La double vie de Guy Lapchin 2

Guy Lapchin, pilote automobile, deuxième partie.

Guy Lapchin pilote automobile

Deuxième épisode 1942-1953

En 1942, Guy Lapchin abandonne la gérance de la société Eudel et il vient s’installer dans le nord où il va être embauché par Albert Prouvost comme architecte en chef du Comité Inter-professionnel du Logement (CIL) de Roubaix-Tourcoing. Il n’en continue pas moins sa carrière de pilote automobile.

On le trouve au départ du rallye de Monte-Carlo en 1949 avec la Simca six, n°85. Il se classera 123e sur 166 arrivés et 230 engagés. Toujours au Rallye Monte-Carlo en 1950 avec une Panhard Dyna, n°280 avec Charles Plantivaux. Ils se classent 28e au général mais seconds de la catégorie moins de 750 cm³.L’équipage Lapchin/Plantivaux est ensuite engagé aux 24 Heures du Mans 1950 sur la Panhard X84 Sport n° 54 de l’écurie Lapchin. La course se termine pour eux à la 17e heures par un abandon au 115è tour sur problème de distribution. Une queue de soupape cassée.

X84 Le Mans 1950 site les24heures.fr

En 1951, Guy Lapchin participe au Rallye du textile avec sa femme Lucie sur Panhard Dyna. Ils finissent troisièmes.

En 1952 Il court en rallye, sur 4CV 1063 : il remporte le très difficile Rallye des Routes du Nord (1 et 2 mars, 1000 km en plein hiver) avec sa femme Lucie ! Il termine second du rallye de champagne.

La 4CV Renault 1063 en pleine action site les24heures.fr

Le 17 Juillet 1952 se court le 1er Rallye de l’Allier : après une boucle de régularité de 263 km disputée le matin, les concurrents ont à accomplir une épreuve d’accélération/freinage l’après-midi. Dans leur catégorie, la réussite attend les 4CV avec la très belle victoire de classe du nancéien Thaon, devant la 4CV de Lapchin, les deux Dyna de Michel et Dejardin, et la 4CV de Garnache. »

1952 Puis Guy Lapchin court les 24 Heures du Mans sur Renault 4CV 1063. Guy Lapchin associé à Jean Rédélé, le futur créateur d’Alpine, prend la 17ème place.

Jean Rédélé et Guy Lapchin site 24heures.fr

En septembre 1952 , Guy Lapchin est au départ du grand prix automobile de Roubaix toujours sur 4CV 1063. Pendant la course, il est légèrement touché par un concurrent sur Jaguar (Heurtaux) mais cela suffit pour qu’il soit déporté et que sa voiture bascule et effectue quelques tonneaux dans le virage du chemin de fer, à deux pas de chez lui (il habite rue Pluquet). Il est transporté à la Fraternité où il reçoit les premiers soins. Plus de peur que de mal, pas de fracture, quelques contusions, il s’en tire à bon compte ! J’avais l’impression d’être un dé dans un godet au cours d’une partie de 421 ! déclare-t-il aux amis qui lui rendent visite après son retour chez lui.

La voiture de Guy Lapchin après quelques tonneaux doc NE

1953 L’équipe Lapchin/Plantivaux participe aux 24 Heures du Mans 1953 sur le tank Panhard X89 n°50 de l’écurie Panhard & Levassor.

X89 1953 site 24heures.fr

Ils arrivent 20èmes sur 26 classés à 127,600 km/h de moyenne, 2ème de la catégorie 1100 cm3, et première Panhard officielle. Il semble que ce soit la dernière course de Guy Lapchin. Désormais, l’architecte prendra le pas sur le pilote de course.

Guy Lapchin & Charles Plantivaux site 24heures.fr

 

 

Concessions automobiles

Sur les photos aériennes, apparaît en 1971 à la limite de l’usine Motte-Bossut velours un bâtiment construit sur une zone jusque là consacrée à des jardins ouvriers. Ce bâtiment, construit perpendiculairement à l’avenue Motte, abrite une concession Renault. Le terrain situé à l’angle de l’avenue et de la rue Jean-Jacques Rousseau doit servir d’aire de stockage pour les véhicules, mais n’est pas encore aménagé.

Photo IGN 1971

 Le garage s’installe et, dès l’année suivante Renault Roubaix insère dans Nord Matin une publicité détaillant ses implantations sur la ville. Y figure la concession située 230 avenue Motte sous la dénomination du garage du Nouveau Roubaix.

Documents Nord Matin 1972

 Daniel Meyfroodt préside alors aux destinées de la concession. Les activités du garage s’étendent, puisqu’en 1975 la mairie est saisie d’une demande de permis de construire pour un bâtiment supplémentaire au nom de la S.A.R.L « Garage et carrosserie du Nouveau Roubaix ». Le permis est accordé, mais une photo aérienne de 1976 montre que le bâtiment est n’est pas encore érigé au mois d’avril :

Le garage Renault en activité. Photo IGN 1976

Cette situation perdure quelques années, puis M. Meyfroodt devient concessionnaire Volkswagen en 1978. Il cède finalement son affaire en 83 à M. Leclercq ; celui-ci continue à commercialiser la gamme Volkswagen-Audi.

Document La Voix du Nord 1983

 D’après un employé du garage, celui-ci, tout en conservant son enseigne, change une nouvelle fois de mains, et c’est maintenant M. Mandron qui le reprend sous la raison sociale MBBM.

Le garage Volkswagen avenue Motte. Document La Voix du Nord

 M. Mandron quitte ensuite Roubaix, pour reprendre la concession Volkswagen-Audi de Villeneuve d’ascq. Il est remplacé avenue Motte par M. Rogier revend le garage à l’Usine qui cherche à s’étendre et qui s’installe avenue Roger Salengro sous la dénomination du garage Valauto Volkswagen-Audi.

Valauto avenue Roger Salengro – Document collection personnelle

 Il est curieux de constater que le terrain, qui faisait partie à l’origine de l’usine Motte-Bossut, revient finalement en possession de l’usine après un intermède automobile qui aura duré une trentaine d’années !

 

Renault et le carrefour

A côté du café des Arcades s’installe après la première guerre un garage automobile. Il est constitué d’un bâtiment sans étage perpendiculaire au boulevard Gambetta et dont le pignon comporte une grand-porte encadrée de deux fenêtres. La construction se prolonge par un mur longeant le boulevard jusqu’à la propriété suivante. Ce garage a pour propriétaires MM. Dourlens en1922 et Lemaire en 1926. Cette même année les maisons jumelles de mesdames veuve Armand Masson et veuve Motte-Cordonnier voisinent avec le café des arcades du côté de la rue Neuve.

Le garage côté boulevard Gambetta, et les deux maisons jumelles côté rue Neuve-documents médiathèque de Roubaix

Pourtant, ces deux belles maisons disparaissent en 1930 pour laisser place à la société des automobiles Renault. Cette même société, une fois implantée rue du Maréchal Foch, va faire en sorte de s’agrandir. Elle achète le garage et le terrain qui le jouxte pour s’installer sur le boulevard Gambetta en 1935. Le café des Arcades est maintenant enclavé dans dans l’emprise du garage Renault. Cette situation perdure jusqu’après la guerre (en 1939, on trouve au 55 monsieur Lemoine et le siège social du radio club du Nord de la France).

Le café en 1946-photo Nord Éclair

Mais cette situation ne aurait durer. En effet, en 53, Renault a pris possession du numéro 55 et possède maintenant un ensemble cohérent.. Le café est démoli et le constructeur automobile reconstruit sur l’angle un bâtiment cohérent avec le reste du garage.

Le garage en 1962. Photo Nord Éclair
L’extrémité du garage après 1963-Document collection particulière

La régie ne s’en tient pas là, et décide de moderniser en 1980 l’aspect et l’organisation intérieure du bâtiment. Elle dépose une demande de permis de construire assorti d’un plan pour ce qui sera l’ultime avatar de la concession.

Le même garage à partir de 1980-document archives municipales

Cet état restera inchangé jusque dans les années 2000 alors que Renault, ayant entre-temps acquis un terrain rue Jean Moulin sur l’ancienne emprise de l’usine Motte, et construit sur une partie de cet espace un garage dédié à l’entretien des véhicules, investit finalement l’ensemble du terrain pour s’y implanter en totalité, quittant alors le coin du boulevard Gambetta. L’ancien bâtiment est alors partiellement démoli et transformé pour une autre utilisation.

Les travaux à la fin des années 2000-Document collection particulière

 

Renault et le carrefour

A côté du café des Arcades s’installe après la première guerre un garage automobile. Il est constitué d’un bâtiment sans étage perpendiculaire au boulevard Gambetta et dont le pignon comporte une grand-porte encadrée de deux fenêtres. La construction se prolonge par un mur longeant le boulevard jusqu’à la propriété suivante. Ce garage a pour propriétaires MM. Dourlens en1922 et Lemaire en 1926. Cette même année les maisons jumelles de mesdames veuve Armand Masson et veuve Motte-Cordonnier voisinent avec le café des arcades du côté de la rue Neuve.

Le garage côté boulevard Gambetta, et les deux maisons jumelles côté rue Neuve-documents médiathèque de Roubaix

 Pourtant, ces deux belles maisons disparaissent en 1930 pour laisser place à la société des automobiles Renault. Cette même société, une fois implantée rue du Maréchal Foch, va faire en sorte de s’agrandir. Elle achète le garage et le terrain qui le jouxte pour s’installer sur le boulevard Gambetta en 1935. Le café des Arcades est maintenant enclavé dans dans l’emprise du garage Renault. Cette situation perdure jusqu’après la guerre (en 1939, on trouve au 55 monsieur Lemoine et le siège social du radio club du Nord de la France).

Le café en 1946-photo Nord Éclair

Mais cette situation ne aurait durer. En effet, en 53, Renault a pris possession du numéro 55 et possède maintenant un ensemble cohérent.. Le café est démoli et le constructeur automobile reconstruit sur l’angle un bâtiment cohérent avec le reste du garage.

Le garage en 1962. Photo Nord Éclair
L’extrémité du garage après 1963-Document collection particulière

La Régie ne s’en tient pas là, et décide de moderniser en 1980 l’aspect et l’organisation intérieure du bâtiment. Elle dépose une demande de permis de construire assorti d’un plan pour ce qui sera l’ultime avatar de la concession.

Le même garage à partir de 1980-document archives municipales

Cet état restera inchangé jusque dans les années 2000 alors que Renault, ayant entre-temps acquis un terrain rue Jean Moulin sur l’ancienne emprise de l’usine Motte, et construit sur une partie de cet espace un garage dédié à l’entretien des véhicules, investit finalement l’ensemble du terrain pour s’y implanter en totalité, quittant alors le coin du boulevard Gambetta. L’ancien bâtiment est alors partiellement démoli et transformé pour une autre utilisation.

Les travaux à la fin des années 2000-Document collection particulière