En 1964, le C.I.L. programme la construction de 1.146 logements dans le quartier Longchamp. En octobre 1965, le conseil municipal de la ville de Lys-lez-Lannoy désigne un architecte chargé d’étudier l’avant-projet de la construction d’un groupe scolaire dans le quartier Longchamp. Il est question de subventionner, en 1967, les travaux de construction d’un groupe scolaire de 16 classes sur un terrain situé rue Cavrois (rue parallèle à l’avenue Schweitzer de Hem, les 2 rues étant reliées par une perpendiculaire : la rue Denis Cordonnier à Lys-lez-Lannoy). L’ouverture est programmée pour la rentrée scolaire de 1968.

Pour faire face à l’accroissement brutal de la population dans ce quartier autrefois occupé par des surfaces agricoles, la municipalité hémoise adopte quant à elle, dès le 30 juin 1965, le programme de construction d’un groupe scolaire comprenant une école primaire de garçons et une de filles de 10 classes chacune, une école maternelle de 6 classes avec logements, annexes et cantines. A cet effet, le 6 juillet 1965, le Conseil Municipal décide l’acquisition de deux parcelles de terrain d’une superficie totale de 1 hectare 41 ares 17 centiares.
La première tranche du groupe scolaire Longchamp peut finalement être financée par l’État en 1967 et comprendra une école primaire mixte avec 10 classes mixtes, une salle polyvalente de 72 m2, un bureau de direction, une cour de récréation de 1.100 m2, un local de détente de 220 m2, un groupe sanitaire pour garçons et un pour filles, un dépôt de 6 m2, un logement de direction et un logement d’adjoint .
L’ école maternelle comprendra quatre salles de classe, une cour de 600 m2, une salle de jeux de 120 m2, une salle de repas de 36 m2, une salle de propreté de 36 m2, un hall d’entrée formant salle d’attente, un logement de direction . Aux deux écoles s’ajouteront une cantine de 280 rationnaires et un logement de concierge. Le projet estimé à 2.317.446 Frs est confié à Monsieur André GAILLARD, architecte à CAMBRAI .

Le 28 Novembre 1967, la deuxième tranche du groupe scolaire du quartier Longchamp est adopté suivant le programme pédagogique établi le 16 février 1967 par Monsieur l’Inspecteur d’Académie et comprenant 10 classes primaires, deux classes de perfectionnement, 4 classes maternelles, une cantine pour 300 rationnaires, 3 logements, les bureaux, les groupes sanitaires, cours et annexes.
En juin et juillet 1968, la communauté urbaine entreprend une première partie de travaux, en bordure de la rue Claude Bernard. Cette tranche comprend une école maternelle de plain pied de 4 classes qui doit être livrée dès le printemps 1969 et dont le mobilier sera fourni dans la foulée en vue d’une ouverture à la rentrée 69-70.
Une école primaire mixte abritera 10 classes réparties au rez-de-chaussée et sur un étage. La construction des 2 logements de fonction des directeur et directrice est en cours en début d’année 1969. Face à l’école maternelle des bâtiments de plain-pied également sont destinés à abriter des cuisines et un restaurant scolaire. L’adresse du groupe scolaire est la rue du Docteur Charcot.

Une seconde tranche de travaux s’engage ensuite, sur le même terrain, en 1970, pour la construction d’une seconde école maternelle de 4 classes, ouverte en fin d’année, puis d’une école primaire mixte de 10 classes plus 2 classes de perfectionnement, dont l’ouverture est prévue pour le printemps 1971, ainsi que 2 logements de fonction pour un directeur et une directrice. Il y a également un plateau d’évolution mais pas de salle des sports, une telle salle existant déjà dans l’école Marie Curie des Hauts-Champs (sur le sujet voir un précédent article édité sur notre site). Au total 1000 élèves peuvent être accueillis dans le groupe scolaire.

Toutefois, si le premier groupe avait été construit par la Communauté urbaine, le quartier Longchamp n’étant plus considéré comme une zone d’aménagement concerté, et c’est à la ville d’assurer la construction du groupe n° 2. Le 28 avril 1970, Monsieur le Maire est autorisé à passer les marchés pour un montant de 2.143.181 Frs auxquels devront s’ajouter 86.720 Frs d’honoraires à Monsieur GAILLARD, architecte à Cambrai et 85.000 Frs de mobilier.

Le 10 juillet 1970, sur proposition de la Commission des écoles, le Conseil décide de dénommer l’école primaire mixte du 1er groupe Longchamp : école Lamartine et l’école maternelle école Mme de Sévigné. La population scolaire continuant d’augmenter, le 26 octobre 1970, une classe supplémentaire est ouverte à l’école mixte Lamartine. En 1972, une classe est à nouveau ouverte à l’école Lamartine et une à Mme de Sévigné. Le 28 février 1974, l’école primaire mixte Longchamp II prend la dénomination : école Saint Exupéry et l’école maternelle celle de Georges Sand.

Les Associations de Parents d’Elèves ayant pris conscience dès 1974 des difficultés rencontrées par un certain nombre d’enfants, ont entrepris des actions répétées et ont cru leurs efforts récompensés lors de la création, en 1976, d’une amorce de Groupe d’Aide Psychopédagogique (G.A.P.P.) comprenant un psychologue et une rééducatrice en psychomotricité travaillant à mi-temps. Le groupe est installé à l’école Saint Exupéry et s’occupe des élèves des Groupe Longchamp et de Marie Curie.

Pressenti depuis plus de 5 ans, ce n’est finalement qu’en 1974 que le groupe scolaire « Longchamp 3 » sort de terre sur la commune de Lys-lez-Lannoy, rue Denis Cordonnier, avec tout d’abord les logements de fonction puis les bâtiments scolaires comprenant quatorze classes de la maternelle à la septième avec un réfectoire pour 180 rationnaires. L’école Denis Cordonnier est inaugurée en octobre 1975. Ce groupe scolaire ne vivra que 30 ans, ayant été démoli en novembre 2004.


Dès la décennie 1980 des problèmes se posent au groupe scolaire et l’APE (Association de Parents d’Elèves) cherche des solutions. Pour la température dans les classes oscillant en hiver de 13 à 16 degrés, elle préconise l’installation d’un système d’isolation peu couteux, à mettre en place pendant les vacances scolaires. Rue Charcot à l’entrée et la sortie des écoles un trou énorme dans la chaussée oblige les automobilistes à faire un écart dangereux pour les enfants tandis que l’éclairage déficient du quartier fait courir des risques aux élèves mal vus par les automobilistes. Au pied d’un pylône électrique des fils vecteurs de 380 volts sont accessibles et simplement recouverts de plastique par EDF. Enfin le trottoir boueux menant à la piscine oblige les enfants qui s’y rendent à descendre sur la chaussée pour le contourner. Les travaux recensés par les services techniques de la mairie sont toujours en attente à fin novembre 1980.

Remerciements à l’association Historihem
A suivre…