L’histoire de la musique à Hem 7

Partie 6 Les chorales

Les anciennes chorales du 19ème siècle

Dès la fin du 19ème siècle la ville compte plusieurs chorales : la Chorale d’Hem, les Enfants du Nord, la Jeune Lyre, la Jeunesse d’Hem, la Sainte Cécile et les Intimes.

Enregistrement en préfecture et demandes de subsides des anciennes chorales et logo de la dernière d’entre elles (Documents Historihem)

Les chorales du 20ème siècle

Chorales paroissiales

La chorale Saint-Corneille

Née au tout début du vingtième siècle la chorale de l’église Saint-Corneille est indissociable de l’orgue installé dans cette église, bâtie au centre du village, et électrifié en 1933 (sur le sujet de l’église voir un précédent article édité précédemment sur notre site). A l’époque c’est Claire Boussemart qui est l’organiste de l’église.

La chorale Saint-Corneille en 1902 et facture relative à l’électrification de l’orgue en 1933 (Documents Historihem)

Dans les années 1950, c’est Madeleine Tricoit qui, en qualité d’organiste, accompagne la chorale pour la première audition de Sainte Cécile. En 1954, 3 membres de la chorale reçoivent la croix du mérite diocésain. Et c’est en 1959 que la chorale fête son cinquantenaire

1ère auditions de Sainte-Cécile en 1953  croix du mérite diocésain en 1954 et fête du cinquantenaire en 1959 (Documents Historihem et Nord-Eclair)

Durant les années 1960, la Sainte-Cécile est fêtée annuellement par la chorale, accompagnée à l’orgue par Madeleine Rusquart-Lallemand, également présente pour accompagner la chorale des jeunes, lors d’une messe célébrée en l’honneur de son père, résistant, mort en déportation. Durant cette même année 63, la chorale chante en l’honneur de Sainte-Thérése à la Chapelle d’Hempempont. L’année suivante c’est la Sainte-Cécile pour la chorale et celle des jeunes.

Sainte Cécile en 1961, messe en l’honneur du capitaine Lallemand en 1963, Sainte-Cécile en 1964 (Documents Historihem et Nord-Eclair)

Dans les années 70, Thérése Cousin, ancienne élève du conservatoire de Roubaix, accompagnatrice à l’harmonium de la manécanterie des petits chanteurs de l’église Saint Michel à Roubaix depuis la fin de la seconde guerre mondiale, devenue ensuite organiste dans cette même église, accepte de tenir l’orgue de Saint-Corneille pour dépanner, après son installation à Hem.

Après un passage à vide de quelques années pour la chorale qui disparait, elle répond présente lorsqu’en 1988, un groupe de paroissiens décide de recréer une nouvelle chorale dont Jean-François Leclercq, de retour de l’armée prend la direction tandis qu’elle-même reprend sa place à l’orgue.

La nouvelle chorale Saint-Corneille en 1989 et dans les années 1990 (Documents Historihem et Nord-Eclair)

Peu de changement pour l’entrée dans le 21ème siècle, avec la traditionnelle fête de Sainte-Cécile en 2002. C’est toutefois en 2007 que Thérése Cousin, après un dépannage de 35 ans, tient pour la dernière fois l’orgue à l’église Saint-Corneille, avant de goûter à une retraite bien méritée, vivement remerciée et félicitée par Jean-François Leclercq.

Le départ en retraite de Thérése Cousin en 2007 (Documents Historihem)

Depuis la chorale continue à fêter chaque année la Sainte-Cécile et à animer des messes. En 2009, elle en est à plus de 900 répétitions, dans la maison paroissiale, et quelques centaines de chants appris. 25 choristes la composent alors et c’est Jean-Paul Traoré qui est aux commandes du magnifique orgue de l’église Saint-Corneille.

La chorale dans les années 2000 (Documents Nord-Eclair Historihem et Voix du Nord)

Manécanterie des Petits Chanteurs d’Hem Saint Corneille

La chorale est créée, en 1953, à l’initiative de Messieurs Pierre Motte, Jean Loosfeld et l’abbé Rogeau, vicaire de la paroisse Saint Corneille. Jean Loosfeld en assure la direction musicale. Elle porte le nom de « Manécanterie des Petits Chanteurs d’Hem Saint Corneille » et les choristes, jeunes garçons, sont essentiellement issus de l’école Saint Corneille et de son foyer. Les répétitions se déroulent dans les locaux de l’école, rue Jules Ferry, le jeudi en fin d’après-midi.

Journée musicale à Hem en 1954 (Documents Historihem)

Dans les années 1960, la chorale compte 42 chanteurs, et, chaque saison, elle donne une audition dans les paroisses hémoises et aux alentours lors des différentes fêtes religieuses. Elle organise aussi des galas dont le bénéfice sert à financer des voyages. En 1962, elle est invitée au 10ème anniversaire de la manécanterie roubaisienne « les Rossignolets » et l’année suivante elle prend le nom de Petits Chanteurs de Dominique Savio (patron des Petits Chanteurs).

La Manécanterie en 1961 (Documents Historihem)
La Manécanterie en 1963 (Documents Historihem)

Remerciements à l’association Historihem

à suivre…

Hem et le jumelage : Wiehl

Au fil des 40 ans écoulés, 2 autres jumelages ont été réalisés par la ville, l’un en 1993 avec la ville allemande de Wiehl et l’autre en 2000 avec la ville portugaise d’Aljustrell.

Les 3 jumelages de la ville d’Hem vus en bande dessinée (Document Au temps d’Hem)

En octobre 1992, un comité de jumelage est constitué sous la dénomination Hem ville d’Europe et de jeunes hémois effectuent un stage en Allemagne. Une petite délégation hémoise conduite par Denise Houdry, adjointe à la culture, se rend à Wiehl où elle est reçue par Mme Stitz, adjointe du Bourgmestre, et ses collègues du Conseil Municipal. L’officialisation du jumelage est dès lors envisagée pour l’année suivante.

Vue de la ville de Wiehl et prémices du jumelage avec Wiehl en octobre 1992 (Documents Hem 1000 ans d’histoire et Nord-Eclair)

Très vite, après les échanges scolaires, sportifs et culturels, des échanges économiques sont prévus. Mme Massart reçoit à Hem les officiels de la ville allemande et Mr Vercamer, chargé des affaires économiques effectue une présentation du projet : création d’un comité de jumelage économique, comparaisons, études et moyens de développement du tissu économique des 2 villes.

Echanges économiques à la réunion d’avril 1993 (Document Nord-Eclair)

C’est en septembre 1993 que le jumelage est officialisé Outre-Rhin. 280 personnes hémoises, réparties en 5 bus, font partie du voyage, emmenées par Denise Houdry, adjointe à la culture : écoliers, collégiens, musiciens, membres du conseil municipal. La charte est signée par Mme Massart et Mr Bergerhoff dans la grande salle du lycée dont l’orchestre donne ensuite une aubade. L’après-midi, l’arbre du jumelage ramené par les hémois est planté en terre de Wiehl, avant une succession de promenades, inaugurations et spectacles.

Douce idylle entre Wiehl et Hem (Document Nord-Eclair)

En septembre 1994, c’est Hem qui invite pour les festivités retour du jumelage. Une importante délégation de Wiehl assiste ainsi à diverses manifestations : fête champêtre, tournois sportifs (tennis, échecs et pétanque) et cérémonies officielles (signature de la charte). Les géants hémois Gustave et Augustine profitent de ce week-end d’exception pour célébrer leur union et Mr Ron Senior de Moosley offre 2 gravures identiques aux villes d’Hem et de Wiehl. Puis l’arbre du jumelage est planté dans les jardins de l’Hôtel de Ville.

Les jeunes géants mariés, signature de la charte et cadeaux offerts par Moosley, le public en nombre et attentif (Documents Nord-Eclair)
Pétanque, tournoi d’échecs et jeux, lâcher de pigeons et plantation de l’arbre (Documents Nord-Eclair)

En 1998 , l’association Hem, ville d’Europe, qui existe depuis 6 ans, peut se targuer d’une belle vitalité et 50 personnes assistent aux cours d’anglais et d’allemand qu’elle propose. Principalement centrée sur ses activités de jumelage avec Moosley et Wiehl, elle propose : week-end familial, échanges entre établissements scolaires, tournois sportifs, échanges entre anciens combattants, expositions culturelles…Cette même année se dessinent des fiançailles avec Aljustrel, ville portugaise avec laquelle existent déjà des échanges sportifs.

L’association Hem, ville d’Europe, et les fiançailles avec Aljustrel au Portugal (Documents Nord-Eclair)

A la fin de l’année, ce sont 180 allemands qui viennent passer le week-end dans des familles hémoises. Le comité de jumelage fait en sorte que les familles hémoises qui les reçoivent aient des choses en commun afin que tout se passe au mieux. Le samedi soir est prétexte à la fête tandis que le dimanche matin est réservé à la messe ou à la randonnée avant un apéritif festif.

Un week-end en famille en octobre 1998 à Hem (Document Nord-Eclair)

2004 sonne déjà les 10 ans du jumelage franco-allemand et après qu’une délégation hémoise se soit rendue à Wiehl pour les fêter en mai 2003 et voir rebaptiser la place de Wiehl en place de Hem, c’est au tour de Hem d’inviter une délégation allemande en y associant les 2 villes jumelles de Mossley et Aljustrel ; au programme: réunion de travail à la ferme Franchomme et grande soirée d’anniversaire à la salle Leplat.

Les 10 ans du jumelage en mai 2004 (Document Nord-Eclair)

Une statue est érigée, au Jardin des Perspectives, en 2014, pour célébrer les 20 ans du jumelage et l’amitié qui lient désormais les deux villes. C’est Maurice Hache, artiste hémois qui crée une œuvre en acier inoxydable racontant leur histoire commune et nommée Héléonord.

Heleonord en 2014 (Documents Voix du Nord)

5 ans plus tard, pour les 25 ans du jumelage, les amis allemands organisent une fête pleine d’animation avec le traditionnel gâteau. Et c’est en mai 2019 que les 25 ans sont fêtés à Hem avec une sculpture d’un artiste mexicain installée au Jardin des Perspectives au son des ensembles de cordes des 2 villes sœurs.

Fête des 25 ans à Wiehl avec le traditionnel gâteau et à Hem avec l’installation d’une sculpture au Jardin des Perspectives (Documents Ville de Hem et Voix du Nord)

De même en 2023, pour les trente ans du jumelage c’est d’abord une délégation hémoise qui se rend en Allemagne pour des retrouvailles amicales et des festivités entre les deux villes. L’anniversaire est également fêté à Hem en 2024, en présence d’une délégation de la ville d’Aljustrel, pour accompagner les 2 communes dans le renouvellement de leurs vœux d’amitié : signature traditionnelle des chartes de jumelage et repas festif ponctué d’animations se déroulent au Zephyr.

Festivités des 30 ans à Wiehl en 2023 et Hem en 2024 (Documents Ville de Hem)

Remerciements à l’association Historihem, à la Ville de Hem, à Jacquy Delaporte pour les livres Hem d’Hier et d’Aujourd’hui et Hem 1000 ans d’Histoire, enfin à Jacquy Demaporte, Christian Teel et Chantal Guillaume pour leur bande dessinée Au temps d’Hem.

L’histoire de la musique à Hem 6

Partie 5 Les groupes de la Cantoria

Le Hem Jazz Big Band

En novembre 2002, une nouvelle formation musicale émerge à la Cantoria : le Hem Jazz Big Band (HJBB), un ensemble de 18 musiciens qui cultive l’esprit du Glenn Miller des années 50, donne un premier concert à l’occasion du 10ème anniversaire de la Cantoria.

1er concert du HJBB en novembre 2002 (Document Nord-Eclair)

Dès l’année suivante le nouvel ensemble fait parler de lui en assurant, à Paris, l’ouverture officielle de la fête de la musique, en présence du député maire de Hem et de son adjoint à la culture mais aussi de la ministre de la culture.

Le HJBB applaudi à Paris en 2003 (Document Tout Hem)

2003 est également l’année où le Big Band fête son 1er anniversaire dans le cadre des samedis de la Cantoria à la salle des fêtes. Et pour clôturer cette année mouvementée, il participe avec l’EOH au Noël des déshérités au prestigieux Théâtre Sébastopol à Lille.

Le 1er anniversaire du HJBB en 2003 (Documents Nord-Eclair et Tout Hem)
Le HJBB au Théâtre Sébastopol en 2003 (Documents Historihem)

Après une tournée de l’EOH dans les Hautes-Alpes en 2000, c’est au tour de l’Accordéon-Club de Gap de venir à Hem, en 2006, et d’y donner des concerts avec le HJBB, mêlant ainsi jazz et accordéon pour faire swinguer la salle pour la plus grande joie du public rassemblé dans la salle Parsy puis dans la salle des fêtes.

Le HJBB à Gap et l’Accordéon Club de Gap et HJBB en concert à Hem en 2006 (Documents Historihem)

L’année suivante c’est à Paris que le HJBB se rend à nouveau, pour faire l’ouverture de la fête de la musique, en présence de la ministre de la culture, avant de partager un nouveau moment très jazzy, le lendemain, avec les Hémois avec les Big Band de Ronchin et Villeneuve d’Ascq, invités pour l’occasion.

HJBB à Paris et à Hem en 2007 (Document Historihem)

A noter cependant que le HJBB n’apparait plus dans les formations récapitulées dans le journal Tout’Hem en 2013. C’est peut-être la raison pour laquelle un nouveau big band voit le jour en 2025, toujours d’après le journal Tout’Hem. Créé en partenariat avec l’école de musique de Leers, composé d’une vingtaine de musiciens il est prévu pour fonctionner par sessions, en fonction des besoins des répétitions te concerts programmés.

Mise en place d’un big band en 2025 (Document Tout’Hem)

L’ensemble de cordes

C’est en 1998 qu’une première prestation publique est réalisée par les toutes nouvelles classes de violon et de violoncelle dans l’auditorium et 2 ans plus tard, l’ensemble de cordes fait ses premiers pas. La moyenne d’âge des musiciens qui le composent est de 11 ou 12 ans et, sous la baguette de Guillaume Dumoulin, professeur de violon alto, les élèves de son cours répètent avec ceux du cours de violon de Valérie Brusselle et du cours de violoncelle avec Thierry Meurin, dès l’an 2000, afin d’offrir des concerts gratuits aux hémois.

Une premières pour les violons et violoncelles en 1998 et un tout jeune ensemble de cordes en 2000 (Document Historihem)

Pendant la première décennie du 21ème siècle l’ensemble de cordes fait ses classes avec Estelle Devoldre. Comme l’orchestre junior il est ouvert aux jeunes musiciens de 1er et 2ème cycle et permet aux jeunes violons et violoncelles de s’exprimer hors de leur cours, jouer avec d’autres musiciens, respecter rythme et justesse. 10 ans après sa création, il compte 14 élèves de l’école âgés de 14 à 19 ans et un adulte musicien amateur.

Classe d’orchestre de cordes en 2003 et 2007 (Documents Historihem)

En 2005, les pupitres sont plantés dans le hall du pavillon de pédiatrie, à l’hôpital Victor Provo, pour que l’ensemble y produise un programme très éclectique, alternant œuvres classiques et chants de Noël. Cette prestation entre dans le cadre d’un projet trimestriel et constitue une première pour ces apprentis musiciens et Patrick Salmon souhaite renouveler l’expérience, afin que les jeunes musiciens se confrontent à des publics très divers.

Une sorte de fête de la musique en 2005 (Document Historihem)

L’orchestre de chambre

C’est en 2009 qu’un nouvel ensemble musical fait son apparition à l’école de musique : un orchestre de chambre. Dirigé par le directeur de l’école de musique, il compte 9 musiciens, pour la majorité professeurs à l’école et d’autres faisant partie de leurs réseaux. Le but de Patrick Salmon : donner l’opportunité à tous de pouvoir découvrir la musique classique et, plus précisément, celle de chambre et les cordes. Une prestation par an est prévue pour cet OCH.

Un nouvel ensemble musical créé en 2008, en prestation à Aljustrel en 2008 et à l’église Saint-Corneille en 2009 (Documents Historihem)

L’association Hem Loisirs en profite pour convier l’OCH, pour sa rentrée, à la salle Maurice Schumann. Pour l’occasion c’est Benoît Meurin, jeune professeur de tuba qui tient la baguette et dirige l’ensemble, au long d’un voyage dans le temps débutant avec une œuvre du 17ème siècle.

L’orchestre de chambre enchante le public (Document Historihem)

A noter cependant que l’OCH n’apparait plus dans les formations récapitulées dans le journal Tout’Hem en 2013.

Remerciements à l’association Historihem

à suivre…

Hem et le jumelage : Mossley

C’est en 1972 que la ville de Hem décide d’un 1er jumelage avec la cité anglaise de Mossley, une petite ville de 10.000 habitants du Lancashire, située à quelques dizaines de kilomètres au sud-est de Manchester. Pour ce faire, Mr Dupont Lhotelain, agent consulaire de France à Manchester et directeur d’une entreprise française textile à Mossley rend visite, dès janvier 1972 à la municipalité anglaise afin de lui proposer l’idée.

S’ensuivent des échanges par courrier entre le secrétaire de mairie de Mossley, Mr Thomas, et le secrétaire général de la mairie d’Hem, Mr Lepers. Puis, le 1er contact physique avec les personnalités britanniques a lieu, en mars 1972, avec la réception à Hem du maire Mr Alderman Herbert Bentley, de son adjoint, de 2 conseillers et du secrétaire de mairie de Mossley.

Les secrétaires de mairie et la signature du protocole entre les 2 maires (Documents Historihem)

Un protocole est signé entre les maires d’Hem et de Mossley, lesquels s’engagent solennellement à tout mettre en œuvre pour maintenir de façon durable les liens établis. C’est ainsi que les représentants de la municipalité hémoise, à la tête desquelles le maire Jean Leplat sont reçus par leurs homologues de la ville britannique dès le mois de Juin.

La délégation municipale hémoise (Documents Hem d’hier et d’aujourd’hui)

Un comité de jumelage est alors constitué avec, à sa tête, Mr Ron Senior, conseiller. A travers ce comité, des contacts peuvent être pris avec des personnes ou associations de Mossley et du voisinage exerçant des activités similaires en vue d’échanges réciproques. Une réception officielle réunit le personnalités à Mossley en février 1974 et toute une délégation d’enfants français y est également reçue par des élèves anglais en août 1974.

La réception officielle des personnalités en février et la délégation d’enfants français avec leurs homologues anglais en août 1974 (Document Hem1000 ans d’histoire)

Très vite la presse locale annonce une réussite complète concernant le jumelage sportif Hem et Mossley. Ainsi, en septembre 1974, football et ping-pong réunissent sportifs hémois et britanniques avant une chaleureuse soirée d’adieu et une photo souvenir réunissant les sportifs et les personnalités de la ville.

Jumelage sportif et fraternité en septembre 1974 (Documents Nord-Eclair)

Dix ans plus tard le bilan est pourtant mitigé et, des nombreuses relations projetées initialement, ne subsistent, au début des années 1980, que des échanges au niveau des clubs de football et des sociétés patriotiques d’anciens combattants. Chaque année une délégation britannique vient ainsi commémorer la victoire des alliés en novembre avec la FAC (Fraternelle des Anciens Combattants) de Hem.

Ainsi une amitié s’est créée et c’est toujours avec plaisir que Jack Powel, président des anciens combattants de Moosley, et Mr et Mme Ron Senior, viennent passer quelques jours à Hem, comme en novembre 1983 où ils assistent au banquet du 11 novembre. Par ailleurs une délégation de la police municipale de Hem est reçue en 1984 par ses homologues de Mossley.

Ron Senior reçu par Mme Massart à Hem en novembre 1983 et une délégation de la police municipale hémoise à Mossley (Document Tout Hem 1984)

L’année1986 est l’occasion d’un tournoi de football entre l’Olympic hémois et trente deux bobbies anglais qui alternent visite d’une distillerie et d’un commissariat , visite de Bruges et rencontres de foot. Les 2 présidents de clubs sont également reçus en mairie par Mme Massart, maire de la ville, avec échange de cadeaux. Sont également au programme restaurant et soirée dansante.

Week-end à Hem pour les bobbies (Documents Historihem)

C’est à Mossley et Tameside (ville dans laquelle a été regroupée Moosley) que se déroulent les rencontres de 1988 et 1990. En 88, c’est Jack Petit, maire de Mossley, et son épouse qui reçoivent Mme Massart et son époux. Puis Mr Detré, conseiller municipal chargé du jumelage, et son épouse sont reçus, en 90, par Mr Denyer, maire de Tameside et son épouse.

Réception à Mossley en 1988 et Tameside en 1990 (Documents Historihem)

Durant la décennie suivante les échanges continuent : sportifs comme en 1991 entre le club de foot anglais TPFC et l’Olympic hémois, entre personnalités municipales comme en 1992 avec la venue du maire de Tameside à Hem avec le président de la majorité politique du conseil municipal, mais aussi scolaire comme en 1998 avec les échanges linguistiques d’élèves d’une école de Mossley et du collège Elsa Triolet.

TPFC et Olympic hémois devant la mairie en 91, les officiels anglais en 92 et la réception en mairie des élèves anglais et français en 98 (Documents Historihem)

En 2000, et pour la 28 ème année consécutive une délégation anglaise d’anciens combattants du régiment du Duc de Wellington, se joint à la FAC pour fêter les médaillés hémois de la FAC et assister au traditionnel banquet. Puis a lieu le traditionnel défilé du 11 novembre vers le monument aux morts puis la stèle du Général de Gaulle, en compagnie de la fanfare La Gauloise, et avec la participation des véhicules du Rétro-Club hémois, avant la messe à Saint Corneille suivie du dépôt de gerbes sur les tombes françaises et anglaises des combattants morts à la guerre.

La FAC et les anciens combattants anglais au défilé du 11 novembre 2000 (Documents Historihem)

2012 est une année très spéciale puisqu’elle représente les 40 ans du jumelage des 2 villes. 18 britanniques, âgés de 30 à 70 ans, viennent à Hem en Novembre pour célébrer cet anniversaire et commémorer le 11 novembre avec les membres de la FAC. Au programme : accueil à l’espace culturel, visite dégustation dans une ferme brasserie, recueillement devant la stèle Charles de Gaulle, vernissage de l’exposition des 90 ans de la FAC, auberge espagnole, visite de la ville puis de la Manufacture des Flandres et du vélodrome de Roubaix.

Les 40 ans du jumelage (Document Voix du Nord)

Le dimanche le programme est tout aussi chargé avec : messe à Saint Corneille, fleurissement des tombes anglaises au cimetière, plantation de l’arbre des 40 ans dans le jardin des perspectives, banquet à la salle des fêtes avec dégustation de spécialités de la région et soirée en famille pour clôturer la journée avant le retour du lendemain.

Plantation de l’arbre des 40 ans au Jardin des Perpectives en 2012 (Document Historihem)

Remerciements à l’association Historihem, à la Ville de Hem, à Jacquy Delaporte pour les livres Hem d’Hier et d’Aujourd’hui et Hem 1000 ans d’Histoire

L’histoire de la musique à Hem 5

Partie 4 Les groupes de la Cantoria

L’ensemble orchestral et l’orchestre junior

En août 2000, soixante des 80 musiciens participent à une tournée de concerts d’une semaine dans la région de GAP (Hautes-Alpes). Chaque concert allie le classique, la variété et la musique de film et obtient un vif succès avec une fréquentation importante ; le talent des musiciens est mis à l’honneur dans la presse régionale. C’est un très bon prélude à la Sainte-Cécile de l’an 2000.

L’ensemble orchestral à Gap et les honneurs de la presse locale (Documents Nord-Eclair et Dauphiné)
La Sainte-Cécile de l’an 2000 (Documents Historihem)

En ce début de 21ème siècle, l’ensemble orchestral continue de se produire à Hem plusieurs fois par an et se déplace également pour des concerts à Aljustrel pour célébrer le jumelage en 2001 ou à l’église Saint-Joseph, au Bizet, en 2001, à l’invitation des Amis des Orgues, où il enchante le public nombreux. C’est le concert de Sainte-Cécile qui demeure le point d’orgue de la saison et enchante les hémois comme celui de 2002 où l’orchestre revêt ses gilets ornés du logo pour la première fois.

A Aljustrel pour le jumelage et à l’église Saint Joseph au Bizet en 2001 et la Sainte-Cécile 2002 (Documents Voix du Nord et Historihem)

2003 est une année spéciale puisque l’ensemble orchestral, après avoir participé à un week-end de répétition à Amaury en mars, se rend à Arpajon, en mai, pour concourir au concours national de la confédération musicale de France, où il obtient un premier prix lui permettant d’accèder à la première division. C’est aussi l’année où l’ensemble orchestral se produit sur la scène prestigieuse du Théâtre Sébastopol à Lille et accompagne Isabelle Aubret à la soirée organisée pour le Noël des déshérités.

Répétition à Amaury, participation au concours, 1er prix et diplôme et photo souvenir (Documents Historihem)
Noël des déshérités au théâtre Sébastopol en 2003 (Documents Historihem)

L’année suivante est l’occasion d’un concert champêtre organisé à l’extérieur, dans le parc de la mairie avec la participation de l’orchestre junior, et d’une nouvelle expérience européenne liée au jumelage à Wiehl. C’est en 2007 que les caméras de France 3 consacrent 4 reportages à la formation hémoise, dans le cadre de l’émission hebdomadaire « En avant la Musique ». A cette occasion Vincent Delerm vient travailler avec l’EOH.

Concert champêtre à Hem en 2004 et nouvelle expérience européenne en 2004 et 2005 à Wiehl (Documents Nord-Eclair et Voix du Nord)
Ca tourne à l’harmonie en 2007 (Documents Nord-Eclair, Voix du Nord et Tout Hem)

Patrick Salmon se réjouit, en 2008, de constater que l’auditorium de l’école devient trop petit pour les répétitions de la formation qui compte alors 96 musiciens. Quant à l’orchestre junior, fort de 26 musiciens, il est prêt à prendre la relève ; c’est ainsi que 13 musiciens sont passés cette année de celui-ci à l’ensemble orchestral.

Succès et rançon du succès (Document Nord-Eclair)

C’est en 2011 que l’EOH décroche sa montée en division supérieure, avec mention bien, à Calais, pour la plus grande joie de son créateur et chef d’orchestre. Parti de zéro en 1994, avec 20 musiciens, l’EOH est alors l’une des plus importantes formations du département, avec 106 membres. C’est aussi une formation intergénérationnelle puisqu’il compte des musiciens âgés de 11 à 70 ans.

Montée en division supérieure en 2011 (Document Nord-Eclair)

Les palmes académiques sont décernées 6 ans plus tard en 2017 à Patrick Salmon qui, après toutes ces années hyperactives, notamment à la tête de la Cantoria, quitte l’école pour une retraite bien méritée et laisse la place à Thomas Lehembre, en janvier 2021. Ce dernier reprend alors bien sûr également la direction de l’orchestre si cher à Patrick Salmon.

Remise des palmes académiques à Patrick Salmon en 2017 (Document Voix du Nord)

Remerciements à l’association Historihem

Article dédié à mes enfants Julie et Romain qui ont fait partie de l’EOH pendant plusieurs années.

à suivre…

Zone d’activité des 4 Vents (suite 2)

Au cours de cette même période, l’avenue Pinay accueille plusieurs sociétés au n°9 à savoir : Centradel, centrale d’achat non alimentaire, fermée en 2010, Fermière de Gally, mais aussi ID Claye, ID Gometz et IDT, commerces de détail de fleurs, fermés en 2007.

le n°9 en 2023 (Documents Google Maps)

Au n°1, dans une partie de l’immense bâtiment construit à l’emplacement de la briqueterie, lequel abrite aussi les n°2 et 8, s’installe Ensovo, entreprise d’entreposage et stockage non frigorifique, toujours active. Au 2 bis, on trouve : LTGR, activité de conseil, Scalair, traitement de données, hébergement et activités connexes, et Vade France, société d’édition de logiciels applicatifs, rejoint en 2013 par Vade Group, toujours actives.

Société Ensovo au n°1 de l’avenue Pinay (Documents Google Maps et site internet)
Le 2 bis avenue Pinay en 2020 et 2023 et Vade en 2017 (Documents Google Maps et site internet)

Le n°12 accueille durant cette même période : la centrale d’achats non alimentaire d’Auchan, OIA (Organisation Intragroupe des Achats) dont le siège se situe à Croix, laquelle abrite depuis le showroom d’Audacity Auchan, dont l’activité est la vente à distance sur catalogue. Le bâtiment abrite également les sociétés Lacoste (toujours active) et Dactyl Buro Office (fermée en 2021), commerce de gros, ainsi qu’Outillage du Nord, réparation d’ouvrages en métaux (fermée fin 2023).

Audacity Auchan en 2019 (Documents Google Maps et site internet)
Le n°12 abritant Lacoste (Documents Google Maps)

La zone des Vents abrite également dans l’avenue Pinay, durant la décennie 2000 : la société de transports Vercaigne et fils, dont le siège est à Neuville en Ferrain (fermée fin 2023), E&C Energy, ingénierie et études techniques (fermée en 2008), Go Media, édition de revues et périodiques (toujours active).

Photos de Vercaigne en 2023 (Documents Google Maps)

Par ailleurs elle accueille dans la rue du Calvaire au n°98 la société Dati Sécurité, laquelle s’installe dans une ancienne habitation vendue en 2008. L’entreprise spécialisée dans les travaux d’installation électrique dans tous locaux y est toujours active à ce jour. Au 187, c’est Vermeulen Matériaux, établissement secondaire d’une entreprise parisienne, qui s’installe à la fin des années 2000 (toujours active).

La maison du 98 vendue en 2008 et Dati Sécurité en 2023 ainsi que le 187 rue du Calvaire en 2023 (Documents Google Maps)

La décennie 2010 ne voit que peu de changements intervenir sur la physionomie de la zone d’activité. Ainsi la rue du Calvaire s’enrichit de la société Publidispatch, du groupe Staci PB3, entreprise d’affrêtement et organisation de transports (toujours actif).

Publidispatch Staci PB3 rue du Calvaire (Documents site internet)

L’avenue Pinay quant à elle accueille au n°2 bis Okto Campus qui réunit trois sociétés sur son site : Vade Secure, spécialisée dans la sécurisation des e-mails, Scalair, opérateur d’infrastructures cloud, et Open10 qui crée des plates-formes de stockage de données.

Inauguration d’Okto Campus en 2017 et photo de son sigle (Document Tout Hem et site internet)

Au n°3 c’est Change your Life, intermédiaire de commerce, qui s’installe (toujours active), Datananas, édition de logiciels applicatifs (toujours active), Primotexto, même activité (fermée en 2017) et la société Signitic, entreprise de programmation informatique, rachetée par le groupe Positive (ex-Sarbacane), dirigé par Mathieu Tarnus. Au n°8, la société Promod crée en 2013 un établissement secondaire pour entreposage et stockage, lequel ferme ses portes en 2020.

Sigles des 3 sociétés précitées au n°3 et photo de Mathieu Tarnus en 2023 (Documents sites internet et gazette du Nord Pas-de-Calais)

Le n°12 accueille durant cette période : Nord Sécurité , commerce de gros de fournitures et équipements industriels divers, établissement de la société Noyer Safia Dexis (fermé en 2022), ECP, entreprise de construction de maisons individuelles (société en cours de clôture), GCNV, entreprise de travaux (fermée en 2015) et enfin Tramac France, commerce de gros de machines pour l’extraction, la construction et le génie civil (fermé en 2020).

Nord Sécurité Dexis (Documents Google Maps) et Tramac France (Document site internet)

Des champs qui il y a presqu’un siècle entouraient la seule entreprise du secteur, il ne reste donc plus rien pas plus que de la briqueterie installée en 1930. En revanche une énorme zone d’activité, faisant la part belle aux nouvelles technologies, y a émergé peu à peu durant les 30 dernières années.

Plan général et photo aérienne de la zone des 4 Vents en 2023 (Documents Google Maps)

Remerciements à l’association Historihem

L’histoire de la musique à Hem 4

Partie 4 Les groupes de la Cantoria

L’ensemble orchestral et l’orchestre junior

En juin 1993, après une année de fonctionnement de l’école de musique hémoise « La Cantoria » (sur ce sujet voir un précédent article publié sur notre site), son directeur Patrick Salmon, qui en avait lancé le pari dès la rentrée de septembre 1992, a mis sur pied une classe d’orchestre. Sa première audition publique étant prévue pour le 1er juillet, à l’occasion de la fête de l’école, une première répétition a lieu.

ère répétition de la classe d’orchestre en juin 1993 (Document Nord-Eclair)

C’est en janvier 1994 que l’orchestre de l’école municipale se produit à la Résidence de la Marque. Sous la direction de Patrick Salmon, 25 jeunes musiciens, âgés d’une dizaine d’années, interprètent les traditionnelles mélodies de Noël sous les applaudissements fournis d’un public ravi. Le but avoué est de redonner vie à une harmonie municipale pour la ville qui en a été privée durant 30 ans.

Un concert à la Résidence de la Marque en janvier 1994 (Document Nord-Eclair)

Dès la fin de la même année, il n’est plus question de classe d’orchestre, ni même d’orchestre de l’école de musique mais de l’Ensemble Orchestral de Hem, lequel célèbre la Sainte-Cécile, à la salle Leplat, le 29 novembre. Avec la participation de la fanfare « La Gauloise », de l’orchestre junior de l’école municipale de musique nouvellement créé et de 120 choristes issus des ensembles vocaux hémois : Cantar’Hem, Cascade, Saint-Corneille, Saint-Paul ainsi que de Jeanne d’Arc (de Villeneuve d’Ascq), l’ensemble orchestral, fort de 70 musiciens, interprète un medley de musiques de films.

La Sainte-Cécile 1994 à la salle Leplat (Document Historihem)

Le répertoire de la nouvelle formation hémoise est composé de transcriptions d’oeuvres classiques et modernes (jazz, variétés, musiques de films) mais également de pièces spécialement écrites pour orchestres d’harmonies. Les musiciens qui le composent sont : des élèves de 2ème cycle de l’école municipale de musique (formés en 1er cycle à l’orchestre junior) et des musiciens adultes amateurs habitant Hem ou ses environs. A chaque prestation, l’encadrement de tous les pupitres est assuré par les professeurs de l’école de musique.

Logo de l’ensemble orchestral et vue de l’ensemble en concert avec la chorale à la Sainte-Cécile en 1994 (Document Historihem)

Pour la fête de la Cantoria et la remise de diplômes de fin d’année, en 1995, l’ensemble orchestral choisit d’interpréter un medley des musiques des succès de Disney. Ensuite, à l’occasion de la Sainte-Cécile, le concert apéritif a lieu à la salle des fêtes puis Mme Massart, Maire de Hem, et les musiciens posent devant l’ancienne fontaine de la résidence de la Marque.

Fête de l’école en juin 95 et Sainte-Cécile en novembre 1996 (Documents Historihem)

Pour fêter ses 5 ans d’existence, en novembre 1997, l’ensemble réunissant une cinquantaine d’élèves de l’école, une dizaine de professeurs et des musiciens amateurs de la commune, le plus jeune ayant 10 ans et le plus ancien 75, décide d’interpréter un programme allant des Beatles au jazz, en passant par des morceaux plus graves tels que la musique de la Liste de Schindler.

La Sainte-Cécile 1997 soit le 5ème anniversaire de la formation (Document Nord-Eclair)

La fin des années 1990 voit se succéder des fêtes de Sainte Cécile toujours plus brillantes avec le renfort de l’orchestre junior, de la fanfare La Gauloise et de nombreux choristes des environs. C’est à l’été 1999 que l’ensemble orchestral se confronte à 35 autres sociétés musicales et obtient un premier prix au concours national, revenant de Saint-Omer avec une coupe, un diplôme et du matériel musical offert par le conseil général.

Sainte-Cécile 1998 avec les 2 orchestres et plus de 200 choristes, le premier prix au concours national de 1999 et la Sainte-Cécile en 1999 (Documents Voix du Nord et Nord-Eclair)

L’orchestre propose dès lors généralement trois concerts par saison au public hémois (un concert de Ste Cécile, un concert de printemps, et un concert d’été pour la fête de la musique). Il lui arrive également de se produire dans d’autres pays comme dans les villes jumelées de Wiehl ou Aljustrel (sur le sujet du jumelage voir un précédent article édité sur notre site), mais aussi en Belgique.

Concert de printemps à Hem, à Aljustrel et à Kain en 2000 (Documents Nord-Eclair et Historihem)

Remerciements à l’association Historihem

à suivre…

Zone d’activité des 4 Vents (suite 1)

Durant la décennie 1990, s’installent également dans la nouvelle zone des entreprises de programmation informatique comme Delssi ou d’impression d’étiquettes adhésives comme Stratus Etinord. Par ailleurs Stim-Climelec qui travaille dans le domaine de l’électricité et de la climatisation rejoint dans la zone son plus gros client : Saint Maclou.

La ZAC des 4 Vents en 1997 (Document Nord-Eclair)

Delssi et Etinord en 2023 (Documents Google Maps)

Etinord, c’est une petite entreprise, fondée par Philippe Ferez, dans les années 1980, dans un garage à Roubaix, arrivée quelques années plus tard dans la zone artisanale Marcel Lecoeur à Hem (sur ce sujet voir un précédent article édité sur notre site). Elle ne possédait à l’époque que 2 machines pour imprimer ses étiquettes adhésives. Mais le local de 650 mètres carrés s’est rempli. La société compte à présent 35 salariés et a besoin d’espace d’où l’achat de 11.500 mètres carrés de terrain dans la zone d’activité pour y construire 1.400 mètres carrés d’atelier et 400 mètres carrés de bureaux.

Déménagement d’Etinord dans la zone des 4 Vents (Document Nord-Eclair)

L’inauguration des nouveaux locaux a lieu en janvier 1999, et les 15 ans d’Etinord sont donc fêtés dans une toute nouvelle usine. Celle-ci est claire, pratique et climatisée ; les murs sont jaune pâle et les volumes confortables, et des portes coupe-feu ont été installées partout. La direction a pour projet de compléter le parc de machines existant et une certification Iso est dans l’air.

Inauguration des nouveaux locaux en janvier 1999 (Document Nord-Eclair)

En 2014, l’usine s’étend, grâce à une expansion de 1.000 mètres carrés, sur 2.500 mètres carrés dans la zone des 4 Vents, avenue Antoine Pinay. Désormais le groupe Stratus Packaging, spécialiste Belge, qui dispose de 3 entreprises en France, compte 220 collaborateurs dont 45 à Hem. 200 mètres carrés y sont destinés à la production, le reste à la logistique : stockage des matières premières et produits finis pour les clients. L’entreprise dispose de 5 presses rotatives et se prépare à l’obtention de la certification BRC-IoP qui garantit la sécurité et l’hygiène de la production des étiquettes et emballages et va apporter une reconnaissance supplémentaire au site hémois.

Etinord s’étend en 2014 (Documents Voix du Nord et Nouvelles Graphiques)

On peut ajouter à cette liste les entreprises : Acofluid, spécialisée dans la réparation de machines et équipements mécaniques, toujours active, Climelec, spécialisée dans les travaux électriques, entreprise qui ferme ses portes à l’aube des années 2000 et Decoservice, spécialisée en manutention , toujours active au n°14 de l’avenue Pinay.

Photos Acofluid, (Documents site internet)
Publicité Climelec de 2000 et photos Decoservice (Documents Nord-Eclair et site internet)

Quant à Leclercq-Leroux, entreprise de tissage, il s’agit d’une très ancienne entreprise à l’origine tourquennoise, fondée par JL Leclercq, spécialisée dans le tissu d’ameublement. Elle a pris ce nom de société en 1971, après une fusion avec l’entreprise Leroux Frères de Roubaix, alors qu’elle était encore à Tourcoing et fabrique des tissus et velours jacquard pour l’ameublement. Ses locaux étant devenus trop exigus, elle emménage à Hem à la toute fin des années 1990 dans une usine de 12.000 mètres carrés pouvant abriter sans problèmes les 50 métiers à tisser informatisés.

L’entreprise présente son savoir-faire à Mme Massart maire de Hem en 1998 (Document Voix du Nord)

L’inauguration a lieu en 2000, en présence de Francis Vercamer, nouveau maire de la ville. L’accent est mis sur le tissu d’ameublement haut de gamme produit dans l’établissement à destination du monde entier (Maison Blanche, Orient-Express), au moyen des techniques les plus modernes. 90 personnes travaillent alors dans l’usine hémoise et le recrutement d’autres ouvriers est encore en cours avec formation assurée par l’entreprise.

Inauguration de la société en 2000 (Documents Nord-Eclair)

Pourtant malgré son modernisme et sa volonté d’aller de l’avant cette entreprise centenaire ferme les portes de son usine hémoise 10 ans plus tard, plus exactement en 2011. Quant à Bayart Tissage, l’établissement secondaire créé à Hem en 2000, ferme ses portes en 2016 tandis que le siège social de Marcq-en-Barœul reste actif.

Photos du tissage Leclercq-Leroux (Documents Historihem)

En 2000 également, c’est le n°9 de l’avenue Pinay qui est construit puis les n°11 et 12 ainsi que le 3 dans les années qui suivent. Les n° 1 puis 5 apparaissent en 2009 et 2012.

Photos aériennes de 2000, 2004, 2009 et 2012 (Documents IGN)

Les années 2000 voient l’avenue Antoine Pinay accueillir de nombreuses entreprises dont un groupe informatique bien connu à savoir : Goto International, lequel quitte le château de la Bonnerie (sur le château voir un article précédemment édité sur notre site intitulé Château de la Bonnerie) pour un siège tout neuf au sommet d’une butte des 4 Vents.

Installation de Goto International (Documents Nord-Eclair)

Le bâtiment de 1850 mètres carrés construit sur 3 hectares abrite, au n°3 de l’avenue Pinay : Goto Software (créateur de logiciels de communication Internet et Minitel), Goto Games (créateur de logiciels de jeux on-line et off line) et Point Soft (premier distributeur européen de CD-roms multimedia à petit prix).

Sarbacane Software en 2019 (Documents Voix du Nord)

Le Goto Campus est rejoint, quelques années plus tard par Sarbacane Software, éditeur de logiciels, qui, dès 2019 bénéficiera de locaux rénovés. Et en 2012 est inaugurée sur le campus la micro crèche d’entreprise « Les Zigotos », pour les enfants de 2 mois à 3 ans. Malheureusement l’année suivante intervient le décès du fondateur et PDG du groupe Thierry Tarnus.

Inauguration de la crèche les Zigotos en présence de Thierry Tarnus et de Francis Vercamer maire de Hem (Document Voix du Nord)

Par ailleurs, durant la décennie 2000, le n°3 avenue Pinay abrite : 2A Concept, et You don’t need a crm, entreprises de programmation informatique, toujours actives, Avianor ULM, spécialisée en enseignement de la conduite, toujours active, Lasius Productions, entreprise de design, fermée en 2011.

Sigle de 2A Concept, you don’t need a crm et illustration d’Avianor ULM (Documents sites internet)

A suivre…

Remerciements à l’association Historihem

L’histoire de la musique à Hem 3

3ème partie : la clique « La Gauloise »

Elle est issue d’une formation familiale, crée en 1923, par Mr Sueur, sous le nom d’Amicale d’Hem, reprise ensuite par son fils Gaston, puis, en 1969, par son petit-fils René. La clique elle-même est fondée plus tard, en 1936, par Mrs Charlet et Sequin.

La Gauloise en 1932, devant l’estaminet Corteville sur la place de la République (Document Historihem)

Après-guerre, la Gauloise se reconstitue et, dans les années 1950 elle est de toutes les fêtes, notamment la Sainte-Cécile. Ainsi, en 1956, la clique scolaire défile dans le quartier des Trois-Baudets avant de se réunir autour d’un banquet servi au Saint-Louis, rue Jean Jaurès avec de nombreuses personnalités de la ville.

La Gauloise en 1949 et 1956 (Documents Historihem)

Raymond Guyssens est nommé directeur chef de la clique en 1959, succédant ainsi à Gaston Vandecasteele, tandis que Jean Sequin reste président. Et c’est une clique renforcée de nombreux jeunes qui défile lors de l’inauguration officielle du groupe scolaire de Beaumont. Mr Jean Sequin est nommé quant à lui chevalier dans l’Ordre des Palmes Académiques.

Nomination de Raymond Guyssens, les jeunes cliquards et Jean Sequin à l’honneur en 1959 (Documents Nord-Eclair)

C’est le directeur de l’école Jules Ferry , René Birembaut, qui succède à Jean Sequin, en tant que président, en 1964, jusqu’à son départ en retraite quatre ans plus tard. La clique est alors forte de 35 instrumentistes et de 40 tambours et clairons. L’ambition affichée est de multiplier le nombre de sorties et de renforcer le succès déjà prometteur de cette fanfare scolaire. Cela n’empêche pas la clique, l’année suivante, d’honorer Jean Sequin, son ancien président actif devenu président honoraire.

Nomination de René Birembaut à la présidence en 1964 et son départ en retraite en 1968 et Jean Sequin mis à l’honneur en 1965 (Documents Nord-Eclair)

C’est Emile Taeckens qui lui succède à la présidence en 1969. Au cours de la réception organisée pour fêter l’événement, le maire, Jean Leplat indique l’espoir qu’il fonde dans « la Gauloise », surtout après la disparition de l’Harmonie. 2 ans plus tard, c’est Gaston Vandecasteele qui est le président de la formation.

Réception en 1969 et soirée de la Gauloise en 1971 avec les majorettes d’Hellemmes (Documents Nord-Eclair)

Notons que dans les années 1970, le chef est alors René Sueur et le tambour majeur Gaston Sueur petit-fils et fils du fondateur de la formation initiale. Jean-Pierre Sueur est, quant à lui, instructeur des fifres. La société compte alors un effectif de 50 membres, composé en grande partie de jeunes de moins de 20 ans, et participe à de nombreuses sorties dans la région. Le décès de Jean Sequin, l’un des fondateurs, survient en 1977.

Photo des minimes en 1974, la société au complet, lors du tournoi des minimes en 1976 et le décès de Jean Sequin en 1977 (Documents Historihem et Nord-Eclair)

1978 marque l’année du cinquantenaire de la Gauloise. A cette occasion est organisé un brillant gala de variétés à la salle des fêtes de Hem. C’est René Sueur qui en est alors le président actif et Mr Segard, président de la délégation des fanfares du Nord Pas-de-Calais, lui remet la médaille de la fédération des musiques de France. Notons la présence de la Musique Municipale de Wattrelos, du Musical Group’parade de Phalempin accompagné de ses majorettes.

Photo des minimes en 1974, la société au complet, lors du tournoi des minimes en 1976 et le décès de Jean Sequin en 1977 (Documents Historihem et Nord-Eclair)

A l’occasion du tournoi national des cadets, en 1985, la Gauloise défile à travers la commune, en compagnie des majorettes d’Hellemmes et du géant hémois Gustave le Teinturier. A partir de la rue Jean Jaurés, le défilé passe par la Tribonnerie et la rue du Général Leclerc jusqu’à Hem Bifur puis la place de la République avant de revenir par le parking de la mairie au stade Dubus.

Un ballon de bonne humeur en 1985 (Document Nord-Eclair)

Dans les années 1990, la Gauloise, qui possède un répertoire très varié : variétés, jazz, rock et morceaux militaires assure tous les défilés officiels de la ville de Hem. En 1994, elle est sélectionnée par le Conseil Général et la chaîne de télévision France 3 pour animer le départ à Lille du Tour de France cycliste. Elle est alors rhabillée de neuf et défile dans un uniforme rouge qui lui donne fière allure. Elle compte à son actif de nombreuses coupes et trophées dans diverses régions en France mais aussi à l’étranger.

Une prestation à la mairie en 1993 et un défilé dans Hem en 1994 (Documents Historihem et Nord-Eclair)

En 2002, témoignant de sa vitalité, la fanfare, qui a participé à de nombreuses manifestations l’année précédente, procède à un gros achat d’instruments. Une salle va lui être attribuée, pour ses répétitions, dans le nouvel aménagement du site de la salle Blaise Pascal. La bonne nouvelle est annoncée lors de l’Assemblé Générale de la Fraternelle Laïque.

Assemblée générale de la Fraternelle Laïque en avril 2002 (Document Nord-Eclair)

En ce début du 21ème siècle, la Gauloise compte 18 musiciens auxquels s’ajoute une formation de 4 filles au maniement « du fusil ». Son président est René Sueur et son directeur chef Jeremy Sol. La fanfare continue à défiler lors de manifestations telles que la cérémonie du souvenir en novembre 2012 où elle emmène le cortège de la mairie au cimetière ou le défilé du carnaval la même année.

La Gauloise et le groupe de filles au maniement du fusil (Documents You tube)

En 2013, la fanfare La Gauloise et son Drum and Bugle Corps, dirigés par René Sueur, président, depuis 45 ans, peut avoir la satisfaction d’enregistrer de nouveaux jeunes inscrits dans toutes les sections, clavier, cuivres, percussions. Le renouvellement est en marche, puisque René Sueur laissera sa place, en décembre, à Jérémy Sol.

Une réunion de la fraternelle laïque en juin 2013 comprenant la section de la fanfare la Gauloise avec René Sueur et une photo de la Gauloise nouvelle version (Documents Voix du Nord et Historihem)

René Sueur prend donc sa retraite en 2013 après 60 années de bons et loyaux services : il y a fait ses premiers pas en qualité de tambour à l’âge de 5 ans, avant d’y jouer du clairon puis de la trompette, avant d’être chef, directeur et enfin président. Les musiciens, dirigés par Jeremy Sol, lui rendent hommage avant que le maire Francis Vercamer lui remette la médaille de la ville.

Le départ en retraite de René Sueur en décembre 2013 (Document Ville de Hem)

Après son départ, la fanfare continue dans la même lignée, comme en novembre 2014 où elle interprète l’hymne national pour clôturer la cérémonie du souvenir qui a lieu face à la stèle du général De Gaulle, au jardin des perspectives. C’est aussi le cas le 8 mai 2018, pour la commémoration de l’armistice du 8 mai 1945, en présence du maire Pascal Nys, des élus, des représentants d’associations d’anciens combattants et de nombreux hémois, lorsque le traditionnel dépôt de la gerbe de fleurs se déroule au son de la fanfare qui a emmené le cortège.

La fanfare en mai 2018 (Document Voix du Nord)

Remerciements à l’association Historihem et la Ville de Hem

à suivre…

Zone d’activité des 4 Vents

Au début du 19ème siècle le village de Hem était composé de 9 hameaux auxquels s’est rajouté sur le plan cadastral de 1890 celui des quatre Vents entouré de celui du Vieux Sailly et celui du Civron, celui du Petit Vinage et de la Vallée et celui de la Place et du Rivage. Sur un plan de 1953, on retrouve ces anciens hameaux en tant que quartiers de Hem.

Extraits du plan cadastral de 1890 et du plan de 1953 (Document archives départementales et Historihem)

La zone d’activité des 4 Vents est actuellement le principal parc économique de la commune de Hem, tant en termes de nombre de salariés, de superficie,  que de taille d’entreprises. Elle est située au sud-est de la ville et desservie par les rues du Calvaire et Antoine Pinay. 

Pourtant cette zone était encore, au début du 20ème siècle composée de terres agricoles et, jusqu’en 1930 aucune entreprise n’y était implantée. C’est cette année là que la première industrie : la « Briqueterie de l’Entreprise de Roubaix et ses environs », la briqueterie « dite d’Hem », Comptoir Régional de la Terre Cuite, s’implante au 187 rue du Calvaire au lieu dit «  Au-Dessus du Petit-Voisinage ». (Sur le sujet voir un précédent article sur notre site intitulé Briqueterie d’Hem)

Photo aérienne de 1933 montrant la briqueterie isolée au milieu des champs (Document IGN)

Peu à peu la ville de Hem change de visage. Sa population s’accroit au fur et à mesure de l’industrialisation de la ville. Pourtant le centre d’Hem garde quant à lui une vocation agricole pendant longtemps et ce n’est qu’en 1990 que les Etablissements Kiabi y installent leur siège au n°100 de la rue du Calvaire, juste en face de la briqueterie. (Sur le sujet voir un précédent article sur notre site intitulé Kiabi)

Photo aérienne de 1992 montrant le siège de Kiabi installé en face de la briqueterie, les deux entreprises étant alors encore au milieu des champs (Document IGN)

Puis dans les années 1990, peu à peu se construit la zone d’activité des 4 Vents avec l’arrivée d’entreprises plus ou moins connues qui exercent des activités assez diversifiées. En 1994, la nouvelle zone d’activité hémoise fait les gros titres de la presse locale : les Trois Suisses et Saint-Maclou attirés par Hem.

Photo des dirigeants des 2 entreprises en réunion avec Mme Massart, maire de la ville ; plan de la ZAC en 1994 et nouvelle voie vers la zone des 4 Vents (Document Nord-Eclair)

Sur les photos aériennes de 1995 puis de 1997, on voit ainsi apparaître les bâtiments n°14 avenue Antoine Pinay abritant Saint Maclou et n°6 abritant les 3 Suisses.

Photos aériennes de 1995 et 1997 (Documents IGN)

L’entreprise Saint Maclou a son siège et son usine de production à Wattrelos mais fait en effet construire à Hem sa toute nouvelle unité de stockage en 1995. Les locaux wattrelosiens sont en effet saturés et, de fait, la production s’en trouve réduite.

Le bâtiment Saint-Maclou sorti de terre en 1995 et vue aérienne du bâtiment Saint-Maclou en 2023 (Documents Nord-Eclair et Google Maps)

La construction d’un bâtiment de découpe et de stockage à Hem sur 24.000 mètres carrés devrait permettre de relancer la production à Wattrelos. On y trouve notamment la plus grande machine du monde à découper les moquettes. Dès l’année suivante, vendeurs et poseurs de toute la France s’y réunissent en congrès afin de découvrir tous les nouveaux produits.

Le congrès des vendeurs et poseurs en 1996 (Documents Nord-Eclair)

En 2022, une partie des hangars de l’enseigne est soufflée par une explosion. L’explosion d’une bouteille de gaz entraine un incendie lequel, s’il ne fait fort heureusement aucun blessé, est à l’origine de l’effondrement de 800 mètres carrés de structure sur une cellule d’environ 6.000 mètres carrés.

Explosion à Saint-Maclou en 2022 (Documents Voix du Nord)

L’entreprise les 3 Suisses veut quant à elle y installer un grand centre de tri pour les colis, sur 10.000 mètres carrés, qui emploierait 100 personnes dès 1996 avant de faire construire un centre de préparation de commandes dans les 2 années suivantes avec, à terme, l’emploi d’un millier de personnes sur la commune.

Un chantier vert (Documents Nord-Eclair)

Le chantier se veut vert : des bennes de récupération cartons, plastiques, métaux et bois sont installées autour du chantier. Tout est récupéré pour être recyclé. Le bois et les métaux, hors ferraille, sont gérés par la société roubaisienne Dobigies. Le bâtiment, une fois achevé sera chauffé au bois, lequel pourra provenir de récupération. Dès 1996, le centre de tri dernier cri, utilisé par 6 filiales du groupe : 3 Suisses France, Cidal, l’Exemplaire, la Blanche Porte, Becquet et Beauté Créateurs, est inauguré.

Un outil ultra moderne (Document Nord-Eclair)

Dès l’année suivante, la direction du groupe a besoin de 10 hectares de plus pour son organisation logistique, afin de disposer de 30 ha d’un seul tenant. Une concertation avec les habitants est donc organisée dans le restaurant scolaire de l’école De Lattre de Tassigny en présence de représentants de la municipalité et de la CUDL. Les phases d’aménagement seront ensuite successives.

La réunion de concertation en mars 1997 (Document Nord-Eclair)

Un an plus tard, la société choisit de chauffer au bois son centre de tri : mode de chauffage économique et écologiquement propre. Sur les 5 ha de réserve foncière acquis les 3 Suisses ont planté leur propre bois de chauffage : des saules à croissance rapide venus de Suède, destinés à couvrir un quart des besoins en bois de la chaufferie tous les 3 ans.

Les 3 Suisses font feu de leur bois : le pdg de la société et le président de la chambre d’agriculture du Nord (Document Nord-Eclair)

Le premier bâtiment Mondial Relay et la plate-forme Dispeo en 2023 (Documents Google Maps)

Cette plate-forme d’expédition Mondial Relay ne sera plus suffisante après le tournant des années 2000 et, en 2012, la société lance le chantier de construction du plus grand centre français de préparation de commandes ouvert aux enseignes du e-commerce sur 40.000 mètres carrés soit l’équivalent de 6 terrains de football : Dispeo.

Le plus grand centre français de préparation de commandes en 2012 et son inauguration en 2013 (Documents Tout Hem)
Photos de Dispeo dans la zone d’activité de 2018 à 2023 (Documents site internet et Google Maps)

A suivre

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