En 1973, Raymond trouve un accord avec Jean-Claude Suppa, propriétaire du Drug Pub au 14 avenue Jean Lebas et cousin de Philippe Suppa, un de ses coiffeurs salariés. Ils communiquent alors, ensemble par une publicité commune dans la presse locale. Il en est de même avec Betty, la fille de M et Mme Suppa, coiffeuse qui tient le salon de coiffure intégré au Drug Pub, à la même adresse : 14 avenue Jean Lebas. Ils créent ensemble « La Boite aux Tifs ».
Salon Betty 14 avenue Jean Lebas ( publicité Nord Eclair )
Désormais les deux salons communiquent entre eux, par une petite porte intérieure dans le drugstore et comportent deux entrées: l’une au 25 rue du Vieil Abreuvoir à l’enseigne Raymond pour la coiffure Hommes et l’autre au 14 avenue Jean Lebas à l’enseigne Betty pour la coiffure Dames.
Publicité commune ( publicité Nord Eclair )Publicité commune « La boîte aux tifs » ( publicité Nord Eclair )
Le 29 Février 1980, Raymond fête le 20° anniversaire de son salon. C’est l’occasion de faire paraître dans la presse locale, une rétrospective des différentes personnalités du show-business qui sont passées au salon pour se faire coiffer : Dalida, Sylvie Vartan, les Charlots, Julien Clerc et bien d’autres . . .
Publicité Nord Eclair 1980
Raymond Spriet prend une retraite bien méritée en 1985. Philippe Suppa lui succède à la tête de la petite entreprise et garde bien sûr l’enseigne bien connue des roubaisiens. C’est l’occasion de fêter les 25 ans d’expérience du salon masculin-féminin : « Raymond Coiffures » au service de la clientèle.
Philippe Suppa ( publicité Nord Eclair 1985 )
Philippe Suppa décide de rénover le salon dames en 1988. Le salon est clair, agréable et spacieux. Quatre postes de travail sont à disposition des clientes. Deux jeunes et talentueuses coiffeuses sont recrutées.
Il peut ainsi proposer à sa clientèle, de nouveaux services tels qu’une esthéticienne diplômée et une cabine UVA avec douche. De nombreuses promotions sont proposées à la clientèle pour cet événement, tels que la coupe-brushing cheveux courts à 100 Frs.
Publicité Nord Eclair 1988
En 1990, cela fait trente ans déjà que le salon est ouvert ! En cette occasion, Philippe Suppa et toute son équipe invitent toute sa clientèle au cocktail organisé le lundi 11 Juin à 17h.
Le 30° anniversaire « Salon Raymond Coiffure Philippe Suppa » Publicité Nord Eclair 1990
Philippe prend sa retraite en 1993, mais il ne pourra guère en profiter car il décède en 1997. Son fils Christophe Suppa, entré dans l’entreprise en 1977 comme apprenti, lui succède.
En 1999, les affaires de Christophe deviennent difficiles. Le chiffre d’affaires ne cesse de baisser depuis une dizaine d’années et n’est en aucune façon imputable à un phénomène de mode ou à un problème de concurrence locale. La clientèle fidèle éprouve de plus en plus de réticence à se déplacer dans la rue du Vieil Abreuvoir, et ce, pour trois raisons : 1) le terminal des bus se déplace à Eurotéléport, 2 ) les travaux interminables dans le centre ville 3 ) la suppression du stationnement sur la Grand Place. No parking, no business ! Christophe est bien décidé à quitter Roubaix et s’installer ailleurs. Il ferme définitivement son salon de coiffure Raymond en fin d’année 1999, après 40 années de présence dans le centre ville roubaisien.
Daniel Duponcelle naît en 1945 à Roubaix. Il vit avec sa mère Raymonde Riquier, gérante du café de l’Etoile, au 19 sur la Grand Place. Il apprend le métier de coiffeur à l’école de coiffure au Foyer d’Education Ouvrière au coin de la rue Nabuchodonosor et de la rue Jules Guesde, obtient avec succès ses diplômes de CAP et BP et termine sa formation en tant qu’apprenti dans différents salons de la métropole. Puis, il trouve un poste de coiffeur au salon René, de René Oechsel, au 4 rue Edouard Anseele, juste à côté du café de la Ligue des Sports. Daniel y remplace Jean Liviau qui quitte son employeur pour devenir un grand coiffeur roubaisien.
Daniel travaille ensuite au salon Art et Coiffure rue Saint Nicolas à Lille en 1968, où il a l’occasion de coiffer Jacques Brel de passage à l’opéra lors de sa tournée « L’Homme de la Mancha », mais oh ! surprise : Jacques Brel doit quitter le salon, les cheveux mouillés, suite à une panne générale d’électricité dans tout le quartier !
Daniel est un coiffeur compétent, doué et ambitieux. Il souhaite s’installer à son compte. L’occasion se présente, en fin d’année 1968, quand le salon de coiffure hommes de Jacques Honoré, au 132 rue du Collège, se libère. Le »salon Jacques » devient alors le »salon Daniel ».
le salon Daniel au 132 rue du Collège ( document D. Duponcelle )publicité 1975 ( document Nord Eclair )
Daniel Duponcelle entretient d’excellentes relations avec ses confrères et n’hésite pas à changer son enseigne, lorsque son ami Daniel Hourez ouvre son salon, au 129 de la Grand rue. Il rebaptise alors son salon : »diminutif ».
Daniel est membre du Club Artistique. Coiffeur pour hommes, il propose des minivagues et colorations en cabine pour suivre la tendance de la mode et commence à communiquer sur sa nouvelle enseigne par des encarts publicitaires dans la presse locale.
En 1979, pour satisfaire la demande, il complète son activité en démarrant la coiffure dames. Le succès est immédiat. La même année, Daniel entre au Cercle des Arts et Techniques à Lille, qui regroupe des artisans coiffeurs pour la formation, le perfectionnement et la préparation aux concours.
coiffure H F ( document collection privée )
En 1982 Daniel Duponcelle souhaite changer d’emplacement pour son salon de coiffure. Il trouve un local au 16 bis boulevard de Paris. C’était auparavant le commerce d’antiquités de J. Leschevin. Daniel transforme lui-même avec quelques membres de la famille, ce local en salon de coiffure. L’enseigne ne change pas : « diminutif » pour Hommes et Femmes. Vu les difficultés de stationnement, Daniel trouve un accord avec son voisin le photographe Shettle pour réserver quelques places sur son parking privé, au N° 14 du boulevard.
Le 16 bis Boulevard de Paris ( document D. Duponcelle )Publicité 1985 ( document Nord Eclair )
Deux ans plus tard, en 1984, un commerce voisin, situé au 10 boulevard de Paris, se libère. Daniel craignant l’arrivée d’un concurrent, décide donc de créer un deuxième salon de coiffure à l’enseigne « Objectif Coiffure » Ce commerce sera ensuite repris, peu de temps après, par son épouse Marie-Hélène Duponcelle qui transformera le commerce en boutique de Prêt à Porter avec l’enseigne « Helen ‘ Boutique ».
Le salon de coiffure au 10 du boulevard de Paris en 1985, puis ensuite le magasin de prêt à porter Helen ‘ Boutique ( documents D. Duponcelle )
Daniel Duponcelle participe à de nombreux concours artistiques de coiffure. Il remporte, en 1987, le Trophée des Provinces de Cannes, organisé par le Cercle des Arts et Techniques, en réalisant en 10 minutes une coiffure ayant pour thème, le golf.
Daniel prépare ses concours surtout pour le prestige et la notoriété mais également pour son plaisir personnel. En Novembre de cette même année, il participe au concours du Palais des Congrès à Lille.
le concours artistique de Calais ( document D. Duponcelle )
Trois salariées sont employées dans le salon : Nathalie, Valérie et Marie-Noël. Très régulièrement, des apprentis ( ties ) viennent prêter main forte.
Daniel est artiste et psychologue. Très à l’écoute de sa clientèle, il sait créer un climat de confiance entre ses clientes de tous âges et lui-même. L’accueil du salon « diminutif » est convivial et sympathique. Un petit coin salon accueille les clients(tes) et 6 postes sont installés dont 2 pour la coupe des cheveux Hommes.
Daniel, artiste-coiffeur 1987 ( document Nord Eclair )Les deux coiffeuses Valérie et Marie-Noêl aux petits soins d’une cliente en 1987 ( document Nord Eclair )L’intérieur du salon de coiffure avec de magnifiques poutres verticales en chêne ( document D. Duponcelle )
En 1989, Daniel est élu président de la Confédération Nationale des Coiffeurs pour le 59 62. C’est un organisme professionnel pour la défense des artisans coiffeurs. Daniel développe alors la branche « Conseil Nord Coiffure » qui défend juridiquement, fiscalement et administrativement les adhérents. Il organise des stages de perfectionnement et de recyclage pour les coiffeurs, et les prépare pour les concours régionaux et nationaux.
Daniel Duponcelle président de la confédération des coiffeurs ( document Nord Eclair )le salon du 16 bis dans les années 1990 ( document D. Duponcelle )
Daniel ouvre ensuite, dans la rue de Lille à Tourcoing, un salon de barbier-coiffeur en 1990. Puis, dans les années 2000, il est membre de l’association « Roubaix Côté Commerces » dont il devient le président peu de temps après.
Daniel Duponcelle ( document D. Duponcelle )la façade au début des années 2000 ( document D. Duponcelle )
Daniel cesse son activité en 2007 à l’âge de 62 ans. Son personnel (Karine, Laetitia et un apprenti) est repris par un de ses amis coiffeur : Christophe Fay qui gère le salon « Fay Tao » installé 26 avenue Gustave Delory. Daniel cède son commerce. Son salon de coiffure du 16 bis boulevard De Gaulle devient un centre Audika qui propose des appareils de correction auditive, toujours en activité de nos jours.