La fin des tramways urbains de Roubaix-Tourcoing (réseau ELRT) s’effectuera de 1951 jusqu’en 1956. Confrontée à des pertes financières et à la vétusté, la compagnie remplace progressivement ses lignes par des autobus, les premières suppressions majeures (lignes D, H, LN) commençant cette année-là. En juin 1951, le conseil municipal roubaisien a souhaité l’arrivée des autobus. Le 27 avril 1952, un protocole d’accord concernant la prorogation de la concession et la modernisation des réseaux est signé entre les maires de Roubaix et Tourcoing et la société ELRT, qui valide entre autres décisions la transformation des lignes de tramways en autobus, selon un calendrier pré établi.

En 1951, les lignes urbaines et suburbaines, dont la ligne D (Roubaix – Mouvaux) et H (Roubaix – Leers), sont les premières à être remplacées par des bus. Des autobus de marque Chausson, remplacent les motrices électriques de la compagnie. En juillet 1956, la quasi-totalité du réseau urbain de Roubaix-Tourcoing a disparu, excepté le « Mongy » (ligne Lille-Roubaix-Tourcoing) .

Les tramways ont disparu mais il faut à présent enlever les rails, les pylônes. Le trajet de la ligne F représente soixante deux kilomètres de rails à enlever ! On s’y emploie à une cadence accélérée. Mais on estime qu’il faudra près d’un an pour en venir à bout. Après avoir démonté les fils aériens, les ouvriers s’attaquent aux rails, ce qui entraîne de véritables chantiers qui nécessiteront de réparer la chaussée défoncée.
La disparition des trams fut un événement heureux pour les cyclistes, pour lesquels les rails étaient de véritables pièges, fauteurs de chutes !