Ecole Ernest Renan, rue de Beaurewaert

La première école de la rue de Beaurewaert à Roubaix a été construite en 1856. Elle était divisée en deux parties : l’école de filles et l’asile ( école du premier âge, appelée aujourd’hui : école maternelle ). A la fin des années 1890, l’école prend le nom d’Ernest Renan, célèbre écrivain décédé en 1892.

Plan cadastral 1884

Au début des années 1930, l’école s’est fortement dégradée. L’administration municipale songe sérieusement à construire un nouveau groupe scolaire pour obtenir le maximum de confort et d’hygiène pour les élèves.

La décision est prise en 1934. Le projet est confié à Jean Selle, architecte agréé, situé au 35 rue Richard Lenoir à Roubaix, et Marcel Spender architecte DPLG ( diplômé par le gouvernement ).

Marcel Spender ( document Nord Eclair )

Pour pouvoir offrir aux enfants une cour de récréation assez vaste, la municipalité décide d’annexer le terrain voisin, celui du presbytère appartenant à la ville et le terrain rectangulaire a désormais une superficie de 3.200m2. Le groupe scolaire est divisé en 2 sections : la maternelle composée de 4 classes et l’élémentaire de 6 classes. C’est une école de filles.

Projet ( document archives municipales )

Ce projet, tel qu’il est présenté, est très judicieux, car il n’apporte aucune gêne au fonctionnement de l’ancienne école. En effet, les vieux bâtiments seront rasés pendant les grandes vacances, pour permettre l’ouverture de la nouvelle école à la rentrée des classes.

Construction 1937 ( document archives municipales )

La façade, longue de 48,87m avec deux entrées latérales séparées, se situe sur la rue de Beaurewaert,. Cette façade moderne de style paquebot, est composée de briques de couleur chaude, le soubassement est en pierre de Soignies, une corniche en pierre couronne l’édifice. De grandes baies vitrées apportent dans les locaux l’air et la lumière à profusion. A chaque extrémité, les escaliers occupent la partie avancée : deux oriels en demi-cylindres en verre futuriste.

Façade rue de Beaurewaert ( document collection privée )
Façade arrière rue Ste Elisabeth ( document collection privée )

Sur la façade arrière ( rue Ste Elisabeth, aujourd’hui renommée rue Henri Lefebvre ), se situent deux maisons individuelles latérales pour le logement des deux directrices.

maison de la directrice ( document archives municipales )
maison de la directrice ( document archives municipales )

Le grand bâtiment sur la rue de Beaurewaert, comprend en demi sous sol, une immense salle de réfectoire qui peut également être utilisé en tant que salle des fêtes ou cinéma. Dans les années 1960, les élèves de l’école de garçons Pierre de Roubaix fréquentent cette salle pour des films projetés par Alain Sailly ( fils de l’instituteur Gilbert Sailly ).

salle de réfectoire ( document archives municipales )

Aux étages se trouvent les salles de classe : les maternelles au 1° étage, les élémentaires au second.

plan du rez de chaussée ( document archives municipales )
perspective ( document archives municipales )

Marcel Spender construit cette école pour le bien-être des enfants, l’hygiène, le confort et la lumière sont au programme. Belle reconnaissance, l’école est distinguée en 1938 par la revue l’Architecte d’Aujourd’hui comme l’une des plus belles réalisations scolaires françaises.

L’école va se développer très fortement après la seconde guerre mondiale, avec le baby-boom des années 1960. Les crises économiques des années 1970 vont amener la municipalité à moderniser l’établissement en installant, en 1982, des nouveaux châssis de fenêtres extérieures en aluminium, pour une meilleure isolation thermique mais également phonique.

document Nord Eclair

En 1991, des lézardes apparaissent dans les murs de l’école. Certes le bâtiment n’est pas prêt de tomber sur la tête des élèves, mais le plâtras qui commence à dégringoler des fissures a de quoi inquiéter. Il est donc urgent d’effectuer quelques travaux de rénovation sur les cloisons intérieures à partir des vacances de Février.

document Nord Eclair

Mais deux semaines de fermeture paraissent un délai très court pour accomplir les travaux, et une école en chantier à la rentrée, entraînerait forcément des perturbations. On a donc décidé de fermer complètement l’établissement pendant 6 semaines et d’y revenir dès que tout sera terminé. Les deux directrices Mesdames Pavy et Maes, avec le service technique, programment le déménagement du matériel dans d’autres écoles : PaulBert/EdgarQuinet mais également Chanzy et Gambetta pour recevoir les enfants. Il faut songer aussi à préparer les services de car pour les déplacements chaque jour, la restauration à renforcer etc. Dans un cadre agréable et confortable, les 317 élèves reprennent possession de leurs classes, début Avril 1991.

document Nord Eclair

L’inauguration des locaux rénovés a lieu en Octobre 1991, en présence de André Diligent, sénateur-maire de Roubaix.

document archives municipales

L’école Ernest Renan, ouverte depuis 90 années, accueille toujours les élèves du quartier Ste Elisabeth.

document archives municipales
document archives municipales

Remerciements aux archives municipales.

Travaux au Carihem

Maquette du lotissement publiée dans Nord Éclair

 Ce petit quartier à l’époque peu habité, et fréquenté par les habitués du stand de tir, va être concerné au début de février 1961 par une importante opération d’urbanisme. En effet, c’est un chantier de 220 logements qui va s’ouvrir bientôt, sur les plans des architectes Bernard Beslin et Marcel Spender pour le compte de l’office HLM. Le chantier est délimité par les rues du stand de tir (1) du Carihem (2) et Boucicaut (3). Les bâtiments qui seront constitués d’appartements de type studio, F1, F2 et F3, sont destinés à accueillir les « évacués » de l’ilot Edouard Anseele, et ceux du quartier des 3 Ponts, dont les « 300 maisons vétustes » vont être bientôt démolies.

La première tranche de travaux au Carihem photo Nord Éclair

Une première tranche des travaux doit être terminée pour le printemps 1962 et le reste pour la fin de la même année. Il est également question d’aménager le passage à niveau dit des 3 Ponts en fonction des nouvelles conditions de vie et de circulation du quartier du Carihem.

Les 103 logements de 1955

1955 : après les sept semaines d’intempéries qui ont paralysé les travaux en janvier et février, trois nouveaux chantiers pour l’OMPHLM.

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Immeuble rue Horace Vernet Photos AmRx et NE

Un Collectif de six étages, 51 logements

Le collectif élevé à l’angle du boulevard de Fourmies et de la rue Horace Vernet est l’œuvre de Marcel Spender, comme l’indique la petite plaque sur le mur latéral côté boulevard. Les logements de ce collectif sont destinés à des jeunes mariés, ou des célibataires, des ménages sans enfants. Les appartements sont relativement petits : 22 studios de 28 m² comprenant une grande salle de séjour, une petite cuisine, une salle d’eau avec douche, wc, buanderie. Il y a aussi 17 logements de même composition avec une chambre en plus, soit une superficie de 44 m². Six autres avec deux chambres et six autres avec trois chambres. En tout 51 logements qui ont tous un grenier et une cave. Particularité : un ascenseur ne dessert que les 4ème, 5ème et 6ème étages.

Rue Weerts hier et aujourd’hui Photos Nord Eclair et PhW

Un groupe de maisons rue Weerts

Second chantier, le groupe de l’avenue Linné, œuvre de l’architecte Finet, est composé de vingt logements individuels. Douze ont trois chambres, les huit autres quatre chambres. Ce sont des maisons pour familles nombreuses. Dix garages seront construits à proximité. Ces logements seront habités le 1er août.

Le troisième chantier

Il se trouve rue Léonard de Vinci prolongée. Ce bâtiment de quatre étages, aux coursives arrière identiques à l’immeuble de la rue Horace Vernet, donne sur la cour de l’école Léon Marlot. Il est composé comme suit : seize studios de 29 m², huit logements F2, huit logements F3.

Lors de l’ouverture, il y aura de nombreuses demandes :  750 candidats pour les 103 logements proposés. Les personnes désireuses de louer un logement s’adressent à l’office municipal des habitations à loyer modéré qui a son siège à l’hôtel de ville de Roubaix entrée rue Foch.