est en juin 2011 que sont fêtés les dix ans du jumelage. Les hémois se rendent au Portugal quelques mois après la venue des portugais à Hem. Pour l’occasion, sur la foire commerciale d’Aljustrel qui compte 200 exposants, les hémois de la délégation présentent leurs produits et visitent également un magasin social où ils trouvent des idées pour leur épicerie solidaire hémoise.

10 ans de jumelage avec Aljustrel (Documents Nord-Eclair)

Nelson Brito, le maire, veut rester positif malgré la crise économique qui touche son pays et n’épargne pas sa ville. Il a en projet la construction de 3 hôtels dont un 5 étoiles, pour faire venir les touristes, à qui il entend faire visiter le patrimoine minier de sa région, l’un des plus anciens d’Europe, et leur faire découvrir l’observation des oiseaux.

Le maire et les mineurs (Documents Nord-Eclair)

Pour fêter les 15 ans du jumelage, en 2015, la Ville et l’association Hem ville d’Europe, organisent un week-end de retrouvailles chaleureuses. Un groupe visite une entreprise hémoise tandis que les plus jeunes se rendent au studio Hemix en vue d’enregistrer un chant traditionnel. Le lendemain la délégation portugaise rejoint l’Hôtel de Ville pour y signer la charte de jumelage. Enfin, un arbre commémoratif est planté au Jardin des Perspectives, face à la Maison du Portugal dans l’esprit de faire grandir toujours plus le jumelage.

Les 15 ans du jumelage (Document Voix du Nord)

De même une délégation hémoise se rend au Portugal où elle alterne visites du Centre d’Art, de l’ancienne mine en passe de devenir un musée, de l’entreprise leersoise Pronal qui vient d’y ouvrir une succursale, ainsi que des propriétés viticoles, nombreuses dans la région. Sans oublier la foire culturelle et gastronomique et bien sûr le repas de gala et la traditionnelle ratification de la charte du jumelage.

L’anniversaire du jumelage au Portugal (Documents Ville de Hem)

10 ans plus tard, pour la célébration des 25 ans du jumelage, en 2025, la sculpture d’un coq en métal, d’une cinquantaine de centimètres de haut, est inaugurée, sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Hem, en présence de la délégation portugaise. Elle est réalisée par l’artiste hémois Bernard Vignoble en collaboration avec le fondeur Pascal Radar et symbolise le lien entre les deux villes jumelles.

Les 25 ans du jumelage en 2025 (Document Voix du Nord)

Il est à noter que l’une des nouvelles rues de Hem situées autour du Jardin des Perspectives, nouveau centre de la ville, est à présent nommée Avenue d’Aljustrel et relie la rue Jules Guesde à la Zone d’activité des 4 Vents, en traversant la rue du 06 juin 1944 et la rue de la Vallée.

La nouvelle avenue d’Aljustrel à Hem (Document Google Maps)

Remerciements à l’association Historihem, à la Ville de Hem, à Jacquy Delaporte pour les livres Hem d’Hier et d’Aujourd’hui et Hem 1000 ans d’Histoire

L’histoire de la musique à Hem 7

Partie 6 Les chorales

Les anciennes chorales du 19ème siècle

Dès la fin du 19ème siècle la ville compte plusieurs chorales : la Chorale d’Hem, les Enfants du Nord, la Jeune Lyre, la Jeunesse d’Hem, la Sainte Cécile et les Intimes.

Enregistrement en préfecture et demandes de subsides des anciennes chorales et logo de la dernière d’entre elles (Documents Historihem)

Les chorales du 20ème siècle

Chorales paroissiales

La chorale Saint-Corneille

Née au tout début du vingtième siècle la chorale de l’église Saint-Corneille est indissociable de l’orgue installé dans cette église, bâtie au centre du village, et électrifié en 1933 (sur le sujet de l’église voir un précédent article édité précédemment sur notre site). A l’époque c’est Claire Boussemart qui est l’organiste de l’église.

La chorale Saint-Corneille en 1902 et facture relative à l’électrification de l’orgue en 1933 (Documents Historihem)

Dans les années 1950, c’est Madeleine Tricoit qui, en qualité d’organiste, accompagne la chorale pour la première audition de Sainte Cécile. En 1954, 3 membres de la chorale reçoivent la croix du mérite diocésain. Et c’est en 1959 que la chorale fête son cinquantenaire

1ère auditions de Sainte-Cécile en 1953  croix du mérite diocésain en 1954 et fête du cinquantenaire en 1959 (Documents Historihem et Nord-Eclair)

Durant les années 1960, la Sainte-Cécile est fêtée annuellement par la chorale, accompagnée à l’orgue par Madeleine Rusquart-Lallemand, également présente pour accompagner la chorale des jeunes, lors d’une messe célébrée en l’honneur de son père, résistant, mort en déportation. Durant cette même année 63, la chorale chante en l’honneur de Sainte-Thérése à la Chapelle d’Hempempont. L’année suivante c’est la Sainte-Cécile pour la chorale et celle des jeunes.

Sainte Cécile en 1961, messe en l’honneur du capitaine Lallemand en 1963, Sainte-Cécile en 1964 (Documents Historihem et Nord-Eclair)

Dans les années 70, Thérése Cousin, ancienne élève du conservatoire de Roubaix, accompagnatrice à l’harmonium de la manécanterie des petits chanteurs de l’église Saint Michel à Roubaix depuis la fin de la seconde guerre mondiale, devenue ensuite organiste dans cette même église, accepte de tenir l’orgue de Saint-Corneille pour dépanner, après son installation à Hem.

Après un passage à vide de quelques années pour la chorale qui disparait, elle répond présente lorsqu’en 1988, un groupe de paroissiens décide de recréer une nouvelle chorale dont Jean-François Leclercq, de retour de l’armée prend la direction tandis qu’elle-même reprend sa place à l’orgue.

La nouvelle chorale Saint-Corneille en 1989 et dans les années 1990 (Documents Historihem et Nord-Eclair)

Peu de changement pour l’entrée dans le 21ème siècle, avec la traditionnelle fête de Sainte-Cécile en 2002. C’est toutefois en 2007 que Thérése Cousin, après un dépannage de 35 ans, tient pour la dernière fois l’orgue à l’église Saint-Corneille, avant de goûter à une retraite bien méritée, vivement remerciée et félicitée par Jean-François Leclercq.

Le départ en retraite de Thérése Cousin en 2007 (Documents Historihem)

Depuis la chorale continue à fêter chaque année la Sainte-Cécile et à animer des messes. En 2009, elle en est à plus de 900 répétitions, dans la maison paroissiale, et quelques centaines de chants appris. 25 choristes la composent alors et c’est Jean-Paul Traoré qui est aux commandes du magnifique orgue de l’église Saint-Corneille.

La chorale dans les années 2000 (Documents Nord-Eclair Historihem et Voix du Nord)

Manécanterie des Petits Chanteurs d’Hem Saint Corneille

La chorale est créée, en 1953, à l’initiative de Messieurs Pierre Motte, Jean Loosfeld et l’abbé Rogeau, vicaire de la paroisse Saint Corneille. Jean Loosfeld en assure la direction musicale. Elle porte le nom de « Manécanterie des Petits Chanteurs d’Hem Saint Corneille » et les choristes, jeunes garçons, sont essentiellement issus de l’école Saint Corneille et de son foyer. Les répétitions se déroulent dans les locaux de l’école, rue Jules Ferry, le jeudi en fin d’après-midi.

Journée musicale à Hem en 1954 (Documents Historihem)

Dans les années 1960, la chorale compte 42 chanteurs, et, chaque saison, elle donne une audition dans les paroisses hémoises et aux alentours lors des différentes fêtes religieuses. Elle organise aussi des galas dont le bénéfice sert à financer des voyages. En 1962, elle est invitée au 10ème anniversaire de la manécanterie roubaisienne « les Rossignolets » et l’année suivante elle prend le nom de Petits Chanteurs de Dominique Savio (patron des Petits Chanteurs).

La Manécanterie en 1961 (Documents Historihem)
La Manécanterie en 1963 (Documents Historihem)

Remerciements à l’association Historihem

à suivre…

Hem et le jumelage : Wiehl

Au fil des 40 ans écoulés, 2 autres jumelages ont été réalisés par la ville, l’un en 1993 avec la ville allemande de Wiehl et l’autre en 2000 avec la ville portugaise d’Aljustrell.

Les 3 jumelages de la ville d’Hem vus en bande dessinée (Document Au temps d’Hem)

En octobre 1992, un comité de jumelage est constitué sous la dénomination Hem ville d’Europe et de jeunes hémois effectuent un stage en Allemagne. Une petite délégation hémoise conduite par Denise Houdry, adjointe à la culture, se rend à Wiehl où elle est reçue par Mme Stitz, adjointe du Bourgmestre, et ses collègues du Conseil Municipal. L’officialisation du jumelage est dès lors envisagée pour l’année suivante.

Vue de la ville de Wiehl et prémices du jumelage avec Wiehl en octobre 1992 (Documents Hem 1000 ans d’histoire et Nord-Eclair)

Très vite, après les échanges scolaires, sportifs et culturels, des échanges économiques sont prévus. Mme Massart reçoit à Hem les officiels de la ville allemande et Mr Vercamer, chargé des affaires économiques effectue une présentation du projet : création d’un comité de jumelage économique, comparaisons, études et moyens de développement du tissu économique des 2 villes.

Echanges économiques à la réunion d’avril 1993 (Document Nord-Eclair)

C’est en septembre 1993 que le jumelage est officialisé Outre-Rhin. 280 personnes hémoises, réparties en 5 bus, font partie du voyage, emmenées par Denise Houdry, adjointe à la culture : écoliers, collégiens, musiciens, membres du conseil municipal. La charte est signée par Mme Massart et Mr Bergerhoff dans la grande salle du lycée dont l’orchestre donne ensuite une aubade. L’après-midi, l’arbre du jumelage ramené par les hémois est planté en terre de Wiehl, avant une succession de promenades, inaugurations et spectacles.

Douce idylle entre Wiehl et Hem (Document Nord-Eclair)

En septembre 1994, c’est Hem qui invite pour les festivités retour du jumelage. Une importante délégation de Wiehl assiste ainsi à diverses manifestations : fête champêtre, tournois sportifs (tennis, échecs et pétanque) et cérémonies officielles (signature de la charte). Les géants hémois Gustave et Augustine profitent de ce week-end d’exception pour célébrer leur union et Mr Ron Senior de Moosley offre 2 gravures identiques aux villes d’Hem et de Wiehl. Puis l’arbre du jumelage est planté dans les jardins de l’Hôtel de Ville.

Les jeunes géants mariés, signature de la charte et cadeaux offerts par Moosley, le public en nombre et attentif (Documents Nord-Eclair)
Pétanque, tournoi d’échecs et jeux, lâcher de pigeons et plantation de l’arbre (Documents Nord-Eclair)

En 1998 , l’association Hem, ville d’Europe, qui existe depuis 6 ans, peut se targuer d’une belle vitalité et 50 personnes assistent aux cours d’anglais et d’allemand qu’elle propose. Principalement centrée sur ses activités de jumelage avec Moosley et Wiehl, elle propose : week-end familial, échanges entre établissements scolaires, tournois sportifs, échanges entre anciens combattants, expositions culturelles…Cette même année se dessinent des fiançailles avec Aljustrel, ville portugaise avec laquelle existent déjà des échanges sportifs.

L’association Hem, ville d’Europe, et les fiançailles avec Aljustrel au Portugal (Documents Nord-Eclair)

A la fin de l’année, ce sont 180 allemands qui viennent passer le week-end dans des familles hémoises. Le comité de jumelage fait en sorte que les familles hémoises qui les reçoivent aient des choses en commun afin que tout se passe au mieux. Le samedi soir est prétexte à la fête tandis que le dimanche matin est réservé à la messe ou à la randonnée avant un apéritif festif.

Un week-end en famille en octobre 1998 à Hem (Document Nord-Eclair)

2004 sonne déjà les 10 ans du jumelage franco-allemand et après qu’une délégation hémoise se soit rendue à Wiehl pour les fêter en mai 2003 et voir rebaptiser la place de Wiehl en place de Hem, c’est au tour de Hem d’inviter une délégation allemande en y associant les 2 villes jumelles de Mossley et Aljustrel ; au programme: réunion de travail à la ferme Franchomme et grande soirée d’anniversaire à la salle Leplat.

Les 10 ans du jumelage en mai 2004 (Document Nord-Eclair)

Une statue est érigée, au Jardin des Perspectives, en 2014, pour célébrer les 20 ans du jumelage et l’amitié qui lient désormais les deux villes. C’est Maurice Hache, artiste hémois qui crée une œuvre en acier inoxydable racontant leur histoire commune et nommée Héléonord.

Heleonord en 2014 (Documents Voix du Nord)

5 ans plus tard, pour les 25 ans du jumelage, les amis allemands organisent une fête pleine d’animation avec le traditionnel gâteau. Et c’est en mai 2019 que les 25 ans sont fêtés à Hem avec une sculpture d’un artiste mexicain installée au Jardin des Perspectives au son des ensembles de cordes des 2 villes sœurs.

Fête des 25 ans à Wiehl avec le traditionnel gâteau et à Hem avec l’installation d’une sculpture au Jardin des Perspectives (Documents Ville de Hem et Voix du Nord)

De même en 2023, pour les trente ans du jumelage c’est d’abord une délégation hémoise qui se rend en Allemagne pour des retrouvailles amicales et des festivités entre les deux villes. L’anniversaire est également fêté à Hem en 2024, en présence d’une délégation de la ville d’Aljustrel, pour accompagner les 2 communes dans le renouvellement de leurs vœux d’amitié : signature traditionnelle des chartes de jumelage et repas festif ponctué d’animations se déroulent au Zephyr.

Festivités des 30 ans à Wiehl en 2023 et Hem en 2024 (Documents Ville de Hem)

Remerciements à l’association Historihem, à la Ville de Hem, à Jacquy Delaporte pour les livres Hem d’Hier et d’Aujourd’hui et Hem 1000 ans d’Histoire, enfin à Jacquy Demaporte, Christian Teel et Chantal Guillaume pour leur bande dessinée Au temps d’Hem.