Mangez des pâtes

Cette campagne publicitaire « Mangez des pâtes » démarre en janvier 1952 dans les journaux pour quelques semaines. Les français ont-ils suffisamment inscrit les pâtes dans leurs menus quotidiens ? Les pâtes sont-elles un produit de consommation courante à l’époque ? Elles seraient encore vendues au poids chez certains épiciers. Certes, il existe des marques mais elles sont peu ou pas connues. D’où l’idée d’une campagne en faveur des pâtes.

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Bien que la seconde guerre soit terminée depuis quelques années, la période de crise qui a suivi a été longue et très dure : on manquait de tout et le ravitaillement vient à peine de disparaître. Les pâtes sont présentées comme l’aliment le plus économique. Leur prix est abordable. On gagne du temps car il n’y a pas de déchets ni d’épluchures (pommes de terre et légumes). La cuisson est rapide, on ne mijote pas trop. Et l’apport nutritif est important : 250 grammes de pâtes à la semoule de blé dur valent 6 côtelettes de mouton, 12 œufs ! L’accent est mis sur l’économie : produit abordable, gain de temps pour la préparation et la cuisson, économie à l’achat comparativement à d’autres produits.

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Ensuite, les pâtes sont présentées comme l’aliment le plus léger, le plus rapide à assimiler. Fabriquées avec de la semoule de blé dur, elles ont une valeur nutritive exceptionnelle. On se régale et on garde la ligne ! De plus on peut ménager son foie, supprimer la somnolence après le repas. Le soir, mangez des pâtes cela ne chargera pas votre estomac et vous dormirez mieux.

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Les pâtes sont aussi l’aliment le plus simple à préparer. Pas d’épluchage, de lavage, de grattage. Finies les mains rouges, gercées et les ongles cassants. On conserve de belles mains. De plus chaque sorte de pâtes possède une saveur particulière comme chaque légume !

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Italiens et français ont légiféré sur la composition des pâtes sèches depuis les années trente. En France, une loi de 1934 impose de fabriquer les pâtes alimentaires à partir de semoule de blé dur. Les pâtes sèches présentent de nombreux avantages : aliment économique, facile à conserver grâce à la déshydratation, énergétique et facile à cuire puisqu’il suffit d’une casserole d’eau. Cette campagne de 1952 annonce que les pâtes sèches sont en passe de devenir des produits industriels de consommation courante avec des emballages adaptés.

La nouvelle école de filles

La nouvelle école de filles de la Vieille Place s’élève rue Saint-Vincent de Paul et se prépare à une rentrée d’octobre 1952. Il s’agissait de décongestionner l’école des filles située rue Henri Briffaut.

Vue de l’ancienne école des filles rue Henri Briffaut Google maps

Décidée en septembre 1951, la construction de cette nouvelle école se composera de cinq classes spacieusement agencées, aux larges baies vitrées et à l’éclairage parfait. Elle pourra accueillir 200 élèves de 6 à 14 ans qui suivent les cours de l’école primaire. L’école de filles actuelle qui comprend quatre classes sera transformée en école maternelle. En août les travaux sont bien avancés, on escompte l’ouverture pour la prochaine rentrée scolaire.

État du chantier en août Photo NE

Elle ouvrira le 1er octobre 1952 et sera inaugurée dans la foulée. Parmi les personnalités, les représentants du Préfet, le vice président du Conseil Général, Jules Duquesne et Marcel Guislain, députés du nord, l’inspecteur primaire Lecat, Melle Minne inspectrice départementale des écoles maternelles, Alphonse Verbeugt adjoint au maire de Roubaix, les commissaires de police roubaisiens Dieu et Prouvost, la gendarmerie, l’architecte Poubelle, l’entrepreneur Henri Planckaert, furent reçus en mairie de Wattrelos par Albert D’Hont maire entouré de MM. Leman, Verpoort, Nottebaert, Rucquoy, Dussouliers, adjoints et conseillers municipaux. Le président de la FALW M. Grimonpont était présent, le commissaire de police Berry. Ghestemme secrétaire général de la mairie, la gendarmerie de Wattrelos et les représentants de toutes les amicales laïques et le corps enseignant.

La nouvelle école peu avant son ouverture Photo NE

Précédé par la Musique municipale, un cortège comprenant les personnalités, les élèves de la nouvelle école, les enfants des écoles publiques de filles et de garçons, les amicales laïques, une délégation de la Gauloise de Wattrelos, des combattants républicains, du comité de l’Association des familles, de la fanfare Wattrelosienne, des Enfants de la Lyre et de la Philharmonie du Crétinier.

L’inauguration d’octobre Photo NE

M. Dubois représentant du Préfet coupa le ruban symbolique tandis que la Musique municipale jouait la Marseillaise. Les enfants des écoles et les sociétés locales défilèrent ensuite devant les personnalités massées à l’entrée de la cour.

Le Maire, Albert D’hont, prit la parole pour rappeler que la mise en service de la nouvelle école représentait un tour de force de la municipalité, puis il remercia tous ceux qui avaient contribuer à faciliter les projets de réalisation des nouveaux locaux scolaires. Il fit alors ressortir tous les avantages présentés par ce groupe scolaire espérant qu’il serait apprécié par le corps enseignant et les parents d’élèves. L’inspecteur primaire Lecat remercia la ville de Wattrelos de l’intérêt qu’elle portait à l’établissement scolaire.

Autre vue de l’école en 1952 Photo NE

Le représentant du Conseil général rappela la nécessité impérieuse de construire de plus en plus d’écoles, assurant qu’il aiderait les municipalités en ce sens. M. Dubois au nom du Préfet remercia et félicita l’administration municipale pour cette réalisation, ainsi que les architectes, techniciens et ouvriers, artisans de ce groupe scolaire ultra moderne. Les travaux de gros œuvre notamment ont été réalisés par l’entreprise Henri Planquart 4 rue de la perche à Roubaix dans le respect des délais.

Visite des locaux puis vins d’honneur. On se rendit ensuite à l’école maternelle où Melle Minne, inspectrice maternelle, prononça un discours.

Square des platanes 1952

Le platane commun est largement utilisé comme arbre d’alignement pour orner les places et les rues, nous dit le dictionnaire. Ce sont des arbres qui supportent bien l’élagage et les conditions de vie en milieu urbain.

Le square des Platanes en 1951 doc IGN

Pas une commune en France qui n’ait son square ou sa rue des platanes. Pour Wattrelos, le square des platanes établit la jonction entre la rue des poilus, et se séparant en deux voies avec vers la gauche l’avenue Henri Carrette, et vers la droite se scinde en deux vers la rue des fossés et une dernière dérivation en impasse. Vu du ciel, ce square présente la forme d’un arbre.

Le chantier de 1952 Doc NE

C’est en mai 1952 qu’on apprend par voie de presse que la société de HLM La Maison Roubaisienne, créée en 1925 et basée rue de Roubaix à Tourcoing, réalise un ensemble de douze maisons le long des voies du square des Platanes. L’article annonce la bonne tenue du chantier. Ces maisons sont placées sous le régime de l’accession à la propriété et seront sans doute occupées en octobre.

Le square des platanes aujourd’hui doc google maps

Elles se répartissent de la manière suivante : deux maisons juste avant la branche gauche qui rejoint l’avenue Henri Carrette. Juste en face trois autres maisons. Puis dans l’impasse formée par le square des Platanes, cinq autres maisons, trois d’un côté et deux de l’autre. Enfin les deux dernières se situent après l’impasse, sur la droite, dans la partie qui rejoint la rue des fossés.

Il n’y a plus de platanes dans le square. De fait on les trouve maintenant sur le terre plein de l’avenue Henri Carrette.