Les magasins L. Lagache ( suite )

En 1972, l’entreprise Lagache continue son expansion. Elle reprend les n° 226 et 228 de la même rue. Des travaux d’aménagement de façade sont réalisés de façon à ce que les 226 et 226 soient réunis en un seul magasin de 210 m2.

Le 226 228 rue de Lannoy ( document archives municipales )

Les meubles  »contemporains » haut de gamme sont présentés dans ce point de vente du 226-228. Le 1° étage est également aménagé», ce qui permet de doubler la surface de vente. L’entreprise Lagache est alors adhérent à « Europe Meubles » en 1973.

Publicité 1973 ( document Nord Eclair )

Cette même année 1973, L. Lagache ouvre un point de vente supplémentaire au 197 de la rue de Lannoy. Tous les articles d’électro ménager y sont présentés , de façon à libérer de la place pour l’exposition de meubles  »traditionnels » au 183-185.

En 1974, ce sont donc 5 magasins de meubles et d’électroménager qui font partie de l’entreprise L. Lagache. Ils sont tous situés dans la rue de Lannoy : au 183, 185, 226, 228 et 197.

Publicité 1974 ( document Nord Eclair )

Lucette recrute sa petite fille, Cécile ( 4° génération Lagache ) et fille de Jean-Luc, pour des tâches administratives au départ, puis lui confie des responsabilités commerciales. L’entreprise fonctionne alors à plein régime. La réussite a toujours été au rendez vous depuis une vingtaine d’années. Lucien et Lucette songent sérieusement à regrouper tous ces points de vente de la rue de Lannoy. Ils sont ambitieux et confiants. Pourquoi, par exemple, ne pas ouvrir un supermarché de meubles et d’électro-ménager d’environ 2.000 m2 dans une zone commerciale, en périphérie de la ville ? En 1978, le couple est informé que la clinique Descarpentries de 2.500 m2, située au 75 boulevard de la République, est à vendre.

document collection privée

Lucien et Lucette visitent l’ancienne clinique et tombent sous le charme de cet immense bâtiment. La vente est signée. Le coût de l’opération est assez vertigineux : les magasins Lagache ( fonds de commerce et stocks ) seront vendus pour financer l’acquisition.

Lucien et Lucette Lagache devant la clinique Descarpentries ( document Nord Eclair )

D’importants travaux d’aménagement sont évidemment nécessaires, ils seront réalisés en grande partie par le personnel des magasins. Le concept est intéressant et original. L’idée est de proposer des meubles de très haut de gamme, de grande qualité et de finition parfaite à la clientèle, en conservant l’architecture et l’agencement intérieur. Lucette Lagache passionnée de décoration, veut que chaque meuble soit présenté un peu « comme chez soi ». Les chambres de la clinique deviennent des salons, des salles de séjour ou des cuisines. Il est nécessaire que le meuble soit présenté dans une ambiance adéquate, comme par exemple un meuble Louis XV dans une pièce de couleur vieux rose, un style Empire dans un décor vert. Le nom choisi est « La Châtellenie ».

document Nord Eclair

Lucien dirige les travaux sont réalisés en 1981 : rénovation de la façade et peintures intérieures. L’emplacement des deux maisons situées au 71 et 73 du Boulevard, qui avaient été rasées, devient le parking clients pour le magasin. Une mini cafétéria sera créée prochainement.

Publicité 1981 ( document Nord Eclair )

Le démarrage est difficile : retard dans les travaux, manque de trésorerie, peu de rotation des stocks, tracasseries administratives etc Lucien perd peu à peu tous ses anciens clients de la rue de Lannoy, car la gamme de produits haut de gamme ne leur convient pas. Lucien se démène pour s’en sortir. Il trouve un accord avec son ami Henri Deconinck, directeur du Fresnoy tout proche, pour exposer et solder les meubles provenant des anciens magasins et depôts L. Lagache. Mais cette vente qui devait durer deux semaines, ne peut malheureusement pas se réaliser pour des raisons administratives.

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Deux ans plus tard «La Châtellenie» dépose le bilan. En 1986, celui-ci est assorti d’un concordat en vue de l’apurement des dettes. En 2001, le bâtiment est vendu aux enchères. S’en suit alors un imbroglio juridique sur les actes de propriété du bâtiment, qui va durer quelques années, Lucien et Lucette continuent à se battre. Ils ouvrent alors une agence immobilière pour essayer d’éponger les dettes, puis quittent la région pour le Lubéron.

Agence immobilière ( document JL Lagache )

A leur retour à Roubaix, Lucette transforme le bâtiment vide en location de bureaux, avec succès. Jean Luc, le fils, continue seul à gérer l’agence, il devient un peu plus tard agent immobilier à Lannoy.

Les magasins Lagache de la rue de Lannoy ont tous été cédés entre 1978 et 1980 ; les 183-185 aux Ets Caron ( cheminées Philippe ), le 176 à la quincaillerie Gamin, le 226 228 à « Sud-Ouest à Roubaix », le 197 à l’armurier Derly. Il ne reste rien des anciens points de vente.

Le magasin du 183-185 fermé en 1978 ( document JL. Lagache )

Lucien bouleversé par les tracasseries, les constats d’huissier, les saisies, fait plusieurs infarctus, et décède en 2015. Lucette continue à se battre seule, fait appel à de nombreux avocats pour défendre sa cause mais sans succès. Elle décède en 2021.

Leur fils, Jean-Luc Lagache se souvient : Mon père était un homme simple, il a fait un métier qu’il adorait ; la vente bien sûr, mais surtout le contact humain, il considérait ses clients comme des amis, des gens qu’il respectait.

Remerciements à Jean-Luc Lagache, ainsi qu’aux archives municipales

Les magasins L. Lagache

Lucien Lagache est électricien, dans les années 1950, il habite rue Marceau dans le quartier du Pile à Roubaix, avec son épouse Lucette, secrétaire dans une entreprise textile roubaisienne. Pour arrondir les fins de mois, le couple vend quelques produits électriques ( piles, lampes de poche, radio-transistor etc ) exposés et présentés à la fenêtre de leur petite habitation. Cette activité se développe fort bien, car Lucien a le sens du commerce. Le succès aidant, Lucien et Lucette songent sérieusement à ouvrir leur commerce et souhaitent trouver un magasin situé dans une rue commerçante. L’occasion se présente en 1959, lorsqu’ils trouvent leur local au 183 rue de Lannoy. C’était auparavant le commerce de jouets de Mme Choquet. Lucien entreprend quelques travaux d’aménagement nécessaires et peut enfin ouvrir son point de vente. Il garde la confiance de ses fournisseurs, puisqu’il est dépositaire des produits Grammont, célèbre marque française de téléviseurs. Le succès est immédiat, car tous les anciens clients du quartier du Pile continuent de lui accorder leur confiance.

Publicité 1959 ( document Nord Eclair )

Leur fidèle fournisseur Grammont est d’ailleurs heureux d’amener une partie de l’équipe cycliste Libéria-Grammont, au magasin du 183 rue de Lannoy, lors du Paris Roubaix 1960.

Lucette et Lucien Lagache au centre, entourés des coureurs cyclistes de Liberia Grammont, et de quelques clients ( document JL Lagache )

En 1961, Lucien et Lucette Lagache obtiennent le statut de dépositaire exclusif des produits Brandt sur la ville de Roubaix et environs. C’est encore l’occasion de développer leur affaire. Le couple embauche du personnel ; vendeur, livreur, technicien SAV.

Publicité 1961 ( document Nord Eclair )

Un an plus tard, le couple Lagache décide de proposer à la clientèle, des meubles de qualité et de tous styles ( salles à manger, salons, cuisines, chambres à coucher etc ). La surface de vente de leur magasin de 385 m2 est certes importante, mais le manque de place commence à se faire sentir. Lucien propose alors à ses clients la vente sur catalogue, et même de les emmener dans son véhicule, chez un fournisseur à Lille, afin de pouvoir conclure la vente. Il accorde des facilités de paiement à ses clients fidèles, propose des ventes à crédit en 3 ou 4 fois, et lorsque la dernière traite arrive, il leur rend visite pour leur proposer d’autres produits.

Publicité 1963 ( document Nord Eclair )
Le 183 rue de Lannoy ( document JL Lagache )

Le développement des produits proposés, c’est encore l’occasion de communiquer par voie de presse. Leur slogan publicitaire en cette année 1965  : Un seul nom pour toute votre maison.

Publicité 1965 ( document Nord Eclair )

Lucien et Lucette Lagache sont des commerçants dynamiques. Ils font venir la caravane Grammont à Roubaix, composée d’un car-podium et de 6 voitures publicitaires qui circulent dans toute la ville, distribuant des catalogues, et provoquant partout de l’intérêt et de la curiosité, légitimes bien entendu.

Caravane Grammont – Publicité 1966 ( document Nord Eclair )

L’entreprise fonctionne à plein régime et, pour le stockage des meubles, ils louent des entrepôts dans les rues A. de Musset, Victor Hugo et La Fontaine. Ils ouvrent, en 1967, au 176 rue de Lannoy, un magasin de Camping-Caravaning. C’était auparavant une droguerie. Les vastes locaux couvrant une surface de 400 m2, permettent d’exposer de façon permanente, ce qui se fait de mieux dans ce domaine du camping-caravaning. Des marques très connues sont ainsi proposées ; les caravanes « Baillou », « Le Cardinal », les tentes « Messager ».

Publicité 1967 ( document Nord Eclair )

Le succès de ce commerce de Camping-Caravaning étant mitigé, le couple Lagache décide très vite de cesser cette activité et de créer un magasin de bricolage à enseigne « Multi-Service ». Il finance le magasin et les stocks et propose la gestion de ce commerce, au frère de Lucette, Roger Delemarre.

Multi Service – Publicité 1968 ( document Nord Eclair )

Au début des années 1970, ils ouvrent un autre point de vente au 138 de la rue de Lannoy ( sur la place de l’église Sainte Elisabeth ) pour y proposer des articles d’électro-ménager. C’est l’occasion de publier une publicité commune aux 3 magasins.

Publicité commune ( document Nord Eclair )

Lucien et Lucette Lagache continuent de développer leur entreprise, ils reprennent également la maison voisine du premier magasin, au 185 de la rue de Lannoy, autrefois occupée par la librairie de Mme Vve Vergote, et ceci dans le but d’agrandir l’établissement. Ils organisent alors, une vente avec des remises de 30% sur tout le magasin, pour liquider les stocks avant travaux.

Le 183 et 185 de la rue de Lannoy avant travaux ( document Nord Eclair )

Les travaux d’agencement sont confiés à l’entreprise Delcour de Wasquehal, la surface de vente totale est désormais de 570 m2. Le premier étage du 185 leur permet également d’y emménager avec leur petite famille.

La façade avant et après ( document archives municipales )

Pour faire face à leur expansion, Lucien et Lucette recrutent à tour de bras : une secrétaire, 2 vendeurs, 2 à 3 livreurs, 4 à 5 techniciens SAV qui disposent de véhicules publicitaires pour leurs déplacements. Leur fils, Jean-Luc Lagache, est recruté comme commercial puis vient aider ses parents en s’occupant de la gestion du personnel et des achats. Lucien continue son activité de vendeur, Lucette s’occupe de l’agencement, de la déco des magasins, de la publicité de l’administratif et de la comptabilité. Une quinzaine de personnes y travaillent à présent en permanence.

Les véhicules ( document JL Lagache )

à suivre . . .

Remerciements à Jean-Luc Lagache, ainsi qu’aux archives municipales

Marius Aupoix

Marius Aupoix naît en 1925 à Dompierre les Ormes, dans le département de la Haute Saône. Il arrive à Roubaix au début des années 1950 et souhaite créer sa petite entreprise de plomberie zinguerie couverture. Il reprend le domicile de Jean Delobel industriel, situé au 321 de la rue Jules Guesde à Roubaix, à l’angle de la rue Monge pour s’y installer.

document collection privée

En 1955, il demande un permis de construire pour transformer son habitation dont il perce les murs extérieurs pour poser 3 fenêtres et une grande porte. Il assure les travaux lui même. Ses affaires démarrent fortement grâce à son savoir faire et à son expérience. Il commence alors à faire de la publicité dans la presse locale à partir des années 1960

documents archives municipales

et en 1966, transforme ses fenêtres extérieures en larges baies vitrées et supprime la porte cochère. Son objectif est de développer son affaire d’artisan plombier en créant un magasin pour accueillir sa clientèle.

Il commence à vendre des produits d’électro ménager et en particulier la célèbre marque Brandt.

Publicité 1967 ( document Nord Eclair )

La même année, Marius devient installateur agréé  »Gaz de France » et artisan qualifié ( certification OPQCB ) et devient ainsi entrepreneur spécialisé en chauffage central en gaz, charbon et mazout.

Publicités années 1970 ( documents collection privée )

Ses produits de chauffage sont exposés dans son point de vente. Son magasin lui permet également de développer le commerce de produits de quincaillerie, vaisselle, verrerie, articles cadeaux, petit électro ménager et petits meubles de cuisine. Dans les années 1970, il transforme son magasin en libre service.

Publicité 1975 ( document Nord Eclair )

En 1975 il continue son développement, en ajoutant un complément d’activité : il devient installateur de laveries automatiques, de salons-lavoirs en libre service, avec la marque LAVORAMA. Il installe aussi des buanderies pour collectivités et commercialise alors des lave-linges de 5 à 70 kgs, des essoreuses, des séchoirs, des repasseuses.

document collection privée

Marius arrête son activité à la fin des années 1980. Le magasin reste vide au début des années 1990.

document Nord Eclair 1996

En Juillet 1996, Bachir Moussa originaire de la région Valenciennoise, ouvre son magasin « Mitidja volailles halal » à l’emplacement du 321 rue Jules Guesde. Mais la boutique n’est que la partie visible, car derrière se trouve l’abattoir de volailles ultra moderne aménagé sous le contrôle des services d’hygiène et vétérinaire. Bachir Moussa travaille avec ses associés Mme Chao et Mr Elmohro.

Photo G. Vanspeybroeck 1997

Depuis le milieu des années 2000, « Le Monde de Toudra » magasin d’articles orientaux s’est implanté en lieu et place de la boucherie.

Le Monde de Toudra en 2008 ( document Google Maps )

Remerciements aux archives municipales.

Gustave Coquant

Gustave Coquant est né le 3 Mai 1910 à Roubaix. Il travaille bien en classe et passe son certificat d’études à 13 ans. Il trouve immédiatement un emploi chez un négociant en vins et liqueurs : L’Alliance, au 13-15 rue des Fabricants, pour aider financièrement la famille et pour acheter des accessoires pour sa bicyclette, car il est passionné de vélo. Gustave prend des cours du soir, pour se former au commerce, à la comptabilité et au droit ; en effet, il est bien décidé à entreprendre et à foncer dans la vie.

Il est très intéressé par les nouvelles technologies balbutiantes des années 1920-1930 et en particulier la T.S.F. Il trouve un local en 1931, au 37 bis rue Pauvrée, pour exercer sa passion. Il passe un accord avec le fournisseur REX RADIO pour vendre ses TSF ( le poste musical ) dans les foires, les salons et les expositions d’appareils électro-ménager.

Gustave devant sa devanture, en 1938, Grande-rue  ( Document V. Coquant et coll. priv. )

Gustave est particulièrement doué pour le commerce, tant et si bien que le succès est immédiat. Victor Coquant, son père, satisfait de cette période de rodage, décide de l’aider en lui trouvant un magasin, en 1938, dans une artère commerçante de la ville, au 261 Grand-rue  ( entre la place Nadaud et le canal ).

Gustave s’associe également avec deux de ses cousins pour ouvrir un magasin à Tourcoing et un à Lys-lez-Lannoy.

Gustave et Simone Coquant ( Document V. Coquant )

Après guerre, Gustave développe son activité de façon très importante ; il rachète la marque REX RADIO à son compte. Il vend désormais non seulement ses postes de radio mais également des télévisions de grandes marques : TELEREX, TEVEA, SCHNEIDER, RADIOLA, des réfrigérateurs, des machines à laver : LAVIX, REXILUX, HOOVER, des machines à coudre. La femme de Gustave, Simone, l’aide à la tenue du magasin, la comptabilité, le secrétariat et le fichier client. Ils habitent au 1er étage.

( Document V. Coquant )

En 1951, il décide de transformer la façade de son magasin. Il confie les travaux à l’entreprise Trapletti et Dumortier, Bld de Metz, pour un montant de 500.000 Frs. L’année suivante, il investit à nouveau en transformant l’immeuble du 24 rue Perrot ( la rue parallèle, juste derrière ) avec un accès direct au magasin et un aménagement de deux pièces à l’étage.

( Document coll priv. )

Gustave aime toutes formes de publicité : les parutions dans la presse locale, bien sûr, mais également sur des véhicules publicitaires, comme le célèbre « camion Coquant » que Gustave a dessiné lui-même et qui est construit par le carrossier Mesmiak, à Armentières, en 1959. C’est un camion de marque Hotchkiss conçu de façon très ingénieuse et astucieuse, avec un coffre arrière qui se soulève, ce qui permet d’installer une estrade pour des panneaux d’information, des remises de prix ou des animations diverses. Un mini lavabo est installé à l’intérieur, ainsi qu’un groupe électrogène pour alimenter la sono, le micro, et les haut-parleurs.

( Document V. Coquant )

Dans les années 1960, il fait installer « la flèche Coquant ». C’est une enseigne lumineuse immense, posée, non pas en façade, comme habituellement, mais au dessus de la Grand Rue ! avec des fixations sur le mur opposé. Cette enseigne est alors visible depuis le centre-ville !

Une partie de la flotte de véhicules de livraison, de SAV et le camion Coquant ( Document V. Coquant )

Gustave s’occupe surtout de la vente. Il ne compte pas ses heures. Conscient qu’il n’a pas pu étudier comme il le souhaitait, il compense par une quantité de travail impressionnante. Le magasin est même ouvert le dimanche matin. Une vingtaine de salariés travaillent dans l’entreprise ( techniciens et livreurs ).Toujours au service du client, la devise reste la même : Un service spontané et constant.

( Photo Daniel Labbé )

En 1968, Gustave Coquant ouvre un nouveau magasin, au 32 place de la Liberté, de façon à développer sa clientèle, en étant plus proche du centre-ville.

( Document V. Coquant et Nord Eclair 1969 )

Toujours passionné par la publicité et l’animation, il décore, en 1969, les vitrines de ses deux magasins : Grand-rue sur le thème des astronautes, et place de la Liberté sur le thème du cirque REX.

( Document Archives Municipales )

Il reprend la maison voisine, au 259 Grand rue, en 1969, et l’année suivante, fait transformer la façade des deux magasins par l’architecte Paul Amadei, rue Lacroix, pour un budget de 50.000 Frs.

Au début des années 1970, son fils Jean-Marc devient PDG adjoint et développe l’entreprise familiale, Coquant SA, en créant une gamme de meubles haut de gamme (Tricoire, Ehalt . . . )

( Photo Google maps )

Gustave Coquant reprend ensuite le hangar derrière le magasin, de façon à pourvoir abriter les camionnettes, avec une entrée rue Perrot. La surface totale du terrain s’étend désormais sur 1500 m2.

( Document V. Coquant )

Gustave est très présent dans le milieu associatif roubaisien. Il fait partie du syndicat des pêcheurs, de l’Union des commerçants de Roubaix, du tribunal de commerce de Roubaix, du COR ( Cercle Orphéonique de Roubaix ). Tous ses engagements lui valent la médaille d’argent de la ville de Roubaix et les palmes académiques.

Gustave décède en 1976. Son fils Jean Marc continue l’activité.

Dans les années 80, la concurrence arrive : des surfaces de vente spécialisées en électro-ménager, comme Darty ou Boulanger, s’implantent en zone commerciale. Les attentes de la clientèle sont différentes et évoluent vers des produits consommables, ce qui entraîne la fermeture du magasin Coquant en 1993 : la fin d’une époque.

Remerciements à Valéry Coquant pour sa documentation et son témoignage ainsi qu’aux Archives Municipales.

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Si par hasard, un lecteur possède une photo de la célèbre « Flèche Coquant » au dessus de la grande-rue, ce serait sympa de nous contacter. Merci d’avance.

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